Ministère de l?Economie, des Finances et de l?Industrie
Jean-Michel YOLIN
Table des matières
Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
Ministère délégué
à l'Industrie
|
Conseil Général des |
Conseil Général des |
|
Mines |
Technologies de l'Information |
Internet et Entreprise
mirages et opportunités ?
Pour un plan d'action
Contribution à l'analyse de l'économie de l'Internet
Rapport de la Mission conduite par
Jean-Michel YOLIN, Ingénieur Général des Mines
avec
Jean-Claude Merlin, Ingénieur Général des
Télécommunications
Christian Scherer Ingénieur Général des Mines
Grégoire Postel-Vinay Ingénieur en Chef des Mines
Mise à jour 1er janvier 2003
Préambule.
Ce rapport 2003 est la septième édition depuis la première
demande du Ministre, en 1997 nous chargeant
L'année 2002, amplifiant le mouvement amorcé en 2001 a
été l'année des paradoxes avec une divergence
totale entre le "monde réel" et le "monde financier" :
v de contribuer à la réflexion sur les actions à conduire
notamment au profit des PME.
La nouvelle économie poursuit son développement rapide mais loin
des feux de la rampe : c'est au coeur des entreprises qu'elle apporte ses
mutations
· Un effondrement boursier des entreprises du secteur lié
aux télécom et au commerce électronique qui paient les
excès des 2 années précédentes: excès de la
spéculation, excès de certains investissements, excès des
acquisitions
Il apparaît aujourd'hui clairement qu'Internet ce n'est ni du contenu,
ni du contenant (ce n'est ni un "média" ni des télécom
et encore moins une synergie entre ces deux métiers profondément
différents), ni pour l'essentiel de la technologie, ni de la
communication, ni de l'information (dans NTIC, seul N est à conserver!),
que les sites web et le commerce électronique ne sont qu'une infime
partie du problème, qu'Internet, outil extrêmement puissant et qui
fera la différence dans la compétition n'est pas pour autant un
"gri-gri" qui dispenserait d'avoir un vrai métier avec des vrais
produits ou services, avec des vrais clients et un vrai compte d'exploitation
Internet est un outil de réseau, l'outil des transactions qui
transmet des instructions opérationnelles autant que des informations.
Il change en profondeur l'organisation des entreprises et permet des gains
considérables en écrasant les coûts: couts
administratifs permettant un redéploiement du personnel vers les
clients, coûts d'achat, coûts de formation, coût du SAV et
augmentation de son efficacité, en limitant les stocks et
en cours et donc les besoins de capitaux pour opérer une
entreprise, en réduisant temps et coût de conception d'un
nouveau produit, en donnant les moyens d'un suivi logistique performant
et en assurant aux "nomades" une connection à ce réseau
aussi efficace qu'aux sédentaires
C'est un outil de compétivité de flexibilité et de
réactivité: c'est en fait le nouveau système
nerveux de nos entreprises: son appropriation n'est ni un
problème technique, ni financier, mais culturel (organisation
autour de la satisfaction du client) et organisationnel (accent sur un
fonctionnement en réseau autour de projets avec un déplacement
fort des mécanismes de pouvoir)
C'est aussi un outil de modernisation des administrations, leur
permettant d'être plus efficaces, d'avoir des guichets
électroniques disponibles en permanence, générant moins de
frais pour les administrés grace à des procédures en ligne
et à visage plus humain, les tâches "de bureau" étant
automatisée les fonctionnaires devraient pouvoir être davantage
disponibles pour leurs concitoyens
Internet, loin de "déhumaniser" réduit toutes les
tâches automatisabes dans le cadre de process (comptabilité,
approvisionnement, organisation de la production, suivi client, archivage,
suivi qualité,...) et permet à l'inverse de redéployer le
personnel vers de fonctions d'écoute client, de développement de
partenariats, d'innovation, de conduite de projet
Internet entraine également une mutation profonde de l'organisation
du tissu industriel: réduisant les couts et les délais des
transactions interentreprises (production ou conception d'un produit nouveau)
permettant l'indispensable traçabilité exigée des
processus qualité, il conduit les entreprises à se
spécialiser sur leur coeur de metier et à se configurer en
"entreprise virtuelle" autour de projets (conception et construction
d'un avion, chantier petit ou gand de BTP, tourisme,..), en accroissant sa
capacité à s'adapter aux fluctuations chaque jour plus brutales
du marché (jusqu'au cas extrême de la Fabless Company): à
tel point, comme nous l'avons observé aux US, que symboliquement le
"firewall", protection des informations sensibles contre les intrusions, n'est
plus autour de l'entreprise à travers les entreprises mais autour du
projet
Bien entendu, cela implique qu'une entreprise ne peut véritablement
tirer bénéfice d'Internet que si cette évolution concerne
simultanémentses founisseurs, clients et partenaires : c'est une des
grandes difficulté qui confère aux pouvoirs publics et aux grands
donneurs d'ordre une responsabilité particulère à travers
le lancement d'action collective comme ce fut le cas, avec
succès, dans le domaine de la qualité il y a quelques
années
Internet introduisant de nouveaux modèles d'organisation, de nouveaux
produits ou services, continue à offrir des opportunités
nombreuses de création d'entreprises et la folie des start-up ne
doit pas occulter l'importance toujours actuel de cet enjeu: tout simplement
créer une entreprise redevient ce qu'elle a toujours été,
une aventure difficile et risquée, mais indispensable à la
vitalité et au renouvellement de notre tissu économique et qui en
tant que tel, mérite une attention d'autant plus soutenue des pouvoirs
publics que les financements se font rares.
Parmi les innombrables start-up qui ont disparu, certaines avaient
développé des concepts qui ne nous paraissent pas pour autant
condamnés: sans doute en avance sur leur temps elles avaient
anticipé une adoption plus rapide de leurs produits ou technologies en
sous-estimant la lenteur des évolutions des esprits, ou dans d'autres
cas elles ont été poussées à un
développement trop rapide, notamment à l'international par des
investisseurs impatients et elles n'ont pas tenu le choc. Nous n'avons pas
voulu gommer ces aventures qui seront sans doute reprises plus tard par
d'autres, ni nous gausser de ces échecs, car même si le
succès n'est pas au bout du chemin, le fait d'avoir oser créer
mérite notre respect
Malheureusement nos nombreux déplacement à l'étranger,
tant dans les pays du Nord qu'aux Etats Unis ou en Asie nous ont montré
le creusement de l'écart entre nos entreprises et leurs
compétiteurs : notre modèle sociologique d'entreprise, issu,
comme dans les autres pays latins, de l'agriculture est basé sur "la
défense de territoires", et donc sur le modèle hierarchique, ou
la fidélité est plus reconnue que la compétence, peu
adaptée à une organisation en projets partenariaux en
réseau. Nos entreprises ont vu arriver Internet non comme une
opportunité mais comme une menace et n'ont pas caché leur
satisfaction devant ce qu'ils ont cru être l'effondrement de la "nouvelle
économie" qui ne concernait en fait que les aspects superficiels et
excessif, et ont totalement détourné leur attention de ce
qu'elles considèrent aujourd'hui comme un mirage dissipé
Sur le plan géopolitique, à côté de la
domination des Etats Unis et du niveau d'excellence de l'Europe du Nord on note
que le Japon (en dehors des technologies nomades) souffre des mêmes
difficultés culturelles que nous pour pouvoir pleinement exploiter les
potentialités de l'Internet, mais qu'à l'inverse émergent
de nouveaux foyers de développement de très haut niveau en Inde
et dans le "monde Chinois" (périphérie du pacifique et Asie du
Sud-Est)
Le classement du World Economic 2002 basé sur le jugement des
businessmen de la planète, est certes très contestable, mais,
avec une recul de notre pays de 10 places (a la 30ème place,
l'Italie étant à la 39ème place) alors que les
pays ayant misé sur internet caracolent en tête (Amérique
du Nord mais aussi, Pays du nord et Dragons asiatique) doit néanmoins
nous inciter à la reflexion
Certains philosophes ont même idéalisé cet état de
fait dans un sommet de "french arrogance" en déclarant "la France ne
prend pas du retard, elle prend du recul": espérons que le
précipice n'est pas juste dans notre dos
Sur le plan de la technologie nous ne noterons cette année que la
percée spectaculaire au niveau mondial de la technologie WiFi qui
permet un accès sans fil beaucoup plus rapide que l'UMTS et infiniment
moins cher arriveront-elle à se compléter ? certains en doutent
et craingnent de nouvelles difficultés pour la "3G"
Confucius disait "l'ennemi de la connaissance n'est pas l'ignorance mais
le fait que l'on croit savoir": ce rapport se donne comme objectif
d'essayer d'aller au delà des apparence et de mettre le projecteur sur
les éléments clé de cette mutation, la
compétivité et les actions à entreprendre par les acteurs
concernés
Un grand nombre de personnes (entreprises, sociétés de conseil,
organismes de formation,...) nous ont suggéré d'assurer la mise
à jour d'un rapport qu'ils utilisent comme document de
référence (support de cours, source d'exemples d'application pour
la sensibilisation et le conseil, guide méthodologique, ...).
La présente version essaye de répondre à cette demande:
Comme la précédente, celle-ci est consultable à l'adresse
www.ensmp.fr/industrie/jmycs (depuis sa première publication
ce rapport a reçu près d'un million de requêtes provenant
de 103 pays), où il est possible de la télécharger ou de
l'utiliser en format html comme plate-forme de navigation pour accéder
à toutes les sources citées (le sommaire très
détaillé essaie de faciliter un accès direct et rapide
à la préoccupation du lecteur).
En outre une page de News -
www.yolin.net - permettra de
continuer à l'enrichir progressivement par des développements
spécifiques (formation, intelligence économique,
développement économique local, création d'entreprises
dans les NTIC, infrastructures et aménagement du territoire, Internet et
collectivités locales, rapports de mission,...) et de rester à
votre écoute pour continuer à capitaliser notre expérience
collective
Merci à tous
1 L'Internet en deux mots
20
1.1 Le fruit étrange de la liaison entre la rigueur des militaires et la
créativité libertaire des chercheurs sur fond de guerre froide
20
1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la
vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque
nucléaire :
20
1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de
convivialité :
21
1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? :
23
1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une
régulation par consensus
23
1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une
action forte de l'Etat américain
23
1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par consensus
23
1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux PME
24
1.1.5 Une technologie simple et intuitive dans sa mise en oeuvre
25
1.1.6 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates :
l'e-crime
25
1.1.7 Une distinction à opérer entre réseau de transport
et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et
les "protocoles" (les "technologies" Internet)
26
1.1.8 l'Internet : ni "du contenu" ni "du contenant", mais un standard
transactionnel permettant un fonctionnement en réseau
26
1.2 Au-delà du mail et de la navigation, les multiples fonctions
d'internet:
27
1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer efficaces, rapides et bon
marché,
27
1.2.1.1.1 Le courrier électronique l'e-mail ou courriel
27
1.2.1.1.2 La téléphonie "IP" (VoIP): "l'international pour le
prix du local" avec d'importantes fonctionnalités en sus
27
1.2.1.1.3 Web-cam, visiophonie, téléconférence,
vidéoconférence pour une communication plus riche
28
1.2.1.1.4 voir à distance en trois dimensions : un atout pour le
tourisme, l'immobilier ou les catalogues
29
1.2.1.1.5 Des Forums, des espaces pour bavarder (IRC "Internet Relay Chat",
messageries instantannées),
29
1.2.1.1.6 Un outil aussi de communication entre les machines: à l'usine
comme à la maison (domotique)
29
1.2.1.1.7 La Radio et la télévision sur internet
30
1.2.1.2 Des outils pour faciliter la communication
30
1.2.1.2.1 La reconnaissance vocale
30
1.2.1.2.2 La synthèse vocale
31
1.2.1.2.3 La traduction automatique
31
1.2.1.2.4 La reconnaissance de l'écriture manuscrite
31
1.2.1.2.5 La Vision 3D, réalité virtuelle
31
1.2.1.2.6 de nouveaux outils prêts à sortir des laboratoires:
goût, odorat, toucher, reconnaissance des expressions du visage
32
1.2.1.3 Des outils pour trouver l'information pertinente
32
1.2.1.3.1 Internet représente aujourd'hui la nouvelle
encyclopédie universelle
32
1.2.1.3.2 Les annuaires et moteurs de recherche : trouver une information parmi
des milliards de documents
33
1.2.1.3.3 La recherche à travers les newsgroup
34
1.2.1.3.4 La recherche dans les banques de données
34
1.2.1.3.5 L'exploitation des flux d'information
34
1.2.1.4 Se procurer des produits et services sur le web
34
1.2.1.4.1 Le téléchargement de programmes informatiques, de
données, d'images, de sons, de vidéo... :
34
1.2.1.4.2 Faire ses courses sur internet, des magasins ouverts 24/7 payer en
ligne ou entre particuliers
34
1.2.1.4.3 Accomplir les formalités administratives
35
1.2.1.5 Publier de l'information accessible du monde entier
35
1.2.1.6 Travailler ensemble malgré les distances
35
1.2.1.6.1 Partager des documents
35
1.2.1.6.2 Partager des moyens de calcul les "grilles de calcul" ou "data Grid"
35
1.2.1.6.3 Partager des moyens de stockage de données
36
1.2.1.7 Surveiller et agir à distance: télésurveiller
et téléopérer, depuis Telnet jusqu'au simple SMS
36
1.2.1.8 L'arrivée du haut débit et de l'accès internet
nomade
37
1.2.1.9 Le Peer to Peer (P to P), un retour au source, la mise en réseau
des ordinateurs sans serveur central
37
1.2.1.10 De la réserve de puissance sous le pied: les lois de Moore, de
Machrone et de Rock
38
1.3 Un développement explosif: une "Hot-Technologie". Quelques
statistiques
38
1.3.1.1 Dans tous les pays développés une croissance
exponentielle mais difficile à mesurer
38
1.3.1.1.1 La fantastique explosion d'Internet : les "dog years"
38
1.3.1.1.2 ...mais que mesure-t-on? Est-ce significatif de la
réalité des évolutions importantes?
39
1.3.1.2 Quelques repères chiffrés néanmoins
41
1.3.1.3 Un paradoxe apparent : la bourse s'effondre et les usages continuent
à croitre sans rupture
42
1.3.1.4 Les statistiques cachent plus de choses qu'elles n'en montrent: les
"achats Online" ne sont que le sommet de l'isberg
43
1.3.1.5 Que faut-il penser du concept de "Nouvelle économie"?
44
1.3.1.5.1 C'est bien plutot d'une "nouvelle organisation de l'économie"
dont il est question
44
1.3.1.5.2 Même si l'on s'en tient au commerce électronique, ce
serait une erreur de l'opposer au commerce traditionnel: les Click & Mortar
44
1.3.1.6 la croissance en France et dans le monde
46
1.3.1.6.1 La France est en retard
46
1.3.1.6.1.1 les dernières années du siècle auront vu le
décollage ... mais pas le rattrapage et cette tendance se poursuit.
46
1.3.1.6.1.2 Encore très masculin et élitiste
47
1.3.1.6.1.3 Les grands groupes français prennent le virage,
l'année du décollage pour les mutations en profondeur
47
1.3.1.6.1.4 Les PME: en 2002 une prise de conscience encore faible
48
1.3.1.6.2 L'Amérique du Nord et Israel
48
1.3.1.6.3 L'Asie, partie plus tardivement mais elle connait une forte
croissance
49
1.3.1.6.4 Les pays européens: la fracture Nord/Sud entre pays latins et
anglo-saxons, les champions Nordiques
50
1.3.1.6.5 Le Minitel : notre langue d'Esope
56
1.3.1.6.5.1 Un atout :
57
1.3.1.6.5.1.1 Un fonds de commerce déjà établi pour le
commerce électronique (transport, banque, VPC,...)
57
1.3.1.6.5.1.2 Une profession d'éditeurs nombreuse et prospère
grâce en particulier à la formule kiosque qui a permis une
facturation simple et bien acceptée.
57
1.3.1.6.5.1.3 Des cyber-commerçants avant la lettre
57
1.3.1.6.5.1.4 Une profession de "télématiciens" performante
57
1.3.1.6.5.1.5 Des bases de données et des fonds documentaires
très importants
58
1.3.1.6.5.1.6 Des ressources financières confortables qui permettent le
financement du web
58
1.3.1.6.5.2 Un handicap :
58
1.3.1.6.5.2.1 le Minitel a renforcé notre tendance à raisonner au
niveau Franco-Français
58
1.3.1.6.5.2.2 il nous a plus habitué à payer le temps que
l'information
58
1.3.1.6.5.2.3 la confortable facilité de gestion d'un outil qui permet
de facturer bien des choses...
58
1.3.1.6.5.2.4 apportant une réponse partielle mais rapide aux besoins
principaux il limite l'appétence pour le web
59
1.4 Internet et les technologies traditionnelles de transfert de
données électroniques
59
1.4.1 Internet : quoi de plus que le Minitel ?
59
1.4.1.1 beaucoup d'avantages :
59
1.4.1.1.1 Il est mondial, les "Netizen"
59
1.4.1.1.2 Peu onéreux ... et en baisse rapide
60
1.4.1.1.3 Il offre quantité de fonctionnalités nouvelles
60
1.4.1.1.4 Il conduit pour les infrastructures à la "convergence" entre
Téléphone, TV et information
61
1.4.1.1.4.1 Mais pas de convergence pour les terminaux (à l'exception
des "nomades"
61
1.4.1.1.4.2 Et encore moins convergence "contenant-contenu" pour les
entreprises
61
1.4.1.2 Mais encore des problèmes à régler :
61
1.4.1.2.1 Facturation complexe par absence d'une fonction kiosque
61
1.4.1.2.2 Une lenteur parfois désespérante, plantages et
déconnexions nécessitent patience et nerfs solides
62
1.4.1.2.3 Des règles issues du monde anglo-saxon: il sera difficile de
réussir sans accepter d'en tenir compte
62
1.4.2 Des problèmes de sécurité pour les
échanges via internet et pour la conservation des documents
62
1.4.2.1 Votre correspondant est-il ce qu'il prétend être? vos
échanges n'ont-ils pas été altérés? Lus par
un tiers?: vers une architecture de confiance permettant de donner une valeur
juridique aux échanges
62
1.4.2.2 Lors de l'établissement d'un contrat électronique chaque
"partie" en conserve un exemplaire: comment s'assurer de sa conformité
à l'exemplaire d'origine ?
63
1.4.2.3 L'authentification des documents de toute nature: photo, vidéo,
dessin,...
63
1.4.2.4 la signature électronique, les certificats, "l'Infrastructure
à Clés Publiques" (ICP ou PKI)
63
1.4.2.4.1 le principe des clés asymétriques :
Intégrité, authentification, confidentialité, non
répudiation
63
1.4.2.4.1.1 Intégrité et authentification de
l'émetteur, en chiffrant à l'aide de la clé secrète
de l'émetteur: la signature
63
1.4.2.4.1.2 Confidentialité: chiffrement avec la clé publique du
destinataire
63
1.4.2.4.1.3 Intégrité, authentification et
confidentialité: le double chiffrement
63
1.4.2.4.1.4 Principe du théorème d'Euler:
63
1.4.2.4.2 Dans les faits c'est un peu plus compliqué : le
"condensé" ou "hachis" et les "clés de session"
64
1.4.2.4.2.1 Pour l'Intégrité et identification de
l'émetteur ou du signataire, le "condensé" ou "hachis"
64
1.4.2.4.2.2 Pour la confidentialité les "clés de session",
clés de cryptage symétriques
64
1.4.2.4.3 Principe de l'architecture de confiance: comment être certain
de l'identité de l'emetteur
64
1.4.2.4.3.1 L'Autorité de Certification (AC), tiers de confiance
65
1.4.2.4.3.2 L'autorité d'enregistrement
65
1.4.2.4.3.3 Les Services d'horodatage et d'archivage
65
1.4.2.4.3.4 L'architecture de confiance ICP (infrastructure de clés
publiques) ou PKI (Public Key Infrastructures)
65
1.4.2.4.3.5 Une complexité qui heureusement n'est pas perceptible au
niveau de l'utilisateur pour les messageries
65
1.4.2.4.3.6 Une ergonomie encore non stabilisée pour les documents
(contrats,...)
66
1.4.2.4.4 Vers une valeur juridique aussi forte que le papier, aux niveaux
mondial, européen et national
66
1.4.2.5 Les méthodes basées sur le cryptage sont elles sures?
66
1.4.2.6 Enjeux pour les entreprise et pour le pays de la réglementation
de la cryptographie'
67
1.4.2.7 Des solutions pour sécuriser les transactions
financières, problème des vol de numéros de carte de
crédit
68
1.4.2.7.1 La carte à puce et e-card (carte virtuelle dynamique ou CVD)
68
1.4.2.7.2 Le porte-monnaie électronique (PME)
69
1.4.2.7.3 Le paiement entre particuliers par e-mail, Web,
téléphone, SMS, infrarouge, ...
69
1.4.2.8 Risques d'intrusion dans les systèmes informatiques :
70
1.4.2.9 C'est un Far-West aussi en matière de droit et de police
70
1.4.3 Quoi de plus que les RÉSEAUX d'échange de données
professionnels existants ?
71
1.4.3.1 Moins onéreux et plus évolutif :
71
1.4.3.2 Mais jusqu'alors une moindre garantie de sécurité et de
débit: nécessité de passer de IPV4 à IPV6
71
1.4.4 Les TECHNOLOGIES Internet : quoi de plus que les systèmes
propriétaires ?
71
1.4.4.1 Des avantages majeurs: des logiciels plus abondants d'une
qualité supérieure et moins cher
71
1.4.4.2 Le paradoxe des Logiciels Libres
71
1.4.4.2.1 Un logiciel dont le code source est disponible la license GNU/GNL
71
1.4.4.2.2 Principaux handicaps : psychologiques
72
1.4.4.2.3 Son premier avantage : le cout
72
1.4.4.2.4 Second atout : ne pas dépendre d'un gros éditeur
73
1.4.4.2.5 Dernier atout, mais il est majeur : la sécurité
73
1.4.4.3 Aucun inconvénient identifié
75
1.5 jamais une nouvelle technologie ne s'était imposée aussi
rapidement
75
2 Des mutations majeures dans l'organisation des entreprises
77
2.1.1 L'information représente une part fortement croissante de la
valeur ajoutée
77
2.1.2 Internet écrase le temps en passant d'un processus discontinu
à un processus continu
77
2.1.2.1 aujourd'hui des étapes de production effectuées les unes
après les autres
77
2.1.2.2 Vers un processus continu: délais écrasés, stocks
supprimés, une personnalisation de masse
78
2.1.3 L'impératif du respect des standards, clé de
l'ineropérabilité et donc de l'entreprise en réseau
80
2.1.3.1 Les implications sur l'organisation de l'entreprise de cette logique de
standards
80
2.1.3.2 Le problème de "l'héritage" (les legacy systems): les
services web", l'EAI
80
2.1.4 centralisation ou décentralisation dans l'entreprise?
81
2.1.5 une modification en profondeur des circuits commerciaux
81
2.1.6 une industrie moins gourmande en capitaux: réduction des stocks et
"fabless company"
81
2.1.7 le "projet" comme structure forte de l'économie au
détriment de l'entreprise avec sa hiérarchie
82
2.1.8 L'Internet au service tant de la compétitivité que de
l'expansion
83
2.1.8.1 Les technologies de l'Internet et la compétitivité
83
2.1.8.2 Les technologies de l'Internet et le développement
83
2.1.9 Internet et la création d'entreprises
83
2.1.10 Faire une distinction entre PME et PMI n'apparaît pas pertinent
84
3 Les entreprises dont le métier repose sur le traitement de
l'information
85
3.1 Les entreprises directement concernées par le fonctionnement
d'Internet:
85
3.2 Les industries dont le métier consiste à produire ou à
traiter de l'information : des clients naturels...mais qui vont devoir
repenser leur métier
85
3.2.1.1 Les producteurs de logiciels
86
3.2.1.2 La presse, les médias, les éditeurs de journaux et
magazines (papier, radio ou TV)
86
3.2.1.3 La formation: un marché qui explose, le "e-learning"
89
3.2.1.4 Les professions financières: banques, assurance, courtiers,
bourses des valeurs...
91
3.2.1.5 Les producteurs de services de loisir : hôtel, tour operator,
opérateurs de billetterie
95
3.3 les professions où l'information est au coeur de la valeur
ajoutée, mais qui, néanmoins, nécessitent un contact
physique ou la livraison d'un objet :
95
3.3.1.1 Parmi les métiers à réinventer : ceux de la
chaîne éditoriale
95
3.3.1.1.1.1 Les livres
95
3.3.1.1.1.2 La musique
96
3.3.1.1.1.3 la valeur attachée à la connaissance du client
97
3.3.1.1.1.4 De nouveaux modes de rémunération : les liens
marchands, affiliation
98
3.3.1.2 Les intermédiaires du marché immobilier
98
3.3.1.3 Les entreprises et professions concernées par la e-santé
98
4 Quelles opportunités pour les PME "ordinaires", pour lesquelles le
contenu "immatériel" n'est pas considéré comme
l'élément essentiel du métier?
101
4.1 Emettre de l'information : Site Web, Commerce électronique
101
4.1.1 NIVEAU 0 : l'option "zombie" mettre sur le Web une "carte de visite", le
site "plaquette"
101
4.1.1.1 Le site zombie modeste. Un seul avantage, l'achat de votre nom
101
4.1.1.2 Mais de graves inconvénients
103
4.1.1.3 Une variante dans les grandes entreprises ou les institutions : le site
"zombie trilingue de luxe "
104
4.1.1.4 De tout cela nous tirons une règle d'ergonomie majeure : la
règle d'or des "20 kilo, 3 clic et 0 mépris"
104
4.1.2 NIVEAU 1 : le site catalogue
105
4.1.2.1 interactif : à l'écoute du client... en lui apportant des
réponses rapides à ses e-mail
106
4.1.2.2 Ergonomique: penser d'abord à en faire un outil efficace pour le
visiteur
106
4.1.2.3 Mise à jour permanente, richesse de l'information,
économies par rapport au papier
106
4.1.2.4 Une visibilité internationale
107
4.1.2.5 Beaucoup d'information mais avec une stricte gestion des accès :
le principe de la minijupe
108
4.1.2.6 Le site catalogue un moyen pour trouver de nouveaux partenaires.
108
4.1.2.7 Un moyen également pour trouver de nouveaux collaborateurs
108
4.1.2.8 Analyser la fréquentation de votre site pour en améliorer
l'efficacité :
109
4.1.2.8.1 Qui vient vous voir ?
109
4.1.2.8.2 Comment les visiteurs circulent-ils entre vos pages ?
109
4.1.2.9 Un site spécifique pour les partenaires financiers
109
4.1.2.10 La communication en cas de crise : un site
" fantôme " prêt à être mis en
oeuvre ?
109
4.1.3 NIVEAU 2 : vendre grâce à Internet: Le site transactionnel
111
4.1.3.1 Le paiement on line : un problème la plupart du temps secondaire
et pourtant mis en tête des préoccupations par 43 % des PME
françaises interrogées
111
4.1.3.1.1 Le paiement proprement dit, ne représente que 1% (ou moins) du
prix final, sa valeur ajoutée est donc faible (sauf pour les
micro-paiements)
111
4.1.3.1.2 Réinventer une fonction kiosque au profit des éditeurs
et des marchands: Telco, Portails ou Banques?
112
4.1.3.1.2.1 Les professionnels de la facturation: opérateurs de
télécommunications, fournisseurs d'accès Internet,
compagnies délectricité, ...
113
4.1.3.1.2.2 sites portails, principales portes d'entrée sur le web (AOL,
Yahoo !, Netscape, Lycos...)
114
4.1.3.1.3 "we need banking but not bankers" (Bill Gates) la création de
monnaie virtuelle?
115
4.1.3.1.4 La sécurité : Le risque réel n'est pas
toujours où l'on croit
115
4.1.4 NIVEAU 3: site à l'écoute du client permettant une
production sur mesure
117
4.1.4.1 Le vrai enjeux : la valeur ajoutée de toute la partie
commerciale représente généralement 20 à 30 % du
prix d'un produit ou d'un service vendu.
117
4.1.4.2 Ecoute attentive des clients et "production sur mesure de masse" (mass
customization)
117
4.1.4.2.1 Pour les clients individuels, la clé du succès : le
marketing "one to one" ou "1.2.1"
118
4.1.4.2.2 Le véritable fonds de commerce: la connaissance du client. Le
problème des fichiers
118
4.1.4.2.3 Le cas Amazon: le leader mondial du commerce électronique
119
4.1.4.2.4 L'émergence des communautés d'acheteur : une cible
privilégiée pour les PME :
120
4.1.4.3 Le développement de la marque et du produit, le
référencement, la publicité, l'e-pub, l'e-mailing
121
4.1.4.3.1 Le référencement: une étape essentielle
121
4.1.4.3.2 la publicité, l'e-pub pourquoi
122
4.1.4.3.2.1 Le développement de la notoriété de la
marque et des produits: un enjeu souvent majeur
122
4.1.4.3.2.2 Une stratégie qui explique les "pertes comptables" des
leaders
123
4.1.4.3.2.3 Des techniques publicitaires en pleine évolution: de la
pollution vers le service
123
4.1.4.3.2.4 un domaine promis à un brillant développement: mesure
d'audience, base de facturation
124
4.1.4.3.2.5 des outils pour un pilotage des campagnes de publicité en
temps réel
125
4.1.4.3.2.6 Mais encore bien des problèmes techniques et surtout
déonthologiques
125
4.1.4.3.3 l'e-pub, oui mais comment ?: 16 stratégies se dégagent
pour chasser le pigeon sur le Web
125
4.1.4.3.3.1 La chasse à l'affût : s'afficher sur un portail, le
bandeau, pop-up et pop-down, le sponsoring
125
4.1.4.3.3.2 La chasse à la glue : Le "mouse trapping"
126
4.1.4.3.3.3 La souricière : offrir un accès gratuit à ses
clients
126
4.1.4.3.3.4 la technique du coucou: graver directement votre publicité
sur le disque dur de votre prospect
126
4.1.4.3.3.5 l'appeau: payer l'internaute pour regarder votre publicité
et attirer des congénères : la "cashbar"
126
4.1.4.3.3.6 le miroir aux alouettes: loteries gratuites cadeaux, clic
humanitaire et jeux concours
126
4.1.4.3.3.7 La pêche au chalut: une présence sur une multitude de
petits sites
127
4.1.4.3.3.8 La "chasse à courre": ne faire apparaître sa
publicité qu'en fonction de l'internaute, les tags.
127
4.1.4.3.3.9 La chasse au furet : s'introduire masqué dans une
"chat-room"
128
4.1.4.3.3.10 Baguer les pigeons : cookies, web-bugs, brownies, et autre
"spywares"
128
4.1.4.3.3.11 Le braconnage: acheter le nom de son concurrent comme mot
clé sur les moteurs, les «hijackwares»
129
4.1.4.3.3.12 La chasse à l'appât: le "couponing"
130
4.1.4.3.3.13 La chasse à la mixomatose :Le marketing viral
130
4.1.4.3.3.14 La chasse en meute: les partenariats, les échanges de bons
procédés ( Web Ring)
131
4.1.4.3.3.15 La chasse en battue à l'aide de rabatteurs: les "liens
marchands et les contrats avec les shopbots
131
4.1.4.3.3.16 La chasse à la mitraille: l'e-mailing, simple, rapide, peu
onéreux mais éviter le SPAM : le "permission marketing
132
4.1.4.3.4 L'e-pub : un marché en forte croissance jusqu'en 2000 et qui
entre en phase de maturité
133
4.1.4.3.5 Ne pas confondre publicité sur le Web et publicité pour
votre Web
133
4.1.4.3.6 La fausse bonne idée : la galerie marchande
133
4.1.4.4 L'écoute du client, la négociation commerciale et le
back office
134
4.1.4.4.1 Première forme de dialogue: les FAQ et les systèmes
experts
134
4.1.4.4.2 Seconde étape : l'échange par e-mail
134
4.1.4.4.3 Troisième étape : dialogue avec un opérateur, le
click&talk et le click&see
134
4.1.4.5 Les centres d'appel
135
4.1.4.6 la logistique: coûts et respect des délais, facteurs
déterminants du succès
136
4.1.4.6.1 Dématérialiser totalement quand c'est possible
136
4.1.4.6.2 Si l'Internet est le système nerveux, la logistique est le
système sanguin: l'infogistique
136
4.1.4.6.3 Un élément de coût très important
qu'Internet permet de maitriser au plus près
137
4.1.4.6.4 La vitesse de livraison et le respect des délais
137
4.1.4.6.5 Une profession et de multiples métiers promis à une
évolution profonde
137
4.1.4.7 La facturation, l'encaissement, la gestion: elle se trouve
très simplifiée
139
4.1.4.8 Le service après vente: ne pas l'oublier sous peine de voir fuir
les clients
139
4.1.5 Des formes de vente plus sophistiquées : softselling,
enchères, brocante, bourses, ...
140
4.1.5.1 Le "softselling": des sites pour se distraire ou trouver une
information de référence
141
4.1.5.1.1 Des sites qui attirent, mais surtout qui retiennent: une
qualité nécessaire sur le web, être "collant"
141
4.1.5.1.2 ... et qui savent se rappeler à bon escient à votre
souvenir
141
4.1.5.1.3 "labourez moins large mais plus profond", préférez "la
part de client" à la "part de marché"": le CRM Customer
Relationship Management
141
4.1.5.1.4 Les sites visant l'achat "coup de coeur"
142
4.1.5.1.5 Pour des acheteurs recherchant le meilleur rapport
qualité/prix: informations, analyses comparatives, forums pour les
clients, outils de simulation, liens vers d'autres informations,...
