Ministère de l?Economie, des Finances et de l?Industrie
Jean-Michel YOLIN
Sommaire
Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
Secrétariat d'Etat à l'Industrie
|
Conseil Général des |
Conseil Général des |
|
Mines |
Technologies de l'Information |
Internet et Entreprise
mirage ou opportunité ?
Pour un plan d'action
Contribution à l'analyse de l'économie de l'Internet
Rapport de la Mission conduite par
Jean-Michel YOLIN, Ingénieur Général des Mines
avec
Jean-Claude Merlin, Ingénieur Général des
Télécommunications
Grégoire Postel-Vinay Ingénieur en Chef des Mines
Christian Scherer Ingénieur en Chef des Mines
Mise à jour 2001
Préambule.
En 1997 à la demande du Ministre une première version de ce
rapport était lancée afin
De nombreuses missions aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens
(notamment dans l'Europe du Nord) et de très fréquentes visites
d'entreprises françaises et européennes nous ont cependant
montré que si depuis 1998 notre pays a amorcé son
décollage, outre atlantique comme chez nos voisins d'Europe du Nord ces
dernières années ont vu une accélération des
utilisation des technologies de l'Internet par les entreprises traditionnelles.
En ce qui concerne les créations d'entreprises le second semestre1999
aura vu dans notre pays l'explosion des " jeunes pousses " et
l'émergence des " Business Angels ".
Comme tout phénomène brutal une telle croissance ne pouvait se
produire sans quelques "à-coups": Pour beaucoup cette année aura
été celle du " mini Krach " du printemps; en fait, avec
le recul celui-ci apparaît comme un simple ajustement et la croissance de
la valeur des entreprises internet sur moyenne période reste
impressionnante.
Gageons que dans le futur d'autres ajustements auront lieu et gardons à
l'esprit que les aventures risquées ne peuvent toutes déboucher
sur des succès...
Si nous ne sommes pas conduits à apporter des changements majeurs dans
nos analyses quant aux enjeux et aux opportunités qu'offrent Internet
à nos entreprises, il n'en reste pas moins que cette année encore
un certain nombre de concepts nouveaux ont émergé, que les
idées se sont affinées et que le "gisement d'idées" que
nous avons essayé de constituer pour ceux qui veulent aller de l'avant
s'est substantiellement enrichi avec 4 faits marquants
La présente version essaye de répondre à cette demande
Comme la précédente, celle-ci est consultable à l'adresse
www.ensmp.fr/industrie/jmycs (depuis sa première publication
ce rapport a reçu 780.000 requêtes provenant de 61 pays),
où il est possible de la télécharger ou de l'utiliser en
format html comme plate-forme de navigation pour accéder à toutes
les sources citées (le sommaire très détaillé
essaie de faciliter un accès direct et rapide à la
préoccupation du lecteur).
En outre une page de News -
www.yolin.net - permettra de
continuer à l'enrichir progressivement par des développements
spécifiques (intelligence économique, création
d'entreprises dans les NTIC, infrastructures et aménagement du
territoire, Internet et collectivités locales, ...) et de rester
à votre écoute pour continuer à capitaliser notre
expérience collective.
Merci à tous
1 L'Internet en deux mots
14
1.1 Le fruit étrange de la liaison entre la rigueur des militaires et la
créativité libertaire des chercheurs sur fond de guerre froide
14
1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la
vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque
nucléaire :
14
1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de
convivialité :
14
1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? :
15
1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une
régulation par consensus
15
1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une
action forte de l'Etat américain
16
1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par consensus
16
1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux PME
16
1.1.5 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates :
l'e-crime
17
1.1.6 Une distinction à opérer entre réseau de transport
et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et
les "protocoles" (les "technologies" Internet)
18
1.2 Au-delà du mail et de la navigation, les multiples fonctions
d'internet:
18
1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer rapides, bon marché, efficaces
ouvrant de nouvelles possibilités
18
1.2.1.1.1 Le courrier électronique l'e-mail
18
1.2.1.1.2 La téléphonie "IP": "l'international pour le prix du
local" avec d'importantes fonctionnalités en sus
18
1.2.1.1.3 La visiophonie, la téléconférence, pour une
communication plus riche
19
1.2.1.1.4 voir à distance en trois dimensions : un atout pour le
tourisme, l'immobilier ou les catalogues
19
1.2.1.1.5 Des Forums, des espaces pour bavarder,
19
1.2.1.1.6 Un outil aussi de communication entre les machines: à l'usine
comme à la maison (domotique)
19
1.2.1.1.7 La Radio et la télévision sur internet
20
1.2.1.1.8 Et de nouveaux outils se préparent à sortir des
laboratoires: goût, odorat, toucher, vision 3D
20
1.2.1.1.9 Trouver des informations parmi des centaines de millions de documents
21
1.2.1.1.10 Les annuaires et moteurs de recherche
21
1.2.1.1.11 La recherche à travers les newsgroup
22
1.2.1.1.12 La recherche dans les banques de données
22
1.2.1.1.13 La reconnaissance vocale
22
1.2.1.1.14 La traduction automatique
22
1.2.1.1.15 La reconnaissance de l'écriture manuscrite
23
1.2.1.1.16 L'exploitation des flux d'information
23
1.2.1.2 Se procurer des produits et services sur le web
23
1.2.1.2.1 Le téléchargement de programmes informatiques, de
données, d'images, de sons, de vidéo... :
23
1.2.1.2.2 Faire ses courses sur internet, des magasins ouverts 24/7
23
1.2.1.2.3 Accomplir les formalités administratives
23
1.2.1.3 Publier de l'information accessible du monde entier
23
1.2.1.4 Travailler ensemble malgré les distances
24
1.2.1.4.1 Partager des documents
24
1.2.1.4.2 Mettre en commun et partager des moyens de calcul, les réseaux
de PC, le Peer to Peer (P to P)
24
1.2.1.4.3 Partager des moyens de stockage de données
24
1.2.1.5 Surveiller et agir à distance: télésurveiller
et téléopérer
24
1.2.1.6 L'arrivée du haut débit et de l'accès internet
nomade
25
1.3 Un développement explosif: une "Hot-Technologie"
25
1.3.1.1 Dans tous les pays développés une croissance
exponentielle: les "dog years"
25
1.3.1.2 Les statistiques cachent plus de choses qu'elles n'en montrent: les
"achats Online" ne sont que le sommet de l'iceberg
28
1.3.1.3 Erreur que de croire qu'il y a d'un côté la
net-économie et d'un autre l'ancienne: les Click & Mortar
29
1.3.1.4 La France est en retard : les dernières années du
siècle auront vu le décollage ... mais pas le rattrapage.
29
1.3.1.4.1 Le Minitel : notre langue d'Esope
37
1.3.1.4.1.1 Un atout :
37
1.3.1.4.1.1.1 Un fonds de commerce déjà établi pour le
commerce électronique (transport, banque, VPC,...)
37
1.3.1.4.1.1.2 Une profession d'éditeurs nombreuse et prospère
grâce en particulier à la formule kiosque qui permet une
facturation simple et bien acceptée.
37
1.3.1.4.1.1.3 Des cyber-commerçants avant la lettre
37
1.3.1.4.1.1.4 Une profession de "télématiciens" performante
37
1.3.1.4.1.1.5 Des bases de données et des fonds documentaires
très importants
37
1.3.1.4.1.1.6 Des ressources financières confortables qui permettent le
financement du web
37
1.3.1.4.1.2 Un handicap :
38
1.3.1.4.1.2.1 le Minitel a renforcé notre tendance à raisonner au
niveau Franco-Français
38
1.3.1.4.1.2.2 il nous a plus habitué à payer le temps que
l'information
38
1.3.1.4.1.2.3 la confortable facilité de gestion d'un outil qui permet
de facturer bien des choses...
38
1.3.1.4.1.2.4 apportant une réponse partielle mais rapide aux besoins
principaux il limite l'appétence pour le web
38
1.4 Internet et les technologies traditionnelles de transfert de
données électroniques
39
1.4.1 Internet : quoi de plus que le Minitel ?
39
1.4.1.1 beaucoup d'avantages :
39
1.4.1.1.1 Il est mondial :
39
1.4.1.1.2 Peu onéreux ... et en baisse rapide
39
1.4.1.1.3 Il offre quantité de fonctionnalités nouvelles
40
1.4.1.1.4 Il conduit à la "convergence" entre Téléphone,
TV et information
40
1.4.1.2 Mais encore quelques problèmes à régler :
40
1.4.1.2.1 Des problèmes de sécurité
40
1.4.1.2.1.1 Sentiment d'un manque de confidentialité, crainte de vol
d'informations commerciales ou de numéro de carte de crédit,
40
1.4.1.2.1.2 Difficultés d'identification des sites et des correspondants
: sont-ils ce qu'ils prétendent être?
40
1.4.1.2.2 Le cryptage: confidentialité du message, garantie de son
intégrité, authentification de l'identité de
l'émetteur, protection des archives.
40
1.4.1.2.2.1 Transactions financières non totalement
sécurisées mais des solutions sont en vue pour y remédier:
42
1.4.1.2.2.1.1 La carte à puce et e-card
42
1.4.1.2.2.1.2 Le porte-monnaie électronique (PME)
42
1.4.1.2.2.2 Risques d'intrusion dans les systèmes informatiques :
43
1.4.1.2.2.3 C'est un Far-West aussi en matière de droit et de police
43
1.4.1.2.3 Facturation complexe par absence d'une fonction kiosque
43
1.4.1.2.4 Une lenteur parfois désespérante, plantages et
déconnexions nécessitent patience et nerfs solides
44
1.4.1.2.5 Des règles issues du monde anglo-saxon: il sera difficile de
réussir sans accepter d'en tenir compte
44
1.4.2 Quoi de plus que les RÉSEAUX d'échange de données
professionnels existants ?
44
1.4.2.1 Moins onéreux et plus évolutif :
44
1.4.2.2 Mais une moindre qualité de service (garantie de
sécurité et de débit)
44
1.4.3 Les TECHNOLOGIES Internet : quoi de plus que les systèmes
propriétaires ?
44
1.4.3.1 Des avantages majeurs :des logiciels plus abondants d'une
qualité supérieure et moins cher
44
1.4.3.2 Le paradoxe des Logiciels Libres
45
1.4.3.3 Aucun inconvénient identifié
46
1.5 jamais une nouvelle technologie ne s'était imposée aussi
rapidement
47
2 Un degré d'implication des entreprises dans Internet qui dépend
aujourd'hui fortement du poids relatif du coût informationnel dans leur
valeur ajoutée
48
2.1 L'information une part majeure et toujours croissante de la valeur
ajoutée
48
2.2 Internet: une mutation majeure dans les processus économiques, il
écrase le temps en lançant l'ensemble des phases
simultanément et non l'une après l'autre
48
2.2.1 aujourd'hui des stades de production effectués les uns
après les autres
48
2.2.2 vers un processus continu: délais écrasés, stocks
supprimés, une personnalisation de masse
48
2.3 L'Internet au service tant de la compétitivité que de
l'expansion
50
2.3.1.1 Les technologies de l'Internet et la compétitivité
50
2.3.1.2 Les technologies de l'Internet et le développement
50
2.3.1.3 Internet et la création d'entreprises :
50
2.3.1.4 Faire une distinction entre PME et PMI n'apparaît pas pertinent
51
2.4 Les entreprises directement concernées par le fonctionnement
d'Internet: nous n'avons sans doute rien à leur apporter mais beaucoup
à apprendre d'elles
51
2.5 Les industries dont le métier consiste à produire ou à
traiter de l'information : des clients naturels...mais qui vont devoir
repenser leur métier
51
2.5.1.1 Les producteurs de logiciels
52
2.5.1.2 Les éditeurs de journaux et magazines (papier, radio ou TV)
52
2.5.1.3 La formation : un marché qui explose, le "e-learning"
55
2.5.1.4 Les professions financières: banques, assurance, courtiers, ...
56
2.5.1.5 Les producteurs de services de loisir : hôtel, tour operator,
opérateurs de billetterie
59
2.6 les professions où l'information est au coeur de la valeur
ajoutée, mais qui, néanmoins, nécessitent un contact
physique ou la livraison d'un objet :
59
2.6.1.1 Parmi les métiers à réinventer : ceux de la
chaîne éditoriale (
60
2.6.1.1.1.1 Les livres
60
2.6.1.1.1.2 La musique
61
2.6.1.1.1.3 De nouveaux modes de rémunération : la valeur
attachée à la connaissance du client, les liens marchands
61
2.6.1.2 Les intermédiaires du marché immobilier
61
2.6.1.3 Les entreprises et professions concernées par la e-santé
62
2.7 Enfin les PME "ordinaires" (celles pour lesquelles le contenu
"immatériel" dans la valeur ajoutée n'est pas
considéré comme l'élément essentiel du
métier)
63
3 Quelles opportunités pour les PME "ordinaires" ?
64
3.1 Emission d'information : se faire connaître pour vendre ou trouver
des partenaires
64
3.1.1 NIVEAU 0 : l'option "zombie" mettre sur le Web une "carte de visite"
(autrement appelé site "plaquette"):
64
3.1.1.1 Le site zombie modeste. Un seul avantage, l'achat de votre nom
64
3.1.1.2 Mais de graves inconvénients
65
3.1.1.3 Une variante dans les grandes entreprises ou les institutions : le site
"zombie trilingue de luxe "
65
3.1.1.4 De tout cela nous tirons une règle d'ergonomie majeure : la
règle d'or des "20 kilo, 3 clic et 0 mépris"
66
3.1.2 NIVEAU 1 : le catalogue des produits, des services ou du savoir-faire.
Des outils permettant de mettre l'entreprise à l'écoute et au
service du client, de détecter de nouveaux partenaires ou d'informer ses
actionnaires.
67
3.1.2.1 Mise à jour permanente, richesse de l'information,
économies par rapport au papier
67
3.1.2.2 Une visibilité internationale
68
3.1.2.3 Beaucoup d'information mais avec une stricte gestion des accès :
le principe de la minijupe
69
3.1.2.4 Le site catalogue un moyen pour trouver de nouveaux partenaires.
69
3.1.2.5 Un moyen également pour trouver de nouveaux collaborateurs
69
3.1.2.6 Analyser la fréquentation de votre site pour en améliorer
l'efficacité :
69
3.1.2.6.1 Qui vient vous voir ?
70
3.1.2.6.2 Comment les visiteurs circulent-ils entre vos pages ?
70
3.1.2.7 Un site spécifique pour les partenaires financiers
70
3.1.2.8 La communication en cas de crise : un site
" fantôme " prêt à être mis en
oeuvre ?
70
3.1.3 NIVEAU 2 : vendre grâce à Internet: Le site transactionnel
71
3.1.3.1 Le paiement on line : un problème la plupart du temps secondaire
et pourtant mis en tête des préoccupations par 43 % des PME
françaises interrogées
71
3.1.3.1.1 Le paiement proprement dit, ne représente que 1% (ou moins) du
prix final, sa valeur ajoutée est donc faible (sauf pour les
micro-paiements)
71
3.1.3.1.2 Réinventer une fonction kiosque au profit des éditeurs
et des marchands: Telco, Portails ou Banques?
72
3.1.3.1.2.1 Les opérateurs de télécommunications et les
fournisseurs d'accès Internet
72
3.1.3.1.2.2 sites portails, principales portes d'entrée sur le web (AOL,
Yahoo !, Netscape, Lycos...)
73
3.1.3.1.3 "we need banking but not bankers" (Bill Gates) la création de
monnaie virtuelle?
74
3.1.3.1.4 La sécurité : Le risque réel n'est pas
toujours où l'on croit
74
3.1.3.2 Le vrai enjeux : la valeur ajoutée de toute la partie
commerciale représente généralement 20 à 30 % du
prix d'un produit ou d'un service vendu.
76
3.1.3.3 Une écoute attentive des clients, une "production sur mesure de
masse"
76
3.1.3.3.1 Entreprises s'adressant à des clients individuels. le coeur de
métier: bien connaître ses clients, le marketing "one to one" ou
"1.2.1"
76
3.1.3.3.2 Le véritable fonds de commerce: la connaissance du client. Le
problème des fichiers. Le cas Amazon
77
3.1.3.3.3 L'émergence des communautés d'acheteur : une cible
privilégiée pour les PME :
78
3.1.3.4 Le développement de la marque et du produit, le
référencement, la publicité, l'e-pub, l'e-mailing
79
3.1.3.4.1 Le référencement: une étape essentielle
79
3.1.3.4.2 la publicité, l'e-pub pourquoi
80
3.1.3.4.2.1 Le développement de la notoriété de la
marque et des produits: un enjeu souvent majeur
80
3.1.3.4.2.2 Une stratégie qui explique les "pertes comptables" des
leaders de la cote
80
3.1.3.4.2.3 Des techniques publicitaires en pleine évolution: de la
pollution vers le service
81
3.1.3.4.2.4 un domaine promis à un brillant développement: mesure
d'audience, base de facturation
81
3.1.3.4.2.5 des outils pour un pilotage des campagnes en temps réel
81
3.1.3.4.2.6 mais encore bien des problèmes techniques et surtout
déonthologiques
82
3.1.3.4.3 l'e-pub, oui mais comment ?: 13 stratégies se dégagent
pour la publicité sur le Web
82
3.1.3.4.3.1 La chasse à l'affût : s'afficher sur un portail, le
bandeau, le sponsoring
82
3.1.3.4.3.2 La souricière : offrir un accès gratuit à ses
clients
82
3.1.3.4.3.3 la technique du coucou: graver directement votre publicité
sur le disque dur de votre prospect
83
3.1.3.4.3.4 l'appeau: payer l'internaute pour regarder votre publicité
et attirer des congénères : la "cashbar"
83
3.1.3.4.3.5 le miroir aux alouettes: loteries gratuites cadeaux, clic
humanitaire et jeux concours
83
3.1.3.4.3.6 La pêche au chalut: une présence sur une multitude de
petits sites
83
3.1.3.4.3.7 La "chasse à courre": ne faire apparaître sa
publicité qu'en fonction de l'internaute.
84
3.1.3.4.3.8 Le braconnage: acheter le nom de son concurrent comme mot
clé sur les moteurs
84
3.1.3.4.3.9 La chasse à l'appât: le "couponing"
84
3.1.3.4.3.10 Le marketing viral
85
3.1.3.4.3.11 La chasse en meute: les partenariats, les échanges de bons
procédés (Web Ring)
85
3.1.3.4.3.12 La chasse en battue à l'aide de rabatteurs: les "liens
marchands et les contrats avec les shopbots
85
3.1.3.4.3.13 La chasse à la mitraille: l'e-mailing, simple, rapide, peu
onéreux mais éviter le SPAM
86
3.1.3.4.4 L'e-pub : un marché qui double chaque année
87
3.1.3.4.5 Ne pas confondre publicité sur le Web et publicité pour
votre Web
87
3.1.3.4.6 La fausse bonne idée : la galerie marchande
87
3.1.3.5 Quid des intermédiaires ? La création de la
relation de confiance avec le client
88
3.1.3.5.1 un contact direct avec le client "d'économisant" tous les
intermédiaires?
88
3.1.3.5.2 vers une disparition des intermédiaires qui n'apportent que
surcouts et délais
88
3.1.3.5.3 ...mais besoin de CONseil CONfiance: dans un univers de plus en plus
complexe, la règle "des 2 CON"
88
3.1.3.5.3.1 Davantage d'opportunités dans une monde plus complexe et
en évolution rapide : un besoin de conseil
88
3.1.3.5.3.2 L'éloignement du client et du fournisseur et la nature
virtuelle de leur contact pose à l'un comme à l'autre un
problème de CONfiance.
89
3.1.3.5.4 "De nouvelles chaînes de valeur vont se créer
éliminant au fur et à mesure les anciennes": les
infomédiaires
91
3.1.3.5.4.1 faire gagner du temps et de l'argent aux clients
91
3.1.3.5.4.2 l'émergence brutale début 2000 des "market places
dans tous les secteurs professionnels
91
3.1.3.5.4.3 les mandataires de communautés : les "infomédiaires"
95
3.1.3.6 Des formes de vente plus sophistiquées : le softselling, la
vente et les achats aux enchères, la brocante, les bourses, les
"meta-marchands", le we-commerce
95
3.1.3.6.1 Le "softselling": des sites pour se distraire ou trouver une
information de référence
95
3.1.3.6.1.1 Des sites qui attirent, mais surtout qui retiennent: une
qualité nécessaire sur le web, être "collant"
95
3.1.3.6.1.2 "labourez moins large mais plus profond", préférez
"la part de client" à la "part de marché"
95
3.1.3.6.1.3 Les sites visant l'achat "coup de coeur"
96
3.1.3.6.1.4 Les sites qui s'adressent à des acheteurs recherchant le
meilleur rapport qualité - prix
96
3.1.3.6.1.5 Des sites qui ne vendent un produit mais qui apportent une
réponse globale au problème du client
98
3.1.3.6.1.6 Un nouveau marché de gros: celui de l'information, la
"syndication de contenu"
98
3.1.3.6.2 Les Meta-Marchands
99
3.1.3.6.3 La vente et les achats aux enchères sur le Web, les brocantes,
le we-commerce
99
3.1.3.6.3.1 La vente aux enchères: depuis "e-soldes" jusqu'à
un marché majeur
99
3.1.3.6.3.2 les ventes aux enchères descendantes
101
3.1.3.6.3.3 Les achats aux enchères: les enchères descendantes
101
3.1.3.6.3.4 Les enchères inversées
101
3.1.3.6.3.5 Les enchères hollandaises
101
3.1.3.6.3.6 La brocante, la vente de "particulier à particulier": le "C
to C"
102
3.1.3.6.3.7 Le troc : l'exemple de Napster
102
3.1.3.6.3.8 Les achats groupés: le we-commerce: les prix baissent en
fonction du nombre de clients
103
3.1.3.6.4 Les sites d'appel d'offres :
103
3.1.3.6.5 Un outil pour toutes les bourses
103
3.1.3.6.5.1 A tout seigneur tout honneur : les bourses des valeurs
103
3.1.3.6.5.2 Mais aussi toutes les autres bourses:emploi, fret, déchets,
technologies, partenariats, échanges, matériel d'occasion
104
3.1.3.7 L'écoute du client, la négociation commerciale et le
back office
105
3.1.3.7.1 Première forme de dialogue: les FAQ et les systèmes
experts
105
3.1.3.7.2 Seconde étape : l'échange par e-mail
105
3.1.3.7.3 Troisième étape : dialogue avec un opérateur, le
click & talk et le click & see
106
3.1.3.8 Mise à disposition du produit, la logistique: coûts et
respect des délais, facteurs déterminants du succès
106
3.1.3.8.1 Dématérialiser totalement quand c'est possible
106
3.1.3.8.2 Un élément majeur pour la compétitivité
"prix"
106
3.1.3.8.3 La vitesse de livraison et le respect des délais
107
3.1.3.8.4 Une profession et de multipless métiers promis à une
évolution profonde
107
3.1.3.9 La facturation, l'encaissement, la gestion: elle se trouve
très simplifiée
108
3.1.3.10 Le service après vente: ne pas l'oublier sous peine de voir
fuir les clients
108
3.2 Réception d'information : recevoir, se faire livrer ou aller
chercher l'information
110
3.2.1 Passive : exploiter ce qui arrive, le data mining
110
3.2.2 Semi-active : définir ses centres d'intérêt afin de
recevoir automatiquement l'information pertinente ainsi que les mises à
jour des logiciels utilisés (PUSH et Agents Intelligents)
110
3.2.2.1 La veille économique, technique ou commerciale :
110
3.2.2.2 Des informations personnalisées : le "narrow casting"
110
3.2.2.3 Une mise à jour automatique de vos logiciels
111
3.2.2.4 Une fonction d'alerte qui vous permet de réagir plus vite pour
parer un danger ou saisir une opportunité
111
3.2.2.5 Des agents intelligents qui cherchent à votre place et
apprennent à mieux connaître vos besoins
112
3.2.2.6 Téléalerte et téléaction
112
3.2.2.7 Ce sujet est de ceux qui soulèvent les passions
112
3.2.3 Une utilisation active des ressources du web
113
3.2.3.1 Recherche de compétences, recrutement
113
3.2.3.2 Une nouvelle voie pour la formation des membres du personnel de
l'entreprises
113
3.2.3.3 Recherche de partenaires technologiques ou commerciaux
114
3.2.3.4 L'utilisation de services évolués en ligne: les ASP
(Application Services Providers)
114
3.2.3.5 L'Intelligence Economique: Recherche d'informations techniques et
économiques (brevets, publications, banques de données,
normalisation, marques,....)
114
3.2.3.6 Recherche d'information sur l'offre des concurrents
115
3.2.3.7 Renseignements commerciaux ou financiers sur les clients ou les
partenaires
115
3.2.3.8 Recherche d'appels d'offre
115
3.2.3.9 La recherche de nouveaux fournisseurs : Les robots d'achat
("shopbots"), les market-places
115
3.2.4 En guise de conclusion...
116
3.3 travail coopératif
117
3.3.1 A l'intérieur de l'entreprise : Internet ou Intranet
117
3.3.1.1 premier pas: donner à chaque salarié de l'entreprise une
adresse électronique
117
3.3.1.2 Développer un Intranet, les VPN
117
3.3.1.3 L'Intranet depuis la simple mise en commun d'information jusqu'au
système nerveux de l'entreprise
118
3.3.1.4 L'Intranet zombie : le e-journal d'entreprise
118
3.3.1.5 Les Intranets de première génération : la
communication interne
118
3.3.1.6 Le véritable Intranet: le système nerveux de l'entreprise
119
3.3.1.6.1 L'Intranet devient l'outil qui permet à la fois de
réduire les coûts et d'accroître la réactivité
de l'entreprise
119
3.3.1.6.2 L'intranet permet la conduite de la production
119
3.3.1.6.3 L'Intranet permet l'intégration des systèmes de gestion
(ERP).
120
3.3.1.6.4 L'Intranet un outil pour les achats le e-procurement, la " supply
chain management"
120
3.3.1.6.5 L'Intranet l'outil de la conduite de développements
menés par des équipes éclatées
120
3.3.1.6.6 Il est particulièrement bien adapté pour les
organisations par centres de responsabilités ou par chantiers
120
3.3.1.6.7 Il est un outil précieux dans le domaine de la qualité
:
121
3.3.1.6.8 L'Intranet devient le siège de l'intelligence
économique et de la veille technologique
121
3.3.1.6.9 Il facilite la mise à disposition d'outils d'expertise
permettant en particulier des simulations
121
3.3.1.6.10 Par la mise en réseau des ordinateurs il offre un nouvel
espace de travail virtuel et des moyens de calcul extrêmement puissants
(technologie Peer to peer ou P to P)
121
3.3.1.6.11 Un outil pour le knowledge management
122
3.3.1.6.12 La formation interne du personnel
122
3.3.1.6.13 Démultiplier l'efficacité des commerciaux en les
connectant aux services du siège
122
3.3.1.6.14 Un outil au service des techniciens de maintenance
123
3.3.1.6.15 La Télémaintenance
123
3.3.1.6.16 L'Intranet un outil de décentralisation dans l'entreprise
124
3.3.1.6.17 l'élaboration de la stratégie de l'entreprise.
124
3.3.1.6.18 Touchant tous les aspects de la vie de l'entreprise il concerne
également les syndicats
124
3.3.1.6.19 Moins de bureaucratie, plus de contacts humains avec les
collègues et les clients
124
3.3.1.6.20 Le stade ultime, l'Intranet de l'entreprise étendue: les
extranets
124
3.3.1.7 Les pathologies des Intranet
125
3.3.1.8 Des possibilités nouvelles pour le télétravail
126
3.3.1.8.1 De nombreux avantages pour les salariés, l'environnement et
l'aménagement du territoire
126
3.3.1.8.2 Le gain est par contre bien moins évident pour l'entreprise et
pour les syndicats de salariés :
127
3.3.1.8.3 Des résultats décevants
127
3.3.1.8.4 Télétravail et téléservices
127
3.3.2 L'entreprise avec ses partenaires : Internet ou Extranet
128
3.3.2.1 Relations client/fournisseur, donneur d'ordre et sous-traitants,
banques et entreprises : le web-EDI
128
3.3.2.1.1 Un abaissement drastique des coûts de transmission en utilisant
le réseau internet (l'EDI sur IP)
128
3.3.2.1.2 Plus simple, moins cher, EDI dans IP: le Web EDI
128
3.3.2.2 Un extranet: l'Intranet de l'entreprise étendue
129
3.3.2.3 L'internet "classe affaire" et "classe tourisme"
130
3.3.2.4 Echange de données techniques "coingienering"
130
3.3.2.5 Suivi d'exécution des commandes, maintenance dépannage et
service après - vente
130
3.3.2.6 L'animation des réseaux de prescripteurs, distributeurs,
importateurs,...
131
3.3.2.7 Sous traitance de l'immatériel,
131
3.3.2.8 Les centres d'appel
131
3.3.2.9 Des partenaires incontournables: les administrations :
132
3.3.2.9.1 Le poids des formalités administratives représente une
charge non négligeable
132
3.3.2.9.2 Une opportunité pour faire des économies et gagner en
transparence: les marchés publics
132
3.3.2.10 Les pathologies des extranets: le syndrome du "territoire"
132
3.3.3 Les réseaux d'entreprises : un champ d'application
privilégié ?
133
3.3.3.1 La Mondialisation de l'économie entraîne tout à la
fois la concentration des grands groupes et le développement d'une
multitude de PME travaillant en réseau : le principe de
subsidiarité
133
3.3.3.2 Quels types de réseaux de PME ?
135
3.3.3.2.1 Entreprises géographiquement proches
135
3.3.3.2.2 A l'inverse, réseaux d'entreprises quadrillant le territoire
135
3.3.3.2.3 Des réseaux temporaires
135
3.3.3.2.4 entreprises sous-traitantes d'un même type de donneur d'ordre
136
3.3.3.2.5 entreprises appartenant à un club actif d'utilisateurs
136
3.3.3.2.6 entreprises appartenant à un même secteur professionnel
géographiquement concentré
136
3.3.3.2.7 entreprises appartenant à une même communauté
professionnelle géographiquement dispersée sur tout le
territoire
136
3.3.3.2.8 entreprises situées dans un même Technoparc
136
3.3.3.2.9 Entreprises ayant entre elles des liens capitalistiques
137
3.3.3.2.10 Entreprises participant à des partenariats internationaux
137
3.3.3.3 Les communautés virtuelles : travailler ensemble plus
efficacement et développer une force de frappe vis à vis de
l'extérieur
137
3.3.3.3.1 Un travail en réseau plus efficace avec mise en commun de
compétences et de services
137
3.3.3.3.2 Une capacité de négociation accrue pour les achats
137
3.3.3.3.3 Une meilleure visibilité internationale pour la promotion et
les ventes :
137
3.3.3.3.3.1 Un site Web riche en information sur le domaine de
compétence de la communauté
137
3.3.3.3.3.2 Une plus grande richesse dans le catalogue proposé au client
138
3.3.3.3.3.3 Une politique active de marketing : représentants
régionaux, mailing, achats d'espaces
138
3.3.3.3.4 Comment se construisent de telles communautés ? les
"community brokers" et les "infomediaires"
138
3.3.3.3.4.1 Sous l'impulsion d'un leader de la profession
138
3.3.3.3.4.2 Sous l'influence d'un fournisseur commun à la plupart des
membres de la communauté
138
3.3.3.3.4.3 A l'initiative d'un donneur d'ordre dont la
compétitivité dépend de celle de ses fournisseurs
139
3.3.3.3.4.4 Sous l'influence d'une structure professionnelle
139
3.3.3.3.4.5 A l'initiative d'une entreprise qui fait profession de mettre en
place de telles organisations
139
3.3.3.3.4.6 De nombreux magazines professionnels tentent également de
jouer ce rôle auprès de leurs lecteurs.
139
3.3.3.3.4.7 Bientôt aussi les grands sites "portail" comme Amazon.com ,
Yahoo!, geocities,...?
