Ministère de l?Economie, des Finances et de l?Industrie
Jean-Michel YOLIN
Sommaire
Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
Secrétariat d'Etat à l'Industrie
|
Conseil Général des |
Conseil Général des |
|
Mines |
Technologies de l'Information |
Internet et Entreprise
mirage ou opportunité ?
Pour un plan d'action
Contribution à l'analyse de l'économie de l'Internet
Rapport de la Mission conduite par
Jean-Michel YOLIN, Ingénieur Général des Mines
avec
Jean-Claude Merlin, Ingénieur Général des
Télécommunications
Grégoire Postel-Vinay Ingénieur en Chef des Mines
Christian Scherer Ingénieur en Chef des Mines
Mise à jour 2001
Préambule.
En 1997 à la demande du Ministre une première version de ce
rapport était lancée afin
De nombreuses missions aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens
(notamment dans l'Europe du Nord) et de très fréquentes visites
d'entreprises françaises et européennes nous ont cependant
montré que si depuis 1998 notre pays a amorcé son
décollage, outre atlantique comme chez nos voisins d'Europe du Nord ces
dernières années ont vu une accélération des
utilisation des technologies de l'Internet par les entreprises traditionnelles.
En ce qui concerne les créations d'entreprises le second semestre1999
aura vu dans notre pays l'explosion des " jeunes pousses " et
l'émergence des " Business Angels ".
Comme tout phénomène brutal une telle croissance ne pouvait se
produire sans quelques "à-coups": Pour beaucoup cette année aura
été celle du " mini Krach " du printemps; en fait, avec
le recul celui-ci apparaît comme un simple ajustement et la croissance de
la valeur des entreprises internet sur moyenne période reste
impressionnante.
Gageons que dans le futur d'autres ajustements auront lieu et gardons à
l'esprit que les aventures risquées ne peuvent toutes déboucher
sur des succès...
Si nous ne sommes pas conduits à apporter des changements majeurs dans
nos analyses quant aux enjeux et aux opportunités qu'offrent Internet
à nos entreprises, il n'en reste pas moins que cette année encore
un certain nombre de concepts nouveaux ont émergé, que les
idées se sont affinées et que le "gisement d'idées" que
nous avons essayé de constituer pour ceux qui veulent aller de l'avant
s'est substantiellement enrichi avec 4 faits marquants
La présente version essaye de répondre à cette demande
Comme la précédente, celle-ci est consultable à l'adresse
www.ensmp.fr/industrie/jmycs (depuis sa première publication
ce rapport a reçu 780.000 requêtes provenant de 61 pays),
où il est possible de la télécharger ou de l'utiliser en
format html comme plate-forme de navigation pour accéder à toutes
les sources citées (le sommaire très détaillé
essaie de faciliter un accès direct et rapide à la
préoccupation du lecteur).
En outre une page de News -
www.yolin.net - permettra de
continuer à l'enrichir progressivement par des développements
spécifiques (intelligence économique, création
d'entreprises dans les NTIC, infrastructures et aménagement du
territoire, Internet et collectivités locales, ...) et de rester
à votre écoute pour continuer à capitaliser notre
expérience collective.
Merci à tous
1 L'Internet en deux mots
14
1.1 Le fruit étrange de la liaison entre la rigueur des militaires et la
créativité libertaire des chercheurs sur fond de guerre froide
14
1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la
vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque
nucléaire :
14
1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de
convivialité :
14
1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? :
15
1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une
régulation par consensus
15
1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une
action forte de l'Etat américain
16
1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par consensus
16
1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux PME
16
1.1.5 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates :
l'e-crime
17
1.1.6 Une distinction à opérer entre réseau de transport
et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et
les "protocoles" (les "technologies" Internet)
18
1.2 Au-delà du mail et de la navigation, les multiples fonctions
d'internet:
18
1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer rapides, bon marché, efficaces
ouvrant de nouvelles possibilités
18
1.2.1.1.1 Le courrier électronique l'e-mail
18
1.2.1.1.2 La téléphonie "IP": "l'international pour le prix du
local" avec d'importantes fonctionnalités en sus
18
1.2.1.1.3 La visiophonie, la téléconférence, pour une
communication plus riche
19
1.2.1.1.4 voir à distance en trois dimensions : un atout pour le
tourisme, l'immobilier ou les catalogues
19
1.2.1.1.5 Des Forums, des espaces pour bavarder,
19
1.2.1.1.6 Un outil aussi de communication entre les machines: à l'usine
comme à la maison (domotique)
19
1.2.1.1.7 La Radio et la télévision sur internet
20
1.2.1.1.8 Et de nouveaux outils se préparent à sortir des
laboratoires: goût, odorat, toucher, vision 3D
20
1.2.1.1.9 Trouver des informations parmi des centaines de millions de documents
21
1.2.1.1.10 Les annuaires et moteurs de recherche
21
1.2.1.1.11 La recherche à travers les newsgroup
22
1.2.1.1.12 La recherche dans les banques de données
22
1.2.1.1.13 La reconnaissance vocale
22
1.2.1.1.14 La traduction automatique
22
1.2.1.1.15 La reconnaissance de l'écriture manuscrite
23
1.2.1.1.16 L'exploitation des flux d'information
23
1.2.1.2 Se procurer des produits et services sur le web
23
1.2.1.2.1 Le téléchargement de programmes informatiques, de
données, d'images, de sons, de vidéo... :
23
1.2.1.2.2 Faire ses courses sur internet, des magasins ouverts 24/7
23
1.2.1.2.3 Accomplir les formalités administratives
23
1.2.1.3 Publier de l'information accessible du monde entier
23
1.2.1.4 Travailler ensemble malgré les distances
24
1.2.1.4.1 Partager des documents
24
1.2.1.4.2 Mettre en commun et partager des moyens de calcul, les réseaux
de PC, le Peer to Peer (P to P)
24
1.2.1.4.3 Partager des moyens de stockage de données
24
1.2.1.5 Surveiller et agir à distance: télésurveiller
et téléopérer
24
1.2.1.6 L'arrivée du haut débit et de l'accès internet
nomade
25
1.3 Un développement explosif: une "Hot-Technologie"
25
1.3.1.1 Dans tous les pays développés une croissance
exponentielle: les "dog years"
25
1.3.1.2 Les statistiques cachent plus de choses qu'elles n'en montrent: les
"achats Online" ne sont que le sommet de l'iceberg
28
1.3.1.3 Erreur que de croire qu'il y a d'un côté la
net-économie et d'un autre l'ancienne: les Click & Mortar
29
1.3.1.4 La France est en retard : les dernières années du
siècle auront vu le décollage ... mais pas le rattrapage.
29
1.3.1.4.1 Le Minitel : notre langue d'Esope
37
1.3.1.4.1.1 Un atout :
37
1.3.1.4.1.1.1 Un fonds de commerce déjà établi pour le
commerce électronique (transport, banque, VPC,...)
37
1.3.1.4.1.1.2 Une profession d'éditeurs nombreuse et prospère
grâce en particulier à la formule kiosque qui permet une
facturation simple et bien acceptée.
37
1.3.1.4.1.1.3 Des cyber-commerçants avant la lettre
37
1.3.1.4.1.1.4 Une profession de "télématiciens" performante
37
1.3.1.4.1.1.5 Des bases de données et des fonds documentaires
très importants
37
1.3.1.4.1.1.6 Des ressources financières confortables qui permettent le
financement du web
37
1.3.1.4.1.2 Un handicap :
38
1.3.1.4.1.2.1 le Minitel a renforcé notre tendance à raisonner au
niveau Franco-Français
38
1.3.1.4.1.2.2 il nous a plus habitué à payer le temps que
l'information
38
1.3.1.4.1.2.3 la confortable facilité de gestion d'un outil qui permet
de facturer bien des choses...
38
1.3.1.4.1.2.4 apportant une réponse partielle mais rapide aux besoins
principaux il limite l'appétence pour le web
38
1.4 Internet et les technologies traditionnelles de transfert de
données électroniques
39
1.4.1 Internet : quoi de plus que le Minitel ?
39
1.4.1.1 beaucoup d'avantages :
39
1.4.1.1.1 Il est mondial :
39
1.4.1.1.2 Peu onéreux ... et en baisse rapide
39
1.4.1.1.3 Il offre quantité de fonctionnalités nouvelles
40
1.4.1.1.4 Il conduit à la "convergence" entre Téléphone,
TV et information
40
1.4.1.2 Mais encore quelques problèmes à régler :
40
1.4.1.2.1 Des problèmes de sécurité
40
1.4.1.2.1.1 Sentiment d'un manque de confidentialité, crainte de vol
d'informations commerciales ou de numéro de carte de crédit,
40
1.4.1.2.1.2 Difficultés d'identification des sites et des correspondants
: sont-ils ce qu'ils prétendent être?
40
1.4.1.2.2 Le cryptage: confidentialité du message, garantie de son
intégrité, authentification de l'identité de
l'émetteur, protection des archives.
40
1.4.1.2.2.1 Transactions financières non totalement
sécurisées mais des solutions sont en vue pour y remédier:
42
1.4.1.2.2.1.1 La carte à puce et e-card
42
1.4.1.2.2.1.2 Le porte-monnaie électronique (PME)
42
1.4.1.2.2.2 Risques d'intrusion dans les systèmes informatiques :
43
1.4.1.2.2.3 C'est un Far-West aussi en matière de droit et de police
43
1.4.1.2.3 Facturation complexe par absence d'une fonction kiosque
43
1.4.1.2.4 Une lenteur parfois désespérante, plantages et
déconnexions nécessitent patience et nerfs solides
44
1.4.1.2.5 Des règles issues du monde anglo-saxon: il sera difficile de
réussir sans accepter d'en tenir compte
44
1.4.2 Quoi de plus que les RÉSEAUX d'échange de données
professionnels existants ?
44
1.4.2.1 Moins onéreux et plus évolutif :
44
1.4.2.2 Mais une moindre qualité de service (garantie de
sécurité et de débit)
44
1.4.3 Les TECHNOLOGIES Internet : quoi de plus que les systèmes
propriétaires ?
44
1.4.3.1 Des avantages majeurs :des logiciels plus abondants d'une
qualité supérieure et moins cher
44
1.4.3.2 Le paradoxe des Logiciels Libres
45
1.4.3.3 Aucun inconvénient identifié
46
1.5 jamais une nouvelle technologie ne s'était imposée aussi
rapidement
47
2 Un degré d'implication des entreprises dans Internet qui dépend
aujourd'hui fortement du poids relatif du coût informationnel dans leur
valeur ajoutée
48
2.1 L'information une part majeure et toujours croissante de la valeur
ajoutée
48
2.2 Internet: une mutation majeure dans les processus économiques, il
écrase le temps en lançant l'ensemble des phases
simultanément et non l'une après l'autre
48
2.2.1 aujourd'hui des stades de production effectués les uns
après les autres
48
2.2.2 vers un processus continu: délais écrasés, stocks
supprimés, une personnalisation de masse
48
2.3 L'Internet au service tant de la compétitivité que de
l'expansion
50
2.3.1.1 Les technologies de l'Internet et la compétitivité
50
2.3.1.2 Les technologies de l'Internet et le développement
50
2.3.1.3 Internet et la création d'entreprises :
50
2.3.1.4 Faire une distinction entre PME et PMI n'apparaît pas pertinent
51
2.4 Les entreprises directement concernées par le fonctionnement
d'Internet: nous n'avons sans doute rien à leur apporter mais beaucoup
à apprendre d'elles
51
2.5 Les industries dont le métier consiste à produire ou à
traiter de l'information : des clients naturels...mais qui vont devoir
repenser leur métier
51
2.5.1.1 Les producteurs de logiciels
52
2.5.1.2 Les éditeurs de journaux et magazines (papier, radio ou TV)
52
2.5.1.3 La formation : un marché qui explose, le "e-learning"
55
2.5.1.4 Les professions financières: banques, assurance, courtiers, ...
56
2.5.1.5 Les producteurs de services de loisir : hôtel, tour operator,
opérateurs de billetterie
59
2.6 les professions où l'information est au coeur de la valeur
ajoutée, mais qui, néanmoins, nécessitent un contact
physique ou la livraison d'un objet :
59
2.6.1.1 Parmi les métiers à réinventer : ceux de la
chaîne éditoriale (
60
2.6.1.1.1.1 Les livres
60
2.6.1.1.1.2 La musique
61
2.6.1.1.1.3 De nouveaux modes de rémunération : la valeur
attachée à la connaissance du client, les liens marchands
61
2.6.1.2 Les intermédiaires du marché immobilier
61
2.6.1.3 Les entreprises et professions concernées par la e-santé
62
2.7 Enfin les PME "ordinaires" (celles pour lesquelles le contenu
"immatériel" dans la valeur ajoutée n'est pas
considéré comme l'élément essentiel du
métier)
63
3 Quelles opportunités pour les PME "ordinaires" ?
64
3.1 Emission d'information : se faire connaître pour vendre ou trouver
des partenaires
64
3.1.1 NIVEAU 0 : l'option "zombie" mettre sur le Web une "carte de visite"
(autrement appelé site "plaquette"):
64
3.1.1.1 Le site zombie modeste. Un seul avantage, l'achat de votre nom
64
3.1.1.2 Mais de graves inconvénients
65
3.1.1.3 Une variante dans les grandes entreprises ou les institutions : le site
"zombie trilingue de luxe "
65
3.1.1.4 De tout cela nous tirons une règle d'ergonomie majeure : la
règle d'or des "20 kilo, 3 clic et 0 mépris"
66
3.1.2 NIVEAU 1 : le catalogue des produits, des services ou du savoir-faire.
Des outils permettant de mettre l'entreprise à l'écoute et au
service du client, de détecter de nouveaux partenaires ou d'informer ses
actionnaires.
67
3.1.2.1 Mise à jour permanente, richesse de l'information,
économies par rapport au papier
67
3.1.2.2 Une visibilité internationale
68
3.1.2.3 Beaucoup d'information mais avec une stricte gestion des accès :
le principe de la minijupe
69
3.1.2.4 Le site catalogue un moyen pour trouver de nouveaux partenaires.
69
3.1.2.5 Un moyen également pour trouver de nouveaux collaborateurs
69
3.1.2.6 Analyser la fréquentation de votre site pour en améliorer
l'efficacité :
69
3.1.2.6.1 Qui vient vous voir ?
70
3.1.2.6.2 Comment les visiteurs circulent-ils entre vos pages ?
70
3.1.2.7 Un site spécifique pour les partenaires financiers
70
3.1.2.8 La communication en cas de crise : un site
" fantôme " prêt à être mis en
oeuvre ?
70
3.1.3 NIVEAU 2 : vendre grâce à Internet: Le site transactionnel
71
3.1.3.1 Le paiement on line : un problème la plupart du temps secondaire
et pourtant mis en tête des préoccupations par 43 % des PME
françaises interrogées
71
3.1.3.1.1 Le paiement proprement dit, ne représente que 1% (ou moins) du
prix final, sa valeur ajoutée est donc faible (sauf pour les
micro-paiements)
71
3.1.3.1.2 Réinventer une fonction kiosque au profit des éditeurs
et des marchands: Telco, Portails ou Banques?
72
3.1.3.1.2.1 Les opérateurs de télécommunications et les
fournisseurs d'accès Internet
72
3.1.3.1.2.2 sites portails, principales portes d'entrée sur le web (AOL,
Yahoo !, Netscape, Lycos...)
73
3.1.3.1.3 "we need banking but not bankers" (Bill Gates) la création de
monnaie virtuelle?
74
3.1.3.1.4 La sécurité : Le risque réel n'est pas
toujours où l'on croit
74
3.1.3.2 Le vrai enjeux : la valeur ajoutée de toute la partie
commerciale représente généralement 20 à 30 % du
prix d'un produit ou d'un service vendu.
76
3.1.3.3 Une écoute attentive des clients, une "production sur mesure de
masse"
76
3.1.3.3.1 Entreprises s'adressant à des clients individuels. le coeur de
métier: bien connaître ses clients, le marketing "one to one" ou
"1.2.1"
76
3.1.3.3.2 Le véritable fonds de commerce: la connaissance du client. Le
problème des fichiers. Le cas Amazon
77
3.1.3.3.3 L'émergence des communautés d'acheteur : une cible
privilégiée pour les PME :
78
3.1.3.4 Le développement de la marque et du produit, le
référencement, la publicité, l'e-pub, l'e-mailing
79
3.1.3.4.1 Le référencement: une étape essentielle
79
3.1.3.4.2 la publicité, l'e-pub pourquoi
80
3.1.3.4.2.1 Le développement de la notoriété de la
marque et des produits: un enjeu souvent majeur
80
3.1.3.4.2.2 Une stratégie qui explique les "pertes comptables" des
leaders de la cote
80
3.1.3.4.2.3 Des techniques publicitaires en pleine évolution: de la
pollution vers le service
81
3.1.3.4.2.4 un domaine promis à un brillant développement: mesure
d'audience, base de facturation
81
3.1.3.4.2.5 des outils pour un pilotage des campagnes en temps réel
81
3.1.3.4.2.6 mais encore bien des problèmes techniques et surtout
déonthologiques
82
3.1.3.4.3 l'e-pub, oui mais comment ?: 13 stratégies se dégagent
pour la publicité sur le Web
82
3.1.3.4.3.1 La chasse à l'affût : s'afficher sur un portail, le
bandeau, le sponsoring
82
3.1.3.4.3.2 La souricière : offrir un accès gratuit à ses
clients
82
3.1.3.4.3.3 la technique du coucou: graver directement votre publicité
sur le disque dur de votre prospect
83
3.1.3.4.3.4 l'appeau: payer l'internaute pour regarder votre publicité
et attirer des congénères : la "cashbar"
83
3.1.3.4.3.5 le miroir aux alouettes: loteries gratuites cadeaux, clic
humanitaire et jeux concours
83
3.1.3.4.3.6 La pêche au chalut: une présence sur une multitude de
petits sites
83
3.1.3.4.3.7 La "chasse à courre": ne faire apparaître sa
publicité qu'en fonction de l'internaute.
84
3.1.3.4.3.8 Le braconnage: acheter le nom de son concurrent comme mot
clé sur les moteurs
84
3.1.3.4.3.9 La chasse à l'appât: le "couponing"
84
3.1.3.4.3.10 Le marketing viral
85
3.1.3.4.3.11 La chasse en meute: les partenariats, les échanges de bons
procédés (Web Ring)
85
3.1.3.4.3.12 La chasse en battue à l'aide de rabatteurs: les "liens
marchands et les contrats avec les shopbots
85
3.1.3.4.3.13 La chasse à la mitraille: l'e-mailing, simple, rapide, peu
onéreux mais éviter le SPAM
86
3.1.3.4.4 L'e-pub : un marché qui double chaque année
87
3.1.3.4.5 Ne pas confondre publicité sur le Web et publicité pour
votre Web
87
3.1.3.4.6 La fausse bonne idée : la galerie marchande
87
3.1.3.5 Quid des intermédiaires ? La création de la
relation de confiance avec le client
88
3.1.3.5.1 un contact direct avec le client "d'économisant" tous les
intermédiaires?
88
3.1.3.5.2 vers une disparition des intermédiaires qui n'apportent que
surcouts et délais
88
3.1.3.5.3 ...mais besoin de CONseil CONfiance: dans un univers de plus en plus
complexe, la règle "des 2 CON"
88
3.1.3.5.3.1 Davantage d'opportunités dans une monde plus complexe et
en évolution rapide : un besoin de conseil
88
3.1.3.5.3.2 L'éloignement du client et du fournisseur et la nature
virtuelle de leur contact pose à l'un comme à l'autre un
problème de CONfiance.
89
3.1.3.5.4 "De nouvelles chaînes de valeur vont se créer
éliminant au fur et à mesure les anciennes": les
infomédiaires
91
3.1.3.5.4.1 faire gagner du temps et de l'argent aux clients
91
3.1.3.5.4.2 l'émergence brutale début 2000 des "market places
dans tous les secteurs professionnels
91
3.1.3.5.4.3 les mandataires de communautés : les "infomédiaires"
95
3.1.3.6 Des formes de vente plus sophistiquées : le softselling, la
vente et les achats aux enchères, la brocante, les bourses, les
"meta-marchands", le we-commerce
95
3.1.3.6.1 Le "softselling": des sites pour se distraire ou trouver une
information de référence
95
3.1.3.6.1.1 Des sites qui attirent, mais surtout qui retiennent: une
qualité nécessaire sur le web, être "collant"
95
3.1.3.6.1.2 "labourez moins large mais plus profond", préférez
"la part de client" à la "part de marché"
95
3.1.3.6.1.3 Les sites visant l'achat "coup de coeur"
96
3.1.3.6.1.4 Les sites qui s'adressent à des acheteurs recherchant le
meilleur rapport qualité - prix
96
3.1.3.6.1.5 Des sites qui ne vendent un produit mais qui apportent une
réponse globale au problème du client
98
3.1.3.6.1.6 Un nouveau marché de gros: celui de l'information, la
"syndication de contenu"
98
3.1.3.6.2 Les Meta-Marchands
99
3.1.3.6.3 La vente et les achats aux enchères sur le Web, les brocantes,
le we-commerce
99
3.1.3.6.3.1 La vente aux enchères: depuis "e-soldes" jusqu'à
un marché majeur
99
3.1.3.6.3.2 les ventes aux enchères descendantes
101
3.1.3.6.3.3 Les achats aux enchères: les enchères descendantes
101
3.1.3.6.3.4 Les enchères inversées
101
3.1.3.6.3.5 Les enchères hollandaises
101
3.1.3.6.3.6 La brocante, la vente de "particulier à particulier": le "C
to C"
102
3.1.3.6.3.7 Le troc : l'exemple de Napster
102
3.1.3.6.3.8 Les achats groupés: le we-commerce: les prix baissent en
fonction du nombre de clients
103
3.1.3.6.4 Les sites d'appel d'offres :
103
3.1.3.6.5 Un outil pour toutes les bourses
103
3.1.3.6.5.1 A tout seigneur tout honneur : les bourses des valeurs
103
3.1.3.6.5.2 Mais aussi toutes les autres bourses:emploi, fret, déchets,
technologies, partenariats, échanges, matériel d'occasion
104
3.1.3.7 L'écoute du client, la négociation commerciale et le
back office
105
3.1.3.7.1 Première forme de dialogue: les FAQ et les systèmes
experts
105
3.1.3.7.2 Seconde étape : l'échange par e-mail
105
3.1.3.7.3 Troisième étape : dialogue avec un opérateur, le
click & talk et le click & see
106
3.1.3.8 Mise à disposition du produit, la logistique: coûts et
respect des délais, facteurs déterminants du succès
106
3.1.3.8.1 Dématérialiser totalement quand c'est possible
106
3.1.3.8.2 Un élément majeur pour la compétitivité
"prix"
106
3.1.3.8.3 La vitesse de livraison et le respect des délais
107
3.1.3.8.4 Une profession et de multipless métiers promis à une
évolution profonde
107
3.1.3.9 La facturation, l'encaissement, la gestion: elle se trouve
très simplifiée
108
3.1.3.10 Le service après vente: ne pas l'oublier sous peine de voir
fuir les clients
108
3.2 Réception d'information : recevoir, se faire livrer ou aller
chercher l'information
110
3.2.1 Passive : exploiter ce qui arrive, le data mining
110
3.2.2 Semi-active : définir ses centres d'intérêt afin de
recevoir automatiquement l'information pertinente ainsi que les mises à
jour des logiciels utilisés (PUSH et Agents Intelligents)
110
3.2.2.1 La veille économique, technique ou commerciale :
110
3.2.2.2 Des informations personnalisées : le "narrow casting"
110
3.2.2.3 Une mise à jour automatique de vos logiciels
111
3.2.2.4 Une fonction d'alerte qui vous permet de réagir plus vite pour
parer un danger ou saisir une opportunité
111
3.2.2.5 Des agents intelligents qui cherchent à votre place et
apprennent à mieux connaître vos besoins
112
3.2.2.6 Téléalerte et téléaction
112
3.2.2.7 Ce sujet est de ceux qui soulèvent les passions
112
3.2.3 Une utilisation active des ressources du web
113
3.2.3.1 Recherche de compétences, recrutement
113
3.2.3.2 Une nouvelle voie pour la formation des membres du personnel de
l'entreprises
113
3.2.3.3 Recherche de partenaires technologiques ou commerciaux
114
3.2.3.4 L'utilisation de services évolués en ligne: les ASP
(Application Services Providers)
114
3.2.3.5 L'Intelligence Economique: Recherche d'informations techniques et
économiques (brevets, publications, banques de données,
normalisation, marques,....)
114
3.2.3.6 Recherche d'information sur l'offre des concurrents
115
3.2.3.7 Renseignements commerciaux ou financiers sur les clients ou les
partenaires
115
3.2.3.8 Recherche d'appels d'offre
115
3.2.3.9 La recherche de nouveaux fournisseurs : Les robots d'achat
("shopbots"), les market-places
115
3.2.4 En guise de conclusion...
116
3.3 travail coopératif
117
3.3.1 A l'intérieur de l'entreprise : Internet ou Intranet
117
3.3.1.1 premier pas: donner à chaque salarié de l'entreprise une
adresse électronique
117
3.3.1.2 Développer un Intranet, les VPN
117
3.3.1.3 L'Intranet depuis la simple mise en commun d'information jusqu'au
système nerveux de l'entreprise
118
3.3.1.4 L'Intranet zombie : le e-journal d'entreprise
118
3.3.1.5 Les Intranets de première génération : la
communication interne
118
3.3.1.6 Le véritable Intranet: le système nerveux de l'entreprise
119
3.3.1.6.1 L'Intranet devient l'outil qui permet à la fois de
réduire les coûts et d'accroître la réactivité
de l'entreprise
119
3.3.1.6.2 L'intranet permet la conduite de la production
119
3.3.1.6.3 L'Intranet permet l'intégration des systèmes de gestion
(ERP).
120
3.3.1.6.4 L'Intranet un outil pour les achats le e-procurement, la " supply
chain management"
120
3.3.1.6.5 L'Intranet l'outil de la conduite de développements
menés par des équipes éclatées
120
3.3.1.6.6 Il est particulièrement bien adapté pour les
organisations par centres de responsabilités ou par chantiers
120
3.3.1.6.7 Il est un outil précieux dans le domaine de la qualité
:
121
3.3.1.6.8 L'Intranet devient le siège de l'intelligence
économique et de la veille technologique
121
3.3.1.6.9 Il facilite la mise à disposition d'outils d'expertise
permettant en particulier des simulations
121
3.3.1.6.10 Par la mise en réseau des ordinateurs il offre un nouvel
espace de travail virtuel et des moyens de calcul extrêmement puissants
(technologie Peer to peer ou P to P)
121
3.3.1.6.11 Un outil pour le knowledge management
122
3.3.1.6.12 La formation interne du personnel
122
3.3.1.6.13 Démultiplier l'efficacité des commerciaux en les
connectant aux services du siège
122
3.3.1.6.14 Un outil au service des techniciens de maintenance
123
3.3.1.6.15 La Télémaintenance
123
3.3.1.6.16 L'Intranet un outil de décentralisation dans l'entreprise
124
3.3.1.6.17 l'élaboration de la stratégie de l'entreprise.
124
3.3.1.6.18 Touchant tous les aspects de la vie de l'entreprise il concerne
également les syndicats
124
3.3.1.6.19 Moins de bureaucratie, plus de contacts humains avec les
collègues et les clients
124
3.3.1.6.20 Le stade ultime, l'Intranet de l'entreprise étendue: les
extranets
124
3.3.1.7 Les pathologies des Intranet
125
3.3.1.8 Des possibilités nouvelles pour le télétravail
126
3.3.1.8.1 De nombreux avantages pour les salariés, l'environnement et
l'aménagement du territoire
126
3.3.1.8.2 Le gain est par contre bien moins évident pour l'entreprise et
pour les syndicats de salariés :
127
3.3.1.8.3 Des résultats décevants
127
3.3.1.8.4 Télétravail et téléservices
127
3.3.2 L'entreprise avec ses partenaires : Internet ou Extranet
128
3.3.2.1 Relations client/fournisseur, donneur d'ordre et sous-traitants,
banques et entreprises : le web-EDI
128
3.3.2.1.1 Un abaissement drastique des coûts de transmission en utilisant
le réseau internet (l'EDI sur IP)
128
3.3.2.1.2 Plus simple, moins cher, EDI dans IP: le Web EDI
128
3.3.2.2 Un extranet: l'Intranet de l'entreprise étendue
129
3.3.2.3 L'internet "classe affaire" et "classe tourisme"
130
3.3.2.4 Echange de données techniques "coingienering"
130
3.3.2.5 Suivi d'exécution des commandes, maintenance dépannage et
service après - vente
130
3.3.2.6 L'animation des réseaux de prescripteurs, distributeurs,
importateurs,...
131
3.3.2.7 Sous traitance de l'immatériel,
131
3.3.2.8 Les centres d'appel
131
3.3.2.9 Des partenaires incontournables: les administrations :
132
3.3.2.9.1 Le poids des formalités administratives représente une
charge non négligeable
132
3.3.2.9.2 Une opportunité pour faire des économies et gagner en
transparence: les marchés publics
132
3.3.2.10 Les pathologies des extranets: le syndrome du "territoire"
132
3.3.3 Les réseaux d'entreprises : un champ d'application
privilégié ?
133
3.3.3.1 La Mondialisation de l'économie entraîne tout à la
fois la concentration des grands groupes et le développement d'une
multitude de PME travaillant en réseau : le principe de
subsidiarité
133
3.3.3.2 Quels types de réseaux de PME ?
135
3.3.3.2.1 Entreprises géographiquement proches
135
3.3.3.2.2 A l'inverse, réseaux d'entreprises quadrillant le territoire
135
3.3.3.2.3 Des réseaux temporaires
135
3.3.3.2.4 entreprises sous-traitantes d'un même type de donneur d'ordre
136
3.3.3.2.5 entreprises appartenant à un club actif d'utilisateurs
136
3.3.3.2.6 entreprises appartenant à un même secteur professionnel
géographiquement concentré
136
3.3.3.2.7 entreprises appartenant à une même communauté
professionnelle géographiquement dispersée sur tout le
territoire
136
3.3.3.2.8 entreprises situées dans un même Technoparc
136
3.3.3.2.9 Entreprises ayant entre elles des liens capitalistiques
137
3.3.3.2.10 Entreprises participant à des partenariats internationaux
137
3.3.3.3 Les communautés virtuelles : travailler ensemble plus
efficacement et développer une force de frappe vis à vis de
l'extérieur
137
3.3.3.3.1 Un travail en réseau plus efficace avec mise en commun de
compétences et de services
137
3.3.3.3.2 Une capacité de négociation accrue pour les achats
137
3.3.3.3.3 Une meilleure visibilité internationale pour la promotion et
les ventes :
137
3.3.3.3.3.1 Un site Web riche en information sur le domaine de
compétence de la communauté
137
3.3.3.3.3.2 Une plus grande richesse dans le catalogue proposé au client
138
3.3.3.3.3.3 Une politique active de marketing : représentants
régionaux, mailing, achats d'espaces
138
3.3.3.3.4 Comment se construisent de telles communautés ? les
"community brokers" et les "infomediaires"
138
3.3.3.3.4.1 Sous l'impulsion d'un leader de la profession
138
3.3.3.3.4.2 Sous l'influence d'un fournisseur commun à la plupart des
membres de la communauté
138
3.3.3.3.4.3 A l'initiative d'un donneur d'ordre dont la
compétitivité dépend de celle de ses fournisseurs
139
3.3.3.3.4.4 Sous l'influence d'une structure professionnelle
139
3.3.3.3.4.5 A l'initiative d'une entreprise qui fait profession de mettre en
place de telles organisations
139
3.3.3.3.4.6 De nombreux magazines professionnels tentent également de
jouer ce rôle auprès de leurs lecteurs.
139
3.3.3.3.4.7 Bientôt aussi les grands sites "portail" comme Amazon.com ,
Yahoo!, geocities,...?
139
3.3.3.3.4.8 Sous la direction d'une entreprise qui se crée
spécifiquement pour fédérer l'offre de service ou de
produit de cette communauté vis à vis de l'extérieur
139
3.3.3.3.4.9 Soit sous l'impulsion des pouvoirs publics
139
3.3.3.3.5 Quelques autres exemples
139
3.3.3.4 Des communautés de métier au niveau des ouvriers
"professionnels" et non plus à celui des entreprises
141
4 Comment s'approprier les technologies de l'Internet?
142
4.1 Les freins et les moteurs
142
4.1.1 Les arguments évoqués par les entreprises qui
hésitent à se lancer
142
4.1.1.1 "Ce n'est pas un outil pour travailler sérieusement": gadget,
mode et perte de temps
142
4.1.1.2 "ce n'est pas adapté à notre type d'activité, nous
manquons de temps et de compétences et de toute façon les
technologies ne sont pas stabilisées"
142
4.1.1.3 "c'est trop cher" ! ou à l'inverse "cette gratuité ne
m'inspire pas confiance"
143
4.1.1.3.1 "C'est une technologie trop onéreuse pour ma PME"
143
4.1.1.3.2 À l'inverse la "gratuité" nous a plusieurs fois
été présentée comme un facteur de blocage :
143
4.1.1.3.3 Le réel problème des coûts?
143
4.1.1.3.3.1 Le prix des communications locales pour se raccorder au
fournisseur d'accès internet: le forfait?
144
4.1.1.3.3.2 Un coût prohibitif des lignes louées
nécessaires pour héberger un serveur ou raccorder une entreprise
144
4.1.1.3.3.3 Une substantielle baisse des prix amorcée depuis 1998
145
4.1.1.4 "C'est un réseau au bord de l'apoplexie : on ne peut pas
bâtir une stratégie sur lui"
145
4.1.1.4.1 Les autoroutes de l'information: de la réserve de puissance
145
4.1.1.4.1.1 Les réseaux de fibre optique: effondrement des prix
explosion des débits, des hierarchies bousculées
146
4.1.1.4.1.2 Réseaux sans fil à très haut débit: la
technologie laser multiplexée
147
4.1.1.4.1.3 Les constellations de satellites: une technologie de niche
147
4.1.1.4.1.4 Le développement de Drones et de dirigeables: une
idée intéressante
148
4.1.1.4.1.5 Les technologies ATM (voix, vidéo ou données): une
technologie intermédiaire?,
148
4.1.1.4.1.6 Les réseaux conçus directement autour de la norme IP
semblent être la voie d'avenir
148
4.1.1.4.2 Les noeuds d'interconnexion: en Europe un grave goulot
d'étranglement
149
4.1.1.4.3 Les "bretelles d'accès à l'autoroute: l'actuel goulot
d'étranglement, mais les techniques sont prêtes
150
4.1.1.4.3.1 L'utilisation des réseaux câblés: un
développement rapide
150
4.1.1.4.3.2 L'XDSL et l'ADSL un débit multiplié par 100 sur le
fil du téléphone classique
150
4.1.1.4.3.3 La boucle locale radio pour les zones à faible
densité...et une alternative à l'opérateur historique
152
4.1.1.4.3.4 Pour les mobiles les normes GSM, GPRS et UMTS, nouvelles boucles
locales...délocalisées
153
4.1.1.4.3.5 Les révolutions en gestation dans le "portable" pour le
piéton et l'automobiliste, le "m-commerce"
153
4.1.1.4.3.6 La réception directe par satellite: une place sans doute
plus modeste que prévu il y a quelques années
155
4.1.1.4.3.7 La technologie utilisant les fils de la distribution
électrique basse tension: une voie d'avenir?
155
4.1.1.4.4 Enfin se développent des techniques permettant de limiter les
volumes d'information à transmettre
156
4.1.1.4.4.1 Le développement des techniques de compression notamment
d'images vidéo (MPEG) et de sons (MP3)
156
4.1.1.4.4.2 La multiplication des serveurs de proximité (Proxy)
156
4.1.1.4.5 Pourquoi, quelle que soit la largeur de bande disponible, la
saturation semble-t-elle constante?
156
4.1.1.5 "C'est trop dangereux": des précautions nécessaires
mais le danger est aussi de surestimer les risques
157
4.1.1.5.1 les risques d'agression
157
4.1.1.5.2 Le risque d'engagements juridiques mal contrôlés
157
4.1.1.6 Mais aussi des blocages liés à la remise en cause des
pouvoirs qui transparaissent dans les réactions
157
4.1.2 Les arguments qui poussent les entreprises à tenter l'aventure
157
4.1.2.1 "on ne peut pas ne pas faire"
157
4.1.2.2 "on risque d'être obligé de faire"
158
4.1.2.3 La compréhension du fait que les outils de l'Internet sont une
source d'économies
158
4.1.2.4 une source de compétitivité en apportant souplesse
efficacité et réactivité
158
4.1.2.5 La perception qu'Internet ouvre des horizons, certes aléatoires,
mais prometteurs
159
4.2 Les outils de l'Internet concernent les entreprises de toute taille, de
tous secteurs, et dans celles-ci tous les métiers sont
profondément modifiés
159
4.3 Quelles PME peuvent espérer le plus de bénéfice d'un
"investissement Internet"?
160
4.3.1.1 En fonction du produit ou du service
160
4.3.1.1.1 Pour le B to C
160
4.3.1.1.1.1 Produits nécessitant beaucoup d'informations et de
conseil voire des simulations avant l'achat
160
4.3.1.1.1.2 produits ayant potentiellement un créneau étroit mais
mondial
161
4.3.1.1.1.3 produits s'adressant à un public de haut niveau culturel
161
4.3.1.1.1.4 produits s'adressant à une clientèle de
passionnés
161
4.3.1.1.1.5 produits s'adressant à une clientèle
"branchée"
161
4.3.1.1.1.6 produits cadeaux : une "hotte technologie"
162
4.3.1.1.1.7 Services visant au rapprochement de l'offre et de la demande quand
celui-ci est complexe et onéreux:
162
4.3.1.1.1.8 produits à durée de vie courte
162
4.3.1.1.1.9 produits saisonniers qu'un marché mondial permet de
désaisonnaliser
162
4.3.1.1.1.10 produits définis sur mesure avec le client (marketing "one
to one")
162
4.3.1.1.1.11 produits dont le coût de transport est faible par rapport
à la valeur
163
4.3.1.1.1.12 produits qui peuvent se définir facilement par des
caractéristiques objectives
163
4.3.1.1.1.13 produits nécessitant un service après vente
important (gros électroménager, véhicule,....)
163
4.3.1.1.1.14 produits nécessitant pour leur élaboration des
échanges techniques et administratifs nombreux
163
4.3.1.1.1.15 service rapide et personnalisé nécessitant beaucoup
d'informations pour le client et lui économisant du temps:
163
4.3.1.1.1.16 les produits susceptibles d'être vendus aux enchères
ou dans le cadre de bourses
163
4.3.1.1.1.17 entreprises jouant le rapport qualité/prix et cherchant
à être repérées par les agents intelligents
spécialisés
163
4.3.1.1.1.18 entreprises disposant d'une marque forte et qui ne peuvent
s'offrir d'être absentes sur le Web
163
4.3.1.1.1.19 entreprises désireuses de fédérer autour
d'elles des offres correspondant à des profils d'acheteurs
163
4.3.1.1.2 et pour mémoire, cela va de soi, les produits ou services
dématérialisables
163
4.3.1.1.3 Bien entendu, produits destinés à d'autres entreprises
: le B to B (business to business)
164
4.3.1.2 En fonction de la stratégie de l'entreprise
164
4.3.1.2.1 Pour renforcer la compétitivité en augmentant
productivité, réactivité et flexibilité
164
4.3.1.2.2 Pour faciliter l'expansion de l'entreprise
165
4.3.1.3 En fonction de l'organisation de l'entreprise :
165
4.3.1.4 En fonction de l'appartenance active à un réseau : ce
sont à l'évidence les premières concernées:
165
4.3.1.5 En fonction de la culture de l'entreprise
165
4.4 Ni un problème financier Ni un problème technique : Internet
est au premier chef un défi stratégique
165
4.4.1.1 Peu onéreux pour le matériel et les logiciels, et facile
techniquement à mettre en oeuvre
165
4.4.1.2 Mais le véritable problème est celui de la
stratégie de l'entreprise, redéfini à partir des
opportunités offertes par le Net ... et celui de la capacité
à mettre celle-ci en ordre de bataille.
166
4.4.1.3 Quelques questions clé avant de se lancer
167
4.4.1.3.1 L'entreprise et ses partenaires sont-ils techniquement capables
d'accomplir une telle mutation?
167
4.4.1.3.2 La structure humaine de l'entreprise est-elle capable de tenir le
choc?
167
4.4.1.3.2.1 les commerciaux, dans bien des cas, vont devoir davantage
devenir des conseillers que des vendeurs
167
4.4.1.3.2.2 de même pour les services achat
168
4.4.1.3.2.3 enfin pour la hierarchie intermédiaire
168
4.4.1.4 Ne pas confondre Stratégie et planification
169
4.5 Par où commencer ?.
169
4.5.1.1 Start Simple ! Grow Fast ! Do It Now !
169
4.5.1.2 Une première étape dans tous les cas : l'e-mail
170
4.5.1.3 Une première stratégie: prudence et d'amélioration
de la compétitivité, l'Intranet puis l'extranet
170
4.5.1.4 Une logique d'expansion et de conquête de marchés nouveaux
: le site Web et les techniques de promotion
170
4.5.1.5 Au bout du processus une intégration de toute la chaîne:
internet, extranet et Intranet
170
4.6 Comment conduire cette évolution : quelques pistes
171
4.6.1.1 Un nécessaire engagement du patron
171
4.6.1.2 Détecter, reconnaître et s'appuyer sur les
compétences latentes
171
4.6.1.3 Un autre moyen puissant d'aller de l'avant : les stages longs
d'élèves ingénieurs, le win.win.win
171
4.6.1.4 Savoir utiliser des compétences extérieures
172
4.6.1.5 Développer les compétences et les moyens internes
172
4.6.1.6 Enfin ne pas négliger la sécurité
173
4.6.1.6.1 Les risques de fuite d'information sensible
173
4.6.1.6.2 Les risques dus aux brigands de toute espèce
173
5 Les opportunités offertes par Internet : une chance à saisir
pour développer la création d'entreprises et l'emploi
175
5.1 La création d'entreprises dans les NTIC: un enjeu majeur, un
problème spécifique
175
5.1.1 Un enjeu majeur
175
5.1.1.1 Pour le développement économique, l'emploi et la balance
commerciale
175
5.1.1.2 Les innovations radicales proviennent quasiment toujours d'entreprises
nouvelles, qui seront les leaders de demain
176
5.1.1.3 Une économie de Standards: les premiers arrivés prennent
les places et sont ensuite indélogeables
178
5.1.1.4 Quid de la stratégie du "me too" (les "suiveurs")?
179
5.1.1.5 Des évolutions très rapides en hausse comme en baisse
(Start-up et "Start-Down"), mais néanmoins une importance fortement
croissante dans notre économie
180
5.1.2 La création d'entreprise dans les NTIC présente de fortes
spécificités par rapport aux autres secteurs
181
5.1.2.1 Dans beaucoup de projets peu d'expérience professionnelle
requise pour démarrer
181
5.1.2.2 On peut distinguer trois catégories de petites entreprises: les
enfants les nains et les pygmées
182
5.1.2.3 Pour démarrer peu de capitaux sont nécessaires
183
5.1.2.4 Un jeune diplômé est naturellement bien en phase avec ces
nouveaux marchés
183
5.1.2.5 Les artistes aussi
184
5.1.2.6 Un domaine où la croissance de l'entreprise et la maîtrise
d'un marché l'emporte sur une vision patrimoniale de contrôle et
de transmission familiale
184
5.1.2.7 L'apparent paradoxe d'une économie de standards: la valeur d'une
start-up est un multiple de ses pertes des premières années
184
5.1.2.8 C'est l'âge ou l'on peut se permettre de prendre des risques
185
5.1.2.9 1999: la rupture du contrat moral entre ingénieurs et Grandes
Entreprises
185
5.1.2.10 N'oublions pas cependant une autre source de création :
l'essaimage à partir des grandes entreprises
186
5.2 Typologie des entreprises dont on peut considérer la création
comme directement liée au développement de l'Internet
186
5.2.1.1 Les "Chercheurs d'or" : Entreprises exploitant l'internet pour
développer leurs activités
186
5.2.1.2 Les "fabricants de pelles et de pioches" : Entreprises créant
les outils permettant l'exploitation des potentialités de l'Internet
186
5.2.1.3 Les "Maréchaux-Ferrants" : Entreprises de service Internet
186
5.2.1.4 "Shérifs, Saloon et banquiers" : Entreprises n'utilisant par
nécessairement Internet mais créées à partir des
nouveaux besoins qu'il génère
186
5.3 les domaines les plus prometteurs pour les investisseurs?
187
5.4 Les difficultés à surmonter
187
5.4.1.1 Aujourd'hui les mieux formés sont les moins créateurs
187
5.4.1.2 Le contexte culturel est très important
187
5.4.1.3 Il dépend entre autres d'articles de presse, d'émissions
de télévision, pour la sensibilisation des jeunes à la
création d'entreprises
187
5.4.1.4 Il dépend également de la reconnaissance sociale du
créateur qui est aujourd'hui tenté de s'expatrier
187
5.4.1.5 Outre-Atlantique il est valorisant d'avoir créé une
entreprise, même si l'aventure s'est terminée par un échec
et ce n'est malheureusement pas encore le cas chez nous
188
5.4.2 Dispositif d'appui : incubateurs et kiosques d'informations
188
5.4.2.1 Le créateur d'entreprise a besoin d'économiser son temps
188
5.4.2.2 Il a surtout besoin d'être connecté à des
réseaux : les incubateurs publics et privés
188
5.4.3 Le financement de la création d'entreprises et du
développement des jeunes entreprises: manque d'argent ou manque de
projets?
189
5.4.3.1 Paradoxalement les deux sont vrais
189
5.4.3.2 Soyons clairs : le banquier stricto sensu, celui qui prête
l'argent des autres, ne peut et ne doit prendre de risques que très
limités
189
5.4.3.3 Les investisseurs : Ceux dont le métier est le commerce du
"risque"
189
5.4.3.4 Mais cette profession elle-même se subdivise en de nombreux
métiers
189
5.4.3.4.1 Le capital risque : le plancher du million de dollars
189
5.4.3.4.2 Les marchés des capitaux : un élément
déterminant pour le capital-risque
191
5.4.3.4.3 Le capital de proximité : une capacité de
démultiplication
191
5.4.3.4.4 La "love money" : essentiel pour le démarrage
191
5.4.3.4.5 Les "fonds d'amorçage" (Seed Money) : une bonne solution pour
les entreprises technologiques
192
5.4.3.4.6 Les aides publiques (Drire, Anvar, Crédits d'impot,...):
problèmes d'adaptation et de vitesse
192
5.4.3.4.7 Les Business Angels et les stock options : les éléments
clé du dispositif
193
5.4.3.4.7.1 Les Business Angels : de l'argent, mais surtout une expertise et
un réseau
193
5.4.3.4.7.2 Financer et fidéliser des cadres expérimentés,
payer avocats, conseil et fournisseurs sans sortir de cash: les stock-options
195
5.4.4 Manque de projet ou manque d'entrepreneur? la solution de l'atelier de
l'innovation
196
5.5 Une piètre connaissance de la création d'entreprises en
France
196
5.6 Autres problèmes méritant d'être signalés
197
5.6.1.1 Alléger les formalités : le cri du coeur!
197
5.6.1.2 Un problème important et urgent : le danger d'adopter une
réglementation à l'américaine en matière de brevets
sur les logiciels
197
5.6.1.2.1 le risque de pousser au secret quand le brevet devrait entrainer la
connaissance publique des inventions
197
5.6.1.2.2 une durée de 20 ans inadaptée à l'innovation
logicielle
197
5.6.1.2.3 paradoxalement, un outil au main des gros éditeurs pour
s'approprier les innovations des petits
197
5.6.1.2.4 une arme contre les logiciels libres
198
5.6.1.2.5 Une opportunité pour l'Europe: créer une
réglementation sui generis performante
198
5.6.1.3 Aujourd'hui les règles des marchés publics
éliminent les entreprises qui n'ont pas de références
suffisantes et donc les créateurs
198
6 Propositions pour un plan d'action
199
6.1 Les pouvoirs publics ne peuvent pas ne pas agir
199
6.1.1 L'Etat responsable de fixer les règles de droit
199
6.1.2 Les administrations génèrent des contraintes, facteurs de
coûts de gestion
199
6.1.3 Les pouvoirs publics sont un acteur économique majeur
199
6.1.4 Les pouvoirs publics responsables d'un développement harmonieux
des territoires
199
6.1.5 Les pouvoirs publics ont une mission "d'éclairage public"
199
6.1.5.1 Diffuser l'information qu'ils détiennent
199
6.1.5.2 Mettre en place un observatoire pour que chacun puisse se situer par
rapport aux évolutions en cours
200
6.1.5.3 Assurer une formation adaptée aux évolutions
200
6.1.5.4 Orienter les efforts de la recherche publique aux fins de donner des
armes à nos entreprises pour forger leur avenir
200
6.1.5.5 Créer les conditions de la confiance : signature
électronique, registre du commerce, certification,...
200
6.1.5.6 Un rôle d'éclairage public vis à vis du tissu des
PME
200
6.1.5.7 Les pouvoirs publics se doivent enfin d'être exemplaires
200
6.2 Améliorer l'environnement global pour créer les conditions du
décollage
201
6.2.1 Faire évoluer l'environnement juridique
201
6.2.1.1 Faire évoluer les règles de droit pour qu'elles apportent
des réponses claires et stables aux nouvelles questions posées
par l'internet
201
6.2.1.2 Créer les conditions de la confiance ; signature
électronique, nommage, registre du commerce, contrats type,
certification,...
201
6.2.1.3 Réunir les conditions permettant un véritable
développement du paiement électronique
202
6.2.1.4 Autoriser un niveau raisonnable dans le domaine du cryptage
203
6.2.1.5 Adapter le droit de la concurrence et le faire respecter notamment dans
le domaine des Télécom
203
6.2.1.6 Devenir des acteurs encore plus actifs de la construction d'un droit
nécessairement international: le problème du ressort
204
6.2.1.6.1.1 Quid de la propriété intellectuelle (droit
d'auteur, copyright, droit du brevet sur les logiciels, droit de suite pour les
oeuvres d'art, site "warez",...)?
204
6.2.1.6.1.2 Quid de la protection du droit des marques? des problèmes
posés par les procédure de nommage sur Internet?
205
6.2.1.6.1.3 Quid des règles de la concurrence (publicité
comparative, dénigrement, appel à boycott, publicité
mensongère, parasitisme commercial, paracommercialisme,...) ?
205
6.2.1.6.1.4 Quid des règles régissant les situations de monopole
et d'abus de position dominante?
206
6.2.1.6.1.5 Quid des Market places : plusieurs milliers de milliards de dollars
pourraient y transiter sous peu
206
6.2.1.6.1.6 Quid du droit de la preuve en cas de contrats électroniques?
206
6.2.1.6.1.7 Quid de la signification de l'exclusivité territoriale d'une
concession? Quelle est la période légale des soldes sur la toile?
207
6.2.1.6.1.8 Quid des organes de régulation dans le domaine des NTIC?
207
6.2.1.6.1.9 Quid de la protection des données sensibles des entreprises
207
6.2.1.6.1.10 Quid de la protection de certains privilèges (monopole des
commissaires-priseurs, loi bancaire, quotas, régime des pharmacies
d'officine, prix unique du livre,...)
207
6.2.1.6.1.11 Quid du droit d'émettre de la monnaie?
208
6.2.1.6.1.12 Quid des législations fiscales et douanières sur les
produits dématérialisés ou vendus sur internet
208
6.2.1.6.1.13 Quid de la protection du consommateur?
208
6.2.1.6.1.14 Quid de la protection de l'épargnant?:
208
6.2.1.6.1.15 Quid de la protection contre la calomnie, les injures, la
diffamation, l'atteinte à la vie privée (loi sur la presse,
censure,...)?
209
6.2.1.6.1.16 Quid à l'inverse de la liberté d'expression
209
6.2.1.6.1.17 Quid de la responsabilité pénale et civile pour un
site accessible depuis tous les pays du monde,
209
6.2.1.6.1.18 Quid de la protection des travailleurs
209
6.2.1.6.1.19 Quid des lois réglementant les publications? et Quid de
l'égalité des citoyens
210
6.2.1.6.1.20 Quid de la protection des mineurs (âge de la
majorité?,...)
210
6.2.1.6.1.21 Quid de la protection de l'adulte contre des tentations
préjudiciables à sa santé (drogue, alcool,...) ou à
ses finances (jeux, loteries, casino, paris sur les match de foot,...) ou
à sa moralité (censure,...)?
210
6.2.1.6.1.22 Quid de la protection assurée aux malades (consultations
médicales en ligne, délivrance de médicaments à
travers Internet, publicité pour les médicaments auprès
des malades...)?
210
6.2.1.6.1.23 Quid de la capacité des Etats à se protéger
(censure, interdiction de la cryptographie,...)?
210
6.2.1.6.1.24 Quid de la protection de la vie privée
(réglementation concernant l'élaboration et la commercialisation
des fichiers, droit de crypter les messages,...)?
211
6.2.1.6.1.25 Quid de la protection de la société contre la
violence
211
6.2.1.6.1.26 Quid de la protection des individus contre de nouvelles formes de
pollution comme le SPAM?.
211
6.2.1.6.1.27 Quid de la protection contre les pirates, les producteurs de
virus, de bombes logiques, de Worms, de Hoax, de Chevaux de Troie,...:
211
6.2.1.6.1.28 Comment lutter contre les nouvelles formes de
cybercriminalité (cyber-escrocs, blanchiment d'argent, chaînes
pyramidales, abus de confiance, désinformation, détournement de
moyens de calcul,...)
211
6.2.1.6.1.29 Quid du rôle à donner à
l'autorégulation (codes de bonne conduite) par rapport au pouvoir
normatif des Etats? La "corégulation"?
212
6.2.1.7 Assurer une participation active de spécialistes
français aux instances informelles qui élaborent les
règles de droit sur le net
213
6.2.2 Alléger le poids des contraintes administratives - moderniser
l'Etat
213
6.2.3 Les pouvoirs publics, acteurs économiques efficaces et facteurs de
progrès
214
6.2.3.1 Gérer les achats publics sur l'Internet
214
6.2.3.2 Encourager la migration sur Internet des services Minitel
215
6.2.4 Favoriser toute initiative permettant d'améliorer la vitesse de
transmission et de diminuer les coûts pour le client
215
6.2.5 Une mission d'éclairage public
216
6.2.5.1 Avoir au niveau des pouvoirs publics un discours fort clair et
crédible sur Internet
216
6.2.5.2 Diffuser l'information publique
216
6.2.5.3 Faciliter les accès "grand public", favoriser l'usage d'Internet
à toutes les étapes du processus éducatif et former les
spécialistes nécessaires.
217
6.2.5.4 Conduire une politique de recherche ambitieuse
217
6.2.5.4.1 Bien entendu dans le domaine des technologies dures
217
6.2.5.4.2 Mettre au point les outils adaptés aux PME
218
6.2.5.4.3 Quelques sujets de recherche qui paraissent essentiels pour nous
permettre d'utiliser les potentialités d'Internet plus intelligemment
218
6.2.5.4.3.1 Quelles mutations Internet génère-t-il dans les
structures industrielles ?
219
6.2.5.4.3.2 Quelles mutations dans l'organisation des entreprises ?:
219
6.2.5.4.3.3 l'Internet une économie de standards et non de High Tech:
NTIC ou plutôt NST?
219
6.2.5.4.3.4 Quelles évolution dans les modèles
économétriques: les coûts? La rentabilité des
investissements immatériels? Les mécanismes de financement?
220
6.2.5.4.3.5 Quelles conséquence sur la formation?
220
6.2.5.4.3.6 l'urbanisme
220
6.2.5.4.3.7 l'aménagement du territoire
220
6.2.5.4.3.8 dans le domaine juridique
220
6.2.5.4.3.9 dans le domaine social et politique
221
6.2.5.4.3.10 dans le domaine artistique
221
6.2.5.4.3.11 Dans le domaine militaire
221
6.2.5.4.3.12 Dans le domaine de la formation: NTE et e-learning
221
6.2.5.4.3.13 Dans le domaine médical
222
6.2.5.4.3.14 dans le domaine de la politique de la recherche et de
l'évaluation des chercheurs
222
6.2.5.4.4 Mobiliser tout particulièrement les écoles relevant de
notre Ministère
222
6.2.5.5 Favoriser la création de labels pour éclairer le
client
223
6.2.5.6 Les pouvoirs publics promoteurs du développement
économique
223
6.2.5.7 Aider les PME à se saisir des opportunités offertes par
Internet et favoriser la création d'entreprises
223
6.3 Des mesures spécifiques pour les PME
224
6.3.1 Une nécessité pour l'administration : travailler en
équipe de projet interministérielle
224
6.3.2 Informer les PME et les sensibiliser aux enjeux d'Internet
224
6.3.2.1 Les grandes réunions de sensibilisation: en
général un coup d'épée dans l'eau
224
6.3.2.2 Permettre au chef d'entreprise de voir concrètement ce
qu'Internet peut lui apporter
225
6.3.2.3 Une sensibilisation individuelle des entreprises conduite en s'appuyant
sur leurs réseaux de conseillers habituels
226
6.3.2.4 Proposer des prédiagnostics courts
226
6.3.2.5 Veiller à ce que dans chaque prestation de conseil aidé
(FRAC) il y ait un minimum de réflexion sur l'utilisation d'Internet
dans le domaine considéré
227
6.3.2.6 Sensibiliser les patrons de PME par l'intermédiaire de certains
réseaux de professionnels ayant un rôle de conseil, souvent
très écoutés, comme les experts-comptables
227
6.3.2.7 Aider les chefs d'entreprise engagés dans une démarche
internet à s'entraider et à se former mutuellement
227
6.3.2.8 Une sensibilisation à travers des groupes d'entreprises
déjà constitués autour d'un centre d'intérêt
ou d'un projet commun.
227
6.3.2.9 Une sensibilisation par une politique de communication au niveau
régional ou local
228
6.3.3 Une claire priorité : le montage d'actions collectives
228
6.3.3.1 Six arguments forts pour cette priorité
228
6.3.3.2 Pistes à creuser pour les actions collectives :
228
6.3.3.3 Quelques idées de thèmes qui pourraient intéresser
les entreprises participant à ces réseaux
229
6.3.3.4 N'oublions pas l'intendance : la logistique, un facteur clé
231
6.3.3.5 Des opérations qui nécessitent la mobilisation de tous
les partenaires
231
6.3.3.6 Un objectif prioritaire pour les Centres Techniques Industriels (CTI)
231
6.3.3.6.1 Tout d'abord bien entendu utiliser cet outil de communication pour
mieux travailler avec les "ressortissants" :
231
6.3.3.6.2 utiliser Internet comme une entreprise ayant réussi sa
mutation vers la nouvelle économie doit le faire
231
6.3.3.6.3 Enfin et surtout, rôle du CTI est d'aider les entreprises de la
profession être plus performantes
232
6.3.4 Accompagner les développements les plus ambitieux
232
6.3.4.1 Savoir résister à la tentation d'opérations
spectaculaires, peu onéreuses, touchant un grand nombre d'entreprises et
permettant un fort effet d'annonce...mais contreproductives
232
6.3.4.2 Par contre savoir intervenir au stade coûteux, risqué,
mais à fort enjeu : celui du véritable engagement sur les
technologies Internet
233
6.3.4.3 Ne pas inventer des procédures nouvelles. Le portail des
concours publics
234
6.3.5 Utiliser Internet comme un outil d'une politique de développement
local
236
6.3.5.1 Infrastructures de Telecom : quand les pouvoirs publics retrouvent leur
responsabilité en matière d'aménagement du territoire
236
6.3.5.1.1 Progressivement les infrastructures de
télécommunications, tant au niveau de leur qualité que de
leur coût sont devenues un élément déterminant dans
la compétitivité d'un territoire.
236
6.3.5.1.2 La fin du monopole entraîne une féroce concurrence qui
conduit à un effondrement des prix ... dans les zones où cette
concurrence se manifeste : le risque est de voir apparaître un
accroissement des écarts entre ces zones et les autres
237
6.3.5.1.3 Les Télécoms : une infrastructure qui pose les
mêmes problèmes aux responsables de l'aménagement que les
dessertes aériennes, les voies ferrées ou les routes
238
6.3.5.1.3.1 Les deux notions de rentabilité d'un investissement: pour
l'opérateur et pour la collectivité concernée
238
6.3.5.1.3.2 Les conséquences à en tirer en matière de
financement de ces infrastructures
238
6.3.5.2 Quelques pistes de réflexion sur les actions à
conduire au niveau des pouvoirs publics
239
6.3.5.2.1 Une solution de facilité désormais impossible : faire
pression sur l'opérateur historique
239
6.3.5.2.2 Alors quels moyens d'action ? Pour quels pouvoirs publics ?
239
6.3.5.2.2.1 Cohésion et solidarité : deux
préoccupations au niveau européen:
240
6.3.5.2.2.1.1 une préoccupation de cohésion :
240
6.3.5.2.2.1.2 une préoccupation de solidarité :
240
6.3.5.2.2.2 Au niveau national comme au niveau régional ou local
à l'appui de la stratégie de développement ou de
reconversion définie pour le territoire
240
6.3.5.2.2.2.1 Réaliser des infrastructures préalable permettant
de baisser coûts et délais pour un nouvel entrant
240
6.3.5.2.2.2.2 Gérer la "rente minière" liée à la
concession de l'espace electromagnétique
240
6.3.5.2.2.2.3 Traiter ce type d'investissement comme une liaison
aérienne
240
6.3.5.2.3 La nécessité pour les pouvoirs publics de se doter
à chaque niveau des compétences nécessaires
241
6.3.5.3 Il est clair cependant qu'une telle politique ne peut se limiter aux
infrastructures, ni même au développement économique au
sens étroit du terme
241
6.3.5.4 Le projet de Parthenay illustre bien l'extrême imbrication de
l'économique et de tous les autres aspects de la vie locale.
242
6.3.5.5 De nombreuses autres initiatives qui méritent d'être
encouragées
243
6.3.6 Donner aux acteurs et aux intervenants chargés de les conseiller,
la formation minimale leur permettant de conduire un développement
efficace
243
6.3.6.1 Une priorité : former le patron
243
6.3.6.2 Former également les conseillers de l'entreprise sans oublier
les experts comptables
244
6.3.6.3 De nouveaux métiers? Ou plutot un profond changement dans les
métiers actuels?
244
6.3.6.4 Nécessité parfois de certaines formations plus pointues
245
6.3.6.5 ...et à l'inverse de formations touchant un public très
large
245
6.3.6.6 Des initiatives pour aider les régions à mettre en place
de telles formations
245
6.3.7 Les services de l'Etat chargés de favoriser le
développement des PMI se doivent de pleinement maîtriser et
utiliser Internet
246
6.3.7.1 Les 10 points clef pour un Intranet-extranet-web de l'administration
246
6.3.7.1.1.1 Une messagerie: chaque membre du personnel de la DRIRE doit
être doté d'une adresse e-mail,
246
6.3.7.1.1.2 Un Intranet pour le fonctionnement interne (intégrant l'ERP)
246
6.3.7.1.1.3 Cet Intranet devra prendre en compte le nomadisme de la plupart des
ingénieurs subdivisionnaires
246
6.3.7.1.1.4 Un site WEB transactionnel véritable Portail d'accès
à tous les services offerts
246
6.3.7.1.1.4.1.1 Il doit également permettre au grand public et aux
associations
247
6.3.7.1.1.5 Un accès Internet à partir de chaque poste de
travail
247
6.3.7.1.1.6 Une application-serveur PUSH pour diffuser l'information
247
6.3.7.1.1.7 Une application-client PUSH et d'agents intelligents
247
6.3.7.1.1.8 Des forums avec les usagers concernés et des listes de
discussion
247
6.3.7.1.1.9 Les DRIRE devront dans le même temps développer des
extranets entre elles et avec les administrations centrales qui les concernent:
économie, environnement, recherche, transports...
247
6.3.7.1.1.10 D'autres extranets devront être constitué avec les
administrations régionales et les autres partenaires
247
6.3.7.2 Une démarche originale de la DARPMI: d'abord favoriser les
initiatives puis les harmoniser
247
6.3.7.3 Un outil indispensable pour l'avenir : le KIT extranet
248
6.4 Des mesures pour favoriser la création d'entreprises
248
6.4.1.1 Faire évoluer l'enseignement notamment dans les écoles
d'ingénieur
248
6.4.1.2 Favoriser les créations par des chercheurs
249
6.4.1.3 Créer un contexte culturel favorable à la création
d'entreprise
249
6.4.1.4 Ne plus pénaliser l'échec
250
6.4.1.5 Mettre en place des incubateurs bien branchés sur les
réseaux gestion, finance, technologie et industrie
250
6.4.1.6 Favoriser l'émergence d'un tissu dense de petites
sociétés de services
250
6.4.1.7 Pour les entreprises à fort potentiel de développement
favoriser le développement des Business Angels
250
6.4.1.8 Eviter que l'évolution sur la réglementation sur les
brevets ne donne des armes aux grosses structures pour verrouiller l'innovation
251
6.4.1.9 Se donner les moyens d'observer la dynamique de la création
d'entreprise pour agir de façon plus pertinente
251
6.4.1.10 Ouvrir l'accès des marchés publics aux créateurs
251
6.4.1.11 Rétablir les Stock Options pour permettre aux Pme à
forte capacité de croissance de recruter les cadres de haut niveau dont
elles ont besoin
251
7 CONCLUSION
253
Jean-Michel Yolin mise à jour 2001
Depuis lors, dans notre pays, beaucoup de chemin a été parcouru
sous l'impulsion d'initiatives tant publiques (dans le cadre du PAGSI) que
privées.
Notons que, plus encore que les pays latins, le Japon, sans doute pour des
raisons culturelles analogues de "gestion du pouvoir" éprouve les plus
grandes difficultés à s'adapter à ce bouleversement de
l'économie (difficulté aggravées par l'absence
création de start-up) mais que néanmoins de nombreux
Français réussissent remarquablement dans la silicon valley
Aussi un grand nombre de personnes (entreprises, sociétés de
conseil, organismes de formation,...) nous ont suggéré d'assurer
la mise à jour d'un rapport qu'ils utilisent comme document de
référence (support de cours, source d'exemples d'application pour
la sensibilisation et le conseil, guide méthodologique, ...).
"Ce
qui est marginal mais croît de façon exponentielle peut devenir
majeur"
Jean-Claude Pelissolo
Internet : Mirage ou opportunité pour les PME ?
Aujourd'hui celui que l'on appelle le "réseau des réseaux" est devenu incontournable. Il a ses fans, fascinés par ses possibilités immenses. Il a aussi encore quelques détracteurs de plus en plus rares, qui ne manquent pas une occasion de mettre en évidence ses défauts de jeunesse ou les points faibles liés à sa conception et l'absence de contrôle qui en fait sa force aux yeux des uns et sa faiblesse aux yeux des autres.
1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque nucléaire :
1964 : le Ministère américain de la
Défense a l'idée d'un réseau de communication sans
véritable direction centralisée, conçu de façon
à demeurer opérationnel même si des portions
entières du réseau tombent en panne ou sont détruites
Paul Baran de la Rand Corporation en invente l'architecture avec la
numérisation du réseau et le découpage de l'information en
petits blocs : L'originalité du système mis en place, qui assure
son invulnérabilité, est l'absence de point central :
Le réseau fonctionne sur un mode purement coopératif avec une
multitude d'ordinateurs et de réseaux locaux ayant tous les mêmes
prérogatives.
Chaque ordinateur "serveur" qui se connecte pour émettre et recevoir sur
l'Internet, participe en outre au routage des messages qui circulent à
travers le monde selon des cheminements quelque peu aléatoires : il
reçoit des serveurs voisins des "paquets d'information" (les messages
trop longs doivent en effet être tronçonnés en petits
"paquets") et en fonction de l'adresse de destination, le transmet à son
tour à un autre ordinateur qui se trouve "à peu près" dans
la bonne direction et dont la ligne est disponible (les paquets composant un
même message empruntent éventuellement des chemins
différents et n'arrivent pas obligatoirement dans l'ordre initial)
Réaction [1]
d'AT&T: "c'est aussi stupide que de mettre le pétrole
dans des tasses à café pour le transporter dans un pipeline".
A cette même époque Engelbart invente la souris
www.engr.orst.edu/old_news/121098/engelbart.htm
En 1969, Larry Roberts de l'Agence américaine de l'armement
(Arpa) demande à quatre universités américaines de
mettre ces idées en pratique dans un réseau expérimental.
Quatre supercalculateurs sont interconnectés en 1971 : c'est le
réseau Arpanet:
Dès cette époque se met en place ce que certains ont
appelé une "adhocratie" avec une coordination d'étudiants
qui développent les idées de "protocoles" et de
"RFC" (Request For Comment) permettant de lancer les idées
nouvelles et de les tester auprès de la communauté
Les chercheurs américains utilisent très vite ce réseau
qui leur permet de se partager des capacités de calcul, très
onéreuses à l'époque.
1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de convivialité :
Mais
rapidement, comme c'est souvent le cas pour des innovations radicales
[2] ce n'est pas l'usage pour lequel il
avait été conçu au départ qui prédomine : le
réseau est de plus en plus utilisé pour consulter des bases de
données, échanger des articles scientifiques puis des messages.
Quelques étapes :
1971 Louis Pouzin, chercheur à l'INRIA,
épaulé par Michel Montpetit invente le
"datagramme", pièce essentielle de la transmission par paquet qui
ne nécessite plus l'immobilisation d'une voie de communication comme le
protocole américain de l'époque (Host-Host) : c'est le
début du réseau Cyclades.
1972: André Truong, créateur de la
Société R2E, et François Gernelle, son
directeur général, pour répondre aux besoins de l'INRA
(Institut de Recherche Agronomique) invente le premier micro-ordinateur
: le Micral, autre pièce essentielle du futur réseau
Internet, (réaction d'alors d'un haut responsable de Bull
rappelée par le Monde "vous n'avez jamais rien compris à
l'informatique"),
1972 sur l'initiative des chercheurs américains, invention du
courrier électronique et du "@"3(*) et création d'un groupe de travail en vue de
définir un standard d'interconnexion.
1974 : Vinton Cerf met en oeuvre le concept de datagramme,
développé avec "Cyclades", dans le réseau Arpanet
pour créer un des protocoles de base de l'Internet : TCP
(protocole de contrôle de transmission). Les multiples "paquets"
émis ne parviennent pas tous à destination (jusqu'à 15%
sont perdus) : en cas d'engorgement momentané, certains routeurs peuvent
en effet être amenés à détruire ceux qui sont en
attente: c'est le protocole TCP qui détecte ces échecs de
transmission et provoque une nouvelle émission du paquet
considéré
Dès cette période, la participation de pays autres que les
Etats-Unis à des travaux de spécifications et de tests est tout
à fait notable: En France, l'Inria et le Cnet
www.cnet.fr sont
particulièrement actifs.
