Ministère de l?Economie, des Finances et de l?Industrie

Jean-Michel YOLIN

Table des matières






Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie

Ministère délégué

à l'Industrie



Conseil Général des

Conseil Général des

 
 

Mines

Technologies de l'Information

 
 

Internet et Entreprise

mirages et opportunités ?

Pour un plan d'action

Contribution à l'analyse de l'économie de l'Internet


Rapport de la Mission conduite par

Jean-Michel YOLIN, Ingénieur Général des Mines

avec

Jean-Claude Merlin, Ingénieur Général des Télécommunications

Christian Scherer Ingénieur Général des Mines

Grégoire Postel-Vinay Ingénieur en Chef des Mines

Mise à jour 1er Janvier 2004

Préambule.

Ce rapport 2004 est la huitième édition depuis la première demande du Ministre, en 1997 nous chargeant

v d'examiner de quelle façon Internet pouvait participer à la compétitivité de nos entreprises

v de proposer des actions pour que nos entreprises tirent le meilleur parti de cette évolution.
Après un développement rapide durant la dernière décennie du siècle passé, les 3 dernières années amplifiant le mouvement amorcé mi-2000, ont été des années paradoxales avec une divergence totale entre le "monde réel" et le "monde financier" :
· Une croissance très forte des usages tant pour les particuliers que pour les entreprises:

· Un effondrement boursier des entreprises du secteur lié aux télécom et au commerce électronique qui paient les excès des dernières années du siècle précédent: excès de la spéculation, excès de certains investissements, excès des acquisitions.
2003 a montré une nette reprise pour les "champions" rescapés de la tempête et la nouvelle économie poursuit son développement mais loin des feux de la rampe : c'est au coeur des entreprises qu'elle apporte ses profondes mutations.

Il apparaît aujourd'hui clairement qu'Internet ce n'est ni du contenu, ni du contenant (ce n'est ni un "média" ni des télécom et encore moins une synergie entre ces deux métiers profondément différents), ni pour l'essentiel de la Technologie, ni de la Communication, ni de l'Information (dans NTIC, seul N devrait être conservé!), que les sites web et le commerce électronique ne sont qu'une infime partie des potentialités qu'il offre, qu'Internet, outil extrêmement puissant et qui fera la différence dans la compétition n'est pas pour autant un "gri-gri" qui dispenserait d'avoir un vrai métier avec des vrais produits ou services, avec des vrais clients et un vrai compte d'exploitation

Internet est un outil de réseau, l'outil des transactions qui transmet des instructions opérationnelles autant que des informations. Il change en profondeur l'organisation des entreprises et permet des gains considérables de compétitivité en écrasant les coûts: coûts administratifs permettant un redéploiement du personnel vers les clients, coûts d'achat, coûts de formation, coût du SAV et augmentation de son efficacité, en limitant les stocks et en-cours et donc les besoins de capitaux pour opérer une entreprise, en réduisant temps et coût de conception d'un nouveau produit, en donnant les moyens d'un suivi logistique performant et en assurant aux "nomades" une connexion à ce réseau aussi efficace qu'aux sédentaires

C'est un outil de compétitivité de flexibilité et de réactivité: c'est en fait le nouveau système nerveux de nos entreprises: son appropriation n'est ni un problème technique, ni financier, mais culturel (organisation autour de la satisfaction du client) et organisationnel (accent sur un fonctionnement en réseau autour de projets avec un déplacement fort des mécanismes de pouvoir)

C'est aussi un outil de modernisation des administrations, leur permettant d'être plus efficaces, d'avoir des guichets électroniques disponibles en permanence (le 24/7), générant moins de frais pour les administrés grâce à des procédures en ligne et à visage plus humain, les tâches "de bureau" étant automatisées les fonctionnaires devraient pouvoir être davantage disponibles pour leurs concitoyens

Internet, loin de "déshumaniser" réduit toutes les tâches automatisables dans le cadre de process (comptabilité, approvisionnement, organisation de la production, suivi client, archivage, suivi qualité,...) et permet à l'inverse de redéployer les personnes vers des fonctions d'écoute client, de développement de partenariats, d'innovation, de conduite de projet