139
3.3.3.3.4.8 Sous la direction d'une entreprise qui se crée
spécifiquement pour fédérer l'offre de service ou de
produit de cette communauté vis à vis de l'extérieur
139
3.3.3.3.4.9 Soit sous l'impulsion des pouvoirs publics
139
3.3.3.3.5 Quelques autres exemples
139
3.3.3.4 Des communautés de métier au niveau des ouvriers
"professionnels" et non plus à celui des entreprises
141
4 Comment s'approprier les technologies de l'Internet?
142
4.1 Les freins et les moteurs
142
4.1.1 Les arguments évoqués par les entreprises qui
hésitent à se lancer
142
4.1.1.1 "Ce n'est pas un outil pour travailler sérieusement": gadget,
mode et perte de temps
142
4.1.1.2 "ce n'est pas adapté à notre type d'activité, nous
manquons de temps et de compétences et de toute façon les
technologies ne sont pas stabilisées"
142
4.1.1.3 "c'est trop cher" ! ou à l'inverse "cette gratuité ne
m'inspire pas confiance"
143
4.1.1.3.1 "C'est une technologie trop onéreuse pour ma PME"
143
4.1.1.3.2 À l'inverse la "gratuité" nous a plusieurs fois
été présentée comme un facteur de blocage :
143
4.1.1.3.3 Le réel problème des coûts?
143
4.1.1.3.3.1 Le prix des communications locales pour se raccorder au
fournisseur d'accès internet: le forfait?
144
4.1.1.3.3.2 Un coût prohibitif des lignes louées
nécessaires pour héberger un serveur ou raccorder une entreprise
144
4.1.1.3.3.3 Une substantielle baisse des prix amorcée depuis 1998
145
4.1.1.4 "C'est un réseau au bord de l'apoplexie : on ne peut pas
bâtir une stratégie sur lui"
145
4.1.1.4.1 Les autoroutes de l'information: de la réserve de puissance
145
4.1.1.4.1.1 Les réseaux de fibre optique: effondrement des prix
explosion des débits, des hierarchies bousculées
146
4.1.1.4.1.2 Réseaux sans fil à très haut débit: la
technologie laser multiplexée
147
4.1.1.4.1.3 Les constellations de satellites: une technologie de niche
147
4.1.1.4.1.4 Le développement de Drones et de dirigeables: une
idée intéressante
148
4.1.1.4.1.5 Les technologies ATM (voix, vidéo ou données): une
technologie intermédiaire?,
148
4.1.1.4.1.6 Les réseaux conçus directement autour de la norme IP
semblent être la voie d'avenir
148
4.1.1.4.2 Les noeuds d'interconnexion: en Europe un grave goulot
d'étranglement
149
4.1.1.4.3 Les "bretelles d'accès à l'autoroute: l'actuel goulot
d'étranglement, mais les techniques sont prêtes
150
4.1.1.4.3.1 L'utilisation des réseaux câblés: un
développement rapide
150
4.1.1.4.3.2 L'XDSL et l'ADSL un débit multiplié par 100 sur le
fil du téléphone classique
150
4.1.1.4.3.3 La boucle locale radio pour les zones à faible
densité...et une alternative à l'opérateur historique
152
4.1.1.4.3.4 Pour les mobiles les normes GSM, GPRS et UMTS, nouvelles boucles
locales...délocalisées
153
4.1.1.4.3.5 Les révolutions en gestation dans le "portable" pour le
piéton et l'automobiliste, le "m-commerce"
153
4.1.1.4.3.6 La réception directe par satellite: une place sans doute
plus modeste que prévu il y a quelques années
155
4.1.1.4.3.7 La technologie utilisant les fils de la distribution
électrique basse tension: une voie d'avenir?
155
4.1.1.4.4 Enfin se développent des techniques permettant de limiter les
volumes d'information à transmettre
156
4.1.1.4.4.1 Le développement des techniques de compression notamment
d'images vidéo (MPEG) et de sons (MP3)
156
4.1.1.4.4.2 La multiplication des serveurs de proximité (Proxy)
156
4.1.1.4.5 Pourquoi, quelle que soit la largeur de bande disponible, la
saturation semble-t-elle constante?
156
4.1.1.5 "C'est trop dangereux": des précautions nécessaires
mais le danger est aussi de surestimer les risques
157
4.1.1.5.1 les risques d'agression
157
4.1.1.5.2 Le risque d'engagements juridiques mal contrôlés
157
4.1.1.6 Mais aussi des blocages liés à la remise en cause des
pouvoirs qui transparaissent dans les réactions
157
4.1.2 Les arguments qui poussent les entreprises à tenter l'aventure
157
4.1.2.1 "on ne peut pas ne pas faire"
157
4.1.2.2 "on risque d'être obligé de faire"
158
4.1.2.3 La compréhension du fait que les outils de l'Internet sont une
source d'économies
158
4.1.2.4 une source de compétitivité en apportant souplesse
efficacité et réactivité
158
4.1.2.5 La perception qu'Internet ouvre des horizons, certes aléatoires,
mais prometteurs
159
4.2 Les outils de l'Internet concernent les entreprises de toute taille, de
tous secteurs, et dans celles-ci tous les métiers sont
profondément modifiés
159
4.3 Quelles PME peuvent espérer le plus de bénéfice d'un
"investissement Internet"?
160
4.3.1.1 En fonction du produit ou du service
160
4.3.1.1.1 Pour le B to C
160
4.3.1.1.1.1 Produits nécessitant beaucoup d'informations et de
conseil voire des simulations avant l'achat
160
4.3.1.1.1.2 produits ayant potentiellement un créneau étroit mais
mondial
161
4.3.1.1.1.3 produits s'adressant à un public de haut niveau culturel
161
4.3.1.1.1.4 produits s'adressant à une clientèle de
passionnés
161
4.3.1.1.1.5 produits s'adressant à une clientèle
"branchée"
161
4.3.1.1.1.6 produits cadeaux : une "hotte technologie"
162
4.3.1.1.1.7 Services visant au rapprochement de l'offre et de la demande quand
celui-ci est complexe et onéreux:
162
4.3.1.1.1.8 produits à durée de vie courte
162
4.3.1.1.1.9 produits saisonniers qu'un marché mondial permet de
désaisonnaliser
162
4.3.1.1.1.10 produits définis sur mesure avec le client (marketing "one
to one")
162
4.3.1.1.1.11 produits dont le coût de transport est faible par rapport
à la valeur
163
4.3.1.1.1.12 produits qui peuvent se définir facilement par des
caractéristiques objectives
163
4.3.1.1.1.13 produits nécessitant un service après vente
important (gros électroménager, véhicule,....)
163
4.3.1.1.1.14 produits nécessitant pour leur élaboration des
échanges techniques et administratifs nombreux
163
4.3.1.1.1.15 service rapide et personnalisé nécessitant beaucoup
d'informations pour le client et lui économisant du temps:
163
4.3.1.1.1.16 les produits susceptibles d'être vendus aux enchères
ou dans le cadre de bourses
163
4.3.1.1.1.17 entreprises jouant le rapport qualité/prix et cherchant
à être repérées par les agents intelligents
spécialisés
163
4.3.1.1.1.18 entreprises disposant d'une marque forte et qui ne peuvent
s'offrir d'être absentes sur le Web
163
4.3.1.1.1.19 entreprises désireuses de fédérer autour
d'elles des offres correspondant à des profils d'acheteurs
163
4.3.1.1.2 et pour mémoire, cela va de soi, les produits ou services
dématérialisables
163
4.3.1.1.3 Bien entendu, produits destinés à d'autres entreprises
: le B to B (business to business)
164
4.3.1.2 En fonction de la stratégie de l'entreprise
164
4.3.1.2.1 Pour renforcer la compétitivité en augmentant
productivité, réactivité et flexibilité
164
4.3.1.2.2 Pour faciliter l'expansion de l'entreprise
165
4.3.1.3 En fonction de l'organisation de l'entreprise :
165
4.3.1.4 En fonction de l'appartenance active à un réseau : ce
sont à l'évidence les premières concernées:
165
4.3.1.5 En fonction de la culture de l'entreprise
165
4.4 Ni un problème financier Ni un problème technique : Internet
est au premier chef un défi stratégique
165
4.4.1.1 Peu onéreux pour le matériel et les logiciels, et facile
techniquement à mettre en oeuvre
165
4.4.1.2 Mais le véritable problème est celui de la
stratégie de l'entreprise, redéfini à partir des
opportunités offertes par le Net ... et celui de la capacité
à mettre celle-ci en ordre de bataille.
166
4.4.1.3 Quelques questions clé avant de se lancer
167
4.4.1.3.1 L'entreprise et ses partenaires sont-ils techniquement capables
d'accomplir une telle mutation?
167
4.4.1.3.2 La structure humaine de l'entreprise est-elle capable de tenir le
choc?
167
4.4.1.3.2.1 les commerciaux, dans bien des cas, vont devoir davantage
devenir des conseillers que des vendeurs
167
4.4.1.3.2.2 de même pour les services achat
168
4.4.1.3.2.3 enfin pour la hierarchie intermédiaire
168
4.4.1.4 Ne pas confondre Stratégie et planification
169
4.5 Par où commencer ?.
169
4.5.1.1 Start Simple ! Grow Fast ! Do It Now !
169
4.5.1.2 Une première étape dans tous les cas : l'e-mail
170
4.5.1.3 Une première stratégie: prudence et d'amélioration
de la compétitivité, l'Intranet puis l'extranet
170
4.5.1.4 Une logique d'expansion et de conquête de marchés nouveaux
: le site Web et les techniques de promotion
170
4.5.1.5 Au bout du processus une intégration de toute la chaîne:
internet, extranet et Intranet
170
4.6 Comment conduire cette évolution : quelques pistes
171
4.6.1.1 Un nécessaire engagement du patron
171
4.6.1.2 Détecter, reconnaître et s'appuyer sur les
compétences latentes
171
4.6.1.3 Un autre moyen puissant d'aller de l'avant : les stages longs
d'élèves ingénieurs, le win.win.win
171
4.6.1.4 Savoir utiliser des compétences extérieures
172
4.6.1.5 Développer les compétences et les moyens internes
172
4.6.1.6 Enfin ne pas négliger la sécurité
173
4.6.1.6.1 Les risques de fuite d'information sensible
173
4.6.1.6.2 Les risques dus aux brigands de toute espèce
173
5 Les opportunités offertes par Internet : une chance à saisir
pour développer la création d'entreprises et l'emploi
175
5.1 La création d'entreprises dans les NTIC: un enjeu majeur, un
problème spécifique
175
5.1.1 Un enjeu majeur
175
5.1.1.1 Pour le développement économique, l'emploi et la balance
commerciale
175
5.1.1.2 Les innovations radicales proviennent quasiment toujours d'entreprises
nouvelles, qui seront les leaders de demain
176
5.1.1.3 Une économie de Standards: les premiers arrivés prennent
les places et sont ensuite indélogeables
178
5.1.1.4 Quid de la stratégie du "me too" (les "suiveurs")?
179
5.1.1.5 Des évolutions très rapides en hausse comme en baisse
(Start-up et "Start-Down"), mais néanmoins une importance fortement
croissante dans notre économie
180
5.1.2 La création d'entreprise dans les NTIC présente de fortes
spécificités par rapport aux autres secteurs
181
5.1.2.1 Dans beaucoup de projets peu d'expérience professionnelle
requise pour démarrer
181
5.1.2.2 On peut distinguer trois catégories de petites entreprises: les
enfants les nains et les pygmées
182
5.1.2.3 Pour démarrer peu de capitaux sont nécessaires
183
5.1.2.4 Un jeune diplômé est naturellement bien en phase avec ces
nouveaux marchés
183
5.1.2.5 Les artistes aussi
184
5.1.2.6 Un domaine où la croissance de l'entreprise et la maîtrise
d'un marché l'emporte sur une vision patrimoniale de contrôle et
de transmission familiale
184
5.1.2.7 L'apparent paradoxe d'une économie de standards: la valeur d'une
start-up est un multiple de ses pertes des premières années
184
5.1.2.8 C'est l'âge ou l'on peut se permettre de prendre des risques
185
5.1.2.9 1999: la rupture du contrat moral entre ingénieurs et Grandes
Entreprises
185
5.1.2.10 N'oublions pas cependant une autre source de création :
l'essaimage à partir des grandes entreprises
186
5.2 Typologie des entreprises dont on peut considérer la création
comme directement liée au développement de l'Internet
186
5.2.1.1 Les "Chercheurs d'or" : Entreprises exploitant l'internet pour
développer leurs activités
186
5.2.1.2 Les "fabricants de pelles et de pioches" : Entreprises créant
les outils permettant l'exploitation des potentialités de l'Internet
186
5.2.1.3 Les "Maréchaux-Ferrants" : Entreprises de service Internet
186
5.2.1.4 "Shérifs, Saloon et banquiers" : Entreprises n'utilisant par
nécessairement Internet mais créées à partir des
nouveaux besoins qu'il génère
186
5.3 les domaines les plus prometteurs pour les investisseurs?
187
5.4 Les difficultés à surmonter
187
5.4.1.1 Aujourd'hui les mieux formés sont les moins créateurs
187
5.4.1.2 Le contexte culturel est très important
187
5.4.1.3 Il dépend entre autres d'articles de presse, d'émissions
de télévision, pour la sensibilisation des jeunes à la
création d'entreprises
187
5.4.1.4 Il dépend également de la reconnaissance sociale du
créateur qui est aujourd'hui tenté de s'expatrier
187
5.4.1.5 Outre-Atlantique il est valorisant d'avoir créé une
entreprise, même si l'aventure s'est terminée par un échec
et ce n'est malheureusement pas encore le cas chez nous
188
5.4.2 Dispositif d'appui : incubateurs et kiosques d'informations
188
5.4.2.1 Le créateur d'entreprise a besoin d'économiser son temps
188
5.4.2.2 Il a surtout besoin d'être connecté à des
réseaux : les incubateurs publics et privés
188
5.4.3 Le financement de la création d'entreprises et du
développement des jeunes entreprises: manque d'argent ou manque de
projets?
189
5.4.3.1 Paradoxalement les deux sont vrais
189
5.4.3.2 Soyons clairs : le banquier stricto sensu, celui qui prête
l'argent des autres, ne peut et ne doit prendre de risques que très
limités
189
5.4.3.3 Les investisseurs : Ceux dont le métier est le commerce du
"risque"
189
5.4.3.4 Mais cette profession elle-même se subdivise en de nombreux
métiers
189
5.4.3.4.1 Le capital risque : le plancher du million de dollars
189
5.4.3.4.2 Les marchés des capitaux : un élément
déterminant pour le capital-risque
191
5.4.3.4.3 Le capital de proximité : une capacité de
démultiplication
191
5.4.3.4.4 La "love money" : essentiel pour le démarrage
191
5.4.3.4.5 Les "fonds d'amorçage" (Seed Money) : une bonne solution pour
les entreprises technologiques
192
5.4.3.4.6 Les aides publiques (Drire, Anvar, Crédits d'impot,...):
problèmes d'adaptation et de vitesse
192
5.4.3.4.7 Les Business Angels et les stock options : les éléments
clé du dispositif
193
5.4.3.4.7.1 Les Business Angels : de l'argent, mais surtout une expertise et
un réseau
193
5.4.3.4.7.2 Financer et fidéliser des cadres expérimentés,
payer avocats, conseil et fournisseurs sans sortir de cash: les stock-options
195
5.4.4 Manque de projet ou manque d'entrepreneur? la solution de l'atelier de
l'innovation
196
5.5 Une piètre connaissance de la création d'entreprises en
France
196
5.6 Autres problèmes méritant d'être signalés
197
5.6.1.1 Alléger les formalités : le cri du coeur!
197
5.6.1.2 Un problème important et urgent : le danger d'adopter une
réglementation à l'américaine en matière de brevets
sur les logiciels
197
5.6.1.2.1 le risque de pousser au secret quand le brevet devrait entrainer la
connaissance publique des inventions
197
5.6.1.2.2 une durée de 20 ans inadaptée à l'innovation
logicielle
197
5.6.1.2.3 paradoxalement, un outil au main des gros éditeurs pour
s'approprier les innovations des petits
197
5.6.1.2.4 une arme contre les logiciels libres
198
5.6.1.2.5 Une opportunité pour l'Europe: créer une
réglementation sui generis performante
198
5.6.1.3 Aujourd'hui les règles des marchés publics
éliminent les entreprises qui n'ont pas de références
suffisantes et donc les créateurs
198
6 Propositions pour un plan d'action
199
6.1 Les pouvoirs publics ne peuvent pas ne pas agir
199
6.1.1 L'Etat responsable de fixer les règles de droit
199
6.1.2 Les administrations génèrent des contraintes, facteurs de
coûts de gestion
199
6.1.3 Les pouvoirs publics sont un acteur économique majeur
199
6.1.4 Les pouvoirs publics responsables d'un développement harmonieux
des territoires
199
6.1.5 Les pouvoirs publics ont une mission "d'éclairage public"
199
6.1.5.1 Diffuser l'information qu'ils détiennent
199
6.1.5.2 Mettre en place un observatoire pour que chacun puisse se situer par
rapport aux évolutions en cours
200
6.1.5.3 Assurer une formation adaptée aux évolutions
200
6.1.5.4 Orienter les efforts de la recherche publique aux fins de donner des
armes à nos entreprises pour forger leur avenir
200
6.1.5.5 Créer les conditions de la confiance : signature
électronique, registre du commerce, certification,...
200
6.1.5.6 Un rôle d'éclairage public vis à vis du tissu des
PME
200
6.1.5.7 Les pouvoirs publics se doivent enfin d'être exemplaires
200
6.2 Améliorer l'environnement global pour créer les conditions du
décollage
201
6.2.1 Faire évoluer l'environnement juridique
201
6.2.1.1 Faire évoluer les règles de droit pour qu'elles apportent
des réponses claires et stables aux nouvelles questions posées
par l'internet
201
6.2.1.2 Créer les conditions de la confiance ; signature
électronique, nommage, registre du commerce, contrats type,
certification,...
201
6.2.1.3 Réunir les conditions permettant un véritable
développement du paiement électronique
202
6.2.1.4 Autoriser un niveau raisonnable dans le domaine du cryptage
203
6.2.1.5 Adapter le droit de la concurrence et le faire respecter notamment dans
le domaine des Télécom
203
6.2.1.6 Devenir des acteurs encore plus actifs de la construction d'un droit
nécessairement international: le problème du ressort
204
6.2.1.6.1.1 Quid de la propriété intellectuelle (droit
d'auteur, copyright, droit du brevet sur les logiciels, droit de suite pour les
oeuvres d'art, site "warez",...)?
204
6.2.1.6.1.2 Quid de la protection du droit des marques? des problèmes
posés par les procédure de nommage sur Internet?
205
6.2.1.6.1.3 Quid des règles de la concurrence (publicité
comparative, dénigrement, appel à boycott, publicité
mensongère, parasitisme commercial, paracommercialisme,...) ?
205
6.2.1.6.1.4 Quid des règles régissant les situations de monopole
et d'abus de position dominante?
206
6.2.1.6.1.5 Quid des Market places : plusieurs milliers de milliards de dollars
pourraient y transiter sous peu
206
6.2.1.6.1.6 Quid du droit de la preuve en cas de contrats électroniques?
206
6.2.1.6.1.7 Quid de la signification de l'exclusivité territoriale d'une
concession? Quelle est la période légale des soldes sur la toile?
207
6.2.1.6.1.8 Quid des organes de régulation dans le domaine des NTIC?
207
6.2.1.6.1.9 Quid de la protection des données sensibles des entreprises
207
6.2.1.6.1.10 Quid de la protection de certains privilèges (monopole des
commissaires-priseurs, loi bancaire, quotas, régime des pharmacies
d'officine, prix unique du livre,...)
207
6.2.1.6.1.11 Quid du droit d'émettre de la monnaie?
208
6.2.1.6.1.12 Quid des législations fiscales et douanières sur les
produits dématérialisés ou vendus sur internet
208
6.2.1.6.1.13 Quid de la protection du consommateur?
208
6.2.1.6.1.14 Quid de la protection de l'épargnant?:
208
6.2.1.6.1.15 Quid de la protection contre la calomnie, les injures, la
diffamation, l'atteinte à la vie privée (loi sur la presse,
censure,...)?
209
6.2.1.6.1.16 Quid à l'inverse de la liberté d'expression
209
6.2.1.6.1.17 Quid de la responsabilité pénale et civile pour un
site accessible depuis tous les pays du monde,
209
6.2.1.6.1.18 Quid de la protection des travailleurs
209
6.2.1.6.1.19 Quid des lois réglementant les publications? et Quid de
l'égalité des citoyens
210
6.2.1.6.1.20 Quid de la protection des mineurs (âge de la
majorité?,...)
210
6.2.1.6.1.21 Quid de la protection de l'adulte contre des tentations
préjudiciables à sa santé (drogue, alcool,...) ou à
ses finances (jeux, loteries, casino, paris sur les match de foot,...) ou
à sa moralité (censure,...)?
210
6.2.1.6.1.22 Quid de la protection assurée aux malades (consultations
médicales en ligne, délivrance de médicaments à
travers Internet, publicité pour les médicaments auprès
des malades...)?
210
6.2.1.6.1.23 Quid de la capacité des Etats à se protéger
(censure, interdiction de la cryptographie,...)?
210
6.2.1.6.1.24 Quid de la protection de la vie privée
(réglementation concernant l'élaboration et la commercialisation
des fichiers, droit de crypter les messages,...)?
211
6.2.1.6.1.25 Quid de la protection de la société contre la
violence
211
6.2.1.6.1.26 Quid de la protection des individus contre de nouvelles formes de
pollution comme le SPAM?.
211
6.2.1.6.1.27 Quid de la protection contre les pirates, les producteurs de
virus, de bombes logiques, de Worms, de Hoax, de Chevaux de Troie,...:
211
6.2.1.6.1.28 Comment lutter contre les nouvelles formes de
cybercriminalité (cyber-escrocs, blanchiment d'argent, chaînes
pyramidales, abus de confiance, désinformation, détournement de
moyens de calcul,...)
211
6.2.1.6.1.29 Quid du rôle à donner à
l'autorégulation (codes de bonne conduite) par rapport au pouvoir
normatif des Etats? La "corégulation"?
212
6.2.1.7 Assurer une participation active de spécialistes
français aux instances informelles qui élaborent les
règles de droit sur le net
213
6.2.2 Alléger le poids des contraintes administratives - moderniser
l'Etat
213
6.2.3 Les pouvoirs publics, acteurs économiques efficaces et facteurs de
progrès
214
6.2.3.1 Gérer les achats publics sur l'Internet
214
6.2.3.2 Encourager la migration sur Internet des services Minitel
215
6.2.4 Favoriser toute initiative permettant d'améliorer la vitesse de
transmission et de diminuer les coûts pour le client
215
6.2.5 Une mission d'éclairage public
216
6.2.5.1 Avoir au niveau des pouvoirs publics un discours fort clair et
crédible sur Internet
216
6.2.5.2 Diffuser l'information publique
216
6.2.5.3 Faciliter les accès "grand public", favoriser l'usage d'Internet
à toutes les étapes du processus éducatif et former les
spécialistes nécessaires.
217
6.2.5.4 Conduire une politique de recherche ambitieuse
217
6.2.5.4.1 Bien entendu dans le domaine des technologies dures
217
6.2.5.4.2 Mettre au point les outils adaptés aux PME
218
6.2.5.4.3 Quelques sujets de recherche qui paraissent essentiels pour nous
permettre d'utiliser les potentialités d'Internet plus intelligemment
218
6.2.5.4.3.1 Quelles mutations Internet génère-t-il dans les
structures industrielles ?
219
6.2.5.4.3.2 Quelles mutations dans l'organisation des entreprises ?:
219
6.2.5.4.3.3 l'Internet une économie de standards et non de High Tech:
NTIC ou plutôt NST?
219
6.2.5.4.3.4 Quelles évolution dans les modèles
économétriques: les coûts? La rentabilité des
investissements immatériels? Les mécanismes de financement?
220
6.2.5.4.3.5 Quelles conséquence sur la formation?
220
6.2.5.4.3.6 l'urbanisme
220
6.2.5.4.3.7 l'aménagement du territoire
220
6.2.5.4.3.8 dans le domaine juridique
220
6.2.5.4.3.9 dans le domaine social et politique
221
6.2.5.4.3.10 dans le domaine artistique
221
6.2.5.4.3.11 Dans le domaine militaire
221
6.2.5.4.3.12 Dans le domaine de la formation: NTE et e-learning
221
6.2.5.4.3.13 Dans le domaine médical
222
6.2.5.4.3.14 dans le domaine de la politique de la recherche et de
l'évaluation des chercheurs
222
6.2.5.4.4 Mobiliser tout particulièrement les écoles relevant de
notre Ministère
222
6.2.5.5 Favoriser la création de labels pour éclairer le
client
223
6.2.5.6 Les pouvoirs publics promoteurs du développement
économique
223
6.2.5.7 Aider les PME à se saisir des opportunités offertes par
Internet et favoriser la création d'entreprises
223
6.3 Des mesures spécifiques pour les PME
224
6.3.1 Une nécessité pour l'administration : travailler en
équipe de projet interministérielle
224
6.3.2 Informer les PME et les sensibiliser aux enjeux d'Internet
224
6.3.2.1 Les grandes réunions de sensibilisation: en
général un coup d'épée dans l'eau
224
6.3.2.2 Permettre au chef d'entreprise de voir concrètement ce
qu'Internet peut lui apporter
225
6.3.2.3 Une sensibilisation individuelle des entreprises conduite en s'appuyant
sur leurs réseaux de conseillers habituels
226
6.3.2.4 Proposer des prédiagnostics courts
226
6.3.2.5 Veiller à ce que dans chaque prestation de conseil aidé
(FRAC) il y ait un minimum de réflexion sur l'utilisation d'Internet
dans le domaine considéré
227
6.3.2.6 Sensibiliser les patrons de PME par l'intermédiaire de certains
réseaux de professionnels ayant un rôle de conseil, souvent
très écoutés, comme les experts-comptables
227
6.3.2.7 Aider les chefs d'entreprise engagés dans une démarche
internet à s'entraider et à se former mutuellement
227
6.3.2.8 Une sensibilisation à travers des groupes d'entreprises
déjà constitués autour d'un centre d'intérêt
ou d'un projet commun.
227
6.3.2.9 Une sensibilisation par une politique de communication au niveau
régional ou local
228
6.3.3 Une claire priorité : le montage d'actions collectives
228
6.3.3.1 Six arguments forts pour cette priorité
228
6.3.3.2 Pistes à creuser pour les actions collectives :
228
6.3.3.3 Quelques idées de thèmes qui pourraient intéresser
les entreprises participant à ces réseaux
229
6.3.3.4 N'oublions pas l'intendance : la logistique, un facteur clé
231
6.3.3.5 Des opérations qui nécessitent la mobilisation de tous
les partenaires
231
6.3.3.6 Un objectif prioritaire pour les Centres Techniques Industriels (CTI)
231
6.3.3.6.1 Tout d'abord bien entendu utiliser cet outil de communication pour
mieux travailler avec les "ressortissants" :
231
6.3.3.6.2 utiliser Internet comme une entreprise ayant réussi sa
mutation vers la nouvelle économie doit le faire
231
6.3.3.6.3 Enfin et surtout, rôle du CTI est d'aider les entreprises de la
profession être plus performantes
232
6.3.4 Accompagner les développements les plus ambitieux
232
6.3.4.1 Savoir résister à la tentation d'opérations
spectaculaires, peu onéreuses, touchant un grand nombre d'entreprises et
permettant un fort effet d'annonce...mais contreproductives
232
6.3.4.2 Par contre savoir intervenir au stade coûteux, risqué,
mais à fort enjeu : celui du véritable engagement sur les
technologies Internet
233
6.3.4.3 Ne pas inventer des procédures nouvelles. Le portail des
concours publics
234
6.3.5 Utiliser Internet comme un outil d'une politique de développement
local
236
6.3.5.1 Infrastructures de Telecom : quand les pouvoirs publics retrouvent leur
responsabilité en matière d'aménagement du territoire
236
6.3.5.1.1 Progressivement les infrastructures de
télécommunications, tant au niveau de leur qualité que de
leur coût sont devenues un élément déterminant dans
la compétitivité d'un territoire.
236
6.3.5.1.2 La fin du monopole entraîne une féroce concurrence qui
conduit à un effondrement des prix ... dans les zones où cette
concurrence se manifeste : le risque est de voir apparaître un
accroissement des écarts entre ces zones et les autres
237
6.3.5.1.3 Les Télécoms : une infrastructure qui pose les
mêmes problèmes aux responsables de l'aménagement que les
dessertes aériennes, les voies ferrées ou les routes
238
6.3.5.1.3.1 Les deux notions de rentabilité d'un investissement: pour
l'opérateur et pour la collectivité concernée
238
6.3.5.1.3.2 Les conséquences à en tirer en matière de
financement de ces infrastructures
238
6.3.5.2 Quelques pistes de réflexion sur les actions à
conduire au niveau des pouvoirs publics
239
6.3.5.2.1 Une solution de facilité désormais impossible : faire
pression sur l'opérateur historique
239
6.3.5.2.2 Alors quels moyens d'action ? Pour quels pouvoirs publics ?
239
6.3.5.2.2.1 Cohésion et solidarité : deux
préoccupations au niveau européen:
240
6.3.5.2.2.1.1 une préoccupation de cohésion :
240
6.3.5.2.2.1.2 une préoccupation de solidarité :
240
6.3.5.2.2.2 Au niveau national comme au niveau régional ou local
à l'appui de la stratégie de développement ou de
reconversion définie pour le territoire
240
6.3.5.2.2.2.1 Réaliser des infrastructures préalable permettant
de baisser coûts et délais pour un nouvel entrant
240
6.3.5.2.2.2.2 Gérer la "rente minière" liée à la
concession de l'espace electromagnétique
240
6.3.5.2.2.2.3 Traiter ce type d'investissement comme une liaison
aérienne
240
6.3.5.2.3 La nécessité pour les pouvoirs publics de se doter
à chaque niveau des compétences nécessaires
241
6.3.5.3 Il est clair cependant qu'une telle politique ne peut se limiter aux
infrastructures, ni même au développement économique au
sens étroit du terme
241
6.3.5.4 Le projet de Parthenay illustre bien l'extrême imbrication de
l'économique et de tous les autres aspects de la vie locale.
242
6.3.5.5 De nombreuses autres initiatives qui méritent d'être
encouragées
243
6.3.6 Donner aux acteurs et aux intervenants chargés de les conseiller,
la formation minimale leur permettant de conduire un développement
efficace
243
6.3.6.1 Une priorité : former le patron
243
6.3.6.2 Former également les conseillers de l'entreprise sans oublier
les experts comptables
244
6.3.6.3 De nouveaux métiers? Ou plutot un profond changement dans les
métiers actuels?
244
6.3.6.4 Nécessité parfois de certaines formations plus pointues
245
6.3.6.5 ...et à l'inverse de formations touchant un public très
large
245
6.3.6.6 Des initiatives pour aider les régions à mettre en place
de telles formations
245
6.3.7 Les services de l'Etat chargés de favoriser le
développement des PMI se doivent de pleinement maîtriser et
utiliser Internet
246
6.3.7.1 Les 10 points clef pour un Intranet-extranet-web de l'administration
246
6.3.7.1.1.1 Une messagerie: chaque membre du personnel de la DRIRE doit
être doté d'une adresse e-mail,
246
6.3.7.1.1.2 Un Intranet pour le fonctionnement interne (intégrant l'ERP)
246
6.3.7.1.1.3 Cet Intranet devra prendre en compte le nomadisme de la plupart des
ingénieurs subdivisionnaires
246
6.3.7.1.1.4 Un site WEB transactionnel véritable Portail d'accès
à tous les services offerts
246
6.3.7.1.1.4.1.1 Il doit également permettre au grand public et aux
associations
247
6.3.7.1.1.5 Un accès Internet à partir de chaque poste de
travail
247
6.3.7.1.1.6 Une application-serveur PUSH pour diffuser l'information
247
6.3.7.1.1.7 Une application-client PUSH et d'agents intelligents
247
6.3.7.1.1.8 Des forums avec les usagers concernés et des listes de
discussion
247
6.3.7.1.1.9 Les DRIRE devront dans le même temps développer des
extranets entre elles et avec les administrations centrales qui les concernent:
économie, environnement, recherche, transports...