C'est aussi l'époque où le CNET "invente" l'ATM
www.atmforum.com qui a
été jusqu'à aujourd'hui une technologie importante pour
accroître de façon substantielle les capacités de
transports des réseaux de télécommunications pour la
transmission de données.
1977 : , le protocole d'adressage IP (Internet Protocol) voit le
jour : il vient compléter le protocole TCP. Dès lors, pour
reprendre la définition de l'AFTEL :
"Un internet est alors défini comme un ensemble de réseaux interconnectés et l'Internet, comme l'ensemble des réseaux Internet interconnectés à l'aide du protocole TCP/IP"
76-78 : le projet Cyclades beaucoup trop
"déstabilisant", moins "contrôlable" pour les modèles
établis dans notre pays, se heurte à une très violente
hostilité de l'administration des PTT4(*) : celle-ci développe la norme X25
issue du protocole "Host-Host" américain, crée Transpac et
obtient l'arrêt du projet Cyclades (qui n'aura coûté au
total que 20 MF) : le protocole TCP IP devient "hors la loi" (alors qu'à
ce moment il permettait déjà des débits 30 fois plus
élevés : 2.000 kbit/s contre 64 kbit/s pour Transpac).
Dany Vandrome, Directeur de Renater,
www.renater.fr rappelle qu'en
1984 nos chercheurs devaient se déplacer à Londres pour se
connecter à ARPANET ...
Sur cette base est lancé le Minitel à l'abri des
perturbateurs. "A cette époque déjà les tarifs
dans notre pays plus du triple de ceux pratiqués aux Etats-Unis
pour les entreprises" (Robert Mahl, Annales des mines - nov 96).
1981: la NSF (National Science Foundation) décide de financer un
réseau "Computer and Science Network" qui deviendra plus tard le
NSFNet afin d'offrir aux universités des services tels que la
messagerie.
1982 l'Administration et les grandes entreprises américaines
(IBM, Digital, HP,..)essaient d'imposer un standard "vraiment professionnel":
l'OSI: le consensus des internautes sur TCP/IP conduit à
l'échec de cette offensive
1990: Tim Berners-Lee chercheur au CERN
www.cern.ch (centre
d'étude et de recherche nucléaire de Genève) invente avec
ses collègues le World Wide Web (WWW) et le langage hypertexte
(HTML)
www.w3.org/History.html
:
Derrière les images ou les mots clefs choisis par les auteurs de pages
publiées sur le réseau, se cachent les adresses (hyperliens)
d'autres pages d'information, situées éventuellement à
l'autre bout du monde.
L'Hypertexte contient aussi bien des images, des sons ou des séquences
vidéo que du texte proprement dit.
1993 :Grâce aux navigateurs dont l'ancêtre fut MOSAIC
inventé par Marc Andreesen de l'université de
l'Illinois, d'un simple "clic de souris", l'internaute peut naviguer vers
cette nouvelle adresse sans avoir besoin de savoir ni où il va, ni par
quel chemin.
L'augmentation de puissance des PC à prix constant, (voire
décroissant) leur facilité d'emploi, permettent à cette
même époque une explosion du nombre d'internautes.
2000 Lancement par le gouvernement américain du projet NGI
(internet de nouvelle génération) l'objectif des USA n'est plus
militaire stricto-sensu mais l'Internet n'en est pas moins
considéré comme un enjeu stratégique majeur dont il
convient de conserver le leadership
1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? :
1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une régulation par consensus
Depuis
1995, la National Science Foundation (NSF) ne finance plus le
réseau des universités américaines, qui constituait
l'ossature d'Internet (arrêt des subventions au NSFNet).
Depuis avril 1995, Internet fonctionne en réseau coopératif.
Aujourd'hui chacun (les opérateurs principaux, les prestataires grand
public, les entreprises, les particuliers) paie un tronçon de
réseau.
Les fonds publics avaient assuré au début la croissance du
réseau, mais les entreprises ne dépendant pas des organismes
payeurs ne pouvaient pas y accéder. Depuis, des réseaux (au
départ indépendants), à vocation commerciale se sont mis
en place et connectés au réseau des réseaux.
A l'heure actuelle, la majorité du trafic est d'origine commerciale et
plus de 90% du financement proviendraient de fonds privés.
1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une action forte de l'Etat américain
L'arrêt des financements publics de l'Internet ne signifie
nullement que les pouvoirs publics américains se
désintéressent de cet enjeu, toujours considéré
comme vital sur le plan géopolitique comme l'a montré la
dernière campagne présidentielle. Bien au contraire ils ont
lancé deux grands projets très ambitieux :
NGI : Next Generation Internet (
www.ngi.gov) visant à
créer une infrastructure "Terabit" mille fois plus puissante que
l'actuelle : VBNS (Very High Performance Backbone Network Service
www.vbns.net) et mobilisant les
moyens du pentagone (DASA, NSA) de la NASA et du département de
l'énergie (DOE).
Internet 2
www.internet2.edu avec les
universités, centres de Recherche et Industriels pilotes qui ont
l'objectif de développer de nouvelles applications tirant parti de cette
puissance nouvelle (travail coopératif, médecine,
éducation, commerce, ...)
Un projet analogue est en cours de développement au Canada :
Canarie (
www.canarie.ca)
www.canet.upc.es/ngi.world.html présente une vue globale
des projets "NGI" dans le monde.
Certains regrettent vivement que l'Europe ne se donne pas les moyens de
rester dans la course pour cette prochaine étape qui se prépare
outre atlantique tant au niveau des infrastructures que des nouvelles
applications permises par celles-ci, alors que les moyens financiers sont
relativement modestes (100 millions de dollars par an pour le projet NGI: ce n'est guère que 1/350e de la
capitalisation d'une entreprise qui a émergé de la
génération actuelle comme Yahoo!)
La FING (Fondation pour l'Internet de Nouvelle
Génération) s'est créée dans cet objectif: elle
regroupe des associations (comme l'Isoc ou l'Acsel), des grandes entreprises et
des établissements d'enseignement supérieur
www.fing.org
1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par consensus
La philosophie d'Internet est assez bien résumée dans cette phrase de Dave CLARK, prononcée pour l'IETF (Internet Engineering Task Force www.ietf.org) :
"Nous rejetons les rois, les présidents et le vote.
Nous croyons dans le consensus et les règles évolutives".
Dans cet
esprit la notion même de contrôle de l'Internet est très
largement rejetée,
L'association étroite entre les phases de développement et de
déploiement "rough consensus and running code" favorise
plus l'innovation que les positions acquises.
Le fonctionnement de l'Internet est assuré par un certain nombre de
commissions et groupes de travail
En 1992 l'Internet Society est chargée d'assister l'IETF
et l'IAB (Internet Architecture Board), avec pour mission de diffuser
l'information au public, de promouvoir la coopération mondiale et la
coordination d'Internet, de ses technologies interréseaux et de ses
applications.
L'IETF suit l'évolution des protocoles TCP/IP, de leur standard et de
leur intégration avec d'autres protocoles.
Existe aussi, en matière de recherche, l'Internet Research Task Force
(IRTF) qui explore les techniques avancées en matière de
communications/réseaux, et, pour le développement d'un droit
adapté à Internet, l'ILPF (Internet Law&policy Forum)
ISTF (Internet Societal Task Force, présidé par Vint Cerf
se penche sur l'impact sociétal de l'Internet et plus
concrètement WAI (Web Accessibility Initiative) met au point des
standards afin de rendre accessible le web aux handicapés notamment les
aveugles.
Enfin, il faut citer le WWW Consortium (ou W3C) pour
développer et promulguer des normes (comme http en partenariat avec
l'IETF, HTML, XML,...), ainsi que ICANN
www.icann.org (Internet
Corporation for Assigned Names and Numbers) qui a récemment
remplacé l'IANA après d'intenses débats au sein d'un forum
international et qui est chargé des questions de noms de domaines et des
adresses.
L'INRIA joue dans ce domaine un rôle majeur puisqu'il est l'un des
trois piliers mondiaux du WWW Consortium aux côtés du MIT aux USA
et de l'université Keio au Japon et qu'elle en assure aujourd'hui
la présidence.
Malgré cela Jean-François Abramatic, Président du
consortium ne peut que regretter "un déficit de compétences
françaises particulièrement apparent dans les organisations de
standardisation de l'Internet": le droit nouveau s'élabore pour
l'essentiel dans ces instances informelles par des consensus mondiaux, il est
donc essentiel que nous y soyons actifs
1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux PME
La
recherche d'informations économiques ou techniques ne nécessite
en première étape que l'achat d'un micro-ordinateur (moins 5.000
F) et l'abonnement à un fournisseur d'accès internet (FAI -
Provider: entre 0 et 100 F par mois).
Créer un simple site Web coûte de 5 à 100 kF
d'investissement initial et entre quelques centaines et quelques milliers de F
par mois pour les mises à jour et l'hébergement (il nous a
même plusieurs fois été indiqué que les sites les
plus réussis avaient été réalisés par de
jeunes ingénieurs en stage).
"C'est 20 fois moins cher qu'un serveur vidéotex" (Henri de
Maublanc président de l'AFTEL)
La taille de l'entreprise ne paraît pas un facteur déterminant
du succès :
Bern KRETSCHMER spécialiste allemand d'Internet
écrit :
Sur le réseau, ce qui compte est l'image qui s'affiche à
l'écran : elle se fait remarquer grâce à la
créativité et à la richesse des idées.
Les grosses entreprises sont plutôt sous-représentées sur
Internet parce que des marchés rapidement mouvants réclament des
collaborateurs particulièrement dynamiques et des décisions
extrêmement souples...
Pour se présenter elles-mêmes sur le Web, de petites
sociétés n'hésitent pas à employer de jeunes
diplômés, pleins d'allant, et souvent habiles. Alors que les
grosses sociétés confient souvent leur présence sur le Web
aux Agences de publicité. Celles-ci n'apprennent que lentement les lois
du Web qui sont différentes de celles qui appartiennent à
l'univers de l'imprimé.
A Autrans'99 Christian Huitema déclarait :
" quand j'étais jeune, pour gagner mon argent de poche, je tondais
la pelouse du voisin, aujourd'hui mes enfants font le site web du
commerçant du coin "
Nous avons pu de nombreuses fois vérifier la justesse de cette analyse.
Pour le client, ce qui est important, c'est de trouver une forte
capacité d'écoute auprès de son fournisseur et, là
encore, c'est souvent la PME qui sera la plus réactive.
Christophe Lambrecht, fils du patron d'une petite entreprise
artisanale "l'écrin du meuble", fabricant des meubles de style
à Corbeil-Essonnes, disposait entre sa sortie et l'école et son
départ au service militaire en février 98 d'une courte
période qu'il mit à profit pour créer un site catalogue
www.chez.com/ecrin :
quelques semaines après un acheteur américain distributeur de
literie française prenait contact avec lui pour venir voir la production
C'est aussi le fils de Christian Hébert qui a
développé le site
www.mangastore.com ,
librairie Teshima spécialisée dans les bandes
dessinées japonaises
Les Américains ont coutume de dire : "with the internet you can be small and look big"
L'Internet est même à la portée des entreprises
"SOHO" (small office, home office), éventuellement même en
utilisant internet par l'intermédiaire de cybercafés
comme par exemple la chaîne Kinko's aux USA qui offre un
environnement professionnel aux très petites entreprises, avec
facturation à l'heure : accès internet, imprimantes haut de
gamme, fournitures spéciales, gestion comptable,...ou plus modestement
mais avec de grandes ambitions, NewWorks dans le IXème arrondissement
à Paris
www.newworks.net
Nous avons même pu noter que la plupart du temps dans les grandes
structures privées ou publiques les développements réussis
étaient le fait de " francs-tireurs" agissant en marge (voire à
l'opposé) des hiérarchies
L'existence d'un service informatique puissant est généralement
considérée comme un lourd handicap au départ car celui-ci
a naturellement tendance à brider des développements qui lui
échappent.
Bernard Siouffi, délégué
général de la VPC, souligne que, heureusement, avec le
décollage du commerce électronique les projets internet
commencent à quitter les directions informatiques pour aller dans celles
chargées du Marketing
Cette évolution ne se fait pas sans crises comme nous avons pu le noter
à plusieurs reprises
De même une direction de la communication richement dotée
risque d'émasculer la dimension stratégique de la mutation vers
l'internet en la confinant dans le monde du paraître
Netsurf signale par exemple qu' en 1997 lorsqu'on a voulu
féliciter LCI (filiale tout info de TF1)de sa remarquable
initiative on s'est rendu compte que les dirigeants de la chaîne
ignoraient même qui en était à l'origine.
Dans un registre voisin Jean-Noël Tronc (Annales des Mines de
nov96) rappelle qu'un des sites les plus visités - le WebLouvre -
est issu de l'initiative privée d'un étudiant parisien
(Nicolas Pioch) et que la première initiative significative dans
l'administration - ADMINET - a été le fait d'une
initiative personnelle d'un fonctionnaire (qui a pu heureusement s'appuyer
sur l'Ecole des Mines de Paris) mais qui n'a pas toujours
bénéficié d'encouragements particuliers de sa
hiérarchie
Les PME ayant su occuper de petites niches de produits ou services à
vocation internationale, sont sans doute parmi les mieux placées pour
une utilisation efficace d'Internet
De même grâce à Internet l'échange de données
informatisées EDI entre entreprises a vu ses coûts
s'effondrer d'un facteur supérieur à 20 (et ce coût va sans
doute encore baisser dans l'avenir avec le développement de XML)
Ce qui était réservé aux grands groupes au temps d'X400 est maintenant à la portée des PME
Internet ou Extranet
1.1.5 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates : l'e-crime
Le
protocole TCP/IP, système de "panneaux de signalisation", qui
régule le trafic, peut en effet être assez facilement
truqué par des internautes malveillants : en l'absence de mesure de
protection, les messages peuvent être lus ou
détournés, le site informatique envahi ou
asphyxié, des virus introduits (petits programmes
altérant ou détruisant des données, capables de se
reproduire et de contaminer d'autres ordinateurs), de même que des
chevaux de Troie (programme caché activable de
l'extérieur), des "portes de services" (qui permettent à
ceux qui ont les clés de pénétrer à l'insu du
propriétaire) (backdoors) ou bombes logiques, des adresses
usurpées (Spoofing): là comme ailleurs, au-delà des
précautions élémentaires (tous les rapports entre
ordinateurs doivent être "protégés"), un choix
difficile est à faire entre l'épaisseur de la cuirasse dont on se
dote et la mobilité que l'on recherche
L'année 2000 a connu sur ce plan quelques spectaculaires attaques,
notamment celle ayant paralysé pendant plusieurs heures les principaux
sites de commerce électronique grâce au détournement de ces
"panneaux de circulation" entrainant de monstrueux embouteillages et causant un
"déni de service". La police soupçonne de cet acte un jeune
canadien de 15 ans. Notons aussi le virus I Love You, qui, avec ses
dérivés a causé des dégats que certains chiffrenr
à 10 milliards de $
Par ailleurs la copie numérique est d'une extrême facilité
et la gestion des droits d'auteurs prend une dimension nouvelle
1.1.6 Une distinction à opérer entre réseau de transport et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et les "protocoles" (les "technologies" Internet)
Il
convient de ne pas confondre dans Internet ses 2 composantes
C'est ce que nous appellerons dans la suite de ce rapport les technologies
Internet bien qu'il s'agisse davantage de "standards" que de "technologies"
proprement dites.
TCP/IP pour le transfert des paquets, HTTP pour le
transfert de pages en hypertexte (HTML, XML), HTTPS pour
les transferts sécurisés par cryptage, SMTP ( Avec
grâce au metaformat MIME la possibilité de transmettre dans un
même message des données hétérogènes : texte,
images,...) et POP3 pour le courrier électronique, NNTP
pour les News, IRC pour le "bavardage", VXML
www.vxml.org pour la voix,
GOPHER pour les banques de données
Les plus significatives nous paraissent être:
1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer rapides, bon marché, efficaces ouvrant de nouvelles possibilités
1.2.1.1.1 Le courrier électronique l'e-mail
Outre
votre message, il offre la possibilité de transmettre des "documents
attachés", texte, images, sons, vidéo,...qui peuvent d'un
clic être envoyés à une liste de correspondants aussi
longue que souhaitée ;
Un autre clic chez le destinataire sur le bouton "répondre" et le
corps du message est prêt, avec la bonne adresse pour répondre
à l'émetteur (avec ou sans copie aux autres destinataires).
L'e-mail permet tout à la fois des échanges en temps
quasi-réel tout en étant beaucoup moins
" invasif " que le téléphone : il permet une
meilleure organisation de son temps, une possibilité simple d'archiver
vos messages et de les retrouver à partir de n'importe quel mot ou
morceau de mot qu'il contient (expéditeur, objet, texte,...) sans avoir
même besoin de les classer:
AOL indique que ses seuls abonnés ont
dépassé le milliard d'e-mail dès 98, en juin 2000
on comptait 569 millions de boites aux lettres...
De nombreux nouveaux terminaux apparaissent qui permettent de
communiquer sans ordinateur : téléphones portables, pagers,
webphones, webTV,...
La reconnaissance vocale qui a fait des progrès
considérables permet de dicter directement le courrier (ceci est
particulièrement précieux pour les cadres qui n'ont pas toujours
une bonne maîtrise du clavier)
voir page
22
1.2.1.1.2 La téléphonie "IP": "l'international pour le prix du local" avec d'importantes fonctionnalités en sus
Elle
permet de converser à l'autre bout du monde, bientôt en
visiophonie, pour le prix d'une communication locale (celles-ci ayant pu
jusqu'à présent maintenir un niveau de prix très
élevé grâce à une absence de concurrence)
Net2phone, gratuit, assure la communication de PC à PC (
www.net2phone.net) tout
en gardant la possibilité, en même temps, sur la même ligne
de transmettre schémas, dessins, photos ou fichiers, de même
Dialpad
www.dialpad.com. avec 325
000 abonnés en avril 2000 l'entreprise revendique40% du marché.
Signe de reconnaissance, ATT et BT y ont investi 1,4 Milliards de $
Olitec
www.olitec.com lance le
Speak'Net V90 qui permet d'appeler n'importe quel type de
téléphones
L'opérateur suédois Telia
www.telia.fr ouvre ses services
en France à partir de fin 2000
www.von.com/teleph.html présente informations et
références dans ce domaine
L'adoption du standard H323 apporte une réponse aux
problèmes de compatibilité existant encore actuellement
Aujourd'hui 30% des Californiens utilisent l'IP pour leurs appels
internationaux et IDC
www.idcresearch.com estime que 24 % des
internautes sont prêts d'utiliser le Net comme opérateur longue
distance: de 310 millions de minutes en 1998 la consommation bondit à
2,7 Milliards en 1999 (étude IDC
www.idc.com), 15 Millions
d'américains l'utilisent à l'été 2000
Au Japon qui dispose d'un opérateur historique
particulièrement cher, la téléphonie IP, autorisée
depuis 1997, connaît un large développement avec une projection de
33% de part de marché en 2002 (par exemple avec les cartes
ATT@phone. Les appels se font via une passerelle locale et donc à
partir de n'importe quel combiné fixe ou mobile. La qualité est
jugée excellente. La carte Kcom est non seulement utilisable
depuis le Japon mais aussi depuis 22 pays ... dont la France alors que ce
service n'est pas proposé par France Télécom dans
l'hexagone ... qui ne propose lui sa carte"Invox" au Japon!
Bertelsman a ouvert son service Aventi à Hambourg et Munich , et
MCI-Worldcom prévoit d' assurer 50% de son trafic
téléphonique par internet
Patrick Sarrazin de Logical a vu ainsi le coût de ses
communications vers son bureau de Shangaï divisé par 10!
Grâce à l'Appliophone il n'est dès aujourd'hui
même plus nécessaire de disposer d'un micro ordinateur pour
profiter de la technologie IP et Netcentrex,
www.netcentrex.net jeune
start-up caennaise propose des centraux téléphoniques (PABX)
totalement IP offrant les mêmes fonctionnalités qu'un central
traditionnel
InterNext
www.internext.fr propose
son service de téléphonie IP depuis début 2000 à
Paris
De nombreux prestataires permettent ainsi un appel de téléphone
traditionnel (POT "plain old telephone") à
téléphone traditionnel, en passant par une "passerelle IP":
On appelle un central par une liaison téléphonique locale
normale, celui-ci établit la communication avec un autre central
localisé près de votre correspondant qui appelle à son
tour le N° demandé
C'est ce que propose Poptel
www.poptel.fr avec sa carte
prépayée qui offre jusqu'à 70% de rabais ou Global
Media Concept, qui, grâce à son réseau de voix sur IP,
annonce une réduction de 80% des factures à qualité
identique
Pour les entreprises disposant de lignes spécialisées entre leurs
implantations le basculement de la voix sur IP ne nécessite que des
investissements très minimes et génère des
économies très substantielles
Pour les particuliers disposant du câble la VoIP (Voice on IP) permet
aussi, là ou elle est disponible un abaissement drastique des
coûts: Flat25 offre un forfait Amérique du Nord pour 25$/mois.
Dialpad
www.dialpad.com offre la
gratuité si l'appel part d'un PC
Mais l'avantage de la téléphonie IP va bien au delà du
prix (on peut penser qu'avec le développement de la concurrence le
prix des communications "normales", artificiellement élevés,
devraient se rapprocher de la téléphonie IP): Elle permet des
services beaucoup plus "riches" que la téléphonie traditionnelle:
AT&T affirme déjà ne plus acheter d'équipements
classiques à commutation de circuit
1.2.1.1.3 La visiophonie, la téléconférence, pour une communication plus riche
Des
logiciels comme CuSeeMe
www.wpine.com sont
déjà disponibles pour des vidéoconférences.
Pour des Téléconférences plus professionnelles un
des leaders est la société israelienne V Con
http://www.vcon.com,
en France notons WebMeeting de Cegetel
www.cegetel-entreprises.fr/solutions/webmeeting
Avec la reprise de l'Américain Vialog de l'australien
Telcen et de l'allemand Eureka, Genesys
www.genesys.com de
Montpellier dirigée par François Legros, devient le leader
mondial des téléconférences sur internet
Vous pouvez dès aujourd'hui visualiser en direct le Kremlin
http:kremlincam.com, le
chantier de la Potsdamer Platz
http://cityscope.icf.de/cityscope_eng/current.html ou du Grand Lyon
(depuis le sommetde la tour du Crédit Lyonnais
www.grand-lyon.com
l'état du trafic dans de nombreuses localités (30
caméras couvrent les points névralgiques de virginie :
www.erols.com/tvn/tvn3.html
) ou ce qui se passe dans les cuisines du restaurant japonais de San
Francisco où vous avez réservé pour la semaine
prochaine (
www.kpix.com/xtra/live/html
)
Vous pouvez également suivre l'avancement de votre propre chantier
à l'autre bout du monde : ces applications devraient se
développer avec le "haut débit", tant pour le fixe que pour le
téléphone mobile (norme UMTS)
1.2.1.1.4 voir à distance en trois dimensions : un atout pour le tourisme, l'immobilier ou les catalogues
La
technologie Ipix
www.ipix.com
(démonstration disponible en ligne)ou Quick Time
http://www.apple.com/quicktime vous offre la
possibilité de faire visiter à distance votre maison à
vendre (voir immo by tel
http://www.immo-by-tel.com
), le lieu de villégiature que vous proposez, ou la voiture dont vous
rêvez... où le porte avion Charles de Gaulle
Plus puissant encore BeHere
www.behere.com propose la
vidéo en 360° : tout en regardant la vidéo il devient
possible pour l'internaute de faire pivoter la caméra afin de la pointer
dans n'importe quelle direction et de zoomer sur les détails qui
l'intéresse (pendant une descente de ski il est possible de retourner
la caméra pour regarder les concurrents derrière...)
Il est également possible de créer des univers virtuels en 3D
utilisable tant pour les jeux en ligne que pour les catalogues de produits
comme l'ameublement (Cryo Networks
www.cryonetworks.com
avec la technologie Scol par exemple). ils permettent également de
créer des univers virtuels vous offrant des magasins adaptés
à vos gouts. Ce sont en outre des technologie parfaitement
adaptés pour la création de maquettes architecturales visitables
L'utilisation des univers virtuels et des "avatars" (le personnage virtuel dans
lequel l'internaute se projette) créés au départ pour les
jeux avec le commerce et avec l'enseignement offre de nouveaux horizons
à la créativité
Parmi la cinquantaine de sociétés présentes sur ce
créneau voir en particulier Metacreation
www.metacreations.com
avec Canona, Cybelius
www.cybelius.com ,
Avatarme
www.avatarme.com ,
Merlin 3d de Digital Immersion
www.digital-immersion.com , Houdini de Side Effects
www.sidefx.com , ...
1.2.1.1.5 Des Forums, des espaces pour bavarder,
Les
forums de discussions (Newsgroup) les listes de diffusion (mailing
list) et les espaces de bavardage (chatrooms), permettent des
échanges de toutes nature entre les internautes, des plus frivoles au
plus professionnels): ils se comptent aujourd'hui par dizaine de milliers
Les " chatrooms " peuvent servir de " salle de réunion
virtuelle " les échanges par le protocole IRC se faisant en temps
réel (mirc :
www.mirc.com) le "chatter" d'America
OnLine comptait 61 millions d'utilisateurs en aout 2000.
1.2.1.1.6 Un outil aussi de communication entre les machines: à l'usine comme à la maison (domotique)
De
nombreux appareils, équipés de microprocesseurs deviennent
grâce au protocole de l'Internet (IP) capables de communiquer entre eux:
IP est en quelque sorte l'espéranto des machines intelligentes
Michael Dell pense qu'en 2001 il y aura 2 milliards d'objets
connectés dont seulement le tiers d'ordinateurs et les
américains parlent de "l'Evernet" pour "Internet Everywhere", ce
que l'on pourrait traduire par le "tout internet"
Machines outils à commande numérique: aux USA de
plus en plus d'industriels connectent leurs machines à l'Internet: cela
leur permet de programmer, d'exécuter et de contrôler les travaux,
de réparer à distance ou de faire appel pour ce faire à
des prestataires extérieurs
Distributeur de boisson qui peut demander en fonction de ses stocks, de
l'heure et de la température à être
réapprovisionné... : Coca Cola annoncé en mai 2000 sa
décision d'investir 100M$dans 500.000 distributeurs reliés
à Internet
JC Decaux a connecté ses panneaux afin d'en améliorer la
maintenance et d'optimiser l'affichage des publicités. "grace à
notre système de pilotage à distance, nous pouvons afficher le
texte d'une annonce en japonais pour les panneaux qui se trouvent dans une
salle ou embarquent des passager pour Japan Airline"
mais aussi dans la domotique
le réfrigérateur, d'après les enquêtes un
des lieux centraux du logis, il lit les étiquettes des produits,
gère les stocks, passe les commandes au magasin et vous propose des
menus optimisés en fonction des dates de péremption
il vous alerte en cas de dysfonctionnement.
Commandé à la voix ou par le doigt ("pas de souris à la
cuisine"...) il va chercher les recettes (avec démo) dont vous avez
besoin (avec sa connexion à large bande, temps d'affichage 100
millisecondes).
Son écran remplace le "petit calepin de la cuisine"(avec caméra
et micro les messages peuvent être en vidéo).
Il peut bien évidemment être consulté à distance
(screenfridge Electrolux)
la machine à laver Marguerite 2000 (1200$) qui signale ses
pannes au service après-vente, le four qui va sur Internet
chercher le cycle optimal pour la cuisson (Merloni-Ariston
http://www.merloni.com/ita/digitale.htm: objectif, 30% des ventes
à 5 ans)
et les WC qui vous pèsent et procèdent aux analyses
permettant d'établir votre bilan de santé en temps quasi
réel grâce à une connexion avec l'hôpital et vous
propose les menus les plus appropriés (Matsushita Tokyo), prenant
ainsi en défaut Microsoft qui avait fait afficher dans les toilettes de
l'entreprise "le seul endroit ou Internet ne vous servira à rien"
certains font même remarquer qu'avec le téléphone lecteur
de code-barre, la boite de conserve devient un objet communiquant
C'est l'ensemble des appareils électroménager qui pourront
ainsi être mis en réseau, assurant ainsi des fonctions de
sécurité, d'alerte, de télémaintenance, de
régulation, d'optimisation de consommation énergétique, de
gestion
En Suède Electrolux et Ericsson se sont
associés dans e-to Home
www.e2-home.com pour
développer les normes de communication entre ces appareils dont
l'interconnexion sera assurée par les fils électriques. En
juillet 2000 Nokia et Whirpool annonçaient de leur côté
leur alliance
14 entreprises américaines viennent de signer un accord
de partenariat stratégique pour développer le rôle
d'Internet dans la vie quotidienne. On trouve, parmi ces entreprises, aussi
bien des poids-lourds des nouvelles technologies (3Com, Cisco, Motorola,
Sun...) que des spécialistes de la grande distribution. Le but de cette
Internet Home Alliance est de créer et d'imposer un nouveau standard de
communication entre tous les appareils domestiques
La domotique qui avait soulevé beaucoup d'espoirs avant de retomber dans
l'oubli va-t-elle maintenant décoller? Si oui quelles
conséquences sur le "modèle économique" (vente de machines
ou vente de services: le "kg de linge lavé"?). Quelles
conséquences pour l'ensemble du circuit de distribution/maintenance
composé de nombreuses PME?
1.2.1.1.7 La Radio et la télévision sur internet
L'augmentation des débits disponibles et
l'amélioration des technologies de compression permet à de
nombreuses radios d'émettre sur l'Internet et l'on entrevoit
l'arrivée de télévisions à la demande
"avec Internet vous pouvez écouter la radio tout en payant le
téléphone"
Déjà aujourd'hui, avec une résolution certes modeste on
peut accéder avec Realvideo à certaines émissions (Canal
Atelier de Bnp-Paribas
www.canal-atelier.com
, Cyperus
www.cyperus.com , CanalWeb
www.canalweb.net ,...) ou
téléparticiper à des congrès (Il vous était
loisible de suivre en direct la Conférence de Kyoto sur l'effet de
serre, et poser vos questions aux orateurs
www.cop3.or.jp)
EUnet Multimedia Network Service en s'appuyant sur 8 serveurs relais qui
lui permettent de contrôler la qualité de bout en bout offre
déjà le multimédia en direct. C'est le moment de prendre
les places pour être prêt pour l'arrivée de la large bande
(ATT
www.att.com, @home
www.athome.net ,...)
1.2.1.1.8 Et de nouveaux outils se préparent à sortir des laboratoires: goût, odorat, toucher, vision 3D
Avec
gants et casque la communication (virtual technologie :
www.virtex.com, alioscopie
www.micronet.fr/~emuller/FRAMES/Alioframe.html) peut
également concerner le toucher ainsi que la vision et l'audition
tridimensionnelle (Qsound :
www.qsound.ca) .
Alpha Mos
http://www.alpha-mos.com
de Jean-Christophe Mifsud, vient de lever 43 MF sur le Nouveau Marché
à Paris pour numériser l'odorat et le goût : en mars
2000 elle a présenté la langue électronique.
En Californie Digiscent
http://www.digiscent.com
et
http://www.stanford.edu/~demian23/captology/DOPE développe un
procédé permettant de créer des odeur par ordinateur, de
les diffuser via Internet et de les synthétiser chez le destinateur avec
un petit boitier, iSmell équipé de cartouches d'odeurs de
base
Cambridge Display Technology, E-Ink
http://www.eink.com
, IBM, Kodak travaillent sur les écran souples en plastique
permettant par exemple une plus large diffusion du "livre électronique"
(e-book) et l'intégration dans l'habillement
IBM de son côté développe dans ses laboratoires un
écran intégré dans le verre d'une lunette
Signalons enfin FEELit espèce de souris tactile produite
par la société "Immersion"
www.immersion.com ou iFeel
de Logitech
www.logitech.com y rajoute
la capacité de sentir la texture de l'objet affichée sur
l'écran (on imagine les applications pour le commerce
électronique, notamment là où le toucher est important,
comme pour les textiles)
La réalité virtuelle permet aux grandes entreprises comme
Renault ou les concepteurs d'installations complexes (CEA,Valmet, Bechtel,...)
de faire l'économie des maquettes et ainsi de pouvoir étudier
davantage de variantes et de raccourcir le délai nécessaire pour
concevoir une voiture. Ces "reality centers" avec salle de projection
"immersives" sont relativement onéreuses (7MF pour Renault) mais vite
amorties (une maquette coute 1MF). Mais ces technologies ne sont pas l'apanage
des grands groupes:l
Opiocolor
www.opiocolor.com PME installée à
Opio près de Nice, fabricant des mosaïques en pâtes de
verre pour fonds de piscines, salles de bain ou façades, reproduit
dessins peinture ou photos que souhaite son client:
Depuis 1997, grâce à virtual Mosaïc, un logiciel
relié à un casque de réalité virtuelle il
permet au client de visualiser immédiatement le résultat final et
d'apporter les retouches souhaitées.
Le fichier numérique est alors transmis à l'usine via internet,
processus qui a conduit à ramener le délai de
conception-fabrication de 3 mois à 10 jours.
L'entreprise dont on pouvait craindre la disparition face à la
concurrence italienne espagnole et chinoise compte maintenant 40 personnes et a
ouvert des filiales à Hong Kong et Dubaï
Enfin de nombreux laboratoires travaillent à la convergence de tous les
"portables" vers un outil intégré combinant les
fonctionnalités de chacun (téléphone, organiseur,
pager, balladeur, microordinateur, e-book, localisation GPS, terminal de
paiement électronique,...
voir page
153)
Ce type de services, gourmands en capacité de transmission, et de ce
fait encore peu répandus devraient connaître un très fort
développement avec les gigantesques investissements dans les fibres
optiques, la mise en place de constellations de satellites en orbite basse
l'utilisation par Internet des réseaux câblés,
l'utilisation des transmissions par voie hertzienne, les nouvelles normes
permettant le haut débit pour les mobiles (UMTS), l'utilisation des
réseaux électriques permettant de hauts débits5(*), le développement d'algorithmes de
compression et l'arrivée à maturité d'une nouvelle
technologie (ADSL
www.adsl.com puis le VDSL)
permettant une multiplication par plus de 100 puis par plus de 1000 de la
capacité des paires de cuivre des lignes téléphoniques
traditionnelles
voir page
145
1.2.1.1.9 Trouver des informations parmi des centaines de millions de documents
Internet est en passe de devenir le premier réflexe dans un processus de recherche d'information
1.2.1.1.10 Les annuaires et moteurs de recherche
On
estime actuellement le nombre de documents publiées par les
entreprises, les chercheurs, les institutions ou les particuliers à
2,1 milliard (étude Cyveillance du 19/7/2000)
dont 1,5 Milliards accessibles par le Web et s'accroissent de 7
millions par jour dont 85% par des Américains!:
S'il est aisé de trouver un document dont vous connaissez l'adresse et,
en suivant les "liens", de naviguer d'un document à l'autre à la
recherche d'information, ce type de "navigation" au hasard sur le Web trouve
rapidement ses limites:
une des innovations majeures qui ont concouru au développement du Web
sont les "Moteur de Recherche" et les annuaires
Ces outils informatiques puissants et conviviaux, permettent de trier parmi
cette masse d'information considérable et il n'est pas exclu de
trouver une aiguille dans une botte de foin parmi le millard de documents
qu'ils analysent et indexent
Les recherches se font
Des "portails" (comme Yahoo!) associent annuaire, moteur de recherche
(ils sous-traitent souvent le moteur à des entreprises comme
Inktomi) et offre de nombreux services
Par ailleurs les logiciels de traduction automatique, quoique encore
perfectibles (on devrait plutôt parler d'outils de compréhension
voir page
22), permettent de ne pas
limiter sa recherche aux sites dont on comprend la langue
Ces moteurs sont utilisés plusieurs centaines de millions de fois par
jour (RelevantKnowledge, oct 98)
Les plus visités sont de la catégorie "portail" ont
pour nom Yahoo!
www.yahoo.com, Excite
www.excite.com,
Infoseek
www.infoseek.com,
Lycos
www.lycos.com, HotBot
www.hotbot.com ou Alta
Vista
www.altavista.com,
Dans la catégorie "métamoteurs Parmi les plus connus :
MetaCrawler
www.metacrawler.com
Mega Francité
http://mega.francite.com,
SavvySearch
www.savvysearch.com,
Fast Search
www.alltheweb.com et
surtout Google
http://google.com qui
référence plus d'un milliard de pages
Pour les moteurs francophones citons, outre les déclinaisons
spécialisées des moteurs américains, Voilà
www.voilà.fr ou
Lokace
www.lokace.fr,),
d'autres moteurs plus spécialisés, prenant acte du fait
que les moteurs généralistes ont du mal à suivre
l'explosion du nombre de sites et n'en référencent plus qu'une
partie, permettent de meilleurs résultats dans certains domaines
La recherche d'adresses avec Voilà
www.adressemail.voilà.fr Yahoo! Annuaires
http://fr.people.yahoo.com
Lycos WhoWhere
http://french.whowhere.lycos.com,
La recherche d'emploi Keljob.com
www.keljob.com
La recherche de logiciels avec Filez.com
www.filez.com,
La gastronomie avec Gourmetsecker
www.gourmetsecker.com
, EatinParis
www.eatinparis.com
Le monde agricole Web-agri
http://www.Web-agri.com
Ou une région Click'in! Auvergne
http://clickin.gdebussac.fr
, Nantes
www.cybernantes.com ,la
façade atlantique
www.alouest.net ,
Breizhoo
www.breizhoo.com pour la
Bretagne
Certains moteurs permettent également de rechercher de la musique
http://mp3search.lycos.com
, voire même des image ou vidéo avec Media
Finder
http://image.altavista.com
ou
www.compaq.com/speechbot
L'Inria a développé Surfimage qui permet de retrouver
les images qui " ressemblent " le plus au modèle
proposé
www-rocq.inria.fr/cgi-bin/imedia/surfimage.cgi qui sera
développé par la start-up Elucid Technologie
Ya-Hooka
www.yahooka.com est
spécialisé dans le cannabis (le Monde 16/5/00)
pour un panorama complet et à jour sur les moteurs, avec banc
d'essai, classement par catégorie,... voir
www.abondance.com,
www.searchengines.net,
www.beaucoup.com,
www.search.com,
http://searchenginewatch.com
de logiciels spécialisés dans l' intelligence
économique compétitive permettent, comme nous le verrons plus
loin, des recherches beaucoup plus élaborées
voir page
114
Des "métamoteurs" font travailler en parallèle plusieurs
moteurs et font une synthèse des résultats
1.2.1.1.11 La recherche à travers les newsgroup
Par
ailleurs il ne faut pas oublier que les newsgroup sont une source de
compétences immense pour vous aider dans votre quête :
Deja News
www.dejanews.com vous
permet de repérer les newsgroup traitant du sujet qui vous
intéresse et les internautes qui se sont exprimé dessus
Reference
www.reference.com cherche
également dans les listes de diffusion
Citons également Voilà News
www.news.voilà.fr
et AltaVista
www.altavista.com (section usenet)
Une fois un internaute identifié vous pouvez connaître la
totalité des ses contributions dans les forums (fonction "author
posting history" de Deja News et fonctions équivalentes pour les
autres)
1.2.1.1.12 La recherche dans les banques de données
L'exploitation des banques de données est maintenant
également techniquement possible: des passerelles logicielles permettent
d'utiliser l'existant sans surcoûts importants (ce qui ne signifie pas
bien entendu que les propriétaires de banques de données
permettront pour autant un accès gratuit...)
Lexis-Nexis (filiale de Reed-Elsevier) dispose sur son site de
1,8 Milliards de documents, est le dernier grand site à basculer
l'ensemble de ses bases sur le web, depuis trois ans tous ont suivi cette voie
afin d'être en mesure de délivrer automatiquement l'information
pertinente en fonction des profils d'intérêt des clients (rapport
annuel de l'Aftel)
Avec le nouveau standard XML les messages intégreront une
description de la structure de la base, permettant ainsi un accès direct
aux informations
1.2.1.1.13 La reconnaissance vocale
La
reconnaissance vocale qui a fait des progrès considérables
permet de dicter directement les e-mails ou des rapports (c'est le cas
d'ailleurs du présent rapport)
Elle s'impose pour des raisons d'ergonomie pour les usages nomades et pour des
raisons de sécurité pour les utilisations par un conducteur
Un nouveau standard est en cours d'élaboration VoiceXML pour la
navigation vocale
Les leaders sont Via Voice
www.software.ibm.com/speech et Lernout&Hauspie
www.lhs.com qui vient de
prendre le contrôle de Dragon Dictate,
www.dragonsys.com
(capitalisation: 6,2 Milliards de dollars) et de Elan Informatique,
www.elan.fr l'entreprise
Toulousaine qui détenait le leadership de la synthèse vocale.
L&H va par ailleurs lancer un moteur de recherche vocal
Nuances
www.nuance.com ,
système multilocuteur de reconnaissance permet de prendre les ordres de
bourse par téléphone
www.voxml.com
Pour un panorama général de ces technologies:
www.speachcentral.com
et
www.voicerecognition.com
Vous pouvez même envoyer un e-mail à un
téléphone mobile par
numéro@sms.itineris.tm.fr
"de deux choses l'une, ou bien la banalisation des téléphones cellulaires génère un immense marché pour les cure-dents, ou ce sont les technologies vocales qui vont s'imposer" Jo Lernout
1.2.1.1.14 La traduction automatique
Signalons également le développement de logiciels
de traduction automatique : même si l'on ne peut, dans l'état
de l'art actuel, attendre d'eux des traductions de qualité (il n'est
que de se souvenir des gorges chaudes qu'avait provoquée la traduction
du rapport Star), par contre on obtient des traductions acceptables de
textes techniques simples et l'on dispose d'assez d'éléments sur
les autres pour en avoir une compréhension grossière et ne faire
traduire que les textes qui en valent véritablement la peine
(économie de 70 à 90 % des traductions)
C'est un domaine où la France est bien placée avec un des
leaders du secteur Systran
www.systransoft.com qui
est utilisable gratuitement à travers la fonction babelfish du
moteur Alta Vista
www.altavista.com .(1
million de traductions par jour) notons également le
québécois
www.alis.com
NEC lance un nouveau système de traduction en 8 langues
dont le Japonais, le coréen et le chinois
1.2.1.1.15 La reconnaissance de l'écriture manuscrite
Déjà le palm permet une première forme de reconnaissance lettre par lettre avec sa tablette mais des logiciels comme REMUS permet à la fois d'identifier celui qui écrit et de reconnaitre les mots. Il peut être utilisé également pour aider les enfants à apprendre à écrire http://www-eph.int-evry.fr
1.2.1.1.16 L'exploitation des flux d'information
D'autres
informations peuvent être exploitées: connexions à votre
serveur, analyse des "cookies"
Les cookies sont des Informations rassemblées à l'insu
du client sur son identité et, à travers ses requêtes, sur
ses centres d'intérêt. ceux-ci sont enregistrés sur son
disque dur par le serveur qu'il consulte : les navigateurs comme Netscape
permettent de créer jusqu'à 300 cookies de 4 Ko (20 cookies
maximum par serveur).
Les Brownies, plus intrusifs envoie en permanence à un serveur
des informations sur toutes les activités de l'internaute : ils sont
souvent chargés avec un petit utilitaire téléchargeable
qui rend des services (Comet ° avec ses Curseurs, Alexa avec
ses aides à la navigation,...
Spécifications disponibles à :
http://developer.netscape.com:80/viewsource/archive/goodman_cookies.html
Des scanners ou sniffers permettent en outre par l'analyse des requêtes
émises sur le réseau, de suivre l'activité d'autres
acteurs du net: c'est un puissant outil d'intelligence économique dont
l'usage est à la limite de la déontologie mais qu'il vaut mieux
connaître pour savoir en tenir compte
1.2.1.2 Se procurer des produits et services sur le web
1.2.1.2.1 Le téléchargement de programmes informatiques, de données, d'images, de sons, de vidéo... :
C'est
une des pratiques les plus courantes: d'innombrables logiciels, jeux ou
morceaux de musique, gratuits ou payants peuvent être directement
téléchargés du web vers votre ordinateur
Le 1er octobre 1997 1 million de personnes ont
téléchargé le nouveau navigateur Explorer 4 de
Microsoft et en 3 jours les internautes ont téléchargé 2,7
milliards de pages du rapport Starr
En ce qui concerne la musique, grâce au format MP3 offrant une
qualité "CD" pour un volume très limité, des entreprises
comme Napster qui offre la possibilité d'échanges entre
particuliers comptait déjà plus de 20 millions d'utilisateur
après un an d'activité avec 200.000 téléchargements
journaliers
1.2.1.2.2 Faire ses courses sur internet, des magasins ouverts 24/7
Voyage,
Voiture, locomotive, actions, contrat d'assurance, centrales nucléaires,
chaussure d'occasion vendue aux enchères: on peut tout acheter sur
internet: nous verrons cela plus en détail dans les chapitres suivants
Un gros avantage: une disponibilité 24h sur 24, et 7 jours sur 7, ce que
les anglosaxons dans leur style compact appellent le 24/7
1.2.1.2.3 Accomplir les formalités administratives
De plus
en plus d'administrations nationales ou locales offrent la possibilité
non seulement d'accéder à l'information mais aussi de payer ses
impots et d'accomplir les innombrables formalités administratives qui
nous incombent(cela devrait être particulièrement
précieux pour notre Pays que l'OCDE a classé début 2000 en
tête des 20 pays membres sur ce plan)
Pour l'anecdote mentionnons en Angleterre le "Pack Divorce", mis en
place fin 99, en liaison avec la Chancellerie par le cabinet d'avocat en ligne
Desktop Lawyer
www.desktop-lawyer.co.uk
et qui permet en cas de consentement mutuel de divorcer pour 59 £. Par
contre le tribunal du Caire a jugé irrecevable une notification de
répudiation envoyée par Internet (le Monde du 6/6/2000)
1.2.1.3 Publier de l'information accessible du monde entier
L'Internet permet à des associations, des PME ou
même des individus avec des moyens (financiers) limités,
d'avoir une présence significative au niveau mondial. Pour le
meilleur comme pour le pire
La guerre du Kosovo outre les attaques des sites de l'OTAN par
les Serbes , l'inscription de graffitis vengeurs par les Chinois
sur le site de la Maison blanche ou les attaques par la CIA sur les comptes
bancaires des dirigeants serbes, montre la puissance qu'a acquise ce moyen
de communication. Celui-ci a permis en outre à de simples citoyens de
diffuser au monde entier des informations qui ne sont pas sans importance
géopolitique, il s'est révélé en outre un outil
extrêmement précieux pour le regroupement des familles
dispersées par le conflit et la collecte de fonds par la Croix
Rouge (170.000F).
Rappelons également que l'affaire Lewinsky a été
révélée par le journaliste indépendant Matt
Drudge et son Webzine d'information Drudge Report
www.drudgereport.com
(qui diffuse de l'information "vraie à 80%) avec les conséquences
que l'on sait, alors que la presse sérieuse avait décidé
de ne pas traiter l'affaire
Inversement Salon un magazine exclusivement diffusé sur le web
www.salonmagazine.com
a fait fortune (6M$ de revenus publicitaires en 1997) en prenant la
défense du président...en livrant des révélations
croustillantes sur ses adversaires
Dans le domaine du commerce électronique, il offre à l'entreprise
la possibilité de publier de l'informations sur l'entreprise et
ses produits, de pratiquer la vente en ligne et le paiement en
ligne et à l'inverse la recherche de fournisseurs ou de
partenaires nouveaux.
L'amélioration considérable de la performance des logiciels de
reconnaissance optique (OCR) permet de reprendre les documents
d'archives pour les rendre disponibles sur Internet.
Il est également possible de publier les d'appels d'offres,
d'expédier les bons de commande, les factures, et les
règlements,...d'interconnecter les systèmes informatiques
des partenaires commerciaux et de faciliter ainsi les échanges
inter-entreprises (Business to Business ou B to B ou B2B par opposition
à la vente au grand public : B to C ou B2C (Business to
consumer) ou le " commerce " avec les administrations : B to
A. ou B2A).
Notons également la possibilité "d'affichage publicitaire" sur
des sites web
1.2.1.4 Travailler ensemble malgré les distances
1.2.1.4.1 Partager des documents
Cela est
particulièrement important quand les équipes sont
géographiquement: (transmission de documents, plans, documents
techniques, fichiers CAO), mais aussi tout simplement quand il est
nécessaire aux membres de l'équipe de travailler sur les
mêmes documents.
C'est notamment le cas de la conduite de projet inter ou
intra-entreprises (groupware): n'oublions pas qu'en économie les
distances se mesurent en secondes et en euros plus qu'en Km.
1.2.1.4.2 Mettre en commun et partager des moyens de calcul, les réseaux de PC, le Peer to Peer (P to P)
Internet
permet de faire travailler des ordinateurs en réseau, permettant, par
exemple en mobilisant un très grand nombre de micro-ordinateurs pendant
des périodes où ils sont inutilisés de disposer de
gigantesques moyens de calcul
Cette technique, est par exemple utilisée par les chercheurs pour les
mathématiques (distributed.net avec 200.000 PC), la physique des
particules, la recherche sur le génome ou la climatologie, mais aussi
pour "casser" des clés de cryptage
Elle est née au départ du projet SETI (Search for
Extra-Terrestrial Intelligence, mai 1999) nécessitant l'analyse des
ondes radio reçues par l'antenne géante d'Arecibo afin d'y
détecter d'éventuelles émissions radioélectriques
provenant d'une intelligence extraterrestre: aujourd'hui 3 millions de PC y
sont connectés représentant une puissance supérieure au
plus gros ordinateur actuel,
Guy Wormser CNRS, coordinateur du programme européen de mise en
réseau Datagrid
http://grid-france.in2p3.fr
considère que l'on peut mettre en réseau sans
difficulté 10.000 ordinateurs: la limitation actuelle est celle des
débits de nos réseaux de transmission mais ce handicap devrait
être progressivement levé :
voir page
145
Groove créé par Ray Ozzie, concepteur de Notes,
permet ainsi de créer des espaces de travail virtuels permettant de
partager applications, images, voix, données et fichiers de tous types
sans serveur central
Les PME pourront également tirer partie de cette technologie en
disposant ainsi (pour des calculs de pièce par éléments
finis par exemple) de moyens de calcul autrement inaccessibles. L'achat de
capacité de calcul pouvant se faire comme aujourd'hui pour
l'électricité.
Les Centres techniques pourraient jouer un rôle de catalyseurs dans ce
domaine
voir page
231
Ces techniques de mise en réseau permettent également de
définir des architectures revenant aux sources de l'Internet ou
chaque PC est également un serveur: c'est le Peer to Peer (P to
P), ou les applications sont totalement distribuées et ou les
recherches d'information se font directement sur les disques durs des PC
connectés (moteur InfraSearch)
Gnutella, première technologie totalement P to P
diffusée à grande échelle, est née en mars 2000.
Elle est issue des équipes de Nullsoft et elle s'est
immédiatement diffusée à des centaines de milliers
d'internautes échappant à tout contrôle d'AOL qui avait
entre-temps racheté l'entreprise (et qui négociait sa fusion avec
Time Warner...)
Depuis d'autres programmes ont vu le jour sur ce modèle: Freenet ,
Gnotella, Napigator, Mojo Nation, OpenNap,...
Cette nouvelle génération technologique qui fait son apparition
en 2000 n'est pas sans poser de nouvelles questions auxquelles peu de personnes
peuvent aujourd'hui répondre:
quelques "visionnaires" de la Silicon Valley, comme Kevin Kelly (cofondateur de
Wired) considère que cette technologie porte en germe une nouvelle
mutation économique et, en Août 2000, une centaine d'entreprises,
dont IBM et Hewlet Packard, ont fondé de "P to P working group" pour
exploiter les potentialités de ces nouvelles architectures
distribuées
1.2.1.4.3 Partager des moyens de stockage de données
Le
nombre considérable de données qu'il est nécessaire de
conserver (avec le niveau de sécurité voulue) conduit
également au partage de moyens de stockage dans des "entrepôts de
données" (Data Warehouses)
Des entreprises se sont lancées sur ce créneau
particulièrement porteur et bien que peu connues du grand public
atteingnent des tailles gigantesques : EMC
http://www.emc.com (74milliards
de dollars de capitalisation, soit plus que Boeing ou Motorola) ou Network
Appliance (30 milliards de dollars de capitalisation)
1.2.1.5 Surveiller et agir à distance: télésurveiller et téléopérer
Télésurveillance, télémaintenance,
télédiagnostics, télémédecine,
téléopérations, télétravail...ouvrent de
nouveaux horizons à l'organisation du travail.
Le protocole TELNET ouvre la possibilité de prendre les
commandes à distance d'un autre ordinateur (via internet) et de
pouvoir disposer ainsi de ses moyens de calcul, de ses programmes, et de sa
mémoire.
La station astronomique de Nassau
http://astrwww.astr.cwru.edu/nassau/nassau.html connecte son
téléscope à Internet permettant aux internautes du monde
entier, à certaines heures, de commander à distance l'instrument
et de télécharger les images (mise en service prévue cette
année)
Lors de la manifestation Inet2000 à Yokohama le professeur
Mark Ellisman pilotait son microscope électronique de son
laboratoire de San Diego. L'objectif dans ce cas est de permettre
l'accès à des équipes de recherche de matériels
très onéreux et sous-utilisés
1.2.1.6 L'arrivée du haut débit et de l'accès internet nomade
2000 est
l'année qui voit un début de concrétisation des mutations
vers les hauts débits, grace à de multiples technologies (
voir page
145) et vers les acces nomades (
voir page
153) qui vont entrainer en 2 ou 3 ans une
mutation aussi importante que celles que nous avons connu en passant de la
radio crachottante à la TV couleur de haute définition.
Bien entendu cela aura une influence forte sur les usages (type de sites, type
de logiciels, usage de la vidéo, interactivité,
télétravail, interconnection des bureaux d'étude, ...) et
les pays qui sauront disposer avant les autres d'infrastructures à haut
débit offriront à leurs entreprises un avantage compétitif
déterminant
1.3.1.1 Dans tous les pays développés une croissance exponentielle: les "dog years"
Il est
bien entendu difficile de donner des chiffres sûrs pour les
données caractérisant Internet, principalement pour les raisons
suivantes :
A tel point que certains parlent de "dog years", année de chien : une année réelle en contient sept
Ce
mouvement a connu une nouvelle accélération avec la baisse des
prix des télécommunications (suite au développement de la
concurrence) et l'internet gratuit :
L'accès gratuit ne concerne pas que les internautes: dès
juillet 1999, 28% des PME Anglaises l'utilisaient (17% en France)
Le provider Freeserve
www.freeserve.com ,
filiale de Dixons,
www.dixons.com à lui
seul, annonce avoir atteint en 2 mois le nombre d'internautes (100.000) que
Wanadoo
www.wanadoo.com avait
conquis dans ses 2 premières années d'activité, (en
août 1999 il atteignait 1,75 millions de client et son introduction en
bourse le valorisait à 3,5 milliards de dollars)j
En Grande Bretagne, selon les analystes déjà 40% des internautes
profitent aujourd'hui de la gratuité proposée par plus de 250
fournisseurs d'accès (début 2000), et X-Stream,
www.x-stream.com qui a
déjà 250.000 clients suivi par Tempo avec
screaming.net
www.screaming.net offrent
même la gratuité des communications téléphoniques
en heure creuse . la plupart offrent également adresses e-mail et
hébergement de site web personnel
En France au mois de juin 1999, quelques mois seulement après la
première initiative on comptait déjà en France
près d'une dizaine de fournisseurs d'accès gratuits
(Liberty Surf,
www.libertysurf.com
partenaire de Darty affiche 130 000 clients, Free
www.free.com 100 000, World
Online
www.worldonline.com 70
000, Freesurf
www2.ida.net/freesurf
60 000, Fnac.net
www.fnac.net 40 000,
VNU.net
webserv.vnunet.com 20
000, Lokace
www.lokace.com 20 000 :
même s'il serait déraisonnable d'additionner tous ces chiffres
l'ampleur du mouvement est impressionnant ...
En juin 2000, d'après MédiaMetrix, Free recevait plus de
visites queAOL, Microsoft, MSN, Voilà ou Club-Internet!
De nouveaux apparaissent chaque jour :
Freesbee
www.freesbee.fr de None
Networks (qui a démarré avec un premier tour de table de
163MF), a acheté des minutes en gros et facture les communications au
prix de détail de France Télécom empochant ainsi une marge
substantielles (le montant en est évidemment secret mais Netsurf
rappelle qu'aux USA elles sont de l'ordre de 25%): ce modèle n'est pas
sans rappeler celui du kiosque...
Mieux que gratuit le groupe Serveur
www.accesinternet.com
rémunère 1F de l'heure l'internaute dépassant les 35h par
mois de connexion car ses revenus proviennent de la publicité et sont
conditionnés par le nombre de pages vues
En plaçant la barre toujours plus haut Free4u.fr
www.free4u.fr offre la
moitié de son capital à ses premiers abonnés et
revendique pour son lancement en Allemagne 40.000 utilisateurs au bout de 3
semaines)
Toutes ces surenchères conduisent évidemment parfois les
provider, dépassés par les réponses des internautes
à ces produits d'appel à ne pouvoir faire face au "succès"
(Alta Vista et Ezesurf en Grande Bretagne, World OnLine, OneTelNet, Free
ADSL,...
http://adim.asso.fr/articles/296.html
Offrir un accès gratuit à ses clients, permet de se mettre en
position de mieux les connaître et de pouvoir leur faire des propositions
commerciales susceptibles de retenir leur attention : c'est le cas de Dell et
de Gateway
Ce nouveau créneau conduit certaines entreprises à vendre
de "l'internet gratuit clef en main": c'est le cas de Internet Telecom
(maintenant Eircom.net
www.eircom.net/
voir page
82
Ceci a obligé les fournisseurs traditionnels à revoir en
profondeur leur politique tarifaire (forfaits tout compris) en y
incluant les couts de télécommunication
Pour une vue d'ensemble à jour:
www.journaldunet.com ,
www.internetgratuit.com ou
www.benchmark.fr
La qualité des services fournis pourra d'ailleurs être
comparée aux sites payant grâce au benchmarking permanent
effectué par le club des webmestres francophones
www.ovh.net/fa/0.html
BVRP Software
www.bvrp.com lance "Internet
Family" qui permet pour moins de 1000F d'installer en quelques minutes un
réseau (intranet) permettant de n'avoir qu'un seul accès internet
(et donner aux parents la possibilité de superviser les accès) de
jouer en réseau et d'avoir des banques de données ou de logiciels
accessibles à partir de chacun des ordinateurs de la famille
L'écart est encore plus frappant dans le commerce électronique
selon que l'on compte les paiements électroniques ou les
décisions d'achat conclues à travers le Web et que l'on
intègre ou non l'EDI : il est alors de plusieurs ordres de grandeur!
(aux USA il ne s'achète en 2000 que 3% de voitures en ligne mais
d'après le cabinet JD Power 40% des clients ont utilisé internet
dans le processus d'achat. il en va de même dans le domaine de la
santé
voir page
62)
Le rapport annuel de l'AFTEL (
www.aftel.fr) "internet : Les
enjeux pour la France" offre une analyse très fouillée sur ce
sujet
Les chiffres ci-après sont donc donnés à titre d'ordre de
grandeur et l'on gardera présent à l'esprit que d'autres sources
peuvent fournir des chiffres sensiblement différents, "78,3% de
statistiques sont fausses" assurait un économiste, gageons que pour
l'Internet, le chiffre est encore supérieur
Mais tous concordent quant à la rapidité de l'évolution
et au classement des pays relatif à leur niveau d'usage de ces
technologies.
Principales sources utilisées pour ce rapport qui vous
permettront, si ce document n'est entre vos main qu'au delà de 2001 de
mettre à jour les données ci-après
Mediamétrie
www.mediametrie.fr,
Médiangle
www.mediangle.fr, Net
Value
www.netvalue.com Afa
(association française des fournisseurs d'accès)
www.afa.fr , e-business
Forum
www.ebusinessforum.com
NUA :
http://nua.ie/survey ou
www.nua.ie/Surveys,
GFK
www.gfk.cube.net,
FIND/SVP
www.findsvp.com,
Intelliquest:
www..intelliquest.com
), Netcraft,
www.netcraft.com/survey,
source Network wizards
www.nw.com/zone/WWW/top.html
, datamonitor -
www.datamonitor.com
, Strategie Internet
www.strategie-internet.com
, Matrix Information Service
www.mids.org Forrester
www.forrester.com,
ZDNet
www.zdnet.fr ,idc Research
www.idcresearch.com
www.idc.fr et
www.idc.com,
www.3.nikeibp.co.jp,
NOP :
www.nop.co.uk, Ripe
www.ripe.net/statistics
et Nic France
www.nic.fr/Statistiques,
Comme ce rapport n'a pas été écrit en un jour, il est
même vraisemblable que pour des données en évolution
rapides, comme la capitalisation des start-up, il y ait des
incohérences entre plusieurs chiffres que nous citons : pour
ne donner qu' un exemple, Yahoo ! était coté 8 Milliard de
dollars quand nous avons commencé cette mise à jour, il en
vallait 100 au début de l'année et 40 au moment où ces
lignes sont écrites depuis début 2000 son CA a été
multiplié par 2, son bénéfice par 4 et sa valeur
divisée par 4: combien vaudra-t-il quand vous lirez ces lignes?
Notons que ces mouvements ultrarapides (il n'est pas rare qu'une entreprise
cotée plusieurs dizaines de Milliards de Francs perde la moitié
de sa valeur en 24h sans raison majeure) ne sont pas propre aux start-up (Apple
a ainsi perdu 8 milliards de $ soit la moitié de son capital le 29 sept
2000 et SUN 37 Milliards de dollars dans la matinée du mardi 4
avril,...avant de les regagner l'après midi et le 14 Avril c'est 30% du
PIB américain qui s'est "évaporé" sur le Nyse à
cause d'une statistique médiocre sur l'inflation):
il faut davantage en rechercher la cause profonde dans le fait que les outils
de l'internet ont considérablement accéléré tant la
circulation de l'information que la vitesse de prise de décision et
d'exécution des ordres ce qui accroit le panurgisme (je
décide en fonction de ce que je pense que les autres pensent que je
pense...) et les effets de panique associé
"la réalité est que le marché monte, pour la seule
raison qu'il monte" Henry Kaufman, pionnier de la prévision
financière chez Salomon Brothers
"les excès, à la hausse comme à la baisse s'inscrivent
dans la démesurede la rupture technologique en cours" Fabrice
Moullé-Berteaux, JP Morgan
...et si de nombreuses entreprises se créent d'autres disparaissent dans
ce torrent tumultueux qui déferle sur l'économie mondiale
où il n'existe pas de recette pour une vie à l'abri du risque!
La durée de vie moyenne d'une entreprise est tombée aux USA de
13 ans il y a quelques années à 4 ans en 1999 par suite de
fusions, rachats, démantèlement, fermeture (William Daley,
Secrétaire américain au commerce)
Une statistique de Broadvision montre qu'en 1999 ce n'est pas moins de 6008
entreprise qui ont été rachetées dans ce secteur pour un
montant de 1200 Milliards de $
...et Mark Walsh, créateur de Verticalnet
www.verticalnet.com entreprise
précurseur dans l'organisation des communautés virtuelles de
conclure son exposé de présentation par cette citation
d'Albert Einstein "il n'y a que 4 ou 5 personnes au monde qui
comprennent véritablement ma théorie. Je n'en fais pas partie"
Aujourd'hui par exemple dans les pays avancés il est fréquent que
chaque membre de la famille dispose de son ordinateur et on commence à
voir apparaître une mise en réseaux locaux par une boucle Ethernet
(en utilisant par exemple comme support le cablage électrique du
logement)
Ces chiffres ne prennent pas en compte les pages personnelles des internautes
(home pages un site comme xoom (
www.xoom.com) en héberge
à lui seul 4,5 millions, geocities (
www.geocities.com) 2,5
millions et leur équivalent français Multimania (
www.multimania.fr) 40.000
1.3.1.2 Les statistiques cachent plus de choses qu'elles n'en montrent: les "achats Online" ne sont que le sommet de l'iceberg
Ces
estimations qui ne prend en compte que les ventes en ligne stricto sensu nous
paraîssent très fortement sous estimer l'importance des
évolutions en cours puisque Cisco à lui seul déclare avoir
réalisé un CA supérieur à 7,9 milliards de dollars
sur le WEB en 1999 (65% de son CA), que le courtage en ligne aura
représenté 145 Milliards de dollars et que selon Forrester
Research 8 % du montant des commandes des grandes entreprises
américaines passe par Internet et 7 % par les réseaux "à
valeur ajoutée" (soit 300 milliard de dollars).
International Data Corporation -
www.idcresearch.com -
prévoit de voir passer ce montant à 220 milliards de dollars
en 2001, dont 26 en Europe.
Forrester research dont les prévisions sont jusqu'alors chaque
année dépassées par la réalité annonce en
octobre 1999 un montant de 1.660 Milliards de dollars pour 2003 (108
pour les ventes aux particuliers, 1330 pour les échanges de produits
interentreprises et 220 pour les services), sans prendre en compte les 3.000
Milliards de dollars correspondant au courtage en ligne, ni les 200 Milliards
de dollars de transactions qui devraient être réalisées sur
le seul réseau ANX de l'industrie automobile
En 2000 au niveau mondial nous ne sommes qu'au tout démarrage du
commerce électronique (source Forrester)
Ce point est très important à noter pour les entreprises, car
les média ont naturellement tendance à se polariser sur la vente
aux particuliers, alors que celle-ci ne représente que l'écume du
phénomène. ). Le site américain
www.industry.net recensait
près de 300.000 acheteurs et 5.000 fabricants de produits et services
(datamonitor -
www.datamonitor.com -
fournit des chiffres pour l'Europe et
www.strategie-internet.com
pour la France)
Mais il faut néanmoins se méfier de ces chiffres qui
sous-estiment fortement le poids réel que prend internet dans le
commerce :
Auto By Tel par exemple, dans la mesure où la voiture
n'est pas achetée en ligne, n'est pas pris en compte dans ces chiffres
alors qu'il représente à lui seul 3 milliards de$ en 96, 6
milliards en 97, et en prévoyait 8 en 98
Cisco, 7,9 Milliards de dollars de vente sur internet en 1999 (dont 2,1
de bénéfice net) ne vend pratiquement que les pin's et les
casquettes avec paiement "en ligne"(Bill Finkelstein séminaire
Aftel NY nov 98)
De même pour le commerce interentreprises ces chiffres
n'intègrent pas l'EDI qui pourtant bascule rapidement sur le
protocole Internet
Le projet ANX
www.anxo.com
voir page
140 de l'industrie automobile americaine,
en cours d'implémentation devrait pourtant représenter à
lui seul 100 milliards de dollars de commandes et facturations et la gestion
des achats publics, notamment américains, davantage encore (le PEE de
Washington estime le montant des transactions par EDI à 850 milliards
de Francs en 1998).
"regarder l'influence économique d'internet à travers les
statistiques d'achat en ligne, c'est comme vouloir réduire la TV au
téléachat" (Hugues Séverac)
On se rend compte en effet que progressivement Internet devient aux USA, dans
de nombreux domaines, le véritable marché directeur, le
marché de référence : même si l'achat se
réalise dans une boutique, le client aura préalablement
rassemblé des documents, comparé des offres, jusqu'à dans
certains cas finaliser son choix, en consultant l'internet :
Forrester Research prévoit que dans trois ans la
moitié des acheteurs d'automobiles auront au moins recherché
des informations sur le véhicule sur le web avant de l'acheter
L'étude Starch AOL (août 98) montre que dès
aujourd'hui les ¾ des internautes américains vont chercher
des informations sur les produits qu'ils envisagent d'acquérir
Cyberdialogue de juillet 98 indique que 1/3 des internautes avaient fait
des achats en pharmacie après une recherche d'information sur internet
(15.000 sites sont consacrés à la santé...)
Metifax
www.mfg-net.com estime
que 42% des industriels prennent leur décision d'achat de machines
outils sur internet (étude Atelier BNP-Paribas sur la machine outil,
juillet 1999
Pour la France il était évalué à 400MF en
1998 et, avec un taux de croissance de 170% par an, la barre du milliard a
été dépassée en 1999 (1,3Milliard) pour une
prévision de 60 Milliards de F en 2003 (estimations citées par
François Pinault)
1.3.1.3 Erreur que de croire qu'il y a d'un côté la net-économie et d'un autre l'ancienne: les Click & Mortar
Ce
serait une grave erreur de considérer que Internet et vente dans les
boutiques traditionnelles sont deux mondes indépendants qui peuvent se
borner à s'ignorer ou à se combattre.
Dans de nombreux cas la recherche d'une symbiose peut se
révéler mutuellement très profitable : le site
prépare la vente et la prolonge
70% des personnes ayant l'habitude de chercher de l'information en ligne
vont d'abord s'informer sur Internet avant d'aller consulter leur
médecin
Au Japon il y a 30.000 "Combini" (seven-eleven, lawson,) .
Tout japonnais vivant en milieu urbanisé est à moins de 10
minutes d'un tel magasin ouverts quasi jour et nuit. Il peut passer commande
depuis chez lui, depuis son téléphone portable (de plus en plus:
40% visé) ou depuis la boutique
La livraison se fait dans le combini 13% (qui peut lui-même livrer
à domicile). Le client prend alors possession de la marchandise et paie
au Combini, tant et si bien que les paiements en liquide (9%)
dépassent de très loin les paiement par carte (6%)!! (Gilles
Etienne, PEE de Tokyo)
Pour stigmatiser ce concept majeur d'une stratégie de symbiose entre
commerce électronique (virtuel) et boutiques "en dur" ("Brick &
Mortar" en anglais), les américains nomment ces nouveaux
commerçants "Click & Mortar"
(ou aussi, clin d'oeil aux entreprises créées autour d'une
stratégie "tout internet" appelées les "dot.com", car elles ont
souvent choisi leur nom de domaine comme marque (amazon.com = amazon-dot-com),
ces Click & Mortar sont surnommées les "dot.bam" (bam= Brick
& Mortar....)