142
4.1.5.1.6 Des sites qui ne vendent un produit mais qui apportent une
réponse globale au problème du client
144
4.1.5.1.7 Un nouveau marché de gros: celui de l'information, la
"syndication de contenu"
145
4.1.5.2 Les Meta-Marchands
145
4.1.5.3 La vente et les achats aux enchères sur le Web, les brocantes,
le we-commerce
146
4.1.5.3.1 La vente aux enchères: depuis "e-soldes" jusqu'à un
marché majeur
146
4.1.5.3.2 les ventes aux enchères descendantes
148
4.1.5.3.3 Les achats aux enchères: les enchères descendantes
148
4.1.5.3.4 Les enchères inversées
148
4.1.5.3.5 Les enchères hollandaises
148
4.1.5.3.6 La brocante, la vente de "particulier à particulier": le "C to
C"
148
4.1.5.3.7 Le troc
149
4.1.5.3.8 Les achats groupés: le we-commerce: les prix baissent en
fonction du nombre de clients
150
4.1.5.4 Les sites d'appel d'offres :
150
4.1.5.5 Un outil pour toutes les bourses
150
4.1.5.5.1 A tout seigneur tout honneur : les bourses des valeurs
151
4.1.5.5.2 Mais aussi toutes les autres bourses:emploi, fret, déchets,
technologies, partenariats, échanges, matériel d'occasion
152
4.1.6 Quelles PME peuvent espérer le plus de bénéfice
d'un "investissement Internet" pour faire du commerce électronique?
153
4.1.6.1 Pour le B to C
153
4.1.6.1.1 Tout d'abord bien entendu, les produits ou services
dématérialisables: tourisme, finance, musique,...
153
4.1.6.1.2 En fonction du produit ou du service
154
4.1.6.1.2.1 Produits nécessitant beaucoup d'informations et de
conseil voire des simulations avant l'achat
154
4.1.6.1.2.2 produits ayant potentiellement un créneau étroit mais
mondial
154
4.1.6.1.2.3 produits s'adressant à un public de haut niveau culturel
154
4.1.6.1.2.4 produits s'adressant à une clientèle de
passionnés
154
4.1.6.1.2.5 produits s'adressant à une clientèle
"branchée"
155
4.1.6.1.2.6 produits cadeaux : une "hotte technologie" et cadeaux d'affaires
155
4.1.6.1.2.7 Services visant au rapprochement de l'offre et de la demande quand
celui-ci est complexe et onéreux:
155
4.1.6.1.2.8 produits à durée de vie courte
156
4.1.6.1.2.9 produits saisonniers qu'un marché mondial permet de
désaisonnaliser
156
4.1.6.1.2.10 produits définis sur mesure avec le client (marketing "one
to one")
156
4.1.6.1.2.11 produits dont le coût de transport est faible par rapport
à la valeur
156
4.1.6.1.2.12 produits qui peuvent se définir facilement par des
caractéristiques objectives
156
4.1.6.1.2.13 produits nécessitant un service après vente
important (gros électroménager, véhicule,....)
156
4.1.6.1.2.14 produits nécessitant pour leur élaboration des
échanges techniques et administratifs nombreux
157
4.1.6.1.2.15 service rapide et personnalisé nécessitant beaucoup
d'informations pour le client et lui économisant du temps:
157
4.1.6.1.2.16 les produits susceptibles d'être vendus aux enchères
ou dans le cadre de bourses
157
4.1.6.1.2.17 entreprises jouant le rapport qualité/prix et cherchant
à être repérées par les agents intelligents
spécialisés
157
4.1.6.1.2.18 entreprises disposant d'une marque forte et qui ne peuvent
s'offrir d'être absentes sur le Web
157
4.1.6.1.2.19 entreprises désireuses de fédérer autour
d'elles des offres correspondant à des profils d'acheteurs
157
4.1.6.1.3 Bien entendu, produits destinés à d'autres entreprises
: le B to B (business to business)
157
4.1.6.2 Mais rappelons le encore une fois, le commerce électronique
n'est qu'une infime part des opportunités d'une PME pour
économiser des couts, des fonds propres, des délais, accroitre sa
réactivité et se développer
157
4.2 Réception d'information : recevoir, se faire livrer ou aller
chercher l'information
158
4.2.1 Passive : exploiter ce qui arrive, le data mining
158
4.2.2 Semi-active : définir ses centres d'intérêt afin de
recevoir automatiquement l'information pertinente ainsi que les mises à
jour des logiciels utilisés (PUSH et Agents Intelligents)
158
4.2.2.1 La veille économique, technique ou commerciale :
158
4.2.2.2 Des informations personnalisées : le "narrow casting"
159
4.2.2.3 Une mise à jour automatique de vos logiciels
159
4.2.2.4 Une fonction d'alerte qui vous permet de réagir plus vite pour
parer un danger ou saisir une opportunité
159
4.2.2.5 Des agents intelligents qui cherchent à votre place et
apprennent à mieux connaître vos besoins
160
4.2.2.6 Téléalerte et téléaction
160
4.2.2.7 Ce sujet est de ceux qui soulèvent les passions
161
4.2.3 Une utilisation active des ressources du web
161
4.2.3.1 Recherche de compétences : le recrutement
161
4.2.3.2 Une nouvelle voie pour la formation des membres du personnel de
l'entreprises
162
4.2.3.3 Recherche de partenaires technologiques ou commerciaux
162
4.2.3.4 Aller chercher des services sur le Web
163
4.2.3.5 L'utilisation de services évolués en ligne: les ASP
(Application Services Providers)
163
4.2.3.6 L'Intelligence Economique: Recherche d'informations techniques et
économiques (brevets, publications, banques de données,
normalisation, marques,.... )
163
4.2.3.7 Recherche d'information sur l'offre des concurrents
164
4.2.3.8 Renseignements commerciaux ou financiers sur les clients ou les
partenaires
164
4.2.3.9 Recherche d'appels d'offre
164
4.2.3.10 Les achats; recherche de nouveaux fournisseurs (sourcing),
e-procurement, shopbots, market-places
164
4.2.3.11 Des partenaires incontournables: les administrations
166
4.2.3.11.1 Le poids des formalités administratives représente une
charge non négligeable
166
4.2.3.11.2 Une opportunité pour faire des économies et gagner en
transparence: les marchés publics
166
4.2.4 En guise de conclusion..."de l'information moins fausse plus vite"
166
4.3 travail coopératif : l'apport majeur de l'Internet
167
4.3.1 un point commun: réduire les couts, les délais de
réalisation et de conception, les besoins de capitaux en augmentant
réactivité et flexibilité
167
4.3.2 A l'intérieur de l'entreprise l'Intranet
167
4.3.2.1 premier pas: donner à chaque salarié de l'entreprise une
adresse électronique
167
4.3.2.2 Développer un Intranet ?
167
4.3.2.3 L'Intranet zombie : le e-journal d'entreprise
168
4.3.2.4 Les Intranets de première génération : la
communication interne
168
4.3.2.4.1 Un point clé, donner l'accès à tous les sites
d'implantation et au personnel nomade: les VPN
168
4.3.2.4.2 une messagerie interne : l'annuaire, la norme LDAP
169
4.3.2.4.3 Un réseau téléphonique IP
169
4.3.2.4.4 Un site web avec un portail d'accueil, des forums ou news group et un
moteur de recherche
169
4.3.2.4.5 des fonctions "secrétariat général"
169
4.3.2.4.6 un système "Push" pour apporter à chacun l'information
dont il a besoin
169
4.3.2.5 Le véritable Intranet: le système nerveux de
l'entreprise
169
4.3.2.5.1 L'Intranet devient l'outil qui permet de réduire les
coûts de fonctionnement
170
4.3.2.5.2 Internet déshumaniserait? Bien au contraire
170
4.3.2.5.3 L'intranet siège de la conception des nouveaux produits: le
PLM Product Lifecycle Management
170
4.3.2.5.4 L'intranet permet le passage direct de la conception à la
fabrication et la conduite de la production
171
4.3.2.5.5 La Télémaintenance
172
4.3.2.5.6 L'intranet permet une connaissance et un suivi du client permettant
de mieux le servir: le "Customer Relationship Management" CRM
172
4.3.2.5.7 L'Intranet permet l'intégration des systèmes de gestion
(ERP).
172
4.3.2.5.8 L'Intranet un outil pour les achats le e-procurement, la SCM " supply
chain management"
173
4.3.2.5.9 Il est particulièrement bien adapté pour les
organisations par centres de responsabilités ou par chantiers
173
4.3.2.5.10 Il est un outil précieux dans le domaine de la
qualité: organisation, gestion et traçabilité
173
4.3.2.5.11 L'Intranet devient le siège de l'intelligence
économique et de la veille technologique
174
4.3.2.5.11.1 Il est l'outil qui permet d'alimenter le système en
informations
174
4.3.2.5.11.2 Il est l'outil qui permet de les stocker de façon à
les rendre exploitables
174
4.3.2.5.11.3 Enfin il permet de diffuser en temps réel l'information
ciblée aux membres de l'entreprise (Push)
174
4.3.2.5.12 Il facilite la mise à disposition d'outils d'expertise
permettant en particulier des simulations
175
4.3.2.5.13 L'outil pour la DRH
175
4.3.2.5.13.1 Pour la gestion du personnel
175
4.3.2.5.13.2 L'Employee Relationship management (ERM) : le cliemployé
175
4.3.2.5.13.3 pour construire et capitaliser un potentiel de compétence:
le knowledge management (KM)
175
4.3.2.5.13.4 pour La formation interne du personnel : le e-learning
175
4.3.2.5.14 Démultiplier l'efficacité des commerciaux en les
connectant aux services du siège
176
4.3.2.5.15 Un outil au service des techniciens de maintenance
177
4.3.2.5.16 L'Intranet, facteur de décentralisation qui se construit
lui-même de façon décentralisée
177
4.3.2.5.17 Des possibilités nouvelles pour le télétravail
177
4.3.2.5.17.1 De nombreux avantages pour les salariés, l'environnement
et l'aménagement du territoire
177
4.3.2.5.17.2 Le gain est par contre bien moins évident pour l'entreprise
et pour les syndicats de salariés :
178
4.3.2.5.17.3 Des résultats décevants
179
4.3.2.5.17.4 Télétravail et téléservices
179
4.3.2.5.18 l'élaboration de la stratégie de l'entreprise
180
4.3.2.5.19 L'outil de pilotage pour les managers
180
4.3.2.5.20 Touchant tous les aspects de la vie de l'entreprise il concerne
également les syndicats
180
4.3.2.5.21 Moins de bureaucratie, plus de contacts humains avec les
collègues et les clients
181
4.3.2.5.22 Le stade ultime, l'Intranet de l'entreprise étendue: les
extranets
181
4.3.2.6 Les pathologies des Intranet
182
4.3.2.6.1.1 une confusion entre le "physique" et le "fonctionnel"
182
4.3.2.6.1.2 une confusion entre "information" et "décision"
182
4.3.2.6.1.3 Un confinement à l'intérieur de l'entreprise
182
4.3.2.6.1.4 Deux questions test permettent de savoir s'il s'agit d'un Intranet
"plaquette" ou d'un véritable Intranet:
183
4.3.3 L'entreprise avec ses partenaires : Internet ou Extranet
183
4.3.3.1 Un extranet: l'Intranet de l'entreprise étendue, "l'usine
virtuelle"
183
4.3.3.2 Relations client/fournisseur, donneur d'ordre et sous-traitants,
banques et entreprises : le web-EDI
184
4.3.3.2.1 Un abaissement drastique des coûts de transmission en utilisant
le réseau Internet (l'EDI sur IP)
184
4.3.3.2.2 Plus simple, moins cher, EDI dans IP: le Web EDI, le nouveau
protocole XML
184
4.3.3.2.3 Pour ces échanges entre entreprises, les réseaux
extranets: lignes privées, VPN et Places de Marché
185
4.3.3.3 Echange de données techniques "co-engineering" PLM: gain de
temps et d'argent pour concevoir et fabriquer de nouveaux produits, le "single
sign on", la "Virtual Network Organisation"
186
4.3.3.4 De la conception à la production
188
4.3.3.5 Suivi d'exécution des commandes, maintenance dépannage et
service après - vente
188
4.3.3.6 L'animation des réseaux de prescripteurs, distributeurs,
importateurs,...
188
4.3.3.7 L'Internet "classe affaire" et "classe tourisme"
188
4.3.3.8 Les pathologies des extranets:
189
4.3.3.8.1 le syndrome du "territoire"
189
4.3.3.8.2 la peur de la transparence : une nécessaire culture de la
confiance
189
4.3.4 Les réseaux d'entreprises : un champ d'application
privilégié ?
189
4.3.4.1 La Mondialisation de l'économie entraîne tout à la
fois la concentration des grands groupes et le développement d'une
multitude de PME travaillant en réseau : le principe de
subsidiarité
189
4.3.4.2 Quels types de réseaux de PME ?
192
4.3.4.2.1 Entreprises géographiquement proches
192
4.3.4.2.2 A l'inverse, réseaux d'entreprises quadrillant le territoire
193
4.3.4.2.3 Des réseaux temporaires
193
4.3.4.2.4 entreprises sous-traitantes d'un même type de donneur d'ordre
193
4.3.4.2.5 entreprises appartenant à un club actif d'utilisateurs
193
4.3.4.2.6 entreprises appartenant à un même secteur professionnel
géographiquement concentré
193
4.3.4.2.7 entreprises appartenant à une même communauté
professionnelle géographiquement dispersée sur tout le
territoire
193
4.3.4.2.8 entreprises situées dans un même Technoparc
193
4.3.4.2.9 Entreprises ayant entre elles des liens capitalistiques
194
4.3.4.2.10 Entreprises participant à des partenariats internationaux
194
4.3.4.3 Les communautés virtuelles : travailler ensemble plus
efficacement et développer une force de frappe vis à vis de
l'extérieur
194
4.3.4.3.1 Un travail en réseau plus efficace avec mise en commun de
compétences et de services
194
4.3.4.3.2 Une capacité de négociation accrue pour les achats
195
4.3.4.3.3 Une meilleure visibilité internationale pour la promotion et
les ventes :
195
4.3.4.3.3.1 Un site Web riche en information sur le domaine de
compétence de la communauté
195
4.3.4.3.3.2 Une plus grande richesse dans le catalogue proposé au client
195
4.3.4.3.3.3 Une politique active de marketing : représentants
régionaux, mailing, achats d'espaces
195
4.3.4.3.3.4 La possibilité de se faire référencer comme
fournisseur dans une place de marché
195
4.3.4.3.4 Comment se construisent de telles communautés ? les
"community brokers" et les "infomediaires"
195
4.3.4.3.4.1 Sous l'impulsion d'un leader de la profession
195
4.3.4.3.4.2 Sous l'influence d'un fournisseur commun à la plupart des
membres de la communauté
196
4.3.4.3.4.3 A l'initiative d'un donneur d'ordre dont la
compétitivité dépend de celle de ses fournisseurs
196
4.3.4.3.4.4 Sous l'influence d'une structure professionnelle
196
4.3.4.3.4.5 A l'initiative d'une entreprise qui fait profession de mettre en
place de telles organisations
196
4.3.4.3.4.6 De nombreux magazines professionnels tentent également de
jouer ce rôle auprès de leurs lecteurs.
197
4.3.4.3.4.7 Bientôt aussi les grands sites "portail" comme Amazon.com ,
Yahoo!, geocities,...?
197
4.3.4.3.4.8 Sous la direction d'une entreprise qui se crée
spécifiquement pour fédérer l'offre de service ou de
produit de cette communauté vis à vis de l'extérieur
197
4.3.4.3.4.9 Soit sous l'impulsion des pouvoirs publics
197
4.3.4.3.5 Quelques autres exemples
197
4.3.4.4 Des communautés de métier au niveau des ouvriers
"professionnels" et non plus à celui des entreprises
198
4.3.5 Quid des intermédiaires ? La création de la relation
de confiance avec le client
198
4.3.5.1 un contact direct avec le client "d'économisant" tous les
intermédiaires?
198
4.3.5.2 vers une disparition des intermédiaires qui n'apportent que
surcouts et délais
198
4.3.5.3 ...mais besoin de CONseil CONfiance: dans un univers de plus en plus
complexe, la règle "des 2 CON"
199
4.3.5.3.1 Davantage d'opportunités dans une monde plus complexe et en
évolution rapide : un besoin de conseil
199
4.3.5.3.2 L'éloignement du client et du fournisseur et la nature
virtuelle de leur contact pose à l'un comme à l'autre un
problème de CONfiance.
200
4.3.5.4 "De nouvelles chaînes de valeur vont se créer
éliminant au fur et à mesure les anciennes": les
infomédiaires
202
4.3.5.4.1 des intermédiaires spécialisés dans les achats:
faire gagner du temps et de l'argent aux clients
202
4.3.5.4.2 Les mandataires de communautés : les "infomédiaires"
203
4.3.5.5 l'émergence brutale depuis début 2000 des "market
places dans tous les secteurs professionnels
203
4.3.5.5.1 les avantages offerts par les places de marché:
économies, rapidité, services, connaissance du marché
203
4.3.5.5.2 Une plus grande efficacité pour chacun des partenaires
à travers le développement d'outils collaboratifs
204
4.3.5.5.3 poursuivre l'élaboration de standards pour mener
l'intégration à son terme : les "services web", l'EAI
205
4.3.5.5.4 Pour essayer de classer les market Places il existe de nombreuses
typologies.
205
4.3.5.5.5 market-places créées par des intermédiaires:
start-up, entreprise du secteur et courtiers
205
4.3.5.5.5.1 les start-up: de forts risques
205
4.3.5.5.5.2 Des entreprises du secteur concerné: rarement acceptable par
les acteurs du marché
206
4.3.5.5.5.3 Des intermédiaires existants (courtiers, banquiers) : les
meilleures chances
206
4.3.5.5.6 Des places de marché constituées par des
coopératives d'acheteurs
207
4.3.5.5.7 Troisième cas enfin: c'est une coalition de vendeurs
209
5 Comment saisir les opportunités offertes par l'Internet?
210
5.1 Les freins et les moteurs
210
5.1.1 Les arguments évoqués par les entreprises qui
hésitent à se lancer
210
5.1.1.1.1 "Ce n'est pas un outil pour travailler sérieusement"
210
5.1.1.1.1.1 C'est un gadget qui va faire perdre du temps à nos
salariés (Syndrome du Minitel rose).: les "Sniffers"
210
5.1.1.1.1.2 "avec le courrier électronique les employés vont
être submergés de mail"
210
5.1.1.1.1.3 "Ce n'est qu'une mode, comme les cercles de qualité"
210
5.1.1.1.2 dans le domaine du Luxe, cela risque d'impliquer un prix uniforme
211
5.1.1.1.3 Internet, outil pour effectuer des transactions? Alors c'est inutile
tant que nos partenaires ne seront pas branchés
211
5.1.1.1.4 Nous manquons d'information permettant de voir les usages
véritablement efficaces
211
5.1.1.1.5 Crainte d'une technologie complexe réservée aux
entreprises de pointe
211
5.1.1.1.6 il y a des urgences plus grandes
211
5.1.1.1.7 "Les technologies évoluent trop vite. Attendons qu'elles
soient stabilisées"
212
5.1.1.1.8 "c'est trop cher" ! ou à l'inverse "cette gratuité ne
m'inspire pas confiance"
212
5.1.1.1.8.1 "C'est une technologie trop onéreuse pour ma PME"
212
5.1.1.1.8.2 À l'inverse la "gratuité" nous a plusieurs fois
été présentée comme un facteur de blocage :
212
5.1.1.1.8.3 Le réel problème des coûts?
212
5.1.1.1.8.4 des prix encore prohibitifs pour se raccorder au fournisseur
d'accès internet
213
5.1.1.1.8.5 Malgré des baisses depuis 1998 des prix encore prohibitifs
pour les lignes louées
214
5.1.1.1.9 "C'est un réseau au bord de l'apoplexie : on ne peut pas
bâtir une stratégie sur lui"
216
5.1.1.1.10 "C'est trop dangereux": des précautions nécessaires
mais le danger est aussi de surestimer les risques
216
5.1.1.1.10.1 les risques d'agression
216
5.1.1.1.10.2 Le risque d'engagements juridiques mal contrôlés
216
5.1.1.1.11 Mais aussi des blocages liés à la remise en cause des
pouvoirs qui transparaissent dans les réactions
216
5.1.2 Les raisons qui poussent les entreprises à tenter l'aventure
217
5.1.2.1 "on ne peut pas ne pas faire"
217
5.1.2.2 "on risque d'être obligé de faire"
217
5.1.2.3 La compréhension du fait que les outils de l'Internet sont
d'abord une source d'économies
218
5.1.2.4 une source de compétitivité en apportant souplesse
efficacité et réactivité
219
5.1.2.5 La perception qu'Internet ouvre des horizons, certes aléatoires,
mais prometteurs
219
5.2 Une profonde mutation pour tous les métiers dans tous les secteurs
et pour les entreprises de toutes tailles
221
5.2.1 Internet offre des outils pour toutes les fonctions d'une entreprises
221
5.2.2 Internet au service de la stratégie de l'entreprise
222
5.2.2.1 Pour renforcer la compétitivité en augmentant
productivité, réactivité et flexibilité
222
5.2.2.2 Pour faciliter l'expansion de l'entreprise
222
5.2.3 Une modification profonde de tous les métiers dans l'entreprise
223
5.2.3.1 Les "VRP" : moins de travail administratif, des outils plus puissants
mais une perte d'indépendance dans bien des cas
223
5.2.3.2 Les commerciaux en magasin , vont devoir davantage devenir des
conseillers que des vendeurs
223
5.2.3.3 Le marketing/vente/sav
224
5.2.3.4 Pour les services les services "appro" et les services comptables
224
5.2.3.5 Pour le service achat
224
5.2.3.6 Pour le service logistique
224
5.2.3.7 Pour l'ingénieur de production
224
5.2.3.8 Pour l'opérateur de MOCN
224
5.2.3.9 Pour le Directeur Informatique
224
5.2.3.10 Pour le DRH
225
5.2.3.11 Pour les hiérarchies intermédiaires
225
5.2.3.12 Pour les "cadres" qui doivent devenir des managers
225
5.2.3.13 Les réponses à toutes ces questions ne peuvent
être à l'évidence que celles du "patron".
226
5.2.3.14 Cela va nécessiter un immense effort de formation
226
5.3 Ni un problème financier Ni un problème technique : Internet
est au premier chef un défi stratégique, un problème
d'organisation et de gestion du pouvoir
226
5.3.1.1 Peu onéreux pour le matériel et les logiciels, et facile
techniquement à mettre en oeuvre
227
5.3.1.2 Mais le véritable problème est celui de la
stratégie de l'entreprise, redéfini à partir des
opportunités offertes par le Net ... et celui de la capacité
à mettre celle-ci en ordre de bataille.
228
5.3.1.3 Quelques questions clé avant de se lancer
228
5.3.1.3.1 L'entreprise et ses partenaires sont-ils techniquement capables
d'accomplir une telle mutation?
228
5.3.1.3.2 La structure humaine de l'entreprise est-elle capable de tenir le
choc?
229
5.3.1.4 Certaines organisations sont plus propices que d'autres:
229
5.3.1.5 l'atout d'avoir déjà mis en place une organisation
"qualité"
229
5.3.1.6 Les entreprises intégrées dans un réseau sont
à l'évidence les premières concernées:
229
5.3.1.7 La culture de l'entreprise joue un rôle essentiel
229
5.3.1.8 Ne pas confondre Stratégie et planification
229
5.4 Par où commencer ?.
230
5.4.1.1 Start Simple ! Grow Fast ! Do It Now !
230
5.4.1.2 Une première étape dans tous les cas : l'e-mail
231
5.4.1.3 Une première stratégie: prudence et d'amélioration
de la compétitivité, l'Intranet puis l'extranet
232
5.4.1.4 Une logique de conquête de marchés nouveaux : le site Web
et les techniques de promotion
232
5.4.1.5 Au bout du processus une intégration de toute la chaîne:
internet, extranet et Intranet
232
5.5 Comment conduire cette évolution : quelques pistes
233
5.5.1.1 Un nécessaire engagement du patron
233
5.5.1.2 Détecter, reconnaître et s'appuyer sur les
compétences latentes
233
5.5.1.3 Profiter le d'expérience des autres : réunion entre les
managers d'entreprise, les clubs
234
5.5.1.4 Un autre moyen puissant d'aller de l'avant : les stages longs
d'élèves ingénieurs, le win.win.win
234
5.5.1.5 Savoir utiliser des compétences extérieures
235
5.5.1.6 Développer les compétences et les moyens internes
235
5.5.1.7 Enfin ne pas négliger la sécurité
236
5.5.1.7.1 Les risques de fuite d'information sensible
236
5.5.1.7.2 Les risques dus aux brigands de toute espèce
237
5.5.1.7.3 Les risques dus au manque de rigueur dans la conception des
systèmes informatiques
237
5.5.1.7.4 Les risques enfin d'accidents : incendie, inondation, panne de
matériel...
237
6 Les grandes évolutions technologiques : le haut débit et
l'Internet nomade
239
6.1 Le haut débit: Les autoroutes de l'information, l'Internet large
bande
239
6.1.1.1 La fibre optique: effondrement des prix explosion des débits,
des hierarchies bousculées
239
6.1.1.1.1 Les progrès de la R&D
239
6.1.1.1.2 Dans l'industrie l'augmentation des débits suit
également la loi de Moore de doublement tous les 18 mois
239
6.1.1.1.3 Des couts de déploiement finalement relativement modiques
240
6.1.1.2 La transmission optique à très haut débit: la
technologie laser multiplexée
241
6.1.1.3 Les constellations de satellites: une technologie de niche
241
6.1.1.4 Le développement de Drones et de dirigeables: une idée
intéressante?
242
6.1.1.5 Les technologies ATM (voix, vidéo ou données): une
technologie intermédiaire?,
243
6.1.1.6 Les réseaux conçus directement autour de la norme IP
semblent être la voie d'avenir
243
6.1.1.7 Les noeuds d'interconnexion: en Europe un grave goulot
d'étranglement
245
6.1.1.8 Les "bretelles d'accès à l'autoroute: l'actuel goulot
d'étranglement, mais les techniques sont prêtes
245
6.1.1.9 L'utilisation des réseaux câblés: un
développement rapide
245
6.1.1.10 XDSL et ADSL un débit multiplié par 100 sur le fil du
téléphone classique: l'enjeu du "dégroupage"
246
6.1.1.10.1 Le principe de la technologie DSL, son potentiel technique
246
6.1.1.10.2 Pourquoi une telle lenteur de déploiement? L'enjeu du
dégroupage,
247
6.1.1.10.3 Pourquoi "brider autant les débits?
248
6.1.1.10.4 Quelques statistiques sur l'ADSL
249
6.1.1.11 la connection directe du client final par fibre optique (fiber to
home), une étape intermédiaire la fibre hybride?
249
6.1.1.12 La boucle locale radio (BLR) pour les zones à faible
densité...et une alternative à l'opérateur historique
249
6.1.1.13 Les WAN (Wide Area Network) radio: la norme 802.11 ("WiFi") et
Bluetooth 3
250
6.1.1.14 La réception directe par satellite: une place sans doute plus
modeste que prévu il y a quelques années
252
6.1.1.15 La technologie PLC (Powerline Communications) utilise les fils de la
distribution électrique basse tension
252
6.1.1.16 Quelques chiffres
253
6.2 L'Internet nomade
253
6.2.1.1 Pour les mobiles les normes GSM ("2G"), WAP, GPRS (2,5G) Edge et UMTS
(3G) en 2010 la 4G?
253
6.2.1.1.1.1 Le GSM, les résultats décevants du WAP et le
succès spectaculaire et inattendu du SMS
253
6.2.1.1.1.2 la "2,5 G" : Le GPRS
254
6.2.1.1.1.3 la "3G" : UMTS et Edge, IMT 2000 et CDMA 1X
254
6.2.1.1.1.4 La future norme "4G"
256
6.2.1.2 Le protocole ENUM
256
6.2.1.3 Les révolutions en gestation dans le "portable" la convergence
des appareils portables, le m-business et le "m-commerce" ... et les inattendus
SMS
256
6.2.1.4 Dans la même logique l'automobile va se trouver
profondément transformée
260
6.2.1.5 Il commence à en être de même pour le train et
l'avion
261
6.3 Des techniques permettant de limiter les volumes d'information à
transmettre
261
6.3.1.1 les techniques de compression notamment d'images vidéo (MPEG) et
de sons (MP3)
261
6.3.1.2 La multiplication des serveurs de proximité (Proxy) et les
Content Delivery Network (CDN)
261
6.4 Une saturation constante quelle que soit la largeur de bande?
262
7 Internet : une chance à saisir pour développer création
d'entreprises et emploi
263
7.1 La création d'entreprises dans les NTIC: un enjeu majeur, un
problème spécifique
263
7.1.1 Un enjeu majeur au delà des coups de folie de la bourse
263
7.1.1.1 Pour le développement économique, l'emploi et la balance
commerciale
264
7.1.1.2 Quelques repères sur les montants investis en capital risque
265
7.1.1.2.1.1 Aux Etats-Unis
265
7.1.1.2.1.2 En Europe
265
7.1.1.2.1.3 En France
266
7.1.1.3 Les innovation les plus radicales proviennent quasiment toujours
d'entreprises nouvelles
266
7.1.1.4 Une économie de Standards: les premiers arrivés prennent
les places et sont ensuite indélogeables
269
7.1.1.5 Quid de la stratégie du "me too" (les "suiveurs")?
271
7.1.2 La création d'entreprise dans les NTIC: de fortes
spécificités par rapport aux autres secteurs
271
7.1.2.1 Dans beaucoup de projets peu d'expérience professionnelle
requise pour démarrer
271
7.1.2.2 On peut distinguer trois catégories de petites entreprises: les
enfants les nains et les pygmées
272
7.1.2.3 Pour démarrer peu de capitaux sont nécessaires
273
7.1.2.4 Un jeune diplômé est naturellement bien en phase avec ces
nouveaux marchés
273
7.1.2.5 Les artistes aussi
274
7.1.2.6 Un domaine où la croissance de l'entreprise et la maîtrise
d'un marché l'emporte sur une vision patrimoniale de contrôle et
de transmission familiale
274
7.1.2.7 C'est l'âge ou l'on peut se permettre de prendre des risques
274
7.1.2.8 "vendre ses salades dans le désert"? : Une dose
d'humilité souvent nécessaire
275
7.1.2.9 1999: la rupture du contrat moral entre ingénieurs et Grandes
Entreprises
275
7.1.2.10 N'oublions pas cependant une autre source de création :
l'essaimage à partir des grandes entreprises
276
7.1.2.11 Des évolutions boursières spectaculaires en hausse comme
en baisse ("Start-up" et "Start-Down"), mais néanmoins une importance
contamment croissante dans notre économie
276
7.1.2.12 Les paradoxes d'une économie de standards: quelle est la valeur
d'une start-up? B2B: Back to Basics
277
7.1.2.12.1 Même dans la "nouvelle économie" la valeur" d'une
entreprise reste son espérance de gains actualisée
277
7.1.2.12.2 L'apparent paradoxe: la valeur économique d'une start-up peut
être un multiple de ses pertes!
278
7.1.2.12.2.1 Pour une entreprise visant à devenir le standard du
marché
278
7.1.2.12.2.2 pour une entreprise développant des technologies nouvelles
et visant à se faire racheter
278
7.1.2.12.2.3 la relation entre "pertes" et valorisation dans une entreprise de
croissance
279
7.1.2.12.3 les dérives du système, la vague de mars 2000 et le
creux de 2001 : le e-krach
279
7.2 Typologie des entreprises dont on peut considérer la
création comme directement liée au développement de
l'Internet
281
7.2.1.1 Les "Chercheurs d'or" : Entreprises exploitant l'internet pour
développer leurs activités
281
7.2.1.2 Les "fabricants de pelles et de pioches" créent les outils
exploitant les potentialités de l'Internet
281
7.2.1.3 Les "Maréchaux-Ferrants" : Entreprises de service Internet
281
7.2.1.4 "Shérifs, Saloon et banquiers" : Entreprises n'utilisant pas
nécessairement Internet mais créées à partir des
nouveaux besoins qu'il génère
281
7.3 Les difficultés à surmonter pour accroitre le nombre de
création d'entreprises
281
7.3.1.1 Aujourd'hui paradoxalement les mieux formés sont les moins
créateurs
281
7.3.1.2 Le contexte culturel est très important : le rôle des
médias
282
7.3.1.3 Il dépend également de la reconnaissance sociale du
créateur qui est aujourd'hui tenté de s'expatrier
282
7.3.1.4 Outre-Atlantique il est valorisant d'avoir créé une
entreprise, même si l'aventure s'est terminée par un échec
et ce n'est malheureusement pas encore le cas chez nous
283
7.3.2 Dispositif d'appui : incubateurs et kiosques d'informations
283
7.3.2.1 Le créateur d'entreprise a besoin d'économiser son temps
283
7.3.2.2 Il a surtout besoin d'être connecté à des
réseaux : les incubateurs publics et privés
283
7.3.2.2.1.1 L'incubateur: le point d'intersection de 4 réseaux
283
7.3.2.2.1.2 les incubateurs publics: à dominante technologique
283
7.3.2.2.1.3 Les incubateurs privés : entre la société de
service et le capital risque
284
7.3.2.2.1.4 Les incubateurs "corporate" : un outil de veille technologique pour
les grands groupes
284
7.3.3 Le financement de la création d'entreprises et du
développement des jeunes entreprises: manque d'argent ou manque de
projets?