247
6.3.7.1.1.10 D'autres extranets devront être constitué avec les
administrations régionales et les autres partenaires
247
6.3.7.2 Une démarche originale de la DARPMI: d'abord favoriser les
initiatives puis les harmoniser
247
6.3.7.3 Un outil indispensable pour l'avenir : le KIT extranet
248
6.4 Des mesures pour favoriser la création d'entreprises
248
6.4.1.1 Faire évoluer l'enseignement notamment dans les écoles
d'ingénieur
248
6.4.1.2 Favoriser les créations par des chercheurs
249
6.4.1.3 Créer un contexte culturel favorable à la création
d'entreprise
249
6.4.1.4 Ne plus pénaliser l'échec
250
6.4.1.5 Mettre en place des incubateurs bien branchés sur les
réseaux gestion, finance, technologie et industrie
250
6.4.1.6 Favoriser l'émergence d'un tissu dense de petites
sociétés de services
250
6.4.1.7 Pour les entreprises à fort potentiel de développement
favoriser le développement des Business Angels
250
6.4.1.8 Eviter que l'évolution sur la réglementation sur les
brevets ne donne des armes aux grosses structures pour verrouiller l'innovation
251
6.4.1.9 Se donner les moyens d'observer la dynamique de la création
d'entreprise pour agir de façon plus pertinente
251
6.4.1.10 Ouvrir l'accès des marchés publics aux créateurs
251
6.4.1.11 Rétablir les Stock Options pour permettre aux Pme à
forte capacité de croissance de recruter les cadres de haut niveau dont
elles ont besoin
251
7 CONCLUSION
253
Jean-Michel Yolin mise à jour 2001
Depuis lors, dans notre pays, beaucoup de chemin a été parcouru
sous l'impulsion d'initiatives tant publiques (dans le cadre du PAGSI) que
privées.
Notons que, plus encore que les pays latins, le Japon, sans doute pour des
raisons culturelles analogues de "gestion du pouvoir" éprouve les plus
grandes difficultés à s'adapter à ce bouleversement de
l'économie (difficulté aggravées par l'absence
création de start-up) mais que néanmoins de nombreux
Français réussissent remarquablement dans la silicon valley
Aussi un grand nombre de personnes (entreprises, sociétés de
conseil, organismes de formation,...) nous ont suggéré d'assurer
la mise à jour d'un rapport qu'ils utilisent comme document de
référence (support de cours, source d'exemples d'application pour
la sensibilisation et le conseil, guide méthodologique, ...).
"Ce
qui est marginal mais croît de façon exponentielle peut devenir
majeur"
Jean-Claude Pelissolo
Internet : Mirage ou opportunité pour les PME ?
Aujourd'hui celui que l'on appelle le "réseau des réseaux" est devenu incontournable. Il a ses fans, fascinés par ses possibilités immenses. Il a aussi encore quelques détracteurs de plus en plus rares, qui ne manquent pas une occasion de mettre en évidence ses défauts de jeunesse ou les points faibles liés à sa conception et l'absence de contrôle qui en fait sa force aux yeux des uns et sa faiblesse aux yeux des autres.
1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque nucléaire :
1964 : le Ministère américain de la
Défense a l'idée d'un réseau de communication sans
véritable direction centralisée, conçu de façon
à demeurer opérationnel même si des portions
entières du réseau tombent en panne ou sont détruites
Paul Baran de la Rand Corporation en invente l'architecture avec la
numérisation du réseau et le découpage de l'information en
petits blocs : L'originalité du système mis en place, qui assure
son invulnérabilité, est l'absence de point central :
Le réseau fonctionne sur un mode purement coopératif avec une
multitude d'ordinateurs et de réseaux locaux ayant tous les mêmes
prérogatives.
Chaque ordinateur "serveur" qui se connecte pour émettre et recevoir sur
l'Internet, participe en outre au routage des messages qui circulent à
travers le monde selon des cheminements quelque peu aléatoires : il
reçoit des serveurs voisins des "paquets d'information" (les messages
trop longs doivent en effet être tronçonnés en petits
"paquets") et en fonction de l'adresse de destination, le transmet à son
tour à un autre ordinateur qui se trouve "à peu près" dans
la bonne direction et dont la ligne est disponible (les paquets composant un
même message empruntent éventuellement des chemins
différents et n'arrivent pas obligatoirement dans l'ordre initial)
Réaction [1]
d'AT&T: "c'est aussi stupide que de mettre le pétrole
dans des tasses à café pour le transporter dans un pipeline".
A cette même époque Engelbart invente la souris
www.engr.orst.edu/old_news/121098/engelbart.htm
En 1969, Larry Roberts de l'Agence américaine de l'armement
(Arpa) demande à quatre universités américaines de
mettre ces idées en pratique dans un réseau expérimental.
Quatre supercalculateurs sont interconnectés en 1971 : c'est le
réseau Arpanet:
Dès cette époque se met en place ce que certains ont
appelé une "adhocratie" avec une coordination d'étudiants
qui développent les idées de "protocoles" et de
"RFC" (Request For Comment) permettant de lancer les idées
nouvelles et de les tester auprès de la communauté
Les chercheurs américains utilisent très vite ce réseau
qui leur permet de se partager des capacités de calcul, très
onéreuses à l'époque.
1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de convivialité :
Mais
rapidement, comme c'est souvent le cas pour des innovations radicales
[2] ce n'est pas l'usage pour lequel il
avait été conçu au départ qui prédomine : le
réseau est de plus en plus utilisé pour consulter des bases de
données, échanger des articles scientifiques puis des messages.
Quelques étapes :
1971 Louis Pouzin, chercheur à l'INRIA,
épaulé par Michel Montpetit invente le
"datagramme", pièce essentielle de la transmission par paquet qui
ne nécessite plus l'immobilisation d'une voie de communication comme le
protocole américain de l'époque (Host-Host) : c'est le
début du réseau Cyclades.
1972: André Truong, créateur de la
Société R2E, et François Gernelle, son
directeur général, pour répondre aux besoins de l'INRA
(Institut de Recherche Agronomique) invente le premier micro-ordinateur
: le Micral, autre pièce essentielle du futur réseau
Internet, (réaction d'alors d'un haut responsable de Bull
rappelée par le Monde "vous n'avez jamais rien compris à
l'informatique"),
1972 sur l'initiative des chercheurs américains, invention du
courrier électronique et du "@"3(*) et création d'un groupe de travail en vue de
définir un standard d'interconnexion.
1974 : Vinton Cerf met en oeuvre le concept de datagramme,
développé avec "Cyclades", dans le réseau Arpanet
pour créer un des protocoles de base de l'Internet : TCP
(protocole de contrôle de transmission). Les multiples "paquets"
émis ne parviennent pas tous à destination (jusqu'à 15%
sont perdus) : en cas d'engorgement momentané, certains routeurs peuvent
en effet être amenés à détruire ceux qui sont en
attente: c'est le protocole TCP qui détecte ces échecs de
transmission et provoque une nouvelle émission du paquet
considéré
Dès cette période, la participation de pays autres que les
Etats-Unis à des travaux de spécifications et de tests est tout
à fait notable: En France, l'Inria et le Cnet
www.cnet.fr sont
particulièrement actifs.
C'est aussi l'époque où le CNET "invente" l'ATM
www.atmforum.com qui a
été jusqu'à aujourd'hui une technologie importante pour
accroître de façon substantielle les capacités de
transports des réseaux de télécommunications pour la
transmission de données.
1977 : , le protocole d'adressage IP (Internet Protocol) voit le
jour : il vient compléter le protocole TCP. Dès lors, pour
reprendre la définition de l'AFTEL :
"Un internet est alors défini comme un ensemble de réseaux interconnectés et l'Internet, comme l'ensemble des réseaux Internet interconnectés à l'aide du protocole TCP/IP"
76-78 : le projet Cyclades beaucoup trop
"déstabilisant", moins "contrôlable" pour les modèles
établis dans notre pays, se heurte à une très violente
hostilité de l'administration des PTT4(*) : celle-ci développe la norme X25
issue du protocole "Host-Host" américain, crée Transpac et
obtient l'arrêt du projet Cyclades (qui n'aura coûté au
total que 20 MF) : le protocole TCP IP devient "hors la loi" (alors qu'à
ce moment il permettait déjà des débits 30 fois plus
élevés : 2.000 kbit/s contre 64 kbit/s pour Transpac).
Dany Vandrome, Directeur de Renater,
www.renater.fr rappelle qu'en
1984 nos chercheurs devaient se déplacer à Londres pour se
connecter à ARPANET ...
Sur cette base est lancé le Minitel à l'abri des
perturbateurs. "A cette époque déjà les tarifs
dans notre pays plus du triple de ceux pratiqués aux Etats-Unis
pour les entreprises" (Robert Mahl, Annales des mines - nov 96).
1981: la NSF (National Science Foundation) décide de financer un
réseau "Computer and Science Network" qui deviendra plus tard le
NSFNet afin d'offrir aux universités des services tels que la
messagerie.
1982 l'Administration et les grandes entreprises américaines
(IBM, Digital, HP,..)essaient d'imposer un standard "vraiment professionnel":
l'OSI: le consensus des internautes sur TCP/IP conduit à
l'échec de cette offensive
1990: Tim Berners-Lee chercheur au CERN
www.cern.ch (centre
d'étude et de recherche nucléaire de Genève) invente avec
ses collègues le World Wide Web (WWW) et le langage hypertexte
(HTML)
www.w3.org/History.html
:
Derrière les images ou les mots clefs choisis par les auteurs de pages
publiées sur le réseau, se cachent les adresses (hyperliens)
d'autres pages d'information, situées éventuellement à
l'autre bout du monde.
L'Hypertexte contient aussi bien des images, des sons ou des séquences
vidéo que du texte proprement dit.
1993 :Grâce aux navigateurs dont l'ancêtre fut MOSAIC
inventé par Marc Andreesen de l'université de
l'Illinois, d'un simple "clic de souris", l'internaute peut naviguer vers
cette nouvelle adresse sans avoir besoin de savoir ni où il va, ni par
quel chemin.
L'augmentation de puissance des PC à prix constant, (voire
décroissant) leur facilité d'emploi, permettent à cette
même époque une explosion du nombre d'internautes.
2000 Lancement par le gouvernement américain du projet NGI
(internet de nouvelle génération) l'objectif des USA n'est plus
militaire stricto-sensu mais l'Internet n'en est pas moins
considéré comme un enjeu stratégique majeur dont il
convient de conserver le leadership
1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? :
1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une régulation par consensus
Depuis
1995, la National Science Foundation (NSF) ne finance plus le
réseau des universités américaines, qui constituait
l'ossature d'Internet (arrêt des subventions au NSFNet).
Depuis avril 1995, Internet fonctionne en réseau coopératif.
Aujourd'hui chacun (les opérateurs principaux, les prestataires grand
public, les entreprises, les particuliers) paie un tronçon de
réseau.
Les fonds publics avaient assuré au début la croissance du
réseau, mais les entreprises ne dépendant pas des organismes
payeurs ne pouvaient pas y accéder. Depuis, des réseaux (au
départ indépendants), à vocation commerciale se sont mis
en place et connectés au réseau des réseaux.
A l'heure actuelle, la majorité du trafic est d'origine commerciale et
plus de 90% du financement proviendraient de fonds privés.
1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une action forte de l'Etat américain
L'arrêt des financements publics de l'Internet ne signifie
nullement que les pouvoirs publics américains se
désintéressent de cet enjeu, toujours considéré
comme vital sur le plan géopolitique comme l'a montré la
dernière campagne présidentielle. Bien au contraire ils ont
lancé deux grands projets très ambitieux :
NGI : Next Generation Internet (
www.ngi.gov) visant à
créer une infrastructure "Terabit" mille fois plus puissante que
l'actuelle : VBNS (Very High Performance Backbone Network Service
www.vbns.net) et mobilisant les
moyens du pentagone (DASA, NSA) de la NASA et du département de
l'énergie (DOE).
Internet 2
www.internet2.edu avec les
universités, centres de Recherche et Industriels pilotes qui ont
l'objectif de développer de nouvelles applications tirant parti de cette
puissance nouvelle (travail coopératif, médecine,
éducation, commerce, ...)
Un projet analogue est en cours de développement au Canada :
Canarie (
www.canarie.ca)
www.canet.upc.es/ngi.world.html présente une vue globale
des projets "NGI" dans le monde.
Certains regrettent vivement que l'Europe ne se donne pas les moyens de
rester dans la course pour cette prochaine étape qui se prépare
outre atlantique tant au niveau des infrastructures que des nouvelles
applications permises par celles-ci, alors que les moyens financiers sont
relativement modestes (100 millions de dollars par an pour le projet NGI: ce n'est guère que 1/350e de la
capitalisation d'une entreprise qui a émergé de la
génération actuelle comme Yahoo!)
La FING (Fondation pour l'Internet de Nouvelle
Génération) s'est créée dans cet objectif: elle
regroupe des associations (comme l'Isoc ou l'Acsel), des grandes entreprises et
des établissements d'enseignement supérieur
www.fing.org
1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par consensus
La philosophie d'Internet est assez bien résumée dans cette phrase de Dave CLARK, prononcée pour l'IETF (Internet Engineering Task Force www.ietf.org) :
"Nous rejetons les rois, les présidents et le vote.
Nous croyons dans le consensus et les règles évolutives".
Dans cet
esprit la notion même de contrôle de l'Internet est très
largement rejetée,
L'association étroite entre les phases de développement et de
déploiement "rough consensus and running code" favorise
plus l'innovation que les positions acquises.
Le fonctionnement de l'Internet est assuré par un certain nombre de
commissions et groupes de travail
En 1992 l'Internet Society est chargée d'assister l'IETF
et l'IAB (Internet Architecture Board), avec pour mission de diffuser
l'information au public, de promouvoir la coopération mondiale et la
coordination d'Internet, de ses technologies interréseaux et de ses
applications.
L'IETF suit l'évolution des protocoles TCP/IP, de leur standard et de
leur intégration avec d'autres protocoles.
Existe aussi, en matière de recherche, l'Internet Research Task Force
(IRTF) qui explore les techniques avancées en matière de
communications/réseaux, et, pour le développement d'un droit
adapté à Internet, l'ILPF (Internet Law&policy Forum)
ISTF (Internet Societal Task Force, présidé par Vint Cerf
se penche sur l'impact sociétal de l'Internet et plus
concrètement WAI (Web Accessibility Initiative) met au point des
standards afin de rendre accessible le web aux handicapés notamment les
aveugles.
Enfin, il faut citer le WWW Consortium (ou W3C) pour
développer et promulguer des normes (comme http en partenariat avec
l'IETF, HTML, XML,...), ainsi que ICANN
www.icann.org (Internet
Corporation for Assigned Names and Numbers) qui a récemment
remplacé l'IANA après d'intenses débats au sein d'un forum
international et qui est chargé des questions de noms de domaines et des
adresses.
L'INRIA joue dans ce domaine un rôle majeur puisqu'il est l'un des
trois piliers mondiaux du WWW Consortium aux côtés du MIT aux USA
et de l'université Keio au Japon et qu'elle en assure aujourd'hui
la présidence.
Malgré cela Jean-François Abramatic, Président du
consortium ne peut que regretter "un déficit de compétences
françaises particulièrement apparent dans les organisations de
standardisation de l'Internet": le droit nouveau s'élabore pour
l'essentiel dans ces instances informelles par des consensus mondiaux, il est
donc essentiel que nous y soyons actifs
1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux PME
La
recherche d'informations économiques ou techniques ne nécessite
en première étape que l'achat d'un micro-ordinateur (moins 5.000
F) et l'abonnement à un fournisseur d'accès internet (FAI -
Provider: entre 0 et 100 F par mois).
Créer un simple site Web coûte de 5 à 100 kF
d'investissement initial et entre quelques centaines et quelques milliers de F
par mois pour les mises à jour et l'hébergement (il nous a
même plusieurs fois été indiqué que les sites les
plus réussis avaient été réalisés par de
jeunes ingénieurs en stage).
"C'est 20 fois moins cher qu'un serveur vidéotex" (Henri de
Maublanc président de l'AFTEL)
La taille de l'entreprise ne paraît pas un facteur déterminant
du succès :
Bern KRETSCHMER spécialiste allemand d'Internet
écrit :
Sur le réseau, ce qui compte est l'image qui s'affiche à
l'écran : elle se fait remarquer grâce à la
créativité et à la richesse des idées.
Les grosses entreprises sont plutôt sous-représentées sur
Internet parce que des marchés rapidement mouvants réclament des
collaborateurs particulièrement dynamiques et des décisions
extrêmement souples...
Pour se présenter elles-mêmes sur le Web, de petites
sociétés n'hésitent pas à employer de jeunes
diplômés, pleins d'allant, et souvent habiles. Alors que les
grosses sociétés confient souvent leur présence sur le Web
aux Agences de publicité. Celles-ci n'apprennent que lentement les lois
du Web qui sont différentes de celles qui appartiennent à
l'univers de l'imprimé.
A Autrans'99 Christian Huitema déclarait :
" quand j'étais jeune, pour gagner mon argent de poche, je tondais
la pelouse du voisin, aujourd'hui mes enfants font le site web du
commerçant du coin "
Nous avons pu de nombreuses fois vérifier la justesse de cette analyse.
Pour le client, ce qui est important, c'est de trouver une forte
capacité d'écoute auprès de son fournisseur et, là
encore, c'est souvent la PME qui sera la plus réactive.
Christophe Lambrecht, fils du patron d'une petite entreprise
artisanale "l'écrin du meuble", fabricant des meubles de style
à Corbeil-Essonnes, disposait entre sa sortie et l'école et son
départ au service militaire en février 98 d'une courte
période qu'il mit à profit pour créer un site catalogue
www.chez.com/ecrin :
quelques semaines après un acheteur américain distributeur de
literie française prenait contact avec lui pour venir voir la production
C'est aussi le fils de Christian Hébert qui a
développé le site
www.mangastore.com ,
librairie Teshima spécialisée dans les bandes
dessinées japonaises
Les Américains ont coutume de dire : "with the internet you can be small and look big"
L'Internet est même à la portée des entreprises
"SOHO" (small office, home office), éventuellement même en
utilisant internet par l'intermédiaire de cybercafés
comme par exemple la chaîne Kinko's aux USA qui offre un
environnement professionnel aux très petites entreprises, avec
facturation à l'heure : accès internet, imprimantes haut de
gamme, fournitures spéciales, gestion comptable,...ou plus modestement
mais avec de grandes ambitions, NewWorks dans le IXème arrondissement
à Paris
www.newworks.net
Nous avons même pu noter que la plupart du temps dans les grandes
structures privées ou publiques les développements réussis
étaient le fait de " francs-tireurs" agissant en marge (voire à
l'opposé) des hiérarchies
L'existence d'un service informatique puissant est généralement
considérée comme un lourd handicap au départ car celui-ci
a naturellement tendance à brider des développements qui lui
échappent.
Bernard Siouffi, délégué
général de la VPC, souligne que, heureusement, avec le
décollage du commerce électronique les projets internet
commencent à quitter les directions informatiques pour aller dans celles
chargées du Marketing
Cette évolution ne se fait pas sans crises comme nous avons pu le noter
à plusieurs reprises
De même une direction de la communication richement dotée
risque d'émasculer la dimension stratégique de la mutation vers
l'internet en la confinant dans le monde du paraître
Netsurf signale par exemple qu' en 1997 lorsqu'on a voulu
féliciter LCI (filiale tout info de TF1)de sa remarquable
initiative on s'est rendu compte que les dirigeants de la chaîne
ignoraient même qui en était à l'origine.
Dans un registre voisin Jean-Noël Tronc (Annales des Mines de
nov96) rappelle qu'un des sites les plus visités - le WebLouvre -
est issu de l'initiative privée d'un étudiant parisien
(Nicolas Pioch) et que la première initiative significative dans
l'administration - ADMINET - a été le fait d'une
initiative personnelle d'un fonctionnaire (qui a pu heureusement s'appuyer
sur l'Ecole des Mines de Paris) mais qui n'a pas toujours
bénéficié d'encouragements particuliers de sa
hiérarchie
Les PME ayant su occuper de petites niches de produits ou services à
vocation internationale, sont sans doute parmi les mieux placées pour
une utilisation efficace d'Internet
De même grâce à Internet l'échange de données
informatisées EDI entre entreprises a vu ses coûts
s'effondrer d'un facteur supérieur à 20 (et ce coût va sans
doute encore baisser dans l'avenir avec le développement de XML)
Ce qui était réservé aux grands groupes au temps d'X400 est maintenant à la portée des PME
Internet ou Extranet
1.1.5 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates : l'e-crime
Le
protocole TCP/IP, système de "panneaux de signalisation", qui
régule le trafic, peut en effet être assez facilement
truqué par des internautes malveillants : en l'absence de mesure de
protection, les messages peuvent être lus ou
détournés, le site informatique envahi ou
asphyxié, des virus introduits (petits programmes
altérant ou détruisant des données, capables de se
reproduire et de contaminer d'autres ordinateurs), de même que des
chevaux de Troie (programme caché activable de
l'extérieur), des "portes de services" (qui permettent à
ceux qui ont les clés de pénétrer à l'insu du
propriétaire) (backdoors) ou bombes logiques, des adresses
usurpées (Spoofing): là comme ailleurs, au-delà des
précautions élémentaires (tous les rapports entre
ordinateurs doivent être "protégés"), un choix
difficile est à faire entre l'épaisseur de la cuirasse dont on se
dote et la mobilité que l'on recherche
L'année 2000 a connu sur ce plan quelques spectaculaires attaques,
notamment celle ayant paralysé pendant plusieurs heures les principaux
sites de commerce électronique grâce au détournement de ces
"panneaux de circulation" entrainant de monstrueux embouteillages et causant un
"déni de service". La police soupçonne de cet acte un jeune
canadien de 15 ans. Notons aussi le virus I Love You, qui, avec ses
dérivés a causé des dégats que certains chiffrenr
à 10 milliards de $
Par ailleurs la copie numérique est d'une extrême facilité
et la gestion des droits d'auteurs prend une dimension nouvelle
1.1.6 Une distinction à opérer entre réseau de transport et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et les "protocoles" (les "technologies" Internet)
Il
convient de ne pas confondre dans Internet ses 2 composantes
C'est ce que nous appellerons dans la suite de ce rapport les technologies
Internet bien qu'il s'agisse davantage de "standards" que de "technologies"
proprement dites.
TCP/IP pour le transfert des paquets, HTTP pour le
transfert de pages en hypertexte (HTML, XML), HTTPS pour
les transferts sécurisés par cryptage, SMTP ( Avec
grâce au metaformat MIME la possibilité de transmettre dans un
même message des données hétérogènes : texte,
images,...) et POP3 pour le courrier électronique, NNTP
pour les News, IRC pour le "bavardage", VXML
www.vxml.org pour la voix,
GOPHER pour les banques de données
Les plus significatives nous paraissent être:
1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer rapides, bon marché, efficaces ouvrant de nouvelles possibilités
1.2.1.1.1 Le courrier électronique l'e-mail
Outre
votre message, il offre la possibilité de transmettre des "documents
attachés", texte, images, sons, vidéo,...qui peuvent d'un
clic être envoyés à une liste de correspondants aussi
longue que souhaitée ;
Un autre clic chez le destinataire sur le bouton "répondre" et le
corps du message est prêt, avec la bonne adresse pour répondre
à l'émetteur (avec ou sans copie aux autres destinataires).
L'e-mail permet tout à la fois des échanges en temps
quasi-réel tout en étant beaucoup moins
" invasif " que le téléphone : il permet une
meilleure organisation de son temps, une possibilité simple d'archiver
vos messages et de les retrouver à partir de n'importe quel mot ou
morceau de mot qu'il contient (expéditeur, objet, texte,...) sans avoir
même besoin de les classer:
AOL indique que ses seuls abonnés ont
dépassé le milliard d'e-mail dès 98, en juin 2000
on comptait 569 millions de boites aux lettres...
De nombreux nouveaux terminaux apparaissent qui permettent de
communiquer sans ordinateur : téléphones portables, pagers,
webphones, webTV,...
La reconnaissance vocale qui a fait des progrès
considérables permet de dicter directement le courrier (ceci est
particulièrement précieux pour les cadres qui n'ont pas toujours
une bonne maîtrise du clavier)
voir page
22
1.2.1.1.2 La téléphonie "IP": "l'international pour le prix du local" avec d'importantes fonctionnalités en sus
Elle
permet de converser à l'autre bout du monde, bientôt en
visiophonie, pour le prix d'une communication locale (celles-ci ayant pu
jusqu'à présent maintenir un niveau de prix très
élevé grâce à une absence de concurrence)
Net2phone, gratuit, assure la communication de PC à PC (
www.net2phone.net) tout
en gardant la possibilité, en même temps, sur la même ligne
de transmettre schémas, dessins, photos ou fichiers, de même
Dialpad
www.dialpad.com. avec 325
000 abonnés en avril 2000 l'entreprise revendique40% du marché.
Signe de reconnaissance, ATT et BT y ont investi 1,4 Milliards de $
Olitec
www.olitec.com lance le
Speak'Net V90 qui permet d'appeler n'importe quel type de
téléphones
L'opérateur suédois Telia
www.telia.fr ouvre ses services
en France à partir de fin 2000
www.von.com/teleph.html présente informations et
références dans ce domaine
L'adoption du standard H323 apporte une réponse aux
problèmes de compatibilité existant encore actuellement
Aujourd'hui 30% des Californiens utilisent l'IP pour leurs appels
internationaux et IDC
www.idcresearch.com estime que 24 % des
internautes sont prêts d'utiliser le Net comme opérateur longue
distance: de 310 millions de minutes en 1998 la consommation bondit à
2,7 Milliards en 1999 (étude IDC
www.idc.com), 15 Millions
d'américains l'utilisent à l'été 2000
Au Japon qui dispose d'un opérateur historique
particulièrement cher, la téléphonie IP, autorisée
depuis 1997, connaît un large développement avec une projection de
33% de part de marché en 2002 (par exemple avec les cartes
ATT@phone. Les appels se font via une passerelle locale et donc à
partir de n'importe quel combiné fixe ou mobile. La qualité est
jugée excellente. La carte Kcom est non seulement utilisable
depuis le Japon mais aussi depuis 22 pays ... dont la France alors que ce
service n'est pas proposé par France Télécom dans
l'hexagone ... qui ne propose lui sa carte"Invox" au Japon!
Bertelsman a ouvert son service Aventi à Hambourg et Munich , et
MCI-Worldcom prévoit d' assurer 50% de son trafic
téléphonique par internet
Patrick Sarrazin de Logical a vu ainsi le coût de ses
communications vers son bureau de Shangaï divisé par 10!
Grâce à l'Appliophone il n'est dès aujourd'hui
même plus nécessaire de disposer d'un micro ordinateur pour
profiter de la technologie IP et Netcentrex,
www.netcentrex.net jeune
start-up caennaise propose des centraux téléphoniques (PABX)
totalement IP offrant les mêmes fonctionnalités qu'un central
traditionnel
InterNext
www.internext.fr propose
son service de téléphonie IP depuis début 2000 à
Paris
De nombreux prestataires permettent ainsi un appel de téléphone
traditionnel (POT "plain old telephone") à
téléphone traditionnel, en passant par une "passerelle IP":
On appelle un central par une liaison téléphonique locale
normale, celui-ci établit la communication avec un autre central
localisé près de votre correspondant qui appelle à son
tour le N° demandé
C'est ce que propose Poptel
www.poptel.fr avec sa carte
prépayée qui offre jusqu'à 70% de rabais ou Global
Media Concept, qui, grâce à son réseau de voix sur IP,
annonce une réduction de 80% des factures à qualité
identique
Pour les entreprises disposant de lignes spécialisées entre leurs
implantations le basculement de la voix sur IP ne nécessite que des
investissements très minimes et génère des
économies très substantielles
Pour les particuliers disposant du câble la VoIP (Voice on IP) permet
aussi, là ou elle est disponible un abaissement drastique des
coûts: Flat25 offre un forfait Amérique du Nord pour 25$/mois.
Dialpad
www.dialpad.com offre la
gratuité si l'appel part d'un PC
Mais l'avantage de la téléphonie IP va bien au delà du
prix (on peut penser qu'avec le développement de la concurrence le
prix des communications "normales", artificiellement élevés,
devraient se rapprocher de la téléphonie IP): Elle permet des
services beaucoup plus "riches" que la téléphonie traditionnelle:
AT&T affirme déjà ne plus acheter d'équipements
classiques à commutation de circuit
1.2.1.1.3 La visiophonie, la téléconférence, pour une communication plus riche
Des
logiciels comme CuSeeMe
www.wpine.com sont
déjà disponibles pour des vidéoconférences.
Pour des Téléconférences plus professionnelles un
des leaders est la société israelienne V Con
http://www.vcon.com,
en France notons WebMeeting de Cegetel
www.cegetel-entreprises.fr/solutions/webmeeting
Avec la reprise de l'Américain Vialog de l'australien
Telcen et de l'allemand Eureka, Genesys
www.genesys.com de
Montpellier dirigée par François Legros, devient le leader
mondial des téléconférences sur internet
Vous pouvez dès aujourd'hui visualiser en direct le Kremlin
http:kremlincam.com, le
chantier de la Potsdamer Platz
http://cityscope.icf.de/cityscope_eng/current.html ou du Grand Lyon
(depuis le sommetde la tour du Crédit Lyonnais
www.grand-lyon.com
l'état du trafic dans de nombreuses localités (30
caméras couvrent les points névralgiques de virginie :
www.erols.com/tvn/tvn3.html
) ou ce qui se passe dans les cuisines du restaurant japonais de San
Francisco où vous avez réservé pour la semaine
prochaine (
www.kpix.com/xtra/live/html
)
Vous pouvez également suivre l'avancement de votre propre chantier
à l'autre bout du monde : ces applications devraient se
développer avec le "haut débit", tant pour le fixe que pour le
téléphone mobile (norme UMTS)
1.2.1.1.4 voir à distance en trois dimensions : un atout pour le tourisme, l'immobilier ou les catalogues
La
technologie Ipix
www.ipix.com
(démonstration disponible en ligne)ou Quick Time
http://www.apple.com/quicktime vous offre la
possibilité de faire visiter à distance votre maison à
vendre (voir immo by tel
http://www.immo-by-tel.com
), le lieu de villégiature que vous proposez, ou la voiture dont vous
rêvez... où le porte avion Charles de Gaulle
Plus puissant encore BeHere
www.behere.com propose la
vidéo en 360° : tout en regardant la vidéo il devient
possible pour l'internaute de faire pivoter la caméra afin de la pointer
dans n'importe quelle direction et de zoomer sur les détails qui
l'intéresse (pendant une descente de ski il est possible de retourner
la caméra pour regarder les concurrents derrière...)
Il est également possible de créer des univers virtuels en 3D
utilisable tant pour les jeux en ligne que pour les catalogues de produits
comme l'ameublement (Cryo Networks
www.cryonetworks.com
avec la technologie Scol par exemple). ils permettent également de
créer des univers virtuels vous offrant des magasins adaptés
à vos gouts. Ce sont en outre des technologie parfaitement
adaptés pour la création de maquettes architecturales visitables
L'utilisation des univers virtuels et des "avatars" (le personnage virtuel dans
lequel l'internaute se projette) créés au départ pour les
jeux avec le commerce et avec l'enseignement offre de nouveaux horizons
à la créativité
Parmi la cinquantaine de sociétés présentes sur ce
créneau voir en particulier Metacreation
www.metacreations.com
avec Canona, Cybelius
www.cybelius.com ,
Avatarme
www.avatarme.com ,
Merlin 3d de Digital Immersion
www.digital-immersion.com , Houdini de Side Effects
www.sidefx.com , ...
1.2.1.1.5 Des Forums, des espaces pour bavarder,
Les
forums de discussions (Newsgroup) les listes de diffusion (mailing
list) et les espaces de bavardage (chatrooms), permettent des
échanges de toutes nature entre les internautes, des plus frivoles au
plus professionnels): ils se comptent aujourd'hui par dizaine de milliers
Les " chatrooms " peuvent servir de " salle de réunion
virtuelle " les échanges par le protocole IRC se faisant en temps
réel (mirc :
www.mirc.com) le "chatter" d'America
OnLine comptait 61 millions d'utilisateurs en aout 2000.