L'entreprise Grange,
http://www.grange.fr
créée en 1905 à Saint Symphorien sur Coise fabricant de
meubles haut de gamme de style, 80% d'export (dont Bill Gates et la reine
d'Angleterre), dote ses 250 distributeurs dans 20 pays (avec boutiques et
commerciaux itinérants) du logiciel Caméléon qui
permet à ceux-ci de concevoir le meuble, en temps réel, à
partir d'éléments modulaires ou paramétrables, de calculer
le prix en temps réel et de lancer ainsi sans surcoût et sans
délai, la prise de commande, la mise en fabrication et la facturation
(que ce soit depuis la boutique ou depuis le micrordinateur portable du vendeur)
Objectif, outre les économies administratives et de stockage:
une augmentation de 50% en 3 ans du chiffre d'affaire, car
jusqu'à présent seuls 35 distributeurs étaient capables de
vendre du meuble sur mesure
Des entreprises "virtuelles" comme Homeportfolio
www.homeportfolio.com
ou NamesUKnow
www.namesuknow.com
s'attachent à fédérer autour de leurs enseignes des
boutiques de meubles réelles en présentant leurs catalogues sur
le web
De même il n'y a jamais eu autant de salons professionnels,
justifiés par le besoin de se rencontrer, que depuis que l'Internet se
développe ... et ses salons utilisent largement Internet pour leur
organisation, les inscriptions et "l'après salon"
Il serait donc stupide de s'enfermer pour des commodités statistiques
dans une opposition entre "commerce en ligne" et "commerce traditionnel":
on peut penser qu'à terme un très grand nombre de transactions
seront mixtes avec une partie sur internet et une partie dans les boutiques
traditionnelles car l'acte de commerce est complexe et ne saurait se
réduire à la vente stricto-sensu (études de marché,
marketing, informations techniques, informations commerciale, publicité,
vente, paiement, SAV, club d'utilisateur, mailings,...)
Autre synergie possible, particulièrement développée au
Japon, l'utilisation de la boutique pour la livraison, règlant ainsi le
difficile problème de la logistique "capillaire" jusqu'au domicile du
client. Le problème du paiement est alors de ce fait automatiquement
résolu
1.3.1.4 La France est en retard : les dernières années du siècle auront vu le décollage ... mais pas le rattrapage.
Si la
part des autres pays croissait de façon régulière ce
n'était pas jusqu'alors le cas de la France dont le taux de croissance
restait alors très inférieur à celui des Etats-Unis ainsi
qu'à la moyenne des autres pays de l'Union Européenne.
Cette évolution très inquiétante ne s'est pas poursuivie
depuis 98 où les taux de croissance français ont rejoint la
tendance mondiale : celle du quasi doublement en 18 mois
Mais pour autant en 2000,notre retard, s'il ne s'est pas aggravé
en valeur relative, s'est accru en valeur absolue: D'autant plus que, au
fur et à mesure que tout le monde est connecté, cet "instrument
de mesure" perd sa signification. Le Challenge se porte sur les usages nouveaux
(ce n'est pas aujourd'hui le taux d'équipement en
téléphone fixe qui peut servir d'indicateur pertinent pour
comparer le niveau de développement de deux pays)
Dans cette optique Jupiter qui a fusionné fin 2000 avec Media
Metrix (Jupiter MMXI), développe un "global sophistication
index" (USA, puis Suède, Danemark, Norvège,... qui ne laisse pas
apparaître notre pays dans le top ten
"la France a une vision trop gadget de la "Nouvelle Economie", il s'agit en
fait d'une vraie révolution qui permet d'abord d'abaisser les
coûts" Alex Gontier fondateur de Ipin
En 98 avec 6 % de la population connectée (2,87 millions de
personnes, NOP Research Group), nous étions loin du Royaume Uni (9 %),
des Etats-Unis (27 %) et plus encore de la Finlande (35 %).
"le développement technique de l'Internet en France a pris du retard
par rapport aux Etats Unis mais aussi à la Grande Bretagne, l'Allemagne,
les Pays-Bas, la Scandinavie, l'Australie ou Hong Kong...Par de nombreux
aspects ce retard se creuse..." Jean- François Abramatic
Président du World Wide Web
http://mission-dti.inria.fr/index.html
1999 a démarré de façon beaucoup plus soutenue :
notre pays comptait 4,8 millions d'ordinateurs (ou autres plateformes nomades:
téléphone WAP, PDA,..) connectés et 6,5 millions
d'internautes (IDC
www.idc.fr et Forrester
www.forrester.com),
En 2000, 30% des foyers possèdaient au moins un ordinateur dont
31% étaient connectés rattrappant ainsi le parc installé
dans les entreprises. fin 2000 idc estime à 10,9 millions le nombre
d'utilisateurs (à titre privé et/ou professionnel) pour 7
millions d'ordinateurs connectés
Le nombre de sites marchands est passéde 625 en janvier 1999 à
1530 en janvier 2000 (annuaire "le web marchand") mais 2% seulement des foyers
ont acheté en ligne (17% aux US et 10% en Grande Bretagne) pour une
moyenne de 450$ (1200 aux US), soit en cumul un facteur 23 de
décalage si les chiffres de Ernst&Young sont exacts
La part des femmes est passée en un an de 29 à
37% des internautes, ce qui est un signe de plus grande maturité du
marché car comme le fait remarquer le Cétélem (aux USA
elles étaient déjà 39% en 1998 pour une prévision
de 53% en 2002)"ce sont principalement elles qui font leurs achats sur
catalogue. Or elles ne réalisent que 25% des achats sur internet, alors
qu'elles sont à l'origine de 70% des achats du commerce traditionnel et
de 80% des décisions en matière de santé".
Les sites consultés par les femmes (1- astrologie, 2- art&culture,
3- femme, 4- mode-beauté, 5- nourriture) sont très
différents de ceux consultés par les hommes (1- "personnals", 2-
adulte, 3- science&techno, 4- sport, 5- news) étude netvalue
www.netvalue.com sur les
USA. Ils diffèrent également fortement suivant les pays en France
les sites les plus fréquentés par les femmes sont 1- "femmes", 2-
logement, 3- art&culture, 4- cartes électroniques, 5-emploi. En
Allemagne après les cartes électroniques arrivent"chat,
santé, films et recherche de personnes
Pour des sites comme Marcopoly
www.marcopoly.com (France
Télécom) premier marchand français
d'électroménager à ne vendre que sur internet, l'enjeu est
important
Surtout il semble que des groupes comme Pinaut et Arnault,
Vivendi et Lagardère se soient maintenant clairement
jetées dans la bataille :
pour le groupe Arnault (40 marques, 1000 boutiques, 400.000
collaborateurs 20 millions de clients): Europ@web
www.europatweb.com
(dirigé par Chahram Bechara et doté de 3,3 milliards
de Francs), a un portefeuille d'une cinquantaine de participations
évaluées en juin 2000 à 20 Milliards de Francs. Parmi les
plus significatives on notera Libertysurf, Nomade,
Aucland, sephora.com, eluxury.com, Zebank
http://www.zebank.com,
E-loan, un développement des ventes online avec Christie's,
Proxchange, Flutter.com, Artprice.com, eQuesto, QXL,
Metamarkets.com, Adonsale.com, immostreet.com, lokau.com, peoplesound.com,
Mp3.com, compilo.com, respublica.fr, homevillage.com, camdens.com,
Netflix, @Home, PlanetRX, Webvan, WineandCo,
Zurban, Quios, Alafolie.com, Netvalue, Moonfruit,
Leisureplanet, Planet Qx, Sportal, Oxygen, Imediation,
1-800-Flowers, Compilo, feu Boo.com,
I-collector.com, E-bay, Datek Online
www.datek.com,
Firstmark (qui a obtenu une des 2 licences nationales pour la boucle
locale radio)AXS Telecom
pour Pinault Développement du commerce électronique avec
La Redoute et la FNAC
www.fnac.com (rachat d'Alibabook
www.alibabook.com
malgré l'offre concurrente du célèbre cyberlibraire
Amazon.com) et lancement du fournisseur d'accès gratuit Fnac.net
rebaptisé Mageos et transformé en un ambitieux portail
en association avec TF1, développement du commerce online chez sa
filiale Sotheby's, il exploite 45 sites marchands dans le monde et
détient 40% du marché du livre sur internet et 25% du textile
mais joue beaucoup plus la stratégie du "click& mortar (
voir page
29) associant commerce online et
commerce traditionnel, et une participation significative dans
trade-match.com, site de gestion d'appels d'offre interentreprises,
Mobile Planet aux USA, Hortussoft, Robopost, .
pour Lagardère Grolier interactive, EuropInfo,
Matranet, Interdéco Multimédia,
Club-internet
pour Vivendi:, Bonjour, World Media Live, Nathan
Entrainement, Internet Ecole,... le virage a véritablement
été amorcé en 2000 avec Vizavi
Il est malheureusement beaucoup plus difficile de trouver des statistiques
significatives de la partie immergée de l'icebergue, c'est à dire
les utilisations véritablement performantes du protocole internet dansle
fonctionnement même de l'entreprise, même si l'on peut supposer
qu'il y a une certaine corrélation entre les usages professionnels et
personnel de ces outils
Tout en restant prudent dans les comparaisons face à
l'hétérogénéité des sources on peut citer
quelques chiffres rassemblés par NUA (
www.nua.ie/Surveys)
11% des foyers américains connectés disposent déjà
aujourd'hui d'un accès à haut débit (7% par le câble
et 4% par l'ADSL) (PEE San Francisco). Ils seront 29 Millions en 2004 (Gartner)
Ils représentent l'essentiel du e-commerce: plus de 80% °(Forrester
www.forrester.com)
Pour le commerce de détail avec 17% des foyer (39 millions) acheteurs en
ligne en 1999 (17millions en 1998) qui ont acheté en moyenne pour 1200$
(230 en 97) ils dépassent largement l'Europe: 8,3 millions d'acheteurs
(5,2 en 98) et un montant moyen d'achat beaucoup plus faible (étude
Ernst&Young).
De plus l'opérateur historique japonnais NTT a été encore
plus préservé de la concurrence que les grands opérateurs
européens ce qui a entrainé des couts particulièrement
élevés pour les télécommunications et un freinage
des développements
D'après Forbès les efforts faits par ces pays en
matière d'infrastructures de télécom les place loin en
tête des pays européens, bien avant les "Grands Pays" (la France
arrive en 10ème position juste après l'Angleterre et
l'Allemagne): la Suède a supprimé le monopole de son
opérateur historique, Telia, en 1993 (et la Finlande n'en a jamais eu),
elle en compte 40 aujourd'hui
Mieux encore, dans la vague technologique montante, celle de l'Internet nomade
ils ont pris clairement la tête de la course. Aujourd'hui tous les grands
acteurs ont un laboratoire dans la Wireless Valley. : ces pays comptent
2 poids lourds dans ce domaine : Nokia (la plus grosse capitalisation
européenne (250 Milliards de $ en mai 2000) avant la fusion
Vodaphone-Manesmann) et Ericsson
Ces deux constructeurs se positionnent sur ce qu'ils pensent être les 3
centres nerveux de l'Internet avec objectif d'y définir les standards:
ð VIP (Vehicule IP) : la voiture Wirelesscar avec Volvo
ð MIP (Mobile IP) l'utilisateur nomade Met avec Telia
20% d'entre eux travaillaient avec leur banque par l'Internet (40%
prévu fin 2000) :
d'après une étude conduite par IBM, après la City Bank
les 3 banques mondiales les plus efficaces sur Internet sont suédoises
:, la Merita NordBanken, la Handelsbanken et surtout la
SEB (groupe Wallenberg)
avec 25% de clients "branchés", la SEB a décidé de fermer
80% de ses agences d'ici 2004, de conquérir l'Europe via Internet (la
rentabilité d'un client Internet étant 2,5 fois supérieur
à la moyenne) et de porter le nombre de ses e-clients de 570 000
à 5 Millions dans ce délai. Après le rachat de la Bfg
(5ème banque allemande) en 1999, elle lance sa Banque directe
en Grande Bretagne en 2001
Hans Dalborg président de Meritanordbanken (banque qui
avait déjà 250.000 clients sur Internet en 1996) prévoit
également d'attaquer les marchés britanniques, allemands
français et espagnols par Internet: pour cela il est à la
recherche de partenaires lui apportant une forte image de marque et une large
base de clientèle pour la banque directe, pas nécessairement des
banquiers (compagnie d'électricité, opérateur
télécom, entreprise gazière,...)
Le montant des achats sur internet par habitants est 10 fois supérieur
au notre
La priorité est accordée maintenant à la connection de
tous les foyer en haut débit (de 2 à 10 Mbps): 20%
en 2001, 100% en 2005 pour un cout de 200F/mois. Bredbandsbolaget
www.bredbandsbolaget.se
fondée en 1998 propose dans les résidences qu'elle câble
des accès 10Mbps dans les 2 sens pour 200KR (180F) par mois (qui
devrait évoluer vers le 100Mbps). Cela peut être couplé
avec un forfait de 149Kr par mois pour un accès illimité au
téléphone IP
Plus de la moitié des municipalités ont construit leur propre
réseau optique à large bande.
En 2001, 100.000 élèves devraient avoir accès au
réseau Gigabit
Avec 50 sociétés de capital risque, 8 nouvelles start-up par jour
et 40% des introductions en bourse dans le secteur NTIC la Suède
prépare l'avenir 5Boxman, Letsbuyit, Jobline, Spray,
A la question sur les difficultés rencontrées par les jeunes
entreprises la réponse a été
2) Les clients
3) Les idées
4) Les fonds
Tout le monde peut imaginer l'avance que donne à ce pays le fait que ce
sont ses consultants qui élaborent la stratégie de la plupart des
grands groupes européens, même si le récent remous boursier
ont rammené leur capitalisation à des niveaux moins himalayens
Un "petit" pays comme la Finlande avec 1,79 millions d'internautes pour
une population de 5 millions d'habitants a deux fois plus de serveurs par
habitant que les USA...et dix fois plus que la France.
les petits Singapouriens apprennent à utiliser l'Internet avant
même la lecture et l'écriture et la cité-Etat entreprend un
programme spécifique pour initier les personnes
âgées (il y a déjà dans ce micro-Etat autant
d'ordinateurs que d'habitants)
En matière de publicité, qui est un indicateur de l'usage
commercial d'internet, la France ne représentait que 0,3% du total
mondial en 1997, 1 % en 1998.(
www.journaldunet.com) et 1,5%
en 1999 (Forrester
www.forrester.com)
autre indice qui pourrait nous réjouir s'il n'était la
confirmation du point précédent: sur les 900.000 pages
pirates ("warez") la France en compte d'après le BSA
(Business Software Alliance) 9.800)
Les sites
www.ripe.net/statistics
et
www.nic.fr/Statistiques
sont sans doute ceux qui offrent aujourd'hui la collection la plus riche et
la plus à jour de statistiques comparatives : deux tableaux qui en sont
extraits illustrent bien la situation :
Ce pays avec 5,2% du secteur Internet en Europe, s'il est derrière le
Royaume Uni (27%) et l'Allemagne (24%) dépasse la France (4,4%)
ð HIP (Home IP)la cuisine avec Electrolux (e2Home),
Début 2000, 78% avaient un micro-ordinateur, 62% des suédois
étaient connectés à domicile et 70% utilisaient
régulièrement Internet (4,2 Millions de personnes).
1) Les collaborateurs compétents
Un indicateur de l'avance conceptuelle de ce pays au niveau
européen : les 4 plus grosses entreprises de conseil
stratégique Internet (Web Agencies) sont suédoises: Cell
Network/Mandator: 1800 consultants, Framfab: 1700 consultants,
Icon Medialab 1250 consultants, Info Highway/Connecta 1130. La
5ème est française avec une taille inférieure
à la 4ème suédoise: Fi Systems 550 consultants
la 6ème , pixelpark est allemande... avant de retomber sur la
suédoise Adera
Depuis janvier 1999,grâce à l'alliance de Citibank, Gemplus et
MobilOne, il y est possible de faire ses transactions
financières à partir de son téléphone
mobile (consultation et suivi des comptes, virements, paiement de factures,
opérations boursières,...) et de recharger son porte-monnaie
électronique. En 1998 15% des contribuables ont fait leur
déclaration d'impôt par l'Internet
notre pays ne figure pas parmi les "poids lourds" de l'Europe
Le
premier site français, selon le classement établi par la
London School of economics est Renault qui se situe au
34ème rang mondial (critères : efficacité, ergonomie,
service après vente)
Pour Forrester Research nos sites, à force de privilégier
l'esthétisme sont beaucoup trop longs en temps de
téléchargement, les moteurs de recherche sont peu efficaces, les
outils de cross-selling (suggestion d'un autre achat en fonction des commandes
actuelles et passés) sous utilisés, les outils de configuration
font défaut, le suivi des commande par le client sont perfectibles, le
service client laisse à désirer (25% seulement affichent adresse
et numéro de téléphone), les délais de
réponse aux mail (quand il y en a) dépassent souvent la
demi-journée, l'articulation avec le back-office est insuffisante,...:
dans son classement seul Château-Online
www.château-online.com
se situe dans les 10 premiers sites européen (N°10)
L'usage d'internet a, à l'évidence une forte composante culturelle : on ne peut que s'interroger sur la relation quasi linéaire qui semble s'établir entre l'équipement informatique et....la latitude.
Le
même décalage entre Europe du Nord et Europe du Sud ayant
été constaté pour la diffusion de l'imprimerie, on peut ou
formuler l'hypothèse que l'origine en revient aux organisations
"tribales" imposées par les contraintes climatiques
Le Sud, avec ses terres riches, a conduit à des organisations
très hiérarchisées autour de la possession de la terre et
de la direction des armées chargées de la défendre ou
d'agrandir les empires (avec la logique de la "villa romaine" : "je te
protège, tu me sers") avec un contrôle étroit des
communications entre les sujets toujours susceptibles de comploter pour prendre
la place du Roi (cabinet noir)
On remarque que, par contre, dans les logiciels d'intelligence
économique , de veille stratégique ou de cryptage ces pays sont
performants
Le Nord, où la survie des tribus liée à la chasse,
à la pêche ou aux expéditions maritimes, a conduit à
des organisations de communautés beaucoup plus petites et moins rigides
où le chef était bien davantage un primus inter pares, le plus
qualifié pour conduire cette expédition beaucoup plus "en ligne"
avec la philosophie de l'internet.
Rappelons par ailleurs que la Finlande n'a jamais eu d'opérateur
disposant d'un monopole.
Notons également que le World Economic Forum
www.weforum.org classe en
terme de compétitivité ces pays à peu près dans le
même ordre: la Finlande arrive en première position avant
même les USA
L'écart ne semble donc pas être entre l'Europe et
l'Amérique du Nord mais entre pays Latins et Pays Anglo-Saxons pour des
raisons liées à l'organisation des pouvoirs
"Le continent Européen est divisé en deux, le Nord avec les
Pays Scandinaves en pointe et le Sud, plutot à la traine. L'Allemagne se
trouve dans une position moyenne" HJ Frank, Deutsche Bank
Research
La récente enquête de l'AFTEL montre cependant que le
déclic semble s'être produit et que nous commençons
à rattraper légèrement notre retard en valeur relative
avec une augmentation :
de 66% des machines connectées (juil 98/juil 97), soit 50 % de plus que
la moyenne mondiale (+ 41 %) et 20 % de mieux que les autres pays
européens (53 %) mais moins que les pays du Sud-Est Asiatique
(Network Wizard
www.nw.xom, de 160 % du nombre des
internautes, de 200 % des sites WEB et de 300 % des pages
Le nombre de "noms de domaine" appartenant à des ressortissants
français (dont beaucoup sont en ".com" et non en ".fr" pour des
raisons que nous verrons plus loin) atteint 1,21% en 1998 contre 1,23 %
en 1997 et 1,15 en 96 du total mondial
Une croissance forte, mais que relativise les mises en perspective
européennes et mondiales....
Pour les
sites transactionnels, acceptant des paiements en ligne sur 222.000
sites (en augmentation de 128 % en un an) 150.000 sont américains,
10.000 canadiens, 830 britanniques, 800 finlandais et 240 français
(source Netcraft : août 98) (NDLR : attention de ne pas assimiler
paiement en ligne et commerce électronique : en 1998 58.500 entreprises,
soit 39% des entreprises de plus de 10 salariés pratiquent peu ou prou
le commerce électronique : source OC2E)
L'enquête 1998 de l'AFTEL soulignait que le micro-ordinateur est
maintenant devant la télévision au hit-parade du nombre d'heures
passées par les Français devant un appareil (cet apparent
paradoxe tient au développement des micro-ordinateurs dans les
entreprises où ils sont maintenant omniprésents) et en 1998
où, pour la première fois, la barre du million d'ordinateurs
achetés a été atteinte `+66% sur 1997 , il s'est
vendu davantage d'ordinateurs que de télévisions.
L'étude 2000 d'UFB Locabail
www.ufb-locabail.fr
qui procéde chaque année à une étude comparative
entre les PME Françaises, Allemandes, Italiennes et de Grande Bretagne
est extrêmement riche d'enseignement: elle montre que
les marges de progrès qui nous restent à faire pour rattrapper
nos voisins n'ont pas diminué d'une année sur l'autre
Certes pour l'équipement informatique nous sommes proches de la
moyenne puisque 94 % des PME françaises de 6 à 200
salariés sont informatisées, contre 98% en Allemagne et 97% en
Italie et 95% pour l'Europe
Mais ce n'est malheureusement pas le cas pour Internet puisque seulement
61 % de nos entreprises étaient connectées en juillet 99 contre
77 % des entreprises Britanniques et 74 % des entreprises Allemandes.
Ce chiffre est cependant en très forte évolution: 7 % en
95, 14 % en 96, 24 % en 97, 40 % en juillet 98 et alors qu'elles étaient
30% à estimer en 98 qu'Internet ne leur servirait à rien elles ne
sont plus que 15% à le dire en 1999 (dont 8% disant qu'elles n'ouvriront
jamais de site web)... contre 20% en Allemagne (dont 5% déclarent
qu'elles se refusent même à avoir un site)!.
La proportion des entreprises françaises qui déclarent qu'elles
n'ouvrirons JAMAIS un site baisse de moitié (8% contre 15% l'an
dernier) se rapprochant ainsi de la moyenne européenne (7%)
Or les entreprises connectées sont significativement plus
performantes: en prenant pour indicateur le solde des opinions positives et
négatives en %: CA +33 contre +17, rentabilité +26 contre +5,
Investissement +46 contre +34, effectifs +17 contre +5. Il en va de même
pour les projections 2000. Elles exportent également davantage (83%
contre 55%)
De plus nos dirigeants "connectés" utilisent beaucoup moins Internet
que leurs concurrents: ils ne sont que 45% à se connecter tous les
jours contre 63% de leurs homologues Britanniques et 55% pour les allemands.
Nos PME sont également les dernières à utiliser
l'e-mail (75% contre 95% en Italie) et pour l'utilisation dans le
domaine financier (2% en France contre 28% en Allemagne et 16% en Grande
Bretagne, ce qui n'est peut-être pas sans rapport avec le retard de nos
Banques)
Malgré un doublement depuis l'an dernier, elles sont également
en dernière position en ce qui concerne les sites Web: 27% (13% en
98) contre 38% en GB, 31% en Allemagne et 30% en Italie. Seule l'Ile de France
se trouve dans la moyenne Européenne (34%)
Notons toutefois en 1999 un réveil du BTP qui bien que restant la
lanterne rouge (47% des entreprises connectées, 26% des patrons du
secteur pensent encore qu'internet ne leur servira jamais) a en un an plus que
triplé le nombre de ses sites et doublé le nombre de ses
ordinateurs. Par ailleurs les patrons connectés sont en pourcentages les
plus nombreux à utiliser effectivement l'Internet (71% contre 63% dans
l'Industrie)
La logistique reste dans le peloton de queue (moins de la moitié
des entreprises connectées (48%) contre une moyenne de 70% dans les
services, avec de surcroit un faible usage pour les relations client et une
croissance d'une année sur l'autre juste au niveau de la moyenne des
secteurs) alors qu'elle va être avec la banque le secteur le plus
"impacté" par l'accélération de l'économie en se
situant sur le chemin critique de la nouvelle économie: si Internet a
vocation à devenir son système nerveux, la logistique restera son
système sanguin
Beaucoup plus inquiétant encore est peut-être l'objectif
poursuivi par l'entreprise :Alors que 53% des entreprises britanniques
et 52% des entreprises allemandes ont pour objectif avec les outils de
l'Internet de conquérir un avantage concurrentiel, elles sont moins de
la moitié (25%) dans ce cas en France,
De même "apporter un meilleur service aux clients et aux
fournisseur" est un objectif pour 82% des PME Britanniques alors que ce
n'est le cas que pour 57% des françaises 83% de celles-ci mettant en
première ligne la Notoriété
La situation est encore pire pour les PME de plus de 100
salariés: les patrons d'entreprises industrielles de plus de 100
salariés utilisent moins l'Internet que ceux des TPE (entre 5 et 10
salariés) du BTP!, ils sont 95% a développer un site pour leur
notoriété et 37% seulement pour apporter des services aux clients
(82% pour leurs homologues britanniques) et 10% pour commercer (30% pour les
britanniques et 25% pour les PME Françaises de moins de 50
salariés)
D'autres chiffres interessants, analysant finement par secteur
d'activité quelques indicateurs de la pénétration
d'Internet (mais limités aux industries manufacturières) sont
produits par le Sessi: ils sont accessibles à partir du site de
notre ministère
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p137.pdf,
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p135.pdf et
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p136.pdf
1.3.1.4.1 Le Minitel : notre langue d'Esope
L'interprétation des comparaisons internationales est particulièrement délicate pour notre pays : il est en effet le seul à avoir connu dans le passé un important développement de la télématique avec le Minitel qui est à la fois:
1.3.1.4.1.1 Un atout :
1.3.1.4.1.1.1 Un fonds de commerce déjà établi pour le commerce électronique (transport, banque, VPC,...)
8,5
millions de terminaux (dont 2,5 d'émulateurs sur PC), 14 000
services, 15 millions d'utilisateurs,
Les Français ont depuis 15 ans l'habitude de taper sur un clavier pour
trouver une information, en la payant, ou pour acheter un produit. Aujourd'hui
les plus gros utilisateurs du minitel sont aussi les plus gros utilisateurs
d'internet
Le chiffre d'affaire du commerce en ligne représentait dès 1996
12,6 milliards de F (3,1 pour les éditeurs, 1,5 pour les
facturations directes et 8 pour la VPC sans compter les 3,2 pour France
Télécom) soit un chiffre nettement supérieur à ce
qu'il était sur internet pour le monde entier (depuis ce chiffre est
resté relativement stable alors que nous avons vu que sur Internet il
croît de façon exponentielle).
Quant au trafic il poursuit sa légère baisse : -3% en
1997, -4,1% en 1998, baisse compensée par une hausse de tarif
significative : +11%en 2 ans, politique tarifaire classique pour des
produits en fin de vie ou il convient de profiter de l'inertie des
habitudes pour obtenir le rendement optimal auprès de clients qui
hésitent avant de basculer (c'est dans le domaine du marketing la phase
qui suit période dite "vache à lait" : c'est celle
où on mange la viande)
Henri de Maublanc président de l'Aftel se scandalisait
qu'un accès Télétel soit facturé 100 fois plus cher
qu'un nom de domaine internet
1.3.1.4.1.1.2 Une profession d'éditeurs nombreuse et prospère grâce en particulier à la formule kiosque qui permet une facturation simple et bien acceptée.
1.3.1.4.1.1.3 Des cyber-commerçants avant la lettre
La
VPC a déjà une certaine habitude de la vente en ligne et
de nombreuses entreprises, qui ont aujourd'hui une place honorable sur le plan
international ont fait ses premières armes avec le minitel,
C'est le cas de Dégriftour, de i-bazar,
Telestore, Planfax
www.planfax.com,
Cadremploi
www.cadremploi.fr,
floritel
www.floritel.com,
minitelorama
www.minitelorama.com
qui ont démarré avec le service minitel
1.3.1.4.1.1.4 Une profession de "télématiciens" performante
Leurs
compétences ne sont pas spécifiques à la technologie
Minitel
Notre pays n'est pas mal placé dans les moteurs de recherche sur
Internet : écho/voilà, Nomade, Lokace. Sans compter la
forte participation de Français à Alta Vista. Les travaux sur le
traitement de requête en langage naturel par exemple sont parfaitement
utilisable pour l'Internet
Lexiquest
www.lexiquest.com (ex Erli
www.erli.fr/) qui avait
participé aux programmes de recherche dans les annuaires du minitel
travaille pour les moteurs de recherche (Hot Bot, verity,...) et il vient de
lever 79MF pour se développer sur internet,
GoTo Software
www.goto.fr (à hem
près de Lille) qui a créé le plus grand club mondial de
backgammon sur l'Internet (netgammon) est né du développement de
logiciels minitel comme le TimTel
1.3.1.4.1.1.5 Des bases de données et des fonds documentaires très importants
Il est
très facile de les rendre également accessibles par internet
Quelques exemples montrent que dans la plupart des cas une migration sur
internet est rapide et peu onéreuse. Elle apporte une masse
critique et a un effet d'entraînement certain. Le développement
sur Internet de formules offrant les mêmes avantages que le kiosque, sans
le handicap d'une facturation uniquement à la durée, devrait
permettre de lever bien des réticences.
Le transfert du Minitel à Internet de la base Formatel du
conseil régional d'Île-de-France (50 000 stages de formation
continue) a été réalisé en moins de 15 jours. Pour
sa part JetMultimedia
www.jetmultimedia.fr
puise dans les mêmes bases de données pour son service Minitel et
pour ses pages Web.
L'Aftel estimait qu'en 1999, 95% des sites minitel avaient déjà
basculé vers l'Internet: un exemple symbolique minitelorama
www.minitelorama.com N°1
des professionnels de l'immobilier sur minitel depuis 1986!
Le projet minitel 2001 devrait permettre une navigation offrant la
possibilité d'aller par un hyperlien d'une page web à un
écran vidéotexte
Mais bien entendu si les nouvelles possibilités offertes par Internet
conduisent, ce qui est en général le cas, à un projet
beaucoup plus ambitieux les investissements à consentir peuvent alors
être significatifs.
1.3.1.4.1.1.6 Des ressources financières confortables qui permettent le financement du web
C'est
souvent le même service qui a en charge Minitel, Audiotel et Internet et
les marges des premiers permettent de couvrir l'inévitable
déficit du Web pendant les années de développement et de
montée en puissance, alors même que le modèle
économique est encore incertain (abonnement, publicité, liens
commerciaux, portail, commerce électronique, services à valeur
ajoutée,...):
C'est le cas par exemple pour les journaux comme Le Monde, le
Parisien, libération, Investir ou "Les Echos" (qui indique même
que le minitel a profité de la promotion en sa faveur sur le site
Web!!!...)
1.3.1.4.1.2 Un handicap :
1.3.1.4.1.2.1 le Minitel a renforcé notre tendance à raisonner au niveau Franco-Français
Il est considéré à l'étranger comme le reflet d'une société hiérarchisée, au centralisme pesant, où le contrôle de l'information est considéré comme un enjeu plus stratégique que sa large diffusion: Hollande et Finlande nous sont proposés comme contre modèles
1.3.1.4.1.2.2 il nous a plus habitué à payer le temps que l'information
La
tarification est diaboliquement efficace : grâce au système
kiosque elle sait se faire oublier et le niveau pratiqué (de
l'ordre de 2 à 3F/minute) correspond au coût social acceptable
pour les loisirs (ramené à la minute c'est le prix du
théâtre de la voiture ou du restaurant)
France Télécom ne peut espérer une maîtrise
d'Internet analogue à celle du Minitel (L'opérateur
bénéficierait en outre d'un pouvoir exorbitant du droit commun :
celui de couper la ligne téléphonique de celui qui ne s'acquitte
pas de sa facture Minitel ) et ne souhaite sans doute pas une
mort trop rapide de la poule aux oeufs d'or6(*). On ne peut que constater que son engagement sur
internet a été au début tardif et timide
Quand Wanadoo visait un objectif de 100 000 abonnés fin 97
T-online son homologue allemand en revendiquait 1,9 millions.
Aujourd'hui en 2000 France Telecom a "changé de braquet". Wanadoo
a repris la tête de la course en France avec 1,2 millions
d'abonnés mais les inerties sont grandes, (T-online à
dépassé 6,5 millions de clients et Dixons-Freeserve, un
des 80 opérateurs britanniques offrant l'Internet gratuit en avait
conquis 1,5 millions en 6 mois seulement!)
En terme de fréquentation, d'après l'étude
médiamétrie de sept 2000, le site en tête du classement,
fin 2000 est le suédois Caramail avec 25,5 millions de
visite
1.3.1.4.1.2.3 la confortable facilité de gestion d'un outil qui permet de facturer bien des choses...
C'est
une autre source de blocage clairement perceptible : les entreprises, banques,
organismes et même certains services administratifs facturent par ce
biais, de façon parfois tout à fait discutable, les
informations délivrées au public.
Au début du minitel peu de directions générales y
croyaient : elles n'ont laissé leurs directions informatiques s'y lancer
que dans la mesure où celles-ci autofinançaient
l'opération, ce que le kiosque a permis.
L'opération s'étant soldée par un franc succès le
minitel est devenu une source de revenu offrant dans bien des cas un
appréciable confort de gestion aux services qui avaient su
prendre le pari : on comprend leur réticence à abandonner une
telle rente de situation
Dans les services publics en particulier, par exception à la
non-affectation des recettes, le minitel apportait une ressource exceptionnelle
flexible dont la disparition est fortement appréhendée car elle
trouvera difficilement une compensation budgétaire
Un exemple la Météo nationale: elle cherche pour
maintenir ses ressources avec la décrue prévisible du minitel,
à vendre au moins ses prévisions à 5 jours, mais comment
faire quand ces informations sont publiées gratuitement par ses
homologues américains? Par ailleurs pour vendre des services
personnalisés comment conjuguer micropaiements et comptabilité
publique?
Il est clair que sur le WEB elles ne pourront pas se permettre de facturer la
délivrance d'un billet d'avion, les résultats à un
concours d'entré ou un appel d'offre paru au BOAMP Cela privera les
services concernés d'une ressource appréciée pour
l'indépendance qu'elle leur apportait
Le BOAMP n'est gratuit que depuis le 19 janvier 1999
www.journal-officiel.gouv.fr/boamp/R1.htm
Quand une banque faisait le travail (avec le chèque) c'était
gratuit, quand c'était le client qui le faisait (paiement par minitel)
c'était payant !
Récemment un banquier nous expliquait que cela était
normal puisque le service était amélioré ... cela ne
suppose-t-il pas une entente pour éviter la concurrence ? Une telle
entente est-elle susceptible de survivre à la concurrence
européenne? A la concurrence de non-banquiers?
Le Crédit agricole de Loire Atlantique essaie de transposer cette
habitude française sur le web en facturant 3F la connexion alors qu'a
l'inverse le Monde rapporte qu'une compagnie aérienne américaine
accorde une réduction pour les billets achetés par ce canal.
&b
La Société Générale prévoit actuellement
de faire plus fort encore puisqu'elle s'économise une
opération de guichet qui coûte environ 1$ (et revient
d'après les études américaines à 0.01$ sur
internet)...et elle envisage de la facturer 6F et de laisser l'abonnement
Internet et la communication téléphonique à la charge de
son client!!
1.3.1.4.1.2.4 apportant une réponse partielle mais rapide aux besoins principaux il limite l'appétence pour le web
Pour les
horaires de train, annuaires, réservation de spectacles, services
bancaires, le minitel apporte une réponse rapide et précise. Il
réduit ainsi la pression de la demande et beaucoup de décideurs
pensent qu'internet ce n'est que du minitel avec des images sans percevoir la
mutation radicale qu'il apporte
"Avoir quelque chose qui fonctionne vous rend moins enclin au changement"
Esther Dyson présidente de l'EFF
o
o o
Un seul
chiffre illustre cette différence de nature dans les usages :
l'internaute passe 7 fois plus de temps sur le réseau que le
minitelliste et cette différence s'accroît puisqu'en un an cette
durée a augmenté de 13% pour internet et baissé de 4.1%
pour le minitel.
Nous avons constaté aux Etats-Unis que beaucoup de cadres ou de chefs
d'entreprises avaient commencé à utiliser internet pour des
usages personnels (organisation de voyages, relations avec les banques,
recherche d'informations dans le cadre d'un hobby,...). Ne disposant
pas d'un minitel, ils ont dû utiliser internet (souvent incités
par leurs enfants... ou leurs parents retraités).
La transposition vers l'entreprise s'est ensuite faite tout naturellement.
M. Heckel Pdg de l'entreprise Lemaitre-Sécurité,
fabricant de chaussures de sécurité à La Walk en
Alsace
www.lemaitre-securite.com
, a ainsi commencé par utiliser internet pour rechercher des
informations dans le cadre de son hobby (l'aviation,...) et y rencontrer
d'autres passionnés, avant d'en faire une arme commerciale pour son
entreprise.
1.4.1 Internet : quoi de plus que le Minitel ?
1.4.1.1 beaucoup d'avantages :
1.4.1.1.1 Il est mondial :
La filiale luxembourgeoise d'une grande banque française a
constaté que les 25 % de sa clientèle passée sur Internet
représentait 65 % des transactions totales (AFP)
SEB banque appartenant à la Galaxie Wallenberg constate
que les clients qui ont basculé sur internet lui rapportent 2,5 fois
plus que la moyenne
89 % des acheteurs sont des hommes (étude Zdnet France 1998) : c'est
aujourd'hui le contre modèle de "la ménagère de 50 ans"
qui sert de référence pour le marketing traditionnel, notamment
à la télévision.
1.4.1.1.2 Peu onéreux ... et en baisse rapide
(Encore que ceci soit à relativiser pour la France où, par suite
du monopole, les tarifs de télécommunication sont très
élevés. Mais des baisses substantielles ont eu lieu en 1998 et
d'autres sont prévisibles avec l'accroissement de la concurrence)
Aux Etats-Unis Empire.net
www.empire.net offre même gratuitement le
PC à condition de souscrire son abonnement à 175 F/mois
(rappelons que les communications locales sont généralement
gratuites aux US).
Le prix moyen d'un ordinateur vendu en 98 a baissé de
43 % sur 1997 malgré un accroissement sensible des
performances
Le fournisseur d'accès se rémunèrent sur la
publicité figurant sur sa page d'accueil et par le reversement d'une
fraction du coût des communications téléphoniques
(Free.fr
www.free.fr, Freesurf
www.freesurf.fr, Libertysurf
www.libertysurf.com, World Online
Liberté
www.worldonline.fr,
VNUnet Online
www.vnunet.fr, Lokace Online
www.lokace.fr,) .
Free.fr et libertysurf offrent même l'hébergement de pages
personnelles
X-Stream en Grande Bretagne offre la communication
téléphonique pendant les heures creuses
On voit même apparaître des offres où l'internaute assidu
est payé (1F de l'heure : Accès Internet Gratuit
www.accesinternet.com) à condition d'accepter
des publicités quelque peu invasives
Comme le soulignent leurs promoteurs le "gratuit" est paradoxalement un gage
de qualité car les clients ne sont prisonniers d'aucun contrat et si
la qualité faisait défaut, le provider serait
immédiatement condamné
Alcatel prévoit de lancer le webphone "minitel" de
l'internet, plus simple et plus rapide d'utilisation qu'un ordinateur. son
challenge: tomber en dessous de 1000 à 1500F pour être
compétitif avec des ordinateurs beaucoup plus puissants qui ont
crevé le plancher des 3.500F)
En France, Infonie offrait un PC multimédia pour 1990 F avec un
abonnement de 199 F par mois sur 2 ans.
Voir page
25
Netgem commercialise, depuis 1997, la NETBOX, qui permet
d'accéder à internet en utilisant l'écran de la
télévision, pour moins de 2000F
www.netgem.com et la start-up
Walawa va les intégrer dans une nouvelle génération de
téléviseurs avec un surcout prévu de 15 à 20%
1.4.1.1.3 Il offre quantité de fonctionnalités nouvelles
Communiquer , échanger, publier, rechercher de l'information, télécharger des logiciels ou de la musique, acheter, vendre, permettre à une équipe dispersée de travailler efficacement, télésurveiller ou téléagir, voici quelques fonctionnalités inexistantes ou embryonnaires sur le minitel Voir page 18
1.4.1.1.4 Il conduit à la "convergence" entre Téléphone, TV et information
Le
protocole TCP/IP permet une "convergence" entre la voix, les données et
la TV : il ne s'agira dorénavant que de faire circuler des "paquets"
d'informations numérisées qui pourront cohabiter sur les
mêmes voies de communication (paire de cuivre, câble, satellite,
radio, fil électrique, ...)
Ceci pose aujourd'hui des problèmes
Certes le téléphone fixe ou portable et la
télévision donneront accès à Internet mais on
imagine plutôt une diversification et une multiplication des types de
terminaux que leur convergence sur un micro-ordinateur à tout faire
De même que le moteur universel dans l'outillage à main a
laissé place à des outils électriques
spécialisés mieux adaptés à chaque usage, on
commence à voir apparaître à l'état de prototype de
plus en plus d'appareils connectables à Internet : baladeur RIO
(musique), web phone (téléphone), webTV
(broadcast), stylo (signature),voiture (cartographie,
guidage,...), réfrigérateur (gestion du stock), WC
(analyse médicale), machine à laver
(télémaintenance),...
Cela étant convergence sur les moyens de transport ne signifie pas
convergence sur les terminaux dont l'ergonomie correspond à des usages
très différents :
1.4.1.2 Mais encore quelques problèmes à régler :
1.4.1.2.1 Des problèmes de sécurité
1.4.1.2.1.1 Sentiment d'un manque de confidentialité, crainte de vol d'informations commerciales ou de numéro de carte de crédit,
Si
personne ne rapporte le cas de vols, pendant leur transmission, de
numéros de cartes protégées par le cryptage standard
(SSL), on ne compte plus le nombre de magasins ou de banques
"dévalisées" de leurs précieux fichiers de cartes de
crédit, que les achats aient été fait dans un magasin, par
téléphone, par fax ou par Internet: le problème de
sécurité est beaucoup plus lié à la carte
qu'à internet mais il n'en reste pas moins que ce sentiment
d'insécurité, même injustifié handicape le paiement
en ligne
Un pirate a été jugé aux USA fin 1997 pour le vol de
pas moins de 100.000 numéros de cartes de crédit... mais, il faut
le souligner, ce vol avait eu lieu dans les fichiers du marchand et non sur
Internet,
En janvier 2000 c'est 25 000 numéros de cartes toutes les
coordonnées qui sont volées par un pirate Russe de 18 ans dans
une firme de CD
le 8 septembre 2000 c'est la Banque Western Union qui se fait voler les
coordonnées de 15 700 cartes de crédit, de même que dans le
conflit du Kosovo, selon les média, la CIA avait projeté de
s'attaquer aux banques dans lesquelles sont les avoirs du dirigeant Serbe et
non à ses virements.
1.4.1.2.1.2 Difficultés d'identification des sites et des correspondants : sont-ils ce qu'ils prétendent être?
Existent-ils même?
Les sites en ."fr" apportent de ce côté une certaine
sécurité car l'attribution du nom de domaine ne se fait
qu'après des vérifications analogues à celles
pratiquées jusqu'à présent pour les sites minitel
Pour les sites déclarés auprès de l'Internic,
http://ds2.internic.net/ds/webfinder/WebFinder.html vous permet de
connaître la liste de tous les noms de domaine déposés par
une société
Inversement
http://ds2.internic.net/wp/whois.html vous fournit les
coordonnées du possesseur d'un site (en particulier les "com", mais ces
informations ne font que reprendre les déclarations et ne sont pas
vérifiées
Sans oublier
www.internic.com qui
fournit une information plus riche sur les sites enregistrés
1.4.1.2.2 Le cryptage: confidentialité du message, garantie de son intégrité, authentification de l'identité de l'émetteur, protection des archives.
Une
des techniques les plus connues est dite "à clefs
asymétriques" RSA (Du nom de ses inventeurs: Rivest,
Shamir et Adelman). Chaque partenaire de l'échange dispose
d'une clef publique et d'une clef secrète.
Intégrité et identification de l'émetteur
Un message crypté avec la clef secrète de Dupont est
déchiffré par n'importe qui avec la clef publique de Dupont. Ce
message ne peut provenir que de Dupont et son contenu n'a pu être
altéré (on dit aussi qu'il est "signé
électroniquement par Dupont") : on a la garantie
d'intégrité et d'identité.
Confidentialité
Un message crypté avec la clef publique de Schmidt n'est
déchiffrable que par Schmidt avec sa clef secrète : on garantit
ainsi la confidentialité de l'échange.
Un message crypté successivement par la clef secrète de Dupont et
la clef publique de Schmidt ne peut être lu que par Schmidt et ne peut
provenir que de Dupont et n'a pu être altéré en chemin.
Authentification de l'identité
Ce système peut être raffiné : si Dupont ne connaît
pas personnellement Schmidt, un "notaire" (Verisign
www.verisign.com aux USA par exemple) émet un
certificat (codé avec sa clef secrète) qui établit la
relation entre l'identité de Schmidt et sa clef publique. Le certificat
est joint au message. Son décryptage avec la clef publique du notaire
garantit que celui qui déclare s'appeler Dupont est bien Dupont.
Bien entendu la clef secrète peut être calculée à
partir de la clef publique par essai de toute les combinaisons possibles
D'autres standards de cryptage et protocoles méritent d'être
mentionnées: DES (qui devrait être remplacé par
l'algorithme Belge Rijndael à la suite d'une sévère
compétition internationale), IDEA pour les clés
secrètes, Diffie-Hellman pour l'échange des clés,
TLS-SSL pour la sécurisation des sessions (paiements on-line),
S-MIME pour l'e-mail, X509 pour la diffusion des certificats, ISAKMP/IKE
et IPSec pour protéger les transmissions (VPN
voir page
117).
De plus n'oublions pas que la protection des données ne concerne pas que
les flux (les messages) mais aussi les stocks (la mémoire de
l'entreprise). Se faire voler un micro ordinateur dont le disque dur non
crypté serait lisible pourrait se révéler catastrophique.
Même chose en cas d'intrusion sur le système informatique central:
l'expérience montre que le pirate vise les archives plus que les
échanges
Voir
www.aui.fr ,
www.crypto.com
Les clés de 40 bits jusque récemment seule
autorisée en France (pour les algorithmes symétriques, ce qui
correspond approximativement à 512 bit pour les algorithmes
asymétriques comme RSA), ne résistait que quelques secondes
à un ordinateur puissant mais il faut un temps quasi infini pour celles
qui sont utilisées en Allemagne ou aux Etats-Unis et maintenant en
France depuis la décision du Premier Ministre le 19 janvier 1999 et le
décret du 17 mars 1999 qui porte la longueur des clefs à 128 bits.
Bruce Schneier (
counterpane.com/mime.html
) a développé un économiseur d'écran qui
vient à bout en quelques heures des clefs RC-2 de 40 bits
utilisées par Netscape ou Microsoft, en profitant tout simplement des
périodes d'inactivité des micro-utilisateurs d'un petit
réseau tel qu'on peut le trouver dans une entreprise de taille moyenne
(une centaine de machines).
Les clefs de 56 bits ont nécessité la mise au point par John
Gilmore, pour 250 M $ d'un ordinateur spécialisé "deep
crack" et seuls les USA, à notre connaissance, sont aujourd'hui
capables, dans des délais raisonnables, de casser de telles clefs : en
22h15 deep crack, associé à 100.000 ordinateur organisés
en réseau a réussi le 18 janvier 1999 à casser le code en
testant 250 milliards de clés par seconde
Une clef de 128 bits nécessite théoriquement 40 milliards de
milliards de fois plus d'essai : " en mobilisant dans un
gigantesque réseau tous les ordinateurs de la planète il faudrait
plusieurs siècles pour la casser " (Jean-Noël Tronc,
Cabinet du Premier Ministre).
Même si le progrès technique va vite on peut penser que ce type de
clé apporte une vrai sécurité pour encore de nombreuses
années (à condition bien entendu de s'assurer que le logiciel
utilisé ne comporte pas de "trous" de sécurité, ce qui
serait probable pour une fourniture provenant d'un des pays participant au
système Echelon voir
page
207
Jusqu'à aujourd'hui, en France, pour des considérations de
sécurité extérieure et intérieure de l'Etat le
cryptage des données était réglementé de
façon très restrictive.
Il était difficile d'imaginer, dans la mesure où le commerce
électronique se développe, que ces règles ne soient pas
harmonisées au sein du grand marché unique européen,
et donc libéralisées.
La loi encore actuellement en vigueur, même si le récent
décret en a neutralisé les éléments les plus
pénalisants (longueur des clefs) devra être modifiée
prochainement comme l'a annoncé le Premier Ministre.
Cette situation était d'autant plus paradoxale que sous le noble
dessein de protéger l'Etat, paradoxalement on créait une
vulnérabilité systémique pour notre économie en
interdisant à nos entreprises de se protéger et en inhibant le
développement de produits de cryptage (qui ne pouvaient
espérer trouver une rentabilité sur un marché aussi
étroit, et ce d'autant plus que l'absence de consensus sur les
règles ne pouvait que rendre dubitatif sur leur pérennité)
D'autant plus que certains pensent que ces règlent ne gênent
guère que les entreprises honnêtes : ils doutent en effet que les
organisations maffieuses se soumettent aux formalités légales et
des logiciels comme Visual Encryption
www.fitin.com incluent les
messages cryptés au sein d'anodines photos de famille permettant
difficilement de détecter qu'un morceau de ciel gris contient un
message codé....
Il n'y a aucune restriction chez la plupart de nos partenaires :
Aux Etats Unis le gouvernement fédéral a été
contraint par la cour suprême à autoriser les logiciels de
cryptage les plus puissants. , l'an dernier un juge Fédéral,
Marilyn Hall Patel, déclarait inconstitutionnelles les restrictions
à l'exportation des logiciels de cryptage dans un jugement qui pourrait
faire date et une décision analogue vient d'être prise le 6 mai
1999 par un tribunal Californien.
Un texte de loi est en cours d'examen au Sénat (PROJECT Promote Reliable
On-line Transactions to Encourage Commerce and Trade act) pour assouplir les
règles touchant à l'export en portant de 56 à 64 bit la
longueur maximale des clés (c'est semble-t-il la longueur optimale en
effet vraisemblablement seuls les services américains sont en mesure de
les décoder: elles ne nécessitent que 256 fois plus de calcul que
les 56 bit)
Les Anglais qui étudiaient l'éventualité
d'instaurer une réglementation du cryptage ont annoncé fin mai
qu'ils en abandonnaient le projet.
Notons d'ailleurs que d'ores et déjà cette interdiction ne porte
que sur la version électronique : pour des raisons constitutionnelles
l'exportation de l'algorithme sous forme papier est libre, et un
norvégien l'a renumérisé avec un scanner pour le mettre
à la disposition de chacun de façon tout à fait
légale (plus simplement d'ailleurs, on peut se la procurer dans
n'importe quel pays du monde en respectant les règles
édictées par l'administration américaine, si on choisit un
provider filiale d'une compagnie ayant son siège aux USA...)
Comment imaginer par exemple des appels d'offre européens sur
Internet avec des réponses nécessairement cryptées
équivalent de l'enveloppe cachetée, auxquels des entreprises
françaises ne pourraient pas soumissionner légalement.
1.4.1.2.2.1 Transactions financières non totalement sécurisées mais des solutions sont en vue pour y remédier:
Comme le
soulignent la plupart des spécialistes, il s'agit bien davantage
d'un problème psychologique que d'une appréciation
réaliste des risques (
voir page
74):
Il est sans doute aujourd'hui beaucoup plus risqué de communiquer un
numéro de carte bancaire par fax, téléphone ou minitel que
par internet avec un simple cryptage SET ou SSL (Secure Socket Layer) à
40 bits, ...sans parler du risque d'indiscrétion lors de paiements dans
les magasins ou restaurants (Netsurf de février 99 signale en
particulier le risque de vol de numéros de cartes dans les hôtels
des pays de l'Est qui est sans commune mesure avec un vol sur Internet).
On ne peut néanmoins que constater les blocages que cette question
entraîne et il est impératif de mettre en place des moyens qui
permettent de ramener la confiance
1.4.1.2.2.1.1 La carte à puce et e-card
Aujourd'hui le protocole le plus utilisé est SSL
(Secure Socket Layer, créé par Netscape) il est
installé en standard dans la plupart des navigateurs.
Les banques essayent en réponse au niveau international de faire
accepter, sans grand succès jusqu'à présent (150 sites
seulement l'acceptent) le protocole SET (qui permet une reconnaissance
mutuelle de l'accréditation des acteurs du paiement) mais dont le
rapport sécurité/contraintes d'emploi/prix n'a pas convaincu ni
les marchands ni les consommateurs:
"SET is close to dead, today it creates no value for merchant
and no value for client" avons nous entendu de la bouche de Bill
Finkelstein de la Wells Fargo, analyse partagée par Nicole
Vanderbilt de Jupiter communication: "SET won't happen"
séminaire Aftel NY nov 98
En 97 a démarré en France un projet de système de
paiements sécurisés qui vise à renforcer encore la
sécurité en couplant au cryptage par logiciel, celui de la carte
à puce (Notons que dans ce domaine notre pays ne semble pas en retard
puisque d'après Marc Lassus, PDG de Gemplus, la part de l'
industrie française dans l'industrie mondiale de la carte à puce
est de... 90 %.),
Les projets Cybercard et e-comm lancés en 1997 conformes
à la norme C-set regroupant notamment le Crédit Agricole, le
Crédit Mutuel, les Banques Populaires, le CIC, la Poste et les Caisses
d'Épargne. En 1998 tous les acteurs de l'univers de la carte bancaire
ont décidé de faire converger leurs différents
systèmes de sécurisation au sein de cyber-comm: cette
technologie nécessite toutefois d'une part que le commerçant soit
à la norme SET (qui semble avoir bien du mal à s'imposer) et que
le client dispose d'un lecteur de carte à puce (d'une valeur de 400F
environ)
Il est impératif à la viabilité de cette entreprise
qu'elle soit étendue à la zone euro et qu'elle
élargisse son actionnariat en conséquence: le pari n'est
aujourd'hui encore pas gagné
Sur le plan international un consortium nommé e-card (Ibm,
Microsoft, AOL, Compaq, Visa, American Express, Cybercash, Mastercard,
utilisant ECML (Electronic Commerce Modeling Langage) projette de créer
une carte virtuelle, prenant la forme d'une simple icône
(que vous enverra à votre demande le site du fournisseur de e-card qu'il
suffira de mettre par glisser-déposer sur la facture
présentée par le commerçant pour l'acquitter (tous les
transferts d'information étant évidemment sécurisés)
Soulignons ici l'initiative interessante d'une PME française,
shop@ccess, crée en 2000, qui, en accord avec un
établissement financier délivre un numéro de carte valable
pour une seule transaction et pour un seul montant: ce procédé ne
nécessite aucune mesure particulière du côté du
marchand et le vol éventuel du numéro ou son utilisation par un
commerçant indélicat est sans conséquence puisqu'il n'est
plus valide
De même Blue Line, créé par Abdallah Hitti
(ex-dg de Kleeline) offre une solution sécurisée ne
nécessitant pas de lecteurs et évitant que les numéros de
carte ne circulent sur le net
Les lecteurs de carte à puce pourraient être
progressivement intégré en standard dans tous les
terminaux susceptibles d'être utilisés pour le commerce
électronique (claviers, télécommandes de
web-TV, webphones, souris, téléphones
portables,...) pour moins de 100F: ceci implique à
l'évidence un minimum de normalisation internationale
France Télécom a lancé en juillet 2000 le
paiement par carte à partir d'un portable et annonce plus d'un millier
de services accessibles début 2001
Mais le plus crédible des concurrents de la carte à puce nous
paraît être aujourd'hui l'utilisation directe du
téléphone portable, qui intègre une "puce" comme Terminal
de paiement électronique voir page
voir page
153. Evidemment cette evolution
technologique inquiète les Banques car on peut tout à fait
imaginer que dans ce cas l'opérateur, qui regroupera l'ensemble des
facturations sur un relevé mensuel prenne un rôle qui
empiète sur le leur
1.4.1.2.2.1.2 Le porte-monnaie électronique (PME)
L'objectif poursuivi est de permettre à partir d'une carte
"pré-chargée" de régler de petites dépenses (qui ne
justifient pas la lourde procédure de la carte de crédit) en
substitution à l'argent liquide.
Beaucoup pensent que pour trouver sa pleine utilité cette carte doit
également pouvoir servir de titre de transport (billétique)
3 expériences concurrentes ont été lancées en
France
Monéo avec 11 établissements de crédit (
Société Financière du Porte-Monnaie
Électronique Interbancaire): ce porte-monnaie fonctionne comme une
carte téléphonique mais il permet d'effectuer toute sorte
d'achats. Il est en cours d'expérimentation à Tours avec 1500
commerçants et 500 automates (bus, parking,
distributeurs,...),Mondex (crédit mutuel) permet le paiement en
euros à Strasbourg et Modéus (la poste, ,Sncf, Ratp,
caisses d'épargne, banques populaires, société
générale) est en phase de tes à Noisy-le-Grand puis
à la gare Montparnasse
En mars 2000 Monéo et Modéus ont franchi une
première étape vers la normalisation en fusionnant
La généralisation de ce moyen de paiement nécessitera une
normalisation de toutes ces initiatives au niveau international:
Elles sont au nombre de 22 rien qu'en Europe !!! (Danmont, le
pionnier au Danemark, Geldkarte (le leader avec 40 millions de cartes,
mais à vrai dire peu utilisé) en Allemagne, Proton en
Belgique, suisse et suède, Multibanco au Portugal, Chipnip
et Chipper aux Pays Bas, Quick en Autriche, PME-Visa en
Espagne, Minipay en Italie,...)
La viabilité économique de ce type de solution
nécessitera sans doute cependant de réussir à mettre en
place des cartes multifonctions: PME, billettique, carte de crédit, de
débit, gestion des clés et des certificats,...)
Là encore le téléphone portable, dont personne ne
prévoyait un tel développement au moment où tous ces
projets ont été lancés pourrait mettre tout le monde
d'accord
voir page
153, d'autant plus qu'il offre maintenant la
possibilité d'effectuer des règlements entre particuliers!. Les
ventes aux enchères qui nécessitent un paiement de particulier
à particulier a entrainé de multiples initiatives
Avec paypal,
www.paypal.com il est
possible de s'échanger de l'argent de la même façon entre
téléphones qu'aujourd'hui des cartes de visite entre palm-pilot
(par infrarouge ou demain par radio selon la norme bluetooth : "on se beame de
l'argent"). lancé par une start-up (Confinity) début 2000,
rachetée en mars 2000 par une banque online X.com
www.x.com
Déjà aujourd'hui d'après Jean-Michel Billaut 500.000
produits sont payables par Paypal sur le site de vente aux enchères
entre particuliers e-Bay
Par ailleurs, sur le même principe mais avec moins de
fonctionnalités Wells Fargo a lancé Billpoint
www.billpoint.com, Bank
One, eMoneyMail
www.emoneymail.com,
Amazon.com Accept.com,
www.accept.com, Ecommony,avec
pay2card, eCount, Ipin,... : voir la revue de l'Atelier
www.atelier.fr juillet 2000
1.4.1.2.2.2 Risques d'intrusion dans les systèmes informatiques :
Les
programmes téléchargés, les documents en Word, les plug-in
et les applets, les pièces jointes des mails peuvent véhiculer
virus, "vers", bombes logiques, chevaux de Troie ou
tout simplement des erreurs de programmes, volontaires ou non (bogues)
susceptibles de créer de graves dommages ou de permettre à des
tiers de pénétrer dans votre ordinateur (voir par exemple et
symantec
http://www.symantec.com) .
Nuisants mais non dangereux les Hoax [7].
Des logiciels (antivirus
www.hitchhikers.net/av.shtml , pare-feu
www.interhack.net/pubs/fwfaq (firewall) ou
renifleurs (sniffers
www.faqs.org/faqs/computer-security/sniffers) apportent des
éléments de réponse qui semblent satisfaisants dans la
pratique, même si la protection n'est jamais totale, à condition
qu'ils soient convenablement paramétrés et correctement
administrés pour pouvoir détecter rapidement les
éventuelles anomalies
Voir aussi
http://www.greatcircle.com/firewalls-book/
http://reptile.rug.ac.be/~coder/sniffit/sniffit.html
Dans les entreprises visitées nous avons pu constater l'importance
attachée, à juste titre, à cette question.
1.4.1.2.2.3 C'est un Far-West aussi en matière de droit et de police
Les
risques de piratage, virus, problèmes des cookies, faux sites, fausses
adresses, fausses nouvelles, inondation de mails publicitaires (SPAM),.
) sont effectivement bien réels : certes les règles du
droit s'appliquent pleinement sur l'Internet, mais encore faut-il une police
capable de l'appliquer ...et ceci au niveau international.
Il ne faut cependant pas sous-estimer la force de la Netiquette qui
impose des règles de bonne conduite dans le monde des internautes :
certes il y a des "outlaws", mais la pression de la communauté est
forte (un célèbre cabinet d'avocats new-yorkais en a fait
douloureusement l'expérience : 30 000 plaintes ont paralysé leur
fournisseur d'accès et leurs droits d'utilisateur ont été
révoqués par celui-ci, c'est ce qu'on appelle le
"flame".)
Par ailleurs, dans le domaine commercial, se mettent en place des
Cybertribunaux qui devraient fonctionner sur le principe de l'arbitrage :
Bien entendu ce mode de règlement des conflits implique qu'il y ait
accord des parties à la signature des contrats avec définition du
droit applicable (ce qui aujourd'hui est interdit en France pour les acheteurs
particuliers).
1.4.1.2.3 Facturation complexe par absence d'une fonction kiosque
Ouvert
en 1984 sur le 36 15, le kiosque a joué un rôle
essentiel dans le développement et le succès du Minitel : Ce
procédé consiste à inclure dans la facture
téléphonique du client la facture des services
télématiques, cette dernière comportant deux parties,
l'une destinée à rémunérer les fournisseurs de
services et l'autre à payer l'opérateur.
Tout le monde trouve son compte avec ce système :
Le fournisseur de services reçoit un versement global de
l'opérateur. Il n'a pas à établir de facture individuelle
(qui pourrait être très petite) pour chacun des utilisateurs de
son service. En outre, il est payé par l'opérateur ce qui, pour
lui, est une garantie très appréciable.
l'opérateur dispose de rentrées financières,
alimentées par l'activité des fournisseurs de services,
Le client a une facture globale, jointe à sa facture
téléphonique, système très commode, même si
cela peut entraîner parfois des surprises désagréables pour
un usager négligent ou distrait.
Par ailleurs, l'anonymat de l'usager est préservé.
Celui-ci n'a nul besoin d'être abonné - donc repéré
- aux services de son choix.
Nous verrons plus loin que des solutions se mettent progressivement en place
pour assurer ces fonctionnalités sur Internet.(
voir page
72)
1.4.1.2.4 Une lenteur parfois désespérante, plantages et déconnexions nécessitent patience et nerfs solides
Le
transfert de données se fait encore la plupart du temps par la ligne
téléphonique, la fameuse "paire de cuivre torsadée", dont
l'exploitation analogique traditionnelle actuelle n'exploite que 0,4% des
capacités de transmission
Cette situation devrait très rapidement évoluer, les
capacités mises en place se développant au rythme de 15% par mois
et de nombreuses nouvelles technologie devraient permettre une explosion des
débits assortie d'un effondrement des prix
voir page
145
1.4.1.2.5 Des règles issues du monde anglo-saxon: il sera difficile de réussir sans accepter d'en tenir compte
96% des sites de commerce électronique sont
anglophones et 2% francophones (Malgré une intense
activité de nos amis québécois qui à eux seuls,
représentaient en 1998 30 % des sites francophones),
Pour l'ensemble des sites, l'anglais ne représente plus que 78%
en 1998 et 86,6% en février 2000 mais le français n'est
que la sixième langue du web (4,4% en fev 2000, en recul d'une
place par rapport à l'an dernier avec le développement du
chinois) après le japonais (7,2%), l'allemand(6,7%) le
chinois (5,2%) et l'espagnol (5,2%) (source DREE-CFCE)
. pour les nouveaux sites 22% sont en espagnol, 14% en allemand, 12% en
japonais et 10% en français d'après le site canadien
www.cefrio.qc.ca (Le
total est supérieur à 100 car de nombreux sites sont
multilingues)
Cependant, comme Jacques Attali le souligne, à l'inverse,
Internet offre une chance aux langues rares (car il permet à faible
coût l'édition de documents) et ceci est particulièrement
intéressant pour les communautés dispersées à
travers le monde et qui veulent conserver un lien avec leur culture.
voir aussi
www.oecd.org
1.4.2 Quoi de plus que les RÉSEAUX d'échange de données professionnels existants ?
Actuellement, la plupart des applications professionnelles
impliquant des transmissions de données entre sites distants utilisent
des réseaux de télécommunications
spécialisés : TRANSPAC, liaisons spécialisées
point à point, réseaux à usage privatif constitués
à partir de liaisons spécialisées et d'équipements
de réseau (multiplexeurs, etc.), voire réseau
téléphonique commuté public avec équipements
d'accès incluant des modems.
C'est le cas des applications de type accès à des bases de
données professionnelles, d'échanges de données
administratives: EDI Echange de Données
Informatisées (commandes, factures,...) d'Echange de
Données Techniques EDT (plans, fichiers de
description de pièces issues de la CAO), transferts de fichiers, etc.,
et ceci dans de nombreux domaines d'application : banques,
administrations, grandes entreprises de production, commerce, transports, etc.
Par rapport à ces réseaux de données, l'utilisation
d'Internet présente un certain nombre d'avantages et
d'inconvénients.
1.4.2.1 Moins onéreux et plus évolutif :
Solution
beaucoup moins chère notamment pour les échanges de
données techniques, administratives ou financières
informatisées, parce que basée sur l'accès au
"Réseau" pour le coût d'une communication locale (les
marges prises par les intermédiaires "à valeur
ajoutée"(SVA) de type Allegro, Atlas, Geis, Cegedim, Edilectre,.., bien
qu'en forte baisse, sont souvent considérées comme
abusives.)
Le DoD (Department of Defense des USA ) estime que le
coût d'expédition de 4 Megabit d'information technique passe de
816$ pour un SVA à 20$ pour EDI sur TCP/IP (l'évolution qui se
dessine des traducteurs EDI vers XML-EDI devrait encore accroître cet
atout
voir page
128) :
c'est la solution retenue par la Société Roll Gom
fabricant de roulettes pour poubelles près d'Arras
www.mpr.fr pour sa liaison avec sa filiale
aux USA.
Possibilité d'accéder d'entrée de jeu à de
très nombreux interlocuteurs, sans avoir à se préoccuper
de la constitution d'un "réseau" de correspondants, pourvu que ces
interlocuteurs aient eux-mêmes accès à Internet.
1.4.2.2 Mais une moindre qualité de service (garantie de sécurité et de débit)
Les
réseaux de données professionnels et en particulier les
intermédiaires "à valeur ajoutée" apportent une plus
grande sécurité et une garantie de qualité professionnelle
pour l'acheminement des communications et des échanges (mais
l'évolution de la norme IP de la version 4 à la version 6 (IPv6
www.ipv6.org) devrait
répondre à l'essentiel de ces besoins: Le système
d'adressage d'IPv6 permet en outre de répondre à l'explosion du
nombre d'adresses en permettant d'en créer "une par prise de
courant" voir
phoebe.urec.fr/G6/ et
www.ietf.org) .
De même l'émergence de réseaux internet "classe
affaire" devrait répondre à cette préoccupation
essentielle pour certaines applications (
voir page
130)
Il n' existait jusqu'à récemment sur Internet peu de logiciels
permettant les échanges professionnels correspondant aux
différents types d'application, banques, commerce, EDI, etc. (les
échanges se faisaient le plus souvent comme pièces
attachées d'un e-mail), mais là encore la situation évolue
très vite notamment pour l'EDI.
1.4.3 Les TECHNOLOGIES Internet : quoi de plus que les systèmes propriétaires ?
1.4.3.1 Des avantages majeurs :des logiciels plus abondants d'une qualité supérieure et moins cher
Les
nouveaux protocoles et logiciels sont basés sur des standards
ouverts, ils sont donc compatibles entre eux quel que soit leur
éditeur et sont d'une grande simplicité d'emploi
L'immense marché ainsi créé a entraîné une
extrême abondance de logiciels de très grande
qualité et d'une fiabilité éprouvée puisque les
principaux d'entre eux ont été testés par une
communauté de dizaines de millions d'utilisateurs sur le plus grand et
le plus complexe des réseaux existant
Les changements d'ordre de grandeur du nombre de clients, ont permis un
effondrement des prix et dans de nombreux cas les logiciels de base, de
qualité professionnelle, peuvent même être obtenus
gratuitement.
Par ailleurs ils offrent une robustesse et une sécurité beaucoup
plus grande grace au caractère public des sources qui permet d'en
détecter et d'en corriger les défauts et dissuade
l'éditeur d'installer de "backdoors" permettant de
pénétrer sans autorisation chez les clients
1.4.3.2 Le paradoxe des Logiciels Libres
Depuis
le milieu des années 90 se sont développé des logiciels de
base (système d'exploitation, serveurs, navigateurs, traitements de
texte) mais aussi des logiciels d'application, sur une base analogue à
celle des normes : élaboration coopérative, documentation (codes
source) publics et souvent gratuité totale
Contrairement à ce que certains pourraient croire le
développement des logiciels libres ne relève pas de la
philanthropie, que personne n'attendrait de firmes comme IBM,
Compaq, Dell, HP, AOL ou SUN, mais
relève d'une profonde logique économique, un peu sur le
même principe que les standards, car ils fournissent les bases d'un
marché de développement d'applications et de services
concurrentiels et donc très actif et qui bénéficie aux
développeur et non à l'éditeur propriétaire de la
plate-forme de développement.
De plus le mode même d'élaboration conduit à des logiciels
beaucoup plus fiables infiniment moins gourmands en ressources
informatiques, totalement conformes aux normes
d'interopérabilité et adaptables aux besoins (pour les
grandes entreprises la gratuité n'intervient guère dans les
critères de choix)
C'est pourquoi maintenant, très souvent ces développements se
font dans le cadre de consortium pour mutualiser les coûts
Principaux handicaps : psychologiques
"en utilisant Linux, nos clients vont pouvoir bénéficier de la
robustesse de notre matérielS/390 qui ne connaît que 10 minutes
d'arrêt par an" déclarait aux Echos, Daniel Bakouch,
Directeur grands systèmes d'IBM
"nous allons pousser pour que Linux devienne le standard pour le
développement d'applications" Irrwing Wladawsky-Berger
vice-président stratégie et technologie d'IBM
A budget donné les entreprises peuvent consacrer davantage de moyens
au conseil, à l'assistance technique et à la
formation qui sont des investissements essentiels au succès,
parfois trop négligés
Sur le plan de l'économie nationale ceci permet, à
dépenses constantes de localiser davantage de valeur ajoutée et
d'emploi dans notre pays: des entreprises comme Suse et Red Hat,
Caldera qui se sont spécialisées dans les services autour
des logiciels libre (élaboration de packages les "distributions", hot
line,...) sont très profitables
Andover.net
www.Andover.net
(racheté depuis lors) avait début 2000 une valeur bousière
de 1 Milliard de dollars, VA Linux
www.valinux.com de 9
Milliards et Red Hat
www.redhat.com de 19
Milliards
En Allemagne le leader est Suze
www.suse.de
De même en France se sont crées de nombreuses
sociétés capables de concevoir d'implanter des solutions Linux
dans les entreprises : Alcove
www.alcove.fr, mandrake
www.linux-mandrake.com ,
Atrid,...