Internet entraîne également une mutation profonde de l'organisation du tissu industriel: réduisant les coûts et les délais des transactions interentreprises (production ou conception d'un produit nouveau) permettant l'indispensable traçabilité exigée des processus qualité, il conduit les entreprises à se spécialiser sur leur coeur de métier et à se configurer en réseaux, "entreprise virtuelle" autour de projets (conception et construction d'un avion, chantier petit ou grand de BTP, tourisme,..), en accroissant sa capacité à s'adapter aux fluctuations chaque jour plus brutales du marché (jusqu'au cas extrême de la Fabless Company): à tel point, comme nous l'avons observé aux US, que symboliquement le "firewall", protection des informations sensibles contre les intrusions, n'est plus autour de l'entreprise à travers les entreprises mais autour du projet

Bien entendu, cela implique qu'une entreprise ne peut véritablement tirer bénéfice d'Internet que si cette évolution concerne simultanément ses fournisseurs, clients et partenaires : c'est une des grandes difficultés qui confère aux pouvoirs publics et aux grands donneurs d'ordre une responsabilité particulère à travers le lancement d'action collective comme ce fut le cas, avec succès, dans le domaine de la qualité il y a quelques années

2003 a été marqué par le lancement du programme Boost-Aéro (et sa composante e-pme) déployant à l'échelle nationale et développant l'initiative prise en Midi-Pyrénées dans le domaine aéronautique spatial et Défense...

Ce programme a mis en évidence une nouvelle fois le cruel retard de nos infrastructures (disponibilité, capacité, qualité et prix) et la difficile montée en puissance d'une véritable concurrence. La mise en oeuvre progressive des directives européennes et la capacité d'initiative conférée aux collectivités locales devrait, espérons le, permettre de remédier à ce très préjudiciable état de fait dans les prochaines années. Par ailleurs l'arrêt des investissements provoqué par la situation financière dégradée des opérateurs (qui ont consacré leurs moyens financiers à des acquisitions déraisonnables à l'étranger) ont conduit les producteurs d'équipement, détenteurs de la technologie, au bord de la faillite handicapant leurs efforts de R&D, ce que nous risquons de payer très cher à l'avenir avec l'émergence de la Chine dans ce secteur

Internet introduisant de nouveaux modèles d'organisation, de nouveaux produits ou services, continue à offrir des opportunités nombreuses de création d'entreprises et la folie des start-up de la "bulle" ne doit pas occulter l'importance toujours actuelle de cet enjeu. Mais créer une entreprise redevient ce qu'elle a toujours été, une aventure passionnante difficile et risquée, indispensable à la vitalité et au renouvellement de notre tissu économique et qui en tant que tel, mérite une attention d'autant plus soutenue des pouvoirs publics que les financements se font rares.

Les entreprises leaders créées autour de vraies innovations ont pour beaucoup survécu et retrouvent en 2003 des valorisations de plusieurs dizaines de milliards de $

Parmi les innombrables start-up qui ont disparu, certaines avaient développé des concepts qui ne nous paraissent pas pour autant condamnés: sans doute en avance sur leur temps elles avaient anticipé une adoption plus rapide de leurs produits ou technologies en sous-estimant la lenteur des évolutions des esprits, ou dans d'autres cas elles ont été poussées à un développement trop rapide, notamment à l'international par des investisseurs impatients et elles n'ont pas tenu le choc. Nous n'avons pas voulu gommer ces aventures qui seront sans doute reprises plus tard par d'autres, ni nous gausser de ces échecs, car même si le succès n'est pas au bout du chemin, le fait d'avoir oser créer mérite notre respect

Malheureusement nos nombreux déplacements à l'étranger, tant dans les pays du Nord qu'aux Etats Unis ou en Asie nous ont montré le creusement de l'écart entre nos entreprises et leurs compétiteurs: notre modèle sociologique d'entreprise, issu, comme dans les autres pays latins, de l'agriculture est basé sur "la défense de territoires", et donc sur le modèle hiérarchique, ou la fidélité est plus reconnue que la compétence, et qui se révèle peu adaptée à une organisation en projets partenariaux en réseau. Nos entreprises ont vu arriver Internet non comme une opportunité mais comme une menace et n'ont pas caché leur satisfaction devant ce qu'ils ont cru être l'effondrement de la "nouvelle économie" qui ne concernait en fait que les aspects superficiels et excessif, et ont totalement détourné leur attention de ce qu'elles considèrent aujourd'hui comme un mirage dissipé