1.2.1.1.6 Un outil aussi de communication entre les machines: à l'usine comme à la maison (domotique)
De
nombreux appareils, équipés de microprocesseurs deviennent
grâce au protocole de l'Internet (IP) capables de communiquer entre eux:
IP est en quelque sorte l'espéranto des machines intelligentes
Michael Dell pense qu'en 2001 il y aura 2 milliards d'objets
connectés dont seulement le tiers d'ordinateurs et les
américains parlent de "l'Evernet" pour "Internet Everywhere", ce
que l'on pourrait traduire par le "tout internet"
Machines outils à commande numérique: aux USA de
plus en plus d'industriels connectent leurs machines à l'Internet: cela
leur permet de programmer, d'exécuter et de contrôler les travaux,
de réparer à distance ou de faire appel pour ce faire à
des prestataires extérieurs
Distributeur de boisson qui peut demander en fonction de ses stocks, de
l'heure et de la température à être
réapprovisionné... : Coca Cola annoncé en mai 2000 sa
décision d'investir 100M$dans 500.000 distributeurs reliés
à Internet
JC Decaux a connecté ses panneaux afin d'en améliorer la
maintenance et d'optimiser l'affichage des publicités. "grace à
notre système de pilotage à distance, nous pouvons afficher le
texte d'une annonce en japonais pour les panneaux qui se trouvent dans une
salle ou embarquent des passager pour Japan Airline"
mais aussi dans la domotique
le réfrigérateur, d'après les enquêtes un
des lieux centraux du logis, il lit les étiquettes des produits,
gère les stocks, passe les commandes au magasin et vous propose des
menus optimisés en fonction des dates de péremption
il vous alerte en cas de dysfonctionnement.
Commandé à la voix ou par le doigt ("pas de souris à la
cuisine"...) il va chercher les recettes (avec démo) dont vous avez
besoin (avec sa connexion à large bande, temps d'affichage 100
millisecondes).
Son écran remplace le "petit calepin de la cuisine"(avec caméra
et micro les messages peuvent être en vidéo).
Il peut bien évidemment être consulté à distance
(screenfridge Electrolux)
la machine à laver Marguerite 2000 (1200$) qui signale ses
pannes au service après-vente, le four qui va sur Internet
chercher le cycle optimal pour la cuisson (Merloni-Ariston
http://www.merloni.com/ita/digitale.htm: objectif, 30% des ventes
à 5 ans)
et les WC qui vous pèsent et procèdent aux analyses
permettant d'établir votre bilan de santé en temps quasi
réel grâce à une connexion avec l'hôpital et vous
propose les menus les plus appropriés (Matsushita Tokyo), prenant
ainsi en défaut Microsoft qui avait fait afficher dans les toilettes de
l'entreprise "le seul endroit ou Internet ne vous servira à rien"
certains font même remarquer qu'avec le téléphone lecteur
de code-barre, la boite de conserve devient un objet communiquant
C'est l'ensemble des appareils électroménager qui pourront
ainsi être mis en réseau, assurant ainsi des fonctions de
sécurité, d'alerte, de télémaintenance, de
régulation, d'optimisation de consommation énergétique, de
gestion
En Suède Electrolux et Ericsson se sont
associés dans e-to Home
www.e2-home.com pour
développer les normes de communication entre ces appareils dont
l'interconnexion sera assurée par les fils électriques. En
juillet 2000 Nokia et Whirpool annonçaient de leur côté
leur alliance
14 entreprises américaines viennent de signer un accord
de partenariat stratégique pour développer le rôle
d'Internet dans la vie quotidienne. On trouve, parmi ces entreprises, aussi
bien des poids-lourds des nouvelles technologies (3Com, Cisco, Motorola,
Sun...) que des spécialistes de la grande distribution. Le but de cette
Internet Home Alliance est de créer et d'imposer un nouveau standard de
communication entre tous les appareils domestiques
La domotique qui avait soulevé beaucoup d'espoirs avant de retomber dans
l'oubli va-t-elle maintenant décoller? Si oui quelles
conséquences sur le "modèle économique" (vente de machines
ou vente de services: le "kg de linge lavé"?). Quelles
conséquences pour l'ensemble du circuit de distribution/maintenance
composé de nombreuses PME?
1.2.1.1.7 La Radio et la télévision sur internet
L'augmentation des débits disponibles et
l'amélioration des technologies de compression permet à de
nombreuses radios d'émettre sur l'Internet et l'on entrevoit
l'arrivée de télévisions à la demande
"avec Internet vous pouvez écouter la radio tout en payant le
téléphone"
Déjà aujourd'hui, avec une résolution certes modeste on
peut accéder avec Realvideo à certaines émissions (Canal
Atelier de Bnp-Paribas
www.canal-atelier.com
, Cyperus
www.cyperus.com , CanalWeb
www.canalweb.net ,...) ou
téléparticiper à des congrès (Il vous était
loisible de suivre en direct la Conférence de Kyoto sur l'effet de
serre, et poser vos questions aux orateurs
www.cop3.or.jp)
EUnet Multimedia Network Service en s'appuyant sur 8 serveurs relais qui
lui permettent de contrôler la qualité de bout en bout offre
déjà le multimédia en direct. C'est le moment de prendre
les places pour être prêt pour l'arrivée de la large bande
(ATT
www.att.com, @home
www.athome.net ,...)
1.2.1.1.8 Et de nouveaux outils se préparent à sortir des laboratoires: goût, odorat, toucher, vision 3D
Avec
gants et casque la communication (virtual technologie :
www.virtex.com, alioscopie
www.micronet.fr/~emuller/FRAMES/Alioframe.html) peut
également concerner le toucher ainsi que la vision et l'audition
tridimensionnelle (Qsound :
www.qsound.ca) .
Alpha Mos
http://www.alpha-mos.com
de Jean-Christophe Mifsud, vient de lever 43 MF sur le Nouveau Marché
à Paris pour numériser l'odorat et le goût : en mars
2000 elle a présenté la langue électronique.
En Californie Digiscent
http://www.digiscent.com
et
http://www.stanford.edu/~demian23/captology/DOPE développe un
procédé permettant de créer des odeur par ordinateur, de
les diffuser via Internet et de les synthétiser chez le destinateur avec
un petit boitier, iSmell équipé de cartouches d'odeurs de
base
Cambridge Display Technology, E-Ink
http://www.eink.com
, IBM, Kodak travaillent sur les écran souples en plastique
permettant par exemple une plus large diffusion du "livre électronique"
(e-book) et l'intégration dans l'habillement
IBM de son côté développe dans ses laboratoires un
écran intégré dans le verre d'une lunette
Signalons enfin FEELit espèce de souris tactile produite
par la société "Immersion"
www.immersion.com ou iFeel
de Logitech
www.logitech.com y rajoute
la capacité de sentir la texture de l'objet affichée sur
l'écran (on imagine les applications pour le commerce
électronique, notamment là où le toucher est important,
comme pour les textiles)
La réalité virtuelle permet aux grandes entreprises comme
Renault ou les concepteurs d'installations complexes (CEA,Valmet, Bechtel,...)
de faire l'économie des maquettes et ainsi de pouvoir étudier
davantage de variantes et de raccourcir le délai nécessaire pour
concevoir une voiture. Ces "reality centers" avec salle de projection
"immersives" sont relativement onéreuses (7MF pour Renault) mais vite
amorties (une maquette coute 1MF). Mais ces technologies ne sont pas l'apanage
des grands groupes:l
Opiocolor
www.opiocolor.com PME installée à
Opio près de Nice, fabricant des mosaïques en pâtes de
verre pour fonds de piscines, salles de bain ou façades, reproduit
dessins peinture ou photos que souhaite son client:
Depuis 1997, grâce à virtual Mosaïc, un logiciel
relié à un casque de réalité virtuelle il
permet au client de visualiser immédiatement le résultat final et
d'apporter les retouches souhaitées.
Le fichier numérique est alors transmis à l'usine via internet,
processus qui a conduit à ramener le délai de
conception-fabrication de 3 mois à 10 jours.
L'entreprise dont on pouvait craindre la disparition face à la
concurrence italienne espagnole et chinoise compte maintenant 40 personnes et a
ouvert des filiales à Hong Kong et Dubaï
Enfin de nombreux laboratoires travaillent à la convergence de tous les
"portables" vers un outil intégré combinant les
fonctionnalités de chacun (téléphone, organiseur,
pager, balladeur, microordinateur, e-book, localisation GPS, terminal de
paiement électronique,...
voir page
153)
Ce type de services, gourmands en capacité de transmission, et de ce
fait encore peu répandus devraient connaître un très fort
développement avec les gigantesques investissements dans les fibres
optiques, la mise en place de constellations de satellites en orbite basse
l'utilisation par Internet des réseaux câblés,
l'utilisation des transmissions par voie hertzienne, les nouvelles normes
permettant le haut débit pour les mobiles (UMTS), l'utilisation des
réseaux électriques permettant de hauts débits5(*), le développement d'algorithmes de
compression et l'arrivée à maturité d'une nouvelle
technologie (ADSL
www.adsl.com puis le VDSL)
permettant une multiplication par plus de 100 puis par plus de 1000 de la
capacité des paires de cuivre des lignes téléphoniques
traditionnelles
voir page
145
1.2.1.1.9 Trouver des informations parmi des centaines de millions de documents
Internet est en passe de devenir le premier réflexe dans un processus de recherche d'information
1.2.1.1.10 Les annuaires et moteurs de recherche
On
estime actuellement le nombre de documents publiées par les
entreprises, les chercheurs, les institutions ou les particuliers à
2,1 milliard (étude Cyveillance du 19/7/2000)
dont 1,5 Milliards accessibles par le Web et s'accroissent de 7
millions par jour dont 85% par des Américains!:
S'il est aisé de trouver un document dont vous connaissez l'adresse et,
en suivant les "liens", de naviguer d'un document à l'autre à la
recherche d'information, ce type de "navigation" au hasard sur le Web trouve
rapidement ses limites:
une des innovations majeures qui ont concouru au développement du Web
sont les "Moteur de Recherche" et les annuaires
Ces outils informatiques puissants et conviviaux, permettent de trier parmi
cette masse d'information considérable et il n'est pas exclu de
trouver une aiguille dans une botte de foin parmi le millard de documents
qu'ils analysent et indexent
Les recherches se font
Des "portails" (comme Yahoo!) associent annuaire, moteur de recherche
(ils sous-traitent souvent le moteur à des entreprises comme
Inktomi) et offre de nombreux services
Par ailleurs les logiciels de traduction automatique, quoique encore
perfectibles (on devrait plutôt parler d'outils de compréhension
voir page
22), permettent de ne pas
limiter sa recherche aux sites dont on comprend la langue
Ces moteurs sont utilisés plusieurs centaines de millions de fois par
jour (RelevantKnowledge, oct 98)
Les plus visités sont de la catégorie "portail" ont
pour nom Yahoo!
www.yahoo.com, Excite
www.excite.com,
Infoseek
www.infoseek.com,
Lycos
www.lycos.com, HotBot
www.hotbot.com ou Alta
Vista
www.altavista.com,
Dans la catégorie "métamoteurs Parmi les plus connus :
MetaCrawler
www.metacrawler.com
Mega Francité
http://mega.francite.com,
SavvySearch
www.savvysearch.com,
Fast Search
www.alltheweb.com et
surtout Google
http://google.com qui
référence plus d'un milliard de pages
Pour les moteurs francophones citons, outre les déclinaisons
spécialisées des moteurs américains, Voilà
www.voilà.fr ou
Lokace
www.lokace.fr,),
d'autres moteurs plus spécialisés, prenant acte du fait
que les moteurs généralistes ont du mal à suivre
l'explosion du nombre de sites et n'en référencent plus qu'une
partie, permettent de meilleurs résultats dans certains domaines
La recherche d'adresses avec Voilà
www.adressemail.voilà.fr Yahoo! Annuaires
http://fr.people.yahoo.com
Lycos WhoWhere
http://french.whowhere.lycos.com,
La recherche d'emploi Keljob.com
www.keljob.com
La recherche de logiciels avec Filez.com
www.filez.com,
La gastronomie avec Gourmetsecker
www.gourmetsecker.com
, EatinParis
www.eatinparis.com
Le monde agricole Web-agri
http://www.Web-agri.com
Ou une région Click'in! Auvergne
http://clickin.gdebussac.fr
, Nantes
www.cybernantes.com ,la
façade atlantique
www.alouest.net ,
Breizhoo
www.breizhoo.com pour la
Bretagne
Certains moteurs permettent également de rechercher de la musique
http://mp3search.lycos.com
, voire même des image ou vidéo avec Media
Finder
http://image.altavista.com
ou
www.compaq.com/speechbot
L'Inria a développé Surfimage qui permet de retrouver
les images qui " ressemblent " le plus au modèle
proposé
www-rocq.inria.fr/cgi-bin/imedia/surfimage.cgi qui sera
développé par la start-up Elucid Technologie
Ya-Hooka
www.yahooka.com est
spécialisé dans le cannabis (le Monde 16/5/00)
pour un panorama complet et à jour sur les moteurs, avec banc
d'essai, classement par catégorie,... voir
www.abondance.com,
www.searchengines.net,
www.beaucoup.com,
www.search.com,
http://searchenginewatch.com
de logiciels spécialisés dans l' intelligence
économique compétitive permettent, comme nous le verrons plus
loin, des recherches beaucoup plus élaborées
voir page
114
Des "métamoteurs" font travailler en parallèle plusieurs
moteurs et font une synthèse des résultats
1.2.1.1.11 La recherche à travers les newsgroup
Par
ailleurs il ne faut pas oublier que les newsgroup sont une source de
compétences immense pour vous aider dans votre quête :
Deja News
www.dejanews.com vous
permet de repérer les newsgroup traitant du sujet qui vous
intéresse et les internautes qui se sont exprimé dessus
Reference
www.reference.com cherche
également dans les listes de diffusion
Citons également Voilà News
www.news.voilà.fr
et AltaVista
www.altavista.com (section usenet)
Une fois un internaute identifié vous pouvez connaître la
totalité des ses contributions dans les forums (fonction "author
posting history" de Deja News et fonctions équivalentes pour les
autres)
1.2.1.1.12 La recherche dans les banques de données
L'exploitation des banques de données est maintenant
également techniquement possible: des passerelles logicielles permettent
d'utiliser l'existant sans surcoûts importants (ce qui ne signifie pas
bien entendu que les propriétaires de banques de données
permettront pour autant un accès gratuit...)
Lexis-Nexis (filiale de Reed-Elsevier) dispose sur son site de
1,8 Milliards de documents, est le dernier grand site à basculer
l'ensemble de ses bases sur le web, depuis trois ans tous ont suivi cette voie
afin d'être en mesure de délivrer automatiquement l'information
pertinente en fonction des profils d'intérêt des clients (rapport
annuel de l'Aftel)
Avec le nouveau standard XML les messages intégreront une
description de la structure de la base, permettant ainsi un accès direct
aux informations
1.2.1.1.13 La reconnaissance vocale
La
reconnaissance vocale qui a fait des progrès considérables
permet de dicter directement les e-mails ou des rapports (c'est le cas
d'ailleurs du présent rapport)
Elle s'impose pour des raisons d'ergonomie pour les usages nomades et pour des
raisons de sécurité pour les utilisations par un conducteur
Un nouveau standard est en cours d'élaboration VoiceXML pour la
navigation vocale
Les leaders sont Via Voice
www.software.ibm.com/speech et Lernout&Hauspie
www.lhs.com qui vient de
prendre le contrôle de Dragon Dictate,
www.dragonsys.com
(capitalisation: 6,2 Milliards de dollars) et de Elan Informatique,
www.elan.fr l'entreprise
Toulousaine qui détenait le leadership de la synthèse vocale.
L&H va par ailleurs lancer un moteur de recherche vocal
Nuances
www.nuance.com ,
système multilocuteur de reconnaissance permet de prendre les ordres de
bourse par téléphone
www.voxml.com
Pour un panorama général de ces technologies:
www.speachcentral.com
et
www.voicerecognition.com
Vous pouvez même envoyer un e-mail à un
téléphone mobile par
numéro@sms.itineris.tm.fr
"de deux choses l'une, ou bien la banalisation des téléphones cellulaires génère un immense marché pour les cure-dents, ou ce sont les technologies vocales qui vont s'imposer" Jo Lernout
1.2.1.1.14 La traduction automatique
Signalons également le développement de logiciels
de traduction automatique : même si l'on ne peut, dans l'état
de l'art actuel, attendre d'eux des traductions de qualité (il n'est
que de se souvenir des gorges chaudes qu'avait provoquée la traduction
du rapport Star), par contre on obtient des traductions acceptables de
textes techniques simples et l'on dispose d'assez d'éléments sur
les autres pour en avoir une compréhension grossière et ne faire
traduire que les textes qui en valent véritablement la peine
(économie de 70 à 90 % des traductions)
C'est un domaine où la France est bien placée avec un des
leaders du secteur Systran
www.systransoft.com qui
est utilisable gratuitement à travers la fonction babelfish du
moteur Alta Vista
www.altavista.com .(1
million de traductions par jour) notons également le
québécois
www.alis.com
NEC lance un nouveau système de traduction en 8 langues
dont le Japonais, le coréen et le chinois
1.2.1.1.15 La reconnaissance de l'écriture manuscrite
Déjà le palm permet une première forme de reconnaissance lettre par lettre avec sa tablette mais des logiciels comme REMUS permet à la fois d'identifier celui qui écrit et de reconnaitre les mots. Il peut être utilisé également pour aider les enfants à apprendre à écrire http://www-eph.int-evry.fr
1.2.1.1.16 L'exploitation des flux d'information
D'autres
informations peuvent être exploitées: connexions à votre
serveur, analyse des "cookies"
Les cookies sont des Informations rassemblées à l'insu
du client sur son identité et, à travers ses requêtes, sur
ses centres d'intérêt. ceux-ci sont enregistrés sur son
disque dur par le serveur qu'il consulte : les navigateurs comme Netscape
permettent de créer jusqu'à 300 cookies de 4 Ko (20 cookies
maximum par serveur).
Les Brownies, plus intrusifs envoie en permanence à un serveur
des informations sur toutes les activités de l'internaute : ils sont
souvent chargés avec un petit utilitaire téléchargeable
qui rend des services (Comet ° avec ses Curseurs, Alexa avec
ses aides à la navigation,...
Spécifications disponibles à :
http://developer.netscape.com:80/viewsource/archive/goodman_cookies.html
Des scanners ou sniffers permettent en outre par l'analyse des requêtes
émises sur le réseau, de suivre l'activité d'autres
acteurs du net: c'est un puissant outil d'intelligence économique dont
l'usage est à la limite de la déontologie mais qu'il vaut mieux
connaître pour savoir en tenir compte
1.2.1.2 Se procurer des produits et services sur le web
1.2.1.2.1 Le téléchargement de programmes informatiques, de données, d'images, de sons, de vidéo... :
C'est
une des pratiques les plus courantes: d'innombrables logiciels, jeux ou
morceaux de musique, gratuits ou payants peuvent être directement
téléchargés du web vers votre ordinateur
Le 1er octobre 1997 1 million de personnes ont
téléchargé le nouveau navigateur Explorer 4 de
Microsoft et en 3 jours les internautes ont téléchargé 2,7
milliards de pages du rapport Starr
En ce qui concerne la musique, grâce au format MP3 offrant une
qualité "CD" pour un volume très limité, des entreprises
comme Napster qui offre la possibilité d'échanges entre
particuliers comptait déjà plus de 20 millions d'utilisateur
après un an d'activité avec 200.000 téléchargements
journaliers
1.2.1.2.2 Faire ses courses sur internet, des magasins ouverts 24/7
Voyage,
Voiture, locomotive, actions, contrat d'assurance, centrales nucléaires,
chaussure d'occasion vendue aux enchères: on peut tout acheter sur
internet: nous verrons cela plus en détail dans les chapitres suivants
Un gros avantage: une disponibilité 24h sur 24, et 7 jours sur 7, ce que
les anglosaxons dans leur style compact appellent le 24/7
1.2.1.2.3 Accomplir les formalités administratives
De plus
en plus d'administrations nationales ou locales offrent la possibilité
non seulement d'accéder à l'information mais aussi de payer ses
impots et d'accomplir les innombrables formalités administratives qui
nous incombent(cela devrait être particulièrement
précieux pour notre Pays que l'OCDE a classé début 2000 en
tête des 20 pays membres sur ce plan)
Pour l'anecdote mentionnons en Angleterre le "Pack Divorce", mis en
place fin 99, en liaison avec la Chancellerie par le cabinet d'avocat en ligne
Desktop Lawyer
www.desktop-lawyer.co.uk
et qui permet en cas de consentement mutuel de divorcer pour 59 £. Par
contre le tribunal du Caire a jugé irrecevable une notification de
répudiation envoyée par Internet (le Monde du 6/6/2000)
1.2.1.3 Publier de l'information accessible du monde entier
L'Internet permet à des associations, des PME ou
même des individus avec des moyens (financiers) limités,
d'avoir une présence significative au niveau mondial. Pour le
meilleur comme pour le pire
La guerre du Kosovo outre les attaques des sites de l'OTAN par
les Serbes , l'inscription de graffitis vengeurs par les Chinois
sur le site de la Maison blanche ou les attaques par la CIA sur les comptes
bancaires des dirigeants serbes, montre la puissance qu'a acquise ce moyen
de communication. Celui-ci a permis en outre à de simples citoyens de
diffuser au monde entier des informations qui ne sont pas sans importance
géopolitique, il s'est révélé en outre un outil
extrêmement précieux pour le regroupement des familles
dispersées par le conflit et la collecte de fonds par la Croix
Rouge (170.000F).
Rappelons également que l'affaire Lewinsky a été
révélée par le journaliste indépendant Matt
Drudge et son Webzine d'information Drudge Report
www.drudgereport.com
(qui diffuse de l'information "vraie à 80%) avec les conséquences
que l'on sait, alors que la presse sérieuse avait décidé
de ne pas traiter l'affaire
Inversement Salon un magazine exclusivement diffusé sur le web
www.salonmagazine.com
a fait fortune (6M$ de revenus publicitaires en 1997) en prenant la
défense du président...en livrant des révélations
croustillantes sur ses adversaires
Dans le domaine du commerce électronique, il offre à l'entreprise
la possibilité de publier de l'informations sur l'entreprise et
ses produits, de pratiquer la vente en ligne et le paiement en
ligne et à l'inverse la recherche de fournisseurs ou de
partenaires nouveaux.
L'amélioration considérable de la performance des logiciels de
reconnaissance optique (OCR) permet de reprendre les documents
d'archives pour les rendre disponibles sur Internet.
Il est également possible de publier les d'appels d'offres,
d'expédier les bons de commande, les factures, et les
règlements,...d'interconnecter les systèmes informatiques
des partenaires commerciaux et de faciliter ainsi les échanges
inter-entreprises (Business to Business ou B to B ou B2B par opposition
à la vente au grand public : B to C ou B2C (Business to
consumer) ou le " commerce " avec les administrations : B to
A. ou B2A).
Notons également la possibilité "d'affichage publicitaire" sur
des sites web
1.2.1.4 Travailler ensemble malgré les distances
1.2.1.4.1 Partager des documents
Cela est
particulièrement important quand les équipes sont
géographiquement: (transmission de documents, plans, documents
techniques, fichiers CAO), mais aussi tout simplement quand il est
nécessaire aux membres de l'équipe de travailler sur les
mêmes documents.
C'est notamment le cas de la conduite de projet inter ou
intra-entreprises (groupware): n'oublions pas qu'en économie les
distances se mesurent en secondes et en euros plus qu'en Km.
1.2.1.4.2 Mettre en commun et partager des moyens de calcul, les réseaux de PC, le Peer to Peer (P to P)
Internet
permet de faire travailler des ordinateurs en réseau, permettant, par
exemple en mobilisant un très grand nombre de micro-ordinateurs pendant
des périodes où ils sont inutilisés de disposer de
gigantesques moyens de calcul
Cette technique, est par exemple utilisée par les chercheurs pour les
mathématiques (distributed.net avec 200.000 PC), la physique des
particules, la recherche sur le génome ou la climatologie, mais aussi
pour "casser" des clés de cryptage
Elle est née au départ du projet SETI (Search for
Extra-Terrestrial Intelligence, mai 1999) nécessitant l'analyse des
ondes radio reçues par l'antenne géante d'Arecibo afin d'y
détecter d'éventuelles émissions radioélectriques
provenant d'une intelligence extraterrestre: aujourd'hui 3 millions de PC y
sont connectés représentant une puissance supérieure au
plus gros ordinateur actuel,
Guy Wormser CNRS, coordinateur du programme européen de mise en
réseau Datagrid
http://grid-france.in2p3.fr
considère que l'on peut mettre en réseau sans
difficulté 10.000 ordinateurs: la limitation actuelle est celle des
débits de nos réseaux de transmission mais ce handicap devrait
être progressivement levé :
voir page
145
Groove créé par Ray Ozzie, concepteur de Notes,
permet ainsi de créer des espaces de travail virtuels permettant de
partager applications, images, voix, données et fichiers de tous types
sans serveur central
Les PME pourront également tirer partie de cette technologie en
disposant ainsi (pour des calculs de pièce par éléments
finis par exemple) de moyens de calcul autrement inaccessibles. L'achat de
capacité de calcul pouvant se faire comme aujourd'hui pour
l'électricité.
Les Centres techniques pourraient jouer un rôle de catalyseurs dans ce
domaine
voir page
231
Ces techniques de mise en réseau permettent également de
définir des architectures revenant aux sources de l'Internet ou
chaque PC est également un serveur: c'est le Peer to Peer (P to
P), ou les applications sont totalement distribuées et ou les
recherches d'information se font directement sur les disques durs des PC
connectés (moteur InfraSearch)
Gnutella, première technologie totalement P to P
diffusée à grande échelle, est née en mars 2000.
Elle est issue des équipes de Nullsoft et elle s'est
immédiatement diffusée à des centaines de milliers
d'internautes échappant à tout contrôle d'AOL qui avait
entre-temps racheté l'entreprise (et qui négociait sa fusion avec
Time Warner...)
Depuis d'autres programmes ont vu le jour sur ce modèle: Freenet ,
Gnotella, Napigator, Mojo Nation, OpenNap,...
Cette nouvelle génération technologique qui fait son apparition
en 2000 n'est pas sans poser de nouvelles questions auxquelles peu de personnes
peuvent aujourd'hui répondre:
quelques "visionnaires" de la Silicon Valley, comme Kevin Kelly (cofondateur de
Wired) considère que cette technologie porte en germe une nouvelle
mutation économique et, en Août 2000, une centaine d'entreprises,
dont IBM et Hewlet Packard, ont fondé de "P to P working group" pour
exploiter les potentialités de ces nouvelles architectures
distribuées
1.2.1.4.3 Partager des moyens de stockage de données
Le
nombre considérable de données qu'il est nécessaire de
conserver (avec le niveau de sécurité voulue) conduit
également au partage de moyens de stockage dans des "entrepôts de
données" (Data Warehouses)
Des entreprises se sont lancées sur ce créneau
particulièrement porteur et bien que peu connues du grand public
atteingnent des tailles gigantesques : EMC
http://www.emc.com (74milliards
de dollars de capitalisation, soit plus que Boeing ou Motorola) ou Network
Appliance (30 milliards de dollars de capitalisation)
1.2.1.5 Surveiller et agir à distance: télésurveiller et téléopérer
Télésurveillance, télémaintenance,
télédiagnostics, télémédecine,
téléopérations, télétravail...ouvrent de
nouveaux horizons à l'organisation du travail.
Le protocole TELNET ouvre la possibilité de prendre les
commandes à distance d'un autre ordinateur (via internet) et de
pouvoir disposer ainsi de ses moyens de calcul, de ses programmes, et de sa
mémoire.
La station astronomique de Nassau
http://astrwww.astr.cwru.edu/nassau/nassau.html connecte son
téléscope à Internet permettant aux internautes du monde
entier, à certaines heures, de commander à distance l'instrument
et de télécharger les images (mise en service prévue cette
année)
Lors de la manifestation Inet2000 à Yokohama le professeur
Mark Ellisman pilotait son microscope électronique de son
laboratoire de San Diego. L'objectif dans ce cas est de permettre
l'accès à des équipes de recherche de matériels
très onéreux et sous-utilisés
1.2.1.6 L'arrivée du haut débit et de l'accès internet nomade
2000 est
l'année qui voit un début de concrétisation des mutations
vers les hauts débits, grace à de multiples technologies (
voir page
145) et vers les acces nomades (
voir page
153) qui vont entrainer en 2 ou 3 ans une
mutation aussi importante que celles que nous avons connu en passant de la
radio crachottante à la TV couleur de haute définition.
Bien entendu cela aura une influence forte sur les usages (type de sites, type
de logiciels, usage de la vidéo, interactivité,
télétravail, interconnection des bureaux d'étude, ...) et
les pays qui sauront disposer avant les autres d'infrastructures à haut
débit offriront à leurs entreprises un avantage compétitif
déterminant
1.3.1.1 Dans tous les pays développés une croissance exponentielle: les "dog years"
Il est
bien entendu difficile de donner des chiffres sûrs pour les
données caractérisant Internet, principalement pour les raisons
suivantes :
A tel point que certains parlent de "dog years", année de chien : une année réelle en contient sept
Ce
mouvement a connu une nouvelle accélération avec la baisse des
prix des télécommunications (suite au développement de la
concurrence) et l'internet gratuit :
L'accès gratuit ne concerne pas que les internautes: dès
juillet 1999, 28% des PME Anglaises l'utilisaient (17% en France)
Le provider Freeserve
www.freeserve.com ,
filiale de Dixons,
www.dixons.com à lui
seul, annonce avoir atteint en 2 mois le nombre d'internautes (100.000) que
Wanadoo
www.wanadoo.com avait
conquis dans ses 2 premières années d'activité, (en
août 1999 il atteignait 1,75 millions de client et son introduction en
bourse le valorisait à 3,5 milliards de dollars)j
En Grande Bretagne, selon les analystes déjà 40% des internautes
profitent aujourd'hui de la gratuité proposée par plus de 250
fournisseurs d'accès (début 2000), et X-Stream,
www.x-stream.com qui a
déjà 250.000 clients suivi par Tempo avec
screaming.net
www.screaming.net offrent
même la gratuité des communications téléphoniques
en heure creuse . la plupart offrent également adresses e-mail et
hébergement de site web personnel
En France au mois de juin 1999, quelques mois seulement après la
première initiative on comptait déjà en France
près d'une dizaine de fournisseurs d'accès gratuits
(Liberty Surf,
www.libertysurf.com
partenaire de Darty affiche 130 000 clients, Free
www.free.com 100 000, World
Online
www.worldonline.com 70
000, Freesurf
www2.ida.net/freesurf
60 000, Fnac.net
www.fnac.net 40 000,
VNU.net
webserv.vnunet.com 20
000, Lokace
www.lokace.com 20 000 :
même s'il serait déraisonnable d'additionner tous ces chiffres
l'ampleur du mouvement est impressionnant ...
En juin 2000, d'après MédiaMetrix, Free recevait plus de
visites queAOL, Microsoft, MSN, Voilà ou Club-Internet!
De nouveaux apparaissent chaque jour :
Freesbee
www.freesbee.fr de None
Networks (qui a démarré avec un premier tour de table de
163MF), a acheté des minutes en gros et facture les communications au
prix de détail de France Télécom empochant ainsi une marge
substantielles (le montant en est évidemment secret mais Netsurf
rappelle qu'aux USA elles sont de l'ordre de 25%): ce modèle n'est pas
sans rappeler celui du kiosque...
Mieux que gratuit le groupe Serveur
www.accesinternet.com
rémunère 1F de l'heure l'internaute dépassant les 35h par
mois de connexion car ses revenus proviennent de la publicité et sont
conditionnés par le nombre de pages vues
En plaçant la barre toujours plus haut Free4u.fr
www.free4u.fr offre la
moitié de son capital à ses premiers abonnés et
revendique pour son lancement en Allemagne 40.000 utilisateurs au bout de 3
semaines)
Toutes ces surenchères conduisent évidemment parfois les
provider, dépassés par les réponses des internautes
à ces produits d'appel à ne pouvoir faire face au "succès"
(Alta Vista et Ezesurf en Grande Bretagne, World OnLine, OneTelNet, Free
ADSL,...
http://adim.asso.fr/articles/296.html
Offrir un accès gratuit à ses clients, permet de se mettre en
position de mieux les connaître et de pouvoir leur faire des propositions
commerciales susceptibles de retenir leur attention : c'est le cas de Dell et
de Gateway
Ce nouveau créneau conduit certaines entreprises à vendre
de "l'internet gratuit clef en main": c'est le cas de Internet Telecom
(maintenant Eircom.net
www.eircom.net/
voir page
82
Ceci a obligé les fournisseurs traditionnels à revoir en
profondeur leur politique tarifaire (forfaits tout compris) en y
incluant les couts de télécommunication
Pour une vue d'ensemble à jour:
www.journaldunet.com ,
www.internetgratuit.com ou
www.benchmark.fr
La qualité des services fournis pourra d'ailleurs être
comparée aux sites payant grâce au benchmarking permanent
effectué par le club des webmestres francophones
www.ovh.net/fa/0.html
BVRP Software
www.bvrp.com lance "Internet
Family" qui permet pour moins de 1000F d'installer en quelques minutes un
réseau (intranet) permettant de n'avoir qu'un seul accès internet
(et donner aux parents la possibilité de superviser les accès) de
jouer en réseau et d'avoir des banques de données ou de logiciels
accessibles à partir de chacun des ordinateurs de la famille
L'écart est encore plus frappant dans le commerce électronique
selon que l'on compte les paiements électroniques ou les
décisions d'achat conclues à travers le Web et que l'on
intègre ou non l'EDI : il est alors de plusieurs ordres de grandeur!