Autre avantage pour les développeurs d'application : ils ne se
retrouvent plus à la merci d'un gros éditeur qui,
détenant le code source est dans un rapport de force léonin avec
eux
"les éditeurs peuvent avec leurs logiciels développés
pour Linux, gagner le marché pour eux-mêmes et pas pour Microsoft"
(Barry Ariko AOL).
et inversement:"now we have to stay on the shouders of Microsoft. not on his
feet" Barry J Folson Placeware
www.placeware.com
séminaire Aftel NY nov98
C'est la raison pour laquelle 28 multinationales (dont Nortel,
Daimler Chrysler, Corel et Ericson) se sont
regroupées pour faire pression sur les gouvernements européens et
canadiens afin de promouvoir l'utilisation de logiciels libres et 4
ténors (IBM, HP, NEC et Intel notamment) ont
décidé à l'été 2000 de financer un
laboratoire indépendant pour développer des versions de Linux
adaptées aux ordinateurs multiprocesseurs de très grande puissance
Citons par exemple
Un avantage, extrêmement important, de ces logiciels est la
possibilité d'accéder au code source, de pouvoir le
modifier et d'être en mesure de vérifier qu'il ne comporte ni
"bogues" (erreurs de programmation) ni porte d'entrée indiscrète
(backdoors) permettant d'accéder au contenu de votre ordinateur
De nombreux produits à codes non publics se sont fait prendre la main
dans le sac comme Dansie
www.dansie.net (Netsurf):
l'entrée d'un mot clef dans un formulaire de commande permettait de
prendre à distance le contrôle de la machine, de plus ce mot de
passe était mal dissimulé, ce qui fait que n'importe qui pouvait
prendre le contrôle des machines utilisant ce produit...
Ces "backdoors" qui ont été mises en évidence,
à un rythme quasi mensuel, dans des produits leader du marché
comme le mouchard de Windows 98 qui a récemment défrayé la
chronique.
Parmi les innombrables exemples rappelons les dernier découverts
le 8 juin 1999 le spécialiste de la sécurité
eEye
www.eeye.com trouvait un bogue
qui mettait gravement en péril les serveurs IIS v4 et, face l'absence de
réaction devant ce trou gravissime qui permet à n'importe qui de
prendre le contrôle du serveur par Telnet, il publie sur son site le
programme IIShack qui exploite le bogue sans laisser aucune trace: c'est alors
seulement que Microsoft réagit...en commençant par
protester! (Netsurf août 1999)
Plus grave en Août 99 le serveur de messagerie Hotmail
montre la faiblesse de sa conception en permettant à n'importe qui,
suite à l'intervention d'un pirate suédois assisté de
quelques collègues américains, de consulter la messagerie (et les
archives) de tout internaute abonné ou d'expédier un message
depuis son adresse: "journée portes ouvertes" comme le soulignait
malicieusement le journal Les Echos
Selon Netsurf (février 2000) le célèbre assistant
d'installation de Windows98 envoie à l'éditeur vos
données personnelles ainsi qu'une liste du contenu de votre disque dur
Outlook express, du même éditeur ne cesse de montrer des
failles de sécurité : le simple fait de lire un mail peut avec ce
logiciel permettre à un virus comme bubble Boy de contaminer
votre ordinateur, ou par l'intermédiaire du chargement d'une image
invisible à l'oeil nu d'initialiser un cookie qui permettra
de vous identifier par votre adresse lors de vos prochaines connections
en Septembre 1999 Andrew Fernandez directeur scientifique de Cryptonym's
mettait en évidence une clef secrète qui serait susceptible de
donner accès à la NSA (National Security Agency) aux clefs
secrètes utilisées par l'internaute
Nov 99 un nouveau type de virus apparaît: Bubbleboy: il
s'active à la seule lecture des messages mais uniquement avec les
logiciels microsoft (Internet Explorer, Outlook Express)
En Avril 2000 après la découverte par une
société de commerce électronique (Clint Logic) d'un
curieux "oeuf de Pâques" (un bout de code fonctionnellement
inutile où les programmeurs font des "figures de style"), Microsoft est
obligé de reconnaitre que ses ingénieurs "absolutely against our
policy" se sont en fait réservé la possibilité à
travers une "entrée de service" leur permettant
d'accéder illicitement aux serveurs de ses clients (sans doute
pour accroitre la qualité de la maintenance préventive?).
microsoft avait ainsi accès à toutes les données
commerciales confidentielles. Le mot de passe pour ouvrir cette porte
était "les ingénieurs de Netscape sont des couillons (weenies)"
en septembre 2000 nouvelle alerte La Privacy Foundation
révèle en effet qu'un bogue présent dans la suite
bureautique de Microsoft permet à des particuliers ou des entreprises
de glisser des "web bugs" dans les fichiers Word, Excel ou PowerPoint,
téléchargés sur Internet. Ces petits points d'ancrage
d'un pixel carré, véritables mouchards du Web, permettent de
suivre le document en question et éventuellement de récolter des
informations confidentielles.
en 2000 les Virus IloveYou, Joke et Melissa avec leurs
milliards de dollars de dégats et RESUME qui permet de voler les
codes secrets des ordinateurs infectés ont mis une nouvelle fois en
évidence ausi bien les trous de sécurité de Outlook
express que les faiblesses de Windows notoirement connus et pour autant non
réparés
fin 2000 le site de l'entreprise montre lui-même ses faiblesses
structurelles en étant profondément pénétré
par des Hackers qui ont pu accéder aux codes source les plus secrets de
la compagnie
Echo, le moteur de recherche choisi par France
Télécom pour sa page d'accueil, son site portail
www.voila.fr a opté
pour Linux, installé sur de classiques PC: "Echo tourne sur un
ensemble de matériel qui nécessite environ 1 MF, quand Altavista
réclame 50 MF pour ses serveurs Unix" Michel Bisac, un des 2
patrons de l'entreprise
Des PC préinstallés Linux sont attendus très
prochainement Cumetrix
www.suredeal.com a annoncé
une machine de puissance tout à fait convenable à 299$
Voir
www.aful.org et
www.europe.inside.com .
est-il aujourd'hui raisonnable de mettre des informations sensibles sur un serveur Windows?
Ces
logiciels sont ainsi considérés comme plus sûrs : 250.000
personnes bénévoles (et volontaires) assurent les tests, ce qu'un
éditeur privé ne peut évidemment pas faire
C'est la raison pour laquelle l'Etat Major de la marine
américaine à choisi LINUX pour son système de
commandement et la marine pour ses systèmes d'arme
embarqués (de même que Schlumberger, la poste
américaine, l'Oréal, Ikea, ...). Le Gartner
Group recommande cette option à ses clients, même aux PME
(Industrie et Techniques novembre 1998)
Enfin ces logiciels qui n'ont pas vocation à pousser à la
consommation sont en général beaucoup moins volumineux
pour les mêmes fonctionnalités (Roberto di Cosmo
www.dmi.ens.fr/~dicosmo
parle à propos de Microsoft d' "obésitiels") et
ne sont pas atteints d'obsolescence programmée.
Pour en savoir plus voir
www.smets.com et
www.freepatents.org/liberty
1.4.3.3 Aucun inconvénient identifié
C'est la raison pour laquelle la mutation vers les Intranet et extranet se fait aux USA à une vitesse fulgurante
En tout état de cause Internet a déclenché un gigantesque mouvement de fond. Jamais une technologie ne s'était répandue aussi rapidement au niveau mondial : pour atteindre 30 millions de personnes l'automobile a mis 40 ans, Internet 5 ans
Document aimablement fourni par Xavier Dalloz. Animation
ppt à
www.yolin.net/croissance.ppt
De plus en plus de personnes pensent aujourd'hui que cette technologie,
conjuguée à l'accès nomade, touche à la valeur de
paramètres aussi essentiels que l'espace et le temps, et qu'elle modifie
les relations de pouvoir dans les organisations et réduit les pouvoirs
des Etats,
"Malgré les discours rien ne changeait vraiment . le vrai
déclic ne s'est produit que tout récemment. Le
phénomène internet a pris comme un feu de poudre dans les
entreprises américaines. Il embrase aujourd'hui l'Europe. l'Internet
devient l'outil d'une révolution culturelle dans l'entreprise
(Jean-Marie Messier président de Vivendi )
"j'estime pour ma part ,que la révolution de l'imprimerie, dite de
Gutenberg, n'a rien été au regard de celle qui s'annonce, des
techniques de l'information ...en sidérurgie comme dans n'importe quel
autre secteur" Francis Mer, président d'Usinor
de ce
fait elles considèrent qu'elle va déclencher un nouveau cycle
économique, social et politique
Qui peut raisonnablement prendre le risque de l'ignorer ?
De plus
en plus fréquemment, le contenu informationnel dans un produit
dépasse, en valeur, son contenu en énergie, en matière
première et en heures de travail manufacturier.
Nous entendons par coûts informationnels :
Elle dépend également de sa réactivité et
donc de la performance de son "système nerveux".
Tous ces processus touchant l'information, sa production, sa consommation, son
échange, son traitement ou sa capitalisation sont susceptibles
d'être concernés par les technologies de l'Internet.
de plus la compétitivité d'une entreprise, liée
à la pertinence de ses décisions, dépend largement de la
qualité des informations dont elle dispose et de sa capacité
à les capitaliser et à les traiter.
C'est là une des principale modification qu'Internet apporte au fonctionnement de l'économie (et donc à terme à sa structuration) et pourtant peu la perçoivent dans toutes ses conséquences
2.2.1 aujourd'hui des stades de production effectués les uns après les autres
Prenons
l'exemple d'un fabricant de meubles :
2.2.2 vers un processus continu: délais écrasés, stocks supprimés, une personnalisation de masse
Une des
mutations majeures entrainée par l'Internet est la remise en cause
radicale de ces process de conception, de production et de vente :
Jusqu'alors, dans l'économie traditionnelle, chacune des
opérations (prise de commande, approvisionnement, production, appel
à des sous-traitants, livraison,...) était initiée et
lancée l'une après l'autre: on était dans un processus
économique "séquentiel"
Ce que permet l'Internet, en interconnectant l'ensemble des acteurs de la
chaîne, c'est de lancer l'ensemble de ces opérations
simultanément. On passe ainsi à un processus "continu"
avec comme principale conséquence un écrasement radical des
délais
C'est cette mutation qui permet (nous le verrons moins) de produire des objet
"sur mesure" pour chaque client, avec des prix d'une production de masse, des
délais de livraison inférieure ceux de l'économie
traditionnelle tout en évitant d'avoir à financer des stocks
Dans la nouvelle organisation qui se dessine, l'ensemble des opérateurs
est interconnecté grâce à l'Internet, véritable
système nerveux qui les relie entre eux (on appelle cela un
"extranet"
voir page
124),
Demain notre client trouvera chez lui ou chez son marchand, un outil de
simulation et de visualisation lui permettant de "créer" sa
bibliothèque en fonction de ses gouts, de ses contraintes de place et de
son budget (mensurations, tiroirs, partie vitrée, accessoires,...):
lorsque son choix sera fait son "clic" de commande n'envoie pas une simple
"information" mais une "instruction" qui traverse sans délai
l'ensemble des maillons de la chaîne de production-livraison-paiement
sans aucune resaisie
Lorsque que le client lance sa commande, celle-ci "'irrigue", d'un clic, sans
aucun délais, chacun des acteurs avec les instructions qui le concerne :
il lance de ensemble des processus de fabrication, de facturation et de
paiement: Ce qu'il envoie alors sur l'Internet, ce n'est pas seulement des
informations, mais des instructions exécutoires.
Sans aucune resaisie intermédiaire, les mensurations qu'il aura choisies
iront directement commander la machine à commande numérique qui
usinera les panneaux dans l'usine, initiera les commandes de serrurerie,
lancera la production chez les sous-traitants concernés, organisera la
logistique pour la livraison, transmettra les ordres de paiement relatifs
à chacune de ces opérations, entrainera la passation de
l'ensemble des opérations comptables...
La valeur ajoutée des différents opérateurs change alors
profondément de nature. Elle se situera en particulier dans la
définition préalable de l'ensemble des process: ceux-ci devront
faire l'objet d'une programmation afin de pouvoir être
déclenchés automatiquement par les choix du client (programmation
de la machine-outil, processus comptable, organisation de la logistique,...)
L'action des acteurs se situe dorénavant au niveau du contrôle
de ce process (notamment de la gestion des anomalies qui permet d'en
améliorer l'efficacité) et non plus de son exécution qui
est automatisée
On comprend ainsi comment cette nouvelle organisation, permise par les
technologies de l'Internet, peut écraser les délais et
éviter d'avoir à constituer les stocks de produits aujourd'hui
nécessaires pour être en mesure de répondre dans des
délais courts au client (et cela avec des produits qui correspondent
seulement "à peu près" à ses besoins) voir l'exemple des
meubles Grange
page
29 ou de Buronomic (heberge
chez Agemob
www.agemob-France.com)
On voit également en passant les évolutions que cela peut
entrainer en matière d'urbanisme et de compétences des
commerciaux : aujourd'hui les magasins sont immenses, plutot en
périphérie à cause des impératifs de stocks et de
parking. Demain ils pourraient être plus petits, réduits à
des boutiques d'exposition en centre ville (il sera encore longtemps
demandé par le client la possibilité d'évaluer la
qualité du meuble en le touchant) avec des
vendeurs-conseillers-décorateurs
Animation ppt accessible à www.yolin.net/process.ppt
Mutatis
mutandis, avec une organisation industrielle infiniment plus complexe (
voir page
140) l'industrie automobile bascule dans cette
nouvelle organisation avec pour objectif
de fournir aux clients exactement la voiture qu'il désire (et non le
modèle en stocks qu'un "bon" garagiste arrivera à lui "fourguer"
éventuellement avec une remise) : Renault estime
Bien entendu, tout au long de cette chaîne, le produit et ses composants
seront très précisément localisés avec un suivi
qualité continu
"Cela va nécessiter une adaptation de l'outil industriel et la
formation de 28000 personnespour être capable de produire une voiture
avec un préavis de 5 jours ...internet va booster la diversité
des modèles ... jusqu'à présent nos voitures neuves
attendaient les clients qui devaient se rabattre sur les modèles
disponibles" (André Bodis, Renault aux Echos
Derrière cette digression d'apparence très
technique se cache une profonde révolution :
2.3.1.1 Les technologies de l'Internet et la compétitivité
Internet, outil de transactions, permet de réduire les
coûts de télécommunications
(téléphone, fax, transmissions de données)
d'informatique (en échappant aux logiciels "propriétaires"
).
Cisco, une des entreprises les plus engagées dans
Internet (CA sur Internet 7,9 milliards de dollars en 1999) considère
qu'elle économise chaque année 70 millions de dollars de
téléphone.
Mais il permet également de gagner en flexibilité,
coûts de gestion, de stocks, de logistique en
coût des approvisionnements, de SAV, de financement.
Dell
www.Gigabuys.com qui vend
50M$ par jour en 2000, arrive ainsi a faire tourner son stock 61 fois par an!,
c'est un atout majeur dans sa compétition avec Compaq. On peut
même considérer que son stock est négatif puisqu'il
vend son ordinateur avant même que la plupart des pièces pour le
fabriquer ne soit approvisionnées de ses sous-traitants
Heineken
www.heineken.com a fait
passer son délai de livraison aux US de 12 à 6 semaines
grâce à son extranet Hops (Heineken Operational Planning System)
qui le relie avec ses 400 distributeurs
2.3.1.2 Les technologies de l'Internet et le développement
L'ouverture sur le monde qu'offre le World Wide Web et ses outils de publication et de navigation permettent d'accéder à des nouveaux clients, de nouveaux marchés, à de nouveaux partenaires, à de nouveaux collaborateurs, ou à de nouveaux fournisseurs.
2.3.1.3 Internet et la création d'entreprises :
Pour les
nouveaux créneaux de marché, qu'il offre, le développement
de nouveaux outils qu'il suscite, Internet est également un gigantesque
réservoir de création de nouvelles entreprises voir
page
175
Certaines entreprises prisonnières de leurs structures ne sauront pas
s'adapter et disparaîtront, d'autres ne prendront conscience de ce
défi que trop tard : il faut que de nouvelles entreprises
s'apprêtent à prendre la relève
Il peut s'agir
Les 10 premières start-up, toutes américaines, toutes
(sauf une en 7ème position dans les biotechnologies) sont
dans le domaine de l'Internet et ont une capitalisation qui approche 1.000
milliards de dollars.
Rappelons pour fixer les idées quelques capitalisation de grands groupe
traditionnels en milliards de $: Bayer 31 Unilever 30, Saint Gobain 12, walt
Disney 72, Michelin 5, Fiat 10, Usinor 3, Accor 8, Peugeot-Citrën 10, Air
Liquide 12, Carrefour 56
Certes la plupart des gens sérieux prévoient pour
bientôt un séisme boursier et ils auront nécessairement
raison un jour, mais notons toutefois que cette prévision de
catastrophe imminente était déjà faite mi-96 et que depuis
cette époque les capitalisations ont été
multipliées par plus de 10: la chute des cours de 57% d'amazon.com entre
avril et août 1999...limite sa progression à 267% sur 1 an !!
Il faut avoir les nerfs solides pour ce type d'investissement et certains
traders embauchent des psychanalystes pour leurs clients: l'actualité
montre que ce n'est pas toujours suffisant (13 morts à Atlanta en juin
1999 à la suite de la déprime d'un épargnant
déçu)
Un financier aussi avisé que George Soros a perdu au premier
semestre 700M$ en pariant sur la baisse des cours depuis
longtemps imminente des valeurs internet...
Les Echos citent la prévision d'un magazine spécialisé
dans les hautes technologies, le célèbre Red Herring, qui,
en septembre 1996, pariant sur l'" éclatement prochain de la bulle
spéculative " illustrait son propos par le cas du moteur
Excite, indiquant "la société est aujourd'hui
valorisée à 177 millions de dollars mais son futur ne
semble pas aussi brillant que son présent" : elle vaut aujourd'hui
8 milliards de dollars.
Aol 350 milliards $, Yahoo! 115 milliards $,
Cisco 580 milliards $, soit plus quela valorisation cumulée de
Ford, General Motors, DaimlerChrysler et Fiat),
Dell 109 milliards $, Amazon.com 34 milliards $, e-bay 24
milliards $, E-trade 12 milliards $, sans parler de Microsoft qui
a atteint un sommet de 600 milliards de dollars:
2.3.1.4 Faire une distinction entre PME et PMI n'apparaît pas pertinent
Il ne
serait donc sans doute pas judicieux de s'en tenir pour cette réflexion
à une définition trop restrictive de la PMI: le champ pertinent
ici semble être la PME, avec une attention toute particulière pour
celles qui sont directement ou indirectement confrontées à la
concurrence internationale (services à l'industrie, plate formes
commerciales, tourisme, industries culturelles, agroalimentaire,...)
De même il convient de souligner, comme le rappelle Christophe
Lambrecht que les TPE (Très Petites Entreprises) sont
particulièrement bien placées pour saisir ces opportunités
et bénéficient de mécanismes décisionnels
particulièrement bien adaptés à la
réactivité nécessaire dans ce domaine (et nous avons pu
constater au cours de cette mission, comme de nombreux exemples l'illustreront
plus loin de très remarquables réalisations de micro-entreprises)
Il convient néanmoins de distinguer différentes catégories
d'entreprises selon leur positionnement dans le champ de l'information
Quelques
exemples :
Elles ont une vocation naturelle d'avant-garde et de défricheurs.
Certaines d'entre-elles (fabricants de cartes, de terminaux, ... ou de tapis
de souris comme NOVA Mouse Pad à Novalaise en Savoie (
www.novasmic.com) sont
confrontées à des problèmes sensiblement identiques aux
PME travaillant dans des secteurs traditionnels: Il serait sans doute
instructif de voir comment elles exploitent l'atout que représente pour
elles l'immersion dans le contexte Internet (en particulier pour le
fonctionnement en réseau, l' "écoute" du client et
l'organisation de communautés virtuelles).
Quelques
exemples :
Internet leur permet à la fois :
"le développement d'un nouveau produit nécessite la
coopération de nos filiales localisées dans 9 pays pour prendre
en compte cultures et sensibilités locales" Thierry Huynh
d'UBISoft
Les entreprises de cette catégorie devraient donc être rapidement
des clients d'Internet (si ce n'est pas déjà le cas) même
sans mesures incitatives spécifiques
2.5.1.1 Les producteurs de logiciels
Ils ont
bien naturellement été parmi les premiers à
développer ce que l'on appelle l'ESD (Electronic Software
Distribution) encore handicapé aujourd'hui par la faiblesse de la bande
passante qui oblige à pratiquer la distribution mixte (commande on-line
et envoi postaux)
Pour les logiciels des grands éditeurs, Beyond
www.software.net et
BuyDirect
www.beyond.com ont
été les précurseurs en 1994 aux US. En France
Softgallery
www.softgallery.fr a
ouvert la marche en 1997
Pour les "shareware" produits par des particuliers ou de petites structures qui
ne pourraient pas utiliser les circuits de vente traditionnels, une floraison
de sites les proposent: Tucows
www.tucows.com le plus gros
répertoire de shareware a lancé eBarn
www.ebarn.com , mais voir
aussi Shareware.com
www.shareware.com,
Download.com
www.download.com, ShareIt
www.shareit.com, Kagi
www.kagi.com , RegSoft
www.regsoft.com.
Yaskifo
www.yaskifo.com fait de même sur le
marché français
Une idée intéressante pour pallier la déficience de nos
réseaux: est la distribution gratuite dans les magazines informatique de
logiciels "verrouillés" et la vente des clés permettant leur
décryptage sur internet, permettant d'utiliser la licence: c'est
l'ELD Electronic Licence Distribution (que pratique BitSource
www.bitsource.com)
2.5.1.2 Les éditeurs de journaux et magazines (papier, radio ou TV)
En 2000
nous n'avons trouvé aucun organe de presse (journal, radio,
télévision) qui n'ait une activité Internet (ou tout du
moins un projet annoncé) et souvent les développements dans ce
domaine sont présentés comme le coeur de la stratégie
(Reuter, Pearson, Reed Elsevier, Thomson Corp,...) ....et une floraison de
nouveaux titres liés à la Net-économie sont apparus
Reed Elsevier qui ne réalisait que 18M$ de CA sur
Internet a annoncé en 2000 sa décision d'y investir 1,2Millards
de dollars et le groupe Pearson 400M$. Thomson Corp a mis en
vente ses 54 titres de presse pour se recentrer sur le Net
Internet est en même temps un concurrent (en tant que média) et
une opportunité de développement pour une industrie de production
de rédactionnel. Concernant le premier point l'enquête
réalisée en 2000 par l'Association Mondiale des Journaux montre
que la Télé a plus souffert que la presse écrite : les
premiers au classement mondial du taux de pénétration de la
presse écrite (Norvège, Finlande, Suède) sont les
mêmes que pour Internet (la France occupe le 28ème
rang).
Ces dernières années l'une comme l'autre ont fortement
profité de l'explosion des investissements publicitaires de entreprises
"Internet"
Le risque est cependant de croire qu'il serait possible d'utiliser Internet
sans repenser profondément le métier afin d'être en mesure
de répondre aux attentes des clients actuels (ou futurs) et des
annonceurs potentiels ainsi que de trouver le modèle économique
pertinent.
"Aujourd'hui la rubrique la plus visitée de TF1 est...la
caméra qui depuis le toit permet de voir la circulation
sur le boulevard périphérique!" déclarait en 1999 Louis
Rougier de Médiangle
www.mediangles.fr)
Ils devront créer, à partir de leurs compétences (fonds
documentaires, capacité de synthèse, branchement sur
l'événement,...) des produits totalement nouveaux.
Cela a conduit certains, comme le Monde à filialiser
l'activité (Le Monde Interactif dirigé par Alain
Giraudo et animé par Michel Colonna d'Istria) pour les
protéger des pesanteurs culturelles de la maison mère et
permettre d'accueillir des partenaires au capital.
Les DNA, comme la plupart des titres de la PQR (Presse Quotidienne
Régionale), avaient déjà franchi le pas depuis longtemps
pour le minitel (SdV Plurimédia, ce qui explique peut-être
qu'ils furent les premiers de la PQR à se lancer en 1995)
Il serait par exemple tout à fait absurde de mettre simplement le
journal papier, tel quel, sur le Web (ce qui serait du "shovelware")
en facturant le prix d'un exemplaire sous prétexte que l'on perd
peut-être un lecteur
Les journaux américains l'ont bien compris en se regroupant pour
créer des concepts totalement nouveaux voir le site de la "newspaper
association of America"
www.naa.org
Cette approche permet en outre de constituer des fichiers de clients facilement
valorisables car l'éditeur connaît leurs préoccupations (et
nous verrons plus loin l'importance de tels fichiers dans l'économie du
Net ainsi que les problèmes déonthologiques que pose leur
commercialisation)
Net2One
www.net2one.fr
créé par Jérémie Berrebi fournit
gratuitement des revues de presse personnalisées en fonction de mots
clés. Riche de 70 000 utilisateurs, elle vend des profils aux annonceurs
qui peuvent ainsi mieux "cibler" les internautes
de même 8 grands groupes de presse (140 journaux) ont fondé
www.classifiedventures.com
qui a créé
www.cars.com,
www.apartments.com et
www.newhomenetwork.com
en Grande Bretagne 7 groupe de presse (560 titres, deux tiers des PA)
ont fondé
www.adhunter.co.uk
(400.000 véhicules, 60.000 emplois par semaine) : 1 million de pages vue
par mois 6 mois après son lancement en 1997
Notons l'initiative de Spir communication spécialisé dans
la presse gratuite (132 titres), et qui n'a pas de ce fait à craindre
une cannibalisation de son édition papier et qui avec
www.petites-annonces.fr
regroupe 200.000 petites annonces "la Sentinelle" vous offre la
possibilité d'être alerté par mail lorsqu'une annonce
concerne un centre d'intérêt que vous lui avez signalé.
Même démarche pour Comareg (le leader avec 165
publications, 15 millions d'exemplaires par semaine, distribués à
80% des foyers français 11 millions de PA)
www.bonjour.fr, filiale
d'Havas:
L'option de départ de ne pas apporter de valeur ajoutée
spécifique et de faire payer les consultations limitait les visites
(60.000 utilisateurs par mois). La décision prise mi-98 de passer
à la gratuité tout en enrichissant le site (multiplication par 10
du coût du site) par un riche contenu éditorial (conseil
techniques, actualité du secteur, informations locales, agendas,...) et
des services nouveaux (offres financières, bonnes affaires, voyages,
pages jaunes,...) a conduit a une explosion de la fréquentation (+30%
par mois dixit Marc Duteil directeur marketing)...sans pour autant
entamer l'offre payante du minitel (+15% sur 1 an)
Toutéla de Pierre Saliceti essaie de développer en
France le modèle de Classified (racheté par
Excite), profitant dit-il de l'absence de PA sur le web français
pour produire une base de petites annonces (insertions gratuites mais
vérifiées) distribuées par l'intermédiaire de
partenaires (portails, médias,...)
En 1999, la CGIP est devenue l'actionnaire de référence du groupe
Canadien Hebdo Mag (180 publications dans 14 pays dont La Centrale
des Particuliers
www.lacentrale.fr) qui a
pris le nom de "trader.com" pour s'introduire en bourse début 2000. Avec
17 sites Internet il a vendu plus de 30 millions d'annonces
Les Echos (Philippe Jannet)
www.lesechos.com La
Tribune (Frédéric Filloux)
www.latribune.fr ou
Investir (Elisabeth Chamontin)
www.investir.fr ont su
créer des bases de données économiques qui deviennent des
outils de référence.
Aux Echos l'Intranet a été installé en même
temps que le web : il sert à récupérer l'information
(Bloomberg, AFP, Reuter,..), mais aussi à la production des articles par
les journalistes, à la validation par la rédaction et à la
mise en page.
Trois journalistes à temps plein, sur une équipe
limitée à 12 personnes grâce à une
automatisation poussée, assurent le "retraitement" pour le web en
ajoutant des liens vers des dossiers, des biographies ou d'autres sites: la
consigne est "d'ajouter de la profondeur
Une grande partie du site est gratuite mais l'accès à
l'ensemble des informations est payante, soit à la consultation
soit par abonnement (1000 à 2000F/an)
Un service de presse pour Intranet se met en place cette année en
association avec les principaux journaux économiques mondiaux (Wall
Street, Frankfurter, Financial Times, El païs, Il Sole,..) et elle permet
une diffusion personnalisée en fonction du profil d'intérêt
de chacun avec une fonction d'alerte
Pourquoi pas à terme une fonction de courtage électronique?
Au niveau de la maison mère (le Groupe Pearson), ce n'est pas
moins d'une centaine de journalistes qui travaillent sur le "portail
économique global ft.com
La souplesse du web lui permet d'approvisionner l'information en continu
(news, cours de bourse,...), - sans aller toutefois, comme Europe 1
www.EuropInfos.com
jusqu'à "offrir de l'information à flux tendu disponible
même sur le GSM-SFR avec service d'alerte personnalisé"
(Edmond Zucchelli) - , et en même temps de pouvoir
immédiatement accéder aux archives de l'entreprise ou du dossier
concerné permettant ainsi une mise en perspective
Selon l'étude menée par l'école de journalisme de
l'Université Columbia 60 % des journaux US possédaient un site
web éditorial au début 99.
Pour des journaux locaux ce peut être l'occasion de toucher le
public de la "diaspora" (pour la presse quotidienne régionale
française voir
www.pqr.org)
Le télégramme de Brest a ainsi, sur sa version
WEB, 33 % de clients "expatriés"
www.Bretagne-online.tm.fr
De même pour les Dernières Nouvelles d'Alsace (Michel
Landaret)
www.dna.fr.: 24% du trafic
provient des USA, aucun abonnement n'a été perdu mais à
l'inverse 12% des lecteurs-internautes, des jeunes pour l'essentiel, trouvent
la version papier inintéressante. L'horoscope vient largement avant
l'international, mais 60% des visiteurs lisent l'édito contre 5% pour la
version papier.... Grâce à la pub, la seule ressource, le petit
équilibre, 0,6MF,est atteint
Les sites de la télévision nationale France2
www.france2.fr est
"consulté à 85% depuis l'étranger (Philippe Dumez)
et la télévision régionale : "France3
www.france3.fr permet de voir
les actualités en image de sa région sans y résider
(Serge Blin)
A l'inverse le Parisien
www.leparisien.fr qui
couvre une large métropole essaie d'approfondir les déclinaisons
plus locales
Internet a permis la naissance d'innombrables newsletter, souvent
gratuites dans tous les domaines susceptibles d'interesser les internautes
(sport, finances, informations générales, cinéma,...et
bien entendu Internet). Ces lettres sont souvent couplées à des
sites qui offrent des développements sur les thèmes
évoqués ainsi qu'un archivage des nouvelles déjà
publiées
FTPresse
www.ftpresse.com spin off
du CNRS, créée par François Vadrot, a maintenant
lancé 8 publications(Internet, santé, collectivités
locales, ressources humaines, photo,...), elle a levé 10 MF fin 2000
Des "lettres confidentielles" financées par abonnements et sans
publicité commencent à se lancer sur le web
Indigo Publication
www.indigo-net.com de
Maurice Botbol avec une information personnalisé payée
à l'article sélectionné. Les logiciels très
spécifiques à ces fonctionnalités a donné naissance
à une start-up créée avec 3 jeunes centraliens
Aldabra.com
Certains journaux spécialisés ont fait du web leur édition
principale
C'est le cas de l'éditeur de magazines informatique ZDNet
www.zdnet.com (120salariés
édité par Ziff-Davis filiale du japonais SoftBank et leader
mondial de l'information sur les NTIC) avec près de 200 millions de
pages vue par mois début 1999 et pour autant "le web renforce
l'édition papier" dixit Julien Jacob. Ils proposent
également
de la formation ZD University
et des jeux GameSpot
www.gamespot.com leader de
son secteur, 40 journalistes.
Notons chez nous l'Odyssée
Interactive
www.jeuxvideo.com leader
francophone le l'information sur les jeux vidéo, créé en
1995 par des étudiants et installé à Aurillac dans le
Cantal : 3,5 million de pages consultée par mois début 1999 (le
site est hébergé aux USA pour des problèmes de coût
et de bande passante 45 Megaoctet/s), il devrait s'adjoindre une boutique en
1999
Ses challengers: Overgame
www.overgame.com et
Gamelog
www.gamelog.com
Enfin des Webzines (magazines édités uniquement sur le
Web) se sont spécialisés dans l'évènementiel
World Media Live, syndication mondiale de 23 journaux
créé dans le contexte de la guerre en Yougoslavie, dont la
branche française
www.worldmedia.fr est
extrêmement active et couvre tous les grands évènements
avec des sites spécifiques (tour de France, festival de Cannes,
défilé d'Yves Saint Laurent,...) pour un public essentiellement
américain
N'oublions pas non plus les radios maintenant que les débits et
les techniques de compression permettent la diffusion de sons de qualité
(Aujourd'hui 2.300 stations de radio émettent sur l'Internet)....et sans
doute bientôt la télévision à la demande sur
l'Internet, dès que la bande passante le permettra: là encore
gageons qu'il faudra "réinventer ce média" pour le rendre plus
interactif, le simple "pay per view" n'étant sans doute pas la formule
gagnante
Spinner.com
www.spinner.com diffuse 120
chaînes différentes...
Imagine Radio
www.imagineradio.com
offre à ses auditeurs la possibilité de choisir
les titres qu'ils veulent écouter et rend ainsi caduque le rôle du
directeur des programmes
Reste encore à régler les problèmes juridiques des droits
d'auteur des journalistes, problème qui paralyse aujourd'hui bien des
initiatives, ainsi que celui des coûts d'hébergement ou de lignes
spécialisées
Ils sont dans un rapport de 1 à 10 avec les Etats Unis d'après
le rapport 1999 de l'Aftel, et même jusqu'à 20 fois
supérieurs d'après Serge Blin de France3 qui
diffuse des images nécessitant des bandes passantes conséquentes)
qui inhibe bon nombre de développements
Une étude très fouillée de ce secteur a été
réalisée par Pierre Lemoine dans l'édition 1999 du
rapport de l'Aftel
www.aftel.fr
Le problème majeur auquel sont confrontés les journaux est bien
entendu celui du modèle économique:
Reuter annonce réaliser en 2000 un CA plus important sur Internet
qu'avec la presse traditionnelle
le Monde
www.lemonde.fr , 4
millions de pages vue par mois et Ouest-France
www.France-ouest.com
envisagent de suivre cette voie avec le projet ETEL mené par Christian
Philibert)
USA Today
www.usatoday.com
,après un premier essai non concluant de vente sur abonnement a
adopté la gratuité. Il est maintenant N°1 des sites de
presse sur Internet avec 135 personnes, en majorité journalistes
(seniors issus de l'édition papier et jeunes recrues), 1 million de
visiteur par jour et 7 millions de pages consultées et il gagne sa
vie. 33% de ses revenus proviennent des commissions sur les ventes
(10 à 50%) opérées par les marchands vers qui les lecteurs
ont été orientés par la pub du journal
560 journaux américains se sont regroupés pour
créer un site
www.adquest.com pour essayer
de reprendre la main face à des nouveaux venus comme
www.themonsterbooard.com
qui en ont fait une spécialité et non une annexe "vache
à lait" leur permettant d'être beaucoup plus compétitifs
pour le client
Pressed
www.pressed.com donne
accès (payant) à 8,5 millions d'articles de l'AFP et des journaux
de référence de la presse française publiés depuis
1983
Libé
www.liberation.com (4
millions de pages vue par mois dont 45% depuis l'étranger,
précurseur de la presse nationale avec un site ouvert dès mai
1995) fournit ainsi dans l'édition électronique un
véritable prolongement du journal papier
Dans la suite de ce rapport nous serons amenés à revenir sur tous
ces points mais d'ores et déjà le GFII (Groupement
Français de l'Industrie de l'Information), le marché de
l'information électronique atteignait 22 Milliards de Francs en 1999 et
la diffusion via Internet devrait dépasser l'ensemble des autres canaux
d'ici 2002
2.5.1.3 La formation : un marché qui explose, le "e-learning"
Avec
l'émergence de "l'économie du savoir" (knowledge-based Economy),
la matière grise est aujourd'hui la principale richesse d'un
pays.
C'est aussi l'atout compétitif majeur des entreprises qui ont
consacré 61 Milliards de $ en 1998 rien qu'aux USA à la formation
continue de leurs employés (émergence du "knowledge
management" depuis1998, création de nombreuse "corporate
universities")
Enfin pour des parents la formation inculquée à leurs
enfants constitue aujourd'hui la meilleure dot "you earn what you
learn"
La formation devient un enjeu essentiel: chaque jour les technologies
progressent, les métiers évoluent, l'organisation change, les
méthodes de management se transforment: les besoins augmentent tant pour
la formation initiale que pour la formation continue
Mais... les budgets disponibles et surtout le temps qu'il est possible de
dégager ne sont pas extensibles à l'infini. c'est la raison pour
laquelle les outils construits sur l'Internet émergent à
très grande vitesse (notamment en Amérique du Nord). Ils offrent
en effet de nombreux atouts:
Philippe Queau de l'Unesco rapporte que le groupe Apollo qui
possède l'Université de Phoenix, un campus à Londres et un
autre à Mexico a comme projet de créer une université
virtuelle de 100.000 étudiants de tous niveaux répartis dans le
monde entier
Les universités les plus cotées s'assurent les services des
professeurs les plus renommés (prix Nobels par exemple) et deviennent
difficiles à concurrencer sur le marché mondial
Aujourd'hui il est possible pour 33.000$ de suivre un MBA à
Harvard (25.000$ en résidentiel, hors frais de déplacement
et de séjour)
Stanford Online fournit via Internet des cours à 2.500
étudiants dans le monde (Moscou, Berlin, Tokyo,...). Jean-Claude Latombe
Chairman du département informatique déclare aux Echos
"l'enseignement à distance risque d'affecter à terme
énormément les universités les moins cotées"
Il existe aujourd'hui plusieurs centaines de plates-formes plus ou moins
sophistiquées. Une des plus appréciée est Webct,
développée par l'Université de Colombie-Britannique
au Canada et rachetée par la société
américaine Universal Learning Technology (ULT). Elle est
utilisée par plus de 1000 collèges et universités (dont
Nancy, Grenoble et Toulouse dans plus de 50 pays
Havas qui a de grandes ambitions dans ce domaine sort la plate-forme
Education.com (140MF d'investissement) pour diffuser sa production
éditoriale, de son côté une start-up, Montparnasse
Multimédia a mis 30 MF dans la sienne (Rollingminds.com) et
travaille en partenariat avec des producteurs de contenu
Une start-up, onlineformapro,
www.onlineformapro.com
installée à Vesoul se propose d'être le portail de la
formation professionnelle en ligne
Nous sommes malheureusement aujourd'hui pénalisés par la
limitation des débits et leur coût qui amène à
brider considérablement les capacités de telles plates-formes
(voir le projet
FING page
16)
ð La délivrance des enseignements: qui nécessite des
équipes de "tuteurs" alliant compétences scientifiques et
qualités humaines (capacité d'écoute, de jugement, de
charisme, d'animation, d'organisation). Il s'agit d'une activité de
service destinée au "client" final (B to C)
ð L'elaboration de plateformes logicielles permettant d'utiliser
les cours, de gérer le tutoring et d'assurer les fonctions
administratives : il s'agit d'une activité de start-up d'Internet
Tout ceci conduit tout à la fois
Le e-learning conduit à l'éclatement des structures
d'enseignement en 3 métiers profondément distincts
ð L'élaboration des enseignements: c'est un investissement
lourd (10.000$ l'heure d'enseignement) qui nécessite de mobiliser des
équipes pluridisciplinaires (spécialistes du sujet, chercheurs,
pédagogues, psychologues, scénaristes, ergonomes, designers,...)
qui ne peut guère être conçu pour un seul
établissement. Il s'agit clairement d'une activité "industrielle"
destinée au commerce inter établissement (B to B)
Internet apporte le même bouleversement que le cinéma d'un coté et la télévision d'un autre en a apporté aux théâtres de province
Les
représentations "live" données chaque soir par les
théatres de boulevards ont été largement remplacées
par de prospères chaines de télévision qui assurent une
programmation (en fonction du public visé) de films (en provenance pour
l'essentiel d'Hollywood, faisant appel à des vedettes mondialement
connues, mobilisant souvent d'énormes budgets rentabilisés en
quelques mois) à côté de "news", d'interview, de jeux
élaborés par la chaine.
Une industrie de support technique (caméras, émetteurs
hertziens,...) s'est développée a côté
Il subsiste pour un public "d'élite" quelques grands Opéras et
prestigieux théatres ... souvent déficitaires
Le e-learning est ainsi un enjeu pour notre balance commerciale (la
Banque Merrill Lynch estime que ce marché, hors système public,
pourrait croître de 3,6 Milliards de dollars en 1999 à 25 en
2003). Le Crédit Suisse l'évalue de son côté
à 40 Milliards de dollars en 2005
... mais aussi pour notre balance "culturelle": imaginons que
des universités comme Stanford ou Harvard offrent des formations
reconnues sur le plan international sous le "label" d'un prix Nobel et qui,
grâce aux économies de transport et de séjour revient
finalement moins cher qu'une formation universitaire (ou continue) en France,
que choisiront les étudiants (ou leurs parents) et les employeurs? ne
peut-on craindre, tant pour nos étudiants que pour ceux de pays tiers
où l'influence française se maintient de douloureuses
conséquences?: ne risque-t-on pas d'assister à la même
concentration qu'à Hollywood pour le cinéma aujourd'hui?
Ce problème ne concerne évidemment pas seulement l'enseignement
supérieur
Cette mutation va entrainer de fortes évolution des métiers
d'enseignant: la disparition du "professeur" délivrant son
enseignement dans de grands amphithéâtres au profit
d'équipes pédagogiques élaborant des cours d'une part et
de tuteurs d'autre part
Evidemment une telle évolution met en exergue un certain nombre
d'aberrations du système actuel: un seul exemple, des enseignants
dans le supérieur payés en fonction du nombre d'heures de cours
(quelqu'en soit la qualité) à un tarif horaire ne
dépendant que de la qualité de la recherche (qui peut n'avoir
aucun rapport avec l'enseignement), le travail de préparation des cours
et le tutorat n'étant pas évalué ni
rémunéré alors que ce sont les métiers qui
subsisteront...
De nombreuses questions restent ouvertes: Quel modèle économique?
Logiciels libres? B to B?, ASP?, quelle rémunération pour les
auteurs des cours? Droit d'auteur? statut des e-professeurs?
Il est bien clair enfin qu'une telle révolution dans un domaine aussi
délicat nécessiterait un accompagnement substantiel en
matière de recherche en "ingénierie pédagogique"
aujourd'hui quasi inexistante, notamment pour voir comment articuler le
présentiel (pour souder les promotions et créer par là des
réseaux indispensables dans la vie professionnelle) et le virtuel,
comment concevoir des enseignement efficaces (consolider les acquis
professionnels, utilisation de l'aspect ludique propres à
l'efficacité des apprentissages dans toutes les espèces animales,
apprentissage des savoirs faire, adaptation à la forme de l'intelligence
de l'apprenant et à ses rythmes, articulation entre travail individuel
et travail en équipe, éducation des sens de la curiosité
de l'initiative de l'innovation et du risque, ...)
C'est également un domaine qui devrait voir naitre de nombreuses
start-up: nos Grandes Ecoles, notamment celles relevant de notre
ministère devraient devenir des incubateurs dans ces domaines
Dans le dossier consacré par Les Echos à ce sujet, il
est recensé 250 universités virtuelles sur Internet
(évaluation de Jacques Perriault de Paris-X) et il s'en ouvre
tous les mois.
En raison de son immense territoire, peu peuplé et aux conditions
climatiques difficiles le Canada fait partie des précurseur.
L'Université d'Athabasca en Alberta a démarré sur
Internet dès 1994 (elle avait auparavant une activité classique
d'enseignement à distance). Avec 100 professeurs, 200 tuteurs elle
compte 20.000 étudiants. Elle offre 450 programmes dans tous les
domaines scientifiques et littéraires et 37 MBA
Elle reçoit168MF de financement public et facture ses cours 400$
Une dizaine d'autres Universités Canadiennes, comme Teluc au
Québec, proposent de tels enseignements et 200.000 étudiants les
suivent (prévisions à 5 ans : un tiers des cours sera suivi sur
Internet)
Une innovation pédagogique à noter: d'ici à 2 ans
l'obtention d'un diplôme universitaire nécessitera d'avoir obtenu
une unité de valeur en ligne, gage du développement du e-learning
... et surtout de l'aptitude des étudiants tout au long de leur vie
professionnelle de savoir utiliser Internet pour apprendre
Les intranets de formation des Grandes entreprises comme IBM, Microsoft
ou Pricewaterhouse constituent également aujourd'hui de
véritables universités
Voir également la téléformation dans les entreprises
page
122 et la
recherche de formation sur le web
page
113
2.5.1.4 Les professions financières: banques, assurance, courtiers, ...
Une
remarque de même ordre peut être faite pour les banques et
autres institutions financières qui ne sont pas toutes aussi en
avance que pourrait le laisser imaginer le potentiel de matière grise
dont elles disposent
Zona Research
www.zonaresearch.com
considère qu'elles sont les premières qui risquent d'être
touchées dans leur existence même par le développement
d'internent si elles ne changent pas radicalement leur façon de
travailler.
L'interpellation de Bill Gates lors de la conférence "retail
delivery" de 1996 :
"the world needs banking but not bankers"
est sans
doute caricaturale, mais ne doit pas pour autant être
sous-évalué : le coût d'une transaction bancaire par
exemple passe de 1,07$ lorsqu'elle est traitée en agence
à 0,54$ quand elle est traitée par
téléphone et 0,01$ par l'internet (Bill
Finkelstein, Wells Fargo)
l'Etude de l'OCDE sur les incidences du commerce électronique
(août 1998
www.oecd.org) considère
que les technologies de l'internet permettent aux banques d'économiser
89% de leurs coûts de distribution et les banques finlandaises ont
déjà réduit leurs effectifs de 50% avec les
téléprocédures
Malgré cela, certaines banques françaises se proposent sur
le modèle du minitel de facturer 6 Francs les clients qui leur en
économisent 5,95 (en effectuant eux-mêmes leurs transactions par
l'Internet) sous prétexte que "cela leur rend service"
Alors que l'on aurait pu imaginer logiquement qu'elles fassent partie des
premiers fournisseurs d'accès gratuit en prenant même en charge
les coût des minutes de communication consacré à la gestion
des comptes. Et ce d'autant plus que comme l'a constaté la filiale
luxembourgeoise d'une banque française, les 25% de sa
clientèle passée sur internet représentaient 65%
des transactions totales...
A la Wells Fargo il est apparu que les clients internautes
étaient deux fois plus "rentables" que ceux qui ne l'étaient pas
et que ceux-ci, en général plus mobiles géographiquement
restaient 3 fois plus fidèles à la banque lors d'un
déménagement (Bill Finkelstein de la Wells Fargo
séminaire Aftel NY 98)
Cette analyse est confirmée par la SEB (une des 3 grandes banques
des Pays Nordiques): ses "e-clients" lui rapportent 2,5 fois plus que le
client moyen. En conséquence elle a décidé un
programme visant à faire passer l'ensemble de sa clientèle sur
internet pour les opérations courrantes et en conséquence elle
prévoit de fermer 80% de ses agences sur 4 ans. Elle
considère que cette stratégie lui permettra d'étendre ses
services sur l'ensemble de l'europe en 'écrémant" le
marché, les clients "branchés" étant les plus rentables.
Pour les autres des systèmes de distribution comme Carrefour (qui
en outre peut proposer le choix entre les produits financiers de plusieurs
établissements) serait peut-être plus adaptés grâce
à des amplitudes d'ouverture plus large et des coûts de
fonctionnement plus modestes
Notons que cette Banque fait partie de la Galaxie Wallenberg, dont une
autre branche, OM Gruppen, qui est propriétaire de la bourse de
Stockholm et qui met en service Jiway, bourse tout électronique a
lancé une OPA hostile sur la vénérable Bourse de
Londres
Certains jeunes hauts responsables de nos grandes Banques vont jusqu'à
assimiler le comportement interne de nos grands établissements
financiers actuels à celui des maîtres des Forges en 1960,
quelques années après l'ouverture du marché commun,
organisés en fonction de la production et non du client, leur
prospérité semblant refléter la pertinence des choix
stratégiques, alors qu'elle ne faisait que résulter des rentes de
situation:
Il est aujourd'hui encore choquant pour certains d'imaginer que
business village, filiale de BNP-Paribas, pourrait offrir
à ses clients une palette de services financiers, en mettant en
concurrence les produits les plus performants du marché et ne pas se
contenter de fournir ceux de sa maison mère
Plus choquant encore serait d'imaginer qu'une agence Bancaire pour
amortir l'investissement considérable qu'elle représente,
pourrait faire autre chose, qu'écouler les produits maison, et qu'elle
puisse s'attacher à répondre à la globalité des
préoccupations du client qui en franchit le seuil: gestion de son
patrimoine (immobilier, bourse, oeuvres d'art, fiscalité, assurance,
succession,...) gestion de sa trésorerie (outils de paiement,
tableaux de bord, crédits à la consommation,...).
La crédibilité n'impliquerait-elle pas alors que le
conseiller puisse lui proposer les meilleurs produits, et donc y
compris ceux de la concurrence ? ne faut-il pas clairement
séparer la production de la distribution? Dans le
téléphone, l'informatique ..ou l'épicerie cette mutation a
été faite depuis longtemps, les produits financiers sont-ils si
différents qu'ils puissent se permettre de rester dans une logique de
l'écoulement de la production? Certaines timides avancées ont
été faites (sicav, certains produits d'assurance,...) ne
faudrait-il pas aller beaucoup plus loin? : c'est le projet de Bernard
Arnault avec Zebank
http://www.zebank.com
Voir page
95
Les Banques n'ont par exemple pas vu arriver les courtiers en ligne qui
en cassant les prix et en fournissant des informations de qualité
se sont appropriés 15% du marché des transactions des
particuliers
E-Trade, 1,5 millions de clients en octobre 1999 avec 28
Milliards de dollars de dépôts
www.etrade.com, continue à
croitre au rythme de 80 000 nouveaux comptes par mois et le volume des
transactions qu'il gère , après seulement 5 ans d'existence
(120.000transactions quotidiennes) est équivalent à la bourse de
Paris
Fort de ce succès e-trade a lancé en janvier
e-offering, banque d'investissement en ligne: elle prendra des
commissions limitées à 4,5% des montants levés contre les
7% habituellement pratiqués sur le modèle de Wit Capital
www.witcapital.com qui
l'avait précédé sur ce créneau.
La firme est par ailleurs derrière la création de
l'International Security Exchange, un système de transaction
électronique qui ambitionne de concurrencer le Chicago Board Option
Exchange (les Echos du 13/1/99)
A l'été 1999 elle a également pris le contrôle de
Telebank Financial pour 1,8 Milliard de dollars, banque en ligne
spécialisée sur les prêts immobiliers
L'entreprise arrive en France en commençant par s'associer avec CPR
www.cpr-etrade.com en
1999 avant de reprendre sa liberté pour un développement autonome
(éventuellement de concert avec un leader européen)
Charles Schwab
www.eshwab.com (1,5 millions de
compte) basé à San Francisco, existe depuis 20 ans et s'est
convertie au web plus récemment: elle reste N°1 en misant sur le
conseil personnalisé. Elle vaut fin 1999 31 milliards de dollars (contre
29 par exemple pour Merril Lynch)
En France Self Trade (
www.Selftrade.fr) ouvert
en décembre 98 compte 3 mois après 1000 clients et en attend
10.000 pour la fin de l'année 1999.
Fimatex qui est une belle réussite, bien qu'elle ait
été développée au sein de la Société
Générale n'était pas au catalogue du réseau
Au total il y aurait aux USA 8,4 millions de personnes avec des
portefeuilles dépassant les 100.000$ (420 milliards de dollars au total)
opérant en bourse via internet, avec 450.000 ordres quotidiens (soit
22%des échanges), offrant 1 milliard de dollars de commissions
aux quelques 60 firmes de courtage existant actuellement
En Europe l'Allemagne arrive en tête (400.000) pour 100.000 en France (et
par exemple 200.000 en Suède)
également voir
page
103 le
chapitre consacré aux bourses
Par ailleurs CompuBank
www.compubank.com,
première banque fonctionnant exclusivement sur internet, a vu le
jour en octobre 1998.
Elle est suivie par Egg
www.egg.com , filiale du groupe
britannique Prudential, qui n'accepte plus depuis avril 1999 que des
clients en ligne: selon Mike Harris "l'exploitation des services
bancaires grand public par internet sont 4 fois moins coûteux que par
téléphone et 10 fois mois chère qu'à travers les
agences traditionnelles" ce qui lui permet de servir des interets trois fois
plus élevés sur les comptes à vue (5% contre 1,5%).
Avec 500.000 clients après 6 mois d'activité, et
1,2 millions en aout 2000, elle se classe au 8ème rang
mondial du classement IBM-Interbrand après la Citybank l'UBS et
Wells Fargo, mais avant le crédit Suisse et la Commerzbank, et avec 5
milliard de £ elle revendique 40% de part de marché sur les
nouveaux dépôts
Elle propose crédits immobiliers, prêts personnels et
bientôt assurance-dommage, cartes de crédit et produits de
placement financier. Elle fournit évidemment accès internet et
e-mail gratuit
En Août 1999 création en Irlande sous l'impulsion notamment
de Intel, Méru, Apax et Vertex de la première banque
paneuropéenne 100% Internet: First-e
www.first-e.com (ses
services devraient être opérationnels en France mi-2000)
En Aout 2000 c'est au Japon que nait la banque 100% en ligne Japan
Net Bank en association avec l'opérateur téléphonique
NTT Docomo et un réseau d'épiceries de
proximité pour les retraits de liqidités
Mentionnons également
@ - Entrium en Allemagne 700.000 clients N°1 européen
de la banque sans guichets compte 60% de clients ayant accès à
internet (en Allemagne on compte aujourd'hui 3,5 millions de compte en ligne
avec un rythme de doublement annuel (pour mémoire le leader en France,
Banque Directe compte 57.000 clients)
@ - SE-Banken appartenant à la "constellation" Wallenberg"
en Suède, avec 300.000 clients sur internet vient de
racheter BfG en Allemagne au Crédit Lyonnais pour en faire la tête
de pont de son offensive internet sur ce pays
Aujourd'hui à côté des 200 sites financiers sur internet
comme ceux de la City Bank ou de la Wells Fargo,
opérationnels dès 1995, on en compte une dizaine opérant
exclusivement sur l'Internet (Compubank à Houston, Atlanta
Internet Bank, ...)
Rappelons que dans son plan stratégique City Group qui revendique
aujourd'hui 300 millions de comptes s'est fixé un objectif de 1
Milliard de clients en offrant à ceux-ci de gérer l'ensemble
de leurs comptes dans les autres établissements par son
intermédiaire (Chris Zaharias Netscape, séminaire Aftel
nov 98)
Maintenant tous les "portails" d'entrée sur le web comme Yahoo!
ou Aol, lancent leur chaîne "finance" offrant plate-forme
d'information économiques et financières conseils grâce
à des partenariats éditoriaux ainsi que un centre de courtage en
ligne permettant d'acheter et de vendre en ligne par l'intermédiaire de
courtiers électroniques comme e-trade
AOL qui a lancé "personnal finance" en 1996 compte
actuellement 10,5 millions de clients
(Cf classement des meilleures cyberbanques par l'association online banking
www.obanet.org)
dès cette année on estime (Atelier Bnp-Paribas) que 10
à 15% des prêts aux USA, soit 1500 Milliards de dollars
en 1998 sont directement influencés par la consultation de
sites Web spécialisés qui outre un riche contenu
éditorial permettent de rechercher sur le marché le meilleur taux
en fonction du profil de risque du client - et en faisant l'économie des
intermédiaires financiers monoproduits
e-loan
www.e-loan.com : 15.000
demandes de prêts par mois, Get Smart
www.getsmart.com 50 000 par
mois, Quicken Mortgage
www.quickenmortgage.com
qui rassemble les propositions de 11 banques pour une comparaison
immédiate, 800.000 visites par mois,...). En France Selectaux
lance un site adapté aux spécificités françaises
Toutes ces évolutions devraient conduire à l'avenir à
une claire séparation des fonctions de production de services
financiers de celles de distribution, car le client exigera de plus en plus
de pouvoir comparer des offres et n'acceptera plus d'être enfermé
dans celle de sa banque:
C'est une des raisons qui fait que paradoxalement, business-village,
filiale de Bnp-Paribas n'offre pas de services financiers: Il ne serait pas
crédible de n'offrir que les produits de la maison mère mais les
esprits ne sont pas encore murs pour franchir le pas...
Un classement réalisé par Interbrand et IBM en mai 1999
des meilleures banques permet aux établissements scandinaves, allemands
suisses et britanniques de se placer honorablement au cotés de leurs
confrères nord américains. ce n'est malheureusement pas le cas
des 7 banques françaises sélectionnées (sur un total
de 45) dont aucune ne figure dans la liste des dix nominées: la
différence s'est faite sur le caractère clair, complet et
structuré du service offert aux clients mais selon l'AFB le retard des
banques françaises sur Internet est moindre qu'on ne le dit
Banque Directe (
www.banquedirecte.fr)
décolle plus lentement qu'espéré tandis qu'en Allemagne
son homologue Comdirect dégage déjà des
bénéfices (valeurs boursières : 9 milliards de dollars).
"quand le taux de pénétration atteindra 15%, c'est à dire
quand les clients les plus interessants iront sur le Web, nos grandes Banques
souffriront" (étude Chevreux)
Les assureurs ne sont pas non plus à l'abri de ce manque de
clairvoyance. Là aussi les nouveaux courtiers tels Insweb
http://insurance.yahoo.com
qui agrège et compare l'offre d'une vingtaine de compagnies
d'assurance devrait leur donner à réfléchir
Notons toutefois l'initiative de E-santé
www.e-sante.com , filiale du groupe Azur qui
en juillet 1999 était la première à proposer la
souscription en ligne d'un contrat d'assurance santé
complémentaire, ainsi que Reflex
www.reflex.tm.fr ou Maaf
Assurances
www.maaf-assurances.fr
En oct 2000 les AGF ont annoncé une ambitieuse politique dans la
banque à distance, secteur où elle n'est pas, avec
I-Bank (une banque qui offre toute la palette des services avec un
compte rémunéré à 5%, qui vise 500.000 clients
à 3 ans avec un investissement de 700MF). Dans l'assurance
(Okaou)où elle ne peut se permettre de faire de la peine à
ses 3000 agents généraux, les projets sont beaucoup plus
timides...
Dans le domaine de l'information financières de très
nombreux services se sont mis en place (
www.mine-yours.com de l'AFP,
www.woqats.com ,
www.netcote.com ,...) qui
proposent en outre des mécanismes d'alerte et des
systèmes experts pour assister le gestionnaire
Pour les renseignements financiers citons
Dun&Bradstreet :
www.dbisna.com
Et en France Societe.com
www.societe.com (gratuit) ou
SCRL
www.scrl.com filiale de la
COFACE.et surtout @rating
www.cofacerating.com
qui permet d'accéder à la notation, voire à la
labellisation de l'entreprise
voir page
90
Enfin de nombreux produits ou services financiers ont vocation à
être un simple composant d'un produit plus complexe:
Cette évolution sera sans doute plus difficile à conduire dans
les grandes structures où les hiérarchies intermédiaires
pourront être tentées de bloquer sous tous les
prétextes (sécurité, fiabilité,
confidentialité...) des processus susceptibles de remettre en cause
les modalités d'exercice des pouvoirs et l'utilité même de
certaines fonctions.
"il aura manqué à l'industrie banquaire française, trop
longtemps sous la coupe des pouvoirs publics, la vision et l'audace d'un Claude
Bébear" Pierre Albouy Rotschild, New York, les Echos 3.10.2000
Des actions de sensibilisation à partir de success-stories peuvent donc
se révéler opportunes pour les entreprises de cette
catégorie afin d'accélérer le mouvement ainsi que des
opérations d'aide au conseil afin de les mettre en mesure
d'opérer les meilleurs choix stratégiques.
2.5.1.5 Les producteurs de services de loisir : hôtel, tour operator, opérateurs de billetterie
Au
niveau mondial c'est un des premiers secteurs de developpement du e-commerce
avec les leaders Américains Travelocity
http://www.travelocity.com
et Expedia
http://www.Expedia.com
(Microsoft)
En Allemagne le premier voyagiste européen (Preussag) mise
à fond sur Internet et prévoit d'y réaliser 20% de son
activité, en Angleterre Martha Lane Fox fonde à 26
ans avec Brent Hoberman (29ans) Lastminute.com spécialisée
sur le voyage soldé à la dernière minute pour lequel
Internet est particulièrement bien adapté (introduit en bourse en
mars 2000 à plus d'un milliard de £)
Dans ce domaine en France le minitel a permis de bien roder le
modèle et les entreprises dynamiques de la profession réalisent
la transposition sans grande difficulté avec chaque jour de nouvelles
initiatives (visites virtuelles, accès par téléphone
mobile, couplage Web avec un centre d'appel, sites éditoriaux de plus en
plus riche permettant de préparer les voyages, techniques de
fidélisation, mails personnalisés aux clients abonnés,
partenariats avec les moteurs de recherche,...)
Pour les réservations de chambres Internet permet de diviser jusque par
par trois les couts et d'assurer un meilleur remplissage grâce à
un véritable "yield management et aux nouvelles possibilités de
ventes de dernière minute
"En une année Internet est passé du statut de gadget
branché à celui d'enjeu stratégique pour l'industrie
du tourisme" Les Echos 14 juin 2000
Dégriftour
www.degriftour.fr,
www.reductour.fr,
www.promovac.com,
www.abcvoyage.com pour les
tour operator (racheté en aout 2000 par Lastminute.com
Club Med Online
http://www.clubmed.com,
Accor
www.accor.com (3 portails,
7 sites en 3 langues, Nouvelles Frontières
http://www.nouvelles-frontieres.com et
http://encheres.nouvelles-frontieres.fr), et queques autres y font
leurs premiers pas avec plus ou moins de bonheur
Relais&Châteaux
www.integra.fr/relaischateaux pour l'hôtellerie
De nombreuses start-up se sont lancées sur ce créneau
: Jador.com
www.jador.com pour
réserver hotels et spectacles, Outdoor Attitude
www.outdoor-attitude.com
ou Skihorizon
http://www.skihorizon.com
pour les passionnés de nature et de sport d'aventure, Baoom.com
www.baoom.com
répertorie des centaines de fêtes, prétexte à des
déplacements
Malheureusement ce n'est pas encore en l'an 2000 le cas général:
une enquête du quotidien du tourisme revèle que 91% des agents de
voyage ignorent encore les possibilité d'Internet et que 80% des agences
ne sont même pas reliées au Web!
Quelques
exemples :
c'est un domaine où Internet devrait permettre l'émergence
d'activités nouvelles
2.6.1.1 Parmi les métiers à réinventer : ceux de la chaîne éditoriale (
2.6.1.1.1.1 Les livres
Cylibris Editions
www.cylibris.com
éditeur de livres, nouvellement créé, reçoit des
"manuscrits" d'auteurs souhaitant être publiés :
- il produit un catalogue sur Internet (
www.editions-cylibris.fr)
- à la réception d'une commande il lance l'impression de l'ouvrage
Les manuscrits étant aujourd'hui livrés sous forme de disquettes,
travaillant sans aucun stock, il peut se permettre de "publier" des auteurs
nouveaux sur lesquels les opérateurs classiques refusent de prendre le
risque éditorial "pour être édité aujourd'hui il
faut être connu. Il ne faut pas avoir quelque chose à dire" Jean
d'Ormesson
Les moyens d'impression modernes autorisent aujourd'hui une telle production et
une vente à l'unité à des prix tout à fait
compétitifs (prix de vente 58 F) et néanmoins rentables
00h00.com (
www.00h00.com), créé par
Jean-Pierre Arbon, propose pour sa part le choix entre le
Téléchargement et l'envoi de l'ouvrage (prix de revient de
l'impression par Dupli Print: 30F). en outre il offre forums, éditos et
animations spéciales pour la communauté de lecteur qu'il cherche
à créer: le livre peut ainsi être prolongé par un
débat entre les lecteurs il vient de se faire acheter par
l'américain Gemstar
Cette nouvelle approche permet également d'éditer des ouvrages
spécialisés à faible tirage
De même elle autorise de nouvelles formes d'écriture
grâce à l'hypertexte on peut sortir de la narration linéaire
Librissimo (
http://librissimo.com racheté par France
Télécom) édite les fac similé de livres rares ou
épuisés (400.000 titres des Jésuites de Chantilly et des
Dominicains du Saulchois) des accords en cours de négociation avec une
douzaine de bibliothèques devraient permettre de proposer 1 million
d'ouvrages (coût : 500 F à plusieurs milliers de F pour les
ouvrages fragiles de grand format)
Chapitre.com
www.chapitre.com créé en 1997 par Juan
Pirlot de Corbion recherche en outre pour vous, dans son catalogue de 400.000
ouvrages épuisés, chez 250 libraires spécialisés
dans l'ancien le livre rare que vous recherchez
Alibabook
www.alibabook.com qui fonctionne sur
le modèle de la partie librairie d'amazon.com vous permet de choisir
parmi 400.000 références et, par des contrats de partenariat est
présente sur des centaines de sites dont les visiteurs sont susceptibles
d'être intéressé par un livre
Le site
www.livre.net recense toutes les librairies
présentes sur le Net
A travers les cinq exemples ci-dessus, on voit bien que des professions
d'intermédiaires comme les éditeurs, les libraires, les
disquaires, les critiques littéraires ou musicaux vont devoir
complètement repenser leur métier avec cette modification
radicale de la chaîne de valeur : jusqu'à présent le
risque industriel résidait dans les invendus et le coeur de
métier consistait à faire le bon choix. Aujourd'hui ce risque
est évacué.
Par ailleurs la modification radicale de la chaîne logistique permet une
chute drastique des invendus: le taux de retour aux éditeurs passe des
40% traditionnels à 2%!
Le nouveau besoin du client, comme de l'auteur, est ailleurs :
Sans le filtre éditorial la production va exploser, noyant le
consommateur sous une masse d'opportunités qu'il ne peut explorer sans
aide
D'un autre côté l'oeuvre numérisée peut-être
très facilement reproduite, se pose le problème de la
rémunération du créateur et donc la gestion du copyright
au niveau mondial (problème à la fois technique et de principe :
la SACEM est-elle bien adaptée à ce changement de paradigme ?
d'autres formules se mettent en place à partir de "tatouage" d'oeuvres
et d'agents intelligents qui parcourent le Web à la recherche
d'utilisations non autorisées. (&&b)
Les nouveaux intermédiaires devront donc centrer leur activité
sur de nouveaux services :
2.6.1.1.1.2 La musique
Pour la musique la chaîne de la valeur change radicalement car avec les nouvelles techniques de compression (MP3 (MPEG1 layer3 www.mp3.com qui réduit les volumes jusqu'à 12 fois) et l'augmentation des bandes passantes il devient possible de "livrer" la musique "en ligne" et on revient à la logique du chapitre précédent
|
Aujourd'hui |
demain |
|
|
Rémunération des artistes |
1$ |
3$ |
|
intermédiaires |
9$ (Compagnie de disque) |
7$ (site web de softselling) |
|
pressage |
1$ |
0 |
|
distribution |
1$ |
0 |
|
Revendeur-détaillant |
5$ |
0 |
|
Coût final utilisateur |
17$ |
10$ |
(mission Thierry Trouvé /Aftel avril 1999)
Avec le standard MP3 le problème de la gestion des droits
d'auteur est loin d'être totalement réglé
L'exemple emblématique de ce nouveau phénomène est
Napster: il propose un annuaire ou les internautes indiquent les titres
qu'ils sont prêts à donner, les échanges se faisant ensuite
directement entre particuliers. Il a 20 millions d'utilisateurs et 200.000
téléchargements journaliers moins d'un an après sa
création: la plus forte croissance connue du Web. C'est un
véritable cataclysme qui ébranle l'ensemble de l'économie
du secteur
Il est évidemment, en terme de copyright à la limite de la
légalité (et nul de sait de quel côté).
Gnutella de son côté est un système qui permet
à chaque ordinateur de fonctionner comme un serveur (rejoignant ainsi
les racines de l'Internet) les morceaux de musique s'échangent ainsi
entre les membres sans aucun serveur central, offrant ainsi encore moins de
prise aux avocats
Quel nouvel équilibre naîtra-t-il des procès en cours?
le standard SDMI, secure digital music initiative
www.sdmi.org , tente d'apporter
une réponse mais en quelque jours il a été "cassé"
avant même sa sortie
Cette nouvelle approche commerciale permettra de réactiver les fonds
de catalogues des éditeurs, riches de plusieurs millions de titres
(qui ne sont aujourd'hui plus proposés à la vente),
Elle permet également d'éditer de jeunes auteurs qui, dans
l'économie du système actuel, ne peuvent l'être :
Spinner.com (
www.spinner.com) nouvelle
forme de radio sur internet (120 chaînes différentes) lance 125
artistes nouveaux...par jour
Goodnoise
www.goodnoise.com vend
chaque chanson téléchargée en MP3 pour 99cents
Un autre modèle totalement révolutionnaire, celui de la
société britannique StarGig.com
http://StarGig.com diffuse
gratuitement les jeunes artistes sur le web qui vient d'être
lancée en août 1999 avec une mise initiale de 3 millions de £
par Terry Ellis en partenariat avec le Business angel Damian
Aspinall.
Il vient d'acquérir Register.com
http://Register.com (qui
recense 250.000 groupes indépendants dans le monde). Son credo:
libérer les jeunes artistes des 5 grandes compagnies de disque et leur
permettre de trouver un public et de se créer de la
notoriété qui leur permettra de vivre de leurs concerts et
tournées...