284
7.3.3.1 Paradoxalement les deux sont vrais
284
7.3.3.2 Soyons clairs : le banquier stricto sensu, celui qui prête
l'argent des autres, ne peut et ne doit prendre de risques que très
limités
284
7.3.3.3 Les investisseurs : Ceux dont le métier est le commerce du
"risque"
285
7.3.3.4 Mais cette profession elle-même se subdivise en de nombreux
métiers
285
7.3.3.4.1 Le capital risque : le plancher du million d'euros
285
7.3.3.4.1.1 Un retard dans notre pays en cours de rattrappage mais une
évolution qu'il convient de consolider
285
7.3.3.4.1.2 Un financement ciblé sur des projets déjà bien
développés: la barre du Million d'Euro
286
7.3.3.4.2 Les marchés des capitaux : un élément
déterminant pour le capital-risque
286
7.3.3.4.3 Le capital de proximité : une capacité de
démultiplication
287
7.3.3.4.4 La "love money" : essentiel pour le démarrage
287
7.3.3.4.5 Les "fonds d'amorçage" (Seed Money) : une bonne solution pour
les entreprises technologiques
288
7.3.3.4.6 Les aides publiques (Drire, Anvar, Crédits d'impot,...):
problèmes d'adaptation et de vitesse
288
7.3.3.4.7 Les Business Angels et les stock options : les éléments
clé du dispositif
289
7.3.3.4.7.1 Les Business Angels : de l'argent, mais surtout une expertise et
un réseau
289
7.3.3.4.7.2 Financer et fidéliser des cadres expérimentés,
payer avocats, conseil et fournisseurs sans sortir de cash: les stock-options
292
7.3.4 Manque de projet ou manque d'entrepreneur? la solution de l'atelier de
l'innovation
292
7.4 Une piètre connaissance de la création d'entreprises en
France
293
7.5 Autres problèmes méritant d'être signalés
293
7.5.1.1 Alléger les formalités, simplifier les procédures
: le cri du coeur!
293
7.5.1.2 Un problème important et urgent : le danger d'adopter une
réglementation à l'américaine en matière de brevets
sur les logiciels
294
7.5.1.2.1 le risque de pousser au secret quand le brevet devrait entrainer la
connaissance publique des inventions
294
7.5.1.2.2 une durée de 20 ans inadaptée à l'innovation
logicielle
294
7.5.1.2.3 paradoxalement, un outil au main des gros éditeurs pour
s'approprier les innovations des petits
294
7.5.1.2.4 une arme contre les logiciels libres
294
7.5.1.2.5 Une opportunité pour l'Europe: créer une
réglementation sui generis performante
294
7.5.1.3 Aujourd'hui les règles des marchés publics
éliminent les entreprises qui n'ont pas de références
suffisantes et donc les créateurs
295
8 Propositions pour un plan d'action
296
8.1 Les pouvoirs publics ne peuvent pas ne pas agir
296
8.1.1 L'Etat responsable de fixer les règles de droit
296
8.1.2 Les administrations génèrent des contraintes, facteurs de
coûts de gestion
296
8.1.3 Les pouvoirs publics sont un acteur économique majeur
296
8.1.4 Les pouvoirs publics responsables d'un développement harmonieux
des territoires
296
8.1.5 Les pouvoirs publics ont une mission "d'éclairage public"
296
8.1.5.1 Diffuser l'information qu'ils détiennent
296
8.1.5.2 Mettre en place un observatoire pour que chacun puisse se situer par
rapport aux évolutions en cours
297
8.1.5.3 Assurer une formation adaptée aux évolutions
297
8.1.5.4 Orienter les efforts de la recherche publique aux fins de donner des
armes à nos entreprises pour forger leur avenir
297
8.1.5.5 Créer les conditions de la confiance : signature
électronique, registre du commerce, certification,...
297
8.1.5.6 Un rôle d'éclairage public vis à vis du tissu des
PME
297
8.1.5.7 Les pouvoirs publics se doivent enfin d'être exemplaires
298
8.1.6 Le programme d'action des pouvoirs publics
298
8.2 Améliorer l'environnement global pour créer les conditions du
décollage
298
8.2.1 Faire évoluer l'environnement juridique
298
8.2.1.1 Faire évoluer les règles de droit pour qu'elles apportent
des réponses claires et stables aux nouvelles questions posées
par l'internet
298
8.2.1.2 Créer les conditions de la confiance ; signature
électronique, nommage, registre du commerce, contrats type,
certification,...
299
8.2.1.3 Réunir les conditions permettant un véritable
développement du paiement électronique
300
8.2.1.4 Autoriser un niveau raisonnable dans le domaine du cryptage
300
8.2.1.5 Adapter le droit de la concurrence et le faire respecter notamment dans
le domaine des Télécom
301
8.2.1.6 Devenir des acteurs encore plus actifs de la construction d'un droit
nécessairement international: le problème du ressort
302
8.2.1.6.1.1 Quid du droit d'expression sur internet
303
8.2.1.6.1.1.1 responsabilité pénale et civile pour un site
accessible depuis tous les pays du monde,
303
8.2.1.6.1.1.2 protection contre la calomnie, les injures, la diffamation,
l'atteinte à la vie privée
303
8.2.1.6.1.1.3 Quid à l'inverse de la liberté d'expression
303
8.2.1.6.1.1.4 Quid des lois réglementant les publications?
303
8.2.1.6.1.2 Quid de la protection des individus
303
8.2.1.6.1.2.1 protection des mineurs (âge de la majorité?,...)
303
8.2.1.6.1.2.2 protection de l'adulte contre des tentations
préjudiciables à sa santé (drogue, alcool,...) ou à
ses finances (jeux, loteries, casino, paris sur les match de foot,...) ou
à sa moralité (censure,...)?
303
8.2.1.6.1.2.3 protection assurée aux malades : vente de
médicaments en ligne, publicité pour les médicaments
304
8.2.1.6.1.2.4 Quid des consultations en ligne (avocats, médecins,...)?
304
8.2.1.6.1.2.5 protection de la vie privée:
305
8.2.1.6.1.2.5.1 élaboration et commercialisation des fichiers
305
8.2.1.6.1.2.5.2 web-bugs et autres spywares
305
8.2.1.6.1.2.5.3 Quid de la publication sur Internet des décisions de
justice?:
305
8.2.1.6.1.2.5.4 Quid de l'exploitation des caméra de
vidéo-surveillance, de la géolocalisation
305
8.2.1.6.1.2.5.5 protection du secret des correspondances et donc du droit de
les crypter
306
8.2.1.6.1.2.6 protection des travailleurs (télétravail)
306
8.2.1.6.1.2.7 protection du consommateur? Législation du vendeur ou de
l'acheteur?
306
8.2.1.6.1.2.8 protection de l'épargnant? empêcher les
opérations de désinformation:
306
8.2.1.6.1.3 Quid de la propriété intellectuelle ?
307
8.2.1.6.1.3.1 droit d'auteur, copyright, droit de suite pour les oeuvres d'art,
site "warez",...
307
8.2.1.6.1.3.2 droit du brevet sur les logiciels
308
8.2.1.6.1.3.3 du droit des marques? problèmes posés par les
procédure de nommage sur Internet?
308
8.2.1.6.1.4 Quid du droit de la concurrence, exclusivités territoriales,
monopoles, abus de position dominante?,
308
8.2.1.6.1.4.1 publicité comparative, dénigrement, appel à
boycott, publicité mensongère, parasitisme commercial,
paracommercialisme,...
308
8.2.1.6.1.4.2 Lutte contre les monopoles : le cas Microsoft
309
8.2.1.6.1.4.3 ententes et abus de position dominante : les Market places ?
309
8.2.1.6.1.5 Quid du droit commercial, comptable, fiscal, douanier
310
8.2.1.6.1.5.1 signification de l'exclusivité territoriale d'une
concession?
310
8.2.1.6.1.5.2 Quelle est la période légale des soldes sur la
toile?
310
8.2.1.6.1.5.3 Quid du droit de la preuve en cas de contrats
électroniques?
310
8.2.1.6.1.5.4 Quid de la protection des données sensibles des
entreprises
310
8.2.1.6.1.5.5 Quid de la protection de certains privilèges (monopole des
commissaires-priseurs, loi bancaire, quotas, régime des pharmacies
d'officine, prix unique du livre,...)
310
8.2.1.6.1.5.6 Quid des règles comptables
311
8.2.1.6.1.5.7 Quid des législations fiscales et douanières sur
les produits dématérialisés ou vendus sur internet
311
8.2.1.6.1.6 Quid des règles protégeant la société,
lutte contre la cyber-criminalité et le cyberterrorisme
311
8.2.1.6.1.6.1 Quid contre le terrorisme s'attaquant à nos réseaux
d'information et de commandement
311
8.2.1.6.1.6.2 Quid de la protection de la société contre la
violence
311
8.2.1.6.1.6.3 capacité des Etats à se protéger (censure,
interdiction de la cryptographie, attaque des sites contrevenants...)?
311
8.2.1.6.1.6.4 protection contre de nouvelles formes de pollution comme le
SPAM?.
312
8.2.1.6.1.6.5 les pirates, les producteurs de virus, de bombes logiques, de
Worms, de Hoax, de Chevaux de Troie,...:
312
8.2.1.6.1.6.6 cyber-escrocs, blanchiment d'argent, chaînes pyramidales,
abus de confiance, désinformation, détournement de moyens de
calcul, sites de "carding"...
312
8.2.1.6.1.6.7 Comment être aussi rapides que les délinquants
313
8.2.1.6.1.7 Quid du rôle régalien de l'Etat
313
8.2.1.6.1.7.1 droit d'émettre de la monnaie?
313
8.2.1.6.1.7.2 Quid des organes de régulation dans le domaine des NTIC?
313
8.2.1.6.1.7.3 Quid du rôle à donner à
l'autorégulation (codes de bonne conduite) par rapport au pouvoir
normatif des Etats? La "corégulation"?
313
8.2.1.6.1.7.4 Une révolution dans l'élaboration des normes
313
8.2.1.6.1.7.5 Des règles nécessairement internationales sinon des
"arbitragistes" jouerons des différences de législation
314
8.2.1.6.1.8 Quid de la e-démocratie: le vote électronique ou
"e-vote"
314
8.2.1.7 Assurer une participation active de spécialistes
français aux instances informelles qui élaborent les
règles de droit sur le net
315
8.2.2 Alléger le poids des contraintes administratives,
316
8.2.2.1.1 moderniser l'Etat, dématérialiser les procédures
: impôts, déclarations sociales...
316
8.2.2.1.2 utiliser la géolocalisation
317
8.2.3 Les pouvoirs publics, acteurs économiques efficaces et facteurs
de progrès
317
8.2.3.1 Gérer les achats publics sur l'Internet: une source
d'économie, un facteur d'entraînement
317
8.2.3.1.1.1 Au minimum publier gratuitement les appels d'offre (et si
possible les prévisions)
318
8.2.3.1.1.2 ... de façon à simplifier le travail administratif
des soumissionnaires
318
8.2.3.1.1.3 l'utilisation des enchères sur Internet pour les achats
publics: les marchés publics
318
8.2.3.1.1.4 sans oublier une autre source de gain d'efficacité: la
gestion de l'exécution des marchés
318
8.2.3.2 utiliser Internet comme canal de vente
319
8.2.3.3 Encourager la migration sur Internet des services Minitel
319
8.2.4 Favoriser toute initiative permettant d'améliorer la vitesse de
transmission et de diminuer les coûts pour le client
319
8.2.5 Une mission d'éclairage public
320
8.2.5.1 Avoir au niveau des pouvoirs publics un discours fort clair et
crédible sur Internet
320
8.2.5.2 Diffuser l'information publique
321
8.2.5.3 Favoriser l'usage d'Internet à toutes les étapes du
processus éducatif et former les spécialistes nécessaires.
322
8.2.5.4 Conduire une politique de recherche ambitieuse
322
8.2.5.4.1 Bien entendu dans le domaine des technologies dures
322
8.2.5.4.2 Mettre au point les outils adaptés aux PME
323
8.2.5.4.3 Quelques sujets de recherche qui paraissent essentiels pour permettre
aux entreprises et à la société d'utiliser les
potentialités d'Internet plus intelligemment
323
8.2.5.4.3.1 Quelles mutations Internet génère-t-il dans les
structures industrielles ? la fabless corp?
324
8.2.5.4.3.2 Quelles mutations dans l'organisation des entreprises ?:
324
8.2.5.4.3.3 l'Internet une économie de standards et non de High Tech:
NTIC ou plutôt NST?
325
8.2.5.4.3.4 Quelles évolution dans les modèles
économétriques: les coûts? La rentabilité des
investissements immatériels? Les mécanismes de financement?
325
8.2.5.4.3.5 La propriété intellectuelle, le brevet logiciel:
325
8.2.5.4.3.6 l'urbanisme
325
8.2.5.4.3.7 l'aménagement du territoire
326
8.2.5.4.3.8 dans le domaine juridique
326
8.2.5.4.3.9 dans le domaine social et politique
326
8.2.5.4.3.10 dans le domaine artistique
327
8.2.5.4.3.11 Dans le domaine militaire: la soft-war
327
8.2.5.4.3.12 Dans le domaine de la formation: NTE et e-learning : les "Sciences
Cognitives"
328
8.2.5.4.3.13 Dans le domaine médical
329
8.2.5.4.3.14 dans le domaine de la politique de la recherche et de
l'évaluation des chercheurs
329
8.2.5.4.3.15 Dans le domaine macroéconomique enfin : comment
évaluer l'impact global, le benchmarking
329
8.2.5.4.4 Mobiliser tout particulièrement les écoles relevant de
notre Ministère
329
8.2.5.5 Favoriser la création de labels pour éclairer le
client
330
8.2.5.6 Les pouvoirs publics promoteurs du développement
économique
330
8.2.5.7 Aider les PME à se saisir des opportunités offertes par
Internet et favoriser la création d'entreprises
331
8.3 Des mesures spécifiques pour les PME
332
8.3.1 Une nécessité pour l'administration : travailler en
équipe de projet interministérielle
332
8.3.2 Informer les PME et les sensibiliser aux enjeux d'Internet
332
8.3.2.1 Une action de sensibilisation est encore malheureusement
nécessaire
332
8.3.2.2 Les grandes réunions de sensibilisation
333
8.3.2.2.1 En général un coup d'épée dans l'eau
333
8.3.2.2.2 Une exception : quand c'est le gros client qui organise la
cérémonie..
334
8.3.2.2.3 Egalement la technique du Coucou, efficace et peu onéreuse
334
8.3.2.2.4 Un risque grave: se reposer sur un grand opérateur pour
conduire cette sensibilisation
334
8.3.2.3 Une sensibilisation par une politique de communication au niveau
régional ou local
334
8.3.2.3.1.1 L'organisation de concours et de prix
334
8.3.2.3.1.2 Une collaboration avec les organes de presse
335
8.3.2.4 Un travail d'évangélisation sur le terrain
335
8.3.2.4.1 S'appuyer sur les réseaux qui travaillent déjà
au quotidien avec les chefs d'entreprise
335
8.3.2.4.2 Donner à ces conseillers les atouts leur permettant
d'être efficaces
335
8.3.2.4.2.1 Une formation aux usages performants et utiles des outils de
l'Internet dans une PME
335
8.3.2.4.2.2 Des moyens techniques permettant une pratique professionnelle
quotidienne en adéquation avec le discours
335
8.3.2.4.2.3 Une banque de success stories pour permettre au chef d'entreprise
de voir concrètement ce qu'Internet peut lui apporter
336
8.3.2.4.2.4 Des outils d'autodiagnostic, cahiers des charge type, guides
sectoriels, annuaires des compétences
336
8.3.2.4.2.5 mettre en commun tous ces outils entre les régions?: le
webring des acteurs de terrain
337
8.3.2.4.2.6 Des actions qui doivent faciliter l'émergence du conseil
privé et non se substituer à lui
337
8.3.2.4.2.7 Sensibiliser les patrons de PME par l'intermédiaire de
certains réseaux de professionnels ayant un rôle de conseil,
souvent très écoutés, comme les experts-comptables
337
8.3.2.4.2.8 Des plateformes de démonstration pour pouvoir "toucher du
doigt"
338
8.3.2.5 Utiliser le potentiel que représente les stagiaires en
entreprise
338
8.3.2.5.1.1 Les stages de fin d'étude des Grandes Ecoles
338
8.3.2.5.1.2 les CFA (Centres de Formation d'Apprentis), un outil fantastique
pour toucher les TPE
339
8.3.2.6 L'utilité des actions tournées vers le tissu
associatif
339
8.3.2.7 Une nécessaire coopération de tous les acteurs de terrain
pour mener les actions de sensibilisation
339
8.3.3 Passer de la sensibilisation à l'action
340
8.3.3.1 Proposer des prédiagnostics courts
340
8.3.3.2 Veiller à ce que dans chaque prestation de conseil aidé
(FRAC) il y ait un minimum de réflexion sur l'utilisation d'Internet
dans le domaine considéré
340
8.3.3.3 Aider les chefs d'entreprise engagés dans une démarche
internet à s'entraider et à se former mutuellement
340
8.3.3.3.1.1 Des Clubs actifs ou passifs?
341
8.3.3.3.1.2 ...Homogène, hétérogène ou
centré sur un cluster d'entreprises
341
8.3.3.3.1.3 ... Gros ou petit, local ou régional?
341
8.3.3.4 Agir à travers des groupes d'entreprises déjà
constitués
341
8.3.3.4.1.1 Utiliser des réseaux ou clubs existants, autour d'un
centre d'intérêt ou d'un projet commun
341
8.3.3.4.1.2 Organiser (ou de profiter d') un voyage à l'étranger
342
8.3.4 Une claire priorité : le montage d'actions collectives
342
8.3.4.1 Six arguments forts pour cette priorité
342
8.3.4.2 Pistes à creuser pour les actions collectives :
343
8.3.4.3 Quelques idées de thèmes qui pourraient intéresser
les entreprises participant à ces réseaux
343
8.3.4.4 N'oublions pas l'intendance : la logistique, un facteur clé
345
8.3.4.5 Des opérations lourdes qui nécessitent la mobilisation de
tous les partenaires
345
8.3.4.6 Un objectif prioritaire pour les Centres Techniques Industriels (CTI)
346
8.3.4.6.1 utiliser cet outil de communication pour mieux travailler avec les
"ressortissants" :
346
8.3.4.6.2 donner au CTI flexibilité, réactivité,
efficacité en comprimant ses couts
346
8.3.4.6.3 Enfin, et surtout le rôle du CTI est d'aider les entreprises de
son secteur à être plus performantes
346
8.3.5 Accompagner les développements les plus ambitieux
347
8.3.5.1 Savoir résister à la tentation d'opérations
spectaculaires, peu onéreuses, touchant un grand nombre d'entreprises et
permettant un fort effet d'annonce...mais contreproductives
347
8.3.5.2 Par contre savoir intervenir au stade coûteux, risqué,
mais à fort enjeu : celui du véritable engagement sur les
technologies Internet
347
8.3.5.3 Ne pas inventer des procédures nouvelles. Le portail des
concours publics
349
8.3.6 Un volet incontournable de tout plan d'action efficace : la formation des
acteurs
351
8.3.6.1 Une priorité : former le patron, ou mieux, l'équipe
dirigeante
351
8.3.6.2 Former les conseillers de l'entreprise sans oublier les experts
comptables
352
8.3.6.3 De nouveaux métiers? Ou plutot un profond changement dans les
métiers actuels?
352
8.3.6.4 Nécessité parfois de certaines formations plus pointues
353
8.3.6.5 ...et à l'inverse de formations touchant un public très
large
353
8.3.7 Utiliser Internet comme un outil d'une politique de développement
local
353
8.3.7.1 Internet peut tout aussi bien entrainer une concentration qu'une
déconcentration de l'activité économique
353
8.3.7.2 Une situation particulèrement critique pour les fournisseurs et
sous-traitants (automobile, armement, aéronautique,...)
354
8.3.7.3 Infrastructures de Telecom : quand les pouvoirs publics retrouvent leur
responsabilité en matière d'aménagement du territoire
355
8.3.7.3.1 Progressivement les infrastructures de
télécommunications, tant au niveau de leur qualité que de
leur coût sont devenues un élément déterminant dans
la compétitivité d'un territoire.
355
8.3.7.3.2 La fin du monopole entraîne une féroce concurrence qui
conduit à un effondrement des prix ... dans les zones où cette
concurrence se manifeste : le risque est de voir apparaître un
accroissement des écarts entre ces zones et les autres
355
8.3.7.3.3 Les Télécoms : une infrastructure qui pose les
mêmes problèmes aux responsables de l'aménagement que les
dessertes aériennes, les voies ferrées ou les routes
357
8.3.7.3.3.1 Les deux notions de rentabilité d'un investissement: pour
l'opérateur et pour la collectivité concernée
357
8.3.7.3.3.2 Les conséquences à en tirer en matière de
financement de ces infrastructures
357
8.3.7.4 Quelques pistes de réflexion sur les actions à
conduire au niveau des pouvoirs publics
358
8.3.7.4.1 Une solution de facilité désormais impossible : faire
pression sur l'opérateur historique
358
8.3.7.4.2 Alors quels moyens d'action ? Pour quels pouvoirs publics ?
359
8.3.7.4.2.1 Cohésion et solidarité : deux
préoccupations au niveau européen:
359
8.3.7.4.2.1.1 une préoccupation de cohésion
359
8.3.7.4.2.1.2 une préoccupation de solidarité :
359
8.3.7.4.2.2 Au niveau national comme au niveau régional ou local
à l'appui de la stratégie de développement ou de
reconversion définie pour le territoire
359
8.3.7.4.2.2.1 Gérer la "rente minière" liée à la
concession de l'espace electromagnétique
359
8.3.7.4.2.2.2 Réaliser des infrastructures préalable permettant
de baisser coûts et délais pour un nouvel entrant
359
8.3.7.4.2.2.3 Traiter ces d'investissements comme les autres infrastructures
structurantes pour l'aménagement du territoire
360
8.3.7.4.2.2.4 ceci implique d'autoriser les collectivités à
financer les opérations et leur en donner les moyens financiers (LSI et
CIAT du 9 juillet 2001)
361
8.3.7.4.3 La nécessité pour les pouvoirs publics de se doter
à chaque niveau des compétences nécessaires
361
8.3.7.5 Il est clair cependant qu'une telle politique ne peut se limiter aux
infrastructures, ni même au développement économique au
sens étroit du terme
362
8.3.7.6 Le projet de Parthenay illustre bien l'extrême imbrication de
l'économique et de tous les autres aspects de la vie locale.
362
8.3.7.7 De nombreuses autres initiatives qui méritent d'être
encouragées
363
8.3.8 Les services de l'Etat chargés de favoriser le
développement des PMI se doivent de pleinement maîtriser et
utiliser Internet
363
8.3.8.1 Les 10 points clef pour un Intranet-extranet-web de l'administration
364
8.3.8.1.1.1 Une messagerie: chaque membre du personnel de la DRIRE doit
être doté d'une adresse e-mail,
364
8.3.8.1.1.2 Un Intranet pour le fonctionnement interne (intégrant l'ERP)
364
8.3.8.1.1.3 Des bases de données structurées autour d'un SIG
(Système d'information géographique)
364
8.3.8.1.1.4 Cet Intranet devra prendre en compte le nomadisme de la plupart des
ingénieurs subdivisionnaires
364
8.3.8.1.1.5 Un site WEB transactionnel véritable Portail d'accès
à tous les services offerts
364
8.3.8.1.1.5.1.1 Il doit également être accessible au grand public
et aux associations
365
8.3.8.1.1.6 Un accès Internet à partir de chaque poste de travail
365
8.3.8.1.1.7 Une application-serveur PUSH pour diffuser l'information
365
8.3.8.1.1.8 Une application-client PUSH et d'agents intelligents
365
8.3.8.1.1.9 Des forums avec les usagers concernés et des listes de
discussion
365
8.3.8.1.1.10 Les DRIRE devront dans le même temps développer des
extranets entre elles et avec les administrations centrales qui les concernent:
économie, environnement, recherche, transports...
365
8.3.8.1.1.11 D'autres extranets devront être constitué avec les
administrations régionales et les autres partenaires
365
8.3.8.2 Une démarche originale de la DARPMI: d'abord favoriser les
initiatives puis les harmoniser
365
8.3.8.3 Un outil indispensable pour l'avenir : le KIT extranet
366
8.3.8.4 Nécessité de mettre en place un véritable outil
d'intelligence économique: le projet Myrtille
367
8.3.8.4.1.1 Nécessaire pour l'efficacité de notre action
367
8.3.8.4.1.2 Besoin d'entreprises nationales d'intelligence économique,
performantes et indépendantes
367
8.3.8.4.1.3 Utilité pour les PME de disposer d'un "éclairage
public" dans ce domaine
367
8.3.8.4.1.4 Le projet myrtille
367
8.4 Des mesures pour favoriser la création d'entreprises
368
8.4.1.1 Faire évoluer l'enseignement notamment dans les écoles
d'ingénieur
368
8.4.1.2 Favoriser les créations par des chercheurs
369
8.4.1.3 Créer un contexte culturel favorable à la création
d'entreprise
369
8.4.1.4 Ne plus pénaliser l'échec
369
8.4.1.5 Mettre en place des incubateurs bien branchés sur les
réseaux gestion, finance, technologie et industrie
369
8.4.1.6 Favoriser l'émergence d'un tissu dense de petites
sociétés de services
370
8.4.1.7 Pour les entreprises à fort potentiel de développement
favoriser le développement des Business Angels
370
8.4.1.8 Eviter que l'évolution sur la réglementation sur les
brevets ne donne des armes aux grosses structures pour verrouiller l'innovation
371
8.4.1.9 Se donner les moyens d'observer la dynamique de la création
d'entreprise pour agir de façon plus pertinente
371
8.4.1.10 Ouvrir l'accès des marchés publics aux créateurs
371
8.4.1.11 Rétablir les Stock Options pour permettre aux Pme à
forte capacité de croissance de recruter les cadres de haut niveau dont
elles ont besoin
371
8.4.1.12 Mener à terme la réforme des FCPRI afin d'en simplifier
les règles de gestion
372
9 CONCLUSION
373
"Ce qui est marginal mais croît de façon exponentielle peut devenir majeur"
Jean-Claude Pelissolo
"we haven't seen anything yet"
Jean-François Abramatic
Internet et Entreprises: Mirages et opportunités ?
Quelles initiatives prendre ?
Aujourd'hui celui que l'on appelle le "réseau des
réseaux" est devenu incontournable. Il a ses fans, fascinés par
ses possibilités immenses. Il a aussi encore ses détracteurs, qui
ne manquent pas une occasion de mettre en évidence ses défauts
liés à sa conception et l'absence de contrôle qui en fait
sa force aux yeux des uns et sa faiblesse aux yeux des autres.
Par ailleurs beaucoup encore, notamment dans notre pays n'ont pas toujours
compris qu'au delà de la partie "visible" (sites web, commerce
électronique) il offre de outils qui engendrent une transformation en
profondeur de l'économie et de la société.
1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque nucléaire :
1964 : le Ministère américain de la
Défense a l'idée d'un réseau de communication sans
véritable direction centralisée, conçu de façon
à demeurer opérationnel même si des portions
entières du réseau tombent en panne ou sont détruites
Paul Baran de la Rand Corporation en invente l'architecture avec la
numérisation des informations et le découpage de celle-ci en
petits blocs : L'originalité du système mis en place, qui assure
son invulnérabilité à une attaque militaire "physique",
est l'absence de point central : Le réseau fonctionne sur un
mode purement coopératif avec une multitude d'ordinateurs et de
réseaux locaux ayant tous les mêmes prérogatives.
L'idée fondamentalement nouvelle est de mettre "l'intelligence" dans les
terminaux et non dans le système de transmission avec ses gros centraux
téléphoniques
Chaque ordinateur "serveur" qui se connecte pour émettre et recevoir sur
l'Internet, participe en outre au routage des messages qui circulent à
travers le monde selon des cheminements quelque peu aléatoires : il
reçoit des serveurs voisins des "paquets d'information" (les messages
trop longs doivent en effet être tronçonnés en petits
"paquets") et en fonction de l'adresse de destination, le transmet à son
tour à un autre ordinateur qui se trouve "à peu près" dans
la bonne direction et dont la ligne est disponible (les paquets composant un
même message empruntent éventuellement des chemins
différents et n'arrivent pas obligatoirement dans l'ordre initial)
Réaction1(*)
d'AT&T: "c'est aussi stupide que de mettre le pétrole
dans des tasses à café pour le transporter dans un pipeline".
A cette même époque Engelbart invente la souris
www.engr.orst.edu/old_news/121098/engelbart.htm
En 1969, Larry Roberts de l'Agence américaine de l'armement
(Arpa) demande à quatre universités américaines de
mettre ces idées en pratique dans un réseau expérimental.
Quatre supercalculateurs sont interconnectés en 1971 : c'est le
réseau Arpanet:
http://som.csudh.edu/cis/lpress/history/arpamaps/f8sep1971.jpg
La nécessité d'adopter des standards, élément
clé du succès, et d'aller vite a conduit à la mise en
place ce que certains ont appelé une "adhocratie" avec une
coordination d'étudiants qui développent les idées de
"protocoles" et de "RFC" (Request For Comment) permettant de
lancer les idées nouvelles et de les tester auprès de la
communauté
Cette rupture dans les méthode d'élaboration de la normalisation internationale, porte en germe une évolution dont nous n'avons pas encore tiré toutes les conséquences: elle risque de marginaliser les organes de normalisation officiels et leurs longs processus formels
Les chercheurs américains utilisent très vite ce réseau qui leur permet de se partager des capacités de calcul de quelques très gros ordinateurs, très onéreux à l'époque. Paradoxalement, comme nous le verrons plus tard cette utilisation, vite marginalisée refait surface aujourd'hui avec la mise en réseau de ... millions de micro-ordinateurs
1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de convivialité :
Mais
rapidement, comme c'est souvent le cas pour des innovations radicales
2(*) ce n'est pas l'usage pour lequel il
avait été conçu au départ qui prédomine : le
réseau est de plus en plus utilisé pour consulter des bases de
données, échanger des articles scientifiques puis des messages.
Quelques étapes :
1960 Ted Nelson invente l'hypertexte dont le premier
modèle électromécanique fut publié en 1945 par
Vannevar Bush. Inventeur du mot "hypertexte", Ted Nelson, conçoit
l'hypertexte comme un gigantesque réseau contenant toute la production
intellectuelle (littérature, peinture, musique,...) mondiale. Ce
réseau, qu'il a nommé "Xanadu" (dont on peut penser qu'il
a inspiré "wanadoo"...), serait accessible par tous, chacun pouvant y
ajouter ses propres productions. Celles-ci seraient reliées les unes aux
autres par des "liens hypertextes" explicitant leurs relations. Les liens entre
ces différents éléments permettraient de "naviguer" de
l'un à l'autre. L'utilisateur pourrait d'ailleurs lui-même ajouter
des liens à ce gigantesque Hypertexte, contribuant ainsi à la
mise à jour progressive du réseau implicite que constitue notre
culture littéraire, artistique et scientifique...
1971 Louis Pouzin, chercheur à l'INRIA,
épaulé par Michel Montpetit invente le
"datagramme", pièce essentielle de la transmission par paquet qui
ne nécessite plus l'immobilisation d'une voie de communication comme le
protocole américain de l'époque (Host-Host) : c'est le
début du réseau Cyclades.
automne 1971 Ray Tomlinson invente l'e-mail, courrier
électronique et choisit un symbole inutilisé dans les
laboratoires, le "@" pour séparer l'adresse de la machine du nom
du destinataire et création d'un groupe de travail en vue de
définir un standard d'interconnexion.
www.ifla.org/documents/internet/hari1.txt et
http://ojr.usc.edu/content/ojc
D'après un professeur de l'Université de Rome le @ aurait
été "inventé par les Marchands Vénitiens au
16ème siècle et correspondait à une unité de mesure
: l'amphore, ce symbole aurait transité par le monde arabe et l'Espagne
avant de devenir le "commercial a" Anglo-saxon
1972: André Truong, créateur de la
Société R2E, et François Gernelle, son
directeur général, pour répondre aux besoins de l'INRA
(Institut de Recherche Agronomique) invente le premier micro-ordinateur
: le Micral, autre pièce essentielle du futur réseau
Internet, (réaction d'alors d'un haut responsable de Bull
rappelée par le Monde "vous n'avez jamais rien compris à
l'informatique"),
1974 : Vinton Cerf met en oeuvre le concept de datagramme,
développé avec "Cyclades", dans le réseau Arpanet
pour créer un des protocoles de base de l'Internet : TCP
(protocole de contrôle de transmission). Les multiples "paquets"
émis ne parviennent pas tous à destination (jusqu'à 15%
sont perdus) : en cas d'engorgement momentané, certains routeurs peuvent
en effet être amenés à détruire ceux qui sont en
attente: c'est le protocole TCP qui détecte ces échecs de
transmission et provoque une nouvelle émission du paquet
considéré
Dès cette période, la participation de pays autres que les
Etats-Unis à des travaux de spécifications et de tests est tout
à fait notable: En France, l'Inria et le Cnet
www.cnet.fr sont
particulièrement actifs.
C'est aussi l'époque où le CNET "invente" l'ATM
www.atmforum.com qui a
été jusqu'à aujourd'hui une technologie importante pour
accroître de façon substantielle les capacités de
transports des réseaux de télécommunications pour la
transmission de données.
1977 : , le protocole d'adressage IP (Internet Protocol) voit le
jour : il vient compléter le protocole TCP. Dès lors, pour
reprendre la définition de l'AFTEL :
"Un
internet est alors défini comme un ensemble de réseaux
interconnectés
et l'Internet, comme l'ensemble des réseaux Internet
interconnectés à l'aide du protocole TCP/IP"
76-78 : le projet Cyclades beaucoup trop
"déstabilisant", moins "contrôlable" pour les modèles
établis dans notre pays, se heurte à une très violente
hostilité de l'administration des PTT3(*) : celle-ci développe la norme X25
issue du protocole "Host-Host" américain, crée Transpac et
obtient l'arrêt du projet Cyclades (qui n'aura coûté au
total que 20 MF) : le protocole TCP IP devient "hors la loi" (alors qu'à
ce moment il permettait déjà des débits 30 fois plus
élevés : 2.000 kbit/s contre 64 kbit/s pour Transpac).
Dany Vandrome, Directeur de Renater,
www.renater.fr rappelle qu'en
1984 nos chercheurs devaient se déplacer à Londres pour se
connecter à ARPANET ...
Sur cette base est lancé le Minitel à l'abri des
perturbateurs. "A cette époque déjà les tarifs
dans notre pays étaient plus du triple de ceux pratiqués
aux Etats-Unis pour les entreprises" (Robert Mahl, Annales des mines - nov
96).
1981: la NSF (National Science Foundation) décide de financer un
réseau "Computer and Science Network" qui deviendra plus tard le
NSFNet afin d'offrir aux universités des services tels que la
messagerie.