(aux USA il ne s'achète en 2000 que 3% de voitures en ligne mais
d'après le cabinet JD Power 40% des clients ont utilisé internet
dans le processus d'achat. il en va de même dans le domaine de la
santé
voir page
62)
Le rapport annuel de l'AFTEL (
www.aftel.fr) "internet : Les
enjeux pour la France" offre une analyse très fouillée sur ce
sujet
Les chiffres ci-après sont donc donnés à titre d'ordre de
grandeur et l'on gardera présent à l'esprit que d'autres sources
peuvent fournir des chiffres sensiblement différents, "78,3% de
statistiques sont fausses" assurait un économiste, gageons que pour
l'Internet, le chiffre est encore supérieur
Mais tous concordent quant à la rapidité de l'évolution
et au classement des pays relatif à leur niveau d'usage de ces
technologies.
Principales sources utilisées pour ce rapport qui vous
permettront, si ce document n'est entre vos main qu'au delà de 2001 de
mettre à jour les données ci-après
Mediamétrie
www.mediametrie.fr,
Médiangle
www.mediangle.fr, Net
Value
www.netvalue.com Afa
(association française des fournisseurs d'accès)
www.afa.fr , e-business
Forum
www.ebusinessforum.com
NUA :
http://nua.ie/survey ou
www.nua.ie/Surveys,
GFK
www.gfk.cube.net,
FIND/SVP
www.findsvp.com,
Intelliquest:
www..intelliquest.com
), Netcraft,
www.netcraft.com/survey,
source Network wizards
www.nw.com/zone/WWW/top.html
, datamonitor -
www.datamonitor.com
, Strategie Internet
www.strategie-internet.com
, Matrix Information Service
www.mids.org Forrester
www.forrester.com,
ZDNet
www.zdnet.fr ,idc Research
www.idcresearch.com
www.idc.fr et
www.idc.com,
www.3.nikeibp.co.jp,
NOP :
www.nop.co.uk, Ripe
www.ripe.net/statistics
et Nic France
www.nic.fr/Statistiques,
Comme ce rapport n'a pas été écrit en un jour, il est
même vraisemblable que pour des données en évolution
rapides, comme la capitalisation des start-up, il y ait des
incohérences entre plusieurs chiffres que nous citons : pour
ne donner qu' un exemple, Yahoo ! était coté 8 Milliard de
dollars quand nous avons commencé cette mise à jour, il en
vallait 100 au début de l'année et 40 au moment où ces
lignes sont écrites depuis début 2000 son CA a été
multiplié par 2, son bénéfice par 4 et sa valeur
divisée par 4: combien vaudra-t-il quand vous lirez ces lignes?
Notons que ces mouvements ultrarapides (il n'est pas rare qu'une entreprise
cotée plusieurs dizaines de Milliards de Francs perde la moitié
de sa valeur en 24h sans raison majeure) ne sont pas propre aux start-up (Apple
a ainsi perdu 8 milliards de $ soit la moitié de son capital le 29 sept
2000 et SUN 37 Milliards de dollars dans la matinée du mardi 4
avril,...avant de les regagner l'après midi et le 14 Avril c'est 30% du
PIB américain qui s'est "évaporé" sur le Nyse à
cause d'une statistique médiocre sur l'inflation):
il faut davantage en rechercher la cause profonde dans le fait que les outils
de l'internet ont considérablement accéléré tant la
circulation de l'information que la vitesse de prise de décision et
d'exécution des ordres ce qui accroit le panurgisme (je
décide en fonction de ce que je pense que les autres pensent que je
pense...) et les effets de panique associé
"la réalité est que le marché monte, pour la seule
raison qu'il monte" Henry Kaufman, pionnier de la prévision
financière chez Salomon Brothers
"les excès, à la hausse comme à la baisse s'inscrivent
dans la démesurede la rupture technologique en cours" Fabrice
Moullé-Berteaux, JP Morgan
...et si de nombreuses entreprises se créent d'autres disparaissent dans
ce torrent tumultueux qui déferle sur l'économie mondiale
où il n'existe pas de recette pour une vie à l'abri du risque!
La durée de vie moyenne d'une entreprise est tombée aux USA de
13 ans il y a quelques années à 4 ans en 1999 par suite de
fusions, rachats, démantèlement, fermeture (William Daley,
Secrétaire américain au commerce)
Une statistique de Broadvision montre qu'en 1999 ce n'est pas moins de 6008
entreprise qui ont été rachetées dans ce secteur pour un
montant de 1200 Milliards de $
...et Mark Walsh, créateur de Verticalnet
www.verticalnet.com entreprise
précurseur dans l'organisation des communautés virtuelles de
conclure son exposé de présentation par cette citation
d'Albert Einstein "il n'y a que 4 ou 5 personnes au monde qui
comprennent véritablement ma théorie. Je n'en fais pas partie"
Aujourd'hui par exemple dans les pays avancés il est fréquent que
chaque membre de la famille dispose de son ordinateur et on commence à
voir apparaître une mise en réseaux locaux par une boucle Ethernet
(en utilisant par exemple comme support le cablage électrique du
logement)
Ces chiffres ne prennent pas en compte les pages personnelles des internautes
(home pages un site comme xoom (
www.xoom.com) en héberge
à lui seul 4,5 millions, geocities (
www.geocities.com) 2,5
millions et leur équivalent français Multimania (
www.multimania.fr) 40.000
1.3.1.2 Les statistiques cachent plus de choses qu'elles n'en montrent: les "achats Online" ne sont que le sommet de l'iceberg
Ces
estimations qui ne prend en compte que les ventes en ligne stricto sensu nous
paraîssent très fortement sous estimer l'importance des
évolutions en cours puisque Cisco à lui seul déclare avoir
réalisé un CA supérieur à 7,9 milliards de dollars
sur le WEB en 1999 (65% de son CA), que le courtage en ligne aura
représenté 145 Milliards de dollars et que selon Forrester
Research 8 % du montant des commandes des grandes entreprises
américaines passe par Internet et 7 % par les réseaux "à
valeur ajoutée" (soit 300 milliard de dollars).
International Data Corporation -
www.idcresearch.com -
prévoit de voir passer ce montant à 220 milliards de dollars
en 2001, dont 26 en Europe.
Forrester research dont les prévisions sont jusqu'alors chaque
année dépassées par la réalité annonce en
octobre 1999 un montant de 1.660 Milliards de dollars pour 2003 (108
pour les ventes aux particuliers, 1330 pour les échanges de produits
interentreprises et 220 pour les services), sans prendre en compte les 3.000
Milliards de dollars correspondant au courtage en ligne, ni les 200 Milliards
de dollars de transactions qui devraient être réalisées sur
le seul réseau ANX de l'industrie automobile
En 2000 au niveau mondial nous ne sommes qu'au tout démarrage du
commerce électronique (source Forrester)
Ce point est très important à noter pour les entreprises, car
les média ont naturellement tendance à se polariser sur la vente
aux particuliers, alors que celle-ci ne représente que l'écume du
phénomène. ). Le site américain
www.industry.net recensait
près de 300.000 acheteurs et 5.000 fabricants de produits et services
(datamonitor -
www.datamonitor.com -
fournit des chiffres pour l'Europe et
www.strategie-internet.com
pour la France)
Mais il faut néanmoins se méfier de ces chiffres qui
sous-estiment fortement le poids réel que prend internet dans le
commerce :
Auto By Tel par exemple, dans la mesure où la voiture
n'est pas achetée en ligne, n'est pas pris en compte dans ces chiffres
alors qu'il représente à lui seul 3 milliards de$ en 96, 6
milliards en 97, et en prévoyait 8 en 98
Cisco, 7,9 Milliards de dollars de vente sur internet en 1999 (dont 2,1
de bénéfice net) ne vend pratiquement que les pin's et les
casquettes avec paiement "en ligne"(Bill Finkelstein séminaire
Aftel NY nov 98)
De même pour le commerce interentreprises ces chiffres
n'intègrent pas l'EDI qui pourtant bascule rapidement sur le
protocole Internet
Le projet ANX
www.anxo.com
voir page
140 de l'industrie automobile americaine,
en cours d'implémentation devrait pourtant représenter à
lui seul 100 milliards de dollars de commandes et facturations et la gestion
des achats publics, notamment américains, davantage encore (le PEE de
Washington estime le montant des transactions par EDI à 850 milliards
de Francs en 1998).
"regarder l'influence économique d'internet à travers les
statistiques d'achat en ligne, c'est comme vouloir réduire la TV au
téléachat" (Hugues Séverac)
On se rend compte en effet que progressivement Internet devient aux USA, dans
de nombreux domaines, le véritable marché directeur, le
marché de référence : même si l'achat se
réalise dans une boutique, le client aura préalablement
rassemblé des documents, comparé des offres, jusqu'à dans
certains cas finaliser son choix, en consultant l'internet :
Forrester Research prévoit que dans trois ans la
moitié des acheteurs d'automobiles auront au moins recherché
des informations sur le véhicule sur le web avant de l'acheter
L'étude Starch AOL (août 98) montre que dès
aujourd'hui les ¾ des internautes américains vont chercher
des informations sur les produits qu'ils envisagent d'acquérir
Cyberdialogue de juillet 98 indique que 1/3 des internautes avaient fait
des achats en pharmacie après une recherche d'information sur internet
(15.000 sites sont consacrés à la santé...)
Metifax
www.mfg-net.com estime
que 42% des industriels prennent leur décision d'achat de machines
outils sur internet (étude Atelier BNP-Paribas sur la machine outil,
juillet 1999
Pour la France il était évalué à 400MF en
1998 et, avec un taux de croissance de 170% par an, la barre du milliard a
été dépassée en 1999 (1,3Milliard) pour une
prévision de 60 Milliards de F en 2003 (estimations citées par
François Pinault)
1.3.1.3 Erreur que de croire qu'il y a d'un côté la net-économie et d'un autre l'ancienne: les Click & Mortar
Ce
serait une grave erreur de considérer que Internet et vente dans les
boutiques traditionnelles sont deux mondes indépendants qui peuvent se
borner à s'ignorer ou à se combattre.
Dans de nombreux cas la recherche d'une symbiose peut se
révéler mutuellement très profitable : le site
prépare la vente et la prolonge
70% des personnes ayant l'habitude de chercher de l'information en ligne
vont d'abord s'informer sur Internet avant d'aller consulter leur
médecin
Au Japon il y a 30.000 "Combini" (seven-eleven, lawson,) .
Tout japonnais vivant en milieu urbanisé est à moins de 10
minutes d'un tel magasin ouverts quasi jour et nuit. Il peut passer commande
depuis chez lui, depuis son téléphone portable (de plus en plus:
40% visé) ou depuis la boutique
La livraison se fait dans le combini 13% (qui peut lui-même livrer
à domicile). Le client prend alors possession de la marchandise et paie
au Combini, tant et si bien que les paiements en liquide (9%)
dépassent de très loin les paiement par carte (6%)!! (Gilles
Etienne, PEE de Tokyo)
Pour stigmatiser ce concept majeur d'une stratégie de symbiose entre
commerce électronique (virtuel) et boutiques "en dur" ("Brick &
Mortar" en anglais), les américains nomment ces nouveaux
commerçants "Click & Mortar"
(ou aussi, clin d'oeil aux entreprises créées autour d'une
stratégie "tout internet" appelées les "dot.com", car elles ont
souvent choisi leur nom de domaine comme marque (amazon.com = amazon-dot-com),
ces Click & Mortar sont surnommées les "dot.bam" (bam= Brick
& Mortar....)
L'entreprise Grange,
http://www.grange.fr
créée en 1905 à Saint Symphorien sur Coise fabricant de
meubles haut de gamme de style, 80% d'export (dont Bill Gates et la reine
d'Angleterre), dote ses 250 distributeurs dans 20 pays (avec boutiques et
commerciaux itinérants) du logiciel Caméléon qui
permet à ceux-ci de concevoir le meuble, en temps réel, à
partir d'éléments modulaires ou paramétrables, de calculer
le prix en temps réel et de lancer ainsi sans surcoût et sans
délai, la prise de commande, la mise en fabrication et la facturation
(que ce soit depuis la boutique ou depuis le micrordinateur portable du vendeur)
Objectif, outre les économies administratives et de stockage:
une augmentation de 50% en 3 ans du chiffre d'affaire, car
jusqu'à présent seuls 35 distributeurs étaient capables de
vendre du meuble sur mesure
Des entreprises "virtuelles" comme Homeportfolio
www.homeportfolio.com
ou NamesUKnow
www.namesuknow.com
s'attachent à fédérer autour de leurs enseignes des
boutiques de meubles réelles en présentant leurs catalogues sur
le web
De même il n'y a jamais eu autant de salons professionnels,
justifiés par le besoin de se rencontrer, que depuis que l'Internet se
développe ... et ses salons utilisent largement Internet pour leur
organisation, les inscriptions et "l'après salon"
Il serait donc stupide de s'enfermer pour des commodités statistiques
dans une opposition entre "commerce en ligne" et "commerce traditionnel":
on peut penser qu'à terme un très grand nombre de transactions
seront mixtes avec une partie sur internet et une partie dans les boutiques
traditionnelles car l'acte de commerce est complexe et ne saurait se
réduire à la vente stricto-sensu (études de marché,
marketing, informations techniques, informations commerciale, publicité,
vente, paiement, SAV, club d'utilisateur, mailings,...)
Autre synergie possible, particulièrement développée au
Japon, l'utilisation de la boutique pour la livraison, règlant ainsi le
difficile problème de la logistique "capillaire" jusqu'au domicile du
client. Le problème du paiement est alors de ce fait automatiquement
résolu
1.3.1.4 La France est en retard : les dernières années du siècle auront vu le décollage ... mais pas le rattrapage.
Si la
part des autres pays croissait de façon régulière ce
n'était pas jusqu'alors le cas de la France dont le taux de croissance
restait alors très inférieur à celui des Etats-Unis ainsi
qu'à la moyenne des autres pays de l'Union Européenne.
Cette évolution très inquiétante ne s'est pas poursuivie
depuis 98 où les taux de croissance français ont rejoint la
tendance mondiale : celle du quasi doublement en 18 mois
Mais pour autant en 2000,notre retard, s'il ne s'est pas aggravé
en valeur relative, s'est accru en valeur absolue: D'autant plus que, au
fur et à mesure que tout le monde est connecté, cet "instrument
de mesure" perd sa signification. Le Challenge se porte sur les usages nouveaux
(ce n'est pas aujourd'hui le taux d'équipement en
téléphone fixe qui peut servir d'indicateur pertinent pour
comparer le niveau de développement de deux pays)
Dans cette optique Jupiter qui a fusionné fin 2000 avec Media
Metrix (Jupiter MMXI), développe un "global sophistication
index" (USA, puis Suède, Danemark, Norvège,... qui ne laisse pas
apparaître notre pays dans le top ten
"la France a une vision trop gadget de la "Nouvelle Economie", il s'agit en
fait d'une vraie révolution qui permet d'abord d'abaisser les
coûts" Alex Gontier fondateur de Ipin
En 98 avec 6 % de la population connectée (2,87 millions de
personnes, NOP Research Group), nous étions loin du Royaume Uni (9 %),
des Etats-Unis (27 %) et plus encore de la Finlande (35 %).
"le développement technique de l'Internet en France a pris du retard
par rapport aux Etats Unis mais aussi à la Grande Bretagne, l'Allemagne,
les Pays-Bas, la Scandinavie, l'Australie ou Hong Kong...Par de nombreux
aspects ce retard se creuse..." Jean- François Abramatic
Président du World Wide Web
http://mission-dti.inria.fr/index.html
1999 a démarré de façon beaucoup plus soutenue :
notre pays comptait 4,8 millions d'ordinateurs (ou autres plateformes nomades:
téléphone WAP, PDA,..) connectés et 6,5 millions
d'internautes (IDC
www.idc.fr et Forrester
www.forrester.com),
En 2000, 30% des foyers possèdaient au moins un ordinateur dont
31% étaient connectés rattrappant ainsi le parc installé
dans les entreprises. fin 2000 idc estime à 10,9 millions le nombre
d'utilisateurs (à titre privé et/ou professionnel) pour 7
millions d'ordinateurs connectés
Le nombre de sites marchands est passéde 625 en janvier 1999 à
1530 en janvier 2000 (annuaire "le web marchand") mais 2% seulement des foyers
ont acheté en ligne (17% aux US et 10% en Grande Bretagne) pour une
moyenne de 450$ (1200 aux US), soit en cumul un facteur 23 de
décalage si les chiffres de Ernst&Young sont exacts
La part des femmes est passée en un an de 29 à
37% des internautes, ce qui est un signe de plus grande maturité du
marché car comme le fait remarquer le Cétélem (aux USA
elles étaient déjà 39% en 1998 pour une prévision
de 53% en 2002)"ce sont principalement elles qui font leurs achats sur
catalogue. Or elles ne réalisent que 25% des achats sur internet, alors
qu'elles sont à l'origine de 70% des achats du commerce traditionnel et
de 80% des décisions en matière de santé".
Les sites consultés par les femmes (1- astrologie, 2- art&culture,
3- femme, 4- mode-beauté, 5- nourriture) sont très
différents de ceux consultés par les hommes (1- "personnals", 2-
adulte, 3- science&techno, 4- sport, 5- news) étude netvalue
www.netvalue.com sur les
USA. Ils diffèrent également fortement suivant les pays en France
les sites les plus fréquentés par les femmes sont 1- "femmes", 2-
logement, 3- art&culture, 4- cartes électroniques, 5-emploi. En
Allemagne après les cartes électroniques arrivent"chat,
santé, films et recherche de personnes
Pour des sites comme Marcopoly
www.marcopoly.com (France
Télécom) premier marchand français
d'électroménager à ne vendre que sur internet, l'enjeu est
important
Surtout il semble que des groupes comme Pinaut et Arnault,
Vivendi et Lagardère se soient maintenant clairement
jetées dans la bataille :
pour le groupe Arnault (40 marques, 1000 boutiques, 400.000
collaborateurs 20 millions de clients): Europ@web
www.europatweb.com
(dirigé par Chahram Bechara et doté de 3,3 milliards
de Francs), a un portefeuille d'une cinquantaine de participations
évaluées en juin 2000 à 20 Milliards de Francs. Parmi les
plus significatives on notera Libertysurf, Nomade,
Aucland, sephora.com, eluxury.com, Zebank
http://www.zebank.com,
E-loan, un développement des ventes online avec Christie's,
Proxchange, Flutter.com, Artprice.com, eQuesto, QXL,
Metamarkets.com, Adonsale.com, immostreet.com, lokau.com, peoplesound.com,
Mp3.com, compilo.com, respublica.fr, homevillage.com, camdens.com,
Netflix, @Home, PlanetRX, Webvan, WineandCo,
Zurban, Quios, Alafolie.com, Netvalue, Moonfruit,
Leisureplanet, Planet Qx, Sportal, Oxygen, Imediation,
1-800-Flowers, Compilo, feu Boo.com,
I-collector.com, E-bay, Datek Online
www.datek.com,
Firstmark (qui a obtenu une des 2 licences nationales pour la boucle
locale radio)AXS Telecom
pour Pinault Développement du commerce électronique avec
La Redoute et la FNAC
www.fnac.com (rachat d'Alibabook
www.alibabook.com
malgré l'offre concurrente du célèbre cyberlibraire
Amazon.com) et lancement du fournisseur d'accès gratuit Fnac.net
rebaptisé Mageos et transformé en un ambitieux portail
en association avec TF1, développement du commerce online chez sa
filiale Sotheby's, il exploite 45 sites marchands dans le monde et
détient 40% du marché du livre sur internet et 25% du textile
mais joue beaucoup plus la stratégie du "click& mortar (
voir page
29) associant commerce online et
commerce traditionnel, et une participation significative dans
trade-match.com, site de gestion d'appels d'offre interentreprises,
Mobile Planet aux USA, Hortussoft, Robopost, .
pour Lagardère Grolier interactive, EuropInfo,
Matranet, Interdéco Multimédia,
Club-internet
pour Vivendi:, Bonjour, World Media Live, Nathan
Entrainement, Internet Ecole,... le virage a véritablement
été amorcé en 2000 avec Vizavi
Il est malheureusement beaucoup plus difficile de trouver des statistiques
significatives de la partie immergée de l'icebergue, c'est à dire
les utilisations véritablement performantes du protocole internet dansle
fonctionnement même de l'entreprise, même si l'on peut supposer
qu'il y a une certaine corrélation entre les usages professionnels et
personnel de ces outils
Tout en restant prudent dans les comparaisons face à
l'hétérogénéité des sources on peut citer
quelques chiffres rassemblés par NUA (
www.nua.ie/Surveys)
11% des foyers américains connectés disposent déjà
aujourd'hui d'un accès à haut débit (7% par le câble
et 4% par l'ADSL) (PEE San Francisco). Ils seront 29 Millions en 2004 (Gartner)
Ils représentent l'essentiel du e-commerce: plus de 80% °(Forrester
www.forrester.com)
Pour le commerce de détail avec 17% des foyer (39 millions) acheteurs en
ligne en 1999 (17millions en 1998) qui ont acheté en moyenne pour 1200$
(230 en 97) ils dépassent largement l'Europe: 8,3 millions d'acheteurs
(5,2 en 98) et un montant moyen d'achat beaucoup plus faible (étude
Ernst&Young).
De plus l'opérateur historique japonnais NTT a été encore
plus préservé de la concurrence que les grands opérateurs
européens ce qui a entrainé des couts particulièrement
élevés pour les télécommunications et un freinage
des développements
D'après Forbès les efforts faits par ces pays en
matière d'infrastructures de télécom les place loin en
tête des pays européens, bien avant les "Grands Pays" (la France
arrive en 10ème position juste après l'Angleterre et
l'Allemagne): la Suède a supprimé le monopole de son
opérateur historique, Telia, en 1993 (et la Finlande n'en a jamais eu),
elle en compte 40 aujourd'hui
Mieux encore, dans la vague technologique montante, celle de l'Internet nomade
ils ont pris clairement la tête de la course. Aujourd'hui tous les grands
acteurs ont un laboratoire dans la Wireless Valley. : ces pays comptent
2 poids lourds dans ce domaine : Nokia (la plus grosse capitalisation
européenne (250 Milliards de $ en mai 2000) avant la fusion
Vodaphone-Manesmann) et Ericsson
Ces deux constructeurs se positionnent sur ce qu'ils pensent être les 3
centres nerveux de l'Internet avec objectif d'y définir les standards:
ð VIP (Vehicule IP) : la voiture Wirelesscar avec Volvo
ð MIP (Mobile IP) l'utilisateur nomade Met avec Telia
20% d'entre eux travaillaient avec leur banque par l'Internet (40%
prévu fin 2000) :
d'après une étude conduite par IBM, après la City Bank
les 3 banques mondiales les plus efficaces sur Internet sont suédoises
:, la Merita NordBanken, la Handelsbanken et surtout la
SEB (groupe Wallenberg)
avec 25% de clients "branchés", la SEB a décidé de fermer
80% de ses agences d'ici 2004, de conquérir l'Europe via Internet (la
rentabilité d'un client Internet étant 2,5 fois supérieur
à la moyenne) et de porter le nombre de ses e-clients de 570 000
à 5 Millions dans ce délai. Après le rachat de la Bfg
(5ème banque allemande) en 1999, elle lance sa Banque directe
en Grande Bretagne en 2001
Hans Dalborg président de Meritanordbanken (banque qui
avait déjà 250.000 clients sur Internet en 1996) prévoit
également d'attaquer les marchés britanniques, allemands
français et espagnols par Internet: pour cela il est à la
recherche de partenaires lui apportant une forte image de marque et une large
base de clientèle pour la banque directe, pas nécessairement des
banquiers (compagnie d'électricité, opérateur
télécom, entreprise gazière,...)
Le montant des achats sur internet par habitants est 10 fois supérieur
au notre
La priorité est accordée maintenant à la connection de
tous les foyer en haut débit (de 2 à 10 Mbps): 20%
en 2001, 100% en 2005 pour un cout de 200F/mois. Bredbandsbolaget
www.bredbandsbolaget.se
fondée en 1998 propose dans les résidences qu'elle câble
des accès 10Mbps dans les 2 sens pour 200KR (180F) par mois (qui
devrait évoluer vers le 100Mbps). Cela peut être couplé
avec un forfait de 149Kr par mois pour un accès illimité au
téléphone IP
Plus de la moitié des municipalités ont construit leur propre
réseau optique à large bande.
En 2001, 100.000 élèves devraient avoir accès au
réseau Gigabit
Avec 50 sociétés de capital risque, 8 nouvelles start-up par jour
et 40% des introductions en bourse dans le secteur NTIC la Suède
prépare l'avenir 5Boxman, Letsbuyit, Jobline, Spray,
A la question sur les difficultés rencontrées par les jeunes
entreprises la réponse a été
2) Les clients
3) Les idées
4) Les fonds
Tout le monde peut imaginer l'avance que donne à ce pays le fait que ce
sont ses consultants qui élaborent la stratégie de la plupart des
grands groupes européens, même si le récent remous boursier
ont rammené leur capitalisation à des niveaux moins himalayens
Un "petit" pays comme la Finlande avec 1,79 millions d'internautes pour
une population de 5 millions d'habitants a deux fois plus de serveurs par
habitant que les USA...et dix fois plus que la France.
les petits Singapouriens apprennent à utiliser l'Internet avant
même la lecture et l'écriture et la cité-Etat entreprend un
programme spécifique pour initier les personnes
âgées (il y a déjà dans ce micro-Etat autant
d'ordinateurs que d'habitants)
En matière de publicité, qui est un indicateur de l'usage
commercial d'internet, la France ne représentait que 0,3% du total
mondial en 1997, 1 % en 1998.(
www.journaldunet.com) et 1,5%
en 1999 (Forrester
www.forrester.com)
autre indice qui pourrait nous réjouir s'il n'était la
confirmation du point précédent: sur les 900.000 pages
pirates ("warez") la France en compte d'après le BSA
(Business Software Alliance) 9.800)
Les sites
www.ripe.net/statistics
et
www.nic.fr/Statistiques
sont sans doute ceux qui offrent aujourd'hui la collection la plus riche et
la plus à jour de statistiques comparatives : deux tableaux qui en sont
extraits illustrent bien la situation :
Ce pays avec 5,2% du secteur Internet en Europe, s'il est derrière le
Royaume Uni (27%) et l'Allemagne (24%) dépasse la France (4,4%)
ð HIP (Home IP)la cuisine avec Electrolux (e2Home),
Début 2000, 78% avaient un micro-ordinateur, 62% des suédois
étaient connectés à domicile et 70% utilisaient
régulièrement Internet (4,2 Millions de personnes).
1) Les collaborateurs compétents
Un indicateur de l'avance conceptuelle de ce pays au niveau
européen : les 4 plus grosses entreprises de conseil
stratégique Internet (Web Agencies) sont suédoises: Cell
Network/Mandator: 1800 consultants, Framfab: 1700 consultants,
Icon Medialab 1250 consultants, Info Highway/Connecta 1130. La
5ème est française avec une taille inférieure
à la 4ème suédoise: Fi Systems 550 consultants
la 6ème , pixelpark est allemande... avant de retomber sur la
suédoise Adera
Depuis janvier 1999,grâce à l'alliance de Citibank, Gemplus et
MobilOne, il y est possible de faire ses transactions
financières à partir de son téléphone
mobile (consultation et suivi des comptes, virements, paiement de factures,
opérations boursières,...) et de recharger son porte-monnaie
électronique. En 1998 15% des contribuables ont fait leur
déclaration d'impôt par l'Internet
notre pays ne figure pas parmi les "poids lourds" de l'Europe
Le
premier site français, selon le classement établi par la
London School of economics est Renault qui se situe au
34ème rang mondial (critères : efficacité, ergonomie,
service après vente)
Pour Forrester Research nos sites, à force de privilégier
l'esthétisme sont beaucoup trop longs en temps de
téléchargement, les moteurs de recherche sont peu efficaces, les
outils de cross-selling (suggestion d'un autre achat en fonction des commandes
actuelles et passés) sous utilisés, les outils de configuration
font défaut, le suivi des commande par le client sont perfectibles, le
service client laisse à désirer (25% seulement affichent adresse
et numéro de téléphone), les délais de
réponse aux mail (quand il y en a) dépassent souvent la
demi-journée, l'articulation avec le back-office est insuffisante,...:
dans son classement seul Château-Online
www.château-online.com
se situe dans les 10 premiers sites européen (N°10)
L'usage d'internet a, à l'évidence une forte composante culturelle : on ne peut que s'interroger sur la relation quasi linéaire qui semble s'établir entre l'équipement informatique et....la latitude.
Le
même décalage entre Europe du Nord et Europe du Sud ayant
été constaté pour la diffusion de l'imprimerie, on peut ou
formuler l'hypothèse que l'origine en revient aux organisations
"tribales" imposées par les contraintes climatiques
Le Sud, avec ses terres riches, a conduit à des organisations
très hiérarchisées autour de la possession de la terre et
de la direction des armées chargées de la défendre ou
d'agrandir les empires (avec la logique de la "villa romaine" : "je te
protège, tu me sers") avec un contrôle étroit des
communications entre les sujets toujours susceptibles de comploter pour prendre
la place du Roi (cabinet noir)
On remarque que, par contre, dans les logiciels d'intelligence
économique , de veille stratégique ou de cryptage ces pays sont
performants
Le Nord, où la survie des tribus liée à la chasse,
à la pêche ou aux expéditions maritimes, a conduit à
des organisations de communautés beaucoup plus petites et moins rigides
où le chef était bien davantage un primus inter pares, le plus
qualifié pour conduire cette expédition beaucoup plus "en ligne"
avec la philosophie de l'internet.
Rappelons par ailleurs que la Finlande n'a jamais eu d'opérateur
disposant d'un monopole.
Notons également que le World Economic Forum
www.weforum.org classe en
terme de compétitivité ces pays à peu près dans le
même ordre: la Finlande arrive en première position avant
même les USA
L'écart ne semble donc pas être entre l'Europe et
l'Amérique du Nord mais entre pays Latins et Pays Anglo-Saxons pour des
raisons liées à l'organisation des pouvoirs
"Le continent Européen est divisé en deux, le Nord avec les
Pays Scandinaves en pointe et le Sud, plutot à la traine. L'Allemagne se
trouve dans une position moyenne" HJ Frank, Deutsche Bank
Research
La récente enquête de l'AFTEL montre cependant que le
déclic semble s'être produit et que nous commençons
à rattraper légèrement notre retard en valeur relative
avec une augmentation :
de 66% des machines connectées (juil 98/juil 97), soit 50 % de plus que
la moyenne mondiale (+ 41 %) et 20 % de mieux que les autres pays
européens (53 %) mais moins que les pays du Sud-Est Asiatique
(Network Wizard
www.nw.xom, de 160 % du nombre des
internautes, de 200 % des sites WEB et de 300 % des pages
Le nombre de "noms de domaine" appartenant à des ressortissants
français (dont beaucoup sont en ".com" et non en ".fr" pour des
raisons que nous verrons plus loin) atteint 1,21% en 1998 contre 1,23 %
en 1997 et 1,15 en 96 du total mondial
Une croissance forte, mais que relativise les mises en perspective
européennes et mondiales....