Aujourd'hui plus de 100.000 sites sont consacrés aux artistes
2.6.1.1.1.3 De nouveaux modes de rémunération : la valeur attachée à la connaissance du client, les liens marchands
Bien
entendu il n'échappera à personne que la connaissance
extrêmement fine du client que permet ce métier (des
goûts, mais aussi de la personnalité à travers la
démarche d'achat et les lectures ou de ses préférences en
matière de couleur cf
http://www.couleurs.com/)
peut être puissamment valorisée en étendant
largement la gamme des produits ou services offerts :
comme nous le verrons plus loin, amazon.com
www.amazon.com . le
célébrissime libraire de l'Internet après ses
développements dans les CDROM et les jouets vient par exemple
d'étendre son offre aux ... produits pharmaceutiques et
cosmétiques en prenant une participation de 46 % dans Drugstore.com (le
Monde, 5 mars 1999 voir
page
77)
Nouveaux modèles également de rémunération :
beaucoup de sites, notamment les "portails" d'entrée et d'orientation
sur le Web (moteurs de recherche (yahoo!, alta vista, ...) ou fournisseurs
d'accès (AOL, Wanadoo, ...) ou de sites spécialisés (golf,
chasse, électronique, ...) voudront offrir à leurs visiteurs la
possibilité d'acquérir des ouvrages et un lien vers le site des
libraires fournira ce service :
Il est clair que dans la démarche commerciale le fait de "rabattre"
ainsi le client est un élément essentiel qui justifie une
rémunération. Ce type de liens commerciaux,
rémunérés en fonction des ventes qu'il
génère devient une modalité de plus en plus importante de
rémunérations des "nouveaux intermédiaires".
Celui-ci est usuellement rémunéré par une commission
allant de 5 à 15% du montant de la vente selon l'importance de la "plus
value" apportée en matière de sélection et de
conseil.(jusqu'à 20% pour le site de l'auteur qui assure
lui-même la promotion de son livre, soit une somme plus
élevée que le droit d'auteur lui-même)
2.6.1.2 Les intermédiaires du marché immobilier
Une
multitude de propositions de logement, ayant chacune leurs
spécificités, pour une multitude de clients
géographiquement dispersés : c'est à l'évidence un
domaine où l'Internet est à même de participer au
rapprochement de l'offre et de la demande de façon
particulièrement efficace et bon marché
Aussi, aux Etats Unis tout d'abord (
www.allapartment.com
&w,
www.realtor.com,...maintenant
réunis sous la bannière de Homestore.com) puis en Europe et en
France se sont développé d'innombrables sites:
depuis les petites annonces:
www.lacentrale.fr,
www.pap.fr,
www.indicateurbertrand.com
,
www.ibneuf.com,
www.immobiliereentreprise.com,
www.seloger.com,
www.bellesdemeures.com,
www.domusnet.com,
www.immoweb.com,
www.unsipetitmonde.org,
...
les sites conçus pour les propriétaires: rediffusion
des petites annonces vers les dizaines de sites où celles-ci sont
publiées (voir ci-dessus), news, shopbots (robots d'achats)
spécialisés dans la recherche de biens immobiliers à
acquérir (ImmoBot), information et conseil juridique, gestion d'un bien
donné en location selon les mêmes modalités qu'un compte
bancaire avec une disponibilité 24/7, crédit immobilier,
assurance
www.directgestion.com
les annuaires
www.pagesimmo.com,...
jusqu'à des sites spécialisés comme ceux des
notaires:
www.immobilier-notaires.presse.fr,
www.maisons-France.presse.fr,
www.paris.notaires.fr,...
ou ceux des organismes professionnels
www.anil.org,
www.snpi.com,
www.fnaim.fr,...
sans compter les 400 à 500 sites d'agences
immobilières comme
www.colliers.auguste-thouard.fr,
www.john-taylor.fr,
www.astime.com,
www.bourdais.fr,
www.rival-immo.com,
www.hestia.fr,
www.advalorem.com,
www.annonces2000.com,
www.real-estate-paris.com
,...ou les promoteurs et architectes
www.cogedim.fr,
www.franceconstruction.fr
,
www.meunier-promotion.fr
,
www.stimbatir.fr,
www.igloo-France.com,
www.anthonybechu.com,...
...avec quelques innovations comme les visites en
vidéo :
www.immo-by-tel.com,
www.immovision.com,
www.etnet.fr/not-net...
(voir étude de Netsurf avril 1999)
Début 2000 les Echos titrent : "au train où vont les choses il
sera bientôt plus facile de compter les professionnels qui n'y sont
pas": mais l'obligation de transparence et de productivité conduira
sans doute à de nombreux regroupements comme cela s'est produit aux US
de son côté la fréquentation double tous les trimestres
Cette surabondance est le signe d'un manque de maturité du
marché, c'est la période du premier engouement pour l'outil ou
chacun jette son offre sur le Web sans trop se soucier du problème du
client, de tatonnement, de bouillonnement et d'opacité.
Nous verrons plus loin une approche totalement orthogonale en train de prendre
forme outre atlantique. Il ne s'agit pas alors de vendre ou de louer un bien
immobilier mais d'offrir au client une solution globale à l'ensemble du
problème de l'acquisition ou de la location de son logement voir
page
98
2.6.1.3 Les entreprises et professions concernées par la e-santé
La
santé est un secteur d'une importance à la fois sociale et
économique majeure. Il concerne chacun d'entre nous et des entreprises
ou organismes publics ou privés de toute taille: Laboratoires
Pharmaceutiques, professions libérales, cliniques et hopitaux,
organismes de sécurité sociale et assurances....
Faisant largement appel à des masses considérables d'informations
très évolutives, à des échanges commerciaux portant
sur des produits peu pondéreux et à très forte valeur,
à la gestion de situations d'urgence, à de nombreux flux
financier et à une gestion administrative très complexe, il est
naturel que l'Internet y apporte de profonds boulversements malgré les
blocages liés aux traditions des petits et à l'inertie des gros
"En arrachant le monopole de l'information des mains du corps
médical,l'Internet permet brutalement à des millions d'individus
de passer du statut de petit actionnaire de leur capital santé à
celui d'actionnaire majoritaire" Gwenn Bézard
D'innombrables sites ont vu le jour: plus de 10.000 sites aux US et sont
consultés par un internaute sur deux soit 50 millions de personnes
(Medline, 9 millions d'articles, a vu le nombre de requêtes passer de 7
millions en 1997 à 120 millions dès 1998).
Le malade atteint d'une maladie grave communique directement avec le producteur
de médicament et accède à la même information que
son médecin
Mais celui-ci peut dorénavant s'appuyer sur des sites d'aide au
diagnostic comme WorldCare
www.worldcare.com associe
les spécialistes des 10 plus prestigieux hopitaux Américains
comme Johns Hopkins. Cout dune consultation: environ 1000$)
Il peut s'appuyer aussi sur des communautés de praticiens comme
Physicians Online
www.po.com qui compte
déjà 200.000 membres (et permet par exemple à un
médecin de fabriquer son site en 5 minutes). Ce site communautaire,
véritable portail médical, offre des services également
aux patients et aux assureurs-santé
Des sites comme Thriveonline
www.thriveonline.com
DoctorDirectory
www.doctordirectory.com
ou HealthGrades
www.healthgrades.com
surveillent la qualité des soins des hopitaux et des cabinets
médicaux afin de les noter en fonction de leur efficacité
médicale pour les patients (le "Michelin" médical)
Le malade peut sur des sites communautaires discuter des options de
traitement avec d'autres patients: il est frappant de noter que contrairement
à ce que suggère l'image "froide" d'un ordinateur, un des
premiers apports de l'Internet vu par les personnes interrogées, souvent
isolées dans le monde réel, est la chaleur humaine
qu'elles trouvent dans ces communauté de soutiens qui existent pour
toutes les pathologies chroniques: un millier de groupes de soutiens attirent
chaque mois plusieurs millions de malades (NIH's CancerNet
http://cancernet.nci.nih.gov
Granny Barb and Art's Leukemia
www.acor.org/leukemia/
WebMD
www.webmd.com AllHealth
www.allhealth.com...)
"les patients déclaraient dans une enquête du SHN
www.shn.net recevoir plus
d'information sur leur maladie, leur diagnostics et leur traitement via
les communautés que via le corps médical"d'autres
études ont montré que ce soutiens moral permet de diminuer le
nombre et la durée des hospitalisations
Ces communautés permettent également aux patients d'avoir un
poids leur permettant d'influer sur les décisions
la création en fev 2000 de l'Alliance pour les maladies rares
en France, qui rejoint Eurocordis au niveau Européen et Nord aux US
(National Organization for Rare Disorders), se donne comme objectif de pousser
les pouvoirs publics à favoriser la recherche sur les médicaments
destinés aux maladies rares
Il pourra également discuter sur de nombreux sites avec des
spécialistes la pertinence du diagnostic de son docteur:
Americasdoctor
www.americasdoctor.com
où la "salle d'attente" virtuelle voit défiler les
publicités..., a donné 2 millions de consultations en 1999,
Mediconsult
www.mediconsult.com,
200$ la consultation, Cyberdocs.com
www.cyberdocs.com, 50
à 75$
A l'inverse, il pourra aussi continuer à consulter son propre
médecin lorsqu'il est en voyage
Il peut mettre sur un site les éléments de son dossier
médical qu'il souhaite rendre accessible aux médecins n'importe
où dans le monde en cas d'urgence (PersonnalMD
www.personnalmd.com)
Des consultations en ligne ont été mises en place (dans le
cadre du système de santé Britannique) voire des
prescriptions en ligne (fortement encouragées en Australie ou
l'habitat très dispersé peut nécessiter un
déplacement en avion d'un "flying doctor" pour une consultation
médicale, aussi on y compte 250 sites de
télémédecine fin 2000)
Des e-Pharmacies ont vu le jour par milliers:
D'un côté elles peuvent être un facteur
d'économies substantielle en rationnalisant la logistique et en
assurant un meilleur suivi des malades
D'un autre elles peuvent ouvrir la porte à toutes sortes d'abus
pouvant poser problème en matière de santé publique
(l'exemple emblématique en est la commercialisation du Viagra par
240 e-pharmacie sans que l'on soit certain que la consultation
médicale préalable ait été effectuée dans
des conditions satisfaisantes)
Les conséquences économiques sont difficiles à
prévoir :quelle sera la balance entre les économies dues aux
visites médicales ainsi évitées et celles qui auront
été initiées par un site d'aide au diagnostic?
D'après les études citées par la revue de l'Atelier
BNP-Paribas 75% des visites chez le médecin pourraient être
évitées, une e-consultation coute la moitié du "face
à face", 20 à 50% des médicaments sont prescrits
inutilement, 250 Milliards de $ pourraient être économisés
grâce à Internet
Une étude menée par la compagnie d'assurance Kaiser
Permanente
www.kponline.org a mis en
évidence parmi les internautes utilisant ces sites que 15% avaient
évité une visite médicale et 46% un appel
téléphonique.... Mais 20% des utilisateurs avaient
été incités à s'adresser à un prestataire de
soin.
En tous cas on peut espérer des gains significatifs sur tous les couts
logistiques et administratifs.(15 à 20% des primes servent aux US
à payer les frais de gestion)
Quelques sites majeurs sont en train d'émerger aux US (fusion de
Synetic &&w avec Medical Manager
http://www.systemsplus.com/press/press39.htm pour 1,3 milliard de
dollars et de Healtheon et WebMD pour 5,5 Milliard de dollars) :
eux aussi fournissent toute la gamme de produits et services nécessaires
pour les professionnels de santé et une très riche information
(communication des feuilles de santé, logiciels d'organisation,
consultation sécurisée des résultats d'analyse, obtention
du feu vert des assureurs et des sociétés de gestion de
santé pour certaines opérations,....)
La Mayo Clinic
www.mayohealth.org (1,5
millions de visiteurs par mois)a ouvert des services spécifiques pour
les réseaux internes (intranets) d'entreprise
avec quelques échecs là aussi bien entendu comme DrKoop
www.drkoop.com
en France notons planetmedica.fr
www.planetmedica.fr,
33docavenue.com
www.33docavenue.com,
notredocteur.com
www.notredocteur.com,
Med In Web
www.medinweb.fr,
Comsanté
www.comsante.com,
AtMédica (Havas)
www.atmedica.com,
Medisite
www.medisite.fr 200.000
visiteurs, vient de lever 110MF en sept 2000
Notre Réseau Santé Sociale peut y trouver là
matière a réflexion quant à ses marges de
progrès potentielles
en France les principaux sont
www.caducee.net,
www.comsante.com,
www.medinweb.fr,
www.medimania.com,
www.medisite.fr,
www.planetmedica.com,
www.psychonet.fr,
www.vitago.fr
voir également l'étude de l'Atelier BNP-Paribas d'octobre 1999
www.atelier.fr dont une partie des
informations ci dessus sont extraites
Et
pourtant comme le souligne Pierre Laffitte, "dans un yaourt il y a plus
d'informations (en valeur ajoutée) que de lait"
Ce sont celles pour lesquelles l'effort d'imagination le plus grand reste
à faire : cette analyse constituant le coeur de ce rapport, le chapitre
suivant leur sera consacré.
Les
technologies Internet permettent d'émettre, de recevoir,
d'échanger, plus largement de donner les moyens d'un travail
coopératif à distance efficace : essayons pour chacune de ces
grandes fonctions d'examiner ce qu'une PME peut attendre de ce nouvel outil
Nous examinerons cependant également quelques grands groupes à
titre d'exemple (...ou de contre-exemple) de mise en oeuvre de certaines
pratiques
il faut distinguer un certain nombre de niveaux dans ce domaine
3.1.1 NIVEAU 0 : l'option "zombie" mettre sur le Web une "carte de visite" (autrement appelé site "plaquette"):
3.1.1.1 Le site zombie modeste. Un seul avantage, l'achat de votre nom
Il
s'agit là de la présentation de l'entreprise par une page
hébergée sur un serveur externe (avec lequel la communication ne
se fait souvent que par fax par souci de maîtrise de l'information)
attention ce type de site est couramment facturé par des "chasseurs de
pigeons" abusant de l'ignorance des PME à des tarif de plusieurs
dizaines de milliers de Francs, l'essentiel de la dépense pour le
prestataire étant de convaincre le client qu'il ne peut pas être
"absent du web"
Alta Vista, pourtant entreprise avertie, n'avait pas
acheté toutes les déclinaisons de son nom et a vu
apparaître un site "spécialisé" pour adulte vers lequel
certains de ses clients étaient susceptibles de se fourvoyer : pour
éviter de regrettables erreurs d'orientation elle a dû racheter
www.altavista.com au prix
fort : 3,3 millions de dollars !
McDonnald et Rolex ont également du payer le prix fort
pour racheter leur nom
Il ne faut pas non plus oublier de renouveler sa concession : MSN,
portail de Microsoft avait eu un trou de mémoire et n'a du qu'a
la présence d'esprit d'un de ses "fan" de ne pas tomber dans des mains
hostiles (Les Echos 28/6/00)
De même la petite histoire dit que le Vice-Président des
Etats-Unis a dû racheter Gore2000 qu'un auditeur averti avait
acheté dès la fin de son discours-programme et n'a jamais pu
reprendre le contrôle de Al-Gore.com! l'an dernier le premier Ministre
Irlandais s'est vu proposer de racheter son_nom.com, utilisé pour un
site "adulte" pour 1 M$ et 5 ans après la même déconvenue
est arrivée à de célèbres hommes politiques
français qui se croyaient "branchés"
Elysee.com, matignon.com et whitehouse.com ne
correspondent guère à ce à quoi on pourrait s'attendre
Pour les prochaines présidentielles la plupart des noms
imaginables sont déposés et leur cote aux enchères (entre
3000 et 250 000F)est une forme de sondage de popularité. Certains hommes
politiques sont "hors marché" car ils ont pris la précaution
d'acheter toutes les variantes de leur nom (Le Monde19 avril 2000)
Les récentes décisions de justice tendent à donner raison
aux propriétaires légitimes de la marque mais
D'autres mésaventures sont encore possibles : une
célèbre production de biscuits américains a vu
naître un site à son nom qui avait les apparences d'un site
officiel et qui était en fait animé par un consommateur
mécontent : autant dire qu'après avoir parcouru le site toute
envie de consommer les biscuits de cette marque vous était
définitivement passée.(exemple cité par William
Comcowich d'Ultitech séminaire Aftel NY 98)
Selon une étude de Cybermark (
www.cybermark.org) , en France seuls 6,5 %
des noms de domaine en ".com" appartiennent à la société
propriétaire du nom, 86 % ont été déposés
par d'autres sociétés (souvent distributeurs dans des pays ou
acheter le nom est un réflexe) et 7,5 % à des spécialistes
connus de la contrefaçon ou de la spéculation
("cybersquatters") et ZDNet de son côté indique que 34,5 % des 25
millions des noms d'entreprises françaises sont déjà
enregistrées en .com..
Cette étude a en outre montré que les sites qui s'étaient
fait voler leur nom en .com et qui l'ont récupéré ont vu
leur chiffre d'affaire multiplié par 2 à 5
Dans le domaine du vin par exemple une soixantaine d'appellations
contrôlées (comme château-du-pape.com) ont
déjà été piratées et sont
proposés à la revente (on parle de sommes de 200.000F) et les
fédérations de producteurs vont créer une association
pour essayer de les récupérer.
Par ailleurs le cours des noms de domaine génériques
recherché par les portails, atteint des sommets (bizness.com,
loan.com,... se négocient plusieurs millions de $: business.com s'est
vendu 7,5M$ et Peter Littke a refusé50MF pour ebuy.com)
Récupérer son nom devant les tribunaux n'est pas toujours
possible et c'est une procédure toujours longue et coûteuse
Porsche a déjà engagé 138 procès
pour utilisation des marques dont il est propriétaire dont 50 seulement
se sont conclus par des accords amiables dont on ignore les conditions, les
autres suivant leur cours après un premier rejet de sa plainte par une
cour de justice de virginie source ZDNet
Miele a perdu son arbitrage devant l'OMPI et n'a pu
récupérer Miele.net, de même pour le Wall Street
Journal qui ne pourra empêcher les sites d'intégrer WSJ dans
leur nom
Panavision a du aller en appel pour mettre en échec le sieur
Dennis Troeppen qui voulait lui revendre panavision.com pour 13.000$ (AP).
Nous ne saurions donc trop recommander d'effectuer de toute urgence cet
investissement de précaution.
Nous ne saurions trop recommander non plus si vous créez un nouveau
produit ou une nouvelle marque de vous assurer que le nom de domaine
correspondant en ".com" est libre et de l'acheter de suite AVANT même de
le déposer à l'Inpi (Attention: le simple fait de s'assurer qu'un
nom est libre peut alerter un cybersquatter qui risque de l'acheter avant vous,
la consultation et la réservation doit être fait dans la
même session)
Vivendi a du par 2 fois mettre la main à la poche pour
racheter son nouveau nom: 24MF à un web bar parisien pour vis@vis et une somme non rendue publique pour une
association Alsacienne qui avait déposé Vizavi.com
une start-up que nous avons rencontré paient les pigistes qui
réalisent ces site 300F par site, considérant qu'ils
pouvaient en réaliser 3 par jour (temps de travail
nécessaire, prise de photo comprises, 1à 3h). le temps
nécessaire pour élaborer le devis préalable étant
supérieur à celui de réalisation du site, la technique de
vente adoptée est celle des "photographes de plage" : le site est
gratuitement mis sur le Web et seules les prestations de personnalisation
ultérieures sont facturées
Certains sous-estiment gravement l'importance de posséder son nom en
considérant que l'on "découvre" l'entreprise à travers les
moteurs de recherche: c'est oublier l'importance du marketing pour le site fait
par les média traditionnels (presse, radio, télévision,
rédactionnel, matériel publicitaire,...) qui implique des noms
simples, faciles à mémoriser et capitalisant sur la marque
Ceci devient d'autant plus pénalisant qu'aujourd'hui, pour les adresses
en ".com" notamment, il suffit de taper "DUPONT" dans un navigateur moderne
pour arriver directement sur le site
www.Dupont.com d'autant plus
que pour certains moteurs, qui assimilent le tiret ("-") et le signe "moins"(
"-") la requête dupont-coiffeur est interprétée comme
"chercher tous les sites où il y a le mot "dupont" et pas le mot
"coiffeur" !!!"
3.1.1.2 Mais de graves inconvénients
Conclusion : un site zombie modeste peut être positif s'il est
considéré comme la toute première marche d'un escalier
(achat du nom, processus d'apprentissage) et ne reste à ce stade
primitif que très peu de temps.
Il est par contre fortement contre-productif s'il est considéré
comme un objectif qui se suffit à lui-même (il ne
faut pas que cette première marche soit considérée comme
un "podium") :
Sur ce plan il faut être très méfiant vis à vis
d'initiatives, partant d'un bon sentiment, qui conduisent à "offrir"
à des entreprises une page Web sans aucune réflexion
stratégique sur le développement de l'entreprise.
De nombreux exemples pourraient être cités ici (concernant
autant des PME que des grands Groupes) qui illustreraient notre propos :
nous ne le ferons pas: il vous suffit de parcourir les sites de nos entreprises
vous avez 4 chances sur 5 de trouver une illustration à ce propos
Ayant le sentiment du devoir accompli et constatant, comme prévu, que
cela ne lui apporte pas grand chose, elle court paradoxalement le risque de
prendre du retard par rapport aux autres. Il conviendrait sans doute de
s'interroger sur certaines initiatives ne visant qu'à faciliter ce
premier pas
comme nous l'a fait remarquer un industriel, ce qui est gênant avec le
Web c'est que, quand vous êtes mauvais, tout le monde peut le voir
et ce sera le premier réflexe d'un prospect étranger que d'aller
voir votre site: même un piètre référencement ne
vous en protège pas....
3.1.1.3 Une variante dans les grandes entreprises ou les institutions : le site "zombie trilingue de luxe "
C'est en
général ce qui se produit lorsque c'est la direction de la
communication qui prend en charge le développement du site:
Chargée de promouvoir l' image de l'entreprise et de son
président, et peu orientée vers les besoins opérationnels
des clients, fournisseurs ou actionnaires, elle succombe bien souvent à
la tentation de faire un "beau site", à la gloire de l'entreprise,
où l'esthétisme l'emporte sur la richesse de l'information.
Les maquettes de ces sites sont en général
présentées à l'état major soit sur le réseau
interne de l'entreprise (offrant un haut débit), soit en
préinstallant le site sur le disque dur ou sur un CDROM, masquant ainsi
les effets de son embonpoint sur la vitesse d'affichage des pages (ce type de
site Web, en général trilingue est riche en derniers gadgets
à la mode tel shockwave, Active X, Gif animés, et les pages
"pèsent" jusqu'à plusieurs centaines de kilooctets).
Ces sites sont particulièrement onéreux (entre plusieurs
centaines de KF et plusieurs MF) car la décision remonte au
président de l'entreprise
Le résultat ne se fait pas attendre :
"il est plus facile de faire comprendre en 2h à une colombienne
comment exporter des hamac que de tenter d'y sensibiliser certains dirigeants
français" déclare Bruno Lanvin, responsable du commerce
électronique à la CNUCED
Dans notre pays l'an dernier la version "Zombie de luxe Trilingue"
était malheureusement particulièrement bien
représentée, et ceci est corroboré par les
résultats d'une récente enquête conduite en 1998 dans le
cadre du festival de Biarritz:
48% des chefs de projet Web sont des directions de la communication, 81% ont
pour objectif la notoriété du client (alors qu'en Grande Bretagne
c'est le service au client qui vient en tête des motivations).
"Le site web institutionnel Français transmet l'image
négative d'un camp retranché à l'opposé du but
recherché: il perd alors toute utilité jusqu'à devenir
contre productif" Jean-François Susbielle.
Signalons enfin un dernier piège pour les débutants: ce
n'est pas parce que vous avez financé le développement de votre
site qu'il vous appartient effectivement, tout dépend du contrat et
beaucoup d'entreprises se sont ainsi trouvée piégées par
leur prestataire. Les chasseurs de pigeon sont sans pitié
Le jugement porté sur vous au niveau international sera sans appel :
"non seulement il n'a rien compris à l'internet mais en plus il est
prétentieux!"
3.1.1.4 De tout cela nous tirons une règle d'ergonomie majeure : la règle d'or des "20 kilo, 3 clic et 0 mépris"
Il faut dans ce délai pouvoir cliquer pour aller plus loin. Si l'on
souhaite néanmoins illustrer par des photos et un fond de page
(background) il faut impérativement
Zona research estime à 4,25Milliards de dollars la seule perte de
chiffre d'affaire des cybermarchands du à des pages trop longues
à charger
Dans 4 ou 5 ans quand l'internaute de la région la plus reculée
disposera d'une desserte large bande (2Mégabit/s et plus) et que ces
contraintes disparaîtront les règles de bonne pratique
évolueront sans doute mais aujourd'hui rappelons-nous que l'internaute
de base ne dispose que de 28kbits/s et que de nombreuses artères sont
encore bien engorgées ...et que la vitesse réelle au compteur se
situe bien souvent entre 3 et 10 kbits/s.
On peut voir des sites qui, selon la logique des galeries marchandes dans les
corridors d'hypermarchés, vous obligent à "passer devant" des
pages sans intérêt pour vous. Votre visiteur n'est pas votre
prisonnier et dès qu'il voit qu'on le "promène", d'un clic, il
s'échappe.
Il faut également s'assurer que les indications données soient
claires, sans ambiguïté et déjà riches en
contenu: fuyons les liens pouvant prêter à confusion et qui
obligent le visiteur à des aller retour (ce qui est clair pour vous ne
l'est pas forcément pour lui): à "nouveau"
préférons "nos nouveaux produits" ou "les
dernières nouvelles de notre entreprise"
Des logiciels (comme Netaudience
www.cartel-info.fr/netaudience) vous permettent d'analyser le
cheminement de vos visiteurs et de détecter à temps les
éventuelles zones mal fléchées de votre site.
Il est nécessaire d'arbitrer : éviter les pages
élégantes, esthétiques et peu chargées des
plaquettes de communication au profit de pages d'accueil riches d'informations
permettant d'aller directement à la bonne information.
Une page d'accueil ou d'orientation ne doit jamais dépasser 20 ko, (au
moins pour la partie utile).
Evidemment pour un site vivant de la publicité il faudra accepter que
les bandeaux se chargent en premier, mais ce n'est pas le cas habituel d'un
site d'entreprise "classique"
"Quand il est sur un site, Nick ne s'impatiente jamais. Il attend au moins 2
secondes avant de cliquer ailleurs"(pub de Bull)
Arif Janjua Vice President de Saraide
www.saraide.com rappelle "chaque
clic vous fait perdre 50% de vos clients"
Ces trois règles sont réunies Outre-Atlantique par la règle : "KISS" : "Keep It Stupid Simple".
L'échec de Boo.com est pour une large partie
lié à cette erreur: beaucoup s'accordent à penser que le
concept de départ était bon (viser un public branché avec
des produits haut de gamme difficiles à trouver)
Mais oubliant les besoins du client les "designers" ont tellement
sophistiqué le site et les effets visuels sur les produits que les
internautes qui n'avaient pas d'ordinateurs ultrapuissants ne pouvaient pas y
accéder (sans parler des possesseurs de Mac, exclus d'office...)
"il fallait, quand on arrivait à se connecter parfois plus d'une
heure pour commander une paire de baskets" (Flore VasseurPrésidente
de l'Agence Trendspotting aux Echos): c'est ainsi que quelques centaines de
millions sont partis en fumée...
3.1.2 NIVEAU 1 : le catalogue des produits, des services ou du savoir-faire. Des outils permettant de mettre l'entreprise à l'écoute et au service du client, de détecter de nouveaux partenaires ou d'informer ses actionnaires.
(Il
va de soi que sauf pour des entreprises désirant se limiter strictement
à un commerce de proximité et ne souhaitant aucune forme de
partenariat international tous les catalogues devront avoir au moins une
version en anglais)
Le catalogue doit être
plus récemment une étude de Codecal Conseil
www.qualiweb.com portant
sur 200 sites représentatifsa montré qu'en France, seuls 19% des
sites répondent systématiquement, 12% ne répondent jamais
et 42% des mails étaient sans réponse après 2 semaines
d'attente!
Walter Zagar, Pdg de Zagar Inc
www.zagar.com (machines
outils) avait un délai de réponse de 15 jours par fax. Il a
ramené celui-ci à 24h en passant sur internet...à
l'insatisfaction de ses clients qui s'étonnent quand le temps de
réponse dépasse la demi-heure (dossier machine outil, revue de
l'Atelier BNP-Paribas juillet 1999)
Stratégie Telecom & multimédia qui a testé 125
sites en 1999 et a pu constater que 42% d'entre eux mettaient plus de 5 jours
pour répondre ce qui est clairement inacceptable,
Sans le respect de ces règles de bon sens l'internaute aura repris sa
navigation avant d'avoir eu la patience de découvrir votre oeuvre.
3.1.2.1 Mise à jour permanente, richesse de l'information, économies par rapport au papier
Le
catalogue électronique permet de proposer un nombre d'articles bien
supérieur à toute boutique (150.000 références
dans la plus grosse FNAC contre 450.000 sur FNACdirect)
La capacité qu'offre Internet d'une mise à jour permanente
depuis Aout 2000 la Redoute ne propose plus que les articles
effectivement disponibles avec des nouveautés tous les jours ce qui lui
permet de proposer la livraison express dans la journée
Et la richesse d'information technique que l'on peut offrir ici est un
atout considérable:
Une entreprise peut ainsi mettre à la disposition des bureaux
d'études, avec son catalogue, les fichiers CAO directement utilisables
pour la réalisation des plans et notices techniques : elle se donne
là un avantage concurrentiel très fort.
Nord Réducteur 25 MF de CA
www.nord.com a mis pour ses clients toutes les
notices de mise en service et les éclatés de chaque
matériel avec leur nomenclature, les fichiers DAO sont
téléchargeables via le réseau.
Autre élément important pour un fabricant de composants entrant
dans la fabrication de sous ensembles, dont le prescripteur peut
être une autre entreprise que celle qui lui achète ses produits
"ce site est également conçu pour les clients de nos
clients" déclare Jean-Claude Reverdell son directeur
C'est également une source d'économie substantielle, tant
au niveau du coût du catalogue (le coût d'élaboration est
identique mais le coût de reproduction est nul), que de sa distribution.
AMP par exemple économise par ce moyen 4 M $ par an en
supprimant la version papier de son catalogue de composants
électroniques : aujourd'hui les 70 000 composants sont accessibles en 8
langues et l'utilisateur, guidé dans son choix, a accès aux
spécifications techniques complètes et documentées qu'il
peut directement télécharger
Autre exemple : Alcatel Mobil Phone (Laval) exporte 92 % de sa
production. Grâce à son Intranet, les 35 antennes commerciales
disposent en permanence de données actualisées leur permettant de
produire des dossiers personnalisés en couleur, dans la langue du pays,
sans avoir à éditer et stocker des brochures rapidement
obsolètes.
Lemaitre-Sécurité (
www.lemaitre-securite.com
) implanté à La Walk en Alsace, fabrique des
chaussures de sécurité: Son catalogue en 6 langues ne lui
a pas coûté plus cher que son ancien catalogue papier. Il a permis
de supprimer l'essentiel de son service SVP car le client peut
dorénavant accéder à toutes les spécifications
techniques et les informations (modèles, prix, questions
douanières...) sont toujours à jour.
Un exemple qui ne manque pas de piquant : M. Arditi
président de Photonetics (entreprise high-tech des Yvelines) nous
a indiqué qu'une entreprise voisine de la sienne avait trouvé, et
acheté grâce au Web... un produit qui contrefaisait sa production
Enfin il y a des cas ou un catalogue papier serait impensable
Wattel, " casseur de voitures " à
Lesquin, près de Lille, (16 personnes au départ) dirigé
par Olivier Wattel et qui vend des pièces d'occasions
ww.wattel.com En effet :
les mises à jour doivent être très rapides (les photos des
véhicules accidentés sont mises sur le site 2 h après leur
arrivée)
le nombre de pièces est considérable : 40 000
références avec 4 niveaux de qualité
les clients potentiels sont innombrables.
Pour 40 000F le site Web a apporté la réponse
adaptée.
L'entreprise reçoit une quinzaine de commandes par jour (parfois par
container complet) qui proviennent, comme bien souvent, majoritairement de
l'étranger (Espagne, Pologne, Ile Maurice,) . aussi le site est en 4
langues.
Le chiffre d'affaire s'est accru de 20 %, avec 3 MF à l'export et
l'entreprise emploie maintenant 24 salariés.
L'étape suivante sera la mise en réseau de plusieurs
" casseurs " de la région pour être en mesure de mieux
répondre à la demande (actuellement celle-ci ne peut être
satisfaite qu'à hauteur de 40% seulement)
Bien entendu pour certaines parties du catalogue qui bénéficient
d'une pérennité et qui sont très volumineuses (documents
techniques détaillés, dessins, images, séquences
vidéo,...), tant que les débits sont aussi faibles, il peut
être intéressant de les graver sur CD-ROM permettant ainsi une
complémentarité entre la richesse d'information d'accès
rapide que permet le CD et la mise à jour permanente qu'apporte
Internet :
L'optimum semble, dans l'état actuel des bandes passantes disponibles,
de coupler la capacité de stockage du CD-ROM pour le fonds documentaire
du catalogue (plans, notices techniques, photos, séquences
animées,...) et celle d'internet pour la partie nécessitant des
mises à jour (prix, promotions, état du stock disponible,...)
C'est par exemple la solution retenue par Valley Drive System
à Rockford, qui a dans son catalogue des milliers de modèles de
trains avant de voiture pour lesquels il est capable de réparer la cage
de roulement, ou par La Redoute (
www.redoute.fr)
Les capacités de visualisation et de simulation devraient
permettre un essor tout particulier dans l'architecture et la
décoration, d'autant plus que les magasins virtuels restent
ouverts 24 h sur 24, même le dimanche
GoodHome.com
www.goodhome.com est
aujourd'hui un des plus avancés sur le plan technologique dans ce domaine
C'est ce que propose Courtieu, une maison Lyonnaise plus que centenaire,
grâce au logiciel Decodesigner : elle vous offre la possibilité
d'aménager votre appartement et de visualiser en direct le
résultat
www.C-Plaza.com/courtieu
, de même pour les meubles Grange
http://www.grange.fr
voir page
29
Sa boutique virtuelle créée par C-line, jeune start up
de la région lyonnaise, lui a coûté 5.000 F
www.c-line.tm.fr
Dans le domaine de la mode le fabricant de Jeans Levi's travaille avec Modacad
(Los Angeles) pour permettre à ses clients d'essayer virtuellement
les robes proposées en les faisant essayer par des "clones
virtuels" (Avatar) leur ressemblant.
Par ailleurs l'enregistrement de cookies (qui sont gérés par la
plupart des navigateurs) sur le disque dur des clients, concernant notamment
les informations sur les visites ou les transactions précédentes,
permet un accueil personnalisé.
Mais il peut y avoir des sites extrêmement simples mais bien
pensés et très utiles :
Raphaël Ranucci artisan Taxi a créé son
site dès 1997: celui-ci lui a permis de
développer des prestations "haut de gamme" essentiellement pour des
clients allemands et italiens (le journal d'internet
www.journal-internet.com) et
maintenant il fédère sur son site des collègues
indépendants de sa ville
http://taxigti.technolog.fr
Notons que certaines méthodes, comme les tests de couleurs
(proposés par exemple par Spectrum de Jonathan Robin
avec son logiciel Colornet
http://www.couleurs.com/,
permettent même grâce à des questionnaires
électroniques de procéder à l'analyse de la
personnalité de votre visiteur et de procéder à une
segmentation comportementale
3.1.2.2 Une visibilité internationale
C'est
évidemment un des atouts majeur que de vous permettre, avec une mise de
fonds somme toute modeste de présenter vos produits ou votre savoir
faire au monde entier (ce qui, soulignons le tout de suite mais nous y
reviendrons, n'est utile que si l'entreprise dispose de produits originaux
susceptibles d'intéresser des clients éloignés et si elle
s'est organisée pour pouvoir répondre aux besoins du prospect
dont elle aura éveillé l'intérêt)
Franklin, PME de 20 personnes installée à
Ozoir-la-Ferrière,
www.franklin-France.com spécialiste mondial des
paratonnerres a eu l'heureuse surprise de prendre ainsi plus d'un million de
Francs de commande en moins de 6 mois en provenance notamment du Canada et
d'Amérique latine
3.1.2.3 Beaucoup d'information mais avec une stricte gestion des accès : le principe de la minijupe
Questions :
Comment répondre à ce paradoxe ? le principe de la minijupe..
"Il faut en montrer assez pour attirer l'attention du chaland mais pas trop
pour cacher ce qui doit l'être"
Ce n'est que dans une deuxième étape, une fois le visiteur
identifié, après s'être assuré que c'est bien un
client ou un partenaire, que celui-ci est autorisé à rentrer dans
l' "arrière boutique" où, en fonction des relations que l'on a
avec lui, comme dans les relations d'affaire traditionnelle on lui donne
accès aux informations pertinentes (données techniques, catalogue
de prix correspondant au client donné, ...).
Pour une première relation ou pour une négociation le site doit
offrir la possibilité d'une mise en contact avec l'interlocuteur
adéquat
Le plus simple est le mail mais de plus en plus se développe avec la
téléphonie sur Internet ("Téléphonie IP") le
"Click &Talk" : vous cliquez sur l'icône du
téléphone et vous entrez en communication avec l'entreprise par
liaison vocale à travers la connexion internet. Au cours de la
conversation votre interlocuteur vous ouvre certaines portes d'accès et
peut vous communiquer en temps réel plans et documents (c'est par
exemple le système Alloweb de la Redoute
www.redoute.fr qui a opté pour la solution
Matra Nortel "internet voice button").
Grâce à la visiophonie, se développe sur le
même principe le "click&see"
Pour des relations commerciales suivies l'accès est ouvert par un mot de
passe ou à travers un extranet (cette notion sera
développée plus loin dans le chapitre "échanger
l'information")
Avantage : l'enregistrement des personnes consultant le catalogue permet
de se faire à bon compte un fichier de prospects qu'il sera possible,
par exemple, de recontacter à l'occasion de la sortie de nouveaux
produits
Ces deux questions, souvent entendues, sont clairement de bonnes questions : il
n'est bien entendu pas envisageable pour une entreprise de tout dévoiler
sur son site ... et néanmoins celui-ci doit comporter tous les
éléments utiles au client ou au partenaire (revendeur,
sous-traitant, entreprise assurant la maintenance des produits).
3.1.2.4 Le site catalogue un moyen pour trouver de nouveaux partenaires.
Grâce à la promotion de ses produits et de son
savoir-faire, la PME peut également trouver des partenaires à
travers le monde pour assurer sa distribution ou conduire des projets communs
(il est indispensable, dans ce cas, que le site soit au minimum bilingue):
Il nous a été rapporté à plusieurs reprises que
des distributeurs, oeuvrant notamment dans les pays émergents
utilisaient largement Internet pour repérer et sélectionner les
produits qu'ils étaient susceptibles de commercialiser.
Internet se prépare à jouer, au niveau mondial, le rôle
des pages jaunes de l'annuaire.
Complémentaire des expositions dans les salons professionnels mais
beaucoup moins gourmande en temps et en argent, cette utilisation d'Internet
semble très intéressante pour pénétrer les
marchés riches de promesse mais difficiles à
pénétrer par vente directe comme ceux d'Asie du sud-Est.
OPF, PME familiale implantée près d'Amiens
spécialisée dans la pièce mécanique de
précision, a réussi, par le biais d'internet, à
étoffer son réseau d'agents qui lui permettent maintenant de
vendre dans des pays où elle n'aurait peut-être jamais
songé aller (Syrie, Lituanie,...)
Jean et Michèle Ailhaud artisans santonniers à Aubagne
depuis 1987 avait au départ développé en 1997 un site avec
8 autres santonniers pour développer les ventes à l'export.
après l'échec de ce premier projet du à la
mésentente ils sont repartis seuls C'est ainsi qu'ils sont
rentrés en relation avec un importateur américain: dès la
première commande, les frais de création et d'installation du
site étaient couverts
www.enprovence.com/ailhaud
Ainsi, à Rennes, Algaliment qui fabrique des additifs à
base d'algue pour la nourriture porcine a-t-elle trouvé ainsi ses
nouveaux clients grâce au net : il leur a permis de nouer les contacts,
la messagerie de monter les rendez-vous et, en un voyage d'une semaine, les
négociations commerciales ont été conclues.
L'entreprise Bauer à Raon l'Etape, près de
Saint-Dié (
www.claude-bauer.com)
recherche ainsi ses agents et distributeurs
De même l'entreprise Lemaitre-Sécurité,
précédemment citée, a-t-elle trouvé de nouveaux
distributeurs pour des pays où elle n'était pas encore
présente.
3.1.2.5 Un moyen également pour trouver de nouveaux collaborateurs
De plus
en plus le recrutement de cadres ou de spécialistes se fait sur
Internet. La plupart des entreprises qui recrutent le font savoir sur leur site
et il y a souvent une bonne adéquation entre le profil du visiteur et
celui du collaborateur que vous cherchez.
CISCO recrute ainsi aujourd'hui 70 % de ses ingénieurs
(Bill Finkelstein séminaire Aftel NY nov 98) et en
France Siris réalise 40% de ses recrutement sur le web en 1999 contre
25% un an plus tôt (70% des candidatures spontanées émanent
de ce canal et ont consulté son site préalablement)
... mais cela n'est pas réservé aux start up hight tech
californienne : regardons par exemple une entreprise porteuse des traditions
s'il en est, mais dans une profession qui a su très tôt exploiter
les potentialités d'Internet, comme Relais et Châteaux
www.integra.fr/relaischateaux qui recrute ainsi ses sommeliers ou
ses maîtres d'hôtel.
3.1.2.6 Analyser la fréquentation de votre site pour en améliorer l'efficacité :
Au-delà du nombre de visiteurs q'un simple compteur vous permettra de connaître, deux points sont à regarder :
3.1.2.6.1 Qui vient vous voir ?
L'analyse de l'origine de vos visiteurs (des " log ") et
du chemin que les a conduit vers vous (à partir de quel mot clef) vous
fournira déjà de précieuses indications et vous permettra
de voir si vos visiteurs sont bien ceux que vous escomptez Cela pourra en
particulier vous amener à changer les mots clef déclarés
aux moteurs
Un fabricant de cosmétiques qui avait déclaré le mot
clef " skin " a vu son site inutilement embouteillé par les
Fans d'un jeu célèbre dont des héros portait ce nom.
3.1.2.6.2 Comment les visiteurs circulent-ils entre vos pages ?
Un
certain nombre de logiciels, comme
Net@udience
www.cartel-info.fr/netaudience réalisent une étude
statistique du cheminement de vos visiteurs et visualisent leur parcours
permettant ainsi de détecter les anomalies :
Ils mettent en particulier en évidence les trajectoires correspondantes
à des recherches infructueuses ou ayant nécessité plus de
3 clic, révélant ainsi une conception inadéquate du site.
En effet une tendance naturelle est d'utiliser une arborescence
" logique " sur le plan cartésien : le problème
est que chacun a sa logique et que ce qui est évident pour le concepteur
ne l'est pas toujours pour le client.
Un site efficace doit être intuitif, il ne doit nécessiter
aucun apprentissage, aucun raisonnement complexe (c'est une des raisons pour
lesquelles les jeunes enfants y sont aussi habiles).
Il conviendra donc, soit d'être plus explicite sur certains liens, soit
de créer de nouveaux liens pour permettre d'arriver à la bonne
information selon plusieurs logiques différentes.
3.1.2.7 Un site spécifique pour les partenaires financiers
De plus
en plus les sites Web dédiés aux actionnaires et aux
analystes prennent une place importante dans la communication
financière de l'entreprise. Cette exigence d'une communication riche,
rapide et exacte s'est développée notamment avec l'accroissement
du rôle des fonds de pension anglo-saxons dans le financement de nos
entreprises.
La Seita
www.seita.fr fournit sur son
site la même qualité d'information que celle dont disposent les
analystes (comptes téléchargeables sous une forme qui permet de
les travailler directement, transcription complète des questions des
analystes et des réponses,...). L'Oréal de son
côté propose même sur son site financier
www.loreal-finance.com
son cours de bourse en temps réel
Suez Lyonnaise des Eaux a même créé deux sites
financiers différents: un site uniquement en anglais destiné aux
investisseurs professionnels
www.finance.suez-lyonnaise.com , un site en français
destiné aux petits porteurs
www.actionnaires.suez-lyonnaise.com en sus du site institutionnel
qui lui est bilingue
www.suez-lyonnaise-eaux.fr
Les OPE BNP
www.bnp.fr
-Société Générale
www.socgen.com
-Paribas
www.paribas.com ont
été la première occasion d'une utilisation intense de
sites financiers
www.projetscparibas.com
et
www.sbp.bnpgroup.com
pour faire valoir les arguments des uns et des autres : n'oublions pas que dans
l'issue cette bagarre les fonds de pensions anglo-saxons ont un rôle tout
à fait déterminant
Bien entendu cela exige une extrême rigueur dans la qualité de
l'information fournie et, étant donné l'importance
grandissante de ce type d'information dans le bon fonctionnement du
marché, la COB (commission des opérations de bourse) et ses
homologues étrangers travaillent sur les règles à
respecter dans ce domaine très sensible (un lien dans la page
pourrait en effet par exemple conduire subrepticement le visiteur vers des
informations n'ayant pas la rigueur voulue).
3.1.2.8 La communication en cas de crise : un site " fantôme " prêt à être mis en oeuvre ?
Peu
d'activités ne présentent aucun risque
(sécurité, pollutions, défaut de fabrication
nécessitant le rappel des produits, OPA hostile, faillite d'un gros
client, profit warning, ...)
"Nous vivons dans une société où les crises ne
revêtent plus un caractère exceptionnel" dit Christophe Roux
Dufour, Deboeck Université.la gestion de crise fait maintenant
partie de la gestion "normale" d'une entreprise
Tous ces risques ne sont évidemment pas prévisibles, mais
certains le sont (en particulier ceux qui sont détectés
dans les études d'impact environnementales : pollution de la nappe
phréatique pour une raffinerie, nourriture inadéquate pour une
volaille, présence de produits indésirables dans une
boisson,...).
De plus n'oublions pas qu'un client mécontent
, un employé en colère ou une petite association ont
montré leur capacité à faire des sites aussi visible,
souvent mieux faits, mieux référencés et plus vivants
que les sites des entreprises (même très grosses) et que leurs
pouvoirs de nuisance sont considérables quand ils s'appuient sur un
problème réel.
Aux USA ce problème prend une très grande ampleur dans
certains cas et nous en avons eu un avant goût lors du Mundial 98 ou une
liste noire d'Hôtels Français jugée dangereux
(légionellose) était diffusée sur un site Web
américains.
Au moins 8 sites appellent au boycott de Nike (emploi d'enfants en
Asie), idem pour le Mavica de Sony
voir page
80, chez Wal-Mart ce sont les
employés qui dénoncent leurs conditions de travail . Renault
a connu ce problème lors de la fermeture de Vilvoorde et
France-Télécom voit fleurir les protestations contre ses
tarifs
Cybercable (Lyonnaise des eaux) dont le réseau ne tient
pas ses promesse en a fait les frais avec une centaine de sites revendicatifs
organisés en webring!
www.perso.cybercable.fr/baudron/Routeurs Le Monde 28 oct 99
Dans la presse écrite traditionnelle la publicité comparative
est très sévèrement réglementée et le
dénigrement est interdit. De plus, peu de particuliers
peuvent se payer des pages de magazine: Rien de tel sur l'internet :
Pour un coût dérisoire il est possible de manifester sa
déception sur la qualité du produit, sa critique du comportement
de l'entreprise vis à vis de son personnel ou de la nature, son
insatisfaction quant à sa gestion,...
Dans ces cas il est prudent de prévoir à froid, en même
temps que l'on procède à l'analyse des risques (cyndinique), le
site dont on aura besoin pour communiquer en cas d'accident, ce site
sera prêt à être complété et activé
sans délai le jour où...
Il conviendra de rassembler les données techniques qui permettront de
gagner un temps précieux afin d'éviter en cas de crise des
erreurs de communication grossières (que l'on commet trop souvent
à chaud et qui accroissent l'effet de l'accident) ou de n'être pas
en mesure de répondre aux légitimes questions de la presse (ce
qui les conduira à aller chercher l'information ailleurs...). Il
conviendra bien évidemment de désigner également "à
froid" les modalités précises de gestion de ce site (responsable
des mises à jour,...)
3.1.3 NIVEAU 2 : vendre grâce à Internet: Le site transactionnel
La vente
sur Internet a depuis 1998 quitté le domaine de l'anecdotique :
Milacron Inc
www.milpro.com
propose à la vente en ligne plus de 50.000 produits
industriels à la centaine de milliers de PMI de la
mécanique américaines (voir aussi sur le même sujet
Kennametal
www.kennametal.com et
Valenite
www.valenite.com
Dell Computer
www.Gigabuys.com par
exemple vend déjà pour 40 M $ par jour de matériels
informatiques (dont 0,3 en France).soit 30% de son chiffre d'affaire
total (voir les derniers chiffres sur
www.dell.com/corporate)
toute proportions gardées Lithos fait mieux avec
50%: c'est une petite entreprise fabricant des circuits
hyperfréquence, installée à La Gerche de Bretagne
www.lithos.fr,. Son site
très riche a été conçu pour les laboratoires de
recherche et les bureaux d'étude, il offre également la
possibilité d'une cotation interactive pour les nouveaux produits qui
lui sont demandés ainsi que bien entendu une assistance technique. Ces
services, très appréciés par les prospects lui ont permis
de trouver de nouveaux clients à l'international (Canada, Etats Unis,
Roumanie, Malaisie,...)
En 1998 les 18 millions d'abonnés à AOL ont acheté
pour 12 milliards de dollars de vêtements.
Notons également que Wallmart qui dans son plus grand
magasin n'offre que 150.000 articles, en propose 500.000 sur internet.
Travelocity et Expedia deux agences de voyage virtuelles qui
réalisent chacune un chiffre d'affaire de 1M$ par jour et en
France celui de Dégriftour
www.degriftour.fr qui
vend, à prix cassés, les places restant disponibles dans les
voyages organisés (avec photos des hôtels,...)CA sur internet :
100MF
En 1998 certains analystes expliquaient doctement que la pharmacie en
ligne n'avait aucune chance: en mai 1999 trois entreprises ont fait
irruption sur ce marché : PlanetRx
www.planetrx ,Soma.com
www.soma.com et
Drugstore.com
www.drugstore.com qui a
déjà été racheté par Amazon.com: la
proportion d'internautes souhaitant acheter des médicaments en ligne se
révélant être la même que pour les livres, les
ordinateurs ou les billets d'avion
en 2000 c'est 30% du Chiffre des ventes de General Electric qui se sont
faites par Internet soit 50 Milliards de $ et l'objectif est de réaliser
100% des achats en ligne (5% en 1999, 30% fin 2000)
Si seulement 20% des nouveaux internautes achètent la première
année, cette proportion passe à 45% pour ceux qui ont 3 ans
d'ancienneté
Mais le site catalogue ce n'est que la partie visible d'une
stratégie de commerce électronique, c'est en quelque sorte la
fane de la carotte et il n'a de sens qu'intégré dans la
chaîne de création de valeur qui permet d'aller de la production
jusqu'à la satisfaction du client.
La France part de très bas : 42 MF en 97 mais avec une croissance de
25 % par mois le score de 1998 est déjà de 400 MF, les plus
importants marchands étant FNAC
www.fnac.fr et Alapage
www.alapage.com (livres)
Campanile
www.campanile.fr
(hôtellerie) JPG
www.jpg.fr (fournitures de
bureau) Camif
www.camif.fr,
la Redoute
www.redoute.fr et les
3 Suisses
www.3suisses.fr (VPC)
Degriftour,
www.degriftour.fr
LCDV
www.lcdv.com et Nouvelles
Frontières
www.nouvelles-frontieres.fr (tourisme) Source :
Benchmark Group.
www.benchmarkgroup.net
Moins de 37% des clients étaient des femmes en 2000 alors que dans les
pays matures cette proportion se rapproche de 50% (48% aux US), or celles-ci
gèrent 66% des dépenses des ménage
3.1.3.1 Le paiement on line : un problème la plupart du temps secondaire et pourtant mis en tête des préoccupations par 43 % des PME françaises interrogées
C'est une confusion trop souvent entendue que d'assimiler commerce électronique et paiement en ligne !
3.1.3.1.1 Le paiement proprement dit, ne représente que 1% (ou moins) du prix final, sa valeur ajoutée est donc faible (sauf pour les micro-paiements)
Les
moyens de paiement traditionnels comme le chèque ou le virement restent
parfaitement utilisables: les paiements par chèque représentent
deux tiers des montants des paiements d'achats sur internet (étude A
Jour Médiangles
www.mediangles.fr)
Un boucher travaillant dans une banlieue résidentielle de
Toulouse constatait que son commerce ne marchait vraiment bien que le week
end : ses clientes travaillaient à la ville et faisaient leurs
courses à midi, sa boutique étant fermée à leur
retour.
Son idée de génie fut alors de créer un petit site tout
simple, avec les produits, leurs prix les promotions du jour accompagnés
de quelques recettes.
Depuis son bureau, la cliente fait sa commande (n'oublions pas comme le
rappelle le directeur du développement des 3 Suisses Joël PALISE,
que les clients passent essentiellement leurs commandes depuis leur lieu de
travail)
L'artisan prépare celle-ci l'après midi en "temps masqué"
entre deux clients et un commis qui reste un peu plus tard n'a plus qu'à
distribuer les paquets, le soir au retour des clientes, sans aucun
problème de paiement "on line".
De plus, dans les échanges interentreprises (B to B), qui
représentent plus de 90% du commerce électronique, bien
souvent les partenaires se connaissent, les paiements sont
domiciliés et sont simplement effectués par des messages EDI
qui ne posent aucun problème spécifique.
Enfin n'oublions pas, comme nous l'avons vu plus haut, que 75 % des internautes
qui achètent dans les magasins traditionnels utilisent l'Internet pour
préparer leurs décisions d'achat.
Bien entendu le paiement électronique permettra, dans certains cas, de
substantiels gains de productivité dans la phase "facturation -
paiement" et sera un facteur de développement du commerce
électronique, mais les modalités actuelles de règlements
de la transaction ne sont aujourd'hui un véritable obstacle que pour les
transactions multiples de faible montant, surtout à l'international
(mini paiements entre 1 et 100 $).
Par ailleurs aujourd'hui déjà, il est possible pour une PME de
sous-traiter la gestion des paiements sécurisés à des
intermédiaires spécialisés (
www.hypermall.com ,
www.suresite.com , ou en France la
société Virtual Internet à Besançon -
www.France.vi.net , ...).
&&wobs
Notons que pour les véritables micropaiements, ce n'est pas non
plus le problème car le paiement électronique a un coût
fixe estimé à 0,1$ à l'acte, et les paiements
inférieurs à 1$ (consultation d'un article) relèvent
davantage d'une logique Kiosque ou abonnement que du paiement
électronique (c'est ce qui nous manque le plus, dit Serge Blin
de France3 qui aurait besoin de facturer 1F le journal
télévisé, ce qu'il ne sait pas faire aujourd'hui)
3.1.3.1.2 Réinventer une fonction kiosque au profit des éditeurs et des marchands: Telco, Portails ou Banques?
On a
tendance à assimiler "Kiosque" à "facturation à la
durée", or ce n'est pas là que se trouve le réel atout de
ce moyen de paiement, celles qu'il convient de préserver car elles
continuent à répondre à un véritable besoin pour le
client nous paraissent être les suivantes:
Dans le domaine de la vente d'information, la facturation à la
durée est par contre, sauf exception, un véritable contresens
: plus le service est lent et de mauvaise qualité, plus la facture
est élevée ! la facturation doit se faire en fonction
du service rendu (à l'unité, au forfait, au volume , ...et
seulement dans de rares cas au temps)
Aujourd'hui vous avez le choix: pour acheter le Monde en formule
kiosque: vous pouvez le payer à la pièce par wanadoo
(5F) ou à la minute par France Explorer (2,23F10(*) la minute), formule qui ne saurait être
recommandée que pour les adeptes de la lecture rapide...
A partir de 1997 il semble qu'il faille employer l'imparfait : selon Michel
Ktitareff correspondant des Echos en Californie la plupart des journaux
(quotidiens, hebdomadaires, mensuels, ...), généralistes
ou spécialisés, ont déjà placé l'essentiel
de leur contenu sur le Net - en général gratuitement - mais un
tiers d'entre eux environ en ont déjà fait une activité
rentable, le seuil des 50 % devait être atteint en 2000.
pour l'éditeur ou le marchand
L'opérateur intermédiaire joue véritablement le
rôle d'un "tiers de confiance". En outre il permet des gains
substantiels sur le coût administratif de la transaction qui sans lui
serait rédhibitoire
L'information n'a pas de prix mais elle a un coût
Le Kiosque minitel, jouant le rôle d'une vaste librairie
virtuelle, a permis l'émergence d'une importante profession
d'édition électronique qui, nous a-t-on dit, n'avait pas
jusqu'à une période récente son équivalent à
l'étranger, même aux Etats Unis : c'est pour notre pays une
richesse économique et culturelle dont il convient de préserver
les capacités de développement.
Qui, à l'avenir, pourra offrir ces deux atouts ?
3.1.3.1.2.1 Les opérateurs de télécommunications et les fournisseurs d'accès Internet
Les
frontières entre ces 2 catégories devient de plus en plus
floues'estompent : Worldcom qui a lancé une gigantesque OPA de
30 milliards de dollars sur MCI, puis moins d'un an plus tard a tenté la
plus grosse OPE mondiale pour prendre le contrôle de Sprint fin 1999
pour 129 Milliards de dollars, a racheté, Iway, fournisseur d'
accès Internet de notre ministère)
E-Charge
www.echarge.com
développé au départ sous l'impulsion des "sites pour
adultes" reporte le montant de la facture sur celle du téléphone,
NetToll
www.nettoll.com
, Ipin
www.ipin.com et Trivnet
www.trivnet.com sur la
facture du fournisseur d'accès
Europe Explorer avec Easyclick centralise les micropaiements sur
la facture téléphonique
SEL distributeur de jeu utilise le...3617SEL! et vous demande de
vous connecter le temps adéquat pour régler votre achat: Au lieu
de transformer le temps en argent c'est le processus inverse qui est mis en
oeuvre!
Mais cela implique des accords mondiaux entre opérateurs pour la
répercussion des factures jusqu'au client final.
Par ailleurs on peut se demander si les "transporteurs" sont les mieux
placés pour jouer le rôle de libraires
La déréglementation actuelle va augmenter encore la
complexité de ce problème mais en même temps elle rend les
opérateurs plus imaginatifs.
L'accès internet dit "gratuit" n'est autre qu'une formule Kiosque
lorsque une partie de son coût est financé par le reversement de
l'opérateur télécom,
D'ailleurs on trouve l'opérateur de nouvelle génération
Colt derrière les initiatives de X-Stream,
WorldOnline, Lokace infonie et free.fr
C'est également le cas de freesbee (créé par
None Networks
www.none.net) qui a acheté des
milliards de minutes à France Télécom,
négociées au prix de gros et qui facture les communications
à ses abonnés
C'est enfin le sens de la dernière proposition Tarifaire de
France-Télécom de la connexion sans abonnement à
"28 centimes la minute tout compris"
Mais les Finlandais, sautant cette étape, vont un cran plus loin
en utilisant le téléphone portable comme "TPE" (Terminal de
Paiement Electronique):
Dans ce pays vous pouvez avec votre téléphone portable
actionner toute une série de distributeurs automatiques (distributeur de
boissons, laveur de voitures, juke box, ...) et le coût est
directement imputé sur votre facture
téléphonique.
Vous téléphonez à 1 mètre de distance de votre
"interlocuteur" le téléphone portable ne sert ...
qu'à actionner la machine et à effectuer la facturation.
De La Rue Card System essaye de convaincre les fabricants de
téléphones portables de prévoir une "seconde fente" pour y
glisser une carte faisant office de portefeuille électronique.
Itinéris teste un tel service où le portable se transforme
en Terminal de Paiement par carte de crédit chez les commerçants
avec "Iti-Achat"
"le téléphone mobile est un lecteur de carte de crédit
avec une antenne" (Jean-Pierre Buthion du Groupement Cartes
Bancaires)
Ericsson considère pour sa part que le télépnone
portable est le "terminal de paiement électronique" idéal :
il peut intégrer la puce de la carte de paiement (il n'y a alors plus
besoin de carte...) et grâce a la norme "bluetooth" de communication
radio à courte portée qui commence à s'imposer, il peut
dialoguer avec le marchand sans connexion physique. Ericsson illustre cela par
l'image d'un brocanteur interpellant son client par "sir, do you pay by cash or
by phone?
3.1.3.1.2.2 sites portails, principales portes d'entrée sur le web (AOL, Yahoo !, Netscape, Lycos...)
Les 4 ou
5 plus importants couvrent à eux seuls plus de la moitié du
marché mondial et seraient en mesure de remplir cette fonction
d'intermédiaires de paiement sans difficulté : ils sont en
quelque sorte dans la situation des kiosques des halls des grandes gares qui
voient passer un grand nombre de voyageurs en transit vers d'autres lieux.
AOL revendiquait en 2000 plus d'abonnés - plus de
24 millions d'utilisateurs payants (sept 2000)- que les dix principaux
journaux américains réunis, (13 millions).
En 1998 près de 20 % de tous les achats en ligne ont
été générés par les 4 leaders : AOL (8
%) Yahoo ! (4 %) Netscape (3 %) Excite (3 %).
Cela représente 2,5 milliards de dollars sur la seule période
de Noël 1999 pour les cybercommerçants liés à
AOL, plus que toute l'année 1998.
AOL pourrait sans difficultés regrouper les factures des achats
effectués par son canal et les prélever sur les comptes de ses
clients chaque mois en sus de l'abonnement.
Depuis 1999 AOL-Compuserve France met en place le système
Cobra : l'internaute-abonné paye ses menus achats, directement
sur sa facture compuserve qui se charge de sécuriser les transactions
Le 7 avril 1999 il a annoncé le lancement de la chaîne
"shopping"
il garantit la sécurité des transactions
électroniques au marchand
il garantit qualité de l'information et du service
clientèle et délais de livraison au consommateur.
Yahoo! Ouvre un "compte yahoo!" Aux abonnés de sa messagerie
gratuite qu'il utilise en particulier pour ses ventes aux enchères
Lycos a lancé dans cette logique une carte de crédit, et
grâce à un partenariat avec Bank One il est capable d'accorder des
crédits à la consommation de façon quasi
instantanée
Aujourd'hui Wanadoo offre la possibilité de régler un
certain nombre d'achats par son intermédiaire, comme l'achat du Monde ou
la consultation dune annonce sur Cadremploi
www.cadremploi.fr ,
Club-internet a annoncé qu'il allait faire de même
La start-up RedCart
www.redcart.com propose sa
technologie pour centraliser les paiements réalisés dans la
galerie marchande du portail en une seule facture
Si cette hypothèse se concrétise et cela semble être le cas
en 2000 la concentration dans cette profession devrait encore
s'accélérer : les Portails pourraient jouer tout naturellement ce
rôle de "libraire" d'Internet alors que les opérateurs
Télécom se cantonneraient dans leur fonction de
transporteurs.
on peut par contre s'interroger sur l'intérêt pour eux d'exercer
en propre, comme ils le font parfois encore actuellement, le métier
d'éditeur
L'échec du journal produit par Microsoft, Slate
www.slate.com malgré
des moyens considérables, est un exemple de la difficulté qu'il y
a à exercer avec un égal bonheur des métiers aussi
différents.
Yahoo! qui semble faire montre de plus de succès s'interdit de
produire quoi que ce soit: Yahoo! diffuse ce qui lui permet de rester
innovant...et svelte: 600 personnes (moins que l'équipe de
lawyers de Microsoft!)
La sortie de MSIX, nouveau protocole de facturation de services
www.msix.org est candidat pour
être l'outil de cette évolution
On pourrait aussi imaginer dans ce cadre une facturation type "SACEM",
forfaitaire pour le client dans une gamme de services et une
rémunération des éditeurs au prorata des consultations.
Ces ISP exerceraient alors un métier de "bibliothécaire".
La rémunération de ces portails pourrait se faire davantage par
le biais de cette fonction kiosque et par le reversement de l'opérateur
de Telecom (qui doit lui rétrocéder une partie de la facture de
téléphone) que par le biais d'une facturation du service de l'ISP.
On s'orienterait alors vers la généralisation de l'Internet
"gratuit" (qui en fait est loin d'être gratuit puisqu'en France comme
dans plusieurs autres pays européens les communications locales sont
encore particulièrement onéreuses).
3. Les banques ?
À travers les groupements de cartes bancaires, elles pourraient offrir
ce service avec la formule du "porte-monnaie virtuel" permettant des
micropaiements multidevises qui répond parfaitement aux
fonctionnalités qui ont fait le succès du kiosque telles que
décrites ci-dessus
Kle-line
www.kleline.com filiale de
Bnp-Paribas, même si son ergonomie au départ ne recueillait pas
encore tous les suffrages, revendiquait à l'été 1999 300
marchands dont 60% à l'étranger et 35 000 transactions par mois.
pour un montant de 28 MF: après l'OPE de BNP sur Paribas Kle-line a
été fermé, sans doute pour ne pas faire d'ombre à
Cybercomm
Cybercash, qui se développe au niveau mondial (sauf en France
à cause de la réglementation sur le cryptage encore
récemment en vigueur) indique que le coût d'une transaction
réalisée par le moyen d'un porte-monnaie virtuel est de 0.10$+4%
du prix facturé : dans ces conditions la facture minimum est de 0.25$ ce
qui correspond à des "mini-paiements" (1 à 100$) plus qu'à
des micro-paiements (quelques centimes). Digital Equipment a
développé de son côté millicent mais aucune de ces
initiatives ne semble véritablement s'imposer aujourd'hui
La concurrence dans ce domaine va s'exercer non au sein d'une profession
mais entre trois grandes professions du recouvrement de facture
Comme le dit de façon très pertinente une publicité
américaine : "it makes cents"
Pour la vente au numéro, Le Monde vous offre le choix entre la
solution Banque le système kiosque à la
minute (France Explorer 2,2311(*) F/minute) ou la facturation kiosque "à
la pièce" via un portail (Wanadoo).
En tout état de cause une préoccupation a avoir toujours
présent à l'esprit: l'obligation de remplir de longs formulaires
répétitifs (nom, prénom, adresse, N° de carte,...)
avant de pouvoir passer commande refroidit bien des enthousiasmes: seuls 8% de
ceux qui ont commencé cette "épreuve" vont jusqu'au bout. Des
entreprises comme Qpass
www.qpass.com ont
essayé de répondre à cette préoccupation en
créant une fonction générant un remplissage automatique de
ceux-ci
3.1.3.1.3 "we need banking but not bankers" (Bill Gates) la création de monnaie virtuelle?
Sur le
modèle des "grains de SEL" (Système d'Echange Local), on
commence à voir apparaître des "devises électroniques
globales sur le web", monnaie virtuelle créée par des
particuliers pour échanger des services sans utiliser la monnaie
officielle,.couplée à l'émergence depuis début 2000
de systèmes de paiements entre particuliers de type Paypal
voir page
43 "nous irions vers la creation
d'une nouvelle monnaie, pourquoi pas mondiale" (J M Billaut
BNP-Paribas)
La plus importante d'entre elles le BEENZ
www.Beenz.com géré par la
Beenz company, start up britannique lancée en avril 99 a
reçu le support d'ORACLE, SUN et EXODUS. Les clients pourront se voir
ouvrir un compte et la Beenz company, qui se rémunère par une
commission sur les transactions validées, agira comme une chambre de
compensation
3.1.3.1.4 La sécurité : Le risque réel n'est pas toujours où l'on croit
Le
problème de sécurité souvent évoqué,
rarement à bon escient, devient néanmoins un vrai problème
quand les craintes qu'il inspire deviennent un des facteurs inhibant au
développement du commerce électronique.
Examinons donc quelques-unes des multiples facettes de cette question.
La sécurité pour le client : certes il n'est pas
très difficile de détourner un message, mais encore faut-il le
décrypter (les transactions par carte se font en général
à travers SSL - secure socket layer - qui en assure le cryptage).
Bien entendu il est possible de casser ce code s'il est limité à
40 bits : en 1988 cela nécessitait 1 heure de calcul pour 100
micro-ordinateurs en réseau "vous n'allez pas vous donner tout ce mal
pour un achat de 300 F"(Bernard Siouffi du Syndicat de la VPC)
Il est infiniment plus facile
Il n'a pas été porté à notre connaissance un
seul cas de vol de numéros de cartes sur Internet. Par contre
plusieurs cas de vol ou de détournement de fichiers de numéros de
cartes se sont produits chez des commerçants (ces numéros
ayant été connus de ces derniers aussi bien par Internet que par
fax, téléphone ou achat dans la boutique physique)
Citons par exemple le cas de la banque Noris Verbraucherbank .
www.norisverbraucherbank.de cité par les DNA
www.dna.fr (en
général les victimes préfèrent taire leur douleur
mais dans ce cas l'entreprise avait offert une récompense) qui s'est
fait délester de 500.000 Mark et le pirate qui avait réussi
à pénétrer sur son serveur, réclamait 1 million de
Mark pour ne pas divulguer les codes bancaires
Certains sites commerciaux sont, il faut le dire particulièrement
négligents en matière de sécurité: le Canard
Enchaîné du 10 mars 1999 cite le cas d'un internaute qui est
tombé...par mégarde et sans manipulation spéciale sur la
liste des clients avec les N° de carte de crédit et les dates de
validité!
Par ailleurs, rappelons qu'il existe une multitude de logiciels disponibles
sur Internet qui génèrent des numéros de carte et que,
sans même que vous, ni votre marchand n'ait commis la moindre imprudence
votre carte peut se trouver débitée !
Creditmaster par exemple peut générer des
numéros personnalisés pour 1400 banques ou établissements
financiers dans le Monde (Netsurf mars 99)
Signalons également le risque qu'un commerçant indélicat
vous facture d'autres dépenses que celles que vous avez
effectuées (contravention indue imputée par un loueur de
voiture, facturation de 5 voitures au lieu d'une seule par un autre loueur,
double débit pour une même dépense, poursuite des
débits sur un abonnement résilié, pour n'en citer que
quatre qui nous ont été rapportés durant cette mission
...).
Enfin il convient de signaler le risque du "shoulder surfing" qui
consiste pour un observateur attentif ou une camera de surveillance à
lire le mouvement de vos doigts pendant que vous tapez votre code secret, vous
privant largement de vos moyen de recours contre un paiement contesté.
Le véritable risque est de posséder une carte de paiement: ce
n'est pas de l'utiliser sur Internet.
Netsurf signale dans ce domaine une "arnaque" de plus en plus
fréquente: un débit de faible montant (quelques dizaines
de franc) récurrent comme un abonnement (...mais qui touche un
très grand nombre de comptes). Souvent la somme passe inaperçue,
ou son faible montant dissuade le possesseur de la carte d'entamer les
formalité pour faire recréditer son compte.