Le rapport du World Economic Forum 2003 portant sur 82 pays situe la France au 4ème rang mondial pour la qualité de ses ingénieurs et scientifiques mais seulement en 19ème position en terme de capacité à utiliser les réseaux de technologie de l'information (critère ou la Finlande occupe la 1ère place et les Etats Unis la seconde). Cette analyse confirmerait l'hypothèse que notre retard est structurel et correspondrait à une question culturelle et non à un retard technologique

Sur le plan géopolitique, à côté de la domination des Etats Unis et du niveau d'excellence de l'Europe du Nord on note que le Japon (en dehors des technologies nomades) souffre des mêmes difficultés culturelles que nous pour pouvoir pleinement exploiter les potentialités de l'Internet, mais qu'à l'inverse émergent de nouveaux foyers de développement de très haut niveau technologique en Inde et dans le "monde Chinois" (périphérie du pacifique et Asie du Sud-Est) : ce serait une très grave erreur d'analyse que de considérer ces pays comme simplement des "pays à bas couts"

Le classement du World Economic 2002 basé sur le jugement des businessmen de la planète, est certes très contestable, mais, avec une recul de notre pays de 10 places (a la 30ème place, l'Italie étant à la 39ème place) alors que les pays ayant misé sur internet caracolent en tête (Amérique du Nord mais aussi, Pays du nord et Dragons asiatique) doit néanmoins nous inciter à la reflexion. 2003 nous a certes permis de regagner quelques places mais nous sommes toujours loin des leaders

Certains philosophes ont même idéalisé cet état de fait dans une apothéose de "french arrogance" en déclarant "la France ne prend pas du retard, elle prend du recul": espérons que le précipice n'est pas juste dans notre dos

Sur le plan de la technologie nous noterons cette année la percée spectaculaire au niveau mondial de la technologie WiFi qui permet un accès sans fil beaucoup plus rapide que l'UMTS et infiniment moins cher arriveront-elle à se compléter? certains en doutent et craignent de nouvelles difficultés pour la "3G"

Par ailleurs les problèmes de sécurité ont été au coeur des préoccupation tant des Etats que des entreprises étant donné le rôle clé que jouent maintenant ces technologies dans le fonctionnement de notre société et de notre économie : la plus grande efficacité apportée par celles-ci se traduit aussi par une plus grande vulnérabilité, et de difficiles arbitrages doivent être faits entre sécurité et respect de la vie privée (débats sur le programme "National Strategy To Secure Cyberspace" et le projet "Carnivore" par exemple). Notons aussi depuis l'été 2003 une véritable explosion du SPAM (courriers non sollicité ou "pourriels") qui ont littéralement envahi les messageries

Confucius disait "l'ennemi de la connaissance n'est pas l'ignorance mais le fait que l'on croit savoir": ce rapport se donne comme objectif d'essayer d'aller au delà des apparence et de mettre le projecteur sur les éléments clé de cette mutation et les actions à entreprendre par les acteurs concernés

Un grand nombre de personnes (entreprises, sociétés de conseil, organismes de formation,...) nous ont suggéré d'assurer la mise à jour d'un rapport qu'ils utilisent comme document de référence (support de cours, source d'exemples d'application pour la sensibilisation et le conseil, guide méthodologique, ...).

La présente version essaye de répondre à cette demande: Comme la précédente, celle-ci est consultable à l'adresse www.ensmp.fr/industrie/jmycs (depuis sa première publication ce rapport a reçu plus d'un million de requêtes provenant de 103 pays), où il est possible de la télécharger ou de l'utiliser en format html comme plate-forme de navigation pour accéder à toutes les sources citées (le sommaire très détaillé essaie de faciliter un accès direct et rapide à la préoccupation du lecteur).