Pour les
sites transactionnels, acceptant des paiements en ligne sur 222.000
sites (en augmentation de 128 % en un an) 150.000 sont américains,
10.000 canadiens, 830 britanniques, 800 finlandais et 240 français
(source Netcraft : août 98) (NDLR : attention de ne pas assimiler
paiement en ligne et commerce électronique : en 1998 58.500 entreprises,
soit 39% des entreprises de plus de 10 salariés pratiquent peu ou prou
le commerce électronique : source OC2E)
L'enquête 1998 de l'AFTEL soulignait que le micro-ordinateur est
maintenant devant la télévision au hit-parade du nombre d'heures
passées par les Français devant un appareil (cet apparent
paradoxe tient au développement des micro-ordinateurs dans les
entreprises où ils sont maintenant omniprésents) et en 1998
où, pour la première fois, la barre du million d'ordinateurs
achetés a été atteinte `+66% sur 1997 , il s'est
vendu davantage d'ordinateurs que de télévisions.
L'étude 2000 d'UFB Locabail
www.ufb-locabail.fr
qui procéde chaque année à une étude comparative
entre les PME Françaises, Allemandes, Italiennes et de Grande Bretagne
est extrêmement riche d'enseignement: elle montre que
les marges de progrès qui nous restent à faire pour rattrapper
nos voisins n'ont pas diminué d'une année sur l'autre
Certes pour l'équipement informatique nous sommes proches de la
moyenne puisque 94 % des PME françaises de 6 à 200
salariés sont informatisées, contre 98% en Allemagne et 97% en
Italie et 95% pour l'Europe
Mais ce n'est malheureusement pas le cas pour Internet puisque seulement
61 % de nos entreprises étaient connectées en juillet 99 contre
77 % des entreprises Britanniques et 74 % des entreprises Allemandes.
Ce chiffre est cependant en très forte évolution: 7 % en
95, 14 % en 96, 24 % en 97, 40 % en juillet 98 et alors qu'elles étaient
30% à estimer en 98 qu'Internet ne leur servirait à rien elles ne
sont plus que 15% à le dire en 1999 (dont 8% disant qu'elles n'ouvriront
jamais de site web)... contre 20% en Allemagne (dont 5% déclarent
qu'elles se refusent même à avoir un site)!.
La proportion des entreprises françaises qui déclarent qu'elles
n'ouvrirons JAMAIS un site baisse de moitié (8% contre 15% l'an
dernier) se rapprochant ainsi de la moyenne européenne (7%)
Or les entreprises connectées sont significativement plus
performantes: en prenant pour indicateur le solde des opinions positives et
négatives en %: CA +33 contre +17, rentabilité +26 contre +5,
Investissement +46 contre +34, effectifs +17 contre +5. Il en va de même
pour les projections 2000. Elles exportent également davantage (83%
contre 55%)
De plus nos dirigeants "connectés" utilisent beaucoup moins Internet
que leurs concurrents: ils ne sont que 45% à se connecter tous les
jours contre 63% de leurs homologues Britanniques et 55% pour les allemands.
Nos PME sont également les dernières à utiliser
l'e-mail (75% contre 95% en Italie) et pour l'utilisation dans le
domaine financier (2% en France contre 28% en Allemagne et 16% en Grande
Bretagne, ce qui n'est peut-être pas sans rapport avec le retard de nos
Banques)
Malgré un doublement depuis l'an dernier, elles sont également
en dernière position en ce qui concerne les sites Web: 27% (13% en
98) contre 38% en GB, 31% en Allemagne et 30% en Italie. Seule l'Ile de France
se trouve dans la moyenne Européenne (34%)
Notons toutefois en 1999 un réveil du BTP qui bien que restant la
lanterne rouge (47% des entreprises connectées, 26% des patrons du
secteur pensent encore qu'internet ne leur servira jamais) a en un an plus que
triplé le nombre de ses sites et doublé le nombre de ses
ordinateurs. Par ailleurs les patrons connectés sont en pourcentages les
plus nombreux à utiliser effectivement l'Internet (71% contre 63% dans
l'Industrie)
La logistique reste dans le peloton de queue (moins de la moitié
des entreprises connectées (48%) contre une moyenne de 70% dans les
services, avec de surcroit un faible usage pour les relations client et une
croissance d'une année sur l'autre juste au niveau de la moyenne des
secteurs) alors qu'elle va être avec la banque le secteur le plus
"impacté" par l'accélération de l'économie en se
situant sur le chemin critique de la nouvelle économie: si Internet a
vocation à devenir son système nerveux, la logistique restera son
système sanguin
Beaucoup plus inquiétant encore est peut-être l'objectif
poursuivi par l'entreprise :Alors que 53% des entreprises britanniques
et 52% des entreprises allemandes ont pour objectif avec les outils de
l'Internet de conquérir un avantage concurrentiel, elles sont moins de
la moitié (25%) dans ce cas en France,
De même "apporter un meilleur service aux clients et aux
fournisseur" est un objectif pour 82% des PME Britanniques alors que ce
n'est le cas que pour 57% des françaises 83% de celles-ci mettant en
première ligne la Notoriété
La situation est encore pire pour les PME de plus de 100
salariés: les patrons d'entreprises industrielles de plus de 100
salariés utilisent moins l'Internet que ceux des TPE (entre 5 et 10
salariés) du BTP!, ils sont 95% a développer un site pour leur
notoriété et 37% seulement pour apporter des services aux clients
(82% pour leurs homologues britanniques) et 10% pour commercer (30% pour les
britanniques et 25% pour les PME Françaises de moins de 50
salariés)
D'autres chiffres interessants, analysant finement par secteur
d'activité quelques indicateurs de la pénétration
d'Internet (mais limités aux industries manufacturières) sont
produits par le Sessi: ils sont accessibles à partir du site de
notre ministère
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p137.pdf,
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p135.pdf et
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p136.pdf
1.3.1.4.1 Le Minitel : notre langue d'Esope
L'interprétation des comparaisons internationales est particulièrement délicate pour notre pays : il est en effet le seul à avoir connu dans le passé un important développement de la télématique avec le Minitel qui est à la fois:
1.3.1.4.1.1 Un atout :
1.3.1.4.1.1.1 Un fonds de commerce déjà établi pour le commerce électronique (transport, banque, VPC,...)
8,5
millions de terminaux (dont 2,5 d'émulateurs sur PC), 14 000
services, 15 millions d'utilisateurs,
Les Français ont depuis 15 ans l'habitude de taper sur un clavier pour
trouver une information, en la payant, ou pour acheter un produit. Aujourd'hui
les plus gros utilisateurs du minitel sont aussi les plus gros utilisateurs
d'internet
Le chiffre d'affaire du commerce en ligne représentait dès 1996
12,6 milliards de F (3,1 pour les éditeurs, 1,5 pour les
facturations directes et 8 pour la VPC sans compter les 3,2 pour France
Télécom) soit un chiffre nettement supérieur à ce
qu'il était sur internet pour le monde entier (depuis ce chiffre est
resté relativement stable alors que nous avons vu que sur Internet il
croît de façon exponentielle).
Quant au trafic il poursuit sa légère baisse : -3% en
1997, -4,1% en 1998, baisse compensée par une hausse de tarif
significative : +11%en 2 ans, politique tarifaire classique pour des
produits en fin de vie ou il convient de profiter de l'inertie des
habitudes pour obtenir le rendement optimal auprès de clients qui
hésitent avant de basculer (c'est dans le domaine du marketing la phase
qui suit période dite "vache à lait" : c'est celle
où on mange la viande)
Henri de Maublanc président de l'Aftel se scandalisait
qu'un accès Télétel soit facturé 100 fois plus cher
qu'un nom de domaine internet
1.3.1.4.1.1.2 Une profession d'éditeurs nombreuse et prospère grâce en particulier à la formule kiosque qui permet une facturation simple et bien acceptée.
1.3.1.4.1.1.3 Des cyber-commerçants avant la lettre
La
VPC a déjà une certaine habitude de la vente en ligne et
de nombreuses entreprises, qui ont aujourd'hui une place honorable sur le plan
international ont fait ses premières armes avec le minitel,
C'est le cas de Dégriftour, de i-bazar,
Telestore, Planfax
www.planfax.com,
Cadremploi
www.cadremploi.fr,
floritel
www.floritel.com,
minitelorama
www.minitelorama.com
qui ont démarré avec le service minitel
1.3.1.4.1.1.4 Une profession de "télématiciens" performante
Leurs
compétences ne sont pas spécifiques à la technologie
Minitel
Notre pays n'est pas mal placé dans les moteurs de recherche sur
Internet : écho/voilà, Nomade, Lokace. Sans compter la
forte participation de Français à Alta Vista. Les travaux sur le
traitement de requête en langage naturel par exemple sont parfaitement
utilisable pour l'Internet
Lexiquest
www.lexiquest.com (ex Erli
www.erli.fr/) qui avait
participé aux programmes de recherche dans les annuaires du minitel
travaille pour les moteurs de recherche (Hot Bot, verity,...) et il vient de
lever 79MF pour se développer sur internet,
GoTo Software
www.goto.fr (à hem
près de Lille) qui a créé le plus grand club mondial de
backgammon sur l'Internet (netgammon) est né du développement de
logiciels minitel comme le TimTel
1.3.1.4.1.1.5 Des bases de données et des fonds documentaires très importants
Il est
très facile de les rendre également accessibles par internet
Quelques exemples montrent que dans la plupart des cas une migration sur
internet est rapide et peu onéreuse. Elle apporte une masse
critique et a un effet d'entraînement certain. Le développement
sur Internet de formules offrant les mêmes avantages que le kiosque, sans
le handicap d'une facturation uniquement à la durée, devrait
permettre de lever bien des réticences.
Le transfert du Minitel à Internet de la base Formatel du
conseil régional d'Île-de-France (50 000 stages de formation
continue) a été réalisé en moins de 15 jours. Pour
sa part JetMultimedia
www.jetmultimedia.fr
puise dans les mêmes bases de données pour son service Minitel et
pour ses pages Web.
L'Aftel estimait qu'en 1999, 95% des sites minitel avaient déjà
basculé vers l'Internet: un exemple symbolique minitelorama
www.minitelorama.com N°1
des professionnels de l'immobilier sur minitel depuis 1986!
Le projet minitel 2001 devrait permettre une navigation offrant la
possibilité d'aller par un hyperlien d'une page web à un
écran vidéotexte
Mais bien entendu si les nouvelles possibilités offertes par Internet
conduisent, ce qui est en général le cas, à un projet
beaucoup plus ambitieux les investissements à consentir peuvent alors
être significatifs.
1.3.1.4.1.1.6 Des ressources financières confortables qui permettent le financement du web
C'est
souvent le même service qui a en charge Minitel, Audiotel et Internet et
les marges des premiers permettent de couvrir l'inévitable
déficit du Web pendant les années de développement et de
montée en puissance, alors même que le modèle
économique est encore incertain (abonnement, publicité, liens
commerciaux, portail, commerce électronique, services à valeur
ajoutée,...):
C'est le cas par exemple pour les journaux comme Le Monde, le
Parisien, libération, Investir ou "Les Echos" (qui indique même
que le minitel a profité de la promotion en sa faveur sur le site
Web!!!...)
1.3.1.4.1.2 Un handicap :
1.3.1.4.1.2.1 le Minitel a renforcé notre tendance à raisonner au niveau Franco-Français
Il est considéré à l'étranger comme le reflet d'une société hiérarchisée, au centralisme pesant, où le contrôle de l'information est considéré comme un enjeu plus stratégique que sa large diffusion: Hollande et Finlande nous sont proposés comme contre modèles
1.3.1.4.1.2.2 il nous a plus habitué à payer le temps que l'information
La
tarification est diaboliquement efficace : grâce au système
kiosque elle sait se faire oublier et le niveau pratiqué (de
l'ordre de 2 à 3F/minute) correspond au coût social acceptable
pour les loisirs (ramené à la minute c'est le prix du
théâtre de la voiture ou du restaurant)
France Télécom ne peut espérer une maîtrise
d'Internet analogue à celle du Minitel (L'opérateur
bénéficierait en outre d'un pouvoir exorbitant du droit commun :
celui de couper la ligne téléphonique de celui qui ne s'acquitte
pas de sa facture Minitel ) et ne souhaite sans doute pas une
mort trop rapide de la poule aux oeufs d'or6(*). On ne peut que constater que son engagement sur
internet a été au début tardif et timide
Quand Wanadoo visait un objectif de 100 000 abonnés fin 97
T-online son homologue allemand en revendiquait 1,9 millions.
Aujourd'hui en 2000 France Telecom a "changé de braquet". Wanadoo
a repris la tête de la course en France avec 1,2 millions
d'abonnés mais les inerties sont grandes, (T-online à
dépassé 6,5 millions de clients et Dixons-Freeserve, un
des 80 opérateurs britanniques offrant l'Internet gratuit en avait
conquis 1,5 millions en 6 mois seulement!)
En terme de fréquentation, d'après l'étude
médiamétrie de sept 2000, le site en tête du classement,
fin 2000 est le suédois Caramail avec 25,5 millions de
visite
1.3.1.4.1.2.3 la confortable facilité de gestion d'un outil qui permet de facturer bien des choses...
C'est
une autre source de blocage clairement perceptible : les entreprises, banques,
organismes et même certains services administratifs facturent par ce
biais, de façon parfois tout à fait discutable, les
informations délivrées au public.
Au début du minitel peu de directions générales y
croyaient : elles n'ont laissé leurs directions informatiques s'y lancer
que dans la mesure où celles-ci autofinançaient
l'opération, ce que le kiosque a permis.
L'opération s'étant soldée par un franc succès le
minitel est devenu une source de revenu offrant dans bien des cas un
appréciable confort de gestion aux services qui avaient su
prendre le pari : on comprend leur réticence à abandonner une
telle rente de situation
Dans les services publics en particulier, par exception à la
non-affectation des recettes, le minitel apportait une ressource exceptionnelle
flexible dont la disparition est fortement appréhendée car elle
trouvera difficilement une compensation budgétaire
Un exemple la Météo nationale: elle cherche pour
maintenir ses ressources avec la décrue prévisible du minitel,
à vendre au moins ses prévisions à 5 jours, mais comment
faire quand ces informations sont publiées gratuitement par ses
homologues américains? Par ailleurs pour vendre des services
personnalisés comment conjuguer micropaiements et comptabilité
publique?
Il est clair que sur le WEB elles ne pourront pas se permettre de facturer la
délivrance d'un billet d'avion, les résultats à un
concours d'entré ou un appel d'offre paru au BOAMP Cela privera les
services concernés d'une ressource appréciée pour
l'indépendance qu'elle leur apportait
Le BOAMP n'est gratuit que depuis le 19 janvier 1999
www.journal-officiel.gouv.fr/boamp/R1.htm
Quand une banque faisait le travail (avec le chèque) c'était
gratuit, quand c'était le client qui le faisait (paiement par minitel)
c'était payant !
Récemment un banquier nous expliquait que cela était
normal puisque le service était amélioré ... cela ne
suppose-t-il pas une entente pour éviter la concurrence ? Une telle
entente est-elle susceptible de survivre à la concurrence
européenne? A la concurrence de non-banquiers?
Le Crédit agricole de Loire Atlantique essaie de transposer cette
habitude française sur le web en facturant 3F la connexion alors qu'a
l'inverse le Monde rapporte qu'une compagnie aérienne américaine
accorde une réduction pour les billets achetés par ce canal.
&b
La Société Générale prévoit actuellement
de faire plus fort encore puisqu'elle s'économise une
opération de guichet qui coûte environ 1$ (et revient
d'après les études américaines à 0.01$ sur
internet)...et elle envisage de la facturer 6F et de laisser l'abonnement
Internet et la communication téléphonique à la charge de
son client!!
1.3.1.4.1.2.4 apportant une réponse partielle mais rapide aux besoins principaux il limite l'appétence pour le web
Pour les
horaires de train, annuaires, réservation de spectacles, services
bancaires, le minitel apporte une réponse rapide et précise. Il
réduit ainsi la pression de la demande et beaucoup de décideurs
pensent qu'internet ce n'est que du minitel avec des images sans percevoir la
mutation radicale qu'il apporte
"Avoir quelque chose qui fonctionne vous rend moins enclin au changement"
Esther Dyson présidente de l'EFF
o
o o
Un seul
chiffre illustre cette différence de nature dans les usages :
l'internaute passe 7 fois plus de temps sur le réseau que le
minitelliste et cette différence s'accroît puisqu'en un an cette
durée a augmenté de 13% pour internet et baissé de 4.1%
pour le minitel.
Nous avons constaté aux Etats-Unis que beaucoup de cadres ou de chefs
d'entreprises avaient commencé à utiliser internet pour des
usages personnels (organisation de voyages, relations avec les banques,
recherche d'informations dans le cadre d'un hobby,...). Ne disposant
pas d'un minitel, ils ont dû utiliser internet (souvent incités
par leurs enfants... ou leurs parents retraités).
La transposition vers l'entreprise s'est ensuite faite tout naturellement.
M. Heckel Pdg de l'entreprise Lemaitre-Sécurité,
fabricant de chaussures de sécurité à La Walk en
Alsace
www.lemaitre-securite.com
, a ainsi commencé par utiliser internet pour rechercher des
informations dans le cadre de son hobby (l'aviation,...) et y rencontrer
d'autres passionnés, avant d'en faire une arme commerciale pour son
entreprise.
1.4.1 Internet : quoi de plus que le Minitel ?
1.4.1.1 beaucoup d'avantages :
1.4.1.1.1 Il est mondial :
La filiale luxembourgeoise d'une grande banque française a
constaté que les 25 % de sa clientèle passée sur Internet
représentait 65 % des transactions totales (AFP)
SEB banque appartenant à la Galaxie Wallenberg constate
que les clients qui ont basculé sur internet lui rapportent 2,5 fois
plus que la moyenne
89 % des acheteurs sont des hommes (étude Zdnet France 1998) : c'est
aujourd'hui le contre modèle de "la ménagère de 50 ans"
qui sert de référence pour le marketing traditionnel, notamment
à la télévision.
1.4.1.1.2 Peu onéreux ... et en baisse rapide
(Encore que ceci soit à relativiser pour la France où, par suite
du monopole, les tarifs de télécommunication sont très
élevés. Mais des baisses substantielles ont eu lieu en 1998 et
d'autres sont prévisibles avec l'accroissement de la concurrence)
Aux Etats-Unis Empire.net
www.empire.net offre même gratuitement le
PC à condition de souscrire son abonnement à 175 F/mois
(rappelons que les communications locales sont généralement
gratuites aux US).
Le prix moyen d'un ordinateur vendu en 98 a baissé de
43 % sur 1997 malgré un accroissement sensible des
performances
Le fournisseur d'accès se rémunèrent sur la
publicité figurant sur sa page d'accueil et par le reversement d'une
fraction du coût des communications téléphoniques
(Free.fr
www.free.fr, Freesurf
www.freesurf.fr, Libertysurf
www.libertysurf.com, World Online
Liberté
www.worldonline.fr,
VNUnet Online
www.vnunet.fr, Lokace Online
www.lokace.fr,) .
Free.fr et libertysurf offrent même l'hébergement de pages
personnelles
X-Stream en Grande Bretagne offre la communication
téléphonique pendant les heures creuses
On voit même apparaître des offres où l'internaute assidu
est payé (1F de l'heure : Accès Internet Gratuit
www.accesinternet.com) à condition d'accepter
des publicités quelque peu invasives
Comme le soulignent leurs promoteurs le "gratuit" est paradoxalement un gage
de qualité car les clients ne sont prisonniers d'aucun contrat et si
la qualité faisait défaut, le provider serait
immédiatement condamné
Alcatel prévoit de lancer le webphone "minitel" de
l'internet, plus simple et plus rapide d'utilisation qu'un ordinateur. son
challenge: tomber en dessous de 1000 à 1500F pour être
compétitif avec des ordinateurs beaucoup plus puissants qui ont
crevé le plancher des 3.500F)
En France, Infonie offrait un PC multimédia pour 1990 F avec un
abonnement de 199 F par mois sur 2 ans.
Voir page
25
Netgem commercialise, depuis 1997, la NETBOX, qui permet
d'accéder à internet en utilisant l'écran de la
télévision, pour moins de 2000F
www.netgem.com et la start-up
Walawa va les intégrer dans une nouvelle génération de
téléviseurs avec un surcout prévu de 15 à 20%
1.4.1.1.3 Il offre quantité de fonctionnalités nouvelles
Communiquer , échanger, publier, rechercher de l'information, télécharger des logiciels ou de la musique, acheter, vendre, permettre à une équipe dispersée de travailler efficacement, télésurveiller ou téléagir, voici quelques fonctionnalités inexistantes ou embryonnaires sur le minitel Voir page 18
1.4.1.1.4 Il conduit à la "convergence" entre Téléphone, TV et information
Le
protocole TCP/IP permet une "convergence" entre la voix, les données et
la TV : il ne s'agira dorénavant que de faire circuler des "paquets"
d'informations numérisées qui pourront cohabiter sur les
mêmes voies de communication (paire de cuivre, câble, satellite,
radio, fil électrique, ...)
Ceci pose aujourd'hui des problèmes
Certes le téléphone fixe ou portable et la
télévision donneront accès à Internet mais on
imagine plutôt une diversification et une multiplication des types de
terminaux que leur convergence sur un micro-ordinateur à tout faire
De même que le moteur universel dans l'outillage à main a
laissé place à des outils électriques
spécialisés mieux adaptés à chaque usage, on
commence à voir apparaître à l'état de prototype de
plus en plus d'appareils connectables à Internet : baladeur RIO
(musique), web phone (téléphone), webTV
(broadcast), stylo (signature),voiture (cartographie,
guidage,...), réfrigérateur (gestion du stock), WC
(analyse médicale), machine à laver
(télémaintenance),...
Cela étant convergence sur les moyens de transport ne signifie pas
convergence sur les terminaux dont l'ergonomie correspond à des usages
très différents :
1.4.1.2 Mais encore quelques problèmes à régler :
1.4.1.2.1 Des problèmes de sécurité
1.4.1.2.1.1 Sentiment d'un manque de confidentialité, crainte de vol d'informations commerciales ou de numéro de carte de crédit,
Si
personne ne rapporte le cas de vols, pendant leur transmission, de
numéros de cartes protégées par le cryptage standard
(SSL), on ne compte plus le nombre de magasins ou de banques
"dévalisées" de leurs précieux fichiers de cartes de
crédit, que les achats aient été fait dans un magasin, par
téléphone, par fax ou par Internet: le problème de
sécurité est beaucoup plus lié à la carte
qu'à internet mais il n'en reste pas moins que ce sentiment
d'insécurité, même injustifié handicape le paiement
en ligne
Un pirate a été jugé aux USA fin 1997 pour le vol de
pas moins de 100.000 numéros de cartes de crédit... mais, il faut
le souligner, ce vol avait eu lieu dans les fichiers du marchand et non sur
Internet,
En janvier 2000 c'est 25 000 numéros de cartes toutes les
coordonnées qui sont volées par un pirate Russe de 18 ans dans
une firme de CD
le 8 septembre 2000 c'est la Banque Western Union qui se fait voler les
coordonnées de 15 700 cartes de crédit, de même que dans le
conflit du Kosovo, selon les média, la CIA avait projeté de
s'attaquer aux banques dans lesquelles sont les avoirs du dirigeant Serbe et
non à ses virements.
1.4.1.2.1.2 Difficultés d'identification des sites et des correspondants : sont-ils ce qu'ils prétendent être?
Existent-ils même?
Les sites en ."fr" apportent de ce côté une certaine
sécurité car l'attribution du nom de domaine ne se fait
qu'après des vérifications analogues à celles
pratiquées jusqu'à présent pour les sites minitel
Pour les sites déclarés auprès de l'Internic,
http://ds2.internic.net/ds/webfinder/WebFinder.html vous permet de
connaître la liste de tous les noms de domaine déposés par
une société
Inversement
http://ds2.internic.net/wp/whois.html vous fournit les
coordonnées du possesseur d'un site (en particulier les "com", mais ces
informations ne font que reprendre les déclarations et ne sont pas
vérifiées
Sans oublier
www.internic.com qui
fournit une information plus riche sur les sites enregistrés
1.4.1.2.2 Le cryptage: confidentialité du message, garantie de son intégrité, authentification de l'identité de l'émetteur, protection des archives.
Une
des techniques les plus connues est dite "à clefs
asymétriques" RSA (Du nom de ses inventeurs: Rivest,
Shamir et Adelman). Chaque partenaire de l'échange dispose
d'une clef publique et d'une clef secrète.
Intégrité et identification de l'émetteur
Un message crypté avec la clef secrète de Dupont est
déchiffré par n'importe qui avec la clef publique de Dupont. Ce
message ne peut provenir que de Dupont et son contenu n'a pu être
altéré (on dit aussi qu'il est "signé
électroniquement par Dupont") : on a la garantie
d'intégrité et d'identité.
Confidentialité
Un message crypté avec la clef publique de Schmidt n'est
déchiffrable que par Schmidt avec sa clef secrète : on garantit
ainsi la confidentialité de l'échange.
Un message crypté successivement par la clef secrète de Dupont et
la clef publique de Schmidt ne peut être lu que par Schmidt et ne peut
provenir que de Dupont et n'a pu être altéré en chemin.
Authentification de l'identité
Ce système peut être raffiné : si Dupont ne connaît
pas personnellement Schmidt, un "notaire" (Verisign
www.verisign.com aux USA par exemple) émet un
certificat (codé avec sa clef secrète) qui établit la
relation entre l'identité de Schmidt et sa clef publique. Le certificat
est joint au message. Son décryptage avec la clef publique du notaire
garantit que celui qui déclare s'appeler Dupont est bien Dupont.
Bien entendu la clef secrète peut être calculée à
partir de la clef publique par essai de toute les combinaisons possibles
D'autres standards de cryptage et protocoles méritent d'être
mentionnées: DES (qui devrait être remplacé par
l'algorithme Belge Rijndael à la suite d'une sévère
compétition internationale), IDEA pour les clés
secrètes, Diffie-Hellman pour l'échange des clés,
TLS-SSL pour la sécurisation des sessions (paiements on-line),
S-MIME pour l'e-mail, X509 pour la diffusion des certificats, ISAKMP/IKE
et IPSec pour protéger les transmissions (VPN
voir page
117).
De plus n'oublions pas que la protection des données ne concerne pas que
les flux (les messages) mais aussi les stocks (la mémoire de
l'entreprise). Se faire voler un micro ordinateur dont le disque dur non
crypté serait lisible pourrait se révéler catastrophique.
Même chose en cas d'intrusion sur le système informatique central:
l'expérience montre que le pirate vise les archives plus que les
échanges
Voir
www.aui.fr ,
www.crypto.com
Les clés de 40 bits jusque récemment seule
autorisée en France (pour les algorithmes symétriques, ce qui
correspond approximativement à 512 bit pour les algorithmes
asymétriques comme RSA), ne résistait que quelques secondes
à un ordinateur puissant mais il faut un temps quasi infini pour celles
qui sont utilisées en Allemagne ou aux Etats-Unis et maintenant en
France depuis la décision du Premier Ministre le 19 janvier 1999 et le
décret du 17 mars 1999 qui porte la longueur des clefs à 128 bits.
Bruce Schneier (
counterpane.com/mime.html
) a développé un économiseur d'écran qui
vient à bout en quelques heures des clefs RC-2 de 40 bits
utilisées par Netscape ou Microsoft, en profitant tout simplement des
périodes d'inactivité des micro-utilisateurs d'un petit
réseau tel qu'on peut le trouver dans une entreprise de taille moyenne
(une centaine de machines).
Les clefs de 56 bits ont nécessité la mise au point par John
Gilmore, pour 250 M $ d'un ordinateur spécialisé "deep
crack" et seuls les USA, à notre connaissance, sont aujourd'hui
capables, dans des délais raisonnables, de casser de telles clefs : en
22h15 deep crack, associé à 100.000 ordinateur organisés
en réseau a réussi le 18 janvier 1999 à casser le code en
testant 250 milliards de clés par seconde
Une clef de 128 bits nécessite théoriquement 40 milliards de
milliards de fois plus d'essai : " en mobilisant dans un
gigantesque réseau tous les ordinateurs de la planète il faudrait
plusieurs siècles pour la casser " (Jean-Noël Tronc,
Cabinet du Premier Ministre).
Même si le progrès technique va vite on peut penser que ce type de
clé apporte une vrai sécurité pour encore de nombreuses
années (à condition bien entendu de s'assurer que le logiciel
utilisé ne comporte pas de "trous" de sécurité, ce qui
serait probable pour une fourniture provenant d'un des pays participant au
système Echelon voir
page
207
Jusqu'à aujourd'hui, en France, pour des considérations de
sécurité extérieure et intérieure de l'Etat le
cryptage des données était réglementé de
façon très restrictive.
Il était difficile d'imaginer, dans la mesure où le commerce
électronique se développe, que ces règles ne soient pas
harmonisées au sein du grand marché unique européen,
et donc libéralisées.
La loi encore actuellement en vigueur, même si le récent
décret en a neutralisé les éléments les plus
pénalisants (longueur des clefs) devra être modifiée
prochainement comme l'a annoncé le Premier Ministre.
Cette situation était d'autant plus paradoxale que sous le noble
dessein de protéger l'Etat, paradoxalement on créait une
vulnérabilité systémique pour notre économie en
interdisant à nos entreprises de se protéger et en inhibant le
développement de produits de cryptage (qui ne pouvaient
espérer trouver une rentabilité sur un marché aussi
étroit, et ce d'autant plus que l'absence de consensus sur les
règles ne pouvait que rendre dubitatif sur leur pérennité)
D'autant plus que certains pensent que ces règlent ne gênent
guère que les entreprises honnêtes : ils doutent en effet que les
organisations maffieuses se soumettent aux formalités légales et
des logiciels comme Visual Encryption
www.fitin.com incluent les
messages cryptés au sein d'anodines photos de famille permettant
difficilement de détecter qu'un morceau de ciel gris contient un
message codé....
Il n'y a aucune restriction chez la plupart de nos partenaires :
Aux Etats Unis le gouvernement fédéral a été
contraint par la cour suprême à autoriser les logiciels de
cryptage les plus puissants. , l'an dernier un juge Fédéral,
Marilyn Hall Patel, déclarait inconstitutionnelles les restrictions
à l'exportation des logiciels de cryptage dans un jugement qui pourrait
faire date et une décision analogue vient d'être prise le 6 mai
1999 par un tribunal Californien.
Un texte de loi est en cours d'examen au Sénat (PROJECT Promote Reliable
On-line Transactions to Encourage Commerce and Trade act) pour assouplir les
règles touchant à l'export en portant de 56 à 64 bit la
longueur maximale des clés (c'est semble-t-il la longueur optimale en
effet vraisemblablement seuls les services américains sont en mesure de
les décoder: elles ne nécessitent que 256 fois plus de calcul que
les 56 bit)
Les Anglais qui étudiaient l'éventualité
d'instaurer une réglementation du cryptage ont annoncé fin mai
qu'ils en abandonnaient le projet.
Notons d'ailleurs que d'ores et déjà cette interdiction ne porte
que sur la version électronique : pour des raisons constitutionnelles
l'exportation de l'algorithme sous forme papier est libre, et un
norvégien l'a renumérisé avec un scanner pour le mettre
à la disposition de chacun de façon tout à fait
légale (plus simplement d'ailleurs, on peut se la procurer dans
n'importe quel pays du monde en respectant les règles
édictées par l'administration américaine, si on choisit un
provider filiale d'une compagnie ayant son siège aux USA...)
Comment imaginer par exemple des appels d'offre européens sur
Internet avec des réponses nécessairement cryptées
équivalent de l'enveloppe cachetée, auxquels des entreprises
françaises ne pourraient pas soumissionner légalement.
1.4.1.2.2.1 Transactions financières non totalement sécurisées mais des solutions sont en vue pour y remédier:
Comme le
soulignent la plupart des spécialistes, il s'agit bien davantage
d'un problème psychologique que d'une appréciation
réaliste des risques (
voir page
74):
Il est sans doute aujourd'hui beaucoup plus risqué de communiquer un
numéro de carte bancaire par fax, téléphone ou minitel que
par internet avec un simple cryptage SET ou SSL (Secure Socket Layer) à
40 bits, ...sans parler du risque d'indiscrétion lors de paiements dans
les magasins ou restaurants (Netsurf de février 99 signale en
particulier le risque de vol de numéros de cartes dans les hôtels
des pays de l'Est qui est sans commune mesure avec un vol sur Internet).