Cet été les factures "Web transaction" ont fait de très
nombreuses victimes ...dont la plupart n'avaient jamais mis le nez sur le web:
seule solution, changer de carte bancaire (...ou réapprendre à
vivre sans)
La sécurité pour le fournisseur trois cas sont à
distinguer :
De nombreuses méthodes existent pour limiter ce risque
(développées essentiellement par les spécialistes de sites
pour adultes particulièrement exposés à ce risque) qu'il
serait trop long de développer ici (voir
www.sevpcd.com ,
www.solftgallery.fr ou
www.certifier.com) .
Mais soulignons qu'en cas de fraude le seul préjudice est une
non-rentrée d'argent, assimilable au préjudice subi lors d'une
copie illicite : c'est un manque à gagner plus qu'une perte.
Floritel, fleuriste sur le Web déclare en près
de deux ans d'expérience qu'il n'a pas eu à déplorer une
seule tentative de fraude.
Quand vous acceptez le risque de livrer, après un paiement par carte,
dans un pays à structure juridique floue, vous prenez effectivement un
vrai risque
Netsurf relate la mésaventure d'Hervé le Billon (
www.bretagne-brittany.com
) qui a accepté de livrer 8 pulls à un habitant de
Vladivostok payé par la carte bleue, évidemment bien
créditée, d'une américaine. On devine la suite.
De même Catherine Leroy, avec ses vêtements de haute couture
voir
page
162 reconnaît avoir ete
plusieurs fois abusée par des commandes venant des pays de l'Est
Avec le passage à 128 bits le risque de vol de numéro sur le
réseau, déjà infime, deviendra tout à fait
infinitésimal.
Gérard Fournier (Netsurf 99) indique que lors du
lancement de Soft Gallery 20 % des achats étaient des tentatives
de fraude.
Quand vous livrez dans un pays OCDE avec des règles de droit, une police
et une justice efficace, les risques sont faibles:
Néanmoins certains émetteurs de moyens de paiement faisant
d'internet leur cheval de bataille assurent gratuitement leurs clients contre
toute utilisation frauduleuse de la carte
3.1.3.2 Le vrai enjeux : la valeur ajoutée de toute la partie commerciale représente généralement 20 à 30 % du prix d'un produit ou d'un service vendu.
Elle
comporte :
Il est bien clair que l'innovation dans les méthodes de
commercialisation peut être aussi déterminante pour le
succès de l'entreprise, que l'innovation dans le service ou dans le
produit lui-même.
Le marketing sur ce média nouveau reste encore pour beaucoup à
inventer et il peut donner des avantages compétitifs à de petites
structures qui ne sont pas prisonnières de schémas mentaux que
les médias anciens avaient peu à peu forgés: on attend
encore l'Aristide Boucicaut du Web
La bergamote de Nancy a su créer autour de son produit, en
Asie du Sud-Est, une image de "produit du savoir-vivre et du raffinement
français" qui en a assuré le succès commercial au sein
d'une galerie marchande
http://icat.francecontact.com/marche .
Ce que l'on appelle "marge commerciale" correspond pour l'essentiel à la
rémunération de cette importante valeur ajoutée
3.1.3.3 Une écoute attentive des clients, une "production sur mesure de masse"
Un des
atouts majeurs qu'offre l'Internet, encore faut-il savoir l'exploiter, est de
permettre une écoute individuelle du client: la valeur ajoutée se
déplace vers la qualité de la relation que l'entreprise est
capable d'établir avec lui et la capacité à gérer
la masse considérable d'information que ce processus génère
Ecouter ses attentes et personnaliser toujours plus, tout en
développant des méthodes de production permettant de conserver
des prix de revient de la série "
Renault a affiché les enjeux : dès 2001 proposer au
client de définir sa voiture selon ses gouts, la livrer dans les 2
semaines et diviser les stocks par 2. Cela va nécessiter une adaptation
de l'outil industriel et la formation de 28000 personnespour être capable
de produire une voiture avec un préavis de 5 jours "internet va booster
la diversité des modèles ... jusqu'à présent nos
voitures neuves attendaient les clients qui devaient se rabattre sur les
modèles disponibles" (André Bodis, Renault aux Echos)
Procter &Gamble propose à ses clientes avec
reflect.com de fabriquer une gamme de produit de beauté
composée par chacune d'entre elle poussant le raffinement jusqu'à
l'étiquette personnalisée au gout de la cliente
Il convient d'être particulièrement attentif à son
comportement, à ses questions ou à ses réclamations. C'est
là une source infiniment précieuse pour faire évoluer
produits et services.
"le client est Roi" était une réclame, maintenant c'est une
réalité qui contraint, sous peine de disparition de passer d'une
approche produit à une approche client:
Cette nouvelle approche va permettre "de conduire une entreprise en
surveillant ce qui se passe devant et non pas en regardant dans le
rétroviseur" Sanjiv Sidhu I2 technologies
Nous avons plusieurs fois entendu dire aux USA que tout le monde comprenait
qu'un nouveau service soit imparfait, car Internet donne une prime
déterminante au premier entrant et, de ce fait, oblige l'entreprise
à lancer son produit sans attendre que tous les tests aient pu
être réalisés, mais personne ne supporte que lorsqu'un
défaut a été détecté il n'y soit pas
immédiatement porté remède.
Des éditeurs spécialisés s'investissent dans la gestion
des relations client, le CRM (Customer Relationship Management) marché
évalué par le cabinet AMR Resarch à 1,2 milliard de
dollars avec un taux de croissance de 60% par an et deviennent des vedettes de
la bourse (Siebel (7 Milliards de $), Vignette (13 Milliards de $),
Broadvision (12 Milliards de $), Clarify, Quintus, Vantive,...)
Voir également
www.marketing1to1.com
3.1.3.3.1 Entreprises s'adressant à des clients individuels. le coeur de métier: bien connaître ses clients, le marketing "one to one" ou "1.2.1"
Il vous
est possible dans certain cas de personnaliser totalement votre produit dans la
mesure où les machines de production sont elles-mêmes
commandées par des ordinateurs et qu'en fait c'est le client qui leur
fournit les paramètres (impression, broderie, découpe, usinage,
brochage, marquage, tissage, ...).
Il est ainsi possible de créer des produits personnalisés avec
des prix de revient analogues à la grande série et en
évitant les stocks, c'est la "personnalisation de masse (mass
customisation)" (Philippe Coste PEE San Francisco)
De plus comme le souligne André Bodis de Renault, aujourd'hui un "bon"
vendeur arrive à persuader le client d'acheter ce qu'il a en stock, pas
ce que le client a en tête, ce qui se traduit par une
"paupérisation" de la commande et un manque à gagner pour le
constructeur
NF Valmary (
http://.valmary.fr) garde en
mémoire les mensurations de ses clients, ce qui lui permet de proposer
des chemises sur mesure à ses clients à partir de 375 F
Febvay Création
www.febvay.com réalise des
vêtements professionnels (hôtels, boucherie, boulangerie,...): il
offre la possibilité à ses clients de concevoir leur ligne de
vêtement (choix de la forme, du tissu, des mesures,...)
Land's End
www.landsend.com et Custom
Taylors
www.customtaylorservice.com
permettent à leurs clients de construire son vêtement (forme,
couleur, longueur, style, boutons) les conseillent dans leurs choix et
connaissant ainsi leurs goûts leur proposent les accessoires assortis.
LeFelix fait de même pour les sacs à main
www.lefelix.com
Dell
www.dell.com vous donne la
possibilité de construire votre ordinateur en fonction de vos souhaits
(en vous offrant la possibilité de vérifier la cohérence
de vos choix) avec
www.Gigabuys.com, 30.000 produits
électroniques il propose également du matériel d'autres
constructeurs (en France à une échelle beaucoup plus modeste
c'est la stratégie adoptée par Mansoft avec un PC sur
mesure livrable en 5 jours)
Les poupées Barbie
www.barbie.com/mydesign
offrent la possibilité à ses petites clientes de concevoir et
d'acheter la poupée de leur rêve : joyeuse ou sérieuse,
brune ou blonde, claire ou bronzée, on choisit la couleur de ses yeux,
sa garde-robe, son nom...et l'histoire de sa vie (40$, soit le double du prix
habituel, livré en 6 à 8 semaines) "il y a un charme indicible
à jouer les Pygmalions virtuels" Francis Pisani pour Le Monde
Bien des sites spécialisés dans le cadeau (fleurs, jeux, ...)
savent également utiliser, fort à propos prénoms et dates
de naissance de vos proches pour vous rappeler la fête ou l'anniversaire
que vous auriez pu malencontreusement oublier
3.1.3.3.2 Le véritable fonds de commerce: la connaissance du client. Le problème des fichiers. Le cas Amazon
La
connaissance fine du profil d'intérêt des clients devient
rapidement le principal actif du cyber-commerçant
Aussi se développe un actif commerce de Fichiers clients qualifiés
I-Base
www.ibase.fr, pour rester en
France, start-up crée en janvier 1999, a levé 88MF en sept 2000
et a repris Centrale Direct et Icoupon: objectif, disposerd'ici fin 2000 de
1,2 millions de profils de jeunes de 15 à 25 ans avec plus de 1000
critères remplis pour chacun
De ce fait les deux segments qui croissent le plus vite parmi les
éditeurs sont
De nombreux sites vous offrent d'improbables cadeaux mirifiques à
travers des loteries sous réserve de remplir des formulaires permettant
de constituer des fichiers (au moins on sait que l'on a là une liste de
personnes crédules...)
Firefly récemment racheté par Microsoft, vous aide
gratuitement à trouver le disque à votre goût où la
communauté dans laquelle vous vous épanouirez. Il a ainsi obtenu
les profils psychologiques très fins de plus de 3 millions
d'internautes. Pour néanmoins protéger la vie privée
de ses utilisateurs Nicholas Grouff, son président indique qu'il a mis
au point un "passeport" qui permet à son abonné de
décider du niveau d'informations personnelles dévoilé au
site visité: ainsi seul Firefly (donc maintenant Microsoft qui
intègre ce service dans MSN) vous connaît véritablement
Colornet
http://www.couleurs.com/
alimente une base de données comportementale à partir de tests de
couleur proposés sur plusieurs sites et permet ainsi une adaptation
dynamique des bandeaux pour les internautes répertoriés dans
cette base (rapport de la CNIL)
La connaissance fine du client est une des motivations principale des
fournisseurs d'accès gratuits, qui sont d'ailleurs souvent filiales
de grands distributeurs comme Dixons (freeserve), Tempo
(screaming.net) Darty (Libertysurf), la Fnac (
www.fnac.fr)
Les intermédiaires qui assurent les paiements (comme
cybercash) sont également en position de collecter de
précieuses informations
Une entreprise comme Amazon.com crée par le
visionnaire Jeff Bezos est valorisée à 1000$ par client
car elle a une connaissance intime de chacun de ses 10 Millions
d'acheteurs : elle connaît leurs adresses (livraison), leurs
coordonnés bancaire, leurs goûts, leurs façons
d'acheter...et ceci malgré une perte qui triple (625M$ au premier
semestre 2000 contre 199 un an plus tot, pour un CA qui double avec 1.152M$
contre 608 un an auparavant)
On peut penser que la librairie est seulement une entrée en
matière et non une finalité, un cyberdistributeur global
ce qui expliquerait un rapport de 1 à 3 avec la valorisation de
Barnes&Noble leader de la librairie traditionnelle qui s'est
jeté de tout son poids dans la bataille pour rattraper son retard en
s'associant avec l'allemand Bertelsman
quelques faits laissent penser que vendre des livres, des CD ou des jeux
n'est pas le coeur de métier que s'est donné Amazon.com
mai 99 : achat de Alexa Internet
www.alexa.com qui, en
échange d'aide à la navigation enregistre toutes les
données sur les sites visités par leurs clients (sites
visités, pages vues, durée de visite) grâce à des
" brownies " (cookies actifs).
Achat de Junglee,
www.junglee.com robot de
comparaison des offres concurrentes sur le net (octobre 1998)
achat de live Bid,
www.livebid.com site de
vente aux enchères et de brocante virtuelle en mars 99
achat de Pets.com
www.pets.com nourriture et
accessoires pour animaux de compagnie en mars 99
achat de Drugstore.com
www.drugstore.com qui
vend des produits pharmaceutiques et cosmétiques en
février 99 et pousse le soucis de votre bien-être jusqu'à
vous rappeler la nécessité de faire renouveler votre
ordonnance...ou de changer votre brosse à dent!
juillet 99 ouverture d'un magasin de jouets,
juillet 99 annonce de l'ouverture du service haut de gamme
avecsothebys et de la commercialisation de voyages organisés
juillet 1999 ouverture d'un rayon électronique grand public, habits,
montres joaillerie, jardinage
août 1999 prise de contrôle de Gear.com
www.gear.com
spécialisée dans la vente d'articles sportifs
octobre 1999 ouverture de zShops &&wgalerie commerciale ouvert
à tous les vendeurs occasionnels ou professionnels
début 2000 Accept.com,
www.accept.com, entreprise
permettant des paiements entre particuliers
aout 2000 vente de voitures, de service de photos en ligne
ofoto.com
www.ofoto.com
en 2000 c'est18 millions de produits qui sont en vente
...mais peut-on être performant dans autant de métiers
différents?
Le succès boursier de portail comme Yahoo! Netscape ou
Excite tient sans doute pour une bonne part à cette analyse.
Mais le fin du fin consiste à n'exploiter cette connaissance
qu'avec modération explique J P Charpentier, Directeur
général de France Loisirs
www.franceloisirs.com
(Internet Professionnel 07/98)
"toute la difficulté consiste alors à éviter que
l'adhérent ne se sente "épié. Nous devons donc
élaborer notre proposition de telle sorte que le client ne se sente pas
reconnu. C'est la limite du one-to-one "
On imagine facilement combien cette évolution vers un marketing
personnalisé est susceptible de révolutionner le marché
publicitaire dans son approche et dans ses techniques
Il faut bien avoir conscience aussi que cette intrusion qui peut être
très profonde dans la vie privée et la connaissance intime des
individus peut provoquer des réactions de rejet brutales
Ces réactions se sont traduites en Europe par des lois, mais pas aux
Etats Unis ou le respect de la vie privée relève du droit
contractuel et est mis en oeuvre dans le cadre de Chartes ou morale et
marketing cherchent à négocier un équilibre incertain
(quid en particulier de la commercialisation des données, par exemple en
cas de liquidation judiciaire c'est son principal actif, de même qu'en
cas de rachat de l'entreprise elle-même). Nous reviendrons
ultérieurement sur ces sujets très délicats qui font
l'objet d'âpres discussions car les internautes européens sont
d'actifs clients des sites US
NetZero
www.netzero.com site
internet gratuit compte déjà aux US plus de 1 million
d'abonnés 8 mois après son lancement. En échange de cette
gratuité l'internaute doit remplir un questionnaire
détaillé sur ses goûts, ce qui permet un premier ciblage de
la publicité qu'il voit sur son écran. Ce ciblage est
affiné au fur et à mesure de sa navigation, et la connaissance de
son code postal permet de sélectionner pour lui des commerces de
proximité (pizza, cinéma,...)
3.1.3.3.3 L'émergence des communautés d'acheteur : une cible privilégiée pour les PME :
Internet
est un outil particulièrement adapté pour le fonctionnement de
communautés de tous types.
Leur première préoccupation est en général de
mettre en commun les informations ou la documentation qui leur est
spécifique à travers un site web protégé ou non par
une clef d'accès et de développer les moyens d'échange
entre membres et de travail collectif (messagerie, IRC, new group,
groupware, ...).
Il s'avère fréquemment que ces communautés ont des besoins
communs de produits ou de services (transport, outillage, équipements
sportifs, spectacles... par exemple).
Elles sont bien entendu les mieux à même de définir de
façon précise leurs spécifications : les chirurgiens ou
les radiologues sont par exemple les mieux placés pour élaborer
le cahier des charges de leur futur matériel.
Essayons d'analyser "l'économie" de la communauté en terme de
marketing :
La valeur du "fonds de commerce" que représente un client dont vous
connaissez les habitudes de consommation et qui vous fait confiance (que l'on
peut calculer à travers la valeur boursière des entreprises
Internet dont c'est le capital principal) est estimé à 1.000 $
voire plus (3.000 $ pour Amazon : cf ci-dessus).
Il correspond à l'avantage économique que représente une
connaissance fine de ses goûts et de ses diverses caractéristiques
(solvabilité, localisation, profession, ethnie,...) permettant de lui
faire des propositions commerciales pertinentes
L'économie d'une communauté consiste en fait à mutualiser
ces sommes et de les conserver à son profit ou, comme nous le verrons
plus loin (
voir page
91), de celui qui la
fédère (l'infomédiaire) au lieu de se la laisser
" dérober " par les sites que vous visitez
"les enjeux financiers sont énormes, il faut savoir que la
communauté des supporter de Manchester United représente
un chiffre d'affaire de 200MF et celle des Spice Girl de 1,4 Milliard de
Francs par an" Christian Lainé responsable du programme
intercommunity intr@net99
www.intranet99.org
De cette analyse découlent deux conséquences majeures :
Le géant General Motors ouvre un extranet, un site web, et
crée en août 1999 une filiale e-GM pour essayer reprendre
le contrôle de ses propres concessionnaires, contrôle quelque peu
mis à mal par ce même autobytel
cf page
97
Son handicap structurel se transforme dans ce contexte en avantage
compétitif.
On voit en particulier apparaître des intermédiaires qui
fédèrent des communautés
Communauté des chirurgiens, Surgery on ligne
www.ortopedie.com, des architectes bretons,
www.architecture-services.com, les laboratoires
d'analyses médicales de l'Ouest
www.biologistes-village.com les imprimeurs
www.imprimfr.com ou les acheteurs de
fuel de Genève (Global Interactive City
www.gkb.com):
Firefly, Wired, Netgame, Parent Soup, et bien
d'autres se sont placés sur ce créneau majeur (une excellente
analyse dans Net Gain publié par l'université de Harvard
www.hbsp.harvard.edu/hbsp/prod_detail.asp?7595
SeniorNet, une communauté virtuelle de retraités
branchés compte 10 millions de membres
www.seniornet.org.
son doyen a 104 ans. Ce réseau fonctionne grâce aux
cotisations de 25.000 membres bienfaiteurs: "c'est un endroit où l'on
peut rompre son isolement sans quitter sa chambre, se soutenir dans les
épreuves de la maladie, mais aussi partager des évènements
heureux, anniversaires et mariages" Glen Gilbert, animateur du site . de
nombreuses associations comme l'APF (association des paralysés de
France), pourraient utilement s'inspirer de ces initiatives
Un nouveau business model vient de faire son apparition le "we-commerce" (achats groupés)
voir page
103
Lancé par Mercata
www.mercata.com et
Mobshop
www.mobshop.com (ex
Accompany
www.accompany.com) ces
sites proposent aux consommateurs de se regrouper pour acheter un produit:
Plus le nombre de clients est important plus le prix est bas
Chacun des clients est alors incité à faire la promotion du
produit vis à vis de ses connaissances (à l'exact opposé
des ventes aux enchères) pour en faire baisser le prix : c'est le
"marketing viral"
Ces communautés virtuelles tireront les prix vers le bas
...mais ce peut être une opportunité pour une PME de tailler
des croupières à un gros concurrent en jouant pleinement la carte
de telles communautés, faisant ainsi l'économie du réseau
commercial, de la promotion de la marque et d'une partie du marketing (ce
que la grosse entreprise pourra plus difficilement faire)
Robert Eaton PDG de Chrysler lui-même soulignait que grâce
à l'information abondante et pertinente du client (il sait avec
autobytel
www.autobytel.com à quel prix le
concessionnaire achète la voiture) "le rapport de force est
inversé".
La description du processus d'achat d'une communauté montre que le
travail préalable réalisé par celle-ci a permis de
réaliser une large partie du travail habituellement
réalisé par le fournisseur
Dans de telles conditions, une PME qui possède de la compétence
technique mais qui n'aurait pu préfinancer tout ce travail
préliminaire, se retrouve en meilleure position compétitive que
les grandes entreprises installées sur le marché: plus flexible,
plus réactive elle est surtout moins chargée en frais
généraux.
3.1.3.4 Le développement de la marque et du produit, le référencement, la publicité, l'e-pub, l'e-mailing
Dans un
univers qui s'étend de façon explosive (augmentation du nombre de
pages et du trafic de 15% par mois !) avec 3 millions de sites en ".com" il est
extrêmement difficile d'émerger de la masse.
Or il ne sert pas à grand chose d'avoir une offre remarquable si
personne ne le sait.
La "marque" élément de confiance pour le client (
voir page
89) devient un
élément majeur de l'actif de l'entreprise (car la fabrication
proprement dite des produits et services peut bien souvent être
sous-traitée)
Mais pour autant une excellente publicité ne peut suppléer ni la
qualité du produit ni celle de la stratégie "la meilleure des
agences ne peut rien pour un client qui ne sait pas ce qu'il veut" Frank
Tapiro, Hémisphère droit
On peut même dire que la publicité est un "amplificateur de
notoriété" et joue dans un sens comme dans l'autre: une
excellente publicité pour un mauvais service ne fait qu'aggraver la
situation et une marque connue est beaucoup plus vulnérable à un
dysfonctionnement, car cette notoriété joue encore plus pour
faire connaître les défauts que les qualités (voir par
exemple la montée et la chute de Boo.com accompagnée par
des centaines de millions de publicité)
Sans politique de "signalisation" les risques sont grands de rester inconnu.
Plusieurs outils peuvent alors être mobilisés.
3.1.3.4.1 Le référencement: une étape essentielle
Bien
souvent l'internaute à la recherche du produit ou du service que vous
offrez, ou qui souhaite trouver un partenaire ou un employeur que vous
êtes susceptible d'être, fera appel à un moteur de recherche
ou à un annuaire.
La première démarche à faire est de se faire
référencer par les principaux d'entre eux en leur indiquant votre
existence et en leur signalant les domaines d'intérêt que vous
revendiquez.
Des méta référenceurs comme Top Dog (qui,
cela ne manque pas de sel, s'est fait voler son nom en 1999 voir
www.topdog.com),
WebPosition Gold
www.webposition.com
SubmitWolf
www.trellian.com,
NetBooster
www.netbooster.com ou
AddWeb
www.cyberspacehq.com
peuvent vous simplifier la tâche en référençant vos
pages auprès des moteurs (jusqu'à 1.500 moteurs pour AddWeb) mais
aussi en optimisant vos pages pour qu'elles soient plus facilement
indexées (en particulier au niveau des "tag méta" instructions
invisibles par le visiteur mais qui contient les informations d'indexation pour
les moteurs, et qui sont bien souvent négligés par les
débutants)
Mais bien entendu ils sont moins performants qu'un référencement
" à la main" moteur par moteur ou réalisés par des robots
de sociétés spécialisées.
Par ailleurs des "outils de contrôle" vous permettent
d'apprécier le résultat obtenu comme
www.weborama.fr
Toutefois cette démarche n'est en général pas suffisante :
dans de nombreux cas le moteur renvoie des centaines sinon des milliers de
réponses à la question de l'internaute : il convient de
faire en sorte de figurer dans les 20 premiers, (la première page
de réponse du moteur) ou, à la limite, dans les 40 premiers : il
est rare que l'internaute aille bien au-delà dans l'examen des
réponses.
Cela nécessite l'utilisation d'un certain nombre de techniques
(scoring), jalousement gardés (car si tout le monde les
utilisaient, elles deviendraient bien entendu inopérantes puisqu'il
s'agit d'une compétition) et évoluant rapidement (car les moteurs
apprennent au fur et à mesure à déjouer les "astuces"
inventées pour les abuser).
Citons néanmoins
Notons qu'à ce "sport" les grandes entreprises ne sont pas toujours
les plus performantes :
Lorsque nous avons voulu acheter un appareil photo numérique à
New York, après l'avoir repéré dans une boutique notre
premier réflexe a été d'aller sur le Web pour voir ses
caractéristiques techniques détaillées et les prix afin
d'être en mesure de négocier avec notre marchand de Broadway :
Quelle ne fut pas notre surprise de constater que sur la requête "MAVICA" les 20 premières références
étaient occupées par des sites de clients mécontents qui
expliquaient en détail tous les défauts de l'appareil. Le site
officiel de son fabricant n'apparaissait qu'en seconde page ! Nous n'avons pas
acheté l'appareil cette année là
Gardons à l'esprit qu'un individu astucieux ou une PME ont autant de
poids qu'une multinationale sur ce plan et que, de ce fait, les sites de
clients mécontents et qui veulent le faire savoir sont extrêmement
nombreux.
Ils ont une capacité de nuisance considérable en mettant sur la
place publique les défauts des produits jusqu'à obtenir
satisfaction (citons parmi les plus célèbres campagnes : un
modèle de voiture ayant tendance à s'enflammer, les
défauts d'un produit électronique, ...)
voir page
70
Il est de bonne politique d'échanger des liens avec des sites
partenaires ou complémentaires quand une communauté se
fédère autour d'un thème ou d'un type de public en
organisant ces échanges de liens croisés cela s'appelle un Web
ring : un tel réseau de liens augmente considérablement la
"visibilité" de chacun de ses membres (l'Anneau Arriégeois par
exemple relie artisans et pme ariégeois)
par ailleurs Realname vous permet d'acheter le nom de votre entreprise
en tant que mot clef, et d'assurer ainsi que votre site officiel sortira en
tête lors d'une recherche sur votre nom.
3.1.3.4.2 la publicité, l'e-pub pourquoi
3.1.3.4.2.1 Le développement de la notoriété de la marque et des produits: un enjeu souvent majeur
2
objectifs sont ici visés :
§ Soit parce qu'il n'y a pas de place pour de nombreux acteurs car
le client a fortement intérêt à aller chez celui qui, ayant
pris le leadership du marché, offre le choix le plus vaste :
Amazon.com pour les livres, Autobytel pour les
voitures, Adquest pour les petites annonces, Furniture.com pour
les meubles, Fromages.com pour les fromages ou Homestore.com pour
l'immobilier (il contrôle maintenant Springstreet.com, autrefois
nommé Allappartments.com pour la location, mais aussi
realtor.com pour la vente, homebuilder.com pour la construction
neuve, Commercialsource.com pour les biens commerciaux,
Remodel.com pour la décoration et l'ameublement),... sites sur
lesquels nous reviendrons plus loin
§ Soit parce que, notamment dans le domaine du logiciel, il n'y a
quasiment que des coûts fixes ce qui permet des économies
d'échelle considérable (avec de plus l'avantage de voir les
développeurs d'application se focaliser pour des raisons
évidentes sur le produit leader et consolider par là même
ce leadership) : Microsoft, Oracle, SAP,
Yahoo!, E-trade, Real Audio, ...
Il faut noter par exemple que pour les opérateurs qui se donnent pour
vocation de devenir "La référence" dans leur
créneau, le marketing représente les deux tiers des
dépenses d' "investissement" contre 10 à 15% pour les
développements techniques et éditoriaux. (encore en 1999
Autobytel investissait 50 à 60 % de son chiffre d'affaire en
promotion d'après "La Tribune").
Cette économie d'échelle joue également pour financer les
coûts, qui peuvent devenir gigantesques, exigés pour la
création de sites très riches sur le plan éditorial
(soft selling) que nous verrons dans le prochain chapitre.
3.1.3.4.2.2 Une stratégie qui explique les "pertes comptables" des leaders de la cote
Ces
dépenses d'investissement, sur la marque ou "branding"
étant comptablement considérés comme du fonctionnement,
cela explique les déficits que connaissent les principaux leaders du
marché dans leurs premières années (AMAZON a
encore perdu 124 millions de dollars en 1998, mais les marchés ont
parfaitement compris cette logique puisque malgré ces pertes
récurrentes ils valorisaient l'entreprise dont le chiffre d'affaire de
600 M de dollars en 98, et qui continue à plus que doubler chaque
année, à plus de 10 milliards de dollars en 1999, en poussant une
pointe à 34 Milliards de $ pendant l'euphorie de début 2000)
Ceci ne veut pas dire toutefois qu'il suffit de jeter l'argent par les
fenêtre pour réussir!, comme de nombreuses faillites l'ont
montré (la plus emblématique ayant été Boo.com
au printemps2000)
Il faut noter que dans ce domaine le "Minitel" a été
précurseur en donnant gratuitement le matériel, ce qui au
départ a crée un gigantesque déficit, vivement
reproché par la Cour Des Comptes, compensé ensuite pendant de
longues années par une rente de situation qui émerveille
encore les Américains.
Avant le lancement des ordinateurs gratuits à très bon
marché, nombre de spécialistes de marketing américains
sont venus étudier le "modèle Minitel".
3.1.3.4.2.3 Des techniques publicitaires en pleine évolution: de la pollution vers le service
Tant
sur le plan tant technologique que conceptuel la publicité est un des
domaines qui connaît la plus forte évolution
La publicité envahissante, perçue comme une pollution par
l'internaute (bandeau fixe ne prenant pas en compte le profil de
l'internaute) qui sont à la fois chères et contre-productives,
sont en voie de marginalisation:Les internautes expérimentés (qui
sont ceux qui achètent) sont nettement moins de 1% à leur
attacher le moindre intérêt (contre 5% pour les néophytes)
C'est pourquoi se développent des stratégies beaucoup plus
sophistiquées en essayant d'être perçues comme apportant un
divertissement (advertainment
www.hotwheels.com de
mattel ou
www.kswiss.com) ou un
service à l'internaute: "
La publicité pour la pizzeria de sa rue apparaît au
moment où il a faim, le livre en promotion correspond à
son centre d'intérêt, les balles de golf vont avec les club
qu'il a acquis il y a un mois, il peut voir en temps réel le montant des
enchères sur un produit analogue à celui qu'il consulte, une
idée de cadeau vient à point nommé le jour de son
anniversaire de mariage,...
De plus en plus, afin d'éviter les réactions d'allergies qui
provoque une publicité invasive, les propositions commerciales ne sont
faites qu'après s'être assuré de l'accord du prospect :
c'est le "permission marketing
Il convient pendant les phases de développement être
particulièrement attentif aux insatisfactions des clients qui peuvent
s'exprimer au sein des news group voir
page
111 ou à travers les sites
protestataires
voir page
70 afin d'ameliorer les produits et
d'adapter la communication
Signalons enfin que la publicité joue un rôle majeur dans
l'économie de l'Internet : beaucoup de sites éditoriaux ne
peuvent offrir de riches contenus gratuitement que grâce à la
publicité (2 milliards de dollars en 1998).
3.1.3.4.2.4 un domaine promis à un brillant développement: mesure d'audience, base de facturation
Plus
encore que dans la presse traditionnelle se pose la question de l'outil de
mesure fiable susceptible d'être accepté par les partie pour
asseoir la facturation
Pour ce qui concerne la publicité "classique" sur le web
éléments mesurés s'affinent progressivement et
conduisent progressivement à engager les agences sur les
résultats et plus sur les moyens
Un site généraliste pourra cependant facturer plus cher s'il est
capable d'adapter la publicité au profil du visiteur (par exemple dans
les moteurs de recherche apparition de la publicité en fonction des mots
clés demandés)
Le rôle crucial des mesures d'audience se traduit par les valorisations
des entreprises qui ont réussi à s'imposer
Aux USA, Mediametrix
www.mediametrix.com (qui a fusionné avec
Relevant Knowledge
www.relevantknowledge.com et plus récemment
avec Jupiter
www.jup.com) a installé
un logiciel de mesure des comportements sur près de 40.000 ordinateurs
privés ou professionnels. En Asie elle s'est alliée à
Dentsu en Amérique latine avec Ibopeet en Europe à l'Allemand
Gfk et au Français Ipsos.
www.ipsos.com pour créer MMXI.
Signalons également Open Adstream
www.realmedia.com , Media Research,
www.mrc.org
En France 3 sociétés émergent
Médiamétrie e-Ratings.com
www.mediametrie.fr avec
Cybermétrie analyse la fréquentation des sites a partir
d'un panel de 8 500 personnes
Netvalue
www.netvalue.com présidée par
Emmanuel Brizard, analyse le comportement d'un échantillon
d'internautes avec un panel de 700 foyers. Crée en mars 1998 la
société a réussi à convaincre un pool
d'investisseurs menés par Innovacom d'investir 80 MF fin 1999 pour le
développement de cette start up en Europe et aux Etats Unis.
Elle est valorisée 4,2 Milliards de Francs en fev 2000 pour un CA
prévu de 42MF
plaquette disponible sur demande à
cesp@cesr.org voir aussi
www.iab.net ou
www.iabfrance.com, site de
"l'internet advertising bureau")
3.1.3.4.2.5 des outils pour un pilotage des campagnes en temps réel
Là encore Internet conduit à passer
Ces mesures permettent soit de suivre une population test bien connue (ce qui
permet d'en extraire des échantillons représentatifs du public
visé), soit d'exploiter des informations que laisse volontairement ou
non un les internautes en se connectant
Les outils sont nombreux (Clickstream, Webtrends,
ActivStats, Webmeasure, Dart, Open ad Stream,...) et ils
permettent une mesure en temps réel de l'efficacité d'une campagne
Ad Net Track
www.adnettrack.com, développé par 15
régies, permet aux différents acteurs de la publicité sur
le net d'avoir une vue détaillée sur les campagnes en cours et
LemonAd
www.lemonad.com lancé
début 2000 par Netcrawling offre un outil de pige publicitaire en
temps réel offrant une vue panoramique détaillée sur
toutes les campagnes en cours
Internet permet aussi de procéder à des test marketing sur des
produits diffusés par les circuits traditionnels
La jeune société Etnosphère, crée par
Olivier Barrelier utilise internet pour des sondages ultrarapides de
panels de consommateurs pour orienter une campagne de pub classique ou des
nouveaux sites web en leur faisant tester bandes son, vidéo ou maquettes
de sites avec réponse dans les 72H chrono
L'avantage d'Internet est de permettre d'évaluer l'impact d'une campagne
pendant son déroulement, la pertinence d'un message,... et de pouvoir
ainsi l'adapter sans délai pour en accroitre l'efficacité
3.1.3.4.2.6 mais encore bien des problèmes techniques et surtout déonthologiques
Mais de
nombreuses difficultés techniques sont encore non résolues
Par ailleurs les problèmes de déontologie se posent de
façon beaucoup plus complexe que dans les média traditionnels
(frontière entre l'édition et la pub: la
rémunération du site éditorial à la commission sur
les achats ne risque-t-il pas d'influer sur l'objectivité?, vente de
mots clef, publicité comparative, utilisation du sexe,
dénigrement à travers des liens, exploitation des données
personnelles, techniques de parasitisme commercial...), sans oublier qu'il faut
raisonner au niveau mondial et que les règles diffèrent
sensiblement d'un pays à l'autre
3.1.3.4.3 l'e-pub, oui mais comment ?: 13 stratégies se dégagent pour la publicité sur le Web
3.1.3.4.3.1 La chasse à l'affût : s'afficher sur un portail, le bandeau, le sponsoring
Il
s'agit de placer son "panneau", son bandeau, là où passent le
maximum d'internautes (moteurs de recherche, sites des fournisseurs
d'accès ou des navigateurs) ce sont les fameux "portails" vous
permettant d'être vus par des dizaines de millions d'internautes. En
France d'après une récente étude de Pricewaterhouse
ceux-ci captent 63% des investissements publicitaires
Une formule voisine consiste à "sponsoriser" un site (sur le même
mode qu'une émission de télévision): la relation est alors
plus stable qu'une simple campagne de bandeau
Par exemple 35 % des internautes utilisent Netscape et 90 % d'entre eux
démarrent sur sa page d'accueil (options par défaut lors de
l'installation pour le Web comme pour le mail).
Evidemment c'est là une stratégie extrêmement
onéreuse qui ne peut se justifier que lorsque votre produit est
susceptible d'intéresser une proportion substantielle des internautes
(coût aux mille pages comportant une publicité vue (CPM)
: 20 à 40 $ aux USA, 250 à 750 F en France selon que le site
est généraliste ou est fréquenté par un public plus
spécialisé).
La City bank, qui affiche un objectif de 1 milliard de clients, a
payé 50 M$ à Netscape pour être présent sur
son "portail", e-bay a dépensé 75 Millions de
dollars et la start-up pharmaceutique PlanetRx crée en mai
1999, 15 M$ pour être présents sur celui d'AOL
La start-up living.com avait conclu un accord à 145M$ avec
Amazon avant de déposer son bilan! (toutes les grenouilles ne peuvent
pas devenir plus grosses que les boeufs)...
Bien entendu cette politique est davantage à la portée de PME
quand les "portails" en question correspondent à des publics plus
spécialisés (tel ou tel sport, domaine de collectionneur ou
région par exemple) et plus encore quand l'entreprise est
référencée par une communauté d'acheteurs et figure
de ce fait dans la liste des fournisseurs référencés sur
le portail de leur Intranet. C'est ce qui explique en 1999 une certaine
désaffection pour les sites généralistes au profit des
sites verticaux ("Vortails") ciblés sur un public ou une profession
A l'avenir qui va devoir payer à qui?
Homestore.com paie aujourd'hui 40M$ à AOL.
Etant maintenant de très loin le premier site immobilier (
voir page
98), dans la mesure où un citoyen
américain fait en moyenne une opération immobilière tous
les 7 ans et que 64% d'entre eux utilisent Internet pour leur recherche, il
considère que c'est lui qui apporte du trafic à AOL et il
s'interroge pour savoir si à l'avenir ce n'est pas lui qui demandera pas
à être rémunéré par les portails qui
permettent l'accès à son site
3.1.3.4.3.2 La souricière : offrir un accès gratuit à ses clients
Une
nouvelle stratégie commence à apparaître prenant en compte
la réalité des coûts: offrir un accès Internet
gratuit ne coûte quasiment rien (de l'ordre de 16F/mois) par rapport
à l'avantage d'inviter votre client à naviguer en partant de
votre "port" ce qui présente deux avantages majeurs
2. Vous êtes en situation de lui faire des propositions à
l'occasion de chacun de ses passages, et, grâce à la connaissance
fine que vous avez de lui ces propositions ont de meilleures chances de retenir
son attention (nous avons vu que la valeur de ce fonds de commerce était
évaluée à 1000$ par client). Il est étonnant que
nos banques n'aient pas encore saisi cette opportunité
"un objectif de 100.000 abonnés en 18 mois nécessite une mise de
fonds de 5MF" Sébastien Crozier à Netsurf août-99
1. Vous pouvez ainsi à travers sa navigation à apprendre
à mieux connaître ses goûts
C'est ce qui a conduit Internet Telecom (maintenant
Eircom.net)
www.eircom.net
à vendre de "l'Internet gratuit clef en main": Elle a
déjà pour clients La Fnac, VNU et le Crédit Maritime
Mutuel
3.1.3.4.3.3 la technique du coucou: graver directement votre publicité sur le disque dur de votre prospect
Un cran
plus loin que dans la méthode précédente, vous offrez non
seulement l'accès gratuit, voir les communications
gratuites: vous offrez également l'ordinateur, (ou vous
passez par l'intermédiaire d'entreprises qui le font pour vous comme
Free-PC Network et sa gamme de logiciels AdOptimizer
sales@free-pc.com)
Mais en échange de ces "cadeaux" l'internaute accepte
3.1.3.4.3.4 l'appeau: payer l'internaute pour regarder votre publicité et attirer des congénères : la "cashbar"
Dans ce
cas vous rémunérez l'internaute pour chaque heure de surf (3
à 5F)
Mais la principale source de revenu que l'on fait miroiter est une
rémunération pour chaque heure de surf des internautes qu'il aura
parrainé ainsi que pour les filleuls de leurs filleuls et ceci
jusqu'à 5 niveaux! Ce qui évidemment facilite le marketing viral
... de la publicité!
Les ventes "pyramidales" sont certes interdites mais dans le cas présent
toute la chaîne est rémunérée...
Alladvantage revendique plus de 6 millions d'inscrits, Surf
is Money et GotoworldFR fonctionnent sur le même
modèle, Winbe diffuse également des news,
Mediabarre paie au nombre de publicités vues (5ct)
3.1.3.4.3.5 le miroir aux alouettes: loteries gratuites cadeaux, clic humanitaire et jeux concours
Une des
façon les plus efficaces et les moins onéreuses de se
créer un fichier de prospects qualifiés est de les inviter
à participer à un jeu-concours leur permettant de gagner des
cadeaux en relation avec votre production: à priori ce sont des
prospects pertinents pour vous, et pour participer au concours ceux-ci doivent
vous donner de nombreuses informations comme par exemple l'adresse de livraison
de l'éventuel cadeau
Comme le faisait malicieusement remarquer un publiciste "on parle de Banque
de donnée, pourquoi voudriez-vous qu'un internaute accepte de
déposer ses données dans une banque sans
rémunération?"
Peugeot offrait ainsi un cadeau à toute personne visitant le site de
la 206 laissant ses coordonnées: 13 000 fiches de prospects ont
été ainsi recueillies et Bristol Meyer en offrant
gratuitement des produits sur le WEB a obtenu 30 000 adresses à
moitié prix des méthodes habituelles
Pour sa part Consodata offre promotions, réductions ou
échantillons pour obtenir des informations
Plus subtil le clic humanitaire vous offre gratuitement de la bonne
conscience puisque le cadeau est fait à un tiers
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) des Nations Unies vous propose
sur la "Hunger Page"
www.thehungersite.com
des bandeaux publicitaires: pour 1000 clics l'entreprise reverse 5$ au PAM
Une nouvelle race de sites a vu le jour en 2000: les loteries gratuites:
dans la "roue de la fortune" par exemple on choisit 7 chiffres parmi 39 et
on valide en cliquant sur une des bannières publicitaires du
site . le site est rémunéré sur la base de 2
à 7F par clic, plus un pourcentage comme dans tout lien marchand en cas
d'achat
Pour avoir des prospects qualifiés, il est exigé avant de pouvoir
tenter sa chance de remplir un questionnaire qui fournit de précieuses
informations.
"De plus ces loteries permettent d'obtenir au-delà des informations
déclarées des informations comportementales qui ont beaucoup plus
de valeur encore" Pascal Magne DG de Eldorawin (300 000 membres)
Les mails annonçant les résultats, tant attendus, comportent de
la publicité adaptée au profil du joueur
Luckysurf.com
www.luckysurf.com,
inventeur du concept, créé par le Français Alain Ayache
est aujourd'hui parmi les 20 sites mondiaux les plus fréquentés
avec 400.000 joueurs quotidiens. Objectif affiché: 100 millions de
joueurs
Pour obtenir des "luckies", qui permettent de jouer plusieurs fois par jour il
faut répondre à des questionnaires détaillés sur
ses habitudes de consommation et son niveau de vie
Ludopia a créé le site Lucky Village
www.luckyvillage.com,
plate-forme de marketing direct, permet de gagner jusqu'à 1MF par jour
ainsi que des lots offerts par les sites partenaires.
LoTree
www.lotree.com (120 000
membres), géré par Directinet, pour se prémunir contre
"l'accident" (un joueur gagne le gros lot) a contracté une assurance
chez AXA, comme la plupart de ses concurrents !
Notons encore sur le même modèle Good Luck City
www.goodluckcity.com,
Koodpo
www.koodpo.com, Emilio
www.emilio.com, Bingonet qui
commercialise Bananaloto,
www.bananaloto.com,
Madnetix avec MadQuiz
www.madquiz.com,...
3.1.3.4.3.6 La pêche au chalut: une présence sur une multitude de petits sites
La
technique consiste là à mettre des bandeaux un peu partout sur
les innombrables petits sites à la recherche de moyens pour boucler leur
budget et dont le profil des visiteurs correspond à votre offre (en
particulier les sites de la presse nationale, régionale ou
spécialisée dont c'est la principale ressource):
La rémunération se fait alors de plus en plus "au clic" (entre
0,20 et 1,20 F) ou par une commission sur les ventes aux clients qu'elle
oriente vers le site marchand, plutôt qu'au "1000 pages vues" (CPM)
voir page
85
Des régies publicitaires exploitent ce nouveau créneau:
LinkExchange
www.linkexchange.com
gère 200.000 sites
DoubleClick
www.doubleclick.net
gère 60 millions de pages vues par jour pour 1.400 annonceurs,
LinkShare
www.linkshare se
présente comme le plus important vendeur en "syndication": il se
spécialise dans la constitution de réseaux d'affiliés
rémunérés à la commission par des liens marchands.
Il représente une centaine de marchands
Netgravity
www.netgravity.com
qui permet le traçage systématique du trafic avec la
possibilité de tester les campagnes et de les adapter en temps
réel
Netperceptions
www.netperceptions.com
et Broadvision
www.broadvision.com
spécialisés dans "l'intelligence" marketing et la personnalisation
Notons encore Real Media
www.realmedia.com,
Numeriland
www.numeriland.com,
AcceSite
www.accessite.com,
Valueclick
www.valueclick.com Add
Manager, Accipiter
www.accipiter.com,
OpenAdStream ou Cyberthryll
www.cyberthryll.com
Hi-Media
www.hi-media.com ZD
Régie
www.zdnet.com/zdregie,
Declicnet
www.declicnet.com
En France : Régie-click
www.regieclick.com
lancé par la start-up Centpourcent, (0,60F par clic a
déjà 176 client au printemps 1999), Interdéco
Multimédia
mailto:info@interdeco.mgn.fr
régie du groupe Lagardère ainsi que des régie
traditionnelles:, Circuit A
www.journaldunet.com/99avril/990401circuitA.shtml ,
Médiavision
www.mediavision.fr ,
Websat Pub
www.websatpub.com ...
3.1.3.4.3.7 La "chasse à courre": ne faire apparaître sa publicité qu'en fonction de l'internaute.
La
"chasse à courre" est plus subtile et plus technique mais moins
onéreuse : cette stratégie vise à faire
apparaître sa publicité au bon moment, quand l'internaute est
susceptible d'être intéressé
Il s'agit de gérer la fréquence des bandeaux et leur
personnalisation en fonction des profils des visiteurs, de l'heure, de la
température, des questions posées... en optimisant le budget de
l'annonceur avec une analyse de performance disponible en temps réel
L'objectif est de faire en sorte que l'information commerciale apparaisse comme
un service et non comme une nuisance envahissante
Exemple :AXA a "acheté" en exclusivité
2500 mots clé sur les principaux moteurs pour 12 MF: la publicité
est adaptée au pays du client
La communauté des fournisseurs de matériels pour le traitement
des eaux Water On Line a acheté dans les moteurs de recherche
tous les mots clés correspondant aux produits et services offerts par
ses membres.
Si vous interrogez un moteur avec un de ces mots clés, un bandeau
cliquable permettant d'aller directement sur leur site apparaît sur votre
écran.
Bien entendu Amazon.com utilise cette technique sur les moteurs de
recherchepour vous proposer des livres susceptibles de correspondre à
votre sujet d'intérêt, tel que l'on peut l'appréhender
à travers votre requête.
La capacité d'analyse fine du profil des internautes, à travers
l'examen de leurs requêtes et l'analyse du "mouchard" (cookie)
placé sur leur disque dur, permet à certains opérateurs
(gestionnaires de moteurs de recherche en particulier) de gérer
l'affichage de bandeaux publicitaires cliquables de façon très
ciblée
La connaissance des goûts, âge, pouvoir d'achat, sites
visités précédemment, localisation géographique
(la simple connaissance du code ZIP donne de précieuses indications
sur le quartier habité et donc sur les styles d'achat) permet une
gestion efficace des accroches commerciales: c'est le DAA "Dynamic
Advertising Allocation"
C'est évidemment un modèle privilégié pour les
journaux (projet ETEL de Ouest France) ou les radios
(EuropInfo
www.EuropInfo.com) qui
offrent des journaux personnalisés qui ont de ce fait des
clientèles bien connues
En un clic de souris le client intéressé par votre
publicité atterrit directement sur votre proposition commerciale et..
d'un second clic peut vous passer commande
Le "taux de clic" varie de moins de 1% pour les publicités non
ciblées à 20% pour celles qui le sont
Pizza Hut par exemple n'affiche son bandeau qu'aux heures des
repas et en tenant compte du fuseau horaire de l'internaute.
Une forme plus subtile de publicité consiste à l'introduire au
sein même des scénario des jeux (CNM &n).
France Télécom a développé une
plate-forme gratuite de jeux sur Internet GOA
www.goa.com: Forteresse est un
jeu de stratégie qui se déroule au Moyen âge. Le joueur se
voit attribuer un fief et devra mettre en place une puissance militaire pour se
protéger et conquérir de nouveaux territoires
Pour les cookies il convient, là encore de respecter un certain
nombre de règles de déontologie car certaines pratiques peuvent
être perçues comme attentatoires à la vie privée et
sont susceptibles de créer chez le client potentiel de violentes
réactions de rejet. Une charte de déontologie a été
élaborée, et des sites de plus en plus nombreux s'en
réclament voir
page
89 et
page
201
3.1.3.4.3.8 Le braconnage: acheter le nom de son concurrent comme mot clé sur les moteurs
Cette
technique d'achat des mots clés peut aller très loin :
Datek
voir page
103 nous a annonce avoir "achete"
le nom de son concurrent, actuel leader sur le marché, Charles
Schwab, tant et si bien que quand une requête est faite sur celui-ci
une publicité pour celui-là apparaît à
l'écran "why pay 29,5$ with Charles Schwab when you can get a better
service for 9,95" et Ericsson nous a dit avoir "acheté"
"Wirlpool"
ces pratiques à la limite du parasitisme commercial font
d'ailleurs actuellement l'objet d'un premier procès :
Play boy a porté devant la justice le cas de sites pour adultes
qui avaient ainsi acheté son nom et profité de sa
notoriété pour faire apparaître leurs bandeaux en cas de
recherche sur la firme au lapin (le Monde)
Néanmoins elles sont en plein développement
Dans un domaine voisin certains moteurs comme Alta Vista ont annoncé
leur intention de procéder à une vente aux enchères des
places en première page pour les mots clefs
3.1.3.4.3.9 La chasse à l'appât: le "couponing"
Il
représente un marché de 3 milliards de dollars et commence
à faire également son apparition sur le web
L'impression d'un bandeau surprise permet d'obtenir des bons de
réduction
Vous obtenez des ClickMiles ou WebMiles au fur et à mesure
de vos achats ou même simplement de vos visites
Ces coupons, sur le modèle des programmes de fidélisation des
compagnies aériennes, vous permettent d'obtenir cadeaux et
réductions (ClickReward de Netcentives
www.netcentives.com ,
les Jookers avec
www.jookers.com les
Beenz de Beenz.com
www.Beenz.com)
Le taux de clic serait 10 fois plus élevé que sur les bandeaux
traditionnels (Eric Tilenius Cofondateur de Netcentives
séminaire Aftel nov 98)
En France 1999 a vu l'émergence de nombreuses initiatives "0 !
Points" de Oh My Deal
www.ohmydeal.com ,ou
Maximiles
www.maximiles.com qui vient de
lever 60MF à l'automne 2000,
3.1.3.4.3.10 Le marketing viral
L'objectif est de faire en sorte que vos clients aient
intérêt à faire eux même la publicité de vos
services auprès de leur famille et de leurs amis. C'est comme nous le
verrons la base du fonctionnement des sites d'achats groupés
voir page
103 (plus il y a de clients plus les
prix sont bas)
C'est aussi le principe des systèmes de parrainage : vous êtes
rémunérés (comme nous l'avons vu pour les loteries en
fonction du nombre de filleuls)
Certains sites en ont fait le coeur de leur stratégie, en particulier
les innombrables projets centrés sur la famille (Notrefamille.com
www.notrefamille.com)
ou la généalogie et tout particulièrement autour d'une
naissance comme Baby in the World
www.babyintheworld.com
dès qu'un membre commence à mettre un album photo sur le site,
progressivement il devient le site de rassemblement de la famille ... or chacun
sait qu'un des principaux créneaux du e-commerce ce sont les cadeaux:
Avant même sa naissance bébé dispose de sa liste de
cadeau (ce qui lui évite d'avoir 6 paires de chaussures et pas de
bavoir), cela facilite la "corvée" pour les parents
éloignés: d'un clic le cadeau est choisi, emballé avec un
petit mot, expédié et votre compte débité!.
Bientôt c'est l'enfant lui même qui lors de ses
pérégrinations sur le web clique sur les objets qui le tentent,
ce qui suffit à les faire figurer dans sa "liste"voir
IhaveBeenGood.com
www.IhaveBeenGood.com,
et le site familial ne manque pas de vous rappeler en temps utile les
fêtes et anniversaires
Par ailleurs il n'échappera à personne que le gestionnaire du
site dispose ainsi de fichiers client particulièrement bien
"profilés": carnet d'adresse, dates marquantes, type de cadeaux,
coordonnées physiques et bancaires....
Mutatis mutandis le principe n'est pas différent dans le commerce
interentreprises quand il s'agit de créer et de fédérer
une communauté: les membres sont d'autant plus efficaces qu'ils sont
nombreux et ils sont ainsi motivés pour convaincre eux mêmes leurs
collègues de venir les rejoindre (voir par exemple les Market Places
page
91)
3.1.3.4.3.11 La chasse en meute: les partenariats, les échanges de bons procédés (Web Ring)
Bien
souvent des opérateurs sur internet ont des activités
complémentaires et peuvent donc trouver interessant de se "renvoyer" des
clients: un très grands nombres d'accords de partenariat existent
dans ce domaine, avec ou sans exclusivité réciproque (un portail
avec un libraire ou une chaine de distribution par exemple)
Les Web Ring, échanges de liens, qui comme nous l'avons vu plus
haut renforcent le scoring du site sont également une
façon efficace et peu onéreuse d'assurer la promotion de votre
site.
La technique du web ring est particulièrement bien adaptée pour
toutes les communautés professionnelles préexistantes
(cluster, systèmes locaux de production, grappes industrielles,
réseaux de franchise, ...) et qui trouvent avec l'Internet un outil
particulièrement adapté au développement de leur
efficacité.
L'Anneau Ariégeois par exemple relie artisans et PME de cette
région
Ils permettent une promotion collective de l'ensemble des sites de la
communauté puisque lorsqu'un internaute atterrit sur un des sites il
est invité à aller visiter les autres
Des entreprises ont même été créées par
dizaines sur ce nouveau créneau : "courtier en échange de
bandeau": Quand vous acceptez 2 bandeaux vous avez droit à en
publier 1, la vente du second emplacement permettant de financer l'ensemble de
l'opération
www.australisintelligence.com/communication/outils/echange.htm
,
www.bandoo.com voir une
synthèse sur ce sujet à
http://www.netsurf.ch/archives/1999/99_05/990531qd.html
3.1.3.4.3.12 La chasse en battue à l'aide de rabatteurs: les "liens marchands et les contrats avec les shopbots
Des
modèles très différents de la télévision
sont à inventer : à la télé "où les
clients quand ils arrivent sont déjà cérébralement
morts" la publicité emploie des moyens qui provoqueraient des
réactions allergiques chez l'internaute dont l'esprit critique est plus
aigu : L'internaute souhaite prendre du bon temps ou se voir proposer une
information utile. Il en résulte une évolution du simple bandeau
vers les liens marchands et les sites de softselling que nous allons examiner plus loin.
voir page
95
En effet on constate tout à la fois que les internautes qui
achètent sur Internet sont ceux qui l'utilisent depuis 2 ou 3 ans...et
qu'à partir de cette tranche d'ancienneté les
"vétérans" ne sont plus qu'une infime minorité à
cliquer sur les bandeaux (moins de 1%): ils ne les voient même plus
(quand ils n'ont pas fait l'acquisition de logiciels permettant de les
occulter). D'où quelques déceptions des adeptes de la simple
règle de 3
Au-delà de la simple publicité par bandeau éventuellement
rémunérée au "taux de clic" ("click through") il
s'agit d'un véritable contrat commercial ("Merchant link")
où les sites présentent vos services ou produits et lorsqu'ils
"envoient" un client, ils reçoivent une commission "d'apporteurs
d'affaires" (qui représente 5 à 7 % du chiffre d'affaire
généré, mais qui peut dans certains cas aller
jusqu'à 15 ou 20 % quand le site assure une promotion du produit).
Amazon-com pratique cette technique commerciale à une
très large échelle avec tous les sites dont les clients sont
susceptibles d'être intéressés par un livre (sport,
cinéma, peinture : en mai 1999 Amazon annonçait 500.000
"affiliés" (ou "associés")
En France Alapage
www.alapage.com(racheté
par France Télécom) , 500.000 références a
adopté cette démarche et compte près de 1000 sites
"partenaires".
USA Today
www.usatoday.com
n° 1 des sites de presse 1 million de visiteurs/jour, réalise 1/3
de ces recettes par ce moyen..
Maintenant pratiquement tous les sites portails hébergent une galerie
commerciale : Yahoo!, Wanadoo, AOL, Lycos, Excite, ...et fonctionnent de plus
en plus sur ce modèle
Les sites peuvent dans certains cas jouer le rôle de "Vitrine de Soft
selling" pour des sites marchands relativement banaux et qui sans cela
peineraient à trouver directement des clients.
Signalons ici l'initiative pour la commercialisation sur le net de produits
et spécialités françaises : "le marché de
France"
www.lemarchedefrance.com
, galerie du savoir-vivre et du savoir-faire
français (registered trademark of "France world contact trading Ltd
Hongkong")
Des outils ont été développés pour suivre le client
jusqu'à l'acte d'achat et verser la commission à l'apporteur
d'affaire:
Engage
www.engage.com
, Open Sesame,
www.opensesame.net
Firefly, Net Perception et le français imediation (
www.imediation.com)
dirigé par Sven Lung et soutenu par vivenditure Apax et Innovacom
à partir d'une technologie développée au MIT : (source
AFTEL).
Des intermédiaires comme Link share (
www.linkshare.com) se
sont spécialisés dans la constitution des réseaux
d'affiliés.
Jupiter Communication
www.jup.com prévoit qu'en
2001 ce processus concernera le quart du commerce électronique.
Autre forme de "rabatteurs" les shopbots ou "robots d'achat"
voir page
115: ces robots parcourent le Web pour
orienter le client vers le site offrant le meilleur rapport
qualité/prix. Bien entendu la plupart de ces robots demandent une
commission pour chaque internaute arrivant sur le site sur son conseil
3.1.3.4.3.13 La chasse à la mitraille: l'e-mailing, simple, rapide, peu onéreux mais éviter le SPAM
L'e-mail
offre dans des conditions financières extrêmement
intéressantes la possibilité de contacter les clients potentiels
de façon très personnalisée. Plus encore qu'un outil
permettant de faire de la publicité Internet c'est un puissant outils de
marketing direct
Drugstore.com, jeune start-up pharmaceutique, crée en
mai 1999 et rachetée en juillet de la même année par
d'Amazon.com prévient ainsi ses clients lorsqu'ils doivent faire
renouveler leur ordonnance...ou lorsqu'il conviendrait qu'ils remplacent leur
brosse à dent...
Par ailleurs, comme nous l'avons vu plus haut, il y a de nombreuses
possibilités de constituer des fichiers de prospects qualifiés
(loteries, jeux-concours, cadeaux, forums, diffusion gratuite de revues de
presse "profilées" (Net2One
www.net2one.fr ...) et il
existe un commerce très actif de fichiers permettant d'obtenir une liste
de prospects présélectionnés.
Engage Technology (Lycos) a collecté l'historique de
30 millions d'internautes et en a dressé le profil
marketing : on sait ainsi que telle personne consulte
régulièrement les résultats de tennis et rien n'est plus
simple quand il va dans une agence de voyage que de lui proposer un package lui
permettant d'assister à une compétition (Michel Ktitareff).
Le fichier des membres des Clubs Weight Watcher (800 000) croisé
avec celui des patientes ayant subi une mammographie dans les 6 mois (3
millions) a permis à l'agence Bounty,
www.bountysca.com
filiale de Havas Advertising, de cibler les clientes
intéressées aux produits liés à la ménopause
Bounty gère des fichiers très sophistiqués sur 100
millions de personnes en croisant des fichiers d'abonnés, de
clients, de membres de club enrichis par des jeux concours: classés par
age, par maladies, par ethnie, par situation familiale ainsi que les
données récupérées sur Internet par des entreprises
comme Circle.com (également rachetée par Havas).
Les cookies permettent ensuite de suivre les clients dans leurs
pérégrinations sur le web, les failles de sécurité
de Windows permettant d'identifier le visiteur d'un site
le patron de Bounty, Steven Kaplan prétend connaître 96%
des femmes enceintes dans 7 pays et de pouvoir toucher 98% d'entre elles 72h
après la naissance...(Le Monde 18/4/00)
Il convient cependant, sous peine de rejet parfois brutal d'en user avec
modération et de respecter les règles de convenance
d'Internet :
Il ne faut pas oublier que la psychologie des internautes peut être
parfois décalée par rapport aux clients habituels de la PME
française et le harcèlement textuel (le SPAM) fait, bien souvent, fuir le client plus qu'il ne le
convainc de passer à l'acte: il convient donc d'en user avec
modération
Le SPAM est un composant de charcuterie industrielle Anglaise,
popularisée par les Monthy Pytons dans un sketch où ce
mot, chanté crescendo, submergeait progressivement toute la
scène. Nos cousins canadiens proposent le polluriel ou le
pourriel
Certains pensent qu' avec le développement explosif du nombre d'
internautes la psychologie de ceux-ci perdra sa spécificité : il
est en effet probable que l' internaute de demain se distinguera des pionniers,
mais il n' est que de regarder la différence de psychologie entre un
citoyen à pied et le même au volant de sa voiture pour penser qu'
il ne sera pas pour autant un client comme les autres
Des logiciels (comme SpamKiller
www.spamkiller.com Spamhater
www.cix.co.uk/~net-services/spam/spam_hater.htm), offrent
même aujourd'hui des moyens de rétorsion musclés contre les
"propositions commerciales non sollicitées":
Cyber Promotion que de nombreux internautes accusent
d'être le plus gros Spammer mondial a vu son site mis hors d'usage par
WinCrasher qui retourne à l'expéditeur des paquets ICMP
(instructions de contrôle du protocole internet) hors norme provoquant
ainsi des "plantages" du serveur
Comment combattre le spam :
www.vix.com/spam/,
http://junkbuster.com
http://www.abuse.net
www.anti-spam.outblaze.com
ou en français
www.cypango.net/~spam
Le site de CAUCE : Coalition Against Unsollicited Commercial E-mail
www.cauce.org,
www.spam.abuse.net,
Megagiciel.com
www.megagiciel.com ainsi
que
webbo.enst-bretagne.fr/tig/fr.usenet.abus/ qui capitalise les
débats du groupe français réuni pour combattre ce
fléau et
webo.enst-bretagne.fr/tig/fr.usenet.abus: qui vous fourniront
d'utiles informations et outils pour vous protéger du SPAM et organiser
la lutte contre cette pollution.
Dans cette optique Consodata a racheté Datatrader et a
lancé Yoptin.com dont l'objectif est d'obtenir des informations
sur le profil client et de faire accepter l'envoi de publicité
ciblée en échange de primes et cadeaux
3.1.3.4.4 L'e-pub : un marché qui double chaque année
La
publicité sur Internet connaît une croissance fulgurante: de 0,04
milliard de dollars en 1995, elle passe à 0,3 en 1996 pour
atteindre le milliard en 1997, 1,9 milliards en 1998 et 4 milliards de dollars
en 1999 8 milliards en 2000(Internet advertising bureau
www.iab.net) et ce rythme de
doublement annuel devrait se poursuivre puisque Forrester Research
www.forrester.com
prévoit 22 à 33 Milliards pour 2004 même si la plupart des
observateurs prévoient une légère pause en 2001. Voir
aussi Jupiter Communication
www.jup.com
C'est en 1998 que le chiffre d'affaire de l'e-pub a dépassé
celui de l'affichage traditionnel (1,6 milliard $, source IAB)
Mais au delà même de la technologie c'est un métier
radicalement différent de la publicité traditionnelle: la
télévision s'adresse à un public passif et essaie
de convaincre, de séduire, voir de "manipuler" ou de matraquer pour
créer de la notoriété
Cette approche est très peu efficace vis à vis d'un internaute
qui conduit lui même son parcours et est actif dans sa recherche:
il faut alors être capable de répondre à ses attentes ou
à ses questions
Pour les élections présidentielles américaines l'e-pub
devrait représenter 20 % des dépenses TV ! "le Web sera-t-il
l'arbitre du scutin?" titraient les Echos en oct 2000
En France avec un décalage de 3 ans ce décollage se
produit également : après 0,4 MF en 96, 29 MF en 97 et
114 MF en 1998 et 516 en 1999, une estimation de 1Milliard en 2000, elle
ne représente encore que moins de 5% des dépenses à la
Télévision (22 Milliards)
"en 2000 l'e-pub devrait apparaître sur les graphiques sans devoir
faire appel à une loupe" Sophie Lutran, Les Echos
Ces chiffres ne comprennent pas le paiement à la commission
généré par les liens marchands (Carat multimédia,
Iab-France
www.iab.France.com)
Le site
www.rol.fr/html/francais/audience/termin/termin.html du
CESP fournit de précieuses informations dans ce domaine
3.1.3.4.5 Ne pas confondre publicité sur le Web et publicité pour votre Web
N'oubliez pas que la publicité sur Internet peut concerner
des choses que vous n'y vendez pas (la vente elle-même peut se faire
dans vos boutiques) et qu'inversement les moyens traditionnels de
publicité et de promotion (presse, objets publicitaires, foires et
salons, papier à lettre, véhicules de service...) doivent
être mobilisées pour vos services sur Internet :
Imaginerait-on un fournisseur d'accès essayant de convertir à
l'Internet de nouveaux clients en faisant sa publicité sur le Web ?
Aux USA la plupart des publicités dans les journaux ou sur les affiches
ainsi que les spots publicitaires mentionnent l'adresse du site. En France cela
commence à être le cas.
En février 2000, 40% des spots publicitaires sur CNN concernaient
Internet
Le fabricant de lingerie Victoria Secrets
www.victoriassecret.com qui
organise des défilés de mode sur Internet a placé en 1999
une publicité (coût de 2,5 M$ par spot de quelques secondes) lors
de la finale télévisée du super bowl (football
américain). Avant la fin du match 1 million de personnes
s'étaient connectées sur son site web et l'entreprise vend
aujourd'hui dans 25 pays dans lesquels elle n'a aucune présence physique.
En 2000 le forfait "SuperBowl" était de 5M$ (4 spots avant et 1
spot pendant la rencontre)
En 1999 la publicité faite en France par les sociétés
spécialisées dans Internet sur les média traditionnels a
été (avec plus de 400MF) supérieure au montant de la
publicité sur Internet
3.1.3.4.6 La fausse bonne idée : la galerie marchande
Cette
transposition du monde réel vers le web, consistant à regrouper
des commerçants hétéroclites, souvent sur une base
géographique, n'a pas fonctionné pour une raison très
simple : une galerie marchande physique est basée sur 2 principes :
Pour cette raison toutes les galeries commerciales présentant des
boutiques n'ayant pas de politique commerciale commune (par exemple les
spécialités d'un "pays"), sans apporter un "soft selling"
significatif ni assumer des responsabilités crédibles de tiers de
confiance ont été un échec, même quand elles ont
été initiées par des acteurs puissants et connus.
Ces projet ont pour la plupart commis un pécher capital dans
l'univers de l'Internet : se polariser des problèmes des fournisseurs
avant de s'interroger sur les besoins du client
"il faut inverser le modèle et aller chercher le trafic là
où il est, c'est à dire sur les portails et les sites
éditoriaux pour le diriger ensuite vers les sites marchands" Claudine
Delalande directrice générale de HFI (Hachette Filipacchi
Interactions)
Ces deux principes, s'ils ne disparaissent pas totalement sur le Web perdent
néanmoins leur force déterminante car l'internaute peut
s'échapper d'un clic et ses déplacements sont instantanés
et gratuits.
3.1.3.5 Quid des intermédiaires ? La création de la relation de confiance avec le client
3.1.3.5.1 un contact direct avec le client "d'économisant" tous les intermédiaires?
En
dehors même des contraintes de la logistique
(nécessité fréquente de gérer les stocks
nécessaires à la rapidité des livraisons à
l'étranger et permettant une économie de transport par
regroupement des envois à longue distance, règlement des
problèmes administratifs et douaniers locaux, techniciens pour la mise
en service ou l'après-vente,...) qui dans bien des cas les rendent
incontournables, les intermédiaires garderont un rôle essentiel :
ils apportent le capital de confiance qu'ils ont su mériter
auprès de leurs clients à l'entreprise nouvelle qui arrive sur le
marché.
L'acte d'achat implique en effet que le client ait un minimum de confiance dans
son fournisseur. La construction et la gestion de cette relation de
confiance sont au moins aussi importantes pour le développement
d'Internet dans le monde des affaires que la technologie stricto sensu
3.1.3.5.2 vers une disparition des intermédiaires qui n'apportent que surcouts et délais
Les
intermédiaires qui fonctionnent aujourd'hui sur une pure logique de
"péage", sans valeur ajoutée, peuvent nourrir de gros soucis
quant à leur avenir:
Aujourd'hui les commerçants japonais dont on connaît les
marges qu'ils pratiquent, s'inquiètent de voir des clients
japonais acheter des caméras japonaises ... aux
Etats-Unis
Les intermédiaires des grandes bourses classiques (agents
de change, teneurs de marché,... s'interrogent aujourd'hui sur leurs
chances de survie devant l'arrivée des ECN (bourses
électroniques): depuis l'an dernier le lancement de l'OPA hostile
d'OM Gruppen, créateur de la bourse électronique
Jiway, sur la vénérable Bourse de Londres,
l'arrachant aux bras de Frankfort est une bonne illustration des boulversements
qui se dessinent
Les Pharmaciens s'ils se contententent d'un rôle des
distributeurs onéreux et sans valeur ajoutée spécifiquel:
une politique purement défensive risque de faire que retarder les
échéances. JP Tran-Thiet avocat chez Francis Lefebvre rappelle
que la cour de cassation a débouté l'Ordre des Pharmaciens qui
tentait de faire prévaloir leur monopole pour la livraison de
médicaments à domicile
"il y a fort à parier que les commissaires-priseurs connaitrons
le même malheureux sort que les agents de change parisiens il y a
20 ans" Philippe Chalmain, les Echos
De même, le marché aux plantes d'Aalsmeer aux Pays Bas fait
maintenant de plus en plus "l'économie" des grossistes
étrangers pour s'adresser directement au client
final
A l'inverse il faudra sans doute que d'autres, nécessaires au
fonctionnement de ce nouveau marché voient le jour:
3.1.3.5.3 ...mais besoin de CONseil CONfiance: dans un univers de plus en plus complexe, la règle "des 2 CON"
l'Internet apporte en effet deux éléments nouveaux :
3.1.3.5.3.1 Davantage d'opportunités dans une monde plus complexe et en évolution rapide : un besoin de conseil
Le
nombre d'opportunités qui s'offrent à l'internaute comme au
marchand explose (placements financiers, achats d'ordinateurs,
stratégie d'exportation, ...)
Les problèmes deviennent plus complexes, ils ont donc besoin de
CONseil.