1982 l'Administration et les grandes entreprises américaines
(IBM, Digital, HP,..), voulant "reprendre la main" essaient d'imposer un
standard "vraiment professionnel": l'OSI: le consensus des internautes
sur TCP/IP conduit à l'échec de cette offensive
1988 le Finlandais Jarkko Oikarinen, université
d'Oulu invente l'IRC (Internet Relay Chat) "standard de
téléconférence synchrone en mode texte par Internet" qui
est aujourd'hui un des principaux usages du réseau, pour l'instant
encore peu dans les entreprises
www.mirc.co.uk/help/jarkko.txt
1990: Tim Berners-Lee chercheur au CERN
www.cern.ch (centre
d'étude et de recherche nucléaire de Genève) invente avec
ses collègues le concept de World Wide Web (WWW) et le langage
hypertexte (HTML)
www.w3.org/History.html
:
Derrière les images ou les mots clefs choisis par les auteurs de pages
publiées sur le réseau, "se cachent" les adresses (hyperliens)
d'autres pages d'information, situées éventuellement à
l'autre bout du monde.
L'Hypertexte contient aussi bien des images, des sons ou des séquences
vidéo que du texte proprement dit.
1991 un jeune étudiant Finlandais, Linus Torvalds
développe LINUX, système d'exploitation
dérivé des systèmes d'exploitation conçus 20 ans
auparavant pour les grosses machines en réseau (UNIX 1971 Ken Thompson
et Dennis Ritchie) et le propose gratuitement. Ce système, beaucoup plus
sur plus stable et moins gourmant en ressources que celui de microsoft, donne
une nouvelle dynamique au mouvement du "logiciel libre" qui rassemble une
communauté de plusieurs dizaines de millers de développeurs
bénévoles à travers le monde: c'est un nouveau
modèle économique qui prend naissance
1993 :Grâce aux navigateurs ("browser")dont
l'ancêtre fut MOSAIC inventé par Marc Andreesen de
l'université de l'Illinois, d'un simple "clic de souris",
l'internaute peut naviguer vers cette nouvelle adresse sans avoir besoin de
savoir ni où il va, ni par quel chemin. Notons toutefois pour notre
satisfaction nationale que le principe du browser avait été
parfaitement décrit en 1588 à Paris par le capitaine Agostina
Ramelli qui décrivait le principe d'une machine mécanique capable
d'accomplir ce travail ...
www.clic.net/~mephisto/bush/bush.html
1994-1995 : c'est le véritable début des usages de
l'internet pour des usages "business" avec un accent mis dans un premier temps
sur le e-commerce et les sites "portail" avec Yahoo!, Amazon.com,...
L'augmentation de puissance des PC à prix constant, (voire
décroissant) leur facilité d'emploi, permettent à cette
même époque une explosion du nombre d'internautes.
1999-début 2000: c'est l'envolée des valeurs Internet les
"dot.com" avec des valorisations atteignant des dizaines de milliards de
dollars pour des entreprises souvent encore en phase d'investissement (Yahoo!
atteint 100 Milliards de $, soit plus que BNP-Paridas, le crédit
Lyonnais, la société générale, Renault et Peugeot
réunis!)
2000 Lancement par le gouvernement américain du projet NGI
(internet de nouvelle génération) l'objectif des USA n'est plus
militaire stricto-sensu mais l'Internet n'en est pas moins
considéré comme un enjeu stratégique géopolitique
majeur dont il convient de conserver le leadership
2001 2002 années paradoxales avec concomitamment
l'effondrement des valeurs internet et la poursuite de l'explosion des
usages et la grave crise des opérateurs téléphonique ainsi
que des équipementiers, malgré une croissance du marché
que beaucoup de secteurs envieraient
Selon Lawrence Roberts, l'un des "pères" d'Arpanet,
l'ancêtre de l'Internet, le trafic des grandes artères de
l'Internet américain (compté en octets) aurait été
multiplié par 4 entre avril 2000 et avril 2001 et ce mouvement
s'est poursuivi en 2002. La croissance interne aux États-Unis serait
supérieure au rythme moyen enregistré depuis 1997, tandis que le
trafic entre les États-Unis et le reste du monde n'augmenterait "que" de
200 % par an. Les entreprises représentent 80 % du trafic.
· Les opérateurs téléphoniques historiques voulant
se transformer en "net-worldcompanies" ont perdu le sens de la mesure dans
leurs acquisitions (confondant billets de monopoly et vrais billets et payant
en cash jusque 10.000€ l'abonné, là ou d'autres payaient
avec leurs propres action et s'sont endettant de ce fait au delà du
raisonnable) et de leurs enchères dans l'UMTS. Malgré une
pressuration de leur marché domestique qui leur a permis de
dégager de juteuses marges d'exploitation grâce au maintien de
tarifs élevés, de sous-investissement dans les infrastructures et
à l'étouffement dans l'oeuf de l'émergence de concurrents
par des méthodes stigmatisées par Bruxelle et par les tribunaux,
... ces opérateurs se retrouvent devant une situation financière
délicates : cela se traduit par un arrêt brutal et quasi total des
commandes passées aux équipementiers qui sont devenus le
facteur d'ajustement de l'inconscience de leurs clients et en paient les
conséquences. Ces entreprises, détentrice de la technologie, bien
plus que les opérateurs, restent pour nos pays des
éléments stratégiques qu'il conviendrait de ne pas
abandonner dans la tourmente car elles nous feraient cruellement défaut
le jour ou les investissements repartiront et le risque est grand qu'elles
soient submergées par les industriels Taiwannais
· ... mais en même temps c'est le décollage des usages
véritablement efficaces des technologies de l'internet dans les
entreprises (automobile, chimie, sidérurgie, BTP) avec des objectifs de
réduction des couts et des délais, de suivi qualité, de
réduction des capitaux immobilisés (stocks), d'augmentation de la
flexibilité et de la réactivité et de la capacité
à travailler plus efficacement en réseau
D'après une étude de l'Université de Berkeley citée
par les Echos, en 2001, les documents imprimés ne représentaient
plus que 0,003% du total des informations produites
www.caspiannetworks.com/pressroom/press/08.15.01.shtml
www.caspiannetworks.com/library/presentations/traffic/Internet_Traffic_081301.pp
t
1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? :
1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une régulation par consensus
Depuis
1995, la National Science Foundation (NSF) ne finance plus le
réseau des universités américaines, qui constituait
l'ossature d'Internet (arrêt des subventions au NSFNet).
Depuis avril 1995, Internet fonctionne en réseau coopératif.
Aujourd'hui chacun (les opérateurs principaux, les prestataires grand
public, les entreprises, les particuliers) paie un tronçon de
réseau.
Les fonds publics avaient assuré au début la croissance du
réseau, mais les entreprises ne dépendant pas des organismes
payeurs ne pouvaient pas y accéder. Depuis, des réseaux (au
départ indépendants), à vocation commerciale ont
adopté les standards de l'Internet et de nouveaux se sont
créés et et se sont connectés au réseau des
réseaux.
A l'heure actuelle, la majorité du trafic est d'origine commerciale et
plus de 90% du financement proviendraient de fonds privés.
1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une action forte de l'Etat américain
L'arrêt des financements publics de l'Internet ne signifie
nullement que les pouvoirs publics américains se
désintéressent de cet enjeu, toujours considéré
comme vital sur le plan géopolitique. Bien au contraire ils ont
lancé deux grands projets très ambitieux :
NGI : Next Generation Internet (
www.ngi.gov) visant à
créer une infrastructure "Terabit" mille fois plus puissante que
l'actuelle : VBNS (Very High Performance Backbone Network Service
www.vbns.net) et mobilisant les
moyens du pentagone (DASA, NSA) de la NASA et du département de
l'énergie (DOE).
Internet 2
www.internet2.edu avec les
universités, centres de Recherche et Industriels pilotes qui ont
l'objectif de développer de nouvelles applications tirant parti de cette
puissance nouvelle (travail coopératif, médecine,
éducation, commerce, ...)
Un projet analogue est en cours de développement au Canada :
Canarie (
www.canarie.ca)
www.canet.upc.es/ngi.world.html présente une vue globale
des projets "NGI" dans le monde.
Il est indispensable que l'Europe se donne les moyens de rester dans la
course pour cette prochaine étape qui se prépare outre atlantique
tant au niveau des infrastructures que des nouvelles applications permises par
celles-ci, alors que les moyens financiers sont relativement modestes (100
millions de dollars par an pour le projet NGI): ce
n'est guère que 1/100e de la capitalisation d'une entreprise
qui a émergé de la génération actuelle comme Yahoo!
(valeur après le krach du printemps 2001, qui a réduit de 90% sa
valeur atteinte en mars 2000)
La FING (Fondation pour l'Internet de Nouvelle
Génération) s'est créée dans cet objectif: elle
regroupe des associations (comme l'Isoc ou l'Acsel), des grandes entreprises et
des établissements d'enseignement supérieur
www.fing.org
En 1997 est né le reseau europeen de la recherche TEN (Trans
European Network) avec un debit de 34 Mbit/s gere par DANTE (Delivery of
Advanced Networking Technology to Europe
www.dante.net), consortium a
but non lucratif qui regroupe de nombreux reseaux de la recherche d'Europe,
dont Renater
www.renater.fr en France et
DFN en Allemagne
http://www.dfn.de.
En decembre 1998, la capacite du reseau pan-europeen atteint 155 Mbits/s et
prend le nom de TEN-155. Mis en service en Novembre 2001, son
successeur, le reseau GEANT comprend notamment 9 arteres a 10 Gbit/s il
est utilisé par plus de 3000 institutions d'enseignement et de recherche
dans plus de 30 pays d'Europe
Au niveau National a été lancé en 2000 le réseau
VTHD (Vraiment Très Haut Débit)
www.vthd.org sous la houlette
de FT, du GET et de l'inria (Rennes/Paris/Nancy et
Paris/Lyon/Sophia-Antipolis). Ce réseau permet à l'utilisateur
final de disposer de 800Mbps. Fonctionnant sous la nouvelle version du
protocole Internet (IPV6
voir page
71) il permettra en outre de tester de nouvelles
applications nécessitant une qualité de service garantie
Au niveau régional Bretagne et des Pays de la Loire ont
créé en septembre 2000 un réseau régional à
hauts débits Mégalis (télémédecine,
services publics, formation continue , enseignement, culture et tourisme) ,
plus de 100 sites sont raccordés avec des débits compris entre 2
et 20 Mb/s (et de 20 à 40 Mb/s à partir de fin 2001)
www.megalis.org
1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par consensus
La philosophie d'Internet est assez bien résumée dans cette phrase de Dave CLARK, prononcée pour l'IETF (Internet Engineering Task Force www.ietf.org) :
"Nous rejetons les rois, les présidents et le vote.
Nous croyons dans le consensus et les règles évolutives".
Dans cet
esprit la notion même de contrôle de l'Internet est très
largement rejetée, ce qui est un défi aux Etats dans la mesure
ou, n'étant plus confiné au sein d'un petit cercle de chercheurs,
Internet devient un élément clé du fonctionnement de nos
sociétés et pose des problèmes à la
société qu'il convient de ne pas sous-estimer
L'association étroite entre les phases de développement et de
déploiement "rough consensus and running code" favorise
plus l'innovation que les positions acquises et bouscule les processus
traditionnels de normalisation
Le fonctionnement de l'Internet est assuré par un certain nombre de
commissions et groupes de travail
En 1992 l'Internet Society est chargée d'assister l'IETF
et l'IAB (Internet Architecture Board), avec pour mission de diffuser
l'information au public, de promouvoir la coopération mondiale et la
coordination d'Internet, de ses technologies interréseaux et de ses
applications.
L'IETF suit l'évolution des protocoles TCP/IP, de leur standard et de
leur intégration avec d'autres protocoles.
Existe aussi, en matière de recherche, l'Internet Research Task Force
(IRTF) qui explore les techniques avancées en matière de
communications/réseaux, et, pour le développement d'un droit
adapté à Internet, l'ILPF (Internet Law&policy Forum)
ISTF (Internet Societal Task Force, présidé par Vint Cerf
se penche sur l'impact sociétal de l'Internet et plus
concrètement WAI (Web Accessibility Initiative) met au point des
standards afin de rendre accessible le web aux handicapés notamment les
aveugles.
www.w3.org/WAI
Enfin, il faut citer le WWW Consortium (ou W3C) pour
développer et promulguer des normes (comme Http en partenariat avec
l'IETF, HTML, XML,...), ainsi que ICANN
www.icann.org (Internet
Corporation for Assigned Names and Numbers) qui a récemment
remplacé l'IANA après d'intenses débats au sein d'un forum
international et qui est chargé des questions de noms de domaines et des
adresses.
L'INRIA joue dans ce domaine un rôle majeur puisqu'il a
été l'un des trois piliers mondiaux du WWW Consortium aux
côtés du MIT aux USA et de l'université Keio au
Japon (en 2002 il a passé la main à l'Ercim groupement de 16
instituts européens de recherche en informatique
www.ercim.org .
Malgré cela Jean-François Abramatic, Président du
consortium ne peut que regretter "un déficit de compétences
françaises particulièrement apparent dans les organisations de
standardisation de l'Internet": le droit nouveau s'élabore pour
l'essentiel dans ces instances informelles par des consensus mondiaux, il est
donc essentiel que nous y soyons actifs
1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux PME
La
recherche d'informations économiques ou techniques ne nécessite
en première étape que l'achat d'un micro-ordinateur (environ
5.000 F) et l'abonnement à un fournisseur d'accès internet (FAI -
Provider: entre 0 et 100 F par mois).
Créer un simple site Web coûte de 5 à 100 kF
d'investissement initial et entre quelques centaines et quelques milliers de F
par mois pour les mises à jour et l'hébergement (il nous a
même plusieurs fois été indiqué que les sites les
plus réussis avaient été réalisés par de
jeunes ingénieurs en stage).panorama des hébergeurs:
www.abchebergement.com
"C'est 20 fois moins cher qu'un serveur vidéotex" (Henri de
Maublanc président de l'AFTEL)
La taille de l'entreprise ne paraît pas un facteur déterminant
du succès :
Bern KRETSCHMER spécialiste allemand d'Internet
écrit :
Sur le réseau, ce qui compte est l'image qui s'affiche à
l'écran : elle se fait remarquer grâce à la
créativité et à la richesse des idées.
Les grosses entreprises sont plutôt sous-représentées sur
Internet parce que des marchés rapidement mouvants réclament des
collaborateurs particulièrement dynamiques et des décisions
extrêmement souples...
Pour se présenter elles-mêmes sur le Web, de petites
sociétés n'hésitent pas à employer de jeunes
diplômés, pleins d'allant, et souvent habiles. Alors que les
grosses sociétés confient souvent leur présence sur le Web
aux Agences de publicité. Celles-ci n'apprennent que lentement les lois
du Web qui sont différentes de celles qui appartiennent à
l'univers de l'imprimé.
A Autrans'99 Christian Huitema déclarait :
" quand j'étais jeune, pour gagner mon argent de poche, je tondais
la pelouse du voisin, aujourd'hui mes enfants font le site web du
commerçant du coin "
Nous avons pu de nombreuses fois vérifier la justesse de cette analyse.
Pour le client, ce qui est important, c'est de trouver une forte
capacité d'écoute auprès de son fournisseur et, là
encore, c'est souvent la PME qui sera la plus réactive.
Christophe Lambrecht, fils du patron d'une petite entreprise
artisanale "l'écrin du meuble", fabricant des meubles de style
à Corbeil-Essonnes, disposait entre sa sortie et l'école et son
départ au service militaire en février 98 d'une courte
période qu'il mit à profit pour créer un site catalogue
http://www.artinet.org/ecrin.htm : quelques semaines après un
acheteur américain distributeur de literie française prenait
contact avec lui pour venir voir la production
C'est aussi le fils de Christian Hébert qui a
développé le site
www.mangastore.com ,
librairie Teshima spécialisée dans les bandes
dessinées japonaises
Les Américains ont coutume de dire : "with the internet you can be small and look big"
L'Internet est même à la portée des entreprises
"SOHO" (small office, home office: architectes, journaliste freelance,
interprête, artisan,...), éventuellement même en utilisant
internet par l'intermédiaire de cybercafés
comme par exemple la chaîne Kinko's aux USA qui offre un
environnement professionnel aux très petites entreprises, avec
facturation à l'heure : accès internet, imprimantes haut de
gamme, fournitures spéciales, gestion comptable,...ou plus modestement
mais avec de grandes ambitions, NewWorks dans le IXème arrondissement
à Paris
www.newworks.net
Nous avons même pu noter que la plupart du temps dans les grandes
structures privées ou publiques les développements réussis
étaient le fait de " francs-tireurs" agissant en marge (voire à
l'opposé) des hiérarchies
L'existence d'un service informatique puissant est généralement considérée comme un lourd handicap au départ car celui-ci a naturellement tendance à brider des développements qui lui échappent.
Bernard Siouffi, délégué
général de la VPC, souligne que, heureusement, avec le
décollage du commerce électronique les projets internet
commencent à quitter les directions informatiques pour aller dans celles
chargées du Marketing ou des achats
Cette évolution ne se fait pas sans crises comme nous avons pu le noter
à plusieurs reprises
De même une direction de la communication richement dotée risque d'émasculer la dimension stratégique de la mutation vers l'internet en la confinant dans le monde du paraître
Netsurf signale par exemple qu' en 1997 lorsqu'on a
voulu féliciter LCI (filiale tout info de TF1)de sa remarquable
initiative on s'est rendu compte que les dirigeants de la chaîne
ignoraient même qui en était à l'origine.
Dans un registre voisin Jean-Noël Tronc (Annales des Mines de
nov96) rappelle qu'un des sites les plus visités - le WebLouvre -
est issu de l'initiative privée d'un étudiant parisien
(Nicolas Pioch) et que la première initiative significative dans
l'administration - ADMINET - a été le fait d'une
initiative personnelle d'un fonctionnaire (qui a pu heureusement s'appuyer
sur l'Ecole des Mines de Paris) mais qui n'a pas toujours
bénéficié d'encouragements particuliers de sa
hiérarchie
De même grâce à Internet l'échange de données
informatisées EDI entre entreprises a vu ses coûts
s'effondrer d'un facteur supérieur à 20 (et ce coût va sans
doute encore baisser dans l'avenir avec le développement de XML)
Ce qui était réservé aux grands groupes au temps d'X400 est maintenant à la portée des PME
"Curieusement la clé d'entrée n'est pas la taille de
l'entreprise ni son nombre de salariés, mais son degré
d'internationalisation" Olivier Barrelier Directeur de Taylor Nelson
Internet ou Extranet
Voir page
184
1.1.5 Une technologie simple et intuitive dans sa mise en oeuvre
Bien
entendu pour concevoir un routeur, un algorithme de chiffrement ou un
microprocesseur il est nécessaire de disposer de hautes
compétences technologiques, mais paradoxalement la puissance même
des ordinateurs et des moyens de télécommunication actuels permet
de fournir aux utilisateurs des outils extrêmement simples et intuitifs
dans leur emploi
De même une automobile ou un téléphone sont des objets
incluant de hautes technologie et pour autant ils sont simples à utiliser
Dans les bidonville de Delhi, une expérience originale -
financée par le gouvernement indien, des établissement locaux et
la banque mondiale - a consisté à observer comment des enfants
illettrés pouvaient apprendre à surfer sur Internet d'une
manière autonome et sans avoir jamais vu d'ordinateur auparavant
www.geocities.com/SoHo/1718/docs/lstyles.html
1.1.6 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates : l'e-crime
Le
protocole TCP/IP, système de "panneaux de signalisation", qui
régule le trafic, peut en effet être assez facilement
truqué par des internautes malveillants : en l'absence de mesure de
protection, les messages peuvent être lus ou
détournés, le site informatique envahi ou
asphyxié, des virus introduits (petits programmes
altérant ou détruisant des données, capables de se
reproduire et de contaminer d'autres ordinateurs), de même que des
chevaux de Troie (programme caché activable de
l'extérieur), des "portes de services" ("backdoors) qui
permettent à ceux qui ont les clés de pénétrer
à l'insu du propriétaire) ou bombes logiques, des
adresses usurpées (Spoofing): là comme ailleurs,
au-delà des précautions élémentaires (tous
les rapports entre ordinateurs doivent être
"protégés"), un choix difficile est à faire entre
l'épaisseur de la cuirasse dont on se dote et la mobilité que
l'on recherche
Les 3 dernières années ont connu sur ce plan quelques
spectaculaires attaques, notamment celle ayant paralysé pendant
plusieurs heures les principaux sites de commerce électronique
grâce au détournement de ces "panneaux de circulation" entrainant
de monstrueux embouteillages et causant un "déni de service". La
police soupçonne de cet acte un adolescent de 15 ans. Notons aussi le
virus I Love You, qui, avec ses dérivés a causé des
dégats que certains chiffrenr à 10 milliards de $
Une attaque avec "déni de service" a été lancée en
2002 contre les serveurs gérant les noms de domaine du web. L'incident,
sans gravité aurait pu paralyser la toile. Il est pris au sérieux
par les experts qui vont renforcer la sécurité de leurs machines
Voir par exemple le site du Cybercriminstitut
www.cybercriminstitut.com
Par ailleurs la copie numérique est d'une extrême facilité
et la gestion des droits d'auteurs prend une dimension nouvelle,
aujourd'hui notamment pour les programmes informatiques, les jeux,
l'écrit et la musique et demain, avec le haut débit pour les
films et la vidéo
1.1.7 Une distinction à opérer entre réseau de transport et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et les "protocoles" (les "technologies" Internet)
Il
convient de ne pas confondre dans Internet ses 2 composantes
TCP/IP pour le transfert des paquets, HTTP pour le
transfert de pages en hypertexte (HTML, XML), HTTPS pour
les transferts sécurisés par cryptage, SMTP ( Avec
grâce au metaformat MIME la possibilité de transmettre dans un
même message des données hétérogènes : texte,
images,...) et POP3 ou IMAP pour le courrier électronique,
NNTP pour les News, IRC pour le "bavardage", VXML
www.vxml.org pour la voix,
VRML et X3D pour les objets tridimentionnels, GOPHER pour
les banques de données
v les "protocoles" qui gouvernent la circulation de ces informations
à travers le réseau, et qui s'imposent progressivement aussi dans
des réseaux internes aux entreprises (Intranets) ou sur des
réseaux reliant plusieurs entreprises, mais protégés de
l'extérieur (extranets).
Ce sont ces Protocoles et les logiciels développés autours d'eux que nous appellerons dans la suite de ce rapport "les technologies Internet" bien qu'il s'agisse davantage de "standards" que de "technologies" proprement dites.
Les "outils de l'Internet" sont ces logiciels, batis sur ces standards (navigateurs, messageries, langages, structures de base de données, ...) et qui permettent de batir les applications que nous verrons plus loin
1.1.8 l'Internet : ni "du contenu" ni "du contenant", mais un standard transactionnel permettant un fonctionnement en réseau
Internet est permettant l'émergence d'une nouvelle
organisation de l'économie et de la société
On entend souvent des débats sans fin pour savoir si ce qui est le plus
important ce sont les contenants (les "tuyaux") ou les contenus (les
informations accessibles par internet
Pour nous ce n'est clairement ni l'un, ni l'autre.
Certes pour l'industrie des média, le contenu étant leur raison
d'être, et se faire entendre étant leur métier, on comprend
que ce faux problème ait animé de nombreuses tribunes.
Il en va de même pour les opérateurs de
télécommunication dont le souci est, bien naturellement de faire
consommer des minutes sur leurs réseaux et de trouver des revenus
supplémentaires auprès de leurs clients en leur proposant du
contenu
Mais pour les entreprises des autres secteurs les enjeu ne sont clairement pas
là: pour elles ce qui est fondamentalement nouveau ce sont les standards
de l'Internet que nous venons de passer en revue ci-dessus et qui rendent
possible l'établissement dynamique de réseaux permettant aux
acteurs d'établir des communication entre eux d'effectuer des
transactions (pour concevoir une automobile en interconnectant des bureaux
d'étude par exemple ou pour en gérer la fabrication et le
transport) : bien entendu les technologies traditionnelles permettaient de
créer des réseaux de communication, mais ce qui est nouveau avec
l'Internet c'est que ces réseaux n'ont pas besoin d'être
définis à l'avance, ne nécessitent pas d'investissements
préalables et que les systèmes informatiques, ainsi que tout
objet doté d'un microprocesseur peut s'y connecter sans délai et
sans avoir à élaborer des "passerelles informatiques"
La révolution apportée par internet réside là :
dans cette possibilité de permettre un fonctionnement efficace d'une
entreprise en réseau.
Voir page
77
Internet ce n'est ni du contenu, ni du contenant mais c'est le nouveau système nerveux de notre économie et de notre société
Les
dramatiques évènements de septembre 2001aux Etats Unis ont bien
illustré cette réalité tant dans l'usage fait par les
réseaux terroristes pour coordonner leur projet que par l'usage tant des
pouvoirs publics que des particuliers pour la gestion de crise
C'est pourquoi le terme de NTIC est particulièrement mal choisi:
Internet, ce n'est ni l'Information, ni la "Communication", ni la Technologie
qui sont importants dans cette affaire (et de surcroit ils ne sont pas
nouveaux, d'ou le débat, là encore non pertinent, entre NTIC et
TIC): ce qui est véritablement révolutionnaire comme nous venons
de le montrer c'est l'adoption de Nouveaux Standards
Transactionnels autorisant de nouvelles formes d'organisation efficace.
Le terme de NST serait infiniment mieux approprié
C'est une évolution que l'on peut comparer à celle de
l'écriture: l'alphabet n'est lui aussi qu'une "convention" un
rond avec une queue c'est un "a".. et b-a= ba, mais la simple
possibilité de pouvoir écrire a permis de capitaliser les
connaissances (développement de la science et de la culture),
d'échanger les idées dans l'espace (entre les continents) et dans
le temps (entre les générations), de développer le
commerce, d'établir des règles de droit, des contrats, de la
monnaie "scripturale", d'entretenir une correspondance et par là
même de boulverser profondément l'organisation sociale et
économique...: il ne viendrait à personne l'idée de
réduire l'invention de l'écriture à l'affichage
publicitaire et à la VPC (et c'est ce que l'on fait quand on
réduit le e-business au commerce électronique) ni même aux
romans et aux journeaux (et c'est ce que l'on fait quand on assimile internet
au "contenu" auquel il permet l'accès)
Les plus significatives nous paraissent être
1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer efficaces, rapides et bon marché,
1.2.1.1.1 Le courrier électronique l'e-mail ou courriel
Aujourd'hui tellement rentré dans les moeurs qu'il a
éliminé le courrier papier et le Fax dans bien des entreprises...
et bien des familles, l'e-mail (que nos cousins canadiens ont baptisé
courriel) offre la possibilité de transmettre des "documents
attachés", texte, devis, plans, factures, images, sons,
vidéo,...qui peuvent d'un clic être envoyés à une
liste de correspondants aussi longue que souhaitée. ;
Un autre clic chez le destinataire sur le bouton "répondre" et le
corps du message est prêt, avec la bonne adresse pour répondre
à l'émetteur (avec ou sans copie aux autres destinataires).
L'e-mail permet tout à la fois des échanges en temps
quasi-réel tout en étant beaucoup moins
" invasif " que le téléphone : il permet une
meilleure organisation de son temps, une possibilité simple d'archiver
vos messages et de les retrouver à partir de n'importe quel mot ou
morceau de mot qu'il contient (expéditeur, objet, texte,...) sans avoir
même besoin de les classer:
Jupiter estimait déjà à 12 milliards par jour le nombre
d'e-mail en 2001 avec un taux d'augmentation de 80% par an
De nombreux nouveaux terminaux apparaissent qui permettent de
communiquer sans ordinateur : téléphones portables, pagers,
webphones, webTV,...
La reconnaissance vocale qui a fait des progrès
considérables permet de dicter directement le courrier (ceci est
particulièrement précieux pour les cadres qui n'ont pas toujours
une bonne maîtrise du clavier)
voir page
30
1.2.1.1.2 La téléphonie "IP" (VoIP): "l'international pour le prix du local" avec d'importantes fonctionnalités en sus
Elle
permet de converser à l'autre bout du monde, bientôt en
visiophonie, pour le prix d'une communication locale (celles-ci ayant pu
jusqu'à présent maintenir un niveau de prix très
élevé grâce à une absence de concurrence)
Net2phone, 1,2 millions de clients, assure la communication de
PC à PC (
www.net2phone.net) tout en gardant la
possibilité, en même temps, sur la même ligne de transmettre
schémas, dessins, photos ou fichiers, Click2CallMe
www.net2phone.com/click2callme permet de placer un bouton sur une
page web permettant d'initier une communication téléphonique
entre l'ordinateur du client et le centre d'appel du marchand (c'est le
"click&talk")
Pour appeler un téléphone normal il en coute 2,5€ pour le
kit d'appel et 0,035€ vers les Etats-Unis par exemple
de même Dialpad
www.dialpad.com. avec 12
millions d'utilisateurs inscrits début 2001 l'entreprise revendiquait
40% du marché. Signe de reconnaissance, ATT et BT y ont investi 1,4
Milliards de $
Olitec
www.olitec.com lance le
Speak'Net V90 qui permet d'appeler n'importe quel type de
téléphones
L'opérateur suédois Telia
www.telia.fr a ouvert ses
services en France à partir de fin 2000
http://www.von.com présente informations et
références dans ce domaine
L'adoption du standard H323 apporte une réponse aux
problèmes de compatibilité existant encore actuellement
Aujourd'hui 30% des Californiens utilisent l'IP pour leurs appels
internationaux et IDC
www.idcresearch.com estime que 24 % des
internautes sont prêts d'utiliser le Net comme opérateur longue
distance: de 310 millions de minutes en 1998 la consommation bondit à
2,7 Milliards en 1999 (étude IDC
www.idc.com), 15 Millions
d'américains l'utilisaient déjà fin 2000
Au Japon qui dispose d'un opérateur historique
particulièrement cher, la téléphonie IP, autorisée
depuis 1997, connaît un large développement avec une projection de
33% de part de marché en 2002 (par exemple avec les cartes
ATT@phone. Les appels se font via une passerelle locale et donc à
partir de n'importe quel combiné fixe ou mobile. La qualité est
jugée excellente. La carte Kcom est non seulement utilisable
depuis le Japon mais aussi depuis 22 pays ... dont la France alors que ce
service n'est pas proposé par France Télécom dans
l'hexagone ... qui ne propose lui sa carte"Invox" qu'au Japon!. la
societe Fusion Communication Corp, creee en mars 2000, avait lance son
service de telephonie sur IP en avril 2001 (Ce service permet au client
d'effectuer des appels d'un PC vers un telephone fixe), elle a
été suivie a l'automne 2002 par toutes les grandes Telco
japonaises en divisant les tarifs par 10 pour la longue distance
à 0.07 euros les 3 minutes On estime aujourd'hui a 1.6 millions le
nombre d'utilisateur de la voix sur IP au Japon Source : The Nihon Keizai
Shimbun, 29/06/2002, 08/07/2002 Dow Jones Newswires 09/07/2002 : on imagine
l'impact possible du couplage avec le WiFi
voir page
250
Patrick Sarrazin de Logical a vu ainsi le coût de ses
communications vers son bureau de Shangaï divisé par 10!
De façon générale dans les pays en voie de
développement où les tarifs sont très élevés
pour les accès internationaux (et les écoutes fréquentes)
la téléphonie IP (éventuellement cryptée) est
fréquemment utilisée (Iran, Nigéria, Pakistan,...)