En outre une page de News - www.yolin.net - permettra de continuer à l'enrichir progressivement par des développements spécifiques (formation, intelligence économique, développement économique local, création d'entreprises dans les NTIC, infrastructures et aménagement du territoire, Internet et collectivités locales, sécurité, les nouveaux métiers, la e-santé, la "soft-war", les clubs d'entreprise, les actions collectives comme Boost-Aéro, les rapports de mission,...) et de rester à votre écoute pour continuer à capitaliser notre expérience collective

Merci à tous

1 L'Internet en deux mots 21

1.1 Le fruit étrange de la liaison entre la rigueur des militaires et la créativité libertaire des chercheurs sur fond de guerre froide 21

1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque nucléaire : 21

1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de convivialité : 22

1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? : 24

1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une régulation par consensus 24

1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une action forte de l'Etat américain 24

1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par consensus 25

1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux PME 25

1.1.5 Une technologie simple et intuitive dans sa mise en oeuvre 26

1.1.6 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates : l'e-crime 27

1.1.7 Une distinction à opérer entre réseau de transport et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et les "protocoles" (les "technologies" Internet) 27

1.1.8 l'Internet : ni "du contenu" ni "du contenant", mais un standard transactionnel
permettant un fonctionnement en réseau , c'est le "système nerveux" de notre économie 27

1.2 Au-delà du mail et de la navigation, les multiples fonctions d'internet: 28

1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer efficaces, rapides et bon marché, 28


1.2.1.1.1 Le courrier électronique l'e-mail ou courriel 28

1.2.1.1.2 La téléphonie "IP" (VoIP): "l'international pour le prix du local" avec d'importantes fonctionnalités en sus 29

1.2.1.1.3 Web-cam, visiophonie, téléconférence, vidéoconférence pour une communication plus riche 30

1.2.1.1.4 voir à distance en trois dimensions : un atout pour le tourisme, l'immobilier ou les catalogues 31

1.2.1.1.5 Des Forums, des espaces pour bavarder (IRC "Internet Relay Chat", messageries instantannées), 31

1.2.1.1.6 Un phénomène nouveau depuis 2003 : "wiki" et "weblog" 31

1.2.1.1.7 La Radio et la télévision sur internet 32

1.2.1.2 Des outils pour faciliter la communication 32

1.2.1.2.1 La reconnaissance vocale 32

1.2.1.2.2 La synthèse vocale 32

1.2.1.2.3 La traduction automatique 32

1.2.1.2.4 La reconnaissance de l'écriture manuscrite 33

1.2.1.2.5 La Vision 3D, réalité virtuelle 33

1.2.1.2.6 de nouveaux outils prêts à sortir des laboratoires: goût, odorat, toucher, reconnaissance des expressions du visage, réalisaion d'objets en 3D 33

1.2.1.3 Des outils pour trouver l'information pertinente 34

1.2.1.3.1 Internet représente aujourd'hui la nouvelle encyclopédie universelle 34

1.2.1.3.2 Les annuaires et moteurs de recherche : trouver une information parmi des milliards de documents 34

1.2.1.3.3 La recherche à travers les newsgroup 35

1.2.1.3.4 La recherche dans les banques de données 36

1.2.1.3.5 L'exploitation des flux d'information 36

1.2.1.3.6 en exploitant l'information spatiale sous-jacente aux contenus ou aux données existantes. 36

1.2.1.4 Se procurer des produits et services sur le web 36

1.2.1.4.1 Le téléchargement de programmes informatiques, de données, d'images, de sons, de vidéo... : 36

1.2.1.4.2 Faire ses courses sur internet, des magasins ouverts 24/7 payer en ligne ou entre particuliers 36

1.2.1.4.3 Accomplir les formalités administratives 36

1.2.1.5 Publier de l'information accessible du monde entier 37

1.2.1.6 Travailler ensemble malgré les distances : Internet un outil de réseau 37


1.2.1.6.1 Partager des documents : le travail collaboratif 37

1.2.1.6.2 mutualiser des moyens de calcul les "grilles de calcul" ou "data Grid" 38