On ne peut néanmoins que constater les blocages que cette question
entraîne et il est impératif de mettre en place des moyens qui
permettent de ramener la confiance
1.4.1.2.2.1.1 La carte à puce et e-card
Aujourd'hui le protocole le plus utilisé est SSL
(Secure Socket Layer, créé par Netscape) il est
installé en standard dans la plupart des navigateurs.
Les banques essayent en réponse au niveau international de faire
accepter, sans grand succès jusqu'à présent (150 sites
seulement l'acceptent) le protocole SET (qui permet une reconnaissance
mutuelle de l'accréditation des acteurs du paiement) mais dont le
rapport sécurité/contraintes d'emploi/prix n'a pas convaincu ni
les marchands ni les consommateurs:
"SET is close to dead, today it creates no value for merchant
and no value for client" avons nous entendu de la bouche de Bill
Finkelstein de la Wells Fargo, analyse partagée par Nicole
Vanderbilt de Jupiter communication: "SET won't happen"
séminaire Aftel NY nov 98
En 97 a démarré en France un projet de système de
paiements sécurisés qui vise à renforcer encore la
sécurité en couplant au cryptage par logiciel, celui de la carte
à puce (Notons que dans ce domaine notre pays ne semble pas en retard
puisque d'après Marc Lassus, PDG de Gemplus, la part de l'
industrie française dans l'industrie mondiale de la carte à puce
est de... 90 %.),
Les projets Cybercard et e-comm lancés en 1997 conformes
à la norme C-set regroupant notamment le Crédit Agricole, le
Crédit Mutuel, les Banques Populaires, le CIC, la Poste et les Caisses
d'Épargne. En 1998 tous les acteurs de l'univers de la carte bancaire
ont décidé de faire converger leurs différents
systèmes de sécurisation au sein de cyber-comm: cette
technologie nécessite toutefois d'une part que le commerçant soit
à la norme SET (qui semble avoir bien du mal à s'imposer) et que
le client dispose d'un lecteur de carte à puce (d'une valeur de 400F
environ)
Il est impératif à la viabilité de cette entreprise
qu'elle soit étendue à la zone euro et qu'elle
élargisse son actionnariat en conséquence: le pari n'est
aujourd'hui encore pas gagné
Sur le plan international un consortium nommé e-card (Ibm,
Microsoft, AOL, Compaq, Visa, American Express, Cybercash, Mastercard,
utilisant ECML (Electronic Commerce Modeling Langage) projette de créer
une carte virtuelle, prenant la forme d'une simple icône
(que vous enverra à votre demande le site du fournisseur de e-card qu'il
suffira de mettre par glisser-déposer sur la facture
présentée par le commerçant pour l'acquitter (tous les
transferts d'information étant évidemment sécurisés)
Soulignons ici l'initiative interessante d'une PME française,
shop@ccess, crée en 2000, qui, en accord avec un
établissement financier délivre un numéro de carte valable
pour une seule transaction et pour un seul montant: ce procédé ne
nécessite aucune mesure particulière du côté du
marchand et le vol éventuel du numéro ou son utilisation par un
commerçant indélicat est sans conséquence puisqu'il n'est
plus valide
De même Blue Line, créé par Abdallah Hitti
(ex-dg de Kleeline) offre une solution sécurisée ne
nécessitant pas de lecteurs et évitant que les numéros de
carte ne circulent sur le net
Les lecteurs de carte à puce pourraient être
progressivement intégré en standard dans tous les
terminaux susceptibles d'être utilisés pour le commerce
électronique (claviers, télécommandes de
web-TV, webphones, souris, téléphones
portables,...) pour moins de 100F: ceci implique à
l'évidence un minimum de normalisation internationale
France Télécom a lancé en juillet 2000 le
paiement par carte à partir d'un portable et annonce plus d'un millier
de services accessibles début 2001
Mais le plus crédible des concurrents de la carte à puce nous
paraît être aujourd'hui l'utilisation directe du
téléphone portable, qui intègre une "puce" comme Terminal
de paiement électronique voir page
voir page
153. Evidemment cette evolution
technologique inquiète les Banques car on peut tout à fait
imaginer que dans ce cas l'opérateur, qui regroupera l'ensemble des
facturations sur un relevé mensuel prenne un rôle qui
empiète sur le leur
1.4.1.2.2.1.2 Le porte-monnaie électronique (PME)
L'objectif poursuivi est de permettre à partir d'une carte
"pré-chargée" de régler de petites dépenses (qui ne
justifient pas la lourde procédure de la carte de crédit) en
substitution à l'argent liquide.
Beaucoup pensent que pour trouver sa pleine utilité cette carte doit
également pouvoir servir de titre de transport (billétique)
3 expériences concurrentes ont été lancées en
France
Monéo avec 11 établissements de crédit (
Société Financière du Porte-Monnaie
Électronique Interbancaire): ce porte-monnaie fonctionne comme une
carte téléphonique mais il permet d'effectuer toute sorte
d'achats. Il est en cours d'expérimentation à Tours avec 1500
commerçants et 500 automates (bus, parking,
distributeurs,...),Mondex (crédit mutuel) permet le paiement en
euros à Strasbourg et Modéus (la poste, ,Sncf, Ratp,
caisses d'épargne, banques populaires, société
générale) est en phase de tes à Noisy-le-Grand puis
à la gare Montparnasse
En mars 2000 Monéo et Modéus ont franchi une
première étape vers la normalisation en fusionnant
La généralisation de ce moyen de paiement nécessitera une
normalisation de toutes ces initiatives au niveau international:
Elles sont au nombre de 22 rien qu'en Europe !!! (Danmont, le
pionnier au Danemark, Geldkarte (le leader avec 40 millions de cartes,
mais à vrai dire peu utilisé) en Allemagne, Proton en
Belgique, suisse et suède, Multibanco au Portugal, Chipnip
et Chipper aux Pays Bas, Quick en Autriche, PME-Visa en
Espagne, Minipay en Italie,...)
La viabilité économique de ce type de solution
nécessitera sans doute cependant de réussir à mettre en
place des cartes multifonctions: PME, billettique, carte de crédit, de
débit, gestion des clés et des certificats,...)
Là encore le téléphone portable, dont personne ne
prévoyait un tel développement au moment où tous ces
projets ont été lancés pourrait mettre tout le monde
d'accord
voir page
153, d'autant plus qu'il offre maintenant la
possibilité d'effectuer des règlements entre particuliers!. Les
ventes aux enchères qui nécessitent un paiement de particulier
à particulier a entrainé de multiples initiatives
Avec paypal,
www.paypal.com il est
possible de s'échanger de l'argent de la même façon entre
téléphones qu'aujourd'hui des cartes de visite entre palm-pilot
(par infrarouge ou demain par radio selon la norme bluetooth : "on se beame de
l'argent"). lancé par une start-up (Confinity) début 2000,
rachetée en mars 2000 par une banque online X.com
www.x.com
Déjà aujourd'hui d'après Jean-Michel Billaut 500.000
produits sont payables par Paypal sur le site de vente aux enchères
entre particuliers e-Bay
Par ailleurs, sur le même principe mais avec moins de
fonctionnalités Wells Fargo a lancé Billpoint
www.billpoint.com, Bank
One, eMoneyMail
www.emoneymail.com,
Amazon.com Accept.com,
www.accept.com, Ecommony,avec
pay2card, eCount, Ipin,... : voir la revue de l'Atelier
www.atelier.fr juillet 2000
1.4.1.2.2.2 Risques d'intrusion dans les systèmes informatiques :
Les
programmes téléchargés, les documents en Word, les plug-in
et les applets, les pièces jointes des mails peuvent véhiculer
virus, "vers", bombes logiques, chevaux de Troie ou
tout simplement des erreurs de programmes, volontaires ou non (bogues)
susceptibles de créer de graves dommages ou de permettre à des
tiers de pénétrer dans votre ordinateur (voir par exemple et
symantec
http://www.symantec.com) .
Nuisants mais non dangereux les Hoax [7].
Des logiciels (antivirus
www.hitchhikers.net/av.shtml , pare-feu
www.interhack.net/pubs/fwfaq (firewall) ou
renifleurs (sniffers
www.faqs.org/faqs/computer-security/sniffers) apportent des
éléments de réponse qui semblent satisfaisants dans la
pratique, même si la protection n'est jamais totale, à condition
qu'ils soient convenablement paramétrés et correctement
administrés pour pouvoir détecter rapidement les
éventuelles anomalies
Voir aussi
http://www.greatcircle.com/firewalls-book/
http://reptile.rug.ac.be/~coder/sniffit/sniffit.html
Dans les entreprises visitées nous avons pu constater l'importance
attachée, à juste titre, à cette question.
1.4.1.2.2.3 C'est un Far-West aussi en matière de droit et de police
Les
risques de piratage, virus, problèmes des cookies, faux sites, fausses
adresses, fausses nouvelles, inondation de mails publicitaires (SPAM),.
) sont effectivement bien réels : certes les règles du
droit s'appliquent pleinement sur l'Internet, mais encore faut-il une police
capable de l'appliquer ...et ceci au niveau international.
Il ne faut cependant pas sous-estimer la force de la Netiquette qui
impose des règles de bonne conduite dans le monde des internautes :
certes il y a des "outlaws", mais la pression de la communauté est
forte (un célèbre cabinet d'avocats new-yorkais en a fait
douloureusement l'expérience : 30 000 plaintes ont paralysé leur
fournisseur d'accès et leurs droits d'utilisateur ont été
révoqués par celui-ci, c'est ce qu'on appelle le
"flame".)
Par ailleurs, dans le domaine commercial, se mettent en place des
Cybertribunaux qui devraient fonctionner sur le principe de l'arbitrage :
Bien entendu ce mode de règlement des conflits implique qu'il y ait
accord des parties à la signature des contrats avec définition du
droit applicable (ce qui aujourd'hui est interdit en France pour les acheteurs
particuliers).
1.4.1.2.3 Facturation complexe par absence d'une fonction kiosque
Ouvert
en 1984 sur le 36 15, le kiosque a joué un rôle
essentiel dans le développement et le succès du Minitel : Ce
procédé consiste à inclure dans la facture
téléphonique du client la facture des services
télématiques, cette dernière comportant deux parties,
l'une destinée à rémunérer les fournisseurs de
services et l'autre à payer l'opérateur.
Tout le monde trouve son compte avec ce système :
Le fournisseur de services reçoit un versement global de
l'opérateur. Il n'a pas à établir de facture individuelle
(qui pourrait être très petite) pour chacun des utilisateurs de
son service. En outre, il est payé par l'opérateur ce qui, pour
lui, est une garantie très appréciable.
l'opérateur dispose de rentrées financières,
alimentées par l'activité des fournisseurs de services,
Le client a une facture globale, jointe à sa facture
téléphonique, système très commode, même si
cela peut entraîner parfois des surprises désagréables pour
un usager négligent ou distrait.
Par ailleurs, l'anonymat de l'usager est préservé.
Celui-ci n'a nul besoin d'être abonné - donc repéré
- aux services de son choix.
Nous verrons plus loin que des solutions se mettent progressivement en place
pour assurer ces fonctionnalités sur Internet.(
voir page
72)
1.4.1.2.4 Une lenteur parfois désespérante, plantages et déconnexions nécessitent patience et nerfs solides
Le
transfert de données se fait encore la plupart du temps par la ligne
téléphonique, la fameuse "paire de cuivre torsadée", dont
l'exploitation analogique traditionnelle actuelle n'exploite que 0,4% des
capacités de transmission
Cette situation devrait très rapidement évoluer, les
capacités mises en place se développant au rythme de 15% par mois
et de nombreuses nouvelles technologie devraient permettre une explosion des
débits assortie d'un effondrement des prix
voir page
145
1.4.1.2.5 Des règles issues du monde anglo-saxon: il sera difficile de réussir sans accepter d'en tenir compte
96% des sites de commerce électronique sont
anglophones et 2% francophones (Malgré une intense
activité de nos amis québécois qui à eux seuls,
représentaient en 1998 30 % des sites francophones),
Pour l'ensemble des sites, l'anglais ne représente plus que 78%
en 1998 et 86,6% en février 2000 mais le français n'est
que la sixième langue du web (4,4% en fev 2000, en recul d'une
place par rapport à l'an dernier avec le développement du
chinois) après le japonais (7,2%), l'allemand(6,7%) le
chinois (5,2%) et l'espagnol (5,2%) (source DREE-CFCE)
. pour les nouveaux sites 22% sont en espagnol, 14% en allemand, 12% en
japonais et 10% en français d'après le site canadien
www.cefrio.qc.ca (Le
total est supérieur à 100 car de nombreux sites sont
multilingues)
Cependant, comme Jacques Attali le souligne, à l'inverse,
Internet offre une chance aux langues rares (car il permet à faible
coût l'édition de documents) et ceci est particulièrement
intéressant pour les communautés dispersées à
travers le monde et qui veulent conserver un lien avec leur culture.
voir aussi
www.oecd.org
1.4.2 Quoi de plus que les RÉSEAUX d'échange de données professionnels existants ?
Actuellement, la plupart des applications professionnelles
impliquant des transmissions de données entre sites distants utilisent
des réseaux de télécommunications
spécialisés : TRANSPAC, liaisons spécialisées
point à point, réseaux à usage privatif constitués
à partir de liaisons spécialisées et d'équipements
de réseau (multiplexeurs, etc.), voire réseau
téléphonique commuté public avec équipements
d'accès incluant des modems.
C'est le cas des applications de type accès à des bases de
données professionnelles, d'échanges de données
administratives: EDI Echange de Données
Informatisées (commandes, factures,...) d'Echange de
Données Techniques EDT (plans, fichiers de
description de pièces issues de la CAO), transferts de fichiers, etc.,
et ceci dans de nombreux domaines d'application : banques,
administrations, grandes entreprises de production, commerce, transports, etc.
Par rapport à ces réseaux de données, l'utilisation
d'Internet présente un certain nombre d'avantages et
d'inconvénients.
1.4.2.1 Moins onéreux et plus évolutif :
Solution
beaucoup moins chère notamment pour les échanges de
données techniques, administratives ou financières
informatisées, parce que basée sur l'accès au
"Réseau" pour le coût d'une communication locale (les
marges prises par les intermédiaires "à valeur
ajoutée"(SVA) de type Allegro, Atlas, Geis, Cegedim, Edilectre,.., bien
qu'en forte baisse, sont souvent considérées comme
abusives.)
Le DoD (Department of Defense des USA ) estime que le
coût d'expédition de 4 Megabit d'information technique passe de
816$ pour un SVA à 20$ pour EDI sur TCP/IP (l'évolution qui se
dessine des traducteurs EDI vers XML-EDI devrait encore accroître cet
atout
voir page
128) :
c'est la solution retenue par la Société Roll Gom
fabricant de roulettes pour poubelles près d'Arras
www.mpr.fr pour sa liaison avec sa filiale
aux USA.
Possibilité d'accéder d'entrée de jeu à de
très nombreux interlocuteurs, sans avoir à se préoccuper
de la constitution d'un "réseau" de correspondants, pourvu que ces
interlocuteurs aient eux-mêmes accès à Internet.
1.4.2.2 Mais une moindre qualité de service (garantie de sécurité et de débit)
Les
réseaux de données professionnels et en particulier les
intermédiaires "à valeur ajoutée" apportent une plus
grande sécurité et une garantie de qualité professionnelle
pour l'acheminement des communications et des échanges (mais
l'évolution de la norme IP de la version 4 à la version 6 (IPv6
www.ipv6.org) devrait
répondre à l'essentiel de ces besoins: Le système
d'adressage d'IPv6 permet en outre de répondre à l'explosion du
nombre d'adresses en permettant d'en créer "une par prise de
courant" voir
phoebe.urec.fr/G6/ et
www.ietf.org) .
De même l'émergence de réseaux internet "classe
affaire" devrait répondre à cette préoccupation
essentielle pour certaines applications (
voir page
130)
Il n' existait jusqu'à récemment sur Internet peu de logiciels
permettant les échanges professionnels correspondant aux
différents types d'application, banques, commerce, EDI, etc. (les
échanges se faisaient le plus souvent comme pièces
attachées d'un e-mail), mais là encore la situation évolue
très vite notamment pour l'EDI.
1.4.3 Les TECHNOLOGIES Internet : quoi de plus que les systèmes propriétaires ?
1.4.3.1 Des avantages majeurs :des logiciels plus abondants d'une qualité supérieure et moins cher
Les
nouveaux protocoles et logiciels sont basés sur des standards
ouverts, ils sont donc compatibles entre eux quel que soit leur
éditeur et sont d'une grande simplicité d'emploi
L'immense marché ainsi créé a entraîné une
extrême abondance de logiciels de très grande
qualité et d'une fiabilité éprouvée puisque les
principaux d'entre eux ont été testés par une
communauté de dizaines de millions d'utilisateurs sur le plus grand et
le plus complexe des réseaux existant
Les changements d'ordre de grandeur du nombre de clients, ont permis un
effondrement des prix et dans de nombreux cas les logiciels de base, de
qualité professionnelle, peuvent même être obtenus
gratuitement.
Par ailleurs ils offrent une robustesse et une sécurité beaucoup
plus grande grace au caractère public des sources qui permet d'en
détecter et d'en corriger les défauts et dissuade
l'éditeur d'installer de "backdoors" permettant de
pénétrer sans autorisation chez les clients
1.4.3.2 Le paradoxe des Logiciels Libres
Depuis
le milieu des années 90 se sont développé des logiciels de
base (système d'exploitation, serveurs, navigateurs, traitements de
texte) mais aussi des logiciels d'application, sur une base analogue à
celle des normes : élaboration coopérative, documentation (codes
source) publics et souvent gratuité totale
Contrairement à ce que certains pourraient croire le
développement des logiciels libres ne relève pas de la
philanthropie, que personne n'attendrait de firmes comme IBM,
Compaq, Dell, HP, AOL ou SUN, mais
relève d'une profonde logique économique, un peu sur le
même principe que les standards, car ils fournissent les bases d'un
marché de développement d'applications et de services
concurrentiels et donc très actif et qui bénéficie aux
développeur et non à l'éditeur propriétaire de la
plate-forme de développement.
De plus le mode même d'élaboration conduit à des logiciels
beaucoup plus fiables infiniment moins gourmands en ressources
informatiques, totalement conformes aux normes
d'interopérabilité et adaptables aux besoins (pour les
grandes entreprises la gratuité n'intervient guère dans les
critères de choix)
C'est pourquoi maintenant, très souvent ces développements se
font dans le cadre de consortium pour mutualiser les coûts
Principaux handicaps : psychologiques
"en utilisant Linux, nos clients vont pouvoir bénéficier de la
robustesse de notre matérielS/390 qui ne connaît que 10 minutes
d'arrêt par an" déclarait aux Echos, Daniel Bakouch,
Directeur grands systèmes d'IBM
"nous allons pousser pour que Linux devienne le standard pour le
développement d'applications" Irrwing Wladawsky-Berger
vice-président stratégie et technologie d'IBM
A budget donné les entreprises peuvent consacrer davantage de moyens
au conseil, à l'assistance technique et à la
formation qui sont des investissements essentiels au succès,
parfois trop négligés
Sur le plan de l'économie nationale ceci permet, à
dépenses constantes de localiser davantage de valeur ajoutée et
d'emploi dans notre pays: des entreprises comme Suse et Red Hat,
Caldera qui se sont spécialisées dans les services autour
des logiciels libre (élaboration de packages les "distributions", hot
line,...) sont très profitables
Andover.net
www.Andover.net
(racheté depuis lors) avait début 2000 une valeur bousière
de 1 Milliard de dollars, VA Linux
www.valinux.com de 9
Milliards et Red Hat
www.redhat.com de 19
Milliards
En Allemagne le leader est Suze
www.suse.de
De même en France se sont crées de nombreuses
sociétés capables de concevoir d'implanter des solutions Linux
dans les entreprises : Alcove
www.alcove.fr, mandrake
www.linux-mandrake.com ,
Atrid,...
Autre avantage pour les développeurs d'application : ils ne se
retrouvent plus à la merci d'un gros éditeur qui,
détenant le code source est dans un rapport de force léonin avec
eux
"les éditeurs peuvent avec leurs logiciels développés
pour Linux, gagner le marché pour eux-mêmes et pas pour Microsoft"
(Barry Ariko AOL).
et inversement:"now we have to stay on the shouders of Microsoft. not on his
feet" Barry J Folson Placeware
www.placeware.com
séminaire Aftel NY nov98
C'est la raison pour laquelle 28 multinationales (dont Nortel,
Daimler Chrysler, Corel et Ericson) se sont
regroupées pour faire pression sur les gouvernements européens et
canadiens afin de promouvoir l'utilisation de logiciels libres et 4
ténors (IBM, HP, NEC et Intel notamment) ont
décidé à l'été 2000 de financer un
laboratoire indépendant pour développer des versions de Linux
adaptées aux ordinateurs multiprocesseurs de très grande puissance
Citons par exemple
Un avantage, extrêmement important, de ces logiciels est la
possibilité d'accéder au code source, de pouvoir le
modifier et d'être en mesure de vérifier qu'il ne comporte ni
"bogues" (erreurs de programmation) ni porte d'entrée indiscrète
(backdoors) permettant d'accéder au contenu de votre ordinateur
De nombreux produits à codes non publics se sont fait prendre la main
dans le sac comme Dansie
www.dansie.net (Netsurf):
l'entrée d'un mot clef dans un formulaire de commande permettait de
prendre à distance le contrôle de la machine, de plus ce mot de
passe était mal dissimulé, ce qui fait que n'importe qui pouvait
prendre le contrôle des machines utilisant ce produit...
Ces "backdoors" qui ont été mises en évidence,
à un rythme quasi mensuel, dans des produits leader du marché
comme le mouchard de Windows 98 qui a récemment défrayé la
chronique.
Parmi les innombrables exemples rappelons les dernier découverts
le 8 juin 1999 le spécialiste de la sécurité
eEye
www.eeye.com trouvait un bogue
qui mettait gravement en péril les serveurs IIS v4 et, face l'absence de
réaction devant ce trou gravissime qui permet à n'importe qui de
prendre le contrôle du serveur par Telnet, il publie sur son site le
programme IIShack qui exploite le bogue sans laisser aucune trace: c'est alors
seulement que Microsoft réagit...en commençant par
protester! (Netsurf août 1999)
Plus grave en Août 99 le serveur de messagerie Hotmail
montre la faiblesse de sa conception en permettant à n'importe qui,
suite à l'intervention d'un pirate suédois assisté de
quelques collègues américains, de consulter la messagerie (et les
archives) de tout internaute abonné ou d'expédier un message
depuis son adresse: "journée portes ouvertes" comme le soulignait
malicieusement le journal Les Echos
Selon Netsurf (février 2000) le célèbre assistant
d'installation de Windows98 envoie à l'éditeur vos
données personnelles ainsi qu'une liste du contenu de votre disque dur
Outlook express, du même éditeur ne cesse de montrer des
failles de sécurité : le simple fait de lire un mail peut avec ce
logiciel permettre à un virus comme bubble Boy de contaminer
votre ordinateur, ou par l'intermédiaire du chargement d'une image
invisible à l'oeil nu d'initialiser un cookie qui permettra
de vous identifier par votre adresse lors de vos prochaines connections
en Septembre 1999 Andrew Fernandez directeur scientifique de Cryptonym's
mettait en évidence une clef secrète qui serait susceptible de
donner accès à la NSA (National Security Agency) aux clefs
secrètes utilisées par l'internaute
Nov 99 un nouveau type de virus apparaît: Bubbleboy: il
s'active à la seule lecture des messages mais uniquement avec les
logiciels microsoft (Internet Explorer, Outlook Express)
En Avril 2000 après la découverte par une
société de commerce électronique (Clint Logic) d'un
curieux "oeuf de Pâques" (un bout de code fonctionnellement
inutile où les programmeurs font des "figures de style"), Microsoft est
obligé de reconnaitre que ses ingénieurs "absolutely against our
policy" se sont en fait réservé la possibilité à
travers une "entrée de service" leur permettant
d'accéder illicitement aux serveurs de ses clients (sans doute
pour accroitre la qualité de la maintenance préventive?).
microsoft avait ainsi accès à toutes les données
commerciales confidentielles. Le mot de passe pour ouvrir cette porte
était "les ingénieurs de Netscape sont des couillons (weenies)"
en septembre 2000 nouvelle alerte La Privacy Foundation
révèle en effet qu'un bogue présent dans la suite
bureautique de Microsoft permet à des particuliers ou des entreprises
de glisser des "web bugs" dans les fichiers Word, Excel ou PowerPoint,
téléchargés sur Internet. Ces petits points d'ancrage
d'un pixel carré, véritables mouchards du Web, permettent de
suivre le document en question et éventuellement de récolter des
informations confidentielles.
en 2000 les Virus IloveYou, Joke et Melissa avec leurs
milliards de dollars de dégats et RESUME qui permet de voler les
codes secrets des ordinateurs infectés ont mis une nouvelle fois en
évidence ausi bien les trous de sécurité de Outlook
express que les faiblesses de Windows notoirement connus et pour autant non
réparés
fin 2000 le site de l'entreprise montre lui-même ses faiblesses
structurelles en étant profondément pénétré
par des Hackers qui ont pu accéder aux codes source les plus secrets de
la compagnie
Echo, le moteur de recherche choisi par France
Télécom pour sa page d'accueil, son site portail
www.voila.fr a opté
pour Linux, installé sur de classiques PC: "Echo tourne sur un
ensemble de matériel qui nécessite environ 1 MF, quand Altavista
réclame 50 MF pour ses serveurs Unix" Michel Bisac, un des 2
patrons de l'entreprise
Des PC préinstallés Linux sont attendus très
prochainement Cumetrix
www.suredeal.com a annoncé
une machine de puissance tout à fait convenable à 299$
Voir
www.aful.org et
www.europe.inside.com .
est-il aujourd'hui raisonnable de mettre des informations sensibles sur un serveur Windows?
Ces
logiciels sont ainsi considérés comme plus sûrs : 250.000
personnes bénévoles (et volontaires) assurent les tests, ce qu'un
éditeur privé ne peut évidemment pas faire
C'est la raison pour laquelle l'Etat Major de la marine
américaine à choisi LINUX pour son système de
commandement et la marine pour ses systèmes d'arme
embarqués (de même que Schlumberger, la poste
américaine, l'Oréal, Ikea, ...). Le Gartner
Group recommande cette option à ses clients, même aux PME
(Industrie et Techniques novembre 1998)
Enfin ces logiciels qui n'ont pas vocation à pousser à la
consommation sont en général beaucoup moins volumineux
pour les mêmes fonctionnalités (Roberto di Cosmo
www.dmi.ens.fr/~dicosmo
parle à propos de Microsoft d' "obésitiels") et
ne sont pas atteints d'obsolescence programmée.
Pour en savoir plus voir
www.smets.com et
www.freepatents.org/liberty
1.4.3.3 Aucun inconvénient identifié
C'est la raison pour laquelle la mutation vers les Intranet et extranet se fait aux USA à une vitesse fulgurante
En tout état de cause Internet a déclenché un gigantesque mouvement de fond. Jamais une technologie ne s'était répandue aussi rapidement au niveau mondial : pour atteindre 30 millions de personnes l'automobile a mis 40 ans, Internet 5 ans
Document aimablement fourni par Xavier Dalloz. Animation
ppt à
www.yolin.net/croissance.ppt
De plus en plus de personnes pensent aujourd'hui que cette technologie,
conjuguée à l'accès nomade, touche à la valeur de
paramètres aussi essentiels que l'espace et le temps, et qu'elle modifie
les relations de pouvoir dans les organisations et réduit les pouvoirs
des Etats,
"Malgré les discours rien ne changeait vraiment . le vrai
déclic ne s'est produit que tout récemment. Le
phénomène internet a pris comme un feu de poudre dans les
entreprises américaines. Il embrase aujourd'hui l'Europe. l'Internet
devient l'outil d'une révolution culturelle dans l'entreprise
(Jean-Marie Messier président de Vivendi )
"j'estime pour ma part ,que la révolution de l'imprimerie, dite de
Gutenberg, n'a rien été au regard de celle qui s'annonce, des
techniques de l'information ...en sidérurgie comme dans n'importe quel
autre secteur" Francis Mer, président d'Usinor
de ce
fait elles considèrent qu'elle va déclencher un nouveau cycle
économique, social et politique
Qui peut raisonnablement prendre le risque de l'ignorer ?
De plus
en plus fréquemment, le contenu informationnel dans un produit
dépasse, en valeur, son contenu en énergie, en matière
première et en heures de travail manufacturier.
Nous entendons par coûts informationnels :
Elle dépend également de sa réactivité et
donc de la performance de son "système nerveux".
Tous ces processus touchant l'information, sa production, sa consommation, son
échange, son traitement ou sa capitalisation sont susceptibles
d'être concernés par les technologies de l'Internet.
de plus la compétitivité d'une entreprise, liée
à la pertinence de ses décisions, dépend largement de la
qualité des informations dont elle dispose et de sa capacité
à les capitaliser et à les traiter.
C'est là une des principale modification qu'Internet apporte au fonctionnement de l'économie (et donc à terme à sa structuration) et pourtant peu la perçoivent dans toutes ses conséquences
2.2.1 aujourd'hui des stades de production effectués les uns après les autres
Prenons
l'exemple d'un fabricant de meubles :
2.2.2 vers un processus continu: délais écrasés, stocks supprimés, une personnalisation de masse
Une des
mutations majeures entrainée par l'Internet est la remise en cause
radicale de ces process de conception, de production et de vente :
Jusqu'alors, dans l'économie traditionnelle, chacune des
opérations (prise de commande, approvisionnement, production, appel
à des sous-traitants, livraison,...) était initiée et
lancée l'une après l'autre: on était dans un processus
économique "séquentiel"
Ce que permet l'Internet, en interconnectant l'ensemble des acteurs de la
chaîne, c'est de lancer l'ensemble de ces opérations
simultanément. On passe ainsi à un processus "continu"
avec comme principale conséquence un écrasement radical des
délais
C'est cette mutation qui permet (nous le verrons moins) de produire des objet
"sur mesure" pour chaque client, avec des prix d'une production de masse, des
délais de livraison inférieure ceux de l'économie
traditionnelle tout en évitant d'avoir à financer des stocks
Dans la nouvelle organisation qui se dessine, l'ensemble des opérateurs
est interconnecté grâce à l'Internet, véritable
système nerveux qui les relie entre eux (on appelle cela un
"extranet"
voir page
124),
Demain notre client trouvera chez lui ou chez son marchand, un outil de
simulation et de visualisation lui permettant de "créer" sa
bibliothèque en fonction de ses gouts, de ses contraintes de place et de
son budget (mensurations, tiroirs, partie vitrée, accessoires,...):
lorsque son choix sera fait son "clic" de commande n'envoie pas une simple
"information" mais une "instruction" qui traverse sans délai
l'ensemble des maillons de la chaîne de production-livraison-paiement
sans aucune resaisie
Lorsque que le client lance sa commande, celle-ci "'irrigue", d'un clic, sans
aucun délais, chacun des acteurs avec les instructions qui le concerne :
il lance de ensemble des processus de fabrication, de facturation et de
paiement: Ce qu'il envoie alors sur l'Internet, ce n'est pas seulement des
informations, mais des instructions exécutoires.
Sans aucune resaisie intermédiaire, les mensurations qu'il aura choisies
iront directement commander la machine à commande numérique qui
usinera les panneaux dans l'usine, initiera les commandes de serrurerie,
lancera la production chez les sous-traitants concernés, organisera la
logistique pour la livraison, transmettra les ordres de paiement relatifs
à chacune de ces opérations, entrainera la passation de
l'ensemble des opérations comptables...
La valeur ajoutée des différents opérateurs change alors
profondément de nature. Elle se situera en particulier dans la
définition préalable de l'ensemble des process: ceux-ci devront
faire l'objet d'une programmation afin de pouvoir être
déclenchés automatiquement par les choix du client (programmation
de la machine-outil, processus comptable, organisation de la logistique,...)