Grâce à l'Appliophone il n'est dès aujourd'hui
même plus nécessaire de disposer d'un micro ordinateur pour
profiter de la technologie IP et Netcentrex,
www.netcentrex.net jeune
start-up caennaise propose des centraux téléphoniques (PABX)
totalement IP offrant les mêmes fonctionnalités qu'un central
traditionnel
InterNext
www.internext.fr propose son service de
téléphonie IP depuis début 2000 à Paris
De nombreux prestataires permettent ainsi un appel de téléphone
traditionnel (POT "plain old telephone") à
téléphone traditionnel, en passant par une "passerelle IP":
On appelle un central par une liaison téléphonique locale
normale, celui-ci établit la communication avec un autre central
localisé près de votre correspondant qui appelle à son
tour le N° demandé
C'est ce que propose Poptel
www.poptel.fr avec sa carte
prépayée qui offre jusqu'à 70% de rabais ou Global
Media Concept, qui, grâce à son réseau de voix sur IP,
annonce une réduction de 80% des factures à qualité
identique
Pour les entreprises disposant de lignes spécialisées entre leurs
implantations le basculement de la voix sur IP ne nécessite que des
investissements très minimes et génère des
économies très substantielles
L'hopital de Besançon économise ainsi 1MF par an pour
ses télécommunications entre sites
Pour les particuliers disposant du câble la VoIP (Voice on IP) permet
aussi, là ou elle est disponible un abaissement drastique des
coûts: Flat25 offrait dès 1999 un forfait Amérique du Nord
pour 25$/mois. Dialpad
www.dialpad.com offre la
gratuité si l'appel part d'un PC
En 2000 la téléphonie IP représentait 3% des appels longue
distance (source UIT) et c'est déjà un marché de 4
Milliards de $ en 2001 essentiellement en Asie et en Amérique du Nord et
en Europe du Nord, Cisco étant le leader avec 42% de part de
marché(source Synergy Resources
www.srgsap.com )
Mais
l'avantage de la téléphonie IP va bien au delà du prix (on
peut penser qu'avec le développement de la concurrence le prix des
communications "normales", artificiellement élevés, devraient se
rapprocher de la téléphonie IP): Elle permet des services
beaucoup plus "riches" que la téléphonie traditionnelle:
· Messagerie unifiée : possibilité de
consulter en une seule opération tous les messages
téléphoniques et électroniques, consultable à
partir de tous types de terminaux
· Intégration des applications : transmission de textes, de
photos, de vidéo, de dossiers au fil de la conversation,
possibilité de partage de fichier (par exemple il est possible de
travailler sur un croquis), possibilité de compresser et de crypter
les échanges
· Possibilité d'organiser des conférences faisant
intervenir de nombreux participants (adressage IP multicast)
· Terminal intelligent: le téléphone IP sait
interpréter la signalisation ce qui ouvre le champ à de
nombreuses possibilités
· Mais aussi possibilité de traitement automatique des
appels " <si c'est> M Dupont <qui appelle> <alors
répondre automatiquement> M Durand est actuellement absent
voulez-vous laisser..." (voir Netcentrex
www.netcentrex.net)
AT&T affirme déjà ne plus acheter d'équipements
classiques à commutation de circuit
L'arrivée du protocole Internet de nouvelle génération
IPV6, qui démultiplie le nombre d'adresses fixes possibles permettra en
particulier d'affecter une adresse fixe à chaque terminal et facilitera
considérablement, conjugués au haut débit le
développement de la téléphonie IP
1.2.1.1.3 Web-cam, visiophonie, téléconférence, vidéoconférence pour une communication plus riche
Avec la
mondialisation des échanges et l'internationalisation des entreprises
les besoins de communication deviennent chaque jour plus importants. Par
ailleurs l'accélération de l'économie est de moins en
moins compatible avec les pertes de temps dues aux transports (rajoutons que
les tensions de la situation internationale dissuadent de nombreux cadres de
prendre l'avion
www.journaldunet.com/AFP/010928yahoo.shtml). les
vidéoconférences devraient donc d'autant plus se
développer que l'arrivée du haut débit, à des couts
raisonnables, devraient en améliorer l'ergonomie et la
disponibilité
Avec la reprise de l'Américain Vialog de l'australien
Telcen et de l'allemand Eureka, Genesys
www.genesys.com de
Montpellier, devient le leader mondial des téléconférences
sur internet: il est aujourd'hui controlé par Alcatel
Les célèbres boutiques "Kinko's" qui quadrillent les US en
offrant des moyens informatiques aux TPE offre dans 150 de ses magasins des
centres de visioconférence pour 225$/heure. L'ANPE Lorraine a
commencé en 2002 pour des offres d'emploi dans l'hôtellerie en
Corse
Mentionons aussi CuSeeMe
www.wpine.com et; pour des
Téléconférences plus professionnelles la
société israelienne V Con
http://www.vcon.com et
en France WebMeeting de Cegetel
www.cegetel-entreprises.fr/solutions/webmeeting
en mai 2001 plus de 50.000 employés d'IBM se sont
rencontrés dans un gigantesque brainstorming "WorldJam" pendant 4
jours, dans le réseau interne de la société (intranet):
plusieurs milliers de propositions sont ressorties de cette opération.,
en 1998, SummerJam et qui avait réuni physiquement les gens n'avait pu
associer à cette réflexion que 1500 personnes
Vous pouvez dès aujourd'hui visualiser en direct le Kremlin pratiquement
toutes les villes du monde à traver
www.123cam.com comme
l'état du trafic à Kowloon près de Hong-Kong
http://traffic.td.gov.hk/webcast/eng/kw_en.asp , au moment
où ces lignes étaient écrite il était possible de
voir le chantier de la Potsdamer Platz
http://cityscope.icf.de/cityscope_eng/current.html ou du Grand Lyon
(depuis le sommetde la tour du Crédit Lyonnais
www.grand-lyon.com
l'état du trafic dans de nombreuses localités (30
caméras couvrent les points névralgiques de virginie:
www.erols.com/tvn/tvn3.html
) ou ce qui se passe dans les cuisines du restaurant japonais de San
Francisco où vous avez réservé pour la semaine
prochaine (
www.kpix.com/xtra/live/html
)
Mona Lisa
www.monalisa.fr à Aix
en Provence, qui conçoit et vend des produits immobiliers
défiscalisés, secteur qui à donné lieu à
moult opérations frauduleuses "nous avons placé une web-cam pour
le suivi du chantier qui rassure efficacement les acheteurs", David Zimmermann,
Directeur Général
Vous pouvez également suivre l'avancement de votre propre chantier
à l'autre bout du monde : ces applications devraient se
développer avec le "haut débit", tant pour le fixe que pour le
téléphone mobile (norme UMTS)
Fin 2001 en Afganistan les journalistes ont pu ainsi disposer d'un "videophone"
(7E Communications
www.7e.com) par qui pèse
à peine 1,5 kilo. Connecté à une caméra digitale et
à un téléphone satellite, il compresse l'image qui est
transmise au siège de la chaîne.
www.nandotimes.com/technology/story/127117p-1336488c.html
1.2.1.1.4 voir à distance en trois dimensions : un atout pour le tourisme, l'immobilier ou les catalogues
La
technologie Ipix
www.ipix.com, EGG Solution
www.eggsolution.com (démonstrations disponible
en ligne)ou Quick Time
http://www.apple.com/quicktime vous offrent la
possibilité de faire visiter à distance votre maison à
vendre (voir immo by tel
http://www.immo-by-tel.com
), le lieu de villégiature que vous proposez, ou la voiture dont vous
rêvez... où le porte avion Charles de Gaulle
Plus puissant encore BeHere
www.behere.com propose la
vidéo en 360° : tout en regardant la vidéo il devient
possible pour l'internaute de faire pivoter la caméra afin de la pointer
dans n'importe quelle direction et de zoomer sur les détails qui
l'intéresse (pendant une descente de ski il est possible de retourner
la caméra pour regarder les concurrents derrière...)
Il est également possible de créer des univers virtuels en 3D
utilisable tant pour les jeux en ligne que pour les catalogues de produits
comme l'ameublement (Cryo Networks
www.cryonetworks.com
avec la technologie Scol par exemple ou Agemob
www.agemob-France.com avec la technologie
HPCN.
Ils permettent également de créer des univers virtuels vous
offrant des magasins adaptés à vos gouts. Ce sont en outre des
technologie parfaitement adaptés pour la création de maquettes
architecturales visitables
L'utilisation des univers virtuels et des "avatars" (le personnage virtuel dans
lequel l'internaute se projette) créés au départ pour les
jeux avec le commerce et avec l'enseignement offre de nouveaux horizons
à la créativité
Parmi la cinquantaine de sociétés présentes sur ce
créneau voir en particulier Metacreation
www.metacreations.com
avec Canona, Cybelius
www.cybelius.com ,
Avatarme
www.avatarme.com ,
Merin 3d de Digital Immersion
www.digital-immersion.com , Houdini de Side Effects
www.sidefx.com , ...
1.2.1.1.5 Des Forums, des espaces pour bavarder (IRC "Internet Relay Chat", messageries instantannées),
Les
forums de discussions, des newsgroup (sur Usenet) les listes
de diffusion (mailing list) et les espaces de bavardage (chatrooms),
permettent des échanges de toutes nature entre les internautes, des plus
frivoles au plus professionnels): ils se comptent aujourd'hui par centaines de
milliers
Les "chatrooms" peuvent servir de "salle de réunion virtuelle" les
échanges par le protocole IRC se faisant en temps réel
(mirc :
www.mirc.com) le "chatter" d'America
OnLine comptait déjà 61 millions d'utilisateurs en 2000.
Une analyse de l'IRC:
http://commposite.uqam.ca/2000.1/articles/latzko3.htm
1.2.1.1.6 Un outil aussi de communication entre les machines: à l'usine comme à la maison (domotique)
De
nombreux appareils, équipés de microprocesseurs deviennent
grâce au protocole de l'Internet (IP) capables de communiquer entre eux:
IP est en quelque sorte l'espéranto des machines intelligentes
Michael Dell estimait qu'il y aurait dans un futur proche 2 milliards
d'objets connectés dont seulement le tiers d'ordinateurs et les
américains parlent de "l'Evernet" pour "Internet Everywhere", ce
que l'on pourrait traduire par le "tout internet"
Machines outils à commande numérique: aux USA de plus en
plus d'industriels connectent leurs machines à l'Internet: cela leur
permet de programmer, d'exécuter et de contrôler les travaux, de
réparer à distance ou de faire appel pour ce faire à des
prestataires extérieurs
Distributeur de boisson qui peut demander en fonction de ses stocks, de
l'heure et de la température à être
réapprovisionné... : Coca Cola annoncé en mai 2000 sa
décision d'investir 100M$ dans 500.000 distributeurs reliés
à Internet
Compteurs de gaz et d'électricités
déjà connectés en Grande-Bretagne, ce qui économise
les "releveurs de compteurs"
JC Decaux a connecté ses panneaux afin d'en améliorer la
maintenance et d'optimiser l'affichage des publicités. "grace à
notre système de pilotage à distance, nous pouvons afficher le
texte d'une annonce en japonais pour les panneaux qui se trouvent dans une
salle ou embarquent des passager pour Japan Airline"
Mais aussi dans la domotique
Le réfrigérateur, d'après les enquêtes un
des lieux centraux du logis, il lit les étiquettes des produits,
gère les stocks, passe les commandes au magasin et vous propose des
menus optimisés en fonction des dates de péremption
Il vous alerte en cas de dysfonctionnement.
Commandé à la voix ou par le doigt ("pas de souris à la
cuisine"...) il va chercher les recettes (avec démo) dont vous avez
besoin (avec sa connexion à large bande, temps d'affichage 100
millisecondes).
Son écran remplace le "petit calepin de la cuisine"(avec caméra
et micro les messages peuvent être en vidéo).
Il peut bien évidemment être consulté à distance
(screenfridge Electrolux)
la machine à laver Marguerite 2000 (1200$) qui signale
ses pannes au service après-vente, le four qui va sur Internet
chercher le cycle optimal pour la cuisson (Merloni-Ariston
http://www.merloni.com/ita/digitale.htm: objectif, 30% des ventes
à 5 ans)
"une machine pourra signaler une panne au centre de relation client qui pourra
diagnostiquer le problème, voire le réparer à distance"
James Dyson Pdg de Dyson, fabricant britannique d'aspirateurs
Climatisation: Carrier et IBM se sont associé pour lancer le
service Myappliance.com permettant de télécommander la
climatisation depuis un téléphone Wap et d'effectuer de la
télémaintenance (l'usager sera instantanément
prévenu d'une éventuelle panne sur son mobile)
www.global.carrier.com/ca/cda/details/0,2262,CLI1_DIV1_ETI94,00.html
et les WC qui vous pèsent et procèdent aux analyses
permettant d'établir votre bilan de santé en temps quasi
réel grâce à une connexion avec l'hôpital et vous
propose les menus les plus appropriés (Matsushita Tokyo,
Twyford, Grande Bretagne), prenant ainsi en défaut Microsoft qui
avait fait afficher dans les toilettes de l'entreprise "le seul endroit ou
Internet ne vous servira à rien"
certains font même remarquer qu'avec le téléphone lecteur
de code-barre, la boite de conserve devient un objet communiquant: vous
pouvez par exemple vérifier qu'elle ne contient aucun produit que votre
religion ou votre santé vous interdit
C'est l'ensemble des appareils électroménager qui pourront ainsi être mis en réseau, assurant ainsi des fonctions de gestion, de sécurité, d'alerte, de télémaintenance, de régulation, d'optimisation de consommation énergétique,
En
Suède Electrolux et Ericsson se sont
associés dans e-to Home
www.e2-home.com pour
développer les normes de communication entre ces appareils dont
l'interconnexion sera assurée par les fils électriques. En
juillet 2000 Nokia et Whirpool annonçaient de leur côté
leur alliance
14 entreprises américaines ont signé en 2000 un
accord de partenariat stratégique pour développer le rôle
d'Internet dans la vie quotidienne. On trouve, parmi ces entreprises, aussi
bien des poids-lourds des nouvelles technologies (3Com, Cisco, Motorola,
Sun...) que des spécialistes de la grande distribution. Le but de cette
Internet Home Alliance est de créer et d'imposer un nouveau standard de
communication entre tous les appareils domestiques
La domotique qui avait soulevé beaucoup d'espoirs avant de retomber dans
l'oubli va-t-elle maintenant décoller?
Si oui quelles conséquences sur le "modèle
économique": la connection des machines par internet, la
possibilité de les superviser et d'en assurer la maintenance à
distance rend possible d'autres systèmes de facturation: le "pay per
use"
Au lieu de vendre la machine et de facturer les dépannages, certains
pensent que, sur le modèle d'une "laverie à domicile", la machine
serait mise gratuitement en dépôt chez vous et il ne vous serait
facturé que le le "kg de linge lavé"?). Quelles
conséquences pour l'ensemble du circuit de distribution/maintenance
composé de nombreuses PME?
1.2.1.1.7 La Radio et la télévision sur internet
L'augmentation des débits disponibles et
l'amélioration des technologies de compression permet à de
nombreuses radios d'émettre sur l'Internet et l'on entrevoit
l'arrivée de télévisions à la demande
"avec Internet vous pouvez écouter la radio tout en payant le
téléphone"
Déjà aujourd'hui, avec une résolution certes modeste on
peut accéder avec Realvideo à certaines émissions ou
téléparticiper à des congrès (Il vous était
loisible de suivre en direct la Conférence de Kyoto sur l'effet de
serre, et poser vos questions aux orateurs sur
www.cop3.or.jp)
EUnet Multimedia Network Service, en s'appuyant sur 8 serveurs relais
qui lui permettent de contrôler la qualité de bout en bout, offre
déjà le multimédia en direct. Beaucoup considèrent
que c'est le moment de prendre les places pour être prêt pour
l'arrivée de la large bande (ATT
www.att.com, @home
www.athome.net ,...)
1.2.1.2 Des outils pour faciliter la communication
1.2.1.2.1 La reconnaissance vocale
La
reconnaissance vocale qui a fait des progrès considérables
permet de dicter directement les e-mails ou des rapports (c'est le cas
d'ailleurs du présent rapport)
Elle s'impose pour des raisons d'ergonomie pour les usages nomades et pour des
raisons de sécurité pour les utilisations par un conducteur
Un nouveau standard est en cours d'élaboration VoiceXML pour la
navigation vocale
Les leaders de la dictée vocale sont Via Voice d'IBM
www.software.ibm.com/speech et l'éditeur
américain Scansoft qui a racheté les principaux brevets de
Lernout & Hauspie de reconnaissance vocale grand public (Dragon
Naturally Speaking)
www.dragonsys.com et
professionnelle (Automatic speech recognition) ainsi que celles de
synthèse vocale (Text-to-speech et RealSpeak).
Nuances
www.nuance.com ,
système multilocuteur de reconnaissance qui permet de prendre les ordres
de bourse par téléphone
www.voxml.com et
SpeechWorks
www.speechworks.com
sont les leaders de leur domaine
Telisma
www.telisma.com né en
2000 d'un transfert de technologie du Cnet se focalise sur le secteur des
télécom (alternative au clavier du téléphone):
objectif, 15 langues en 2003 il a développé un moteur de
reconnaissance vocale, PhilSoft, capables de gérer entre 50 et 10 000
mots de vocabulaire. Il peut effectuer une vérification
biométrique du locuteur. En utilisant le standard de description de
données vocales VoiceXML. il permet un accès Web depuis un
téléphone portable (accès vocal aux intranets pour les
commerciaux en déplacement par exemple) et la start-up nordiste
Interactive Speech
www.interactivespeech.com s'est spécialisée dans la
navigation vocale, incontournable pour les applications nomades
Pour un panorama général de ces technologies:
www.speachcentral.com et
www.voicerecognition.com
Vous pouvez même envoyer un e-mail à un
téléphone mobile par
numéro@sms.itineris.tm.fr
"de deux choses l'une, ou bien la banalisation des téléphones cellulaires génère un immense marché pour les cure-dents, ou ce sont les technologies vocales qui vont s'imposer" Jo Lernout
1.2.1.2.2 La synthèse vocale
C'est un
marché en plein développement pour les centres d'appel, les
systèmes vocaux, les jeux vidéo, les mal-voyants, l'automobile et
de façon générale les usages où le regard ne doit
pas être distrait
Des analystes prévoient que le marché des logiciels de "
texte-à-voix " atteindra un milliard de dollars sur les cinq prochaines
années
Elan Informatique,
www.elan.fr l'entreprise Toulousaine qui figure
parmi les leaders de la synthèse vocale a réussi à
reconquérir son indépendance, devenant Elan Speech en juillet
2002 après avoir été été rachetée par
Lernout&Hauspie qui menaçait de l'entrainer dans sa chute
Les laboratoires d'ATT commercialisent depuis mi 2001 un logiciel
permettant une synthèse vocale reproduisant avec une grande
fidélité votre propre voix (il faut à la machine
une trentaine d'heure d'apprentissage pour bien assimiler vos tics verbaux et
créer la base de donnée nécessaire). ATT souligne que les
phrases synthétisées s'approchant du cas réel posent des
problèmes de droits sur les voix, notamment celles des
célébrités. Une démonstration est disponible sur
www.naturalvoices.att.com
1.2.1.2.3 La traduction automatique
Signalons également le développement de logiciels
de traduction automatique : même si l'on ne peut, dans l'état
de l'art actuel, attendre d'eux des traductions de qualité (il n'est
que de se souvenir des gorges chaudes qu'avait provoquée la traduction
du rapport Star), par contre on obtient des traductions acceptables de
textes techniques simples et l'on dispose d'assez d'éléments sur
les autres pour en avoir une compréhension grossière : cela
permet de ne faire traduire que les textes qui en valent véritablement
la peine (économie de 70 à 90 % des traductions)
C'est un domaine où la France est bien placée avec un des
leaders du secteur Systran
www.systransoft.com qui
est utilisable gratuitement à travers la fonction babelfish du
moteur Alta Vista
www.altavista.com .(1
million de traductions par jour) notons également le
québécois
www.alis.com
NEC lance un nouveau système de traduction en 8 langues
dont le Japonais, le coréen et le chinois
1.2.1.2.4 La reconnaissance de l'écriture manuscrite
Déjà le palm permet une première forme de reconnaissance lettre par lettre avec sa tablette mais des logiciels comme REMUS permet à la fois d'identifier celui qui écrit et de reconnaitre les mots. Il peut être utilisé également pour aider les enfants à apprendre à écrire http://www-eph.int-evry.fr
1.2.1.2.5 La Vision 3D, réalité virtuelle
La
réalité virtuelle permet aux grandes entreprises comme
Renault ou les concepteurs d'installations complexes (CEA,Valmet, Bechtel,...)
de faire l'économie des maquettes et ainsi de pouvoir étudier
davantage de variantes et de raccourcir le délai nécessaire pour
concevoir une voiture. Il en va de même pour l'aménagement de
bureaux ou d'usines, permettant au client de visualiser et de simuler de
façon réaliste le fonctionnement évitant ainsi beaucoup
d'erreur de conception tout en en accélérant le processus
Ces "reality centers" avec salle de projection "immersives" sont
relativement onéreuses (1M€ pour Renault) mais vite amorties
(une maquette coute 0,15M€).
Buronomic
www.buronomic.fr
à Honfleur qui aujourd'hui offre à ses clients la
possibilité d'aménager et de visualiser leur futur bureau en 3
dimensions grace à la technologie VRML:
www.buronomic.fr:8028/buronomic/FR/client/client3df.html
La Lyonnaise des eaux s'est associée à l'Insa de
Toulouse pour modéliser une usine de traitement d'eau (y compris les
process physico-chimiques et biologiques). Cout 2M€ rapidement
rentabilisé par les optimisations permises
In VIVO a utilisé les compétences du centre de robotique
de l'Ecole des Mines pour ses études de magasins: le client est
"plongé" dans la maquette virtuelle du projet de la boutique ce qui
permet de tester ses comportements et de modifier en conséquence, en
temps réel la conception de celle-ci
L'entreprise israélienne Technomatics fournit les outils
logiciels pour concevoir une chaine d'assemblage et simuler son fonctionnement
(y compris les opérateurs humains)
Mais ces technologies ne sont pas l'apanage des grands groupes:
Opiocolor
www.opiocolor.com PME installée à
Opio près de Nice, fabricant des mosaïques en pâtes de
verre pour fonds de piscines, salles de bain ou façades, reproduit
dessins peinture ou photos que souhaite son client:
Dès 1997, grâce à virtual Mosaïc, un logiciel
relié à un casque de réalité virtuelle il
permet au client de visualiser immédiatement le résultat final et
d'apporter les retouches souhaitées.
Le fichier numérique est alors transmis à l'usine via internet,
processus qui a conduit à ramener le délai de
conception-fabrication de 3 mois à 10 jours.
L'entreprise dont on pouvait craindre la disparition face à la
concurrence italienne espagnole et chinoise compte maintenant 40 personnes et a
ouvert des filiales à Hong Kong et Dubaï
1.2.1.2.6 de nouveaux outils prêts à sortir des laboratoires: goût, odorat, toucher, reconnaissance des expressions du visage
Avec
gants et casque la communication (virtual technologie :
www.virtex.com), peut
également concerner le toucher (la souris tactile), le retour d'effort
ainsi que la vision (alioscopie
www.micronet.fr/~emuller/FRAMES/Alioframe.html ) et
l'audition tridimensionnelle (Qsound:
www.qsound.ca ).le
marché visé est aujourd'hui principalement celui de la simulation
(conception d'une nouvelle voiture...) et du jeu, mais sans doute plus tard
aussi celui du commerce électronique ("toucher d'un tissu")
FEELit espèce de souris tactile produite par la
société "Immersion"
www.immersion.com ou
iFeel de Logitech
www.logitech.com y rajoute
la capacité de sentir la texture de l'objet affichée sur
l'écran (on imagine les applications pour le commerce
électronique, notamment là où le toucher est important,
comme pour les textiles)
Parmi nos "sens" l"un d'entre eux retient particulièrement l'attention
des publicitaires : l'odorat (on connaît déjà les
diffuseurs d'odeurs de croissants chauds de nos boulangeries pour doper les
ventes...). Il peut également parfumer un mail...
En Californie Digiscent
http://www.digiscent.com
et
http://www.stanford.edu/~demian23/captology/DOPE développe un
procédé permettant de modéliser des odeur par ordinateur,
de les diffuser via Internet et de les synthétiser chez le destinateur
avec un petit boitier, un "orgue à parfum" iSmell
équipé de cartouches d'odeurs de base ou par un espèce de
"balladeur" accompagnant le nomade communicant...
En France signalons les initiatives de Olfacom et en Allemagne de Sniffman qui
plus modestement génèrent une gamme limitée d'odeurs parmi
lesquelles devront choisir les sites (herbe coupée pour la
météo pluvieuse) ou les jeux (caoutchouc brulé pour les
courses de voiture)
Alpha Mos
http://www.alpha-mos.com
de Jean-Christophe Mifsud, a levé 43 MF début 2000 sur le Nouveau
Marché à Paris pour numériser l'odorat et le goût
: en mars 2000 elle a présenté la "langue
électronique".
Les laboratoires de R&D de France Télécom à
Rennes travaillent à l'image olfactive de leur entreprise :
Orange? Mandarine? Pamplemousse? ... et à celle des sites de e-commerce
Le Monde 3/11/2000
Des laboratoires (MediaLab, Microsoft,...) s'investissent aussi sur
l'interprétation des mouvements du visage afin d'essayer d'en
décrypter les expressions (joie, tristesse, surprise,...)
Enfin de nombreuses équipes de recherche travaillent à la
convergence de tous les "portables" vers un outil intégré
combinant les fonctionnalités de chacun (téléphone,
organiseur, pager, balladeur, microordinateur, e-book, localisation GPS,
terminal de paiement électronique, lecteur de code barre, caméra,
console de jeu, capteurs biologiques, magnétophone, dictaphone, fax,
radio, télévision, balladeur numérique, montre,
télécommande ...
voir page
253)
Cambridge Display Technology, E-Ink
http://www.eink.com
, IBM, Kodak travaillent sur les écran souples en plastique
(technologie OLED
www.adit.fr/adit_edition/produits/vigie/br/v62/VOE_62_2.html)
permettant par exemple une plus large diffusion du "livre électronique"
(e-book) et l'intégration dans l'habillement
IBM de son côté développe dans ses laboratoires un
écran intégré dans le verre d'une lunette Sun
pousuit un projet analogue que certains proposent déjà de nommer
"Sun Glasses" Le Monde
Ce type de services, gourmands en capacité de transmission, et de ce
fait encore peu répandus devraient connaître un très fort
développement avec les gigantesques investissements dans les fibres
optiques, la mise en place de constellations de satellites en orbite basse
l'utilisation par Internet des réseaux câblés,
l'utilisation des transmissions par voie hertzienne, les nouvelles normes
permettant le haut débit pour les mobiles (UMTS), l'utilisation des
réseaux électriques permettant de hauts débits
voir page
252, le développement d'algorithmes
de compression et l'arrivée à maturité d'une nouvelle
technologie (ADSL
www.adsl.com puis le VDSL)
permettant une multiplication par plus de 100 puis par plus de 1000 de la
capacité des paires de cuivre des lignes téléphoniques
traditionnelles
voir page
216
1.2.1.3 Des outils pour trouver l'information pertinente
1.2.1.3.1 Internet représente aujourd'hui la nouvelle encyclopédie universelle
"notre civilisation a produit plus d'informations en 30 ans que
pendant les 5000 années précédentes. Et le
phénomène va se reproduire dans les 3 années à
venir" Jacques Péping, les Echos Janvier 2001
Selon une étude de l'université de Berkeley les documents
imprimés ne représenteraient plus que 0,003% du total des
informations produites dans le monde
Les disques durs des ordinateurs voient leur capacité doubler tous les
ans, des entreprises comme EMC ou Network Appliance offrent un
hébergement dans des "fermes de données" (data farms) pour les
entreprises et la mise en réseau de milliers d'ordinateurs (data grids)
permet d'offrir à bon compte des capacités de stockage
considérables
Le simple stockage représente aujourd'hui près de 40% des budgets
informatiques
Après le Kilooctet (Ko=mille octets), le Mégaoctet
(Mo=million d'octets) et le Gigaoctet (Go=milliard d'octets) qui sont
quasiment rentrés dans le vocabulaire courrant, il va falloir apprendre
à utiliser le Téraoctet (To=mille milliard d'octets), le
Pétaoctet (Po=million de milliard) d'octets, l'Exaoctet
(Eo=milliard de milliard d'octets), le Zettaoctet (Zo=mille milliard de
milliard d'octets) et le Yottaoctet (Yo=million de milliard de milliard
d'octets). Ensuite il faudra inventer de nouveaux préfixes....
D'après l'université de Berkeley, tous les mots prononcés
depuis le début de l'humanité représenteraient 5Eo
www.sims.berkeley.edu/how-much-info
Devant un tel volume se pose tout de suite la question "comment trouver
l'information pertinente?" sinon cette abondance ne serit qu'une nuisance
1.2.1.3.2 Les annuaires et moteurs de recherche : trouver une information parmi des milliards de documents
On
estimait en 2001 le nombre de documents publiées par les
entreprises, les chercheurs, les institutions ou les particuliers à
1.300 milliards (ceci comprend en particulier toutes les bases de
données) dont 2,5 Milliards accessibles par une recherche sur
le Web et s'accroissent de 7 millions par jour dont 85% par des
Américains!:
S'il est aisé de trouver un document dont vous connaissez l'adresse et,
en suivant les "liens", de naviguer d'un document à l'autre à la
recherche d'information, ce type de "navigation" au hasard sur le Web trouve
rapidement ses limites:
Une des innovations majeures qui ont concouru au développement du Web
sont les "Moteur de Recherche" et les annuaires
Ces outils informatiques puissants et conviviaux, permettent de trier parmi
cette masse d'information considérable et il n'est pas exclu de
trouver une aiguille dans une botte de foin parmi le millard de documents
qu'ils analysent et indexent (par exemple des informations juridiques,
technologiques, commerciales,...)
Les recherches se font
Des "métamoteurs" font travailler en parallèle plusieurs
moteurs et font une synthèse des résultats
· soit à partir de classements thématiques (ce sont des
annuaires qui font appel à un classement manuel et donc à
un jugement qualitatif) Annu@ire-bis
www.annuaire-bis.com
essaie d'en tenir une liste à jour
Des "portails" (comme Yahoo!) associent annuaire, moteur de recherche
(ils sous-traitent souvent le moteur à des entreprises comme Inktomi
ou Google) et offrent de nombreux services
Par ailleurs les logiciels de traduction automatique, quoique encore
perfectibles (on devrait plutôt parler d'outils de compréhension
voir page
31), permettent de ne pas
limiter sa recherche aux sites dont on comprend la langue
Ces moteurs sont utilisés plusieurs centaines de millions de fois par
jour
Les plus visités sont de la catégorie "portail" ont
pour nom Yahoo!
www.yahoo.com, Excite
www.excite.com,
Infoseek
www.infoseek.com,
Lycos
www.lycos.com, HotBot
www.hotbot.com ou Alta
Vista
www.altavista.com,
Dans la catégorie "métamoteurs Parmi les plus connus :
MetaCrawler
www.metacrawler.com
Mega Francité
http://mega.francite.com,
SavvySearch
www.savvysearch.com,
Fast Search
www.alltheweb.com Notons
également Kartoo,
www.kartoo.com, qui
présente les résultats de ses recherche sous forme graphique
à partir d'une analyse sémantique des sites trouvés,
permettant une recherche intuitive, par approximations successives
extrêmement intéressante
Un moteur s'est complètement détaché du lot en 2002 : et
Google
http://google.com avec 34
millions d'utilisateurs et 150 millions de requêtes par jour en 2002 : il
référence plus de 3 milliards de documents (dont 2 milliard de
pages html et 330 millions d'images) et est considéré par
beaucoup comme le plus efficace
www.google.com/press/pressrel/3billion.html
Google est en fait dérivé de " googol ", un
terme mathématique pour l'équivalent du chiffre 1 suivi de 100
zéros, censé symboliser la formidable exhaustivité du
moteur
En octobre 2001, d'après le site Canadien Cyberpresse, le
détective Patterson Jorgensen s'est contenté pour retrouver un
homme recherché depuis 30 ans par le FBI de taper son nom sur Google
pour retrouver sa trace...
www.cyberpresse.ca/reseau/internet/
0110/int_101100021811.html
d'autres moteurs plus spécialisés, prenant acte du fait
que les moteurs généralistes ont du mal à suivre
l'explosion du nombre de sites et n'en référencent plus qu'une
partie, permettent de meilleurs résultats dans certains domaines
La recherche d'adresses avec Voilà
www.adressemail.voilà.fr Yahoo! Annuaires
http://fr.people.yahoo.com
Lycos WhoWhere
http://french.whowhere.lycos.com,
La recherche d'emploi Keljob.com
www.keljob.com
La recherche de logiciels avec Filez.com
www.filez.com,
La recherche d'hébergeur
www.abchebergement.com
La gastronomie avec Gourmetsecker
www.gourmetsecker.com
, EatinParis
www.eatinparis.com
Le monde agricole Web-agri
http://www.Web-agri.com
Ou une région Click'in! Auvergne
http://clickin.gdebussac.fr
, Nantes
www.cybernantes.com ,la
façade atlantique
www.alouest.net ,
Breizhoo
www.breizhoo.com pour la
Bretagne
Certains moteurs permettent également de rechercher de la musique
comme
http://mp3search.lycos.com
,
Notify
http://cs.uni-bonn.de/info5/index-ge.html de Michael Clausen
reconnait les morceaux de musique en une fraction de seconde : lorsqu'on lui
donne une breve serie de note, le programme parcourt une enorme banque de
donnees de plus de 12 000 morceaux et retrouve la melodie recherchee. A
l'avenir, le programme devrait meme pouvoir reconnaitre une melodie qui serait
chantonnee ou sifflee dans un micro. Frank Kurth, un collaborateur du
professeur Clausen, travaille sur une variante de ce appelee "audentify"
qui devrait par exemple non seulement reconnaitre un morceau de musique
classique comme etant "Les quatre saisons de Vivaldi" mais en plus savoir qu'il
s'agit de la version du 15 mars jouee dans la salle Beethoven a Bonn et non pas
a la philharmoni de Berlin Source : Herve Loquais, Handelsblatt 7.05.2001
voire même des image ou vidéo avec LTU Technologies
(ex-lookthatup)
www.ltutech.com (recherche
d'objet sur ebay, d'images illicites, Media Finder
http://image.altavista.com
ou
www.compaq.com/speechbot
L'Inria a développé Surfimage qui permet
de retrouver les images qui " ressemblent " le plus au modèle
proposé
www-rocq.inria.fr/cgi-bin/imedia/surfimage.cgi qui sera
développé par la start-up Elucid Technologie
Ya-Hooka
www.yahooka.com est
spécialisé dans le cannabis (le Monde 16/5/00)
pour un panorama complet et à jour sur les moteurs, avec banc
d'essai, classement par catégorie,... voir
www.lapasserelle.com/sm/formation_veille.html
www.abondance.com,
www.searchengines.net,
www.beaucoup.com,
www.search.com,
http://searchenginewatch.com
http://solutions.journaldunet.com/dossiers/moteurs/sommaire.shtml
de logiciels spécialisés dans l' intelligence
économique compétitive permettent, comme nous le verrons plus
loin, des recherches beaucoup plus élaborées
voir page
163
1.2.1.3.3 La recherche à travers les newsgroup
Par
ailleurs il ne faut pas oublier que les newsgroup sont une source de
compétences immense pour vous aider dans votre quête :
Deja News
www.dejanews.com vous
permet de repérer les newsgroup traitant du sujet qui vous
intéresse et les internautes qui se sont exprimé dessus
Reference
www.reference.com cherche
également dans les listes de diffusion
Citons également Voilà News
www.news.voilà.fr
et AltaVista
www.altavista.com (section usenet)
Une fois un internaute identifié vous pouvez connaître la
totalité des ses contributions dans les forums (fonction "author
posting history" de Deja News et fonctions équivalentes pour les
autres): cette puissance des outils de recherche conduit en
général les participants à utiliser des pseudonymes
1.2.1.3.4 La recherche dans les banques de données
L'exploitation des banques de données est maintenant
également techniquement possible: des passerelles logicielles permettent
d'utiliser l'existant sans surcoûts importants (ce qui ne signifie pas
bien entendu que les propriétaires de banques de données ne
permettront pour autant un accès gratuit...)