1.2.1.6.3 Partager des moyens de stockage de données 38

1.2.1.6.4 Partager ses carnets d'adresse 38

1.2.1.7 Au delà de l'information, Internet un protocole transactionnel : Des outils pour surveiller et agir 39

1.2.1.7.1 Un outil de communication entre les machines: à l'usine comme à la maison (domotique) 39

1.2.1.7.2 Télésurveiller et téléopérer : du SMS au MEMS , l'irruption des nanotechnologies 40

1.2.1.7.3 Un début d'abolition des frontières entre l'inerte et le vivant : NBIC et BANG 41

1.2.1.8 L'arrivée du haut débit et de l'accès internet nomade 41

1.2.1.9 Le Peer to Peer (P to P), un retour au source, la mise en réseau des ordinateurs sans serveur central 41

1.2.1.10 De la réserve de puissance sous le pied: les lois de Moore, de Machrone et de Rock 42

1.3 Un développement explosif: une "Hot-Technologie". Quelques statistiques 43

1.3.1.1 Dans tous les pays développés une croissance exponentielle mais difficile à mesurer 43


1.3.1.1.1 La fantastique explosion d'Internet : les "dog years" 43

1.3.1.1.2 Mythes et réalités du modèle de l'Internet "gratuit" 43

1.3.1.1.3 ...mais que mesure-t-on? Est-ce significatif de la réalité des évolutions importantes? 43

1.3.1.2 Quelques repères chiffrés néanmoins 46

1.3.1.3 Un paradoxe apparent : la bourse s'effondre et les usages continuent à croitre sans rupture pendant que la rentabilité se développe 47

1.3.1.4 Les statistiques cachent plus de choses qu'elles n'en montrent: les "achats Online" ne sont que le sommet de l'isberg 49

1.3.1.5 Que faut-il penser du concept de "Nouvelle économie"? 50


1.3.1.5.1 C'est bien plutot d'une "nouvelle organisation de l'économie" dont il est question 50

1.3.1.5.2 Même si l'on s'en tient au commerce électronique, ce serait une erreur de l'opposer au commerce traditionnel: les Click & Mortar 50

1.3.1.6 la croissance en France, en Europe et dans le monde 52

1.3.1.6.1 La France est en retard 52

1.3.1.6.1.1 les dernières années du siècle auront vu le décollage ... mais pas le rattrapage et cette tendance se poursuit. 52

1.3.1.6.1.2 Encore très masculin et élitiste 53

1.3.1.6.1.3 Les grands groupes français prennent le virage, l'année du décollage pour les mutations en profondeur 54

1.3.1.6.1.4 Les PME: en 2003 une prise de conscience encore faible 54


1.3.1.6.2 L'Amérique du Nord et Israel 55

1.3.1.6.3 L'Asie, partie plus tardivement mais elle connait une forte croissance 55

1.3.1.6.4 Les pays européens: la fracture Nord/Sud entre pays latins et anglo-saxons, les champions Nordiques 57

1.3.1.6.5 Quelques statistiques : nos PME face à leurs concurrents européens 62

1.3.1.6.5.1 nos PME ne sont pas en retard en matière d'investissements informatiques 62

1.3.1.6.5.2 une croissance des usages des technologies de l'internet mais un retard qui ne se dément pas 62

1.3.1.6.5.3 un retard encore plus important des secteurs BTP et logistique. 63

1.3.1.6.5.4 Un retard également dans le domaine de la sécurité 63

1.3.1.6.5.5 La situation est encore pire pour les PME de plus de 100 salariés que pour les TPE 63

1.3.1.6.5.6 en conclusion : la fracture Nord/Sud passe entre les pays latins et les pays anglosaxons 64


1.3.1.6.6 Le Minitel : notre langue d'Esope 64

1.3.1.6.6.1 Un atout : 64

1.3.1.6.6.1.1 Un fonds de commerce déjà établi pour le commerce électronique (transport, banque, VPC,...) 64

1.3.1.6.6.1.2 Une profession d'éditeurs nombreuse et prospère grâce en particulier à la formule kiosque qui a permis une facturation simple et bien acceptée. 65

1.3.1.6.6.1.3 Des cyber-commerçants avant la lettre 65

1.3.1.6.6.1.4 Une profession de "télématiciens" performante 65

1.3.1.6.6.1.5 Des bases de données et des fonds documentaires très importants 65

1.3.1.6.6.1.6 Des ressources financières confortables qui permettent le financement du web 65

1.3.1.6.6.2 Un handicap : 66

1.3.1.6.6.2.1 le Minitel a renforcé notre tendance à raisonner au niveau Franco-Français 66