Charles Schwab,
www.eshwab.com courtier
électronique notablement plus cher qu'e-trade, a néanmoins
encore aujourd'hui davantage de clients car il a basé sa
stratégie sur le conseil : 75.000 appels par jour sont traités
par reconnaissance vocale VOXML (standard voix) avec un système lui
permettant de reconnaître 15.000 noms propres et pour les
problèmes plus complexes ses conseillers "physiques" sont à la
disposition du client.
Le développement du niveau de complexité, l'évolution
toujours plus rapide de la Net-économie et l'obligation de prendre
rapidement les décisions nécessitent conseil et expertise.
De très nombreuses start-up se sont lancées sur ce créneau
pour offrir aux clients de s'y retrouver dans des offres surabondantes et de
plus en plus sophistiquées:
Prenons simplement :le téléphone: il y a 5 ans un seul
opérateur offrait un seul tarif, aujourd'hui si les prix ont
drastiquement baissé, pour trouver l'offre la plus adaptée il
faut comparer (en faisant éventuellement des simulations) des dizaines
de propositions venant de dizaines d'opérateurs Comparatel
www.comparatel.fr s'est
créé sur ce nouveau besoin
C'est un des domaines où se créent le plus d'emploi
qualifiés dans la nouvelle économie qui se met en place (en
particulier dans le cadre des Call Centers
voir page
131)
Pierre Alzon de Dégriftour
www.degriftour.fr souligne
que ces récentes évolutions l'ont conduit à
"réhumaniser" son contact client car devant la multiplication des
options, si les processus administratif peuvent être automatisé,
le conseil personnalisé est de plus en plus nécessaire : son
entreprise qui comptait 4 personnes lors de son démarrage avec le
minitel en compte 250 aujourd'hui
Au niveau des entreprises on assiste à un double
phénomène:
Internet est bien entendu, là encore un précieux outil
eQuesto
www.equesto.com mettant en
relation les professionnels avec des experts dans différents domaines:
Informatique, Ressources Humaines, Droit, fiscalité,...)
le cabinet d'avocat Clifford Chance a mis en place un service "Next
Law" accessible par abonnement par ses clients "le client fait une partie
du travail de son côté et se retourne vers nous pour des questions
plus ciblées"
Le Cabinet Allen&Overy offre avec "New Change" une "deal
room" en ligne ils établissent par exemple le contrat a partir de
documents type sous la supervision de l'avocat
Avec "Documents" il va un pas plus loin en permettant à ses
client d'élaborer eux-même les actes juridiques dont ils ont
besoin: 400 modèles type d'actes ont été
décomposés en clauses modulaires, un logiciel étant
chargé de les assembler et de veiller à leur
intercompatibilité. Les avocats du cabinet peuvent ainsi concentrer
leurs onéreuses intervention là où ils apportent une
véritable valeur ajoutée
de cette double évolution est né un besoin de conseil qui a
donné naissance à une floraison de cabinets individuels à
côté des Big Five (nourri à la fois par les anciens membres
des états majors de grands groupe mais aussi par des jeunes qui
apprécient la liberté et la richesse de ce métier)
parmi les nombreuses initiatives prises dans ce domaine notons
3.1.3.5.3.2 L'éloignement du client et du fournisseur et la nature virtuelle de leur contact pose à l'un comme à l'autre un problème de CONfiance.
Claire Kent de Morgan Stanley déclarait aux Echos "les
faussaires opèrent déjà sur quelques 5000 sites
dispersés sur Internet"
Le rôle des "tiers de confiance", au sens propre du terme,
est donc essentiel pour les deux parties (Il s'agit bien ici d'un "tiers" en
qui les deux parties ont confiance et non, comme dans la réglementation
de 1996 sur le cryptage, d'un tiers dans lequel seul l'Etat a confiance).
Ceux-ci peuvent intervenir
pour des produits destinés au grand public (livres, musique,
gastronomie, logiciels, électroménager,...), des
organismes de référencement voient progressivement le jour
dans la plupart des domaines et constituent de véritables "guides
Michelin" pour les consommateurs
Real Estate directory (
www.onramp.net/inred)
donne une appréciation des sites consacrés à l'immobilier
à l'aide de pictogrammes qui transposent les "toques" des guides
gastronomiques
C'est ce que fait aux USA le site
www.truste.org qui appose son
label "TRUSTe"sur les sites qui respectent sa charte (Excite, Disney,
IBM, Intel, ...), BBB on line ou ICSA
www.icsa.net, SGPD en Espagne
Web Trust, originaire du Canadaest en cours d'adoption par les
commissaires aux compte et experts comptables européens (qui en seraient
l'autorité de certification, Certplus étant son opérateur
technique): coût : 1400$ plus les honoraires pour la mise en place du
label
Dans le domaine de la pharmacie la National Association of Board of
Pharmacy a lancé un programme de certification pour les pharmacies
virtuelles qui viennent de faire irruption dans les circuits de distribution
des médicaments
En Europe franceplus,
www.franceplus.com
filiale de l'anglais Continental Network Solutions, avec son label Fbusiness et
fin 1999 en France Labelsite &n sous l'égide de la grande
distribution et de la VPC
Signalons ici le projet très intéressant initié par un
ingénieur de l'AFNOR (Marcel Deturche) et repris par
l'AFAQ (
www.afaq.org) visant à
créer un tel label : le projet est actuellement à
l'enquête. Bien évidemment à terme ce label n'aura du sens
que s'il est reconnu au moins au niveau européen.
Citons également les mutuelles d'achat
Netmarket.com
www.Netmarket.com
(ex-Comp-U-Card) qui, pour un abonnement faible quelquefois pris en
charge par la banque au titre de cartes bancaires "privilège", propose
des produits "éprouvés" aux clients : 65 millions
d'abonnés dont 63 millions aux USA, 1 million d'articles sur site
Internet depuis juillet 1997. CA de Comp-U-Card: 2,3 Milliards $ ;
cotation boursière : environ 11 Milliards $.
Des mutuelles comme la CAMIF ou des entreprises comme la FNAC
(qui ont développé des sites de bonne facture:
www.camif.fr ou
www.fnac.fr ne pourraient-elles
pas se donner des ambitions de cette nature ?
On peut espérer que sous la ferme impulsion du groupe Pinault, maison
mère de la FNAC, celle-ci décolle véritablement: le rachat
de Alibabook
www.alibabook.com
, la création de FNAC-net, fournisseur d'accès
gratuit et la décision d'investir 200MF dans ce domaine devrait
permettre un véritable décollage.
La CAMIF de son côté génère chaque mois 1,2
MF de chiffre d'affaire soit pratiquement le montant de toute l'année 98
(trois catalogues en ligne, petits prix, nouveautés, baisses en direct,
catalogues spécialisés, vente d'ordinateur à
crédit,...)
Gencod
www.gencod-ean.fr qui
gère les "code barre" de tous les produits vendus en grande surface et
qui constitue actuellement, dans la logique de son activité, un
catalogue normalisé de produits destinés aux acheteurs de la
distribution: ceci concerne 20 000 PMI.
De la même façon les communautés d'acheteurs jouent ce
rôle, pour les industriels qui ont réussi à se faire
référencer, vis à vis de leurs membres.
En France SecurAchat
www.securachat.com joue
un rôle similaire et a signé des partenariats avec les principaux
sites de vente aux enchères entre particuliers
Equifax
www.equifax.com
vérifie la solvabilité des individus et ses services seront
proposés à tous les vendeurs faisant appel à e-bay (voir
plus loin).
e-secure propose une assurance contre une utilisation frauduleuse de la
carte bancaire ou les incidents de transport.
http://www.bull.fr/securinews/courant/e-secure.html .
Fia-net &&w avec AXA Courtage garantit les clients des
sites qu'il labellise contre fraude et aléas de livraison
http://www.journaldunet.com/99juin/990626fianet.shtml : elle assure le
tiers des sites français pour une prime allant de 0,2 à 0,8% du
chiffre d'affaire
Enfin et surtout l'année 2000 a été marquée par
l'arrivée de la Coface sur ce marché de la
Confiance : le lancement de @rating lui a permis d'un seul coup de
doubler son cours de bourse: c'est dire si l'attente du marché
était forte pour ce type de service couplant notation des
créances, système d'alerte pour les "credit managers"
et assurance crédit pour l'e-commerce
@rating est une transposition sur le Net aux créances commerciales de la
logique de notation développée sur les marchés financiers.
La Coface a développé un outil qui suit en permanence 33
millions d'entreprises dans 140 pays
il en coûtera 300$ par an pour se faire noter (accès libre aux
notes a
www.cofacerating.com ,
la coface s'engageant à agréer automatiquement l'assurance des
débiteurs notés, @rating pourrait devenir un standard de
l'e-commerce et 13$ pour mettre sous surveillance une entreprise
les Market Places représentent évidemment une cible de choix, la
Coface souhaitant se positionner en "chambre de compensation en se proposant
d'assurer le vendeur (600$)après avoir noté l'acheteur (250$)
en association avec Gemplus et les Banques populaires elle a
lancé une carte couplant l'identification du porteur et son habilitation
à réaliser la transaction avec le système @rating, les BP
intervenant comme intermédiaire de confiance pour le paiement,
permettant ainsi de réduire les coûts de la chaîne paiement
facturation interentreprises
en association avec TradeCard elle se positionne enfin sur la
sécurisation des paiements en ligne par carte (B to B)
Euler également introduit en bourse début 2000 a
manifesté une stratégie Internet plus hésitante ce qui ne
serait pas étranger à l'évolution décevante de son
cours de bourse. Lui aussi vise les transactions effectuées sur les
places de marché. il prévoit également de vendre en ligne
des contrats d'assurance crédit simples pour les petites PME
(directement ou à travers des portails financiers)
L'Etat peut lui aussi jouer ce rôle de référenceur dans
certains domaines, comme l'a fait le Secrétaire d'Etat au commerce
extérieur en labellisant "exportateur sur la toile" des sites de
qualité professionnelle (bilingue, vivants, interactifs, riches
d'information,...) de même le domaine France.fr pour
l'information de référence de toute nature sur notre pays.
De ce point de vue un site en "tm.fr" apporte déjà comme garantie
la possibilité pour le client de bénéficier de la
protection des lois françaises ce qui n'est pas toujours certain pour
les sites en ".com" et les controles effectués permettent normalement
d'être certain de l'existence de l'entreprise et de son identité
Notons toutefois que d'après Internet Actu pere-noel.fr aurait
acheté le nom de son concurrent Abcool.com en ".fr" et le site pirate
abcool.fr renverait vers le site de pere-noel.fr!
L'émergence de nouveaux intermédiaires (Internet "classe
affaire", galeries marchandes, mutuelles d'achat, caution mutuelle des
fournisseurs par catalogue commun ou référencement croisé,
certificateurs d'origine, serveurs de clefs de cryptage, assureurs juristes ou
investisseurs spécialisés...) seront sans nul doute
complétés par d'autres initiatives : il faut, surtout à
l'international, d'une façon ou d'une autre des structures de
référencement reconnues qui permettent une certaine forme de
certification, de sérieux ou de qualité.
Les organes de régulation boursier font partie de ces
intermédiaires là
CONseil et CONfiance sont dans cet univers COMplexe les deux missions
majeures des nouveaux intermédiaires
"un distributeur de voyage ne produit rien d'autre que de l'information, du
conseil, de la garantie et de la sécurité" déclarait
Emmanuel Guirado, DG d'Havas Voyage aux Echos
La création d'une marque forte est pour les grandes entreprises
une solution pour créer cette nécessaire confiance mais il s'agit
là d'un investissement considérable au niveau international et
qui n'est que rarement à la portée des PME
Le site
www.dowjones.com
référence 2.000 sites identifiés comme source
d'information financière fiable et Bruxelles envisage de
créer un registre du commerce européen
www.ebr.org pour donner une
information officielle et fiable sur les e-commerçants.
La poste, en partenariat avec Netscape et une start-up Axenet
www.axenet.com ont annoncé
leur intention de se lancer sur ce créneau
Les Market Places, c'est une de leurs fonctions essentielles, apportent
une garantie de sérieux pour les fournisseurs qu'elles
référencent : sur FoodsTrading, place de marché
consacrée aux produits frais par exemple chaque utilisateur doit pour
pouvoir adhérer être certifié et sa
crédibilité financière être garantie par la Coface
par @rating (voir plus loin)
I-escrow
www.iescrow.com intervient
dans les ventes aux enchères : cette start up garantit
l'honnêteté et le bon déroulement de la vente en
étant le dépositaire des fonds pendant que l'acheteur s'assure de
la conformité de l'objet reçu.
3.1.3.5.4 "De nouvelles chaînes de valeur vont se créer éliminant au fur et à mesure les anciennes"13(*): les infomédiaires
Ceux que
l'on appelle les " Market Maker " ou
" infomédiaires " prennent de plus en plus d'importance
dans les transactions électroniques.
Leur rôle est de permettre à un groupe dispersé d'acheteurs
de se mettre en relation avec un groupe organisé de vendeurs dans des
marchés de niche.
Le Market Maker offre un système commercial de mise en relation
neutre et transparent.
Selon le Gartner group le nombre d'infomédiaires devrait passer de 300
aujourd'hui à 1 000 fin 99.
3.1.3.5.4.1 faire gagner du temps et de l'argent aux clients
Les
robots d'achats ne fonctionnent convenablement que pour des biens relativement
simples pour lequel le prix est un élément déterminant.
Dans des domaines plus complexes notamment dans le B to B la comparaison des
offres nécessite une bonne connaissance du métier et à
conduit à l'émergence d'intermédiaires
spécialisés sur certains marchés.
Techspex
www.techspex.com et
dans une moindre mesure Hexapodes
www.hexapods.com disposent
d'immenses bases de données sur toutes les machines outils et
permet à partir d'un seul site de comparer l'aptitude à l'emploi
et les prix de plus de 5.000 machines. Ils proposent également les
offres promotionnelles des constructeurs et des liens vers les sites marchands
Les visiteurs accèdent gratuitement au site sous réserve de
s'enregistrer. il dispose en outre d'un partenariat avec Machine Tool
Finance Group
www.usbank.com qui
répond dans la journée aux demandes de crédit ne
dépassant pas 250.000$
e-loan
www.eloan.com , fondée en
1997vous permet de trouver le meilleur taux d'intérêt pour vos
crédits hypothécaires, économisant les
intermédiaires (1500$ par prêt) et, en faisant jouer la
compétition entre une centaine d'organismes de prêt, il fait
économiser de surcroît 0,75 points sur les taux obtenus.
Il fait des prévisions sur l'évolution des taux , prend en compte
la fiscalité et votre profil de risque
Il peut également vous prévenir automatiquement (push)
lorsqu'une offre correspond aux conditions que vous avez fixées ou
lorsqu'un refinancement de votre prêt en cours peut
s'avérer intéressant
Avec une perte de 11M$ en 1998 pour un CA de 6,8M$ l'entreprise est
valorisée 400M$
E-loan doit prochainement s'installer en Europe en partenariat avec le
groupe Arnault
Chemdex.com
http://www.chemdex.com a
réussi à agréger sur son site les offres de centaines de
vendeurs de produits de recherche du secteur chimique. Son site offre en outre
des informations Techniques et Scientifiques extrêmement riches sur le
secteur, ce qui lui a permit de devenir la référence pour le
chimiste américain
Wine Buyer
www.winebuyer.com prépare
pour la fin de l'année un site destiné aux restaurateurs, aux
hôteliers et aux marchands de vin leur permettant d'optimiser leurs caves
Carreer Builder
http://www.careerbuilder.com
qui travaille pour un millier de sociétés permet la
conclusion d'un million de contrats de travail par mois : le prix de
revient à l'embauche est passé de 8000$ par les voies
traditionnelles à 900$ par son canal (étude gartner group).
Acced Multimedia
www.acced.com destiné aux
acheteurs des grandes surfaces rassemble depuis le printemps 1999 les offres
d'une dizaine d'entreprises européennes (bagages, vêtements,
parapharmacie,...). Il se rémunère en prenant une commission sur
les commandes
Leur valeur ajoutée est d'autant plus importante que le secteur est
traditionnellement opaque. (comme les voiture avec Autobytel)
3.1.3.5.4.2 l'émergence brutale début 2000 des "market places dans tous les secteurs professionnels
Avec la
mondialisation les entreprises se recentrent sur leur coeur de métier et
sous-traitent (ou achètent) une part de plus en plus importante de leur
production (70% par exemple pour Renault). Leur compétitivité
repose donc chaque jour davantage sur leurs achats, vecteur d'innovation,
de qualité et de "compétitivité prix"
Il convient donc de rechercher de nouveaux fournisseurs à travers le
monde le "sourcing" (en ayant des garanties sur leur sérieux tant sur le
plan technique que financier) et de les mettre en concurrence pour obtenir les
meilleurs prix
Trade-Match.com
www.trade-match.com
s'est spécialisé sur ce créneau du "sourcing". Il
travaille sur une base de 450.000 fournisseurs européen et avec son
équipe de 30 spécialiste se porte fort de générer
une économie de 60% du temps d'administration des achats, une baisse de
40% des coûts d'appel d'offre et de 10 à 30% du prix des achats
Inversement pour le producteur il s'agit de trouver de nouveaux clients au
delà des frontières connues sans avoir à financer des
coûts exorbitants de démarchage
L'impératif de vitesse implique que la mise en compétition par
des enchères descendantes des fournisseurs intéressés
puisse se réaliser dans des délais très brefs et
à des coûts les plus faibles possibles. Le faible
coût, la réduction des taux d'erreurs, la fluidité et
l'efficacité des transactions deviennent des éléments
essentiels pour la compétitivité de toute la chaîne de
production
Enfin, dans la plupart des marchés les règles administratives
(sécurité, normes, environnement, fiscalité,...)
diffèrent selon les pays : les deux cocontractants ont besoin de ce fait
d'informations riches et à jour dans ces domaines:
Les carrefour d'affaires trouverons sans doute une large part de leurs revenus
dans de multiples services à valeur ajoutée à coté
des abonnements et des commissions sur transaction. Notons en particulier les
services dans le domaine de l'assurance (Coface @rating par
exemple), du financement (Citigroup propose avec
FinancialSettlementMatrix.com une panoplie de services financiers et une
chambre de compensation) ou de la logistique
Tous ces éléments ont conduit progressivement à
l'émergences d'intermédiaires prenant en charge les uns ou les
autres de ces aspects (voir le § précédent). En 2000 ce
fut l'explosion des initiatives: chaque secteur professionnel a vu
émerger plusieurs initiatives, parfois plus d'une dizaine (aux US on en
compte plus de 500 et on en attend plusieurs milliers en 2001): Forrester
Research estime que d'ici 2004 les flux transitant par celles-ci
représenteront 2.500 milliards de dollars, mais avec seulement
... 50 survivants en 2005
La réduction moyenne des coûts attendus pour les achats est de 12%
(General electric a par exemple réalisé à ce jour 234M$
d'économies sur un volume d'achat de 2,1 Mimmiards de dollars): reste
à définir le partage de ces marges entre les acteurs
Cette évolution s'est toutefois réalisée à une
vitesse telle que l'on peut parfois avoir des doutes sur la solidité de
certains projets dans un domaine aussi complexe et ou les sommes en jeu
dépassent souvent la centaine de milliards de dollars, les
"mammouths" se comptent par dizaines et les PME par dizaines de milliers. Il
n'est pas impossible que le syndrome du "first mover", le premier qui prend
l'initiative rafle tout, ait conduit à annoncer l'ouverture de services
encore imparfaitement ficelés
Ces Market Places concernent au premier chef les PME car il n'est pas
besoin d'être grand clerc pour comprendre que, par exemple parmi les
70.000 fournisseurs prévus sur Global Net Exchange il n'y aura
pas que des gros industriels. Elle pourront soit utiliser ces nouveaux moyens
réduisant les coûts d'approche et les aléas quant à
la solidité des nouveaux partenaires pour assurer leur
développement, soit elles pourront être balayés par des
concurrents dont elles n'avaient jusqu'alors même pas entendu parler. Il
convient de ne pas prendre de retard pour entamer cette réflexion
stratégique
C'est aussi un extraordinaire outil d'intelligence économique
permettant de voir les secteurs qui se développent et les
opportunités d'affaire, la compétitivité de son
entreprise. cela peut conduire à des réorientations
stratégiques
Les Echos citaient le cas de Turner Technologies qui a radicalement
transformé son activité pour devenir marchand d'équipement
de laboratoire après avoir participé incidemment à une
vente aux enchères de produits de ce type sur un des marchés de
Vertical Net
Des éditeurs de logiciels et des intégrateurs se sont
spécialisées sur le développement de "plates-formes
techniques" permettant une mise en oeuvre rapide de ces places de marché
3 leaders se sont imposés : Commerce One (coté 11
milliards de dollars)
www.commerceone.com
Oracle
www.oracle.com
et Ariba (38 Milliards)
www.ariba.com auxquels il faut
peut-être rajouter SAP
www.sap.com
et IBM
i2
www.i2.com (coté 30
milliards de dollars) spécialiste de la chaîne logistique est
également très présent.
Un site MP coûte entre 1M$pour le plus modeste et 250M$ pour le plus
ambitieux (comme Transora: 238M$)
La mise en place de ces market place aura également des
conséquences très profondes sur l'informatique des
acheteurs comme des vendeurs : en effet ces processus d'achat (e-procurement)
ne dégageront toute leur efficacité que si les systèmes
de gestion de l'acheteur et du vendeur sont interconnectés pour
supprimer toute opération manuelle lors de la transaction. C'est
aujourd'hui un des savoirs-faire majeurs des plateformes de market-places que
de savoir assurer au mieux possible des interconnections entre informatiques
incompatibles. Demain les systèmes d'information des entreprises seront
conçus à partir de l'impératif d'interconnection
Après cette phase d'émergence il paraît très
vraisemblable que les prochaines années verrons une concentration de ces
entreprises autour des concepts les plus adaptés et des
intermédiaires les plus crédibles
Un standard UMA (Universal MarketPlace) est étudié à
Stanford par BizBots pour interconnecter ces places de marché
On distingue trois type de market places
Dans le premier cas ce sont des indépendants, des "Market
Makers" qui ont pris l'initiative. pratiquement tous visent un
démarrage fin 2000, début 2001
Agroalimentaire: Foodstrading
www.foodstrading.com
pour les produits frais et surgelés (produits de la mer, fruits
et légumes) créé par Jean-Jacques Mennillo (cabinet
conseil AMI) en partenariat avec des sociétés de contrôle,
de logistique et d'assurance et avec l'appui de Gustave Leven intervenant comme
Business Angel. Une augmentation de capital de 110MF est prévu pour
financer les développements à l'international,
Worldoffruit est son pendant en Irlande, créé par Fyffes
un des 5 premiers négociants mondiaux du secteur créé en
1888, pour les Céréales c'est Cigrex,
www.agriflow.com
lancé par le trader britannique Agroceres et pour les tomates
Tomatoland
www.tomatoland.com (un
marché de 13 Milliards de $).
Distribution: Equadis.com
www.Equadis.com lancé
par 2 vendeurs auprès de centrale d'achat (Emmanuel Hauserman et
Bertrand Prezioso) a identifié 86.000 entreprises et leur propose de
décrire leurs produits dans une base structurée afin de faciliter
leur sélection par les distributeurs
achats généraux des entreprises: Mondus
www.mondus.fr a
déjà levé 17M$ et cherche à en lever entre 50 et
100. Il compte déjà plus de 10.000 acheteurs et fournisseurs
Dans la même logique, Buying-Partner.com
www.buying-partner,com,
Koobuy.com
www.kooby.com,
BidTheWorld,
www.bidtheworld.com
Marketo.com
www.marketo.com ,
Achatpro
www.achatpro.com ou
Industrysupplier.com créé par Pierre Cuny vise les
fournitures aux entreprises avec 25.000 références
sélectionnées chez 3.500 fournisseurs. Une levée de fonds
de 40MF a financé les premiers développements (base oracle)
Dans le textile c'est une petite société niçoise
qui a pris l'initiative Etexx
www.etexx.com a levé
46MF pour son carrefour d'affaire sur un marché de 115 Milliards d'euros
pour les "marchés de compensation": Ubarter.com
http://www.ubarter.com et
BarterTrust.com
http://www.bartertrust.com
offrent une place de marché (un constructeur automobile se fait par
exemple payer en café et souhaite récupérer du cash ou
l'échanger contre des tôles): ces échanges
représentent 64 Milliards de dollars rien qu'aux US.
Les espaces publicitaires avec Ad On Sale
www.adonsale.com
biens professionnels d'occasion : ProXchange.com
www.proxchange.com: il a
levé 230MF pour financer son développement (à son capital
europ@web et Didier Pinault Valencienne)
Meubles: HomePoint.com
www.homepoint.com et
RetailMetro.com
www.retailmetro.com,
anciens portails de vente aux particulier se sont recentrés sur des
places de marché
Industries du bois : Fordaq
www.fordaq.com,
spécialisés sur les panneaux et produits de sciage,
créé par 2 jeunes entrepreneurs belges
pièces industrielles et aux fabrications spécifiques:
DirectMarket.com se lance sur le modèle de SupplierMarket
www.suppliermarket.com
aux USA revendu 580M$ six mois après son lancement (marché de 1
900 milliards de dollars en europe) correspondant à 48 secteurs
industriels: sélection et labellisation des compétences des
fournisseurs, organisation des négociations sur les
spécifications, enchères inversées. Gains
espérés 5 à 35% sur le prix d'achat (en plus de la
réduction du cout administratif)
Sourcing Park créé par Paul de la Rochefoucault se
spécialise dans la pièce à façon pour fabricant de
machines lourdes
Cemia
www.CEMIA.com
créé par trois jeunes ingénieurs de Valencienne pour la
sous-traitance mécanique
Chimie: E-chemical propose de surcroît facilités de
paiement et logistique, Chemdex
www.chemdex.org (maintenant
Ventro
www.ventro.com) s'est
spécialisé sur les petits produits pour la recherche en chimie et
en biologie (plusieurs centaines de milliers de références),
CheMatch
www.chematch.com
organise des enchères dont il assure l'anonymat. il en va de
même pour ChemConnect
www.chemconnect.com
actuel (mai 2000) leader du secteur
Ils ont été rejoint par FobChemicals
www.fob.com/fobchemicals.asp et on compte maintenant une quinzaine
de places de marché, sans compter les sites propres des fabricants
(lycra.com, corian.com, Basf, Bayer(qui compte 70
à /80% de ses plastiques en ligne à 5 ans) et de multiples
indépendants (comme SciQuest
www.sciquest.com
coté 2 Milliards de dollars)
En Europe Philippe Corcos, ancien du CEA vient de créer
CortecNet.com
www.cortenet.com (50.000
produits). Les professionnels du secteur comptent sur un montant de
transactions effectives sur le Net de 180 Milliards de dollars en 2003
Energie : EnronOnline.com
www.enrononline.com
Electronique: Consumer Electronics, distributeur allemand, N°1
européen a créé le Virtual Chip Exchange
www.virtualchip.com
dès 1999 et sa capitalisation frôle le milliard d'euros
Informatique :Prestataires.com
www.prestataires.com
Télécoms: Tradingcom
www.tradingcom.fr start up
s'attaque au trading de minutes de télécommunication et de bande
passante (un marché estimé à 3,5 milliards d'euros pour
l'Europe
BTP: Build-Online start-up Irlandaise cible le monde du bâtiment
et a réussi à lever 16M$ pour financer son projet. Objectif
affiché: une réduction des coûts de 23% et des
délais de construction de 15% "la construction d'un bâtiment est
un processus très complexe qui peut faire intervenir au total plus d'un
millier d'acteurs, Eu-supply
www.eu-supply.com
start-up suédoise propose aux entreprises de BTP son
système d'enchères descendantes associé à une riche
documentation technique et réglementaire
Métaux: FreeMarkets
www.freemarkets.com et
Aluminium.com
www.Aluminium.com
opèrent dans les métaux non-ferreux, PaperExchange
www.paperexchange.com
dans le papier, eCredit
www.ecredit.com dans le
financement, MetalSite
www.metalsite.com et
e-STEEL
www.e-steel.com dans l'acier
Electricité : initié par Scottish Power 12
électriciens européens (dont Edf) ont décidé de
créer une société pour leurs achats hors courant
électrique (30 milliards d'euros): objectif, une économie de 10%
Hôtels : PurchasePro.com
http://corp.purchasepro.com
, Hsupply.com
www.hsupply.com tentent de
s'imposer sur un marché de 50 Milliards de dollars à
côté de market places montées par les groupements de
grandes chaînes
Finance: Bfinance
www.bfinance.fr permet de
lancer des appels d'offre sur les achats de produits
financiers(monétaires, diversifiés, fonds dédiés,
affacturage, lignes de crédit, ...)
VerticalNet
www.verticalnet.com
cette start-up valorisée 20 milliards de dollars début 2000a fait
son métier de créer des communautés virtuelles par
secteurs d'activité (56 professions en 2000), la "place de
marché" en constituant un composant essentiel (plus de 3000
marchés virtuels avec des dizaines de milliers de participants).
Dans le second cas, le plus significatif aujourd'hui ce sont les principaux
acheteurs qui ont créé une filiale commune (les COBAM
Coalitions d'entreprises "Brick&Mortar)
CPGmarket.com
http://marketplace.mysap.com/cpgmarket lancé par l'alliance
Danone-Nestlé-Henkel pour les produits frais (flux d'achat: 20
milliards de dollars, investissement 30MF , technologie SAP) objectifs:
diviser par un facteur pouvant aller jusqu'à 10 les coûts
administratifs des achats et une économie de 5 à 10% de leur prix
(sans compter la diminution du coût des stocks et des transports)
Transora.com,
www.Transora.com, le
projet américain qui réunit 49 industriels
(Procter&Gamble, Philip Morris, Coca-Cola, Pepsi, Heinz,
Cadbury-Schweppes, Unilever, Heineken, Gilette, Sara Lee,...) est 16 fois plus
gros : avec 350 milliards de dollars de puissance d'achat et 238
millions de dollars d'investissement de lancement. Son objectif affiché:
écraser les coûts administratifs et les stocks (économie
visée 1 à 10% du prix des achats)
GNX (Global Net Exchange)
www.GlobalNetExchange.com
est la plate-forme de la Grande Distribution crée par
Sears et Carrefour et à laquelle ont adhéré
depuis une dizaine de grands distributeurs (Metro, Sainsbury, Pinault Printemps
Redoute,...). Cette place "pèse" déjà 200 Milliards de
dollars de volume d'affaire et concerne70.000 fournisseurs.... Objectifs:
le "sourcing" (trouver de nouveaux fournisseurs), abaisser les coûts des
appros de 20 à 40%, les enchères, la coopération pour
l'innovation, la logistique, les services à valeur ajoutée
Sainsbury par exemple a indiqué avoir lancé mi-2000 une
enchère pour approvisionner ses 432 magasins en Mild Cheddar:
l'enchère dure 4 heures
WWRE (WorldWide Retail Exchange),
www.worldwideretailexchange.org le projet concurrent a
été initié par 17 distributeurs dont Auchan et Casino aux
côtés de Ahold, Tesco, K-Mart, plus gros encore (420
Milliards de dollars). Elle a un statut de société
indépendante
GMA avec General Mills, Kraft, Procter&Gamble,...
Covisint.com (ex tradeXchange)
www.Covisint.com
développé par General Motors, Daimler, Ford, et Renault-Nissan,
230 Milliards de dollars (Oracle et Commerce One).: objectif,
une économie de 1000$ par véhicule (réduction du cout
administratif d'approvisionnement de 90% qui mobilisent aujourd'hui 3.800
salariés). Les constructeurs attendent également grâce
à la fluidité de l'information une plus grande
réactivité en cas de dérive de la qualité (dans
cette industrie les rappels de pièces défectueuses
représentent des coûts financiers et en terme d'image
considérables):
Volkswagen a jusqu'alors décidé de créer sa propre
market place avec IBM, i2 et Ariba. L'économie totale estimée par
une Banque d'investissement et cité par Jens Newman membre du directoire
de Volkswagen l'économie peut aller jusqu'à 3.650$ par
véhicule
RubberNetwork.com
www.RubberNetwork.com
créé par Goodyear, Michelin, Pirelli Continental
et Sumitomo 50 Milliards de dollars d'approvisionnements annuels aura
le statut d'une société indépendante
Chimie : en réaction contre les initiatives prises par des
acteurs extérieurs à la chimie perturbant les relations
"cordiales" qui règnent dans la profession (qui a été
souvent au banc des accusés en matière d'ententes) ,12 chimistes
(BASF, BAYER, Atofina, BP, Amoco,Dow, Dupont, Mitsui, Rhodia,...) ont
annoncé pour début 2001 une market place de 400
Milliards de dollars. Ils ont créé pour ce faire une
société indépendante dotée de 150M$. objectif: pas
de baisse des prix (pas d'enchères) mais baisse des coûts
d'approvisionnement, meilleur suivi logistique, amélioration du SAV : il
s'agit d'une action défensive des gros industriels du secteur face aux
multiples initiatives indépendantes qui pèsent lourdement sur les
marges
IntercontinentalExchange ° pour le pétrole (TotalFinaElf,
BP-Amoco, Royal Dutch-Shell
BuyForMetal.com pour les achats de fourniture de la sidérurgie
MetalSpectrum
www.MetalSpectrum.com
(Alcoa, Reynolds,...) pour les métaux non ferreux
Aeroxchange
www.aeroxchange.com
rassemble 12 compagnies (Lufthansa, SAS, KLM, Northwest, Air Canada, Japan
Airline, Austrian Airlines, All Nippon Airways, Cathay, Singapore Airlines,...)
et Fedex. Elle sera développée par Oracle, 45 Milliards de
dollars d'approvisionnements annuels
Aéronautique: Air France, Américan Airline, British
Airways, Continental, Delta et United ont également annoncé leur
intention de créer une société indépendante pour
mettre en place une telle plate-forme (32 Milliards de dollars
devraient y transiter)
De leur côté les constructeurs (boeing, Raytheon,
Bae-System, Lockheed Martin ont confié à Commerce One le
développement de leurs Market Places Exostar
www.exostar.com
(fournitures militaires) et MyAircraft.com (civil
développé avec i2) représentant un courant d'affaire de
70 Milliards de dollars
Electronique: Compaq, HP, Gateway, Nec, Hitachi et 7 autres grands de
l'électronique ont annoncé la création d'une
société indépendante: objectif, une économie de 5
à 7% sur les achats sur un volume de 200 Milliards de dollars
de transactions
IBM a annoncé son intention de prendre une initiative similaire
avec une dizaine de partenaires sur les technologies Ariba et i2 avec un volume
de transactions qui se chiffrerait en "dizaines de milliards de$"
Ciment: e-cement.com
http://195.217.222.40/index.html à l'initiative de
Blue-Circle, Italcementi et just2clicks
Build-net
www.Build-net.com à
l'attention des constructeurs de maison (Lafarge) ainsi qu'une place de
marché pour les matériaux de construction avec Hanson,
Heidelberger et RMC
Constructeo.com
www.Constructeo.com
à l'initiative de GTM et Vinci(ex-SGE) vise également le
marché des matériaux mais il compte aussi offrir des espace pour
la conduite des chantiers (armoires de plan, suivi d'exécution,...)
Mais aussi les acheteurs publics: en Grande Bretagne le site OGC
est la centrale d'achat sur appel d'offre de l'administration
Dans le domaine de la Santé Ehospitalsystems
(marché estimé aujourd'hui à 60 milliards d'euros)
http://www.eHospitalSystems.com (technologie I2)
Un troisième cas enfin: c'est une coalition de vendeurs (bien souvent
à côté) de la plateforme achat
Les équipementiers automobile(25 sociétés:
Bosch, Delphi, Continental, Varta, Magneti Marelli, Valeo) ont
créé leur propre Market Place TecCom
spécialisée dans les pièces de rechange pour les
professionnels de l'automobile
Steel24-7.com
www.Steel24-7.com (Usinor,
Corus, Thyssenkrupp) pour la vente d'acier
Hôtellerie: ACCOR, Hilton, Bass, Granada-Forte et Whitbread d'un
côté, et Hyatt et Marioff qui possèdent 2000
hôtels (5 Milliards de dollars d'achats) d'un autre coté
(Avendra)ont mis en chantier leurs places de marché pour leurs
appros (les premiers y ajoutant une fonction de réservation des
chambres: le coût d'une réservation passant de 4,29$ à
quelque cents)
Le second cas de figure n'est pas sans danger car il pourrait conduire à
une cartellisation des achats clairement contraire aux règles de la
concurrence garantes d'un marché efficace
Dans les projets actuels les gros acheteurs se sont déjà
imposé un certain nombre de règles
Néanmoins ces questions qui ont brutalement pris une ampleur
considérable en 2000 (les marchés revendiqués par ces
market places sont de plusieurs milliers de milliards de $) ne sont pas sans
inquiéter les pouvoirs publics notamment au Etats Unis, berceau de ces
initiatives (lancement d'une vaste consultation publique aux US à
l'été 2000)
3.1.3.5.4.3 les mandataires de communautés : les "infomédiaires"
Un des
actifs principaux dans la Net-économie est en effet constitué
comme nous l'avons vu par les fichiers clients. Allant jusqu'au bout du
raisonnement, l'infomédiaire (nom proposé par John Hagel,
Harvard) : se propose comme mandataire de ceux-ci afin de gérer
pour leur compte ce patrimoine que représente leur "profil" de
consommation (qui leur est actuellement "dérobé" par les
cyber commerçants).
Cette organisation, n'est pas sans rappeler les fonds de pensions qui
créent une puissance de négociation considérable et
transforme une économie essentiellement vendeur-centrique en une
économie acheteur-centrique
chacun mesure aujourd'hui le poids des retraités californiens
dans le management des principales firmes mondiales ou, comme nous l'avons
récemment constaté, dans la restructuration du paysage industriel
et bancaire de notre pays.
En février 2000 s'est crée "l'Alliance pour les maladies
rares" qui rassemble 14 associations sur le modèle américain de
NORD (National Organization for Rare Disorders)
Pour connaître ce profil de façon précise, des logiciels
ont été développés: installés sur le micro
des clients ils analysent de façon détaillée leurs faits
et gestes afin de connaître leurs besoins et leurs centres
d'intérêt (ce qui nécessite une sérieuse
confiance vis à vis de l'infomédiaire !).
3.1.3.6 Des formes de vente plus sophistiquées : le softselling, la vente et les achats aux enchères, la brocante, les bourses, les "meta-marchands", le we-commerce
De
même qu'il existe des sites Zombie, plus ou moins luxueux, vous
trouverez des boutiques "zombie" avec quelques produits
présentés à la vente, un caddie et des modalités de
paiement sécurisées : vous avez tout, sauf l'envie d'acheter.
Pourquoi aller sur ce site ? Pourquoi y acheter alors qu'il offre souvent moins
de choix qu'une vraie boutique, que les prix sont plus élevés, le
transport aléatoire, le service après vente incertain ?
De fait, la déception est le plus souvent au rendez-vous chez ceux
qui se sont "fait installer une boutique de commerce électronique". Et
nous voudrions souligner ici le rôle particulièrement nocif de
sociétés sans scrupule (parfois très connues sur la place)
qui abusent ainsi de la crédulité de commerçants qui sont
ensuite durablement dissuadées de réfléchir plus avant
Le commerce est autre chose qu'un acte technique : il nécessite, sur le
Web comme dans le commerce classique 3 ingrédients essentiels :
séduction, information, négociation.
Les entreprises qui réussissent l'ont bien compris et nous allons
présenter quelques-unes des approches commerciales qui sont aujourd'hui
couronnées de succès.
3.1.3.6.1 Le "softselling": des sites pour se distraire ou trouver une information de référence
3.1.3.6.1.1 Des sites qui attirent, mais surtout qui retiennent: une qualité nécessaire sur le web, être "collant"
Pour
réussir sur l'Internet il faut d'abord attirer le client mais aussi et
surtout veiller à ce qu'il ne s'échappe pas... et faire en sorte
qu'il ait envie de revenir
Un mot qui revient en permanence dans toutes les analyses de site
"sticky".
le caractère "collant" du site est considéré comme
une de ses qualités principale: "The name of the game is
"stickiness", keep the eyeballs" est un slogan
entendu à chaque travée de l'Internet Fall de New York d'octobre
1999,
Ce slogan était appuyé par la distribution de force gadget de
goût douteux, comme des mains collantes ou des yeux
réalisés en matière visqueuses et qui projetés sur
un écran y restaient collés)
On pourrait tenter une francisation de ce concept en disant "faites un site
adhésif si vous voulez des adhérents"
La qualité "l'adhésivité" dépend
évidemment au premier chef de la qualité du service rendu et de
la richesse de l'information proposée
Elle implique également de nouvelles approches techniques comme
l'encapsulation afin qu'un lien sur un autre site marchand (par
exemple vers un cyberlibraire pour y commander un livre dont vous auriez
recommandé la lecture à votre visiteur- liens marchands
voir page
85) puisse se
réaliser à travers une fenêtre sans quitter votre
site: c'est une variante du lien marchand s'apparentant ici plus à
la "sous traitance" qu'à la publicité pour un tiers (qui dans ce
cas est "transparent pour le client)
Trois types d'approches commerciales semblent ici connaître un grand
succès aux États-Unis:
3.1.3.6.1.2 "labourez moins large mais plus profond", préférez "la part de client" à la "part de marché"
Plutôt que d'essayer d'augmenter votre part de marché
(market share) il peut apparaître plus rentable
d'acquérir une connaissance plus fine de vos clients actuels dont vous
avez déjà conquis la confiance afin d'être en mesure de
mieux cerner leurs attentes, de leurs vendre une plus large gamme de produits
et d'augmenter ainsi la "part" que vous occupez dans leur esprit
(mindshare)
"go deep better than wide" résume ainsi Marcel Legrand
VP de Monster.com
cette préoccupation a conduitau développement rapide
d'entreprises comme Siebel permettant une gestion beaucoup plus fine du
portefeuille client: le CRM, customer Relatioship Management
L'archétype de cette politique est amazon
voir page
77 :
3.1.3.6.1.3 Les sites visant l'achat "coup de coeur"
Les
sites les plus visités sont ceux qui n'ont pas une apparence trop
utilitaire et qui savent "offrir" une information riche ou du "fun"
(publicités divertissantes ou "advertainment"et qui permettent aux
visiteurs, grâce à des hyperliens, de se connecter à
d'autres sites susceptibles de les intéresser.
Ils savent offrir à leurs visiteurs un espace ludique: non seulement
quasiment tous proposent des concours ou des jeux gratuits (47% des joueurs
sont des adultes
www.idsa.com) , mais ils sont
eux-mêmes largement inspirés dans leur conception par les jeux
électroniques.
Voir aussi les loteries gratuites
page
83
L'attribution de "coupons de réduction" commence également
à se développer avec le ClickReward de Netcentives
www.netcentives.com (
voir page
84)
4 millions de joueurs fréquentent les sites de
jeux en ligne (gaming rooms ou game centers) fin 1998 (contre
1 million en 1997): ce sont les meilleurs endroits pour vendre des pizzas,
boissons gazeuses, chaussures de sport, chaînes Hi-Fi et
matériel informatique.
Une des plus connue est celle de Microsoft
www.zone.com ,
En France celle d'infonie réservée aux abonnés et celle de
France Télécom
www.goa.com qui rêve
d'internautes connectés pendant plusieurs heures d'affilée en
heure creuse (le "pic" du samedi qui commence à 15h se termine à
3h du matin...)
Parlant du site de jeu Gamelog
www.gamelog.com Cyril
Fiévet indique "le site est conçu dans une logique
d'entonnoir qui ramène vers une boutique de commerce, on attire pas avec
des boutiques, mais par le contenu offert"
D'après Jupiter communication les achats d'impulsion,
non "prémédités" représentent 23% du total
Cette offre trouve souvent comme contrepartie une demande de
s'enregistrer, ce qui permet de se constituer un fichier client (afin par
exemple de pouvoir leur faire parvenir ultérieurement, s'ils le
souhaitent, des informations sur les nouveaux produits ou les offres
promotionnelles):
Avec la démocratisation du web qui amène un public moins
éduqué ce type d'approche a tendance à se développer
C'est le modèle de base adopté par les "Portails"
d'accès au web, qui vous offrent gratuitement des informations de
presse, la météo, des jeux, des e-mail gratuits, des cotations
boursières, des contenus d'intérêt local, des ventes aux
enchères, des moteurs de recherche et des annuaires, un soutien scolaire
pour les enfants...et même aujourd'hui des accès internet gratuits
C'est ce que les Américains appellent le Softselling par opposition
aux méthodes agressives de vente: Un certain nombre de consommateurs
fuient en effet comme la peste le vendeur "sangsue" dont l'exemple typique est
le concessionnaire automobile américain (qui pratiquent ce que l'on
appelle le hardselling)
Au-delà des sites pour adultes où, comme le remarque l'Atelier de
Bnp-Paribas, "ont démarré pratiquement toutes les innovations
techniques et marketing avant de s'étendre au commerce
électronique traditionnel et où chose curieuse les
Français ne sont pas à la première place", les
produits les plus vendus sur ces sites sont ceux qui correspondent à des
publics "passionnés" : musique, livres, sport, paris sur les
courses, jeux électroniques, objets de collection, gastronomie (et tout
particulièrement dans le domaine des vins),...
le site de MBK
www.integra.fr/mbk
où les scooters réalisent des prouesses virtuelles ou celui
d'Alka-Seltzer qui offre une abondante information sur le sport
En France "Place du Vin" (
www.placeduvin.com)
paraît un exemple intéressant : elle propose à
côté de ses 30 boutiques une abondante information sur l'histoire
du vin, sa géographie, des articles de fond et des rubriques
d'actualité, une rubrique touristique, des petites annonces, des
conseils pratiques, un forum,...il en va de même pour ChateauOnline
http://www.chateau-online.fr
qui vise la place de leader européen
Le World Wine Web
www.winevin.com est aussi
une initiative intéressante
Ce peut être également des sites qui présentent une
région, son histoire, sa géographie, sa culture, qui offrent
des forums de discussions :
Ces sites, qui ont vocation à devenir le point de rendez-vous de tous
ceux qui s'intéressent à la région peuvent devenir l'
"écrin" dans lequel sont proposés les produits fruit de
l'histoire et de la culture de la Région : artisanat, bijouterie,
arts de la table, gastronomie, musique, ... mais aussi hébergement sur
place location de voiture, réservation de place pour les spectacles.
Le site des Cathares
www.cathares.org fruit
d'une initiative privée individuelle, qui a réussi aujourd'hui,
à drainer une audience considérable, de par sa richesse
culturelle, s'oriente aujourd'hui dans cette voie.
Le Chef cuisinier Christian Berluti propose dans sa boutique "Pebre
d'Aze" à côté des produits du terroir ses recettes et
répond à toutes les questions culinaires
www.abanastes.com
3.1.3.6.1.4 Les sites qui s'adressent à des acheteurs recherchant le meilleur rapport qualité - prix
L'acheteur potentiel est à la recherche, dans ce cas, toutes
les informations lui permettant d'éclairer son choix et Il est
particulièrement sensible aux sites qui lui offrent
Outre les 40.000 références qu'elle propose (médicaments,
matériel d'officine,...) elle offre une bibliothèque
scientifique riche d'un million de page. Pour l'accompagner dans cette
aventure, le Docteur Patrick Guérin a trouvé l'appui de
Financière de Rotschild, Gazéo, Partech et Advent Venture pour
l'accompagner dans son développement Français et
Européen
Les fabricants d'outils et de matériel de second oeuvre peuvent
présenter leurs produits dans des stands virtuels
Il offre également à ses visiteurs l'hébergement de pages
personnelles sur un thème de bricolage qui leur est cher (la culture du
bonzaï par exemple)
Virgin Clothing vous permet de faire des essayages des vêtements
qu'il propose grâce à un mannequin électronique
www.virgin-clothing.co.uk
. de même pour les Galeries Lafayette à l'occasion
de Noël 99
une visualisation précise et détaillée du bien
considéré Show Before vous permet de visiter pièce
par pièce l'appartement qui a retenu votre attention
www.showbefore.com
Autobytel
www.autobytel.com,
créé en 1995 par Peter Ellis, concessionnaire automobile
mis en faillite par la crise du secteur au début des années 90
vous offre ainsi de mettre en concurrence, à côté des
concessions automobile (en informant le client du prix payé par celui-ci
au fabricant), les assureurs et les fournisseurs de crédits à la
consommation.
Sachant les écarts de prix actuellement pratiqués sur le
marché européen, qui sont supérieurs à
20% chez tous les constructeurs (à l'exception d'un seul),qui
dépassent 40% sur 22% des modèles et qui atteignent 54% pour la
VW Polo (étude de la commission européenne de février
1998) on imagine la révolution qu'apportera ce type d'opérateur
Autobytel vient de lancer son site en Angleterre et sa base
européenne se met en place à Amsterdam en 2000.
Volkswagen interdit à ses concessionnaires de travailler avec lui
mais il paraît peu probable qu'il puisse longtemps résister
à une entreprise capable d'apporter 1 million de dollars par heure de
ventes à ses partenaires en supprimant des rigidités
artificielles apportées à la concurrence.(rappelons que le
régime dérogatoire des concessions exclusives pour l'automobile
expire en 2002)
De même Insweb
www.insweb dans
l'assurance ou Furniture
www.furniture.com dans le
meuble
Dans le domaine médical quelques sites majeurs sont en train
d'émerger également
voir page
62
L'idéal pour un site est de devenir la référence
dans son domaine et d'être régulièrement consulté
pour la richesse et la qualité des informations offertes. Ceci rejaillit
fortement sur l'image de l'entreprise et de ses produits, et à terme sur
ses ventes par une fidélisation de la clientèle (on parle de la
"stickiness" du site, terme qui n'a pas encore trouvé son
équivalent: "capacité à "scotcher" le client"?)
Aux USA les agents immobiliers comme BestAgent (
www.BestAgent.com) ont
fait un effort particulier dans ce domaine (contrats types, informations
légales, pièges à éviter, modalités de
financement, état du marché, information générale
sur la zone (écoles, aéroports, fêtes locales,...) Allant
même comme Century
www.century21.Santacruz.com jusqu'à la géologie et les
mouvements sismiques
Dans le domaine de la pharmacie c'est l'objectif que s'est fixé
Drugstore.com
www.drugstore.com: le
visiteur peut consulter la liste des médicaments et leur prix, lire les
notices d'information, s'informer sur les risques d'interaction
médicamenteuses, utiliser un moteur de recherche, Soma.com
www.soma.com offre en outre les
services d'un Call-Center ouvert 24h sur 24 et PlanetRX
www.planetrx.com
développe de nombreux thèmes d'information concernant
la santé
Les literies Simmons
http://www.cie-simmons.fr
offrent ainsi une riche information sur le sommeil et Damart
www.damartshop.com , la
météo à 4 jours sur plus de 50 villes
Il est bien clair que ce deuxième type de stratégie commerciale
est le modèle dominant dans le B to B, mais il en existe
également dans le B to C (comme le montre l'exemple
d'Autobytel (
www.autobytel.com) qui a
déjà commercialisé 800. 000 voitures en 1998 par ce moyen
pour 8 milliards de dollars
Bien entendu, dans certains cas il est difficile d'évaluer l'impact sur
les ventes de ce type d'investissement, mais beaucoup estiment qu'il s'agit
là, dans une optique de long terme de l'approche la plus intelligente de
ce nouveau marché.
En tout état de cause, ne pas être présent sur le Web avec
la richesse d'information voulue, vous écarte de la "short list" sur
laquelle se fera le choix final de ce type d'internautes. Or l'exemple
d'Autobytel montre qu'il s'agit là de clients aux revenus plus
élevés que la moyenne et qui achètent plutôt du haut
de gamme.
Celtifarm, PME Bretonne de 40 salariés,
spécialisée dans la pharmacie galénique, est en train de
s'imposer ainsi comme la référence incontournable dans son
secteur avec
www.celtipharm.com
portail de référence du B to B des pharmaciens et
vétérinaires (48% d'entre eux le consultent déjà).
"La Boîte à Outils" offre aux bricoleurs trucs et astuces
à travers une "bricothèque", ils peuvent consulter les
fiches conseil et les imprimer. Il leur offre également des forum pour
leur permettre de demander un conseil ou d'en apporter.
L'entreprise Airstar (
www.airstar-light.com
) à Poisat dans l'Isère 20 salariés, 20 MF de CA, dont 75
% à l'import vend de l'éclairage par ballons d'Hélium de
grands évènements sportifs ou de tournage de films (l'entreprise
a le tournage du "Titanic" à son actif): le logiciel de simulation
installé sur son site permet au client en jouant sur altitude, puissance
des lampes ou nombre de ballons de voir le rendu de telle ou telle option,
allégeant ainsi substantiellement le travail du vendeur.
Charles Schwab,
www.eshwab.com courtier
électronique, permet à ses clients d'accéder à 5000
gestionnaires indépendants, outre ses propres analyses il offre
l'accès aux analyses de ses concurrents et met à leur disposition
un logiciel d'analyse des stratégies d'investissement personnel
3.1.3.6.1.5 Des sites qui ne vendent un produit mais qui apportent une réponse globale au problème du client
Ces
sites permettent en général d'accéder à tout un
ensemble de produits et services de nature différente, mais concourant
au même objectif. Le client doit y trouver toute la gamme des produits ou
services nécessaires par exemple pour gérer un
déménagement ou l'achat d'une voiture: le fameux "one stop
shop"
Leur leitmotiv est : "more efficient, more convenient"
Springstreet.com (autrefois nommé
Allappartments.com) en fournit un bon exemple en fournissant tous les
éléments pour résoudre les multiples problèmes
posés par un déménagement.
@ aide à la sélection d'une offre à partir de
multiples critères (prix, localisation, proximité de services,
niveau de criminalité du quartier,...)
@ veille sur le marché (il vous prévient automatiquement
si une offre qui correspond à vos souhaits apparaît sur le
marché)
@ visite virtuelle de l'appartement (grâce à des photos 3 D
&&b il est possible de véritablement "visiter" le logement: voir
une démonstration de cette technique sur le site EVM Multimédia
http://evm.vr-consortium.comw)
@ prise de rendez-vous avec l'agent immobilier compétent par
"click & talk"
@ organisation du déménagement en ayant la
possibilité de mettre en compétition déménageurs ou
loueurs de véhicules
@ réfection de l'appartement en pouvant faire appel aux artisans
locaux
@ financement de l'achat et assurance
@ et même remplissage d'un certain nombre de formulaires
administratifs par exemple pour inscrire les enfants à
l'école.("Realestate process is paperwork intensive" Perry Morton
Vice President Homestore.com Aftel NY oct 1999)
@ il fournit en outre une véritable information de
référence sur tout ce qui concerne le logement
(problèmes techniques, administratifs, juridiques, financiers,...)
Aujourd'hui Springstreet.com offre 8 millions d'appartements
à la location et devient de ce fait quasiment incontournable. D'autant
plus qu'il fait maintenant partie du groupe Homestore.com qui contrôle
également realtor.com pour la vente de biens immobiliers,
homebuilder.com pour la construction neuve, Commercialsource.com
pour les biens commerciaux, Remodel.com pour la décoration et
l'ameublement,...
Selon NPD Online research
www.ndp.com
&&wnpd?(juillet 1999) 64% des internautes US à la
recherche de biens immobiliers se connectent sur des sites immobiliers
dont 7% ont débouché sur un achat (rappelons que le
marché immobilier US est de 7.600 Milliards de dollars)
Le montant des transactions initiées par internet est 50% plus
élevée que la moyenne (450.000£ contre300.000) les
délais nécessaires pour réaliser l'affaire sont
divisés par 2 et le nombre de visite préalables passe de 10
à 4
(Nota : comme autobytel il n'entre pas dans les statistiques du
commerce électronique car, bien entendu, la transaction ne se fait pas
en ligne et d'ailleurs comment la comptabiliser ? la commission touchée
par l' agent immobilier? le montant de la vente ou de la location ?)
Autobytel là encore mérite d'être cité car
outre la sélection de l'offre de voiture il assure également
l'assurance et le financement, la fourniture d'accessoires ainsi que la revente
de votre ancienne voiture.
En France AutoValley
www.autovalley.com
lancé en juillet 1999 avec son slogan "simplifiez-vous l'auto"
démarre sur ce modèle dans la région parisienne (cette
entreprise, comme business village est sorti des analyses de l'Atelier,
tête chercheuse de BNP-Paribas
www.business-village.fr
En partenariat avec le magazine auto-moto il vous offrira,
des réductions sur les prix (5 à 17%) des voitures
neuves (2.900 modèles avec un logiciel qui aide aux comparaisons) avec
en outre des promotions "coup de poing",
la possibilité d'acheter ou de vendre des véhicules
d'occasion
des prix "cassés" dans sa boutique notamment sur les GSM et
les autoradio
de nombreux services annexes comme l'assurance, le financement,
l'entretien (avec Euromaster)
une abondante documentation: résultats des essais sur
route, tourisme, sport automobile,...
des conseils juridiques, administratifs, apprentissage de la
conduite, mais aussi pour le montage pour votre autoradio ou pour l'entretien,
des logiciels de simulation: un module de calcul pour
évaluer son budget auto et choisir en particulier entre essence et
diésel, un autre pour optimiser vos itinéraires avec Michelin
des informations en temps réel comme l'état de la
circulation (avec un rafraîchissement des informations toutes les 3
minutes)
les nouveaux pharmaciens en ligne, ayant passé contrat avec les
assureurs prennent en charge l'ensemble des formalités administratives
et assurent le tiers payant
plus modestement C-mescourses (Casino)
www.c-mescourses.fr/recettesdecuisine.html propose des recettes de
cuisine et vous permet en 1 seul clic de commander tous les
ingrédients
Au-delà de ce premier rôle d'ensembliers ces nouveaux
intermédiaires connaissant mieux que tous les besoins de leurs clients,
définiront les nouveaux produits dont ils sous-traiteront
l'élaboration à des partenaires producteurs.
3.1.3.6.1.6 Un nouveau marché de gros: celui de l'information, la "syndication de contenu"
La
richesse de l'information nécessaire pour attirer, et surtout pour
retenir le client peut représenter une dépense hors de
portée du marchand
D'un autre côté des millions de sites produisent une information
de grande qualité peu consultée soit parce que ces sites sont mal
référencés (les moteurs de recherche peinent dans la
montée très raide du nombre de sites...), soit parce que les
informations ne sont pas librement reproductibles (problème des droits
d'auteur, d'acheter la petite quantité d'information dont vous avez
besoin sur des sites qui par exemple fonctionnent sur abonnement ou qui
nécessiteraient l'élaboration d'un contrat,...)
L'idée est donc venue à quelques sociétés de passer
des contrats d'achat en gros d'information et de construire des "filtres" en
fonction des besoins de leurs clients pour enrichir les sites de ces derniers,
en temps réel par des news, des vidéo "en ligne" avec les centres
d'intérêt des publics visés avec deux modèles
principaux
On voit ainsi apparaître une nouvelle forme de "Bourse de matière
première" permettant de rapprocher l'offre de la demande, ce que les
américains nomment la syndication de contenu (ce marché est
estimépar screaming media à 15 Milliards de dollars à
échéance 2003):
On imagine la puissance de cette idée lorsqu'on se rappelle que
contrairement aux matières premières habituelles le coût de
reproduction des données est quasi nul
Ce nouveau concept de syndication de contenu est dans notre pays doublement
handicapé par le fait que le français ne représente que 1%
de la production de contenu et que notre marché est substantiellement
moins développé que celui des anglo-saxons, mais à n'en
pas douter ce concept percera aussi chez nous dans le futur: qui saura se
positionner ? une première start-up européenne est apparue sur ce
modèle: nFactory
www.nfactory.com
Cette formule permet de résoudre très simplement pour le client
les problèmes de licence et de copyright
3.1.3.6.2 Les Meta-Marchands
De
même que les Meta-Moteurs mettent pour vous en compétition les
moteurs créés par d'autres, les Meta Marchands mettent pour vous
en compétitions les Marchands afin de vous permettre d'obtenir le
meilleur rapport qualité prix.
A Montpellier choix.com
www.choix.com (crée par
Claire Doussan et son père Robert après la
fermeture du précurseur que fut le Codec de Castelnau),
relève les prix de l'ensemble des hypermarchés de la ville et
vous permet ainsi de bénéficier de toutes les promotions de tous
les hypermarchés : quand vous passez commande ses acheteurs font le
tour des grandes surfaces (en moyenne 4 pour tirer parti des promotions) pour
composer votre panier et vous le livrent.
Le Picking permet un catalogue de 9200 référence, sans aucun
stock et, grâce aux cumul des promotions, un prix moyen plus faible que
les hyper eux-mêmes!: c'est la TPE qui est en mesure de peser sur les
prix des grandes surface comme autobytel vis à vis de l'industrie
automobile
Prochaine étape: la conquête de la capitale avec ses 400.000
internautes
Acheter-moins-cher
www.acheter-moins-cher.com et Promosoldes
www.promosoldes.com
sélectionnent les marchands les moins cher pour chaque type de produits,
Promofrance
www.promofrance.com et
Super-promos pointent sur les promotions de la grande distribution
Promoguide
www.promoguide.com quant
à lui se propose de recenser toutes les promotions et permettra (Push)
aux abonnés de recevoir les promotions concernant les domaines qu'ils
auront définis. (produit ? marque ? zone
géographique ? ...) le cas extrême étant
représenté par un site qui vous oriente vers les produits en
cours de lancement offerts gratuitement à la dégustation...
http://www.legratuit.com
http://www.club-internet.fr/guides/vie-quotidienne/gratuit/gratuit.phtm
http://www.gratuit-fr.com
http://www.topgratuit.com
en 0,39 secondes Google trouve 545.000 pages avec le mot clé
"gratuit"....
Kelmoney.com
www.kelmoney.com se
présente comme l'annuaire du gratuit ... voire du
rémunérateur pour l'internaute
Dans le domaine du livre des Meta-marchands font simultanément la
recherche sur tous les sites de librairie virtuelle (amazon, Alapage, 00h00,
BOL,...) et vous proposent le meilleur prix
Un des atouts, que les meta-marchands devraient conserver longtemps sur les
"robots d'achat" (shopbots
voir page
115), est la capacite à
apprécier la qualité du produit et du service associé
(conformité de la livraison, SAV,...) et à conseiller l'acheteur,
voire à livrer les produits
3.1.3.6.3 La vente et les achats aux enchères sur le Web, les brocantes, le we-commerce
Le
succès de ces méthodes de vente est tout à fait
spectaculaire : Internet est un outil extraordinaire de fluidification du
marché en offrant la possibilité pour un coût
extrêmement bas de confronter l'offre et la demande. Il permet de se
rapprocher ainsi des mécanismes de marché "parfait" dont
rêvaient nos économistes.
Aujourd'hui on estime que près de 20 % du commerce électronique
se fait de cette façon (sans même parler du domaine financier).
Plus de 150.000 produits sont mis en vente chaque jour dans 600 sites
professionnels (sans compter les innombrables petits sites). Keenan
Vision Inc de San Francisco prévoit 29% en 2002
Au-delà de cette rationalité économique notons
également la dimension psychologique : comme le rappelle un des leaders
du marché
"you don't buy the marchandise, you win it",
Tout est
organisé pour stimuler les instincts du chasseur, du "gagnant"
Un "chien de chasse" doté de beaucoup de flair comme l'agent intelligent
MySimon.com
www.mysimon.com &w
permet de dénicher l'objet de votre désir
Mais l'objectif est aussi d'en faire comme un marché physique un lieu
de rencontre, d'échange, de bavardage, de rendez-vous entre
personnes passionnées par les mêmes sujets.
3.1.3.6.3.1 La vente aux enchères: depuis "e-soldes" jusqu'à un marché majeur
Au
départ il s'agissait essentiellement de liquider des stocks de produits
à obsolescence rapide, typiquement des produits électroniques
(composants, ordinateurs, imprimantes,...) des places d'avion , des
séjours organisés ou des désistements sur des espaces
publicitaires, en quelque sorte des e-soldes.
Progressivement ce type de vente, devant le succès rencontré est
devenu une méthode de vente à part entière et l'on compte
déjà 150 sites ayant une activité significative
Outre-Atlantique (et sans doute plus de 10.000 de façon plus marginale).
Egghead
www.egghead.com le "Surcouf"
Américain, leader de la grande distribution de matériel
électronique a décidé de fermer ses 100 magasins pour tout
vendre sur le Web dont 50 % par vente aux enchères à travers ses
sites
www.surplusdirect.com
et
www.surplusauction.com
(il revendique 2 millions de clients)
Apparaissent même sur le Web des objets qui ne sont pas encore
commercialisés par d'autres voies: c'est une méthode pour
voir combien les clients sont prêts à payer, afin de
déterminer un "prix de marché" pour un produit nouveau.
La difficulté consiste à recréer tout à la fois la
fièvre d'une salle des vente mais aussi d'apporter climat de confiance
que peuvent créer ces vénérables institutions
Onsale
http://onsale.com un des principaux
acteurs avec 200 M $ de vente en 1998 et un taux de croissance de 20 % par mois
organise chaque jour 13.000 ventes auprès de 100.000 clients (sur les
800.000 enregistrés fin 98).
Les enchères démarrent pratiquement toujours à 1 $ :
l'expérience montre que la vitesse acquise par les enchères en
partant de bas conduit les joueurs qui se prennent au jeu, à franchir
plus fréquemment les limites raisonnables (voire même à
atteindre des prix supérieurs au prix catalogue, le cas extrême
étant des bons d'achat de 100$ adjugés jusqu'à 110$ par la
firme The Sharper Image), qu'avec un prix de départ
élevé.
Le montant moyen des achats est de 800 $, mais certaines ventes peuvent monter
à 1 million de dollars (une cargaison de boeuf "Taco").
Bien entendu si vous n'avez pas "gagné" Onsale sait ce qui vous
intéresse et ne manquera pas de vous signaler la prochaine vente qui
proposera des produits analogues.
Voir également par exemple le site
www.goinggoinggone.com
[14] créé par
Jean-François Drageon, un français installé aux USA ou
celui de southwest Auction (
www.webusa.com/usaweb/southwest) pour l'immobilier.
ubid
www.ubid.com organise des ventes au
rabais : les prix baissent et le premier internaute qui clique emporte la vente
WorthGuide.com
www.worthguide.com
exploite le résultats des ventes réelles pour déterminer
la valeur commerciale des produits
En Europe le principal opérateur est QXL (Quick Sell)
http://www.qxl.fr qui doit
s'introduire en bourse sur la base d'1 milliard d'euros (groupe Arnault et
vivendi sont présent à son tour de table)
Le portail Interauctionlist
www.interauctionlist.com fournit une entrée très
complète dans le monde des ventes aux enchères
En France le monopole jusqu'en juin 2000 des commissaires priseurs a
conduit à une démarche très timide se limitant en
général à une information sur les ventes,
Voir par exemple
www.auctionconsult.com
www.interauction.com
www.gazette-drouot.com
www.encheres.com
www.auctionvo.com ,
Me Tajan qui dirige une des principales études de
commissaires-priseurs, récemment rachetée par le groupe Arnault
en France a ouvert un site catalogue dès 1997, qui assure la promotion
des ventes ("softselling") et étudie la possibilité de
procéder à certaines ventes aux enchères de son
étude directement sur le WEB. (
www.tajan.com),.
le projet de loi mettant fin à 4 siècles de monopole (celui-ci a
été institué par Henri III en 1556) devrait permettre
l'essor de cette activité qui pour l'instant doit contourner la
réglementation des "ventes publiques aux enchères"
Notons surtout les organisateurs de voyages comme
Nouvelles Frontières (à partir d'octobre 98) : une
vingtaine de destinations à prix cassés chaque semaine quelques
jours avant la date de départ
http://encheres.nouvelles-frontieres.fr
Degriftour
www.degriftour.com (qui
vient d'être racheté par l'Anglais lastminute.com) dont les 100 MF
de CA sur Internet doivent beaucoup à son initiative dans le domaine des
ventes aux enchères.
Les organisateurs des ventes aux enchères peuvent travailler selon 2
méthodes :
La commercialisation de ce type de données est bien évidemment un
enjeu économique très important qui pose des problèmes
éthiques non moins importants.(le rachat du fichier pouvant
s'opérer en rachetant l'entreprise qui le possède: voir
firefly/microsoft...)
Progressivement tous les grands acteurs du Web proposent des ventes aux
enchères: Aol avec le concours d'e-bay, Yahoo!
http://auctions.yahoo.com
et depuis août 1999
http://encheres.yahoo.fr
, Amazon.com ...
Tout s'achète et se vend : liquidation d'inventaires,
produits nouveaux, produits rarissimes, pièces de
collection, produits d'occasion...)
La part la plus importante, bien que la moins visible de ce
marché est là encore dans le B to B :
On achète des machines
outils avec des "Slide Show Auctions" virtuelles où les
machines, grâce à la large bande qui se généralise
aux USA permet une présentation vidéo de qualité de la
machine mise en vente: voir le site de Floorspace
www.floorspace ouvert en
Février 1999 (mais aussi e-bay et yahoo!)
Mais on achète aussi des avions, des véhicules, du
pétrole, des espaces publicitaires
www.adonsale.com de
l'électricité (Altra Energy
www.altranet.com , Oasis
http://nepool.jtsin.com/OASIS ), des
médicaments avec Pharmbid, des fréquences radio ou
des droits à polluer, des noms de domaine (
Mailclub :
www.mailclub.com/encheres; le nom
www.drugs.com a
été récemment mis en vente à 855.000$))
voire même une équipe de 16 informaticiens qui s'est
proposée sur le site d'e-bay pour une mise à prix de 3,14 M$ un
trio d'autruches reproductrices, un tableau de Picasso pour 2
Millions de dollars un Dinosaure de 12 mètres à 5,8 M$ ou
le Sequoia Yacht des présidents américains mis à
prix 1,5 M$!!
En Suède, pays qui connaît une grave pénurie
d'enseignant un professeur d'histoire géographie, Olof
Patolla a mis ses services aux enchères publiques et attendait des
propositions d'embauche jusqu'au 24 août 1999
www.jobline.se/kompetenauktion !!
Il reste à l'évidence à développer des moyens de
régulation de ces nouveaux marchés qui ont déjà
connu quelques dérives
Parmi les plus pittoresques l'achat par Andrew Tyler, avec la
carte de crédit de ses parents, du lit du Premier Ministre Canadien pour
900.000$
Les risques sont en effet non négligeables que certaines ventes
enfreignent la loi. Ce problème est d'autant plus délicat
à gérer que dans beaucoup de domaines liés à la
morale ou aux moeurs la loi est loin d'être la même dans tous les
Etats
Vente d'armes ou de drogue entre particuliers, vente d'un
"rein en bon état" 5,75M$, vente d'un bébé
à naître 4M$ (Le Monde 7 sept 99).
Forrester research prévoit que ce marché où les 50
premiers sites de vente aux enchères ont réalisé 3
milliards de dollars en 1997 devrait dépasser 50 milliards de dollars
en 2002 ;
Ces ventes peuvent également se faire de façon "privée"
au sein d'Intranets (Peugeot a ainsi créé un site pour les
véhicules d'occasion réservé à ces
concessionnaires).