Lexis-Nexis (filiale de Reed-Elsevier) qui dispose sur son
site de 1,8 Milliards de documents, est le dernier grand site à basculer
l'ensemble de ses bases sur le web, depuis trois ans tous ont suivi cette voie
afin d'être en mesure de délivrer automatiquement l'information
pertinente en fonction des profils d'intérêt des clients
Avec le nouveau standard XML les messages intégreront une
description de la structure de la base, permettant ainsi un accès direct
aux informations
Ces banques, très nombreuses nécessitant des abonnements et
posant des problèmes de propriété intellectuelle, des
intermédiairessont apparus (Qwam
www.qwam.com qui recence 25.000 bases
accessibles seulement sur abonnement, Screaming media
http://www.screamingmedia.com
,...), qui vous permettent un accès simple par un abonnement
unique à toutes ces ressources (le "web invisible")
1.2.1.3.5 L'exploitation des flux d'information
Toute
action sur l'internet laisse des traces qui peuvent être
exploitées : analyse des connections à votre site (fichier des
"logs", exploitation des programmes "espions" que vous avez placé sur
les ordinateurs de vos visiteurs, "spyware" dont les plus connus (et les moins
criticables) sont les cookies
Des scanners ou sniffers permettent en outre par l'analyse des requêtes
émises sur le réseau, de suivre l'activité d'autres
acteurs du net: c'est un puissant outil d'intelligence économique dont
l'usage est à la limite de la déontologie mais qu'il vaut mieux
connaître pour savoir en tenir compte
Des logiciels permettant de traiter des masses considérables de
données permettent d'exploiter ces informations
Il n'échappera à personne que ceci pose des problèmes
éthiques et juridiques
voir page
128 et
305
1.2.1.4 Se procurer des produits et services sur le web
1.2.1.4.1 Le téléchargement de programmes informatiques, de données, d'images, de sons, de vidéo... :
C'est
une des pratiques les plus courantes: d'innombrables logiciels, jeux ou
morceaux de musique, gratuits ou payants peuvent être directement
téléchargés du web vers votre ordinateur
Le 1er octobre 1997 1 million de personnes ont
téléchargé le nouveau navigateur Explorer 4 de
Microsoft et en 3 jours les internautes ont téléchargé 2,7
milliards de pages du rapport Starr
En ce qui concerne la musique, grâce au format MP3 offrant une
qualité "CD" pour un volume très limité, des entreprises
Morpheus, KaZaA et Grokster qui utilisent le réseau
FastTrack ont permis l'échange de 1,5 milliards de chansons et de
films sur le seul mois d'août 2001.
http://news.cnet.com/news/0-1005-200-7389552.html?tag=nbs et en
janvier 2002 Kazaa à lui seul comptait 70 millions d'utilisateurs et en
mai 2002 Odyssey estimait que 53% des internautes de moins de 30 ans
utilisaient ce type de logiciels
1.2.1.4.2 Faire ses courses sur internet, des magasins ouverts 24/7 payer en ligne ou entre particuliers
Voyage,
Voiture, locomotive, actions, contrat d'assurance, centrales nucléaires,
chaussure d'occasion ...: magasins en ligne, ventes aux enchères, places
de marché, troc,.. on peut tout acheter sur internet:
Il est également possible de payer et de gérer ses finances
Un gros avantage: une disponibilité 24h sur 24, et 7 jours sur 7, ce que
les anglosaxons dans leur style compact appellent le 24/7 nous verrons
cela en détail dans les chapitres suivants
1.2.1.4.3 Accomplir les formalités administratives
De plus
en plus d'administrations nationales ou locales offrent la possibilité
non seulement d'accéder à l'information mais aussi de payer ses
impots et d'accomplir les innombrables démarches administratives qui
nous incombent (cela devrait être particulièrement
précieux pour notre Pays que l'OCDE a classé début 2000 en
tête des 20 pays membres sur le plan de la richesse en formalités
administratives)
Pour l'anecdote mentionnons en Angleterre le "Pack Divorce", mis
en place fin 99, en liaison avec la Chancellerie par le cabinet d'avocat en
ligne Desktop Lawyer
www.desktop-lawyer.co.uk
et qui permet en cas de consentement mutuel de divorcer pour 59 £.
Par contre le tribunal du Caire a jugé irrecevable une notification de
répudiation envoyée par Internet (le Monde du 6/6/2000)
Au Koweït Khaled al-Mathkour, président du
Haut-Comité koweïtien pour l'Application de la Charia
déclarait en juillet 2001 qu'un texto ou un e-mail étaient
"suffisants pour reconnaître le divorce" il ne précisait pas
toutefois s'il fallait envoyer le mail trois fois de suite comme celà
est prévu dans les textes.Internet Actu 16/7/2001
1.2.1.5 Publier de l'information accessible du monde entier
L'Internet permet à des associations, des PME ou
même des individus avec des moyens (financiers) limités,
d'avoir une présence significative au niveau mondial. Pour le
meilleur comme pour le pire
La guerre du Kosovo outre les attaques des sites de l'OTAN par
les Serbes , l'inscription de graffitis vengeurs par les Chinois
sur le site de la Maison blanche ou les attaques par la CIA sur les comptes
bancaires des dirigeants serbes, montre la puissance qu'a acquise ce moyen
de communication. Celui-ci a permis en outre à de simples citoyens de
diffuser au monde entier des informations qui ne sont pas sans importance
géopolitique, il s'est révélé en outre un outil
extrêmement précieux pour le regroupement des familles
dispersées par le conflit et la collecte de fonds par la Croix
Rouge (170.000F).
La publication d'information par les Tchétchènes passe largement
par internet
Rappelons également que l'affaire Lewinsky a été
révélée par le journaliste indépendant Matt
Drudge et son Webzine d'information Drudge Report
www.drudgereport.com
(qui diffuse de l'information "vraie à 80%) avec les conséquences
que l'on sait, alors que la presse sérieuse avait décidé
de ne pas traiter l'affaire
Inversement Salon un magazine exclusivement diffusé sur le web
www.salonmagazine.com
a fait fortune (6M$ de revenus publicitaires en 1997) en prenant la
défense du président...en livrant des révélations
croustillantes sur ses adversaires
Dans le domaine du commerce électronique, il offre à l'entreprise
la possibilité de publier de l'informations sur l'entreprise et
ses produits, de pratiquer la vente en ligne et le paiement en
ligne et à l'inverse la recherche de fournisseurs ou de
partenaires nouveaux.
L'amélioration considérable de la performance des logiciels de
reconnaissance optique (OCR) permet de reprendre les documents
d'archives pour les rendre disponibles sur Internet.
Il est également possible de publier les d'appels d'offres,
d'expédier les bons de commande, les factures, et les
règlements,...d'interconnecter les systèmes informatiques
des partenaires commerciaux et de faciliter ainsi les échanges
inter-entreprises (Business to Business ou B to B ou B2B par opposition
à la vente au grand public : B to C ou B2C (Business to
consumer) ou le " commerce " avec les administrations : B to
A. ou B2A).
Notons également la possibilité "d'affichage publicitaire" sur
des sites web
1.2.1.6 Travailler ensemble malgré les distances
1.2.1.6.1 Partager des documents
Cela est
particulièrement important quand les équipes sont
géographiquement dispersées: (plans, résultats de mesures,
base de données, fichiers CAO, agendas, carnets d'adresse,...), mais
aussi tout simplement quand il est nécessaire aux membres de
l'équipe de travailler sur les mêmes documents.
C'est notamment le cas de la conduite de projet inter ou
intra-entreprises (groupware): n'oublions pas qu'en économie les
distances se mesurent en secondes et en euros plus qu'en Km.
C'est également particulièrement précieux dans le domaine
médical: il est ainsi possible de faire appel aux meilleurs
spécialistes quelle que soit la localisation du malade (consultation sur
une radio, soin de malades en mer, ...)
Jusqu'a présent, l'hôpital de l'île de Martha's
Vineyard, dans la région de Boston ne pouvait pas traiter
efficacement les victimes d'attaques cérébrales. Aujourd'hui, les
médecins de cet hôpital, après avoir soumis le patient a un
scanner peuvent consulter un des spécialistes du Massachusetts General
Hospital via la télétransmission des images d'une camera
vidéo. 15 personnes ont déjà bénéficie de
cette téléconsultation. Ce systeme devrait être
étendu a tous les hopitaux de proximite du Massachusetts. BG 10/07
1.2.1.6.2 Partager des moyens de calcul les "grilles de calcul" ou "data Grid"
Internet
permet de faire travailler en réseau un très grand nombre
d'ordinateurs, permettant, par exemple en mobilisant un très grand
nombre de microordinateurs pendant des périodes où ils sont
inutilisés de disposer de gigantesques moyens de calcul (cette technique
est par exemple utilisée par les chercheurs pour la physique des
particules ou la climatologie, mais aussi pour "casser" des clés de
cryptage)
Les "DataGrid" (réseau ou "grille" de calcul)visent
à organiser l'Internet comme le réseau électrique: en se
connectant à lui on peut faire appel à des capacités de
calcul ou de stockage sans avoir à se soucier de leur localisation
La première expérience a été lancée par
l'Université de Berkeley avec le programme Seti@home
http://setiathome.ssl.berkeley.edu qui a réussi en 1999 a
faire travailler de concert 2,8 millions de micro-ordinateurs pour analyser les
signaux reçus par un radiotélescope afin d'y détecter
d'éventuels signes d'une vie extraterrestre
Guy Wormser CNRS, coordinateur du programme européen de mise en
réseau Datagrid considère que l'on peut mettre en
réseau sans difficulté 10.000 ordinateurs: la limitation actuelle
est celle des débits de nos réseaux de transmission mais ce
handicap devrait être progressivement levé :
voir page
239
Le Datagrid
http://grid-france.in2p3.fr
sera utilisé par les physiciens des particules pour exploiter les
gigantesques masses de données produites par le nouvel équipement
(LHC) mis en place au CERN de Genève (à qui nous devons le Web)
pour tenter de percer les secrets de la matière en analysant les
collisions de protons
L'Université d'Oxford, sponsorisée par Intel et avec la
technologie de United Device a lancé en 2001 un programme de recherche
sur le cancer permettant d'analyser la structure
géométrique en 3D de 250.000 molécules en mettant en
réseau 1 million d'ordinateurs
En 2002 l'Université de Stanford a publié dans Nature la
structure tridimentionnelle d'une proteine obtenue par le calcul d'un DataGrid
de 200.000 ordinateurs (programme Folding@home)
Le capital risqueur ETF Group a investi 5M€ en 2002 pour la
création d'une start-up de grid-computing basée sur Globus en
visant en particulier le design collaboratif, comme la conception d'un
nouvel avion (test de soufflerie, codes de calcul,...)
Les PME pourront également tirer partie de cette technologie en
disposant ainsi (pour des calculs de pièce par éléments
finis par exemple) de moyens de calcul autrement inaccessibles. L'achat de
capacité de calcul pouvant se faire comme aujourd'hui pour
l'électricité.
SUN a développé le logiciel Grid Engine avec le slogan
"Making the computer from the Network"
IBM s'est quant à lui fortement investi dans l'élaboration
de logiciels libres et gratuits (basés sur Linux et Globus
www.globus.org ) permettant
de rendre accessible cette technologie au plus grand nombre d'entreprises et de
laboratoires en visant même le grand public à horizon 2004. Il a
choisi en 2002 Montpellier pour son premier centre GRID à vocation
mondiale
En 2002 l'Europe avait déjà investi 50M€ dont notamment
dans le projet Eurogrid
http://www.eurogrid.org
qui fédère meteo-grid, bio-grid, CAE-grid (aéronautique)
et HPC researh-grid (calcul) les Centres techniques pourraient jouer un
rôle de catalyseurs dans ce domaine
voir page
346
Un des problèmes majeurs est celui de la normalisation qui se fait dans
le Global Grid Forum
www.gridforum.org
1.2.1.6.3 Partager des moyens de stockage de données
Le
nombre considérable de données qu'il est nécessaire de
conserver (avec le niveau de sécurité voulue) conduit
également au partage de moyens de stockage dans des "entrepôts de
données" (Data Warehouses)
Des entreprises se sont lancées sur ce créneau
particulièrement porteur et bien que peu connues du grand public
atteingnent des tailles gigantesques : EMC
http://www.emc.com (dont la
capitalisation est montée jusqu'à 140 milliards de dollars au
début 2001, soit plus que Boeing ou Motorola) ou Network
Appliance
1.2.1.7 Surveiller et agir à distance: télésurveiller et téléopérer, depuis Telnet jusqu'au simple SMS
Télésurveillance, télémaintenance,
télédiagnostics, télémédecine,
téléopérations, télétravail...ouvrent de
nouveaux horizons à l'organisation du travail.
Le protocole TELNET ouvre la possibilité de prendre les
commandes à distance d'un autre ordinateur (via internet) et de
pouvoir disposer ainsi de ses moyens de calcul, de ses programmes, et de sa
mémoire.
La station astronomique de Nassau
http://astrwww.astr.cwru.edu/nassau/nassau.html connecte son
téléscope à Internet permettant aux internautes du monde
entier, à certaines heures, de commander à distance l'instrument
et de télécharger les images (mise en service prévue cette
année)
Lors de la manifestation Inet2000 à Yokohama le professeur
Mark Ellisman pilotait son microscope électronique de son
laboratoire de San Diego. L'objectif dans ce cas est de permettre
l'accès à des équipes de recherche de matériels
très onéreux et sous-utilisés
depuis New York un chirurgien a télé-opéré
de la vésicule biliaire une patiente à Strasbourg, CNN 19 sept
2001
De façon beaucoup plus simple et redoutablement efficace, la simple
utilisation d'une communication GSM avec les SMS permettent
Bouygues a équipé ainsi équipé 4.000 panneaux
publicitaires déroulants de JC Decaux
· ou à l'inverse d'envoyer des instructions :
télécommande de panneaux publicitaire dans un aéroport en
fonction de la destination d'un vol, changements tarifaires d'un automate,...
Les applications les plus développées chez nos voisins du Nord
concernent les fonctions "remplissage", "télémétrie" et
"maintenance/alarme". Une étude citée par Wavecom
www.wavecom.com
prévoit 70 millions de machines ainsi connectées à horizon
2005
Les SMS peuvent également être utilisés pour faire des
sondages à chaud (Q-all
www.q-all.com )
Selon Nature (mars 2002)des chercheurs américains auraient mis
au point un système électronique relié au cerveau de
rats permettant de contrôler leurs mouvements à distance. Les
rats ainsi "télécommandés" pourraient par exemple
retrouver des victimes enfouies.
http://www.palais-decouverte.fr/actu/technologies/#rats
Pour sa part le professeur britannique Kevin Warwick
www.kevinwarwick.org
s'est fait greffer des capteurs dans le cerveau pour étudier la
possibilité de commander directement à distance via internet des
objets télécommandés
1.2.1.8 L'arrivée du haut débit et de l'accès internet nomade
2001 a
vu un début de concrétisation des mutations vers les hauts
débits, grace à de multiples technologies (
voir page
239) et vers les accès nomades (
voir page
253) qui vont entrainer en 3 à 5 ans
une mutation aussi importante que celles que nous avons connu en passant de la
radio crachottante à la TV couleur de haute définition.
Bien entendu cela aura une influence forte sur les usages (type de sites, type
de logiciels, usage de la vidéo, interactivité,
télétravail, interconnection des bureaux d'étude, ...) et
les pays qui sauront disposer avant les autres d'infrastructures à haut
débit à des prix abordables offriront à leurs entreprises
un avantage compétitif déterminant
1.2.1.9 Le Peer to Peer (P to P), un retour au source, la mise en réseau des ordinateurs sans serveur central
La
technologie Peer to Peer (P to P ou P2P) qui a commencé à
émerger en 2001 permet de faire fonctionner des micro-ordinateurs en
réseau sans passer par un serveur: en fait chaque ordinateur se comporte
comme un serveur, ce qui ne pose pas de problème avec la puissance des
PC d'aujourd'hui, mais cela implique un système d'adressage
indépendant (qui s'affranchit des DNS, Domain Name Server, annuaire
centralisé des noms de domaine)
Tous les noeuds du réseau (Nodes) sont des"Pairs" et chaque "Pair" peut
fonctionner comme routeur, client ou serveur en fonction de la nature de la
requête qu'il reçoit. L'architecture P2P génère sa
propre organisation pour ses noeuds de communication. L'ajout d'un nouveau Pair
ne nécessite aucune réorganisation: le réseau s'organise
automatiquement en réseau de réseaux plus petits en fonction des
échanges, ce qui permet comme disent les anglo-saxons une "scalability"
(capacité d'adaptation aux changement de taille) et une optimisation de
l'utilisation de la bande passante
www.ida.liu.se/conferences/p2p/p2p2001/index.html
Vous avez ainsi accès direct aux ressource d'un autre appareil
connecté sans contrôle central. Cette technologie permet par
exemple :
Quelque 60.000 clients et fournisseurs d'entreprises, utiliseraient
actuellement le P2P, ce qui est encore très peu (étude Frost
& Sullivan
http://www2.frost.com): le
principal obstacle à l'adoption de méthodes de travail
basées sur le P2P semble résider dans le manque de
sécurité supposé de ce système. (Sun Microsystems
travaille actuellement sur la sécurisation de ces échanges P to
P). .
· D'échanger entre particuliers logiciels, films, musique
ou tout autre fichiers
voir page
149
· de sauvegarder des fichiers et des informations vers des
localisations distribuées sur le réseau (sans se limiter aux
disques durs locaux)
· d'interconnecter directement des consoles de jeux, de sorte que
plusieurs personnes dispersées géographiquement puissent
participer au même jeu en interactif sans serveur central
· de participer directement à des enchères entre des
groupes sélectionnés de personnes
· D'offrir d'énormes capacité de calcul en
mobilisant un très grand nombre d'ordinateurs en parallèle (
voir page
35) en partageant des services de calcul,
tels des cycles de processeur ou des systèmes de stockage,
indépendamment du lieu physique d'installation des systèmes ou
des utilisateurs: exemple United Device
www.ud.com
· D'accélerer la livraison de contenu en multipliant les
endroits de stockage sur les disques durs des membres du réseau, comme
le fait aujourd'hui Akamaï avec ses serveurs proxy:.
Exemple: Zodiac
Networks
www.zodiacnetworks.com ,
eMikolo Networks
www.emikolo.com
· De mettre en place des systèmes de paiement
transfrontaliers entre particuliers
Yahoo! (200 millions d'abonnés à ses services) lance
aux US fin 2001 un service de paiement en ligne directement de particulier
à particulier. L'offre (Yahoo! PayDirect)
http://paydirect.yahoo.com
, en partenariat avec la banque HSBC Holdings
http://www1.hsbc.com (28
millions de clients). En apportant l'ergonomie du peer-to-peer, elle autorise
les paiements en ligne de personne à personne sans tenir compte des
frontières. Quelle que soit la monnaie ou le moyen de paiement
utilisé en réalité, un simple email permet d'ordonner un
virement depuis le compte Yahoo! PayDirect préalablement ouvert par
l'utilisateur chez HSBC.
· de collaborer à des projets quelle que soit leur origine
(groupware: partage de fichiers, téléconférence,
messagerie,...), en utilisant n'importe quel type d'appareil connecté:
c'est là, avec la capacité de calcul (simulations,
modélisation, ..) la principale utilisation potentielle pour les
entreprises.
Groove
www.groove.net ,
créé par Ray Ozzie, auteur de
Lotus Note (un des outils de travail en groupe les plus connu mais
malheureusement bati sur une logique "propriétaire" et donc non
totalement compatible avec les standards de l'Internet) est un des pionniers de
cette technologie et offre une technologie de travail collaboratif permettant
aux membres d'un groupe de projet de partager des dossiers en interconnectant
leurs micro-ordinateurs sans passer par un serveur central (utilisé
actuellement par GlaxoSmithKline et Raytheon
Dans le même créneau : Consilient,NextPage
Sun
www.sun.fr/produits-solutions/logiciels/p2p s'est fortement
engagé dans le développement de cette technologie en "open
source" (logiciel libre) en essayant d'en prendre le leadership avec le Projet
JXTA
www.jxta.org
Quelques problèmes sont aujourd'hui mal résolu et ils
hypothèquent les développements pour les entreprises:
1.2.1.10 De la réserve de puissance sous le pied: les lois de Moore, de Machrone et de Rock
La
"loi" de Moore 1965
www.intel.com/francais/intel/museum/25anniv/html/hof/moore.htm
dit que la capacité des composants électroniques double
tous les 18 mois. Depuis plus de 35 ans cette loi a été
respectée, ce qui conduit à une multiplication des
capacités par 10.000.000 sur cette période. Et ce, à prix
à peu près constant:
La "loi" de Machrone" dit pour sa part que la machine dont vous avez
besoin coûte toujours moins de 5 000 $
La "loi" de Rock" ajoute, elle, que le coût des installations
nécessaires à la fabrication des semi-conducteurs double tous les
quatre ans, ce qui explique les concentrations observées dans cette
industrie
Ceci vaut aussi bien
- Intel prévoit de produire des processeurs
équipés d'1 milliards de transistor cadencés à 20
GHz. (en 2001 on est à 42millions de transistors, cadencés
à 1,7 GHz). L'extrême ultraviolet EUVpermet des gravures 20 fois
plus fines et donc des circuits plus rapides, plus compacts, moins gourmands en
énergie et plus riches en composants
www.intel.com/research/silicon/euvmask.pdf
Ï Pour les capacités de stockage: c'est le cas des mémoires
centrales (RAM), comme des disques dur ou des CDROM
- En stockage magnétique, Il serait possible d'atteindre 100Gbits
par pouce² sur les disques durs contre 25 en 2001. Et des disques de 400
Go pourraient donc apparaître dès 2003.
- Le stockage holographique, bien que délicat à mettre au
point permettrait l'utilisation de disque de 1 To soit 1000Go permettant
l'enregistrement de 200 films.(3 aout 200, la Lettre des Télécom
d'Alain Ducass)
Un nouveau CD a ete developpe a l'institut d'optique de l'universite
technique de Berlin. Ce nouveau disque, qualifie de micro-holographique,
contient 150 Gigabits a la place des 4 Gigabits des DVD:. Les informations ne
sont plus seulement inscrites a la surface mais dans un volume.:
http://moebius.physik.tu-berlin.de/lasergrp
Des recherches menées à l'université de Cambridge
(juil 01) permettent d'espérer à l'échelle de la
décennie un gain d'un facteur 100 000 pour les mémoires
dynamiques actuelles grâce à un effet quantique,
appelé phénomène de Blocage de Coulomb.
www.zdnet.com/zdnn/stories/news/0,4586,2779143,00.html
IBM a commencé à travailler sur des nanotubes de carbone
des composants électroniques (le premier a été le circuit
d'inversion de voltage ou "Not Gate"avec amplification de voltage, comportant
une seule molécule, changeant ainsi radicalement les ordres de
grandeur en terme de miniaturisation
www.ibm.com/news/us/2001/08/27.html
Fin 2001, une equipe coréenne dirigee par le Pr Kim Kwang-soo de
l'universite technologique de Pohang a reussi a fabriquer un nanofil
monocristrallin en argent de O,4 nanometres de diametre.En novembre 2000, une
autre equipe coeenne dirige par le professeur ShinHyung-chul, avait mis au
point le plus petit transistor jamais construit.Mesurant 50 nanometres,
ce transistor permet d'envisager la fabrication de memoires vives capables de
stoker 16.000 de fois plus de donnees que les composants actuels. Les
chercheurs esperent produire des transistors de 20 nanometres d'ici 2010.
L'ordinateur Quantique sur lequel travaillent IBM
www.weblmi.com/TECHNO/2000/874_38_processeurchezi00.htm, HP
("100 Pentiums pourraient tenir dans un grain de sable"déclare ce
dernier) et de nombreux laboratoires dont celui de Normal Sup:
www.lkb.ens.fr/recherche/qedcav/english/perso/jmr/notice.pdf le
principe est d'utiliser directement l' "état quantique" des
électrons (comme leur sens de rotation sur eux même (le spin)),
qui peuvent être représentés par des "0" et des "1".
1.3.1.1 Dans tous les pays développés une croissance exponentielle mais difficile à mesurer
Il est bien entendu difficile de donner des chiffres sûrs pour les données caractérisant Internet, principalement pour les raisons suivantes :
1.3.1.1.1 La fantastique explosion d'Internet : les "dog years"
Pour ce
qui concerne la partie visible : le nombre d'internautes croît de 5
à 10%... par mois et le trafic plus encore : 15% par mois.(225% entre
juin 2000 et fevrier 2001 en pleine "crise" jupiter MMXI, pour la France voir
www.afa-france.com/html/chiffres/index.htm)
(Plus important encore est la mutation, plus difficile à mesurer, des
usages de l'internet au plus profond des entreprises à qui transforment
leurs strutures d'organisation comme nous le verrons plus loin)
A tel point que certains parlent de "dog years", année de chien : une année réelle en contient sept
Ce
mouvement a connu une nouvelle accélération avec la baisse des
prix des télécommunications (suite au développement de la
concurrence) et l'internet gratuit
En fait il n'a rien de "gratuit" dans la mesure ou l'internaute paie à
la fois le prix de la communication et celui de l'accès internet ...or
le prix de la communication étant très supérieur à
son cout l'internet "gratuit" revient à une facturation de type kiosque
mais il donne un avantage majeur à l'opérateur de
télécom (d'ailleur ce modèle du gratuit n'est pas propre
à l'internet et 2002 a vu éclore "Metro" et "20 minutes" qui
semblent partis pour un succès commercial avec 2 millions de lecteurs
quotidiens)
Offrir un accès gratuit à ses clients, permet de se mettre en
position de mieux les connaître et de pouvoir leur faire des propositions
commerciales susceptibles de retenir leur attention : c'est le cas de Dell et
de Gateway
Ce nouveau créneau conduit certaines entreprises à vendre
de "l'Internet gratuit clef en main": c'est le cas de Internet Telecom
(maintenant Eircom.net
www.eircom.net/
voir page
126
Ceci a obligé les fournisseurs traditionnels à revoir en
profondeur leur politique tarifaire (forfaits tout compris) en y incluant
les couts de télécommunication, ce qui conduit à des
tarifs "inférieurs au gratuit" et racheter les fournisseurs d'Internet
"gratuit pour élargir leur clientèle
En 2001 ont démarré des services d'interconnexion forfaitaire
illimitée (Ifi) pour moins de 200f/mois, mais quelle place par
rapport à l'ADSL qui offre des débits beaucoup plus importants et
n'immobilise pas la ligne téléphonique pour un prix à
peine supérieur?
http://www.industrie.gouv.fr/cgi-bin/industrie/sommaire/comm/com_contenu.pl?COM_
ID=417
Pour une vue d'ensemble à jour:
www.journaldunet.com ,
www.internetgratuit.com ou
www.benchmark.fr
1.3.1.1.2 ...mais que mesure-t-on? Est-ce significatif de la réalité des évolutions importantes?
Aujourd'hui par exemple dans les pays avancés il est fréquent que
chaque membre de la famille dispose de son ordinateur (PC= Personnal Computer)
et on commence à voir apparaître une mise en réseaux locaux
par une boucle Ethernet (en utilisant par exemple comme support le cablage
électrique du logement) ou un LAN (Local Area Network) radio (WiFi voir
page
250.)
v Le manque de réflexion sur ce qui est significatif des
évolutions : les critères actuels sont extrêmement
primaires et ne prennent absolument pas en compte la sophistication des usages.
Quand tout le monde sera connecté à internet, cela voudra-t-il
dire pour autant que tout le monde sera au même niveau
d'évolution ? serait-il aujourd'hui pertinent d'évaluer
l'équipement en télécommunication d'un pays par le
pourcentage de foyers disposant d'une ligne fixe? Et le niveau de vie au nombre
de foyers disposant d'une montre ou d'une pendule?
Fin 2000 Jupiter Communication prévoyait que fin 2002 un foyer
américain disposerait de 2,7 appareils connectés à
Internet: quelle serait alors le sens du "taux de connection"?
De même peut-on compter de la même façon un accès par
un modem 56kbps, un accès haut débit ou un accès nomade?
mi-2001 il y avait 100.000 utilisateurs d'ADSL en
France pour 700.000 en Allemagne
On peut penser que pour des raisons culturelles on arrivera assez rapidement
dans les pays les plus avancés à un plafond quant au pourcentage
de foyer connectés et que la différence se fera sur la puissance
des machines, le nombre de périphériques, l'age moyen du parc, le
nombre d'heures d'utilisation, la sophistication des usages, le débit de
la connection, l'usage nomade, le nombre d'appareils connectés par
foyer, ...
Dans cette optique Jupiter qui devait fusionner fin 2000 avec Media
Metrix (Jupiter MMXI),
www.jmm.com développe un "global
sophistication index" qui met les USA en tête suivi de la puis
Suède, puis le Danemark, la Norvège,...et qui ne laisse pas
apparaître notre pays dans les dix premiers)
De même le cabinet Meta Group
www.metagroup.com a
lancé l'Index "Computer Savvy" qui met en tête USA et
Finlande, mais où, là encore on ne trouve pas notre pays dans les
10 premiers
www.metricnet.com/press/wecim.pdf
Selon le rapport 2002 de l'International Telecommunication Union,
l'Hexagone n'accroche pas le "top 20" des pays les plus avancés sur le
plan de la pénétration des NTIC : l'ITU a compilé,
pays par pays, 26 paramètres différents allant du taux de
pénétration de l'Internet, en passant par le nombre de FAI . La
première place revient à Hong-Kong avec une note de 65,88.
suivi du Danemark (65,61) et de la Suède (65,42). Les
Etats-Unis, avec une note de 65,04, arrivent en cinquième place.
L'absence de la France apparaît d'autant plus marquée que douze
pays européens sont présents au "top 20" de l'ITU.
www.itu.int/newsroom/press_releases/2002/20.html
L'écart est encore plus frappant dans le commerce électronique
selon que l'on compte les paiements électroniques ou les
décisions d'achat conclues à travers le Web et que l'on
intègre ou non l'EDI : il est alors de plusieurs ordres de grandeur!
(aux USA il ne s'achète en 2000 que 3% de voitures en ligne mais
d'après le cabinet JD Power 40% des clients ont utilisé internet
dans le processus d'achat. il en va de même dans le domaine de la
santé
voir page
98)
Les chiffres ci-après sont donc donnés à titre d'ordre de
grandeur et l'on gardera présent à l'esprit que d'autres sources
peuvent fournir des chiffres sensiblement différents, "78,3% de
statistiques sont fausses" assurait un statisticien, gageons que pour
l'Internet, le chiffre est encore supérieur
Mais tous concordent quant à la rapidité de l'évolution
et au classement des pays relatif à leur niveau d'usage de ces
technologies.
Un des sites les plus synthétique et régulièrement mis
à jour est
www.internet.gouv.fr/francais/chiffcles/sommaire.html, (même
si comme pour toutes les autres les enquêtes, chiffres et études
cités dans cette rubrique utilisent des approches et des
méthodologies différentes, emploient des mots qui n'ont pas
toujours la même signification car provenant de différents
instituts) ainsi que le Tableau de bord de l'innovation du Sessi
www.industrie.gouv.fr/observat/innov/so_tbi.htm et le tableau de
bord du commerce électronique du Minefi
www.men.minefi.gouv.fr/webmen/informations/tabord/tabord200204.pdf
Principales sources utilisées pour ce rapport qui vous
permettront, si ce document n'est entre vos main qu'au delà de 2002 de
voir des données plus actuelles
NUA
www.nua.ie/surveys , Netratings
www.netratings.com qui
n'a finalement pas pu racheter Jupiter MMXI
http://fr.jupitermmxi.com,
et ACNielsen eRatings (Nielsennetratings
www.nielsennetratings.com
www.nielsen-netratings.com
), ACNielsen
www.acnielsen.com, Network
wizards
www.isc.org/ds
Mediamétrie
www.mediametrie.fr Médiangle
www.mediangle.fr le
JournalduNet
www.journaldunet.com/chiffres-cles.shtml, Net Value
www.netvalue.com
(racheté en 2002 par NetRating) e-Marketer
www.emarketer.com, Taylor
Nelson Sofrès
www.tnsofres.com/ger2001/keycountry, Afa
www.afa-france.com, Dree
www.dree.org/etatsunis, Department of Commerce
www.doc.gov et
www.ecommerce.gov Center
for Research in electronic Commerce (Université du Texas)
www.internetindicators.com
The Industry Standart
www.thestandard.com, Novamétrie
www.novametrie.com
e-business Forum
www.ebusinessforum.com ,
GFK
www.gfk.cube.net, FIND/SVP
www.findsvp.com,Intelliquest:
www..intelliquest.com,
Netcraft,
www.netcraft.com/survey
, datamonitor
www.datamonitor.com ,
Strategie Internet
www.strategie-internet.com
, Matrix Information Service
www.mids.org Forrester
www.forrester.com, ZDNet
www.zdnet.fr ,idc Research
www.idcresearch.com
www.idc.fr et
www.idc.com,
www.3.nikeibp.co.jp, NOP
:
www.nop.co.uk, Ripe
www.ripe.net/statistics
et Nic France
www.nic.fr/Statistiques
,
Comme ce
rapport n'a pas été écrit en un jour, il est même
vraisemblable que pour des données en évolution rapides,
comme la capitalisation des start-up, il y ait des incohérences entre
plusieurs chiffres que nous citons : pour ne donner que deux exemples,
Il faut peut-être en rechercher la cause profonde dans le fait que les
outils de l'internet ont considérablement accéléré
tant la circulation de l'information que la vitesse de prise de décision
et que la rapidité d'exécution des ordres, ce qui amplifie les
phénomènes liés au panurgisme (je
décide en fonction de ce que je pense que les autres pensent que je
pense...) et les effets de panique associé
· Notons que ces mouvements ultrarapides (il n'est pas rare qu'une
entreprise cotée plusieurs dizaines de Milliards de Francs perde la
moitié de sa valeur en 24h sans raison majeure) ne sont pas propre aux
start-up (Apple a ainsi perdu 8 milliards de $ soit la moitié de son
capital le 29 sept 2000 et SUN 37 Milliards de dollars dans la
matinée du mardi 4 avril (plus que le budget annuel de la
Défense Nationale!),...avant de les regagner l'après midi En
l'espace d'une seule journée, le 27 juillet 2001, la valeur
boursière de NOKIA a varié de 65 milliards d'Euros soit 10 fois
la capitalisation d'Usinor, premier sidérurgiste européen, et et
le 14 Avril c'est 30% du PIB américain qui s'est "évaporé"
sur le Nyse à cause d'une statistique médiocre sur
l'inflation)... sans parler de Vivendi, France-Telecom ou Alcatel
"la réalité est que le marché monte, pour la seule
raison qu'il monte" Henry Kaufman, pionnier de la prévision
financière chez Salomon Brothers
"les excès, à la hausse comme à la baisse s'inscrivent
dans la démesurede la rupture technologique en cours" Fabrice
Moullé-Berteaux, JP Morgan
...et si de nombreuses entreprises se créent d'autres disparaissent dans
ce torrent tumultueux qui déferle sur l'économie mondiale
où il n'existe pas de recette pour une vie à l'abri du risque!