1.3.1.6.6.2.2 il nous a plus habitué à payer le temps que l'information 66

1.3.1.6.6.2.3 la confortable facilité de gestion d'un outil qui permet de facturer bien des choses... 66

1.3.1.6.6.2.4 apportant une réponse partielle mais rapide aux besoins principaux il limite l'appétence pour le web 67


1.4 Internet et les technologies traditionnelles de transfert de données électroniques 67

1.4.1 Internet : quoi de plus que le Minitel ? 67

1.4.1.1 beaucoup d'avantages : 67


1.4.1.1.1 Il est mondial, les "Netizen" 67

1.4.1.1.2 Peu onéreux ... et en baisse rapide 67

1.4.1.1.3 Il offre quantité de fonctionnalités nouvelles 68

1.4.1.1.4 Il conduit pour les infrastructures à la "convergence" entre Téléphone, TV et information 68

1.4.1.1.4.1 Mais pas de convergence pour les terminaux (à l'exception des "nomades" 68

1.4.1.1.4.2 Et encore moins convergence "contenant-contenu" pour les entreprises 68


1.4.1.2 Mais encore des problèmes à régler : 69

1.4.1.2.1 Facturation complexe par absence d'une fonction kiosque 69

1.4.1.2.2 Une lenteur parfois désespérante, plantages et déconnexions nécessitent patience et nerfs solides 69

1.4.1.2.3 Paradoxe: l'Internet favorise une diversité culturelle mais la langue anglaise s'impose pour le business 69

1.4.2 Des problèmes de sécurité pour les échanges via internet et pour la conservation des documents 70

1.4.2.1 Votre correspondant est-il ce qu'il prétend être? vos échanges n'ont-ils pas été altérés? Lus par un tiers?: vers une architecture de confiance permettant de donner une valeur juridique aux échanges 70

1.4.2.2 Lors de l'établissement d'un contrat électronique chaque "partie" en conserve un exemplaire: comment s'assurer de sa conformité à l'exemplaire d'origine ? 70

1.4.2.3 L'authentification des documents de toute nature: photo, vidéo, dessin,... 70

1.4.2.4 la signature électronique, les certificats, "l'Infrastructure à Clés Publiques" (ICP ou PKI) 70


1.4.2.4.1 le principe des clés asymétriques : Intégrité, authentification, confidentialité, non répudiation 71

1.4.2.4.1.1 Intégrité et authentification de l'émetteur, en chiffrant à l'aide de la clé secrète de l'émetteur: la signature 71