Des logiciels de vente sont développés et
commercialisés.
Opensite
www.opensite.com propose des logiciels de vente aux
enchères (auction 4.0), clef en main, paramétrables (classique,
à la bougie, Yankee Auction, au cadran, ventes au rabais, enveloppe
scellée, enchères hollandaises...) entre 5.000 $ (ventes simples
pour une PME) jusqu'à 50.000 $ pour le modèle "corporate"
permettant des ventes "à la commission". Il en va de même pour
Moais avec liveexchange 2.1
Il se développe même des logiciels pour les "garages
sales", vente "vide grenier" pour particuliers.
A l'autre extrémité Christie's
www.christies.com et
Sotheby's
www.sothebys.com
(et en association avec Amazon
www.sothebys.amazon.com
), il vaut mieux tard que jamais, ont annoncé début 99 leur
intention de développer un site d'enchères en ligne.
L'intérêt marqué par les groupes Arnault et
Pinault sur chacune de ces vénérables maisons n'est
d'ailleurs peut-être pas étranger à cette évolution.
E-bay qui a racheté la prestigieuse maison Butterfield&Butterfield
vise également ce créneau
Des ASP (Application Services Provider) se sont également
positionnés sur ce créneau : hébergeant les logiciels
spécialisés, ils vous offrent de prendre en charge sur leurs
propres machines toute la gestion de votre mise aux enchères (Bidland
com
www.bidland.com par exemple)
Bien entendu, là encore, il n'échappera à personne la
richesse du fichier client constitué à cette occasion : pour
participer à une vente vous devez vous identifier, donner votre adresse
pour que l'on puisse vous livrer, fournir vos coordonnées bancaires et
garantir votre solvabilité. Par ailleurs, mieux encore qu'avec les
livres on connaît également vos goûts (ce que vous avez
tenté d'acheter mais aussi ce que vous avez regardé) et votre
tempérament (achats d'impulsion ou démarche plus
réfléchie, ...).
3.1.3.6.3.2 les ventes aux enchères descendantes
le
principe est celui de la traditionnelle vente au cadran: les prix
décroissent toutes les heures et le premier qui "clique" remporte la
vente
Exemple Affaire-conclue.com
www.affaire-conclue.com
3.1.3.6.3.3 Les achats aux enchères: les enchères descendantes
Par
appel à la cotation les acheteurs essayent d'obtenir les meilleurs prix:
Aux Etats unis General Electric qui réalise 2 Milliards de
dollars par cette voie avec pour objectif de passer rapidement à 5
General Electric a ainsi regroupé l'ensemble des
commandes de lunettes de sécurité de ses filiales et a
procédé à des achats aux enchères: 80 entreprises
ont soumissionné, 2 ont été retenues. Résultat, une
baisse de prix de 40%
C'est aujourd'huile principe de tous les sites de market places
voir page
91
3.1.3.6.3.4 Les enchères inversées
Dans ce
cas c'est le client qui affiche ce qu'il veut acheter et le prix qu'il est
prêt à payer : il l'obtient en fonction des propositions que le
marchand arrive à obtenir de ses fournisseurs
Price line créé en 1998 sur cette idée
www.priceline.com a vendu
de cette façon 130.000 billets d'avion l'année de sa
création.
"combien êtes vous prêt à payer?" permet de
vendre plus cher: dans le commerce comme au bridge celui qui ne montre pas
sa carte le premier dispose d'un solide avantage
"Cette technique de vente a pour originalité de créer une
opacité des prix au profit du vendeur : il vend au prix auquel
chacun des acheteurs est prêt à payer, et deux personnes
différentes sont prêtes à payer des prix différents
pour un même produit, ce qui lui permet de ne pas avoir à
s'aligner sur le prix le plus bas comme pour les enchères normales"
Pierre Alzon, patron de Dégriftour (son entreprise travaille
également sur ce concept)
3.1.3.6.3.5 Les enchères hollandaises
C'est la formule retenue par exemple par Bill Hambrecht www.wrhambrecht.com créateur de la Banque d'investissement en ligne W.R. Hambrecht&Co pour les introductions en bourse (OpenIpo): chaque investisseur propose un prix d'achat,qui doit rester confidentiel, ce qui permet de déterminer le prix qui permet de vendre toutes les actions (tous les investisseurs payent le même prix)
3.1.3.6.3.6 La brocante, la vente de "particulier à particulier": le "C to C"
Il
s'agit là d'offrir à des tiers (particuliers ou entreprises) la
possibilité de mettre en vente des objets avec une
rémunération à la commission.
Un des problèmes est pour l'intermédiaire, véritable tiers
de confiance voir
www.iescrow.com (I escrow=
je consigne), d'assurer l'honnêteté des transactions et de fournir
au client des éléments d'appréciation sur le vendeur :
Soulignons l'initiative de Aucland (voir plus bas) qui demande au
client, après transaction de "noter" le vendeur (qualité du
produit, délai de livraison, traitement des litiges, ...) : cette note
est publiée pour les prochains clients.
Ce modèle dont E-bay est le champion concurrence directement les
"petites annonces" et pourrait mettre en péril de nombreux
journaux dont c'est l'activité la plus rentable :
E-bay
www.ebay.com dirigée par
un français Pierre Omidyar a su attirer 19 millions de clients et
9 Milliards d'enchères sur le second trimestre 2000
Elle se rémunère par une commission de 5 % sur les ventes et par
la publicité (ce type de site génère
énormément de trafic: un client y passe 120 minutes par mois
contre 50 chez yahoo!). Elle a réalisé 47 millions de dollars de
CA l'an passé et 2,4 millions de dollars de bénéfice. Sur
le seul 3ème trimestre 2000 son CA est passé à
113M$ et un bénéfice multiplié par 6
Les espoirs placés dans son développement se traduisent par son
cours de bourse : 26 milliards de dollars en 1999 (PER 15(*) : 1004 !!!), soit plus qu'une banque
comme le Crédit Lyonnais et 10 fois plus que Sotheby's (1,8 milliards)
Le Financial Times raconte qu'un antiquaire réalisant le même
chiffre d'affaire sur e-bay que dans sa boutique pour des frais 12 fois
inférieurs a fermé son magasin physique.
Notons en France
@ - I-Bazar (
www.ibazar.com) crée par
Pierre-François Grimaldi qui présente chaque jour une centaine de
nouveaux articles (depuis la paire de chaussettes à 2F jusqu'à
une villa sur la côte d'Azur à 4,5MF) Il est aujourd'hui
d'après Netvalue le second site français le plus consulté,
après Wanadoo mais avant yahoo!
@ - Aucland (
www.aucland.fr) crée par un
jeune Français Fabrice Grinda 24 ans de retour des USA et qui en
est à sa deuxième création d'entreprise. L'entreprise se
rémunère par une commission de 3 % sur les affaires conclues et
50F pour que l'objet à vendre figure en première page. Elle
procède actuellement à une augmentation de capital de 24 MF pour
financer ses investissements publicitaires (20 MF). La rentrée scolaire
1999 voit la vente aux enchères des livres scolaires d'occasion en
coopération avec Chapitre.com
www.chapitre.com ...
@ - Onatoo.com
www.onatoo.com
lancé en janvier1999 (prix uniquement en euros...). Après chaque
négociation l'acheteur va "noter" le vendeur (de -2 à +2)
selon la conformité de l'objet, la vitesse de livraison...: ce
système permet aux acheteur d'avoir une idée de la confiance
qu'ils peuvent accorder au vendeur
@ - Enchères on Line
www.enchereonline.com
s'est spécialisé dans le matériel micro
informatique
@ -Auction Click
www.auctionclick.com
est née de l'initiative de 4 PME bretonnes
www.auctionlist.com portail de la
vente aux enchères, donne une vue panoramique des
opérateurs présents dans ce domaine et des agents intelligents
peuvent parcourir pour vous le web pour vous prévenir de la mise en
vente de l'objet que vous convoitez
3.1.3.6.3.7 Le troc : l'exemple de Napster
Internet
est également un outil extrêmement efficace pour le troc
(facilité de rapprocher l'offre de la demande à un coût
très bas)
Ce type de fonctionnement économique sans échanges
monétaires n'est pas sans poser quelques problèmes juridiques
(problèmes fiscaux, droit d'auteur,...)
L'exemple emblématique de ce nouveau phénomène est
Napster
www.napster.com
créé en 1999 par Shavin Fanning, 18 ans, il a 20 millions
d'utilisateurs et 200.000 téléchargements journaliers moins d'un
an après sa création: la plus forte croissance connue du Web.
C'est un véritable cataclysme qui ébranle l'ensemble de
l'économie du secteur
Il est évidemment, en terme de copyright à la limite de la
légalité (et nul de sait de quel côté). Qel nouvel
équilibre naîtra-t-il des procès en cours?
"que Napster gagne ou non son procès n'a déjà plus
d'importance" souligne Mark Mooradian de Jupiter rien ne sera
plus comme avant
Gnutella
http://gnutella.wego.com
de son côté fonctionne un peu sur le même principe mais sans
serveur et sans responsable central ce qui rend plus difficile encore une
attaque juridique
Scour
http://www.scour.com devrait
faire de même en y ajoutant la vidéo et en France on annonce la
naissance de Trokers.net
http://www.Trokers.net
Notons qu'en matière de marketing le troc est la norme "un peu
de temps ou d'attention contre prime ou réduction"
@ -Swap.com
www.swap.com
propose un lieu d'échange de jeux et jouets,
Swapit.com
www.swapit.com se centre sur
les CD, MrSwap.com
www.mrswap.com dans les jeux
électroniques, Webswatch.com
www.webswatch.com et
Switchhouse.com
www.switchhouse.com
proposent un éventail des plus larges
@ - EbizNet.com
http://www.eBIZnet.com
avec Global Online Exchange crée un portail consacré au troc,
orienté vers les Traders il se rémunère à la
commission
3.1.3.6.3.8 Les achats groupés: le we-commerce: les prix baissent en fonction du nombre de clients
Nous en
avons vu le principe dans la cadre des communautés
voir page
79 : Ces sites de we-commerce,
lancés par Mercata
www.mercata.com et
Accompany
www.accompany.com et
suivis par Letsbuyit (Suède) Powershopping, Akabi, Union-Dream,
Alibabuy, Kooby, Yahoo!,...proposent aux consommateurs de se regrouper pour
acheter un produit
Certains sites se sont spécialisés dans un type de produit comme
le New-York Fuel Consortium
www.nyfco.com
Plus le nombre de clients est important plus le prix est bas.
Un autre avantage, peut-être plus important est de pouvoir faire
élaborer un produit spécifique pour le groupe que l'on ne
trouve pas dans le commerce (séjour touristique, cravatte d'une Ecole,
objet évènementiel,...): c'est en particulier le créneau
de Uniondream.com
www.uniondream.com
En France ebuyclub.com
www.ebuyclub.com ou
Clust.com
www.clust.com ont démarré
début 2000 sur le même principe.
Clust.com, qui compte 10.000 membres à mi-2000, permet par
exemple à 50 surfeurs de se regrouper pour importer une planche qui
n'est disponible qu'outre Atlantique, des forums permettent d'initier des
idées de produits nouveaux qui peuvent être mis en fabrication si
un nombre suffisant de clients se manifestent comme ce fut le cas pour la
"veste-téléphone" par exemple. le retournement des investisseurs
au printemps laisse cependant peser un doute sur son avenir face à des
concurrents comme le Suédois Let's Buy it- et il a du
accepté d'être racheté
Chacun des clients est alors incité à faire la promotion du
produit vis à vis de ses connaissances (à l'exact opposé
des ventes aux enchères) pour en faire baisser le prix ou pour pouvoir
obtenir un produit qui n'est pas en vente au détail:
3.1.3.6.4 Les sites d'appel d'offres :
C'est
ici le principe inverse : on offre à l'acheteur la possibilité
de mettre en concurrence les offreurs.
On a vu plus haut que cela était un des composants de Autobytel ou
Springstreet.com (anciennement Allappartments.com)
Aux USA des "courtiers" se sont installés sur ce créneau
pour mettre en concurrence des fournisseurs de crédits
hypothécaires comme E-Loan
www.eloan.com permettant ainsi à leurs
clients de voir leur taux de prêts baisser de 0,75 % en moyenne.
Verticalnet
www.verticalnet.com,
créé en 1995 par un ancien cadre d'AOL, qui fédère
en communautés électroniques plusieurs dizaines de secteurs
professionnels organise entre eux des sites d'appel d'offre et de ventes aux
enchères qui ont tendance aujourd'hui à remplacer les ventes
à prix catalogue.
En France, un exemple extrêmement intéressant : celui de
Graphic Village
www.imprimfr.com. Cette
communauté professionnelle d'un millier d'imprimeurs s'est
organisée (sous l'impulsion de l'ex-Compagnie Bancaire) pour
permettre à leurs clients de les mettre en compétition,
entraînant ainsi une baisse prix de 10 à 20 %.
Cette façon d'opérer pourrait apparaître à
première vue quelque peu "masochiste" mais, comme le souligne
Jean-Michel Billaut "aujourd'hui, si vous êtes en dehors du site, vous
êtes morts" :
Dans une optique internationale les membres de Graphic Village ont ainsi acquis
une visibilité et une capacité d'attirer les clients
difficilement imaginable dans l'approche traditionnelle et la baisse des prix
consentis est largement compensée par l'économie des coûts
commerciaux que permet cette technique de vente.
Voir aussi le chapitre sur les Market Places qui offrent pour la plupart des
services d'appel d'offre
page
91
Cette évolution conduit le cabinet zona research &w
www.zonaresearch.com
à prédire la fin des prix catalogues dans de nombreux secteurs
industriels.
3.1.3.6.5 Un outil pour toutes les bourses
Internet
est à l'évidence un outil particulièrement bien
adapté pour les Bourses
Toutes les Bourses, dont l'objet même est de rapprocher une offre
proposée par un grand nombre de fournisseurs et une demande pouvant
provenir d'un grand nombre de clients, devraient rapidement utiliser les
potentialités d'Internet.
Les opérateurs actuels sauront-il s'adapter ? Verra-t-on émerger
de nouvelles entreprises créées pour profiter de cette
opportunité qui déstabilisera les structures anciennes parfois
peu mobiles ? :
3.1.3.6.5.1 A tout seigneur tout honneur : les bourses des valeurs
Devant
l'intérêt évident de cette approche (Forrester research et
Jupiter communication s'accordent pour estimer que le marché du
courtage en ligne, qui était de 145 Milliards de dollars en 1998,
atteindra 3.000 Milliards de dollars en 2003),
On peut se demander si ce n'est pas l'existence même des bourses telles
que nous les connaissons aujourd'hui qui risque d'être remis en cause
une multitude de nouveaux courtiers ont émergé aux USA, citons
parmi les principaux :
Deux géants Charles Schwab
www.eshwab.com qui a conquis 1,5 millions de
clients (55$ par transaction pour les ordres passés par
téléphone et 29,95 par internet)
et surtout E-trade (
www.etrade.com) qui avec ses 1,3
millions de clients, son tarif inchangé depuis l'origine de 14,95$ par
transaction, son chiffre d'affaire de 245 millions de dollars et malgré
son déficit (1 million de dollars) atteint une capitalisation de 12
milliards de dollars
Datek
www.datek.com est
en train d'apporter une nouvelle révolution dans ce domaine
@ - en affichant les cotations en temps réel ("streaming
quote", mise à jour chaque seconde),
@ - en effectuant la compensation d'une large partie (60%) des
ordres entre ses clients, (grâce à Datek Online Clearing
Corp)
@ - en assurant l'exécution des opérations en temps
réel (garantie moins de 60 secondes, au delà le client est
remboursé), car il possède Island
www.island.com qui est un
ECN (Electronic Communication Network ou "bourse
électronique") ayant capacité à exécuter les
transactions pour des coûts très inférieurs sur les valeurs
cotées sur toutes les places mondiales, offrant une plage horaire
notablement plus large (12h contre6h30).
Il représente aujourd'hui 12% des transactions sur le Nasdaq
@ -en tenant la comptabilité de ses clients en temps
réel : ceux-ci peuvent alors immédiatement réinvestir.
Chaque client de Datek réalise 15,8 transactions par trimestre cotre une
moyenne de 3,5 pour les concurrents
@ -bien entendu il assure conseils analyses et fonctions
d'alerte à ses clients
@ - avec un coût forfaitaire encore inférieur
(9,95$): ce ne sont pas seulement les intermédiaires financiers
classiques dont l'existence est menacée mais les bourses traditionnelles
elles-mêmes
Datek 850 employés, qui est déjà à la
4ème place des e-traders avec 300.000 comptes actifs, annonce
qu'il embauche aujourd'hui 100 personnes par mois, et dépense 450$ par
client nouveau soit9 mois de commissions. Il vient de lever 300M$ pour financer
son développement (dont 195 ont été apportés par
Bernard Arnault, ce qui constitue un record)
Le Suédois Jiway en europe pourrait lui aussi bousculer les
acteurs en place
Brown&Co
www.brownco.com et
protade
www.protade.com sont
actuellement les moins chers (5$ par transaction), mais ne fournissent
quasiment aucune information "
Mentionnons également des fournisseurs d'information boursière
Quote.com
http://quote.com (racheté
en sept99 par Lycos) fournit une information précise et de
qualité indispensable aux cyber-boursiers (l'entreprise a des clients en
direct, mais fournit aussi e-trade, Charles Schwab ou Fidelity)
En France le leader semble être Boursier.com
www.boursier.com,
lancé en 1998 il atteint en sept99 500.000 pages vue par mois avec un
taux de croissance de 100% par trimestre
Dans son rapport la COB souligne "traditionnellement,
l'information riche avait une diffusion réduite et une
diffusion large impliquait de limiter cette information: l'Internet permet
de concilier ces deux caractéristiques jusqu'alors contradictoire, et
cela à un coût minime"
Elle concluait avec un sens remarquable de la litote "il est encore
prématuré d'affirmer qu'internet deviendra le moyen de diffusion
dominant pour l'information financière"
Aujourd'hui cette évolution prend la forme d'un raz de marée et
déjà 15 à 20 % des transactions effectuées par
des particuliers passent par ces nouveaux courtiers, ce qui n'est pas sans
influence sur l'augmentation du nombre des transactions, la volatilité
des cours (il n'est pas rare de voir des entreprises dont la cote a
été multipliée par 10 entre le printemps 1999 et le
printemps 2000 et divisé par 3 à l'été 2000...) et
la cote atteinte par les "valeurs internet"
On a même vu timidement apparaître l'introduction en bourse
virtuelle, directement sur le web, d'une petite brasserie new-yorkaise
(Spring Street Brewery) et la création d'une firme
spécialisée dans ce type d'introduction en bourse (IPOnet)
qui a reçu l'agrément de la SEC.
www.corp.ca.gov/commiss/op6600.htm
L'Allemande Net.IPO, première banque d'affaire européenne
sur Internet a participé au cours de son premier exercice clos en avril
2000 à 20 introduction en bourse
www.netIPO.de
www.netIPO.fr et
www.netIPO.it . notons
également, toujours en Allemagne Going-Public
www.going-public.com
Notre pays a connu pour sa part en 1998 une particulière effervescence :
ce ne sont pas moins de 4 à 5 nouveaux sites francophones concernant
le domaine financier qui s'ouvrent chaque jour
@ - sites d'information (
www.qualisteam.com) ,
@ - sites dédiés au sein de moteurs de recherche (
http://finance.lokace.fr) ou (
http://finance.yahoo.fr)
@ - sites officiels (
www.nouveau-marché.fr)
@ - sites forum (fr.misc.finance )
@ - sites des journaux financiers (
www.Lesechos.fr) ,
@ - sites offrant des outils d'évaluation ou de simulation
www.finance-net.com ou
www.boursorama.com, accès
aux cours en temps réel (
www.cotations.com)
@ - sites qui vous permettent d'être alerté en
fonction du niveau atteint par certaines cotations
www.bourse-de-paris.fr
@ - sites qui vous permettent de vous initier ou de vous
former (
www.firstinvest.com ou
www.svpbourse.com) de retrouver
les communiqués de bourse (
www.prline.com) .
@ - Par ailleurs Atos
http://www.atos-group.com ,
spécialiste de l'informatique bancaire met, avec son système
Net-trading une boite à outils permettant à un
établissement financier de créer une salle des marchés
virtuelle personnalisée.
"il y a un an personne ne voulait être le premier à se lancer,
aujourd'hui personne ne veut être le dernier" Eric Baudoin d'Atos
aux Echos
Enfin les principaux organismes accrédités auprès de la
bourse de Paris s'engagent tous avec une indéniable frilosité
vers le passage d'ordre en ligne:
voir
www.dubus.fr ,
www.portzamparc.fr ,
www.wargny.fr ,
www.delahaye.fr , si ce n'est
Cortal
www.banque-cortal.fr qui s'est
lancé dans le discount brokerage (e-cortal) avec+43%au 1er
semestre 1999 par rapport à l'année précédente
L'annonce fin 98 de l'accord entre e-trade
www.etrade.com et la banque
française CPR
www.cpr.fr
pour créer un véritable site de transaction
www.cprbourse.tm.fr
pourrait annoncer un nouveau changement de rythme dans cette
évolution.(if you can't beat them, join them!)
Le site
www.gomezadvisor.com propose
un classement des courtiers.
3.1.3.6.5.2 Mais aussi toutes les autres bourses:emploi, fret, déchets, technologies, partenariats, échanges, matériel d'occasion
Dans le domaine agricole aussi: c'est un des services de
www.agriculture.com aux
Etats-Unis
InterXion, Band-X et Trading Com ont levé en 2000
plusieurscentaines de MF pour mettre en place des bourse où les
opérateurs achètent et vendent des minutes de
télécommunication
Ce groupe a créé une Bourse de Fret "The Global Freight
Market"
www.freightmarket.com
qui compte déjà 5000 utilisateurs réguliers pour des
transports internationaux maritimes, terrestres ou aériens : ce
système très rapide et économique permet surtout une
optimisation des coefficients de remplissage des bateaux, camions ou
aéronefs
Dans le domaine de la machine outil
d'occasion chaque semaine voit apparaître de nouveaux sites aux USA
(voir l'étude de l'Atelier BNP Paribas Juillet 99
www.atelier.fr):
www.netlist-ww.com (qui
écoule par exemple les surplus de General Electric),
www.machinerynet.com,
www.machine-and-tools.com
,
www.surplusrecord.com,
www.industrylist.com
,...
Saluons ici une récente initiative (novembre 1997) d'une très
ancienne compagnie parisienne, le groupe Budd (créé au
milieu du siècle dernier et l'un des principaux correspondants des
mutuelles d'assurance des armateurs)
En 1998 les bourses représentaient d'après l'AFTEL, 24% du
commerce électronique
3.1.3.7 L'écoute du client, la négociation commerciale et le back office
Avoir
défini un bon produit, avoir une bonne image, avoir su attirer le client
et capté sa confiance est un préalable nécessaire mais
encore faut-il amener le client à passer commande ... et l'avoir
convaincu de l'intérêt de revenir pour un prochain achat.
Comme dans les magasins réels, la vitrine c'est utile pour retenir
l'attention du chaland, mais l'essentiel se passe à
l'intérieur. C'est dans ce domaine, peu visible, celui du back
office que les plus gros efforts de professionnalisation nous semblent
avoir été accomplis outre-atlantique depuis 1998.
Suivons la démarche du client : malgré votre catalogue et toutes
les informations fournies, le client se pose des questions avant d'acheter.
3.1.3.7.1 Première forme de dialogue: les FAQ et les systèmes experts
Les
interrogations étant souvent récurrentes, il convient d'afficher
des réponses aux questions les plus fréquentes. On
considère que ces FAQ (frequent asked question ou foire aux
questions).permettent de traiter 70 % des problèmes.(chiffre
donné par Olivier Seznec en soulignant l'importance des
données techniques ainsi rendues accessibles au client: 25 Gigaoctets
Cisco reçoit plus d'un million d'interrogations par mois)
Par ailleurs les systèmes experts peuvent vous aider à
résoudre vos problèmes en cas d'incident, à trouver le
produit qui correspond à votre problème, à vous guider
dans vos choix et en particulier en vérifier la cohérence
technique:
l'outil mis au point par Cisco, 1,1 million de
connections par mois sur son site, a permis de faire tomber les erreurs de
commande de 20% à 2% en moins de 2 ans. Il considère que ce
système qui a accru de 25% la satisfaction des clients (98% des
réponses sont jugées pertinentes) lui a permis
d'économiser 365M$ par an (Bill Finkelstein séminaire
Aftel NY nov 98)
Chez Hewlet Packard l'historique des communications est passé au
crible afin de faire émerger les problèmes récurrents et
une équipe spécialisée est chargée d'enrichir la
base :
"cette capitalisation de la connaissance a permis d'augmenter en outre
l'efficacité de notre première ligne de réponse et le
nombre de question réglées par des opérateurs non experts
(coût 180F contre 1200f quand il faut mobiliser un expert)a
augmenté de 20%, tandis que la durée des appels baissait de 30%"
(Alain Moreau)
3.1.3.7.2 Seconde étape : l'échange par e-mail
Reste
donc les 30 % auxquelles les FAQ n'ont pas répondu: un site se doit de
fournir une boîte aux lettres pour recevoir ces questions et il se doit
d'y répondre bien et vite. Il ne faut pas sous-estimer l'importance de
l'organisation à mettre en place pour ne pas décevoir le client
tout en limitant le coût de ce service: comme nous l'avons vu plus haut
Stratégie Telecom & multimédia qui a testé 125 sites a
pu constater que 42% d'entre eux mettaient plus de 5 jours pour
répondre, ce qui est clairement inacceptable
Certains robots, sont capables de reconnaître l'essentiel d'un
texte à partir de certains mots clef (Select Response d'Aptex
Software
www.aptex.com), d'y
répondre par des messages tout préparés et, en cas
d'échec, l'envoyer sur la personne la plus qualifiée (EchoMail
http://www.echomail.com/flash/home.html offre un service soit
implémentable dans le site de l'entreprise ou utilisable comme service
en ligne (ASP : Application Service Provider)
CISCO un des leaders du commerce électronique a
décidé que tous ses employés devaient être
mobilisés pour répondre: un des objectifs poursuivis
étant que chacun soit en permanence en prise sur les clients.
Un robot analyse le contenu des messages et les route vers la personne idoine,
un superviseur s'assure du respect des délais et de la qualité
des réponses (qui peuvent engager la responsabilité de la
compagnie)
AT&T, HomePortfolio.Com, JC Penney, Allstate, John Hancock, American
Express & Gateway, Cars.Com, Apartments.Com, utilisent ce type de robots
Un des éléments essentiels est la vitesse de la
réponse: le BCG estime dans son étude 1999 sur le
commerce électronique américain, que lorsqu'un marchand
répond à une demande en moins de 4h, la vente se
concrétise dans 36% des cas. Ce pourcentage tombe à 8% si le
délai passe à 48h.
Roxy.com (matériel électronique
www.roxy.com) vise une heure
3.1.3.7.3 Troisième étape : dialogue avec un opérateur, le click & talk et le click & see
Vous
voulez discuter de vive voix avec un interlocuteur pour guider votre choix ...
vous cliquez sur un bouton pour établir un contact
téléphonique ou visiophonique via IP avec l'entreprise (qui
n'attend pour se développer que les réseaux à haut
débit).
Celle-ci sait déjà qui vous êtes : si vous êtes un
client important, fidèle, les pages que vous avez consultées (et
donc ce qui vous intéresse). Elle peut donc optimiser le choix de votre
interlocuteur et fournir à celui-ci le dossier vous concernant avant
même que la communication ne soit établie.
Le grand avantage de la téléphonie IP est que votre conseiller
peut, au fur et à mesure des nécessités de la conversation
afficher sur votre écran plans ou documentation technique : chez
Cisco
www.cisco.com cela permet en moyenne
à un technicien de "traiter" 4 clients en parallèle
Land's End
www.landsend.com qui propose
à ses clients de se confectionner des vêtements haut de gamme sur
mesure a couplé un centre d'appel à son site web . La
communication avec le vendeur s'établissant par Internet il n'est pas
nécessaire de disposer d'une seconde ligne
téléphonique.
Le contact personnalisé qui rassure, permet d'augmenter de
façon très sensible le passage à l'acte d'achat : on
l'évalue à +32%
Il permet en outre un "enrichissement des ventes" ("suggestive selling")
: achat d'un matériel de plus haut de gamme, vente de fourniture ou
d'accessoires, proposition d'une promotion sur un produit susceptible
d'intéresser le client que l'on estime également à
+34% (Jupiter Communication
www.jup.com Nicole Vanderbilt
séminaire aftel NY 98)
Il permet enfin d'augmenter considérablement le taux de
fidélisation (Wells Fargo banque californienne
pionnière dans ce domaine estime que le taux de fidélisation de
ses clients lors d'un déménagement a été
multiplié par 3 (Bill Finkelstein séminaire aftel
NY 98).
Soulignons au passage que dans les sites les plus performants les robots
n'ont pas remplacé les hommes, bien au contraire, mais le travail de
ceux-ci a été recentré là où il était
le plus utile (l'écoute, l'expertise, l'aide à la
résolution de problème, le conseil, ...) en lui épargnant
les tâches ingrates et répétitives à moindre valeur
ajoutée
Le besoin d'un contact avec un vendeur concerne 8% des ventes dans les
livres ou la musique, 20% pour les vêtements, 35% pour les emprunts et
47% pour les voyages (Jupiter Communication
www.jup.com)
3.1.3.8 Mise à disposition du produit, la logistique: coûts et respect des délais, facteurs déterminants du succès
3.1.3.8.1 Dématérialiser totalement quand c'est possible
Dans
certaines circonstances une innovation dans l'organisation permet une
dématérialisation totale mais cela reste très
exceptionnel:
Dégriftour
www.degriftour.fr et TWA proposent à
leurs clients la suppression du billet d'avion : ceux-ci reçoivent
alors, comme le transporteur un n° de dossier qu'il suffit de
présenter avec ses papiers d'identité à l'embarquement.
Avantage: les réservations de dernière minute et la suppression
du risque de perte du billet
Dans la plupart des cas (hormis bien entendu les ventes de biens
immatériels livrés "on line") une vente se traduit par la
nécessité d'une livraison physique
3.1.3.8.2 Un élément majeur pour la compétitivité "prix"
Trop peu
de marchands en France se soucient de la logistique. La croyance dans
l'idée que "l'intendance suivra" ressort clairement de
l'enquête réalisée par l'Irepp et l'Afcee
(enquête Afcee - Irepp 1998).puisque ce facteur n'intervient qu'en
11ème position (7 % de réponses) très loin
derrière les paiements sécurisés (1ère
position, 43 % des réponses) alors que nous avons vu plus haut
l'importance très relative de ce dernier facteur. Symétriquement
84% des transporteurs n'envisageaient pas la nécessité
d'évoluer!
Pourtant la même enquête montre que dans la plupart des secteurs
les frais d'expédition (qui ne sont qu'une partie de la chaîne
logistique) représentent 30 % du coût du produit (fleurs,
habillement) à 70 % (alimentaire, gastronomie) et même
jusqu'à 100 % pour la librairie.
Quand vous achetez une livre chez Amazon, la moitié de la facture
va chez le transporteur qui gagne de l'argent et la moitié chez le
libraire ... qui en perd.
Il s'agit donc d'une composante en fait essentielle du commerce
électronique et qui ne se réduit pas aux frais
d'expédition car en fait, pour être en mesure de répondre
sans délai aux commandes c'est toute la chaîne qu'il faut
maîtriser: approvisionnement, sous-traitance, gestion des flux de
production, gestion des stocks, conditionnement, expédition, reprise des
produits défectueux, SAV.
Comme le dit le slogan rappelé par Paul Soriano directeur de
l'Irepp
http://www.irepp.com
"du fournisseur de votre fournisseur au client de votre client"
Ce sont sans doute ces contraintes logistiques qui amènent la grande
distribution française à une telle prudence (sans
doute justifiée) car leur logistique est peu adaptée à la
VPC, et les produits commercialisés ne s'y prëtent guère
(les plus optimistes n'envisagent pas de dépasser 5 à 10% du
marché):
Ce secteur utilise pleinement les outils internet pour son fonctionnement
propre et pour ses approvisionnements (voir en particulier l'initiative de
Carrefour avec Sears et Metro dans une market place mondiale
"GlobalNetExchange" et celle de Auchan, Casino et 10 autres groupes de
distribution dans "WorldWide Retail Exchange", visant chacune un montant
annuel de transactions de plus de 200 Milliards de dollars)
Par contre les initiatives tournées vers le client final restent
aujourd'hui très limitées et sans même oser utiliser le
capital d'image de la marque (ce n'est paradoxalement pour cette
profession, sans doute pas là, qu'il y a le plus à gagner, et aux
US les résultats ne sont pas toujours probants "dans l'e-picerie,
au rayon déconfiture on trouve Peapod" souligne avec humour
Michel Lo de Ft Presse
www.ftpresse.com
On a vu ainsi apparaître tout au long de l'an 2000 les
Cypermarchés: Ooshop
www.ooshop.com (Carrefour),
Télémarket
www.telemarket.fr
(Galeries Lafayette, le précurseur), C-mescourses
www.c-mescourses.fr
, C-mesvacances, C-macave, C-discount, C-nouveau (Casino),
Houra
www.houra.fr (Cora)
3.1.3.8.3 La vitesse de livraison et le respect des délais
Au
delà du coût, un facteur essentiel: la vitesse, argument
majeur pour séduire le client, mais qui ne peut prendre sa pleine mesure
que si la réorganisation de toute la chaîne de production est
revue
Sinon cela se traduit par la nécessité de gonfler les stocks avec
les coûts afférents (et les risques de dévalorisation), au
lieu de pouvoir les baisser, ainsi que par l'impossibilté de fabriquer
les produits "sur mesure" désirés par le client, un des
éléments clé du succès
Dell computer
www.dell.com : "Aujourd'hui il
s'écoule 7 jours entre la commande et la livraison, nous allons
prochainement passer à 3" Kevin Rollins, vice-chairman octobre
1998. Le constructeur envisage même de pouvoir tenir "dans la
journée" à chaque instant client comme fournisseur peuvent
suivre l'avancement de la commande de la localisation du produit (tracking).
"on peut avoir le meilleur produit du monde, si on a une mauvaise logistique,
l'internaute ne repassera pas commande" déclarait aux Echos le
"cyberfromager Marc Réfabert
www.fromage.com
plus important encore que la vitesse: le respect des délais "un
sapin livré le 25 décembre ne vaut plus rien" quelques
start-up internet ont payé de leur vie le non respect de cet adage lors
la période de vente la plus forte (noel 1999)
Toys R Us a perdu sa place de leader et son Pdg après
qu'elle se soit révélée incapable de tivrer dans les temps
à Noel
Ce qui est vrai dans le B to C l'est encore plus dans le commerce inter
entreprises et la fiabilité de l'organisation logistique, le suivi des
colis et le suivi qualité deviennent un des critères majeurs pour
le choix d'un fournisseur
3.1.3.8.4 Une profession et de multipless métiers promis à une évolution profonde
A
travers ces exemples, extrêmes mais représentatifs des
évolutions, on voit que:
En France Hays DX
www.hays-dx.com né
du rapprochement de Colirail et de France Partner propose des prestations
globales incluant gestion des stocks, livraison et SAV
Avec les professions bancaires celles de la logistique sont sans doute
celles qui sont les plus profondément remises en question par
l'émergence de l'Internet: mondialisation, délocalisation,
entreprise éclatée, développement des communautés
de production, évolution de la fonction messagerie, externalisation des
fonctions non stratégiques, chasse aux stocks, flux tendus, ....
Ceci nécessite des investissements considérables en
systèmes informatiques (plusieurs milliards de $ pour être
capables de s'interfacer totalement avec les systèmes de leurs
clients), avions (UPS a une trentaine d'Airbus en
commande et vient de lever en bourse 5,4 Milliards de $), plates-formes
logistiques, flotte de véhicules,... dans le cadre de réseaux
mondiaux qui privilégient les plus gros : Fedex
http://www.fedex.com/
UPS
http://www.ups.com/ DHL
http://www.dhl.com/ en
particulier
Mais la logistique concerne un nombre très important de professions
artisanales, administratives, financières ou industrielles:
transporteurs routiers et ferrés, assureurs, postes, douaniers,
chargeurs, bourses d'affretement, compagnies aériennes et maritimes,
ports et aéroports, transitaires, stockistes, manutentionnaires,
logisticiens d'entreprises,
Les services postaux des différents pays, qui ont comme atout la
capillarité de leur réseau, mais comme handicap structurel la
rigidité de leur statut et leur champ d'action national, conscients de
cette évolution et de ses enjeux essayent par des accords internationaux
de revenir dans la course
les Postes Néerlandaises qui ont racheté Jet Service et
Allemandes qui prennent 49% dans l'espagnol Guipuzcoana (leader du petit
colis) et projettent de racheter Danzas - ont ouvert le jeu.
La Poste Française à son tour rachète en Allemagne
Denkhaus (en 98),puis Birkart et Interespe (en juin99),
tous trois franchisés de DPD, portant ainsi sa participation
à 42,7% de ce réseau qui contrôle 21% du
marché allemand, elle a par ailleurs acquis Insa en juin 99 aux USA et
resserre ses liens avec les Poste Italiennes et Espagnoles Portugaises et
Grecques. Elle s'apprête en outre à passer un accord d'une
importance stratégique majeure avec Fedex
Le Post Office britannique de son côté amorce une timide
évolution vers le statut de société anonyme à
capitaux publics pour pouvoir plus facilement s'internationaliser ....
Les communautés portuaires ont compris l'enjeu et tentent de
relever le gant. Le développement d'intranets permettra à toute
la chaîne logistique que constitue une communauté portuaire
(douanes comprises) de travailler sans rupture de la chaîne d'information
C'est le cas de Nantes qui a développé un intranet au
niveau de toute la communauté portuaire (Gimnaute, lauréat
du grand prix net 2000
http://www.mynet2000.net/actes/concours/gimnaute/data/menu.html)
Marseille a également pris des initiatives : "nous voulons
positionner les NTIC au même rang que la manutention dans un
contexte de mondialisation des marchés qui a rendu la fluidité de
circulation des informations aussi indispensable que celle des marchandises"
Bruno Carpentier directeur général adjoint.
L'Intranet sécurisé permettra à toute la
chaîne logistique que constitue communauté portuaire (douanes
comprises) de travailler sans rupture de la chaîne d'information
Le secteur du transport, qui comprend de très nombreuses PME
ne peut faire l'économie d'une réflexion
stratégique pour voir avec cette nouvelle donne les positionnements
possibles des uns et des autres et les investissements à consentir
(organisation, création de réseaux, formation, informatique,
matériel, ...).
Signalons ici en particulier l'initiative de Arnaud Saint-Paul qui a
créé E-pack (premiers tests début 1999
www.e-pack.net)
spécialisé dans le "courtage en logistique".
L'entreprise assure le choix et la coordination des transporteurs, se charge
des formalités administratives (douane, contrôle sanitaire,
contentieux,...)
Elle peut de ce fait offrir une alternative aux grosses multinationales de
messagerie en laissant une place aux PME, souvent plus efficaces et moins
chères, mais ne pouvant offrir le service global et "sans couture" dont
le marchand a impérativement besoin.
La logistique prend de plus en plus d'importance (au point que certains
voient en elle le futur "Darty" du Web, acteur dominant qui à
travers le service au client ravalerait le producteur au rang de fournisseur
ou de sous-traitant
CISCO
www.cisco.com par exemple,
lorsqu'à l'issue du stade précédent la commande est prise,
il la dispatche immédiatement vers les sous-traitants qui assurent la
production, et vers le transporteur qui va prendre les composants chez ceux-ci,
assurer le montage dans des salles blanches, les livrer chez les clients et,
éventuellement, en cas de défaillance du matériel
d' aller l'y reprendre et ainsi d' assurer un premier niveau de
service après vente: 45% des produits ne passent déjà plus
par Cisco, les délais de livraison sont passés de 6-8 semaines
à 1-3 semaines
3.1.3.9 La facturation, l'encaissement, la gestion: elle se trouve très simplifiée
Nous
avons vu au début de ce chapitre que ce point n'était nullement
déterminant et que de nombreuses solutions éprouvées "clef
en main" existaient en dehors même des moyens de paiement traditionnels
comme le chèque.
Voir page
71
Dans le B to B, le "web-EDI" permet de réduire les coûts et les
risques d'erreurs en supprimant toute nécessité de ressaisie
entre la comptabilité du vendeur et celle de l'acheteur.
3.1.3.10 Le service après vente: ne pas l'oublier sous peine de voir fuir les clients
Par la
qualité et l'efficacité des relations qu'il permet de maintenir
entre fournisseur et client, par l'amélioration de la logistique qu'il
autorise, Internet apporte des atouts considérables au SAV
Le marketing "one to one" ne doit pas s'arrêter à la
vente : "un internaute visite 3 ou 4 fois chaque site avant un
achat. S'il n'est pas satisfait, il ne revient pas" (Florence Amalou).
"Un service après-vente défaillant, c'est la méthode la
plus efficace pour transformer un bon client en ancien client"
Pour ceux qui envisagent "d'attaquer" le marché des USA n'oublions pas
le problème des retours :
Dans ce pays la tradition commerciale veut que lorsque le client n'est pas
satisfait de son achat il puisse le retourner sans avoir besoin d'apporter
quelque justification que ce soit.
Cette possibilité est aussi parfois offerte dans notre pays (VPC)...la
différence est qu'aux USA elle est utilisée très
fréquemment, et, pour un fournisseur français elle risque de
présenter une difficulté organisationnelle et un facteur de
surcoût (ou une cause de perte de clientèle) très souvent
largement sous-estimés
On oublie trop souvent qu'il est moins onéreux d'investir pour
fidéliser ses clients que pour en gagner un nouveau.
Chez AOL ce n'est pas moins de 8000 des 11500 employés qui
s'occupent de l'assistance à la clientèle.
"the Brand must be loyal to its customers, not vice-versa" Carla
Hendra, Ogilvy One
www.ogilvyone.com
séminaire Aftel NY nov 98)
A partir d'une alarme de panne, Alcatel offre un accès direct
à la documentation du matériel concerné, fournissant les
instructions permettant de réparer rapidement la panne
Des moyens de communication comme Internet leur permettent sans
dégrader, bien au contraire, la qualité du service, de
réduire, parfois de façon drastique, les
immobilisations (matériel et succursales) en centralisant stocks et
personnel technique ainsi qu'en développant la production en flux tendu
Bien entendu cela implique une augmentation du poste "transport", mais cet
arbitrage "coût des immobilisations / coût des transports" sera de
plus en plus intéressant dans beaucoup de secteurs (coûts
du capital immobilisé et obsolescence rapide des produits, alors que la
vitesse des transports augmente et que leurs prix baissent)
Sony a annoncé en aout 2000 la fermeturede 45 centres
en Europe pour les concentrer sur 4 ou 5
Internet peut aussi permettre des innovations radicales dans l'organisation
de la maintenance:
L'entreprise hydrokit
www.hydrokit.com à Poiré-sur-vie, en
Vendée est une PME dont les trois quart de l'activité consiste
à mettre à disposition de ses clients des pièces et des
kit hydrauliques (pompes, moteurs, vérins,...) dans l'urgence
"on vend de la réactivité" résume Philippe Mongodin
le responsable logistique: il faut être capable de livrer jusqu'en
Angleterre ou en Allemagne en 12 ou 24 H. et ce marché s'étend
avec le juste à temps, les clients veulent réduire leurs stocks
mais sans pour autant risquer de bloquer l'avancement d'un chantier
Après le catalogue papier, cher, fournissant peu d'informations
techniques et vite périmées, est apparu le CD-Rom puis le site
informatif. Dans le même temps se développait l'ERP pour la
gestion interne de l'entreprise
Aujourd'hui une petite équipe composée d'un jeune
technico-commercial associé une informaticienne travaille à
marier Internet avec l'ERP pour interfacer celui-ci avec le
client afin de permettre à celui-ci d'accéder directement au
système de gestion des commandes ainsi qu'aux descriptifs techniques et
aux notices de montage ou d'utilisation, ce qui doit permettre dans bien des
cas simples de faire l'économie de l'intermédiation d'un
technicien et de rendre ainsi ces derniers plus disponibles pour les clients
Un couplage avec l'équipement téléphonique est
également prévu permettant de visualiser automatiquement la fiche
du client qui appelle (source école des mines de Nantes)
Dell annonce en 1999 que progressivement tous les ordinateurs qu'il
vendra seront équipé d'un système de
télédiagnostic et de
téléréparation
Aujourd'hui aux USA toutes les machines à commande numérique sont
connectables à internet ce qui permet
1- la télémaintenance à partir du poste d'un
technicien spécialiste
2- la formation de l'opérateur par tutoring
3- un service SVP pour les hommes de terrain
4- l'accès à des newsgroup de plus en plus nombreux pour
faire appel au réseau mondial des opérateurs connectés,
qui peuvent ainsi s'entraider pour faire face aux problèmes
Notons ici l'initiative remarquable d'une PME alsacienne qui connaît
malheureusement aujourd'hui de graves difficultés Yellow
Connexion, à Mulhouse, qui, grâce à son logiciel
Submarine diagnostiquait via Internet les pannes des machines outils
à commande numérique de ses clients, et dans la plupart des cas,
par téléchargement des modifications de programmes, est en mesure
d'assurer le dépannage sans déplacement d'un technicien : Au
niveau de l'atelier l'opérateur, en cas de panne, n'a qu'à
appuyer sur un simple bouton pour lancer la connexion Internet
Malheureusement l'industrie française n'était pas encore mure
pour ce type d'approche alors qu'elle se généralise sur le
marché US
Internet devrait permettre, à budget constant, une augmentation
considérable de l'efficacité par rapport à la hot-line
traditionnelle.
Dell assure 70% de son service après-vente par Internet
c'est ce que fait en particulier le fabricant de machines-outils
Hurco
www.hurco.com qui se tient
ainsi à l'écoute des problèmes rencontrés par les
programmeurs ou les opérateurs de ses clients
L'entreprise Valley Drive System
www.rockford.com/vds ,
dans l'Illinois, fournit les "reconstructeurs" de voitures du monde entier, en
trains avant qu'il reconditionne à partir de pièces d'occasion
(en les dotant notamment de cages de roulement neuves) : pour se procurer les
pièces provenant de modèles anciens ou rares, il procède
par appel d'offre sur le net (où répondent en particulier les
casseurs de voitures)
3.2.1 Passive : exploiter ce qui arrive, le data mining
Wal-Marten fait profiter en temps réel ses fournisseurs
Il peut s'avérer pertinent de faire appel à des outils d'analyse
spécifiques développés à cet usage (data
mining) afin de dégager en temps réel les tendances
significatives du marché (datamind, neovista) de
façon à adapter l'assortiment, faire évoluer les prix,
décider des promotions,...
"le système peut détecter que les porteurs de carte de
crédit qui font des achats élevés et tard le soir sont
aussi des sportifs qui pratiquent plutôt le golf que le football"
(interview de Datamind, start-up créée par le
Français Eric Archambeau en Californie, par Michel Ktitareff)
Le numéro un des ERP (Enterprise Ressource
Planning) l'allemand SAP
www.sap.com a annoncé que son
outil de stockage des données et de data mining (Business information
Warehouse) serait disponible au dessus de son célèbre R/3
IBM quant à lui utilise la technologie des réseaux neuronaux
et des algorithmes statistiques avec l'objectif de déboucher sur une
visualisation tridimensionnelle permettant de faire des simulations pour tester
des projets alternatifs
Des logiciels comme Umap/Trivium
www.trivium.fr permettent,
à partir de calculs mathématiques complexes, de présenter
cette immense masse de données sous forme de cartes en relief et en
couleur grâce auxquelles, avec un peu d'habitude, le décideur peut
détecter les points importants et utiliser son intuition pour prendre
ses décisions
Ce mariage entre la rigueur du calcul et l'intuition du professionnel est sans
doute promis à un bel avenir
Aux USA 79 % des étudiants qui sont arrivés sur le
marché du travail à l'été 99 ont utilisé
Internet pour leur recherche d'emploi
www.sbs.com
Les quantités d'information pouvant être gigantesques (Sears
exploite 1 milliard de données par jour, mais même pour une
PME 10.000 fois plus petite ce chiffre peut encore être
considérable)
3.2.2 Semi-active : définir ses centres d'intérêt afin de recevoir automatiquement l'information pertinente ainsi que les mises à jour des logiciels utilisés (PUSH et Agents Intelligents)
3.2.2.1 La veille économique, technique ou commerciale :
Chaque
jour dans votre boîte aux lettres vous recevez automatiquement les
informations sélectionnées en fonction des critères que
vous avez choisis.
Il s'agit là d'un domaine promis à une très forte
expansion (technologie PUSH, où l'on "pousse" l'information vers
vous par opposition à la technologie "PULL" où vous allez
la chercher).voir
www.pushcentral.com,
annuaire international des technologies push
Après les précurseurs Pointcast
www.pointcast.com ,
Backweb
www.backweb.com (actuel
N°1), Firefly
www.firefly.com (repris par
Microsoft) une trentaine de sociétés proposent aujourd'hui
leurs services.
Une des difficultés majeures est d'être capable de cerner
de façon suffisamment précise ses besoins afin d'éviter
la noyade sous un flot d'informations moyennement pertinentes que leur
volume rend inexploitables (ce que le professeur Roberto di Cosmo
www.dmi.ens.fr/~dicosmo
de Normale Sup appelle l'infobésité) et qui
consomment inutilement trop de bande passante
Les difficultés rencontrées l'an dernier par Pointcast
paraissent relever de ce défaut mais ne nous paraissent pas pour autant
remettre en cause l'intérêt même du PUSH l'entreprise vient
d'ailleurs de repartir après fusion avec LaunchCast sur un concept moins
invasif sous le nom de Entrypoint
www.entrypoint.com .
Mutatis mutandis, le PUSH a bien entendu de nombreuses applications dans les
Intranets et les extranets (notes de service, signalisation
d'évènements importants, revue de presse personnalisée,
...)
Le cabinet The Yankee Group, prévoit pour cette activité
un chiffre d'affaire de 6 Milliards de dollars à
échéance 2000
3.2.2.2 Des informations personnalisées : le "narrow casting"
Certains
éditeurs proposent des journaux "sur mesure" composés en
puisant dans un groupement de plusieurs centaines de banques de données,
de quotidiens ou de revues, les articles relevant des domaines retenus par le
client:.
voir page
52
En Californie ClariNet:
www.clarinet.com a,
aujourd'hui, 1,5 million d'abonnés
Le Monde,
www.lemonde.fr qui
après quelques tâtonnements pour trouver son modèle
économique est maintenant un des sites les plus fréquentés
(50000 visites/jour) envisage de permettre à ses lecteurs de se
construire un Monde personnalisé.
Press Intelligence, &&w jeune start-up parisienne vise le
créneau des entreprises dotées d'un Intranet (revues de presses
personnalisées avec accès aux sources et aux archives,
système d'alerte sur des types d'événements
prédéfinis,...) ou Net2One,
www.net2one.fr revue des
presse gratuite définie à partir de mots clés que vous
choisissez
Par opposition au "broad casting on le nomme "narrow casting", voir
forum Narrowcast99 à la cité des sciences
www.ptolemee.com
&&w
3.2.2.3 Une mise à jour automatique de vos logiciels
Pratiquement tous les logiciels d'antivirus sont maintenant
dotés de cette fonction de mise à niveau automatique
Marimba
www.marimba.com surveille en permanence
l'apparition de nouvelle version pour tous les logiciels que vous utilisez et
assurent automatiquement les mise à jour
3.2.2.4 Une fonction d'alerte qui vous permet de réagir plus vite pour parer un danger ou saisir une opportunité
Des
services push vous permettent de saisir des opportunités, pour les
appels d'offre par exemple, ou des évènements susceptibles
d'affecter votre activité
Closingbell
http://bradhill.com/iec/closingbell.htm vous signale une
évolution anormale de cours de bourse ou de matières
premières,
EuropInfos
www.EuropInfos.com vous prévient
gratuitement par un "texto" annoncé par un bip de tout
événement important dans les thématique que vous avez
défini (pour pouvoir l'écouter il vous en coûte 3F)
Les Echos offrent la fonction
http://alerte.lesechos.fr
de même que Legal News
www.legalnews.fr dans le
domaine juridique
Robert Mahl de l'Ecole des Mines de Paris a mis en place une
fonction Push (gratuit) pour le Journal Officiel : il vous suffit
de déclarer vos sujets d'intérêt et vous êtes
immédiatement prévenu par un message dès qu'un texte les
concernant est publié au JO
www.admi.net/admijo.html
Périclès de Datops en traitant l'immense masse
d'information autour d'un sujet (entreprise, monnaie, matière
première,...) détecte les ruptures de consensus
annonciateur d'évolutions: l'infowarning
Il annonce être capable d'une anticipation des crise de 5 à 9
jours et dit avoir détecté les anomalies précurseurs
de la chute des cours d'Alcatel 9 jours avant, l'OPA de la BNP avec un
préavis de 5 jours et la dévaluation du real brésilien une
semaine avant. Son président, Louis Gay, son créateur, ancien
pilote de chasse estime ces prévisions fiables à 80%
Appels-offres.com (
www.appels-offres.com) devenu
http://www.doubletrade.com
qui rassemble tous les appels d'offre publics (BOAMP et JOCE) et privés
a publié 300.000 appels d'offre pour 4 Milliards de F et vous signale
ceux qui correspondent aux critères que vous avez définis. Elle
compte aujourd'hui 12.000clients
Sont aussi apparus sur le marché des logiciels que l'on appelle
robots ou Agents Intelligents qui scrutent en permanence un grand
nombre de sources d'information afin de donner l'alerte en fonction de
certains événements.
CyberAlert
www.cyberalert.com
développé par UltiTech
parcourt, outre les sites WEB 150.000 forums usenet et 250.000 groupes de
discussions pour détecter ceux qui parlent de vous ou de vos produits
permettant ainsi de détecter les problèmes, voire d'anticiper sur
les crises,
Les cas les plus couramment cités sont ceux de Ford dont un
modèle avait tendance à s'enflammer spontanément et
Intel dont un processeur connut certains problème : une
détection précoce de ces problèmes par une
surveillance attentive du web aurait sans doute permis de substantielles
économies en prenant les devant pour pallier les défauts
détectés par les consommateurs avant qu'ils ne
débouchent sur une crise
Net Intelligenz
www.netintelligenz.net
créé par Jacques Attali et Maurice Levy analyse tous les forums
et conversations entre internautes afin de fournir à ses clients une
analyse d'opinion sur leurs produits, leurs marchés ou leurs concurrents
(entre 50kF et 500kF par étude)
Business Village qui a lancé le site
www.autovalley.fr rapporte
qu'une requête lancée sur "Renault" a permis d'en extraire
1600 citations: parmi celles-ci des internautes interrogeaient la
communauté électronique sur tel ou tel problème
rencontré avec leur voiture.
La possibilité pour l'entreprise d'identifier ces demandes et d'y
répondre rapidement permettrait d'utiliser ces systèmes d'alerte
comme nouveau support d'information et de relation avec les clients ainsi que
de remédier dans les meilleurs délais aux défaux
constatés (en limitant le cout des éventuels "rappels", souvent
considérables)
World Scanning
www.createam-is.com scrute en permanence les sources
de votre choix (web, messagerie, base de données, bureautique,...),
Netmind,
www.netmind.com start-up californienne a mis au
point un agent intelligent (Web Agent) qui va chercher l'information
intéressante et son logiciel Mind-it la ramène aussitôt
à l'utilisateur même sur son pager, son PDA ou sur son
téléphone cellulaire s'il n'est plus connecté à
l'Internet (4 millions d'abonnés, essentiellement pour de la veille
concurrentielle ou la surveillance de la bourse)
Centralcast
www.net2one.com start-up française
créée il y a 2 ans vient de relever le gant dans ce domaine en
levant 10 MF pour donner une envergure mondiale à son service gratuit
d'alerte et de diffusion d'information personnalisée
Philippe Contal patron d'alpha-c (
www.alpha-c.com)
voir page
140, qui utilise cette technologie pour
récolter toute l'information sur les prospects qu'il va visiter a ainsi
été alerté, la veille d'un rendez-vous commercial
important, d'une déclaration du président de l'entreprise qu'il
allait rencontrer, concernant sa nouvelle politique en matière de
qualité.
Il a pu ainsi réadapter totalement la présentation de son offre
qu'il se proposait d'argumenter principalement sur les prix, et remporter le
marché.
En France citons également Qwam
www.qwam.com , fruit d'un
partenariat entre l'Arist de Versailles et la société
Cycnos, qui surveille en permanence 350 banques de données et
informe immédiatement ses clients de tout événement se
produisant dans leur champ d'intérêt (article, dépôt
de brevet,...) ou Pat'Agent
www.createam-is.com spécialisé dans la
surveillance des dépôts de brevets
voir aussi
www.internetpatrol.com
Seul un système Push automatique permet ce type de surveillance
sachant qu'il y a un nouveau site Web toute les 20 secondes et 300.000 messages
postés chaque jour dans les forum
D'autres sont capables de vous informer quand votre marque est
usurpée sur le Web, ou quand vos documents sous copyright sont
utilisés sans autorisation
Digimarc
www.digimarc.com avec
son logiciel MarcSpider sillonne le web à la recherche des
contrefaçons.
Citons un autre exemple d'une nature légèrement différente
justifiant la mise en place en période de crise d'un système
automatique de mise sous surveillance du Web: un cas de
déstabilisation d'une entreprise par la distillation de rumeurs
ciblées auprès de la communauté financière.
La société Belvédère
www.yahoo.fr/finance/profil/6087.html , PME
bourguignonne dynamique de 207 personnes, cotée au Nouveau
Marché, fabricant de bouteilles sérigraphiées avait
conquis une part significative du marché de la vodka polonaise aux USA.
Elle est entrée en conflit avec son distributeur et a vu un jour le
cours de ses actions chuter brutalement, mettant en cause sa capacité
à lever les fonds qui lui étaient nécessaires pour
participer à la privatisation de son fournisseur polonais. Une analyse
fine de l'ensemble des rumeurs véhiculées par le web lui permit
à temps de remonter à la source de l'opération de
désinformation et de prendre les contre-mesures (exemple cité
par Philippe Darantière d'Atlantique Intelligence&n)
Une mésaventure similaire est arrivée début 2000 à
la chaine de bijouterie Marc Orian dont le cours a chuté de
30%
Vous pouvez également surveiller les offres d'emploi
correspondant à certains critères ou ... être
prévenu en cas du retard de votre avion
MyAlert.com qui a levé 300Mf en juillet 2000 gère
l'envoi de telles alertes sur téléphone portable (cours de
bourse, disponibilité d'un bien sur e-bay,) le Finlandais iobox
est un des leaders du secteur
Ce type d'outil est parfois trop onéreux ou trop complexe à
manier pour une PME seule, mais peut par contre être à la
portée d'une communauté d'entreprise qui a besoin
d'anticiper par exemple une tension sur des matières premières,
des évènements concernant un gros fournisseur ou les
évolutions d'un marché clé
3.2.2.5 Des agents intelligents qui cherchent à votre place et apprennent à mieux connaître vos besoins
De
nombreux agents peuvent maintenant aller chercher (même pendant que votre
ordinateur est déconnecté) l'information dont vous avez besoin
Checkitout &&w par exemple traque les
opportunités, sur des gammes de produits sélectionnés.
De plus en plus en analysant vos réactions à leurs suggestions
ils apprennent à mieux cerner vos besoins et vos goûts afin de
vous faire des propositions plus pertinentes
Firefly (
www.firefly.com, après une période
d'apprentissage, vous présente des artistes qui répondent
à vos goûts musicaux,
Excite Live !
http://live.excite.com avec
Newstracker
http://nt.excite.com vous
offre la possibilité de donner une note aux articles qu'il a
sélectionnés pour vous. Vos centres d'intérêt sont
alors progressivement précisés ce qui permet au logiciel de mieux
vous satisfaire.
BotSpot (
www.botspot.com) et UMBC
Agent Web (
www.cs.umbc.edu/agents)
offrent une mine de renseignements sur les agents intelligents
3.2.2.6 Téléalerte et téléaction
Le PUSH
c'est également tous les mécanismes de
téléalerte (distributeur de boisson vide, panne d'une
balise,..)
ou de télémesure : avec componentWorks
www.natinst.com/cworks
Mais aussi avec la possibilité de télécommande (
voir page
123 l'exemple de Roll Gom) il est
possible de conduire à distance des campagnes de mesure et de les
exploiter:
3.2.2.7 Ce sujet est de ceux qui soulèvent les passions
"Le
PUSH est parfaitement contraire à la philosophie du net" "Avec le
push, l'internaute risque fort d'être réduit à
l'état de couch patato [16]"
déclarait Patrick Robin PDG d'Imaginet.
Nous considérons qu'il s'agit là d'un faux débat : en
effet le processus est toujours interactif, la requête est faite une fois
(définition du champ d'intérêt) et la réponse prend
la forme d'une suite de messages réguliers.
La source de cette "guerre de religion", d'apparence tout à fait futile,
doit sans doute être recherchée dans l'inquiétude des
providers devant le flux d'information gigantesque que vont
générer ces messages quotidiens qui ne leur procurent aucune
rémunération.
Le vrai sujet nous paraît être celui du modèle
économique pertinent (ou tout du moins viable) pour la facturation
et le moins que l'on puisse dire est que depuis l'an dernier les idées
ne sont toujours pas clarifiées ... : accès Internet gratuit, (y
compris en Grande Bretagne le coût de l'appel téléphonique
local) forfait, facturation au megaoctet, rémunération de
l'internaute au delà de 35h,...
Le Push-Pull parait une formule intéressante : le push ne
concerne que les titres et les résumés accompagnés des
pointeurs sur les documents, et il est donc peu volumineux, le Pull permet en
fonction des besoins d'aller chercher l'information détaillée.
C'est sans doute là la formule d'avenir.
3.2.3 Une utilisation active des ressources du web
3.2.3.1 Recherche de compétences, recrutement
Exploitation des CV présents sur le Web, par affichage de
propositions d'emploi aux endroits où des personnes compétentes
sont susceptibles d'aller (dans le catalogue, sur les sites de partenaires
ou sur celui d'une Grande Ecole par exemple) ou utilisation des sites de
recrutement : aux USA, en 2001, d'après Idc ce sont96% des entreprises
qui utiliseront ces moyens.
En 2000, selon une enquête de l'APEC, 77% des cadres et des jeunes
diplomés utilisent Internet dans leur recherche d'emploi (la plupart des
autres invoquent l'impossibilité de le faire, seuls 5%
considèrent cette démarche inutile). Ils y recherchent en outre
des conseils pour leurs CV, lettres de motivation ou des informations sur les
entreprises... mais 85% d'entre eux considèrent que les entreprises ne
se sont pas encore vraiment adaptées à cette évolution
Le recrutement par Internet permet en effet de réduire drastiquement
les coûts, surtout pour trouver des profils pointus notamment
à l'étranger (voir l'étude réalisée par
l'atelier de Bnp-Paribas
www.atelier.fr)
Selon Computer World le coût passe de 3295 $ en moyenne par
voie de presse à 377 $ par Internet et les délais
de 53 jours à 14.
Le secteur du recrutement est aujourd'hui l'un des plus dynamiques et des plus
innovants du marché avec 28 millions d'offres d'emploi en mai 1999
(étude Interbiznet)
Cette pratique s'est naturellement développée largement dans le
domaine de l'informatique
www.jobuniverse.com ou
www.jobworld.com
Elle s'étend progressivement à l'ensemble des secteurs
www.cadresonline.com (Vivendi) 5000
offres, gratuit, 2 millions de pages vues par mois et autant d'e-mail
envoyés à ceux qui y ont inscrit leur profil de recherche
alimente une vingtaine de titres de presse: Le Monde, L'Usine Nouvelle,
l'Express, 01 Informatique, le Moniteur....
www.cadremploi.com qui a démarré sur
minitel fédère plus de 100 cabinets de recrutement "payant pour
ne drainer que les candidatures de qualité" dixit Roland Tresca qui
ajoute "on a aussi le sentiment qu'une autre stratégie ne serait pas
idiote..."
Voir aussi
www.jobline.fr ,
www.carreerPath.com,
www.headhunter.net,
www.hotjobs.com,
www.careermosaic.im.fr ,
www.emailjob.com,
www.apr-job.com,
www.demain.fr,
www.Cybersearch.fr sans
parler des nombreux newsgroup
www.news.pagesweb.com/news/fr.emploi.offres
www.news.pagesweb.comInews/fr.emploi.demandes,
www.news.pagesweb.comInews/fr.emploi
Et sans oublier l'ANPE
www.anpe.fr et surtout l'APEC
www.apec.asso.fr avec 7.000 offres et 1.500 pages
sur l'évolution du marché
La CIA comme le FBI par exemple offrent des emplois sur
www.odci.gov/cia et
www.fbi.gov, et CISCO
www.cisco.com recrute ainsi 70 % de ses
ingénieurs,
La profession hôtelière commence à utiliser
significativement cette voie
www.lhotellerie.fr/Annonces
Le leader américain Monster.com
www.monster.com, 60% du
marché US, 122 Millions de pages vues en juin, a racheté 111
entreprises d'offres d'emploi et dispose en octobre 1999 de 230.000 offres
d'emploi et de 2 Millions de CV (sur les 3 millions déposés en
ligne dans 30.000 sites concernant l'emploi) il annonce un taux de croissance
de 22% par mois.
Il est en mesure d'apporter une assistance extrêmement puissante aux
demandeurs d'emploi:
@ - analyse des postes et des rémunérations correspondant
à leur profil,
@ - benchmarking avec les autres candidats sur le marché du
travail,
@ - analyse du déroulement des entretiens,
@ - conseil pour des formations complémentaires, la
rédaction de CV et la conduite des prochains entretiens d'embauche
Pour les compétences rares et très demandées
(spécialistes internet par exemple, il organise des "placements aux
enchères" depuis cet été (7000 placements
déjà réalisés ainsi).
Depuis la même date il a lancé Talent Market pour les
indépendants et free lance
Monster commence à étendre ses activités en Europe
et vient de créer une filiale française
www.monster.fr
Elle concurrencera probablement les "petites annonces" dans tous les
secteurs de la vie professionnelle au gré de la
pénétration d'Internet dans le monde des affaires.
Des robots (comme Resputin &n) peuvent parcourir la
toile pour trouver les CV correspondant au profil recherché.
3.2.3.2 Une nouvelle voie pour la formation des membres du personnel de l'entreprises
Notamment pour les formations techniques pointues l'Internet offre
chaque jour davantage d'opportunités, avec de nouvelles méthodes
pédagogiques pour la formation. Il est ainsi possible de gagner un temps
de déplacement précieux ainsi que les frais correspondants
(Cisco considère économiser ainsi 40% des
coûts)
Certaines universités américaines délivrent même
leurs diplômes officiels par cette voie
C'est le cas par exemple de la Concord University School of Law
www.concord.kaplan.edu du
Massachusetts qui a ouvert en 1998 un cycle de droit entièrement en
ligne et sanctionné par un très officiel "Juris Doctorate Degree"
En Allemagne l'ensemble des filières, modules et cours disponibles sont
accessibles à
www.studieren-im-netz.de
En Espagne, l'université ouverte de Catalogne compte plus de
10.000 étudiants (salariés à 95%) répartis
dans 10 disciplines. Elle emploie 50 profs à temps plein et 600
consultants et des tuteurs extérieurs pour conserver sa souplesse Les
diplômes délivrés sont les mêmes que dans les
universités classiques. Après seulement 4 ans d'existence. Elle
dispose d'un budget de 103MFle coût de la scolarité pour
l'étudiant est de 3.600F
En France le Cned amorce l'évolution vers de telles
possibilités
www.campus-electronique.tm.fr ainsi qu'un certain nombre
d'universités (comme celle de Compiègne) et d'Ecoles
d'Ingénieur (Mines et Télécoms notamment)
Certains fournisseurs de matériel offrent aussi ce type de
possibilités pour la formation technique des utilisateurs de leurs
produits
Selon l'analyste du secteur de l'information Rhoda Lau 710 000
salariés américains ont pratiqué la formation à
distance dès 1998 et ils devraient être 2,3 millions en 2002
En France la délégation académique à la
formation continue de la région Midi Pyrénées
développe un programme de formation en zone rurale isolée
destiné aux salariés des coopératives agricoles qui ont
besoin de diversifier les compétences de leurs salariés pour
maintenir l'emploi toute l'année: chaque salarié dispose d'un
ordinateur équipé d'une caméra vidéo leur
permettant à la fois d'accéder aux cours et de rentrer en contact
avec leur tuteur
L'Afpa de Longwy a mis au point par exemple une formation
permettant d'acquérir une formation d'électronicien: une
caméra permet de travailler en visioconférence
3.2.3.3 Recherche de partenaires technologiques ou commerciaux
La
recherche de partenaires à travers le web est une pratique très
courante (notamment de la part d'entreprises des pays émergeants qui
recherchent des produits à distribuer)
"Une entreprise agroalimentaire bretonne a pu ainsi accéder à
de nouvelles techniques d'élevage porcin et signer des accords
commerciaux avec des entreprises américaines" bilan de
l'opération Cyberbretagne.
L'expérience montre que c'est là une des principales
retombées des sites commerciaux initialement prévus pour
vendre des produits:
La plupart des PME françaises que nous avons rencontrées nous ont
dit avoir été plutôt déçues par les ventes
elles-mêmes mais très heureusement surprises par le nombre de
contacts pris spontanément par des partenaires potentiels
étrangers pour en particulier la distribution, assortie ou non de
fabrication locale de leurs produits.
C'est de ce fait un complément indispensable de la participation
à des salons internationaux.
L'entreprise Cotherm participait à une exposition à
Pékin et mentionnait son site
www.cotherm.com dans sa
brochure commerciale : c'est par l'intermédiaire de celui-ci que
l'entreprise qui allait devenir son distributeur Coréen reprit
contact.
3.2.3.4 L'utilisation de services évolués en ligne: les ASP (Application Services Providers)
Vous
pouvez acheter des licences d'exploitation de logiciels et les installer sur
vos ordinateurs. Mais certaines applications nécessitent des techniciens
spécialisés (outils de simulation) d'autres nécessitent
des mises à jour fréquentes (logiciels de CAO), enfin pour des
logiciels très peu fréquemment utilisés vous pouvez
préférer payer seulement en fonction des usages réels
Pour toutes ces raisons vous sont aujourd'hui proposés des services
disponibles en ligne, du simple traitement de texte (suite office par exemple)
aux plus sophistiqués sur le plan technique
Comptanoo.com
http://www.Comptanoo.com
offre pour 60f/mois la possibilité à une PME de gérer sa
comptabilité
Siriatech
http://www.Siriatech.com
lui permet de faire des simulation sur sa pollution pour son étude
d'impa