L'action des acteurs se situe dorénavant au niveau du contrôle
de ce process (notamment de la gestion des anomalies qui permet d'en
améliorer l'efficacité) et non plus de son exécution qui
est automatisée
On comprend ainsi comment cette nouvelle organisation, permise par les
technologies de l'Internet, peut écraser les délais et
éviter d'avoir à constituer les stocks de produits aujourd'hui
nécessaires pour être en mesure de répondre dans des
délais courts au client (et cela avec des produits qui correspondent
seulement "à peu près" à ses besoins) voir l'exemple des
meubles Grange
page
29 ou de Buronomic (heberge
chez Agemob
www.agemob-France.com)
On voit également en passant les évolutions que cela peut
entrainer en matière d'urbanisme et de compétences des
commerciaux : aujourd'hui les magasins sont immenses, plutot en
périphérie à cause des impératifs de stocks et de
parking. Demain ils pourraient être plus petits, réduits à
des boutiques d'exposition en centre ville (il sera encore longtemps
demandé par le client la possibilité d'évaluer la
qualité du meuble en le touchant) avec des
vendeurs-conseillers-décorateurs
Animation ppt accessible à www.yolin.net/process.ppt
Mutatis
mutandis, avec une organisation industrielle infiniment plus complexe (
voir page
140) l'industrie automobile bascule dans cette
nouvelle organisation avec pour objectif
de fournir aux clients exactement la voiture qu'il désire (et non le
modèle en stocks qu'un "bon" garagiste arrivera à lui "fourguer"
éventuellement avec une remise) : Renault estime
Bien entendu, tout au long de cette chaîne, le produit et ses composants
seront très précisément localisés avec un suivi
qualité continu
"Cela va nécessiter une adaptation de l'outil industriel et la
formation de 28000 personnespour être capable de produire une voiture
avec un préavis de 5 jours ...internet va booster la diversité
des modèles ... jusqu'à présent nos voitures neuves
attendaient les clients qui devaient se rabattre sur les modèles
disponibles" (André Bodis, Renault aux Echos
Derrière cette digression d'apparence très
technique se cache une profonde révolution :
2.3.1.1 Les technologies de l'Internet et la compétitivité
Internet, outil de transactions, permet de réduire les
coûts de télécommunications
(téléphone, fax, transmissions de données)
d'informatique (en échappant aux logiciels "propriétaires"
).
Cisco, une des entreprises les plus engagées dans
Internet (CA sur Internet 7,9 milliards de dollars en 1999) considère
qu'elle économise chaque année 70 millions de dollars de
téléphone.
Mais il permet également de gagner en flexibilité,
coûts de gestion, de stocks, de logistique en
coût des approvisionnements, de SAV, de financement.
Dell
www.Gigabuys.com qui vend
50M$ par jour en 2000, arrive ainsi a faire tourner son stock 61 fois par an!,
c'est un atout majeur dans sa compétition avec Compaq. On peut
même considérer que son stock est négatif puisqu'il
vend son ordinateur avant même que la plupart des pièces pour le
fabriquer ne soit approvisionnées de ses sous-traitants
Heineken
www.heineken.com a fait
passer son délai de livraison aux US de 12 à 6 semaines
grâce à son extranet Hops (Heineken Operational Planning System)
qui le relie avec ses 400 distributeurs
2.3.1.2 Les technologies de l'Internet et le développement
L'ouverture sur le monde qu'offre le World Wide Web et ses outils de publication et de navigation permettent d'accéder à des nouveaux clients, de nouveaux marchés, à de nouveaux partenaires, à de nouveaux collaborateurs, ou à de nouveaux fournisseurs.
2.3.1.3 Internet et la création d'entreprises :
Pour les
nouveaux créneaux de marché, qu'il offre, le développement
de nouveaux outils qu'il suscite, Internet est également un gigantesque
réservoir de création de nouvelles entreprises voir
page
175
Certaines entreprises prisonnières de leurs structures ne sauront pas
s'adapter et disparaîtront, d'autres ne prendront conscience de ce
défi que trop tard : il faut que de nouvelles entreprises
s'apprêtent à prendre la relève
Il peut s'agir
Les 10 premières start-up, toutes américaines, toutes
(sauf une en 7ème position dans les biotechnologies) sont
dans le domaine de l'Internet et ont une capitalisation qui approche 1.000
milliards de dollars.
Rappelons pour fixer les idées quelques capitalisation de grands groupe
traditionnels en milliards de $: Bayer 31 Unilever 30, Saint Gobain 12, walt
Disney 72, Michelin 5, Fiat 10, Usinor 3, Accor 8, Peugeot-Citrën 10, Air
Liquide 12, Carrefour 56
Certes la plupart des gens sérieux prévoient pour
bientôt un séisme boursier et ils auront nécessairement
raison un jour, mais notons toutefois que cette prévision de
catastrophe imminente était déjà faite mi-96 et que depuis
cette époque les capitalisations ont été
multipliées par plus de 10: la chute des cours de 57% d'amazon.com entre
avril et août 1999...limite sa progression à 267% sur 1 an !!
Il faut avoir les nerfs solides pour ce type d'investissement et certains
traders embauchent des psychanalystes pour leurs clients: l'actualité
montre que ce n'est pas toujours suffisant (13 morts à Atlanta en juin
1999 à la suite de la déprime d'un épargnant
déçu)
Un financier aussi avisé que George Soros a perdu au premier
semestre 700M$ en pariant sur la baisse des cours depuis
longtemps imminente des valeurs internet...
Les Echos citent la prévision d'un magazine spécialisé
dans les hautes technologies, le célèbre Red Herring, qui,
en septembre 1996, pariant sur l'" éclatement prochain de la bulle
spéculative " illustrait son propos par le cas du moteur
Excite, indiquant "la société est aujourd'hui
valorisée à 177 millions de dollars mais son futur ne
semble pas aussi brillant que son présent" : elle vaut aujourd'hui
8 milliards de dollars.
Aol 350 milliards $, Yahoo! 115 milliards $,
Cisco 580 milliards $, soit plus quela valorisation cumulée de
Ford, General Motors, DaimlerChrysler et Fiat),
Dell 109 milliards $, Amazon.com 34 milliards $, e-bay 24
milliards $, E-trade 12 milliards $, sans parler de Microsoft qui
a atteint un sommet de 600 milliards de dollars:
2.3.1.4 Faire une distinction entre PME et PMI n'apparaît pas pertinent
Il ne
serait donc sans doute pas judicieux de s'en tenir pour cette réflexion
à une définition trop restrictive de la PMI: le champ pertinent
ici semble être la PME, avec une attention toute particulière pour
celles qui sont directement ou indirectement confrontées à la
concurrence internationale (services à l'industrie, plate formes
commerciales, tourisme, industries culturelles, agroalimentaire,...)
De même il convient de souligner, comme le rappelle Christophe
Lambrecht que les TPE (Très Petites Entreprises) sont
particulièrement bien placées pour saisir ces opportunités
et bénéficient de mécanismes décisionnels
particulièrement bien adaptés à la
réactivité nécessaire dans ce domaine (et nous avons pu
constater au cours de cette mission, comme de nombreux exemples l'illustreront
plus loin de très remarquables réalisations de micro-entreprises)
Il convient néanmoins de distinguer différentes catégories
d'entreprises selon leur positionnement dans le champ de l'information
Quelques
exemples :
Elles ont une vocation naturelle d'avant-garde et de défricheurs.
Certaines d'entre-elles (fabricants de cartes, de terminaux, ... ou de tapis
de souris comme NOVA Mouse Pad à Novalaise en Savoie (
www.novasmic.com) sont
confrontées à des problèmes sensiblement identiques aux
PME travaillant dans des secteurs traditionnels: Il serait sans doute
instructif de voir comment elles exploitent l'atout que représente pour
elles l'immersion dans le contexte Internet (en particulier pour le
fonctionnement en réseau, l' "écoute" du client et
l'organisation de communautés virtuelles).
Quelques
exemples :
Internet leur permet à la fois :
"le développement d'un nouveau produit nécessite la
coopération de nos filiales localisées dans 9 pays pour prendre
en compte cultures et sensibilités locales" Thierry Huynh
d'UBISoft
Les entreprises de cette catégorie devraient donc être rapidement
des clients d'Internet (si ce n'est pas déjà le cas) même
sans mesures incitatives spécifiques
2.5.1.1 Les producteurs de logiciels
Ils ont
bien naturellement été parmi les premiers à
développer ce que l'on appelle l'ESD (Electronic Software
Distribution) encore handicapé aujourd'hui par la faiblesse de la bande
passante qui oblige à pratiquer la distribution mixte (commande on-line
et envoi postaux)
Pour les logiciels des grands éditeurs, Beyond
www.software.net et
BuyDirect
www.beyond.com ont
été les précurseurs en 1994 aux US. En France
Softgallery
www.softgallery.fr a
ouvert la marche en 1997
Pour les "shareware" produits par des particuliers ou de petites structures qui
ne pourraient pas utiliser les circuits de vente traditionnels, une floraison
de sites les proposent: Tucows
www.tucows.com le plus gros
répertoire de shareware a lancé eBarn
www.ebarn.com , mais voir
aussi Shareware.com
www.shareware.com,
Download.com
www.download.com, ShareIt
www.shareit.com, Kagi
www.kagi.com , RegSoft
www.regsoft.com.
Yaskifo
www.yaskifo.com fait de même sur le
marché français
Une idée intéressante pour pallier la déficience de nos
réseaux: est la distribution gratuite dans les magazines informatique de
logiciels "verrouillés" et la vente des clés permettant leur
décryptage sur internet, permettant d'utiliser la licence: c'est
l'ELD Electronic Licence Distribution (que pratique BitSource
www.bitsource.com)
2.5.1.2 Les éditeurs de journaux et magazines (papier, radio ou TV)
En 2000
nous n'avons trouvé aucun organe de presse (journal, radio,
télévision) qui n'ait une activité Internet (ou tout du
moins un projet annoncé) et souvent les développements dans ce
domaine sont présentés comme le coeur de la stratégie
(Reuter, Pearson, Reed Elsevier, Thomson Corp,...) ....et une floraison de
nouveaux titres liés à la Net-économie sont apparus
Reed Elsevier qui ne réalisait que 18M$ de CA sur
Internet a annoncé en 2000 sa décision d'y investir 1,2Millards
de dollars et le groupe Pearson 400M$. Thomson Corp a mis en
vente ses 54 titres de presse pour se recentrer sur le Net
Internet est en même temps un concurrent (en tant que média) et
une opportunité de développement pour une industrie de production
de rédactionnel. Concernant le premier point l'enquête
réalisée en 2000 par l'Association Mondiale des Journaux montre
que la Télé a plus souffert que la presse écrite : les
premiers au classement mondial du taux de pénétration de la
presse écrite (Norvège, Finlande, Suède) sont les
mêmes que pour Internet (la France occupe le 28ème
rang).
Ces dernières années l'une comme l'autre ont fortement
profité de l'explosion des investissements publicitaires de entreprises
"Internet"
Le risque est cependant de croire qu'il serait possible d'utiliser Internet
sans repenser profondément le métier afin d'être en mesure
de répondre aux attentes des clients actuels (ou futurs) et des
annonceurs potentiels ainsi que de trouver le modèle économique
pertinent.
"Aujourd'hui la rubrique la plus visitée de TF1 est...la
caméra qui depuis le toit permet de voir la circulation
sur le boulevard périphérique!" déclarait en 1999 Louis
Rougier de Médiangle
www.mediangles.fr)
Ils devront créer, à partir de leurs compétences (fonds
documentaires, capacité de synthèse, branchement sur
l'événement,...) des produits totalement nouveaux.
Cela a conduit certains, comme le Monde à filialiser
l'activité (Le Monde Interactif dirigé par Alain
Giraudo et animé par Michel Colonna d'Istria) pour les
protéger des pesanteurs culturelles de la maison mère et
permettre d'accueillir des partenaires au capital.
Les DNA, comme la plupart des titres de la PQR (Presse Quotidienne
Régionale), avaient déjà franchi le pas depuis longtemps
pour le minitel (SdV Plurimédia, ce qui explique peut-être
qu'ils furent les premiers de la PQR à se lancer en 1995)
Il serait par exemple tout à fait absurde de mettre simplement le
journal papier, tel quel, sur le Web (ce qui serait du "shovelware")
en facturant le prix d'un exemplaire sous prétexte que l'on perd
peut-être un lecteur
Les journaux américains l'ont bien compris en se regroupant pour
créer des concepts totalement nouveaux voir le site de la "newspaper
association of America"
www.naa.org
Cette approche permet en outre de constituer des fichiers de clients facilement
valorisables car l'éditeur connaît leurs préoccupations (et
nous verrons plus loin l'importance de tels fichiers dans l'économie du
Net ainsi que les problèmes déonthologiques que pose leur
commercialisation)
Net2One
www.net2one.fr
créé par Jérémie Berrebi fournit
gratuitement des revues de presse personnalisées en fonction de mots
clés. Riche de 70 000 utilisateurs, elle vend des profils aux annonceurs
qui peuvent ainsi mieux "cibler" les internautes
de même 8 grands groupes de presse (140 journaux) ont fondé
www.classifiedventures.com
qui a créé
www.cars.com,
www.apartments.com et
www.newhomenetwork.com
en Grande Bretagne 7 groupe de presse (560 titres, deux tiers des PA)
ont fondé
www.adhunter.co.uk
(400.000 véhicules, 60.000 emplois par semaine) : 1 million de pages vue
par mois 6 mois après son lancement en 1997
Notons l'initiative de Spir communication spécialisé dans
la presse gratuite (132 titres), et qui n'a pas de ce fait à craindre
une cannibalisation de son édition papier et qui avec
www.petites-annonces.fr
regroupe 200.000 petites annonces "la Sentinelle" vous offre la
possibilité d'être alerté par mail lorsqu'une annonce
concerne un centre d'intérêt que vous lui avez signalé.
Même démarche pour Comareg (le leader avec 165
publications, 15 millions d'exemplaires par semaine, distribués à
80% des foyers français 11 millions de PA)
www.bonjour.fr, filiale
d'Havas:
L'option de départ de ne pas apporter de valeur ajoutée
spécifique et de faire payer les consultations limitait les visites
(60.000 utilisateurs par mois). La décision prise mi-98 de passer
à la gratuité tout en enrichissant le site (multiplication par 10
du coût du site) par un riche contenu éditorial (conseil
techniques, actualité du secteur, informations locales, agendas,...) et
des services nouveaux (offres financières, bonnes affaires, voyages,
pages jaunes,...) a conduit a une explosion de la fréquentation (+30%
par mois dixit Marc Duteil directeur marketing)...sans pour autant
entamer l'offre payante du minitel (+15% sur 1 an)
Toutéla de Pierre Saliceti essaie de développer en
France le modèle de Classified (racheté par
Excite), profitant dit-il de l'absence de PA sur le web français
pour produire une base de petites annonces (insertions gratuites mais
vérifiées) distribuées par l'intermédiaire de
partenaires (portails, médias,...)
En 1999, la CGIP est devenue l'actionnaire de référence du groupe
Canadien Hebdo Mag (180 publications dans 14 pays dont La Centrale
des Particuliers
www.lacentrale.fr) qui a
pris le nom de "trader.com" pour s'introduire en bourse début 2000. Avec
17 sites Internet il a vendu plus de 30 millions d'annonces
Les Echos (Philippe Jannet)
www.lesechos.com La
Tribune (Frédéric Filloux)
www.latribune.fr ou
Investir (Elisabeth Chamontin)
www.investir.fr ont su
créer des bases de données économiques qui deviennent des
outils de référence.
Aux Echos l'Intranet a été installé en même
temps que le web : il sert à récupérer l'information
(Bloomberg, AFP, Reuter,..), mais aussi à la production des articles par
les journalistes, à la validation par la rédaction et à la
mise en page.
Trois journalistes à temps plein, sur une équipe
limitée à 12 personnes grâce à une
automatisation poussée, assurent le "retraitement" pour le web en
ajoutant des liens vers des dossiers, des biographies ou d'autres sites: la
consigne est "d'ajouter de la profondeur
Une grande partie du site est gratuite mais l'accès à
l'ensemble des informations est payante, soit à la consultation
soit par abonnement (1000 à 2000F/an)
Un service de presse pour Intranet se met en place cette année en
association avec les principaux journaux économiques mondiaux (Wall
Street, Frankfurter, Financial Times, El païs, Il Sole,..) et elle permet
une diffusion personnalisée en fonction du profil d'intérêt
de chacun avec une fonction d'alerte
Pourquoi pas à terme une fonction de courtage électronique?
Au niveau de la maison mère (le Groupe Pearson), ce n'est pas
moins d'une centaine de journalistes qui travaillent sur le "portail
économique global ft.com
La souplesse du web lui permet d'approvisionner l'information en continu
(news, cours de bourse,...), - sans aller toutefois, comme Europe 1
www.EuropInfos.com
jusqu'à "offrir de l'information à flux tendu disponible
même sur le GSM-SFR avec service d'alerte personnalisé"
(Edmond Zucchelli) - , et en même temps de pouvoir
immédiatement accéder aux archives de l'entreprise ou du dossier
concerné permettant ainsi une mise en perspective
Selon l'étude menée par l'école de journalisme de
l'Université Columbia 60 % des journaux US possédaient un site
web éditorial au début 99.
Pour des journaux locaux ce peut être l'occasion de toucher le
public de la "diaspora" (pour la presse quotidienne régionale
française voir
www.pqr.org)
Le télégramme de Brest a ainsi, sur sa version
WEB, 33 % de clients "expatriés"
www.Bretagne-online.tm.fr
De même pour les Dernières Nouvelles d'Alsace (Michel
Landaret)
www.dna.fr.: 24% du trafic
provient des USA, aucun abonnement n'a été perdu mais à
l'inverse 12% des lecteurs-internautes, des jeunes pour l'essentiel, trouvent
la version papier inintéressante. L'horoscope vient largement avant
l'international, mais 60% des visiteurs lisent l'édito contre 5% pour la
version papier.... Grâce à la pub, la seule ressource, le petit
équilibre, 0,6MF,est atteint
Les sites de la télévision nationale France2
www.france2.fr est
"consulté à 85% depuis l'étranger (Philippe Dumez)
et la télévision régionale : "France3
www.france3.fr permet de voir
les actualités en image de sa région sans y résider
(Serge Blin)
A l'inverse le Parisien
www.leparisien.fr qui
couvre une large métropole essaie d'approfondir les déclinaisons
plus locales
Internet a permis la naissance d'innombrables newsletter, souvent
gratuites dans tous les domaines susceptibles d'interesser les internautes
(sport, finances, informations générales, cinéma,...et
bien entendu Internet). Ces lettres sont souvent couplées à des
sites qui offrent des développements sur les thèmes
évoqués ainsi qu'un archivage des nouvelles déjà
publiées
FTPresse
www.ftpresse.com spin off
du CNRS, créée par François Vadrot, a maintenant
lancé 8 publications(Internet, santé, collectivités
locales, ressources humaines, photo,...), elle a levé 10 MF fin 2000
Des "lettres confidentielles" financées par abonnements et sans
publicité commencent à se lancer sur le web
Indigo Publication
www.indigo-net.com de
Maurice Botbol avec une information personnalisé payée
à l'article sélectionné. Les logiciels très
spécifiques à ces fonctionnalités a donné naissance
à une start-up créée avec 3 jeunes centraliens
Aldabra.com
Certains journaux spécialisés ont fait du web leur édition
principale
C'est le cas de l'éditeur de magazines informatique ZDNet
www.zdnet.com (120salariés
édité par Ziff-Davis filiale du japonais SoftBank et leader
mondial de l'information sur les NTIC) avec près de 200 millions de
pages vue par mois début 1999 et pour autant "le web renforce
l'édition papier" dixit Julien Jacob. Ils proposent
également
de la formation ZD University
et des jeux GameSpot
www.gamespot.com leader de
son secteur, 40 journalistes.
Notons chez nous l'Odyssée
Interactive
www.jeuxvideo.com leader
francophone le l'information sur les jeux vidéo, créé en
1995 par des étudiants et installé à Aurillac dans le
Cantal : 3,5 million de pages consultée par mois début 1999 (le
site est hébergé aux USA pour des problèmes de coût
et de bande passante 45 Megaoctet/s), il devrait s'adjoindre une boutique en
1999
Ses challengers: Overgame
www.overgame.com et
Gamelog
www.gamelog.com
Enfin des Webzines (magazines édités uniquement sur le
Web) se sont spécialisés dans l'évènementiel
World Media Live, syndication mondiale de 23 journaux
créé dans le contexte de la guerre en Yougoslavie, dont la
branche française
www.worldmedia.fr est
extrêmement active et couvre tous les grands évènements
avec des sites spécifiques (tour de France, festival de Cannes,
défilé d'Yves Saint Laurent,...) pour un public essentiellement
américain
N'oublions pas non plus les radios maintenant que les débits et
les techniques de compression permettent la diffusion de sons de qualité
(Aujourd'hui 2.300 stations de radio émettent sur l'Internet)....et sans
doute bientôt la télévision à la demande sur
l'Internet, dès que la bande passante le permettra: là encore
gageons qu'il faudra "réinventer ce média" pour le rendre plus
interactif, le simple "pay per view" n'étant sans doute pas la formule
gagnante
Spinner.com
www.spinner.com diffuse 120
chaînes différentes...
Imagine Radio
www.imagineradio.com
offre à ses auditeurs la possibilité de choisir
les titres qu'ils veulent écouter et rend ainsi caduque le rôle du
directeur des programmes
Reste encore à régler les problèmes juridiques des droits
d'auteur des journalistes, problème qui paralyse aujourd'hui bien des
initiatives, ainsi que celui des coûts d'hébergement ou de lignes
spécialisées
Ils sont dans un rapport de 1 à 10 avec les Etats Unis d'après
le rapport 1999 de l'Aftel, et même jusqu'à 20 fois
supérieurs d'après Serge Blin de France3 qui
diffuse des images nécessitant des bandes passantes conséquentes)
qui inhibe bon nombre de développements
Une étude très fouillée de ce secteur a été
réalisée par Pierre Lemoine dans l'édition 1999 du
rapport de l'Aftel
www.aftel.fr
Le problème majeur auquel sont confrontés les journaux est bien
entendu celui du modèle économique:
Reuter annonce réaliser en 2000 un CA plus important sur Internet
qu'avec la presse traditionnelle
le Monde
www.lemonde.fr , 4
millions de pages vue par mois et Ouest-France
www.France-ouest.com
envisagent de suivre cette voie avec le projet ETEL mené par Christian
Philibert)
USA Today
www.usatoday.com
,après un premier essai non concluant de vente sur abonnement a
adopté la gratuité. Il est maintenant N°1 des sites de
presse sur Internet avec 135 personnes, en majorité journalistes
(seniors issus de l'édition papier et jeunes recrues), 1 million de
visiteur par jour et 7 millions de pages consultées et il gagne sa
vie. 33% de ses revenus proviennent des commissions sur les ventes
(10 à 50%) opérées par les marchands vers qui les lecteurs
ont été orientés par la pub du journal
560 journaux américains se sont regroupés pour
créer un site
www.adquest.com pour essayer
de reprendre la main face à des nouveaux venus comme
www.themonsterbooard.com
qui en ont fait une spécialité et non une annexe "vache
à lait" leur permettant d'être beaucoup plus compétitifs
pour le client
Pressed
www.pressed.com donne
accès (payant) à 8,5 millions d'articles de l'AFP et des journaux
de référence de la presse française publiés depuis
1983
Libé
www.liberation.com (4
millions de pages vue par mois dont 45% depuis l'étranger,
précurseur de la presse nationale avec un site ouvert dès mai
1995) fournit ainsi dans l'édition électronique un
véritable prolongement du journal papier
Dans la suite de ce rapport nous serons amenés à revenir sur tous
ces points mais d'ores et déjà le GFII (Groupement
Français de l'Industrie de l'Information), le marché de
l'information électronique atteignait 22 Milliards de Francs en 1999 et
la diffusion via Internet devrait dépasser l'ensemble des autres canaux
d'ici 2002
2.5.1.3 La formation : un marché qui explose, le "e-learning"
Avec
l'émergence de "l'économie du savoir" (knowledge-based Economy),
la matière grise est aujourd'hui la principale richesse d'un
pays.
C'est aussi l'atout compétitif majeur des entreprises qui ont
consacré 61 Milliards de $ en 1998 rien qu'aux USA à la formation
continue de leurs employés (émergence du "knowledge
management" depuis1998, création de nombreuse "corporate
universities")
Enfin pour des parents la formation inculquée à leurs
enfants constitue aujourd'hui la meilleure dot "you earn what you
learn"
La formation devient un enjeu essentiel: chaque jour les technologies
progressent, les métiers évoluent, l'organisation change, les
méthodes de management se transforment: les besoins augmentent tant pour
la formation initiale que pour la formation continue
Mais... les budgets disponibles et surtout le temps qu'il est possible de
dégager ne sont pas extensibles à l'infini. c'est la raison pour
laquelle les outils construits sur l'Internet émergent à
très grande vitesse (notamment en Amérique du Nord). Ils offrent
en effet de nombreux atouts:
Philippe Queau de l'Unesco rapporte que le groupe Apollo qui
possède l'Université de Phoenix, un campus à Londres et un
autre à Mexico a comme projet de créer une université
virtuelle de 100.000 étudiants de tous niveaux répartis dans le
monde entier
Les universités les plus cotées s'assurent les services des
professeurs les plus renommés (prix Nobels par exemple) et deviennent
difficiles à concurrencer sur le marché mondial
Aujourd'hui il est possible pour 33.000$ de suivre un MBA à
Harvard (25.000$ en résidentiel, hors frais de déplacement
et de séjour)
Stanford Online fournit via Internet des cours à 2.500
étudiants dans le monde (Moscou, Berlin, Tokyo,...). Jean-Claude Latombe
Chairman du département informatique déclare aux Echos
"l'enseignement à distance risque d'affecter à terme
énormément les universités les moins cotées"
Il existe aujourd'hui plusieurs centaines de plates-formes plus ou moins
sophistiquées. Une des plus appréciée est Webct,
développée par l'Université de Colombie-Britannique
au Canada et rachetée par la société
américaine Universal Learning Technology (ULT). Elle est
utilisée par plus de 1000 collèges et universités (dont
Nancy, Grenoble et Toulouse dans plus de 50 pays
Havas qui a de grandes ambitions dans ce domaine sort la plate-forme
Education.com (140MF d'investissement) pour diffuser sa production
éditoriale, de son côté une start-up, Montparnasse
Multimédia a mis 30 MF dans la sienne (Rollingminds.com) et
travaille en partenariat avec des producteurs de contenu
Une start-up, onlineformapro,
www.onlineformapro.com
installée à Vesoul se propose d'être le portail de la
formation professionnelle en ligne
Nous sommes malheureusement aujourd'hui pénalisés par la
limitation des débits et leur coût qui amène à
brider considérablement les capacités de telles plates-formes
(voir le projet
FING page
16)
ð La délivrance des enseignements: qui nécessite des
équipes de "tuteurs" alliant compétences scientifiques et
qualités humaines (capacité d'écoute, de jugement, de
charisme, d'animation, d'organisation). Il s'agit d'une activité de
service destinée au "client" final (B to C)
ð L'elaboration de plateformes logicielles permettant d'utiliser
les cours, de gérer le tutoring et d'assurer les fonctions
administratives : il s'agit d'une activité de start-up d'Internet
Tout ceci conduit tout à la fois
Le e-learning conduit à l'éclatement des structures
d'enseignement en 3 métiers profondément distincts
ð L'élaboration des enseignements: c'est un investissement
lourd (10.000$ l'heure d'enseignement) qui nécessite de mobiliser des
équipes pluridisciplinaires (spécialistes du sujet, chercheurs,
pédagogues, psychologues, scénaristes, ergonomes, designers,...)
qui ne peut guère être conçu pour un seul
établissement. Il s'agit clairement d'une activité "industrielle"
destinée au commerce inter établissement (B to B)
Internet apporte le même bouleversement que le cinéma d'un coté et la télévision d'un autre en a apporté aux théâtres de province
Les
représentations "live" données chaque soir par les
théatres de boulevards ont été largement remplacées
par de prospères chaines de télévision qui assurent une
programmation (en fonction du public visé) de films (en provenance pour
l'essentiel d'Hollywood, faisant appel à des vedettes mondialement
connues, mobilisant souvent d'énormes budgets rentabilisés en
quelques mois) à côté de "news", d'interview, de jeux
élaborés par la chaine.
Une industrie de support technique (caméras, émetteurs
hertziens,...) s'est développée a côté
Il subsiste pour un public "d'élite" quelques grands Opéras et
prestigieux théatres ... souvent déficitaires
Le e-learning est ainsi un enjeu pour notre balance commerciale (la
Banque Merrill Lynch estime que ce marché, hors système public,
pourrait croître de 3,6 Milliards de dollars en 1999 à 25 en
2003). Le Crédit Suisse l'évalue de son côté
à 40 Milliards de dollars en 2005
... mais aussi pour notre balance "culturelle": imaginons que
des universités comme Stanford ou Harvard offrent des formations
reconnues sur le plan international sous le "label" d'un prix Nobel et qui,
grâce aux économies de transport et de séjour revient
finalement moins cher qu'une formation universitaire (ou continue) en France,
que choisiront les étudiants (ou leurs parents) et les employeurs? ne
peut-on craindre, tant pour nos étudiants que pour ceux de pays tiers
où l'influence française se maintient de douloureuses
conséquences?: ne risque-t-on pas d'assister à la même
concentration qu'à Hollywood pour le cinéma aujourd'hui?
Ce problème ne concerne évidemment pas seulement l'enseignement
supérieur
Cette mutation va entrainer de fortes évolution des métiers
d'enseignant: la disparition du "professeur" délivrant son
enseignement dans de grands amphithéâtres au profit
d'équipes pédagogiques élaborant des cours d'une part et
de tuteurs d'autre part
Evidemment une telle évolution met en exergue un certain nombre
d'aberrations du système actuel: un seul exemple, des enseignants
dans le supérieur payés en fonction du nombre d'heures de cours
(quelqu'en soit la qualité) à un tarif horaire ne
dépendant que de la qualité de la recherche (qui peut n'avoir
aucun rapport avec l'enseignement), le travail de préparation des cours
et le tutorat n'étant pas évalué ni
rémunéré alors que ce sont les métiers qui
subsisteront...
De nombreuses questions restent ouvertes: Quel modèle économique?
Logiciels libres? B to B?, ASP?, quelle rémunération pour les
auteurs des cours? Droit d'auteur? statut des e-professeurs?
Il est bien clair enfin qu'une telle révolution dans un domaine aussi
délicat nécessiterait un accompagnement substantiel en
matière de recherche en "ingénierie pédagogique"
aujourd'hui quasi inexistante, notamment pour voir comment articuler le
présentiel (pour souder les promotions et créer par là des
réseaux indispensables dans la vie professionnelle) et le virtuel,
comment concevoir des enseignement efficaces (consolider les acquis
professionnels, utilisation de l'aspect ludique propres à
l'efficacité des apprentissages dans toutes les espèces animales,
apprentissage des savoirs faire, adaptation à la forme de l'intelligence
de l'apprenant et à ses rythmes, articulation entre travail individuel
et travail en équipe, éducation des sens de la curiosité
de l'initiative de l'innovation et du risque, ...)
C'est également un domaine qui devrait voir naitre de nombreuses
start-up: nos Grandes Ecoles, notamment celles relevant de notre
ministère devraient devenir des incubateurs dans ces domaines
Dans le dossier consacré par Les Echos à ce sujet, il
est recensé 250 universités virtuelles sur Internet
(évaluation de Jacques Perriault de Paris-X) et il s'en ouvre
tous les mois.
En raison de son immense territoire, peu peuplé et aux conditions
climatiques difficiles le Canada fait partie des précurseur.
L'Université d'Athabasca en Alberta a démarré sur
Internet dès 1994 (elle avait auparavant une activité classique
d'enseignement à distance). Avec 100 professeurs, 200 tuteurs elle
compte 20.000 étudiants. Elle offre 450 programmes dans tous les
domaines scientifiques et littéraires et 37 MBA
Elle reçoit168MF de financement public et facture ses cours 400$
Une dizaine d'autres Universités Canadiennes, comme Teluc au
Québec, proposent de tels enseignements et 200.000 étudiants les
suivent (prévisions à 5 ans : un tiers des cours sera suivi sur
Internet)
Une innovation pédagogique à noter: d'ici à 2 ans
l'obtention d'un diplôme universitaire nécessitera d'avoir obtenu
une unité de valeur en ligne, gage du développement du e-learning
... et surtout de l'aptitude des étudiants tout au long de leu