1.4.2.4.1.2 Confidentialité: chiffrement avec la clé publique du destinataire 71

1.4.2.4.1.3 Intégrité, authentification et confidentialité: le double chiffrement 71

1.4.2.4.1.4 Principe du théorème d'Euler: 71


1.4.2.4.2 Dans les faits c'est un peu plus compliqué : le "condensé" ou "hachis" et les "clés de session" 71

1.4.2.4.2.1 Pour l'Intégrité et identification de l'émetteur ou du signataire, le "condensé" ou "hachis" 72

1.4.2.4.2.2 Pour la confidentialité les "clés de session", clés de cryptage symétriques 72


1.4.2.4.3 Principe de l'architecture de confiance: comment être certain de l'identité de l'emetteur 72

1.4.2.4.3.1 L'Autorité de Certification (AC), tiers de confiance 72

1.4.2.4.3.2 L'autorité d'enregistrement 73

1.4.2.4.3.3 Les Services d'horodatage et d'archivage 73

1.4.2.4.3.4 L'architecture de confiance ICP (infrastructure de clés publiques) ou PKI (Public Key Infrastructures) 73

1.4.2.4.3.5 Une complexité qui heureusement n'est pas perceptible au niveau de l'utilisateur pour les messageries 73

1.4.2.4.3.6 Une ergonomie encore non stabilisée pour les documents (contrats,...) 73


1.4.2.4.4 Vers une valeur juridique aussi forte que le papier, aux niveaux mondial, européen et national 73

1.4.2.5 Les méthodes basées sur le cryptage sont elles sures? 74

1.4.2.6 Enjeux pour les entreprise et pour le pays de la réglementation de la cryptographie' 74

1.4.2.7 Des solutions pour sécuriser les transactions financières, problème des vol de numéros de carte de crédit 75


1.4.2.7.1 La carte à puce et e-card (carte virtuelle dynamique ou CVD) 76

1.4.2.7.2 Le porte-monnaie électronique (PME) 77

1.4.2.7.3 Le paiement entre particuliers par e-mail, Web, téléphone, SMS, infrarouge, ... 77

1.4.2.8 Risques d'intrusion dans les systèmes informatiques : virus, vers, bombes logiques, chevaux de Troie, hoax, backdoors, rétrovirus,... 77

1.4.2.9 SPAM, nouvelle forme de pollution: une explosion en 2003 avec les virus pilleurs de carnet d'adresse, les robots harvester et le rétrospam. Comment se protéger? 78


1.4.2.9.1 Quelques données sur le SPAM 78

1.4.2.9.2 Qui sont les spammeurs? Pourquoi le SPAM? Leurs techniques? Quel "business model"? 79

1.4.2.9.3 Que faire contre le SPAM: les méthodes de première génération, parfois un remède pire que le mal 80

1.4.2.9.4 Depuis l'été 2003, nouvelles technologies des spammeurs : robots "harvesters", virus pilleurs de carnets d'adresse, piratage de serveurs pour les envois, et chevaux de troie qui vous transforment en émetteur de SPAM à votre insu 80

1.4.2.9.5 Un nouveau facteur de risque les logiciels "sociaux" de type Plaxo 82

1.4.2.9.6 La nécessité d'employer des moyens beaucoup plus sophistiqués pour se protéger 82

1.4.2.9.7 Se défendre mais aussi attaquer le mal à la source... 83

1.4.2.10 C'est un Far-West aussi en matière de droit et de police 84

1.4.3 Quoi de plus que les RÉSEAUX d'échange de données professionnels existants ? 84

1.4.3.1 Moins onéreux et plus évolutif : 84

1.4.3.2 Mais jusqu'alors une moindre garantie de sécurité et de débit: nécessité de passer de IPV4 à IPV6 85

1.4.4 Les TECHNOLOGIES Internet : quoi de plus que les systèmes propriétaires ? 85

1.4.4.1 Des avantages majeurs: des logiciels plus abondants d'une qualité supérieure et moins cher 85

1.4.4.2 Le paradoxe des Logiciels Libres 85


1.4.4.2.1 Un logiciel dont le code source est disponible la license GNU/GNL 85

1.4.4.2.2 Principaux handicaps : psychologiques 86

1.4.4.2.3 Son premier avantage : le rapport cout / efficacié 86

1.4.4.2.4 Second atout : ne pas dépendre d'un gros éditeur ni le "prescrire" à ses utilisateurs, un impératif pour les pouvoirs publics 86

1.4.4.2.5 Dernier atout, mais il est majeur : la sécurité 88

1.4.4.3 Aucun inconvénient identifié 91

1.5 jamais une nouvelle technologie ne s'était imposée aussi rapidement 91

2 Des mutations majeures dans l'organisation des entreprises 92

2.1.1 L'information représente une part fortement croissante de la valeur ajoutée 92

2.1.2 Internet écrase le temps en passant d'un processus discontinu à un processus continu 92

2.1.2.1 aujourd'hui des étapes de production effectuées les unes après les autres 92

2.1.2.2 Vers un processus continu: délais écrasés, stocks supprimés, une personnalisation de masse : les technologies de l'Internet fournissent le système nerveux de l'entreprise 93

2.1.3 L'impératif du respect des standards, clé de l'ineropérabilité et donc de l'entreprise en réseau 95

Les implications sur l'organisation de l'entreprise de cette logique de standards 95

2.1.3.1 Le problème de "l'héritage" (les legacy systems): les "services web" (Web services), l'EAI 95

2.1.4 centralisation ou décentralisation des pouvoirs dans l'entreprise? 96

2.1.5 concentration géographique ou entreprise éclatée 96

2.1.6 une modification en profondeur des circuits commerciaux le "B to C to B" 97