La durée de vie moyenne d'une entreprise est tombée aux USA de
13 ans il y a quelques années à 4 ans en 1999 par suite de
fusions, rachats, démantèlement, fermeture (William Daley,
Secrétaire américain au commerce)... sans doute a-t-elle
encore baissé depuis (celle des Pdg est passé sur cette
période de 6 ans à 16 mois)
Une statistique de Broadvision montre qu'en 1999 ce n'était pas moins de
6008 entreprise qui avaient été rachetées dans ce secteur
pour un montant de 1200 Milliards de $ et si les valorisation ont très
fortement baissé depuis on a tout lieu de penser que le nombre a
augmenté et la mortalité n'a clairement pas diminué
...et Mark Walsh, créateur de Verticalnet
www.verticalnet.com entreprise
précurseur dans l'organisation des communautés virtuelles de
conclure son exposé de présentation par cette citation
d'Albert Einstein "il n'y a que 4 ou 5 personnes au monde qui
comprennent véritablement ma théorie. Je n'en fais pas partie"
1.3.1.2 Quelques repères chiffrés néanmoins
Ces chiffres ne prennent donc pas en compte les sites personnels des
internautes (un site comme xoom (
www.xoom.com) en héberge
à lui seul 4,5 millions, geocities (
www.geocities.com ) 2,5
millions et leur équivalent français Multimania (
www.multimania.fr) 40.000
60 millions de personnes dans le monde avaient accès à
l'internet en juillet 96, elles étaient 90 millions en
juillet 97 (Matrix Information Service
www.mids.org ), 151 millions en
janvier 1999),380millions fin 2000), 513 millions
en aout 2001 et 605 Millions en septembre 2002.avec un sensible
rééquilibrage entre les 3 continents (182 en amérique du
Nord, 191 en Europe et 187 en Asie ). (NUA :
www.nua.ie/surveys. Ce chiffre
va sans doute atteindre un plafond, au moins dans les pays OCDE (... car il ne
pourra dépasser 100%) il faudra donc rechercher d'autres indicateurs
représentant la qualité elt l'usage (quantitatif et qualitatif)
de ces connexions
· 90% des étudiants américains se connectent au moins une
fois par jour
·
Le nombre de "host" (noms d'adresses IP correspondant à un ou
plusieurs noms de domaine augmente encore plus vite: de 1,3 millions en 1993 il
a connu un rythme de doublement annuel jusqu'en 1998 et croit de 50% par an
depuis cette date Source: Internet Software Consortium
www.isc.org on voit bien que la
"crise boursière" n'a aucune traduction jusqu'à aujourd'hui sur
cette croissance
· Les sites les plus fréquentés reçoivent chaque
jour plusieurs dizaines de millions de visiteurs (information, jeux
vidéo, annuaires, moteurs de recherche, voyage...)
· 2 Milliards de pages sont indexées par un moteurs de
recherche comme Google (ce qui ne représente pourtant encore qu'une
faible partie du total des pages présentes sur le web) et Yahoo!
revendique plusieurs centaines de millions de pages consultées par jour
· il y aurait 100 Milliards de liens entre les pages sur le web
(étude Btler Group) dont 10%périmés (vous pourrez sans
doute malheureusement le constater à la lecture de ce rapport)
· le chiffre d'affaire généré par le réseau
des réseaux a dépassé dès 1999 il le montant
cumulé du secteur automobile et de celui de l'énergie. Selon
une étude de la réserve fédérale
américaine
www.bog.frb.fed.us c'est
les 2 tiers des gains de productivité des années 1995-2000 qui
sont dues à Internet
· Les entreprises représentent 80 % du trafic
1.3.1.3 Un paradoxe apparent : la bourse s'effondre et les usages continuent à croitre sans rupture
Les
statistiques ci dessus et celles que nous verrons plus loin sont
déjà particulièrement explicites sur ce point : on ne voit
jusqu'à présentnullement trace de la crise boursière dans
le développement des usages
...et le trafic a cru plus encore : 15% par mois.(225% entre juin 2000 et
fevrier 2001) en pleine "crise" jupiter MMXI
Entre septembre 2001 et septembre 2002 d'après l'enquête TLB ne
nombre d'actionnaires "online" a cru de 30% en France à 1,3 millions
http://www.objectif-broker.com/actus.php?idActus=253
Aux US, d'après l'étude du cabinet RHK, le trafic a cru de 100%
et les revenus de 17% (le "prix du bit" a baissé de 45%). En 2002 le
trafic internet représente le double du trafic
téléphonique longue distance
Le voyage en ligne connaît une croissance de 30% l'an aux US (11% du
marché) et en Europe, partie plus tard, de 60%. Les compagnies "low
cost" dont les résultats financiers la capitalisation dépasse
parfois aujourd'hui celle des grandes compagnies traditionnelles travaillent
à 80% via Internet
La SNCF a augmenté ses ventes via internet de 80% de 2001 sur
2000
Le groupe Pinault-Printemps Redoute a plus que doublé son chiffre
d'affaire en 2001 à 458M€ et le premier semestre 2002 a encore
montré un quasi doublement (+97,8%) sur la même période de
2001
Plus significatif encore, la croissance du commerce électronique en
Europe : "de l'automne 2001 au printemps 2002il a progressé de 170%
à 11,5 G€ (dont 2,9 en France selon Forrester)" Helen Zetoun de
GFK Sofema
Par ailleurs le conseil en e-business se redéploie sur les
entreprises traditionnelles (biens d'équipement et compagnies
d'assurance arrivent en tête). 75% des projets concernent les achats et
la logistique et 68% visent l'intégration d'outils de marketing dont le
CRM. D'après une étude de Syntec Conseil ce secteur devrait avoir
connu une croissance de 10% en 2002
En matière de publicité, les investissements publicitaires
poursuivent leur croissance en Europe, de l'ordre de 30% par an, en 2001 et
2002 d'après Philippe Besnard d'AOL Europe), contrastant avec l'atonie
des marchés publicitaires plurimédias. Cette croissance
s'explique par l'arrivée sur Internet des annonceurs "traditionnels"
Au niveau mondial 2002 voit passer la barre des 100Milliards de $ pour les
ventes en ligne (73,6G€ pour les US et 32,8G€ pour l'Europe
(Forrester Research). Amazon, Expedia et ebay ont dépassé le
milliard de $ de chiffre d'affaire et les premières estimations des
ventes pour les fêtes de noel 2002 font ressortir une croissance de35%
(Bizrate.com)
2001 a également vu une augmentation considérable du "volume" du
web en 2001 : +1,5Exabytes (un milliard de Gigabytes)
1.3.1.4 Les statistiques cachent plus de choses qu'elles n'en montrent: les "achats Online" ne sont que le sommet de l'isberg
Les
estimations habituellement publiées qui ne prennent en compte que les
ventes en ligne stricto sous estiment très fortement
l'importance des évolutions en cours puisque Cisco à lui seul
déclare avoir réalisé un CA supérieur à 7,9
milliards de dollars sur le WEB dès 1999 (65% de son CA), que le
courtage en ligne déjà représenté 145 Milliards de
dollars en 1999 et que selon Forester Research 8 % du montant des commandes des
grandes entreprises américaines passe par Internet et 7 % par les
réseaux "à valeur ajoutée" (soit 300 milliard de dollars).
International Data Corporation -
www.idcresearch.com -
estime ce montant à 220 milliards de dollars en 2001, dont 26 en
Europe.
Forrester research annonçait en octobre 1999 un montant de
1.660 Milliards de dollars pour 2003 (108 pour les ventes aux
particuliers, 1330 pour les échanges de produits interentreprises et 220
pour les services), sans prendre en compte les 3.000 Milliards de dollars
correspondant au courtage en ligne, ni les 200 Milliards de dollars de
transactions qui devraient être réalisées sur le seul
réseau ANX de l'industrie automobile
En 2003 au niveau mondial nous ne sommes qu'au démarrage du
commerce électronique (source Forrester)
Pour la France il était évalué à 400MF en
1998 et, avec un taux de croissance de 170% par an, la barre du milliard a
été dépassée en 1999 (1,3Milliard) pour une
prévision de 60 Milliards de F en 2003 (estimations citées par
François Pinault dont les 64 sites de commerce
électronique (200M€ en 2000) ont connu une croissance de 270%
sur les seuls 4 premiers mois de 2001)
· Le commerce interentreprises est très largement
prépondérant puisqu'il représente plus de
90% de ces montants (évaluation IDC corroborée par
Forrester)
Ce point est très important à noter pour les entreprises, car
les média ont naturellement tendance à se polariser sur la vente
aux particuliers, alors que celle-ci ne représente que l'écume du
phénomène. Le site américain Techsavvy.com
(ex-Industry.net)
www.techsavvy.com recensait
déjà près de 300.000 acheteurs et 5.000 fabricants de
produits et services dès 1998
· Le montant des achats en ligne effectués par les
particuliers croit rapidement mais part de bas: 0,6 milliard de dollars en 96
à comparer aux 2 milliards d'euros du minitel, 18 milliards de dollars
en 1999 à comparer aux 2 milliards d'euros du minitel, 33 milliards
estimés en 2000 et 52 en 2001
d'après une étude du Benchmark Group,
www.benchmark.fr/eBN.asp?pid=45&etude=4060 le chiffre
d'affaires des ventes au détail en ligne a progressé en France de
246 % en 2000 et atteint 4,5 milliards de francs (voyage-tourisme (2 milliards
de francs), informatique (600 millions), alimentation/boisson (530 millions)) :
il n'a donc pas été affecté par la crise boursière.
L'étude 2002
http://www.benchmark.fr/eBN.asp?pid=45&etude=5991 fait
ressortir une poursuite de la croissance avec Avec 1,45 milliard d'euros en
2001, soit 110% de croissance par rapport à 2000
(datamonitor -
www.datamonitor.com -
fournit des chiffres pour l'Europe,
www.strategie-internet.com
pour la France enfin
http://www.planete-commerce.com/etudes-statistiques.html rassemble une
collection de données sur ce sujet)
Mais il faut néanmoins regarder ces chiffres avec
précaution car ils qui fortement le poids réel que prend internet
dans le commerce :
AutoByTel
www.autobytel.com
par exemple, dans la mesure où la voiture n'est pas
achetée en ligne, n'est pas pris en compte dans ces chiffres alors qu'il
représentait déjà à lui seul 3 milliards de$
en 96 et 17 milliards de $ en 2002 aussi bien pour des véhicules neufs
que d'occasion (il travaille aujourd'hui en partenariat avec 11.000 garagistes)
Cisco, 7,9 Milliards de dollars de vente sur internet dès 1999
(dont 2,1 de bénéfice net) ne vend pratiquement que les pin's et
les casquettes avec paiement "en ligne"(Bill Finkelstein
séminaire Aftel NY nov 98)
De même pour le commerce interentreprises ces chiffres
n'intègrent pas l'EDI qui pourtant bascule rapidement sur le
protocole Internet
Le projet ANX
www.anxo.com
voir page
197 de l'industrie automobile américaine,
en cours d'implémentation devrait pourtant représenter à
lui seul 100 milliards de dollars de commandes et facturations, et la gestion
des achats publics, notamment américains, davantage encore (le PEE de
Washington estimait le montant des transactions par EDI à 850 milliards
de Francs en 1998).
"regarder l'influence économique d'internet à travers les
statistiques d'achat en ligne, c'est comme vouloir réduire la TV au
téléachat" (Hugues Séverac patron de resultanet
www.resultanet.com )
On se rend compte en effet que progressivement Internet devient aux USA, dans
de nombreux domaines, le véritable marché directeur, le
marché de référence : même si l'achat se
réalise dans une boutique, le client aura préalablement
rassemblé des documents, comparé des offres, jusqu'à dans
certains cas finaliser son choix, en consultant l'internet :
Forrester Research estime qu'en 2002 la moitié des
acheteurs d'automobiles auront au moins recherché des informations
sur le véhicule sur le web avant de l'acheter
L'étude Starch AOL (août 98) montre que dès
aujourd'hui les 75% des internautes américains vont chercher des
informations sur les produits techniques qu'ils envisagent d'acquérir.
en 2002 70% des internautes consultent en moyenne 11 sites avant d'acheter leur
véhicule
"internet est un outil d'avant vente, d'après vente et de
fidélisation" Pierrick Dinard, directeur Internet de Peugeot
Cyberdialogue de juillet 98 indiquait que 1/3 des internautes avaient
fait des achats en pharmacie après une recherche d'information sur
internet (15.000 sites sont consacrés à la santé...)
Metifax
www.mfg-net.com estimait
que 42% des industriels prenaient leur décision d'achat de machines
outils sur internet (étude Atelier BNP-Paribas sur la machine outil,
juillet 1999
1.3.1.5 Que faut-il penser du concept de "Nouvelle économie"?
1.3.1.5.1 C'est bien plutot d'une "nouvelle organisation de l'économie" dont il est question
Tout
d'abord réduire l'impact d'Internet sur l'économie à la
vente en ligne serait, comme ce rapport le montre se limiter à 2% du
problème: l'essentiel de l'impact d'Internet se trouve dans le
fonctionnement d'une économie en réseau qui entraine une mutation
profonde dans tous les métiers de toutes tailles et de tous secteurs
voir page
223
On ne devrait donc pas parler de "nouvelle économie" qui pour certains
désigne les entreprises qui vendent à travers un site Web, mais
de "nouvelle organisation de l'économie"
1.3.1.5.2 Même si l'on s'en tient au commerce électronique, ce serait une erreur de l'opposer au commerce traditionnel: les Click & Mortar
Pour s'en tenir au "commerce électronique" ou e-commerce, qui ne représente donc qu'une toute petite part de cette "nouvelle organisation de l'économie" ce serait une erreur d'opposer boutiques et sites web
Ce serait une grave erreur de considérer que vente en ligne et vente dans les boutiques traditionnelles sont deux mondes indépendants qui peuvent se borner à s'ignorer ou à se combattre.
Dans la
plupart des cas la recherche d'une symbiose se révèle
mutuellement très profitable : le site prépare la vente et la
prolonge
Le catalogue (développé par les 3 Suisses avec des
microcodes-barre) ou la publicité papier eux aussi peuvent
devenir communicants : grace à des codes barres et un lecteur
connecté il est possible de commander par un téléphone
portable ou de demander des informations complémentaires
70% des personnes ayant l'habitude de chercher de l'information en ligne
vont d'abord s'informer sur Internet avant d'aller consulter leur
médecin
le chausseur lyonnais Bexley
www.bexley.com indique qu'il
voit arriver dans ses magasins des clients qui savent exactement ce qu'ils
veulent, y compris les références du produit
L'étude menée mi 2001 par RoperASW (ex-Institut Roper
Starch)
www.roper.com en
Grande-Bretagne, Allemagne et France révèle que 68 % des
internautes utilisent le Web pour se renseigner sur les produits qu'ils
souhaitent acheter.
· en boutique le vendeur pourra disposer à travers une
partie du site qui lui sera réservé d'un précieux concours
du fournisseur (argumentaire commercial, accès à la documentation
détaillée sur les produits, gestion des commandes et des stocks,
informations pour le SAV ...).
Autre synergie possible, particulièrement développée au
Japon, l'utilisation de la boutique pour la livraison, règlant ainsi le
difficile problème de la logistique "capillaire" jusqu'au domicile du
client. Le problème du paiement est alors de ce fait automatiquement
résolu
Au Japon il y a 30.000 "Combini" (seven-eleven, lawson, ).
Tout japonnais vivant en milieu urbanisé est à moins de 10
minutes d'un tel magasin ouverts quasi jour et nuit. Il peut passer commande
depuis chez lui, depuis son téléphone portable (de plus en plus:
40% visé) ou depuis la boutique
La livraison se fait dans le combini 13% (qui peut lui-même livrer
à domicile). Le client prend alors possession de la marchandise et paie
au Combini, tant et si bien que les paiements en liquide (9%)
dépassent de très loin les paiement par carte (6%)!! (Gilles
Etienne, PEE de Tokyo)
En 2001 Alapage s'associe à Extrapole
(Lagardère)pour coupler boutiques et vente en ligne, Fnac.com
s'appuie sur les 3000 relais-colis de la Redoute, Hachette lance
Zendis (ex UpTooYoo) pour quadriller le terrain de points relai a partir
des 900 distributeurs de presse (il prévoit 3500 "pick up points" entre
la France, la Belgique et la Suisse), C-Discount utilise le
réseau des 4.500 supérettes de "Petit Casino" et la
start-up Alveol
www.alveol.com se propose de
tisser un réseau de réseau de points relai en
fédérant des réseaux de buralistes, de distributeurs de
carburants, de guichets voyageur des gares,...
Pour stigmatiser ce concept majeur d'une stratégie de symbiose entre
commerce électronique (virtuel) et boutiques "en dur" ("Brick &
Mortar" en anglais), les américains nomment ces nouveaux
commerçants "Click & Mortar"
(ou aussi, clin d'oeil aux entreprises créées autour d'une
stratégie "tout internet" appelées les "dot.com", car elles ont
souvent choisi leur nom de domaine comme marque (amazon.com = amazon-dot-com),
ces Click & Mortar sont surnommées les "dot.bam" (bam= Brick
& Mortar....).
L'entreprise Grange,
http://www.grange.fr
créée en 1905 à Saint Symphorien sur Coisne fabricant de
meubles haut de gamme de style, 85% d'export (dont Bill Gates et la reine
d'Angleterre), dote ses 250 distributeurs dans 25 pays (avec boutiques et
commerciaux itinérants) du logiciel Caméléon qui
permet à ceux-ci de concevoir le meuble, en temps réel, à
partir d'éléments modulaires ou paramétrables, de calculer
le prix en temps réel et de lancer ainsi sans surcoût et sans
délai, la prise de commande, la mise en fabrication et la facturation
(que ce soit depuis la boutique ou depuis le micrordinateur portable du vendeur)
Objectif, outre les économies administratives et de stockage:
une augmentation de 50% en 3 ans du chiffre d'affaire, car
jusqu'à présent seuls 35 distributeurs étaient capables de
vendre du meuble sur mesure. "Les 1,5M€ d'investissement ont
été vite amortis grace à l'augmentation de la marge, la
division par 2 des délais de livraison et l'élimination de la
plupart des stocks" Laurent Francès
Des entreprises "virtuelles" comme Homeportfolio
www.homeportfolio.com
ou NamesUKnow
www.namesuknow.com
s'attachent à fédérer autour de leurs enseignes des
boutiques de meubles réelles en présentant leurs catalogues sur
le web
De même il n'y a jamais eu autant de salons professionnels,
justifiés par le besoin de se rencontrer, que depuis que l'Internet se
développe ... et ces salons utilisent largement Internet pour leur
organisation, les inscriptions et "l'après salon"
Il serait donc stupide de s'enfermer pour des commodités statistiques
dans une opposition entre "commerce en ligne" et "commerce traditionnel":
on peut penser qu'à terme un très grand nombre de transactions
seront mixtes avec une partie sur internet et une partie dans les boutiques
traditionnelles car l'acte de ne saurait se réduire à la vente
stricto-sensu club d'utilisateur, mailings,...)
"l'acte" de commerce est complexe et peut se décomposer en au
moins une dizaine de phases dont certaines s'effectuent de façon
plus performante en "face à face" et d'autres en ligne:
Une politique commerciale efficace évitera tout intégrisme et
s'efforcera d'utiliser le meilleur outil au meilleur moment en fonction du type
de produit et du type de client
la Camif
www.camif.fr développe
sa stratégie multicanal depuis 1998 avec son catalogue papier, 14
magasins et Internet. Entre 1999 et 2000, le site a vu le nombre de visiteurs
uniques par mois passer de 550.000 à 1 million de visites uniques pour
un panier moyen de 1.275 francs. En 2001 il devrait représenter 7%
à 10% de son chiffre d'affaires. Il utilise le mail-marketing pour
prévenir ses clients sur les nouveautés produits ou en leur
envoyant, personnellement, une documentation sur un produit
repéré sur le site. Cat@mag invite ainsi le client à
choisir le produit sur le catalogue, à venir l'essayer en magasin puis
à le commander sur le Net. "un client multicanal consomme 2,5 fois plus
qu'un client monocanal"
2) notoriété: faire connaître le produit et la
société (publicité, actions promotionnelle,...)
3) être "trouvable" par le client (qui avant un achat compare les
offres): référencement par les moteurs, présence dans les
sites de comparaison, dans les catalogues,...)
4) donner de l'information technique et commerciale sur les produits:
avant un achat important ou délicat le client souhaite pouvoir consulter
une documentation riche et précise et savoir où acheter le
produit (softselling)
5) donner confiance: avec la mondialisation clients et fournisseurs se
connaissent directement de moins en moins: c'est la raison de l'importance des
tiers de confiance qui, en donnant leur label apportent leur
crédibilité au fournisseur ou au client vis à vis de son
partenaire (ce peut être en matière de qualité des
produits, de solvabilité, de respect d'une charte éthique, de la
résolution des conflits, d'une assurance de bonne fin,...)
6) négociation du prix: vente aux enchères,
réductions de fidélité, négociation,...
7) adaptation du produit au besoin du client
8) décision d'achat ou de reservation
9) paiement proprement dit
10) livraison avec suivi en temps réel (tracking)
11) service après-vente, club d'utilisateur, gestion des
réclamation
de même les Banques qui avaient souvent développé
une banque en ligne sont de plus en plus revenue à une stratégie
"multicanal" permettant de conjuguer et d'utiliser au mieux tous les moyens de
communication avec leurs clients (Dexia a par exemple
réintégré Dexiaplus)
On constate malheureusement trop souvent que par une sorte de
schizophrénie l'entreprise "oublie" sur son site qu'elle a aussi une
existence dans le monde réel et n'indique que l'adresse de son webmestre
négligeant d'indiquer son numéro de téléphone et
son (ses) adresse(s) physique(s)
Des sites comme Ismap
www.ismap.com, Maporama
www.maporama.com,
Viamichelin
www.viamichelin.com ou
Sytadin
www.sytadin.equipement.gouv.fr vous aideront à indiquer
à vos clients sur votre site web comment se rendre chez vous
1.3.1.6 la croissance en France et dans le monde
voir en particulier l'étude de Taylor Nelson Sofrès www.tnsofres.com/ger2001/keycountry
1.3.1.6.1 La France est en retard
1.3.1.6.1.1 les dernières années du siècle auront vu le décollage ... mais pas le rattrapage et cette tendance se poursuit.
Si la
part des autres pays croissait de façon régulière ce
n'était pas jusqu'alors le cas de la France dont le taux de croissance
restait alors très inférieur à celui des Etats-Unis ainsi
qu'à la moyenne des autres pays de l'Union Européenne.
Cette évolution très inquiétante ne s'est pas poursuivie
depuis 98 où les taux de croissance français ont rejoint la
tendance mondiale : celle du quasi doublement en 18 mois . en 2001
ce taux (3,6% par mois) a même été supérieur
à celui de l'Allemagne(2,5) et du Royaume Uni (2,8%)
Mais pour autant en 2001, notre retard, s'il ne s'est pas aggravé
en valeur relative, s'est accru en valeur absolue et il en va de
même en 2002: D'autant plus que, au fur et à mesure que tout le
monde se connecte, l' "instrument de mesure" qu'est le taux de connection perd
sa signification. Le Challenge se porte sur les usages nouveaux (ce n'est pas
aujourd'hui le taux d'équipement en téléphone fixe qui
peut servir d'indicateur pertinent pour comparer le niveau de
développement de deux pays)
Paul Gratton déclarait aux Echos "l'attitude des
Français face aux nouvelles technologies est la même que celle des
Anglais en 1998"... 4 ans de retard, et les Anglais ne font pas la course en
tête
Comme nous l'avons vu le "global sophistication index" de Jupiter MMXI
ne laisse pas apparaître notre pays dans le top ten
"la France a une vision trop gadget de la "Nouvelle Economie", il s'agit
en fait d'une vraie révolution qui permet d'abord d'abaisser les
coûts" Alex Gontier fondateur de Ipin
Déjà En 98 avec 6 % de la population connectée
(2,87 millions de personnes, NOP Research Group), nous étions loin du
Royaume Uni (9 %), des Etats-Unis (27 %) et plus encore de la Finlande (35 %).
L'institut Rexecode
www.rexecode.asso.fr a
réalisé une étude couvrant 1990-1998 comparant les
Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. On y note un retard de la
France et de l'Allemagne par rapport au Royaume-Uni et surtout par rapport aux
Etats-Unis. Le poids des NTIC dans l'économie est plus
élevée aux Etats-Unis (7,9%) et au Royaume-Uni (7,3%) qu'en
France (5,1%). Si au lieu de prendre le secteur des nouvelles technologies, on
se concentre sur le secteur des télécommunications, le
résultat est quasiment le même. La France est le pays où le
poids du secteur est le plus faible: 1,4 % contre 1,8 % en Allemagne et aux
Etats-Unis et 2% au Royaume-Uni.
1999 a démarré de façon beaucoup plus soutenue :
notre pays comptait 4,8 millions d'ordinateurs (ou autres plateformes
nomades,..) connectés et 6,5 millions d'internautes (IDC
www.idc.fr et Forrester
www.forrester.com),
En 2000, 30% des foyers possèdaient au moins un ordinateur dont
31% étaient connectés rattrappant ainsi le parc installé
dans les entreprises. Fin 2000 idc estime à 10,9 millions le nombre
d'internautes (à titre privé et/ou professionnel) pour 7 millions
d'ordinateurs connectés
Le nombre de sites marchands est passé de 625 en janvier 1999 à
1530 en janvier 2000 (annuaire "le web marchand") mais 2% seulement des foyers
ont acheté en ligne (17% aux US et 10% en Grande Bretagne) pour une
moyenne de 450$ (1200 aux US), soit un facteur 23 de décalage entre
la France et les US si les chiffres de Ernst&Young sont exacts
En 2001, 32% des foyers disposent d'au moins un PC et d'après
une étude du SESSI aout 2001 ("L'Internet : les
Français se hâtent lentement"), un tiers des
Français ont déjà utilisé internet au moins
occasionnellement et 20% sont connectés depuis leur domicile (56% y
accèdent en outre depuis leur lieu de travail ou d'étude).
Ces 20% sont à comparer à 30% en Allemagne, 36% en Grande
Bretagne, 54% au Dannemark
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p152.pdf
Médiamétrie estime le nombre d'internautes quant à lui
à 14,3 millions à mi-2001 et c'est 28% des internautes qui
auraient procédé à un achat en ligne
(WallStreetJournalEurope sept 2001)
Mais notre retard se retrouve encore accru pour les nouveaux usages (haut
débit et nomade) : début 2001 par exemple il y a 7 fois plus
de connection ADSL en Allemagne qu'en France! (mais certains pensent que le
cout extrêmement élevé du bas débit et le retard du
forfait illimité risque de "booster" le haut débit malgré
son prix)
En Avril 2002 Médiamétrie évalue à 36% les
foyers possédant au moins un ordinateur, à 25% le nombre
d'internautes français (16,4 millions) et à 6,4% les foyers
connectés en "haut débit" (contre 2,8% en 2001): le million
d'abonnés haut débit a été atteint en septembre
2002 (essentiellement en ADSL, le câble avec une croissance de 43% ne
représente que le quart du marché)
Sur l'ensemble de l'année le commerce électronique B to C devrait
d'après les premières estimations s'élever à
3Milliards d'Euros avec 2.000 sites marchands dont une petite centaine
contrôlent 70% du marché (Ernst&Young)
En 2002 les ventes de PC fixes ont stagné mais les PC portables ont
fortement augmenté
"le développement technique de l'Internet en France a pris du retard
par rapport aux Etats Unis mais aussi à la Grande Bretagne, l'Allemagne,
les Pays-Bas, la Scandinavie, l'Australie ou Hong Kong...Par de nombreux
aspects ce retard se creuse..." Jean- François Abramatic
Président du World Wide Web
http://mission-dti.inria.fr/index.html
En matière de publicité, qui est un indicateur de l'usage
commercial d'internet, la France ne représentait que 0,3% du total
mondial en 1997, 1 % en 1998.(
www.journaldunet.com ) et 1,5%
en 1999 (Forrester
www.forrester.com)
Dell vend ses ordinateur essentiellement sur Internet : alors qu'en 2001 ses
ventes mondiales ont explosé (+18%), en France elles ont reculéde
4,5%
Néanmoins on note une augmentation de 32% entre le premier semestre 2002
et le premier semestre 2001 des ventes du pôle commerce
électronique de France télécom (Alapage, marcopoly,
Librissimo,...)
Autre indice qui pourrait nous réjouir s'il n'était la
confirmation du point précédent: sur les 900.000 pages
pirates ("warez") la France n'en compte d'après le BSA
(Business Software Alliance) que 9.800
1.3.1.6.1.2 Encore très masculin et élitiste
Internet
reste encore masculin et élitiste dans notre pays : les cadres
supérieurs masculins de moins de 35 ans sont plus des deux tiers
à utiliser Internet
La part des femmes est passée de 29% (2000)à
37,7% (2001) puis 39,9 (2002)des internautes (aux USA
elles étaient déjà 39% en 1998 pour une prévision
de 53% en 2002 et même 62% pour les fêtes de fin
d'année, ce qui est un signe de plus grande maturité du
marché car comme le fait remarquer le Cétélem "ce sont
principalement elles qui font leurs achats sur catalogue. Or elles ne
réalisent que 25% des achats sur internet, alors qu'elles sont à
l'origine de 70% des achats du commerce traditionnel et de 80% des
décisions en matière de santé")
Les sites consultés par les femmes (1- astrologie, 2- art&culture,
3- femme, 4- mode-beauté, 5- nourriture) sont très
différents de ceux consultés par les hommes (1- petites annonces,
2- adulte, 3- science&techno, 4- sport, 5- news) étude netvalue
www.netvalue.com sur les
USA. Ils diffèrent également fortement suivant les pays en France
les sites les plus fréquentés par les femmes sont 1- "femmes", 2-
logement, 3- art&culture, 4- cartes électroniques, 5-emploi. En
Allemagne après les cartes électroniques arrivent"chat,
santé, films et recherche de personnes
Pour des sites comme Marcopoly
www.marcopoly.com (France
Télécom), premier marchand français
d'électroménager à ne vendre que sur internet, l'enjeu est
important
1.3.1.6.1.3 Les grands groupes français prennent le virage, l'année du décollage pour les mutations en profondeur
Des
groupes comme Pinaut et Arnault, Vivendi et
Lagardère s'étaient jetés dans la bataille des
dot.com et la sélection naturelle a laissé quelques cadavres sur
le tapis (e-loan europe, boo.com, worldonline, clust, ...) mais on peut
espérer que ceux qui ont survécu à l'épreuve du feu
sont maintenant bien armés pour l'avenir:
Mais surtout des grands groupes comme Usinor, Renault, Aventis, Saint
Gobain, Carrefour,... commencent à utiliser les outils de l'Internet
pour développer la compétitivité et la flexibilité
de leur entreprise et de tout le réseau de fournisseurs et de
sous-traitants qui gravitent autour d'eux. le livre blanc 2001 de
novamétrie , qui résulte d'une enquête conduite
auprès de 300 dirigeants de grands groupes,
www.novametrie.com/html/etudes_co_grdscomptes01.html donne un
éclairage très interessant sur ce point même s'il s'agit de
chiffres "déclaratifs" qui peuvent enjoliver quelque peu la
réalité des faits
2001 a été vraiment de ce point de vue l'année de
l'amorce du décollage confirmé en 2002, après une
longue période d'incubation dans les grands groupes français :
40% ont entammé une première une mise en oeuvre
opérationnelle et ils ne sont plus que 50% à simplement
réfléchir et à esquisser leur stratégie...
Leur internationalisation croissante les a ammené, plus rapidement que
des entreprises purement hexagonales (voir l'étude Ufb-Locabail
sur les PME
page
55) à percevoir le
côté stratégique et incontournable de cette mutation et 45%
des directions e-business sont dorénavant directement rattachée
à la direction générale contre 12% à la direction
informatique et 76% indiquent que la stratégie est définie au
niveau DG pour 2% à la direction informatique et on ne parle même
plus des directions de la communication qui au départ, du temps ou
internet était assimilé à de la communication,
géraient l'essentiel des budgets "internet". Lors de notre mission
à chicago en mai 2002
http://www.yolin.net/Chic0426.zip nous avons pu constater dans
toutes le entreprises rencontrées (Boeing, Proctel & Gamble,
Daimler-Chrysler, Quaker Oats, General Electric, General Motor, Tower
Automotive...les responsables e-business étaient systématiquement
Vice-Président Groupe et rapportaient donc directement au patron
"it's a C-Level challenge")
88% considèrent qu'ils vont devoir repenser l'organisation de
l'entreprise et 62% les processus principaux qui structurent leur
activité. 83% estiment que cela va modifier la nature de leurs relations
avec leurs clients, 50% avec leurs fournisseurs et 53% leurs produits ou
services,
44% estiment qu'ils vont pouvoir baisser leurs coûts et 31%
développer leur chiffre d'affaire.
83% pensent que cela va modifier la contrainte "temps et 72% la contrainte
géographique:
La lourdeur de leur structure les condamne néanmoins à une
évolution étalée dans le temps pour être
sociologiquement supportable. Les freins prévus : "la résistance
au changement" (56%), l'organisation (51%), la technologie (52%), le cout vient
en dernier (45%). Mais à ces freins internes se rajoutent celle des
clients (41%).
17% utilisent déjà les market places autant pour vendre que pour
acheter et 34% y ont investi (ce plateformes ne sont pas encore
opérationnelles): plus que les prix sont mis en avant
l'intégration informatique et logistique entre fournisseur et acheteur
(donc la rapidité, la flexibilité et les couts administratifs).
Pour les ventes ils sont plus réservés considérant que
l'exercice de transparence qu'implique cet exercice pourrait être
préjudiciable à leurs marge (et ceci d'autant plus quand
l'entreprise a le sentiment d'être incontournable) "les entreprises
préfèrent mettre la pression sur leurs fournisseurs, bien qu'ils
s'en défendent, plutot que d'avoir à la subir de leus clients"
1.3.1.6.1.4 Les PME: en 2002 une prise de conscience encore faible
Le Livre
Blanc 2001 de Novamétrie
www.novametrie.com/html/etudes_co_pme01.html, issu d'une
enquête auprès de 800 patrons de PME indique qu'à 75%
Internet est perçu comme une opportunité et à 5% seulement
comme une menace
Néanmoins, même si 1% seulement considèrent que c'est un
enjeu passé, ils ne sont que 19% "pionniers" a avoir de premières
mises en oeuvre à leur actif (34% en Ile de France) et 13% a avoir
ébauché une stratégie. 66% considèrent que c'est un
problème stratégique important mais pas urgent: ils attendent un
déclencheur
En particulier 42% mettent e avant comme raison que leurs partenaires ne sont
pas prête (alors qu'ils ne sont que 25% à estimer que ce sont eux
qui ne sont pas prêts!) : ceci montre l'importance des actions
collectives pour rompre ce cercle vicieux de l'attentisme
L'existence des Market Place est quasiment inconnue en dehors des pionniers
"par leur attitude attentiste les PME se préparent à subir ce
que les grandes entreprises leurs réservent"
"Elles mettent en avant la communication à une large majorité
(81%) avant les relations avec les clients et les fournisseurs, montrant ainsi
que leur réflexion n'a guère dépassé le site
institutionnel, de la vitrine..."
Pour les 11% qui considèrent qu'il y a urgence, fortement
concentrés en région parisienne, la priorité est
à la qualité de la relation client (contrairement aux grands
groupes qui comme nous l'avons vu, sont davantage concentrés sur leurs
fournisseurs) et à la mise en ligne de la chaine de production et de
logistique pour une plus grande réactivité (ERP et extranet)
Malheureusement les PME concurrentes d'Europe du nord vont, elles, de l'avant
à vive allure ...
voir page
55
Les récents contacts sur le terrain, bien que très qualitatifs
semble montrer que la situation n'évolue pas dans le bon sens: la
plupart des PME en sont resté à la vision "site
plaquette+e-commerce". Elles sentaient confusément que cela
n'était pas un enjeu fort pour elles mais se croyaient obligées
de déclarer leur interet "pour plus tard". L'effondrement
boursière des start-up les délie de cette "obligation" et elles
ne se croient même plus obligées de "faire semblant"
D'autres chiffres intéressants, analysant finement par secteur
d'activité quelques indicateurs de la pénétration
d'Internet (mais limités aux industries manufacturières) sont
produits par le Sessi: ils sont accessibles à partir du site de
notre ministère
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p137.pdf,
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p135.pdf et
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p136.pdf
1.3.1.6.2 L'Amérique du Nord et Israel
Tout en
restant prudent dans les comparaisons face à
l'hétérogénéité des sources on peut citer
quelques chiffres rassemblés notamment par NUA
www.nua.ie/surveys
Avec 183 millions d'internautes le continent Nord Américain
représente le tiers des effectifs mondiaux (estimés à 605
millions début 2002 (NUA :
www.nua.ie/surveys). 72% des
foyers étaient connectés avec une durée de connction de
10h par semaine (+15%) (Mission économique de San Francisco) ils
étaient 163 fin 2000 et 101 millions en 1999 (Forrester
www.forrester.com), 73
millions en octobre 1998 (Intelliquest:
www..intelliquest.com
) , 41 millions en avril 1997 (FIND/SVP
www.findsvp.com )
10% des foyers américains connectés disposent déjà
aujourd'hui d'un accès à haut débit (7% par le câble
et 3% par l'ADSL)
www.kineticstrategies.com
Ils seront 29 Millions en 2004 (Gartner)
Ce pays représente l'essentiel du e-commerce B to C, plus de 80%
(Forrester
www.forrester.com) et 47%
du B to B (IDC)
Pour le commerce de détail avec 17% des foyer (39 millions) acheteurs en
ligne en 1999 (17millions en 1998) qui ont acheté en moyenne pour 1200$
(230 en 97) ils dépassent largement l'Europe: 8,3 millions d'acheteurs
(5,2 en 98) et un montant moyen d'achat beaucoup plus faible (étude
Ernst&Young).
Une étude de Business Software Alliance (novembre 2002) indique que 93%
des internautes américains ont déjà acheté en ligne
Surtout, sur le plan des entreprises, les NTIC représentent en 2002 50%
du tatal des investissements
C'est un pays qui n'a d'ailleurs pas à rougir de la comparaison avec les
USA: il encourage vivement la recherche (télétransmission,
cryptage, intelligence économique) et a vu naitre de nombreuses start-up
dont certaines sont devenues des leaders comme ICQ, .... Omme aux US, les
financements militaires ont joué un rôle d'entrainement important
· Israël: 2 Millions en juillet 2001 (37%) : Internet
abolissant les distances, son tissu économique dans ce secteur est
totalement intégré à celui des USA (Avec 6 millions
d'habitants c'est le premier pays sur le Nasdaq après les US avec 102
sociétés cotées (pour 65 Milliards de $ en 2001) contre 8
entreprises françaises), c'est pourquoi nous l'avons classé ici
1.3.1.6.3 L'Asie, partie plus tardivement mais elle connait une forte croissance
Presque
à égalité avec l'Europe : 187 Millions d'internautes en
septembre 2002 contre 191, l'Asie, bien que très
hétérogène connaît une très forte croissance
(Chine et Taiwan) avec des domaines de leadership : l'Internet nomade (Japon),
le haut débit (Corée, Hong Kong) les usages (Singapour)
Il a surtout voulu développer intensivement les usages dans tous les
domaines (voir
www.tas.gov.sg qui est en
outre un remarquable modèle de "portail" public)
D'après l'étude Global eCommerce Report,le nombre
d'internautes aurait doublé en 2001 pour passer à 66% de la
population dont 93% des moins de 25 ans
Les internautes japonais bénéficient d'un ADSL non
bridé :la plupart des fournisseurs d'acces commercialisent une offre
a 8 Mbps pour un cout mensuel situe entre 17 et 25 euros et à 20 Mbps
début 2003 A terme, l'XDSL permet de monter jusquà 80Mbps sur
la ligne téléphonique classique (VDSL)
Fin 2000 le gouvernement japonais a annoncé le lancement d'un vaste
programme de cablage du pays en fibres optiques avec l'objectif
d'assurer du très haut débit à toute la population en
2005. A mi-2002 on denombrait 35.000 utilisateurs, avec un rythme de
progression de 8.000 nouveaux abonnes par mois, avec un prix inferieur a 85
euros par mois pour 100 Mbps
"Le japonais est devenu la deuxième langue du net" titraient "les
Echos", mais son économie comme celle des pays latins a bien des
difficultés à s'adapter au rythme de la nouvelle
économie, au rôle clé des start-up dans le renouveau
économique, à la nécessité d'innover en prenant des
risques, et surtout aux bouversement des méthodes de direction des
entreprises,
De plus l'opérateur historique japonnais NTT a été encore
plus préservé de la concurrence que les grands opérateurs
européens ce qui a entrainé des couts particulièrement
élevés pour les télécommunications et un freinage
des développements
Par contre le Japon a réussi une percée sans équivalent
dans les usages nomades (I-Mode, connexion Internet par
téléphone mobile) avec plus de 30 millions d'utilisateurs, et le
lancement de l'Internet mobile de troisième génération
(UMTS) en octobre 2001 bien avant l'Europe et les Etats Unis voir page
voir page
260
Il conserve par ailleurs une place de leader dans de nombreux secteurs de
l'électronique grand public qui se transforme en terminaux Internet
(appareils photo, caméra vidéo, consoles de jeu,...) et dans les
composants (chipsets peu consommateurs d'énergie,...)
Ce pays, dont les consommateurs sont friands de nouvelles technologies, se
place donc bien pour ce qui concerne les usages ludiques et nomades, par contre
au niveau des usages professionnel, pour des raisons culturelles très
semblables à celle de notre pays, le Japon ne fait pas partie des
pays leaders car les évolutions dont internet sont porteuses
heurtent de plein fouet la logique des Keiretsu, "loyauté,
exclusivité, discipline", sape le rôle des intermédiaires
traditionnels et bouscule les hiérarchies vieillissantes. (voir compte
rendu des Electronic Business Days du CFCE
www.cfce.fr de janv 01)
Par ailleurs le Japon est un pays qui n'est traditionnement pas propice
à l'éclosion d'entreprises innovantes susceptibles de
bousculer l'équilibre des pouvoirs en place : c'est une seconde source
de renouveau qui est ainsi bloqué
· Taiwan 12 millions d'internautes mi-2001, soit 52% de la
population (dont 35 par une connection à haut débit,
www.nielsennetratings.com/hot_off_the_net_i.jsp, 6 millions un an
auparavant, avait dépassé la barre des 3 millions fin 98 contre
1,6 million en décembre 97 et 0,4 en décembre 96
Par ailleurs ce pays depuis 30 ans a fait former ses élites en
Californie et aujourd'hui, avec le désinteret des jeunes autochtones
américains pour les études scientifiques, ils prennent
progressivement un rôle majeur dans la technologie puis dans le
management des entreprises High Tech : aujourd'hui c'est 20% d'entre elles qui
sont créées par des Ingénieurs Chinois (essentiellement
Taïwannais) qui pour nombre d'entre eux ont relocalisé le centre de
commandement à Taiwan, avec des laboratoires dans la Silicon Valley pour
rester branchés sur ce point focal scientifique, et des usines en Chine
continentale Cette configuration leur permet de constituer des entreprises, non
plus de sous-traitance et d'éxécution, mais aussi de R&D
notamment dans le hardware et on a du mal à imaginer que nos entreprises
puissent longtemps résister à cet assaut : de jeunes
ingénieurs français travaillant dans ce pays nous adressent une
forte mise en garde "est-il possible de travailler 2 fois moins en
gagnant 2 fois plus sans être mieux formé et plus performant? Dans
un premier temps on peut consommer l'héritage des ancêtres et
hypothéquer les revenus des générations futures, mais pour
combien de temps?"
· La Corée 16 millions d'internautes a tout de suite
misé sur les hauts débits : dès sept 2000 elle comptait
2,2 millions de foyer abonnés à des services à haut
débit (soit plus que les US, 2 millions!) et en juin 2002 était
le pays où la diffusion du haut débit est la plus avancée
avec plus de 8,5 millions d'abonnés, soit18% de la population.
Dans ce pays une large part de l'éducation est assurée par
e-learning, notamment l'anglais : un jeune Coréen qui n'a pas
à son domicile un accès à haut débit à
partir de l'age de 5 ans est très fortement pénalisé pour
ces études. Il s'agit de ce fait d'un investissement prioritaire pour
bien des foyers coréens (Martine Lapierre Alcatel, colloque CSTI
du2 décembre 2002). Ajoutons que ce pays a la passion des jeux en
réseau...
· A Hong Kong compte 4 millions d'internautes soit 54% de la
population. Comme la Corée, Hong Kong mise sur le haut débit: HK
Télécom met en place un réseau à large bande qui en
1999 irriguait déjà 1,9 million de foyers. En 2001 c'est
déjà 53% des Hong Kongais connectés depuis leur domicile
qui disposent d'une connexion large bande pour accéder au Web (Nielsen
NetRatings)
· Singapour, 2,1 millions d'internautes en aout 2001, soit 50% de
la population, a décidé pour sa part de connecter la
totalité des foyers de la ville Etat par des liaisons à haut
débit (1 à 2 Mégabit/s)
Depuis janvier 1999,grâce à l'alliance de Citibank, Gemplus et
MobilOne, il y est possible de faire ses transactions
financières à partir de son téléphone
mobile (consultation et suivi des comptes, virements, paiement de factures,
opérations boursières,...) et de recharger son porte-monnaie
électronique. Déjà en 1998 15% des contribuables faisaient
leur déclaration d'impôt par l'Internet
les petits Singapouriens apprennent à utiliser l'Internet avant
même la lecture et l'écriture et la cité-Etat entreprend un
programme spécifique pour initier les personnes
âgées (il y a déjà dans ce micro-Etat autant
d'ordinateurs que d'habitants)
Et n'oublions pas que 5% de la population Indienne, c'est la population de la
France
· L'Inde : n'oublions pas non plus ce pays que l'on a trop souvent
tendance à regarder de haut en ne considérant que ses zones de
sous développement : il existe aussi une Inde "high tech" qui
représente peut-être aujourd'hui 10% de la population totale, avec
des Universités entourées de parcs technologiques qui n'ont rien
à envier aux meilleures universités technologiques
américaines et des zones de développement hautement performantes
dans le domaine du logiciel
10% des entreprises de haute technologie Californiennes sont aujourd'hui
dirigées par des cadres d'origine indienne, comme Stratify qui fournit
à la CIA l'outil lui permettant d'extraire l'information "utile" de tout
ce qui circule sur les réseaux de télécommunication.
Ce pays devrait dans les prochaines années prendre une place majeure
dans le secteur du logiciel
Hervé Couturier , senior VP chez Business Object déclarait
en novembre 2002 aux Echos "au fil de l'eau chaque démission en
France dans le département R&D sera remplacé en Inde"
General Electric, a 3 centres mondiaux sur son coeur de métier pour
"attirer les cerveaux les plus brillants du monde": New-York, Shanghai
(matériaux) et surtout le centre "JF Welch" centré sur
l'informatique et la simulation numérique. (Il vient d'ouvris un
micro-centre à Munich consacré aux technologies vertes pour des
raisons de marketing "pour se rendre plus sympathique sur le vieux continent"
comme le dit ingénuement Scott Donelly, Directeur mondial de la
R&D
1.3.1.6.4 Les pays européens: la fracture Nord/Sud entre pays latins et anglo-saxons, les champions Nordiques
Les
sites
www.ripe.net/statistics
et
www.nic.fr/Statistiques
NUA
www.nua.ie/surveys
Nielsennetratings
www.nielsennetratings.com
Network wizards
www.isc.org/ds sont sans
doute ceux qui offrent aujourd'hui la collection la plus riche et la plus
à jour de statistiques comparatives : les deux tableaux qui en sont
extraits et que nous verrons plus loin illustrent bien la situation
eMarketer
www.emarketer.com,
prévoit dans son étude 2001 une croissance de la part de l'Europe
dans le commerce électronique de 12% d'un montant mondial de 286
milliards de dollars en l'an 2000 à 31% de 980 milliards de dollars en
2004. Il estime que l'Allemagne et le Royaume-Uni prendront une part importante
de cette croissance au contraire de pays plus méditerranéens
comme la France, l'Espagne ou l'Italie.
Forrester Research estime que le montant des achats online en 2002
aura quasiment doublé par rapport à l'année
précédente: 35% d'internautes acheteurs en plus (19% de la
populationadulte contre 14%) assorti d'une augmentation de 40% du "panier"
moyen (527€ contre 374) de pour la période des fêtes de fin
d'année 2002 à 65 Milliards d'Euros (+86%) auquels il faut
"ajouter" les 20 Milliards d'achats "influencés" par Internet (la
moitié des parents américains indiquent que la moitié des
demandes de cadeaux de leurs enfants proviennent de produits découverts
sur Internet)
L'enquête GFK Research Worldwide
www.gfk.com/english/presse/pressemeldung (juin 2001), couvrant 14
pays d'Europe, confirme que la France affiche un des plus faibles taux
d'internautes : 35% de la population, loin derrière la Suède,
leader avec 71%. En matière de e-commerce, la France est
également à la traîne: seulement 23% des internautes ont
acheté en ligne au cours des six derniers mois, bien en
deçà de l'Allemagne (60%) ou du Royaume-Uni (58%).
Pour l'avenir, l'étude prospective de Jupiter MMXI (av 2001)
évalue à 14% le nombre de foyers européens
connectés à haut débit en 2005. Deux
phénomènes expliquent ce retard : " une offre restreinte et peu
compétitive liée à une déréglementation
limitée et surtout, de ce fait, un coût prohibitif. " elle estime
le cout d'accès à l'Internet rapide à 50€/mois en
Europe. La situation prévue met là encore en évidence la
fracture Nord/Sud : 30 % pour les pays scandinaves 17 % pour l'Allemagne, 15 %
au Royaume-Uni et 10% pour les pays latins ( France, Italie et Espagne)
En juillet 2001 on comptait 5.54 million de suédois connectés
soit 62% de la population: ils sont 6 millions soit 68% en septembre 2002
http://www.nua.ie/surveys/how_many_online/europe.html
40% des utilisateurs sont des utilisatrices. 60% des internautes allemands
effectuaient des achats en ligne en 2001
En matiere de commerce electronique d'après le rapport
"Monitoring Informationswirtschaft" de sept 2001 l'Allemagne est
leader en Europe avec une part de 27,1%. et au troisieme rang mondial
apres les Etats-Unis et le Japon
www.infrasearch.de/bmwi
· Le Royaume Uni 34 57 dépasse l'Allemagne bien
qu'étant partie plus tardivement avec 34 millions d'habitants
connectés en septembre 2002, soit 57% du total
www.nielsen-netratings.com
:de 2,5 millions en 1997 à 4,3 millions en 1998 (NOP :
www.nop.co.uk) et 12,7 en 1999
(Forrester
www.forrester.com)17 millions
fin 2000 (PEE Londre) et 33 millions en 2001,
En 2001 c'est 58% des internautes qui ont acheté en ligne en 2001. Le
Royaume Uni possède maintenant avec Vodaphone la
4ème capitalisation mondiale (qui est monté
jusqu'à 330 Milliards de $ en mai 2000 au sommet de la "bulle"
spéculative) derrière Cisco, Microsoft et Général
Electric, un atout pour l'Internet nomade
En ce qui concerne l'Utilisation efficace des outils de l'Internet (Intranet,
Extranet, Achats, services clients, ...), elle occupe la seconde place
derrière les Pays Scandinaves
· La Suède caracole en tête des pays européens
au côté des autres Pays du Nord (Norvège,
Finlande, Danemark, et progressivement l'Estonie qui
dépasse déjà largement la France avec 35% d'internautes en
2002 contre seulement 28% pour notre pays) le niveau d'équipement et de
développement de ces pays n'a rien à envier à
l'Amérique du Nord.(et n'oublions pas que le "bassin économique
de la mer Baltique représente 100 Millions d'habitants)
Le poids de ce pays avec 5,2% du secteur Internet en Europe, s'il est
derrière le Royaume Uni (27%) et l'Allemagne (24%) dépasse la
France (4,4%)
D'après Forbès les efforts faits par ces pays en
matière d'infrastructures de télécom les place loin en
tête des pays européens, bien avant les "Grands Pays" (la France
arrive en 10ème position juste après l'Angleterre et
l'Allemagne): la Suède a supprimé le monopole de son
opérateur historique, Telia, en 1993 (et la Finlande n'en a jamais eu),
elle comptait 40 opérateurs en 2001
D'après une étude d'IDC auprès de 405 entreprises
européennes
http://computersweden.idg.se/text/010530-CS12 la Suède est
également le pays le plus avancé en Europe au niveau de ses
entreprises 78% ayant un Intranet et 54% un Extranet,
précédant les "grands pays" en têtes desquels se trouve le
Royaume Uni (55% d'Intranet and 26% d'Extranet)
Mieux encore, dans la vague technologique montante, celle de l'Internet nomade
et du haut débit, ils ont pris clairement la tête de la course.
Aujourd'hui tous les grands acteurs ont un laboratoire dans la Wireless
Valley. : ces pays comptent 2 poids lourds dans ce domaine : Ericsson
et surtout Nokia, la plus grosse capitalisation européenne
(250 Milliards de $ en mai 2000) avant la fusion Vodaphone-Manesmann
Ces deux constructeurs se positionnent sur ce qu'ils pensent être les 3
centres nerveux de l'Internet avec objectif d'y définir les standards:
Début 2000, 78% des suédois avaient un micro-ordinateur, et 70%
utilisaient régulièrement Internet (4,2 Millions de personnes).
ð VIP (Vehicule IP) : la voiture Wirelesscar avec Volvo
ð MIP (Mobile IP) l'utilisateur nomade Met avec Telia
Début 2001, 29% des Suédois utilisaient les services en ligne de
leur banque (contre18% des américains, 7% des allemands ou des
Anglais et 2,4% des Français ..
www.dagensit.se/index.asp?art_id=11807
d'après une étude conduite par IBM, après la City Bank
les 3 banques mondiales les plus efficaces sur Internet sont nordiques :,
Nordea, la Handelsbanken et surtout la SEB (groupe
Wallenberg)
avec 25% de clients "branchés", la SEB a décidé de fermer
80% de ses agences d'ici 2004, de conquérir l'Europe via Internet (la
rentabilité d'un client Internet étant 2,5 fois supérieur
à la moyenne) et de porter le nombre de ses e-clients de 570 000
à 5 Millions dans ce délai. Après le rachat de la Bfg
(5ème banque allemande) en 1999, elle lance sa Banque directe
en Grande Bretagne en 2001
Hans Dalborg président de Meritanordbanken (banque qui
avait déjà 250.000 clients sur Internet en 1996 et qui fait
maintenant partie de Nordea) prévoit également d'attaquer les
marchés britanniques, allemands, français et espagnols par
Internet: pour cela il est à la recherche de partenaires lui apportant
une forte image de marque et une large base de clientèle pour la banque
directe, pas nécessairement des banquiers (compagnie
d'électricité, opérateur télécom, entreprise
gazière,...)
Le montant des achats sur internet par habitants est 10 fois supérieur
au notre
La priorité est accordée maintenant à la connection de
tous les foyer en haut débit (de 2 à 10 Mbps): 20%
des foyers connectés bénéficient déjà de la
large bande au printemps 2001, l'objectif est d'atteindre 100% en 2005 pour un
cout de 200F/mois. Bredbandsbolaget
www.bredbandsbolaget.se
fondée en 1998 envisage de proposer dans les résidences qu'elle
câble des accès 10Mbps dans les 2 sens pour 200KR (180F) par
mois (qui devrait évoluer vers le 100Mbps). Cela peut être
couplé avec un forfait de 149Kr par mois pour un accès
illimité au téléphone IP
Plus de la moitié des municipalités ont construit leur propre
réseau optique à large bande.
En 2001, en outre 100.000 élèves devraient avoir accès au
réseau Gigabit
Il a su générer un géant comme Nokia, leader mondial
incontesté du téléphone mobile
ftp://ftp.ripe.net/ripe/hostcount/History/RIPE-Hostcount.01-Sep-20
http://www.ripe.net/ripencc/pub-services/stats/hostcount/2002/09/real-sort.all-t
ld-hosts.html
notre pays ne figure pas parmi les "poids lourds" de l'Europe
Le
premier site français, selon le classement établi par la
London School of economics est Renault qui se situe au
34ème rang mondial (critères : efficacité, ergonomie,
service après vente)
Pour Forrester Research nos sites, à force de privilégier
l'esthétisme sont beaucoup trop longs en temps de
téléchargement, les moteurs de recherche sont peu efficaces, les
outils de cross-selling (suggestion d'un autre achat en fonction des commandes
actuelles et passés) et up-selling (suggestion d'options
complémentaires) sous utilisés, les outils de configuration font
défaut, le suivi des commande par le client sont perfectibles, le
service client laisse à désirer (25% seulement affichent adresse
et numéro de téléphone), les délais de
réponse aux mail (quand il y en a ) dépassent souvent la
demi-journée, l'articulation avec le back-office est insuffisante,...:
dans son classement seul Château-Online
http://www.chateau-online.com
se situe dans les 10 premiers sites européen (N°10)
L'usage d'internet a, à l'évidence une forte composante culturelle : on ne peut que s'interroger sur la relation qui semble s'établir entre l'équipement informatique et....la latitude.
Le
même décalage entre Europe du Nord et Europe du Sud ayant
été constaté pour la diffusion de l'imprimerie, on peut ou
formuler l'hypothèse que l'origine en revient aux organisations
"tribales" imposées par les contraintes climatiques
Le Sud, avec ses terres riches, a conduit à des organisations
très hiérarchisées autour de la possession de la terre et
de la direction des armées chargées de la défendre ou
d'agrandir les empires. Le "Roi" avait donc pour fonction essentielle
l'unité du territoire et les modes de succession privilégiaient
cet élément sur la compétence. La stabilité du
royaume nécessitait un contrôle étroit des communications
entre les sujets toujours susceptibles de comploter pour prendre la place du
Roi (cabinet noir). L'organisation sociale avait la logique de la "villa
romaine" : "je te protège, tu me sers"
On remarque que dans les logiciels d'intelligence économique , de veille
stratégique ou de cryptage ces pays sont performants
Le Nord, où la survie des tribus liée à la chasse,
à la pêche ou aux expéditions maritimes, a conduit à
des organisations de communautés beaucoup plus petites et moins rigides
où le chef était bien davantage un "primus inter pares": ce
devait être le plus qualifié pour conduire les expéditions.
Voir
http://www.yolin.net/nord.html
Ce type d'organisation beaucoup plus "en ligne" avec la philosophie de
l'internet.
Rappelons par ailleurs que la Finlande n'a jamais eu d'opérateur
téléphonique disposant d'un monopole.
Notons également que le World Economic Forum
www.weforum.org classe en
terme de compétitivité ces pays à peu près dans le
même ordre: la Finlande arrive en première position avant
même les USA
L'écart ne semble donc pas être entre l'Europe et
l'Amérique du Nord mais entre pays Latins et Pays Anglo-Saxons pour des
raisons liées à l'organisation des pouvoirs
"Le continent Européen est divisé en deux, le Nord avec les
Pays Scandinaves en pointe et le Sud, plutot à la traine. L'Allemagne se
trouve dans une position moyenne" HJ Frank, Deutsche Bank
Research
Le nombre de "noms de domaine" appartenant à des ressortissants
français (dont beaucoup sont en ".com" et non en ".fr" pour des
raisons que nous verrons plus loin) atteint moins de 2% du total mondial
Une croissance forte, mais que relativise les mises en perspective européennes ....
L'enquête 1998 de l'AFTEL soulignait déjà que le
micro-ordinateur passait devant la télévision au hit-parade du
nombre d'heures passées par les Français devant un appareil
(cet apparent paradoxe tient au développement des micro-ordinateurs
dans les entreprises où ils sont maintenant omniprésents) et
en 1998 où, pour la première fois, la barre du million
d'ordinateurs achetés a été atteinte +66% sur
1997 où il s'est vendu davantage d'ordinateurs que de
télévisions.
ftp://ftp.ripe.net/ripe/hostcount/History
L'étude 2000 d'UFB Locabail
www.ufb-locabail.fr
qui procéde chaque année à une étude comparative
entre les PME Françaises, Allemandes, Italiennes, Espagnoles et
britanniques était extrêmement riche d'enseignement: elle
montrait que les marges de progrès qui nous restent à
faire pour rattrapper nos voisins n'ont pas diminué d'une année
sur l'autre
Certes pour l'équipement informatique nous sommes proches de la
moyenne puisqu'il n'y a plus que 4% des PME françaises de 6 à 200
salariés non informatisées, contre 2% en Allemagne et 3% en
Italie, 1% en Espagne pour une moyenne européenne de 2% (cet indicateur
est-il encore significatif?).
Mais ce n'etait malheureusement pas le cas pour Internet puisque
seulement 61 % de nos entreprises étaient connectées en juillet
99 contre 77 % des entreprises Britanniques et 74 % des entreprises Allemandes.
L'étude 2001
www.bnpparibas-leasegroup.com/enquete/pdf/Enquete2001_PMEPMI.pdf
montre que cet écart ne s'est pas comblé et tous les
indicateurs parus depuis tendent à montrer que cette analyse reste
d'actualité: si 75% des entreprises françaises sont
connectées (en moyenne 4 ordinateurs), c'est moins que la moyenne
européenne (83% aves 5 ordinateurs en moyenne) et loin derrière
les PME Allemandes (85% et 6 ordinateurs)
Ces chiffres sont cependant en très forte évolution: 7 %
en 95, 14 % en 96, 24 % en 97, 40 % en juillet 98 et alors qu'elles
étaient 30% à estimer en 98 qu'Internet ne leur servirait
à rien elles ne sont plus que 15% à le dire en 1999 et 12% en
2000 ... contre 16% en Allemagne (dont 5% déclarent qu'elles se refusent
même à avoir un site)!.
Or comme en 1999 les entreprises connectées sont significativement
plus performantes en 2000: en prenant pour indicateur le solde des opinions
positives et négatives en %: CA +35 contre +19, rentabilité +23
contre +11, Investissement +35 contre +15, effectifs +17 contre -2. Elles
exportent également davantage (83% contre 55%). Les estimations 2001
montrent les mêmes écarts
De plus nos dirigeants "connectés" utilisent beaucoup moins Internet
que leurs concurrents: ils ne sont que 51% à se connecter tous les
jours contre 63% de leurs homologues Britanniques et 61% pour les
allemands.(enquête 2001)
Nos PME sont également les dernières à utiliser
l'e-mail (73% contre 84% en Allemagne) et pour la recherche de
financements (3% en France contre 47% en Allemagne, ce qui n'est
peut-être pas sans rapport avec le retard de nos Banques)
Malgré un triplement en 2 ans, elles sont également en
dernière position en ce qui concerne les sites Web mais avec un
écart maintenant réduit: 40% (27% en 99 et 13% en 98) contre 44%
en Allemagne et 43% en Italie. Seule l'Ile de France se trouve dans la moyenne
Européenne. Les 2/3 des entreprises Européennes devraient
disposer d'un site début 2002
Beaucoup plus inquiétant encore est peut-être l'objectif poursuivi par l'entreprise :Alors que 53% des entreprises britanniques et 54% des entreprises allemandes ont pour objectif avec les outils de l'Internet de conquérir un avantage concurrentiel, elles sont moins de la moitié (24%) dans ce cas en France,
C'est en
particulier le cas pour les achats, source d'économies substantielles:
8% de nos entreprises ont passé des commandes en utilisant Internet
contre 23% pour leurs homologues d'outre Rhin, 13% seulement se
déclarent prêtes à le faire à l'avenir (28% en
Allemagne)
Il y a aujourd'hui un cercle vicieux: parmi les arguments évoqués
pour ne pas acheter sur Internet, la non présence des
références actuelles, mais le danger apparaît pour nos PME
quand on voit que 62,5% des PME qui achetent en ligne le font aupres de
nouveaux fournisseurs (etude Pouey International
www.pouey-international.fr/note20010411.htm, juil 01)
De même "apporter un meilleur service aux clients et aux
fournisseur" est un objectif pour 79% des PME Allemandes alors que ce n'est
le cas que pour 51% des françaises 86% de celles-ci mettant en
première ligne la Notoriété
2001
n'a pas vu de progrès puisque c'est 86% des pme françaises qui
mettent en avant la notoriété et seulement 51% le service client
en cumulant tous ces facteurs, l'écart entre France et Allemagne en
terme "d'Internet utile" est dans un rapport de 3,8!
Notons
toutefois à partir de 1999 un réveil du BTP qui bien que
restant la lanterne rouge (47% des entreprises connectées, 26% des
patrons du secteur pensent encore qu'internet ne leur servira jamais) a en un
an plus que triplé le nombre de ses sites et doublé le nombre de
ses ordinateurs. Par ailleurs les patrons connectés sont en pourcentages
les plus nombreux à utiliser effectivement l'Internet (71% contre 63%
dans l'Industrie)
La logistique reste encore cette année dans le peloton de queue
13% seulement des entreprises de ce secteur pensent qu'Internet peut leur
apporter un avantage concurrentiel contre 30% dans les services ... et de plus
parmi celles-ci seulement 32% l'utilisent pour les relations avec clients et
fournisseurs contre 59% dans l'industrie, alors qu'elle va être avec la
banque le secteur le plus "impacté" par l'accélération de
l'économie en se situant sur le chemin critique de la nouvelle
économie:
si Internet a vocation à devenir son système nerveux, la logistique restera son système sanguin
La
situation est encore pire pour les PME de plus de 100 salariés: les
patrons d'entreprises industrielles de plus de 100 salariés utilisent
moins l'Internet que ceux des TPE (entre 5 et 10 salariés) du BTP!, ils
sont 95% a développer un site pour leur notoriété et 37%
seulement pour apporter des services aux clients (82% pour leurs homologues
britanniques) et 10% pour commercer (30% pour les britanniques et 25% pour les
PME Françaises de moins de 50 salariés)
L'enquête réalisée auprès de 604 dirigeants
d'entreprise "traditionnelles" par Taylor Nelson Sofres pour le cabinet Mazar
en juillet 2001
www.mazars.com/pdf/etude07-01.pdf vient malheureusement corroborer
l'analyse ci-dessus:
Seulement 19 % des patrons français pensent que le Web
révolutionnera le fonctionnement de leur société. Ils sont
53% au Royaume-Uni, 44 % aux Pays-Bas.(même si elles sont 45% à
penser que ces évolutions radicales n'auront lieu que d'ici un à
deux ans notamment en ce qui concerne les profonde bouleversements attendus en
terme d'organisation).
L'enquête met clairement en évidence un très fort
décalage Nord/Sud, (pays Anglosaxons/Pays Latins) : d'un
côté le Royaume-Uni, les Pays-Bas, de l'autre, la France et
l'Espagne ... Celles-ci paraissent en effet bien en retard vis à vis de
leurs partenaires de l'Europe du Nord:
Ï Pour les sites marchands si la moyenne européenne est de 31%,
c'est seulement 11% qui en ont réalis&