2.1.7 Une industrie moins gourmande en capitaux: réduction des stocks et "fabless company" ... et stratégie du lombric 97

2.1.7.1 réduction des stocks par une production pilotée par la demande 97

2.1.7.2 les atouts de l'entreprise sans usine : flexibilité, économie de capitaux 98

2.1.7.3 mais une évolution qui conduit à la stratégie du lombric 98

2.1.8 le "projet" comme structure forte de l'économie au détriment de l'entreprise avec sa hiérarchie 98

2.1.8.1 le programme "e-pme" : l'industrie aéronautique et spatiale dans un premier temps 99

2.1.9 L'Internet au service tant de la compétitivité que de l'expansion 101

2.1.9.1 Les technologies de l'Internet et la compétitivité : "faster, better, cheaper" 101

2.1.9.2 Les technologies de l'Internet et le développement 101

2.1.10 Internet et la création d'entreprises 101

2.1.11 Faire une distinction entre PME et PMI n'apparaît pas pertinent 102

3 Les entreprises dont le métier repose sur le traitement de l'information 103

3.1 Les entreprises directement concernées par le fonctionnement d'Internet: 103

3.2 Les industries dont le métier consiste à produire ou à traiter de l'information : des clients naturels...mais qui vont devoir repenser leur métier 103

3.2.1.1 Les producteurs de logiciels 104

3.2.1.2 La presse, les médias, les éditeurs de journaux et magazines (papier, radio ou TV) 104

3.2.1.3 La formation: un marché plein de promesses, le "e-learning" 107


3.2.1.3.1 Un enjeu majeur tant pour les parents que pour les entreprises et pour le Pays 107

3.2.1.3.2 Les atouts du e-learning : moins cher, plus efficace et s'adaptant mieux aux contraintes des "apprenants" 107

3.2.1.3.3 une évolution radicale des métiers d'enseignant 108

3.2.1.3.4 Un cruel manque de R&D dans ce domaine 109

3.2.1.3.5 Une approche pénalisée par la qualité et le cout de nos infrastructures de télécom 110

3.2.1.3.6 Quelques sites de référence 110

3.2.1.4 Les professions financières: banques, assurance, courtiers, bourses des valeurs... 110

3.2.1.5 Les producteurs de services de loisir : hôtel, tour operator, opérateurs de billetterie 114

3.3 les professions où l'information est au coeur de la valeur ajoutée, mais qui, néanmoins, nécessitent un contact physique ou la livraison d'un objet : 115

3.3.1.1 Parmi les métiers à réinventer : ceux de la chaîne éditoriale 115


3.3.1.1.1.1 Les livres 115

3.3.1.1.1.2 La musique 116

3.3.1.1.1.3 la valeur attachée à la connaissance du client 117

3.3.1.1.1.4 De nouveaux modes de rémunération : les liens marchands, affiliation 117


3.3.1.2 Les intermédiaires du marché immobilier 118

3.3.1.3 Les entreprises et professions concernées par la Santé : la e-santé 118


3.3.1.3.1 Un outil au service des patients 119

3.3.1.3.2 ...y compris dans ses déplacements 119

3.3.1.3.3 détection des signes avant coureurs et gestion de crise : épidémies et catastrophe 120

3.3.1.3.4 ...mais aussi pour la distribution des médicaments : les e-pharmacies. Avantages et risques d'abus 120

3.3.1.3.5 une source d'économies pour les patients et les systèmes d'assurance maladie 120

3.3.1.3.6 Un outil pour les industries du médicament : du "drug design" au suivi des essais cliniques 121

4 Quelles opportunités pour les PME "ordinaires", pour lesquelles le contenu "immatériel" n'est pas considéré comme l'élément essentiel du métier? 122

4.1 Emettre de l'information : Site Web, Commerce électronique 122

4.1.1 NIVEAU 0 : l'option "zombie" mettre sur le Web une "carte de visite", le site "plaquette" 122

4.1.1.1 Le site zombie modeste. Un seul avantage, l'achat de votre nom 122

4.1.1.2 Mais de graves inconvénients 124

4.1.1.3 Une variante dans les grandes entreprises ou les institutions : le site "zombie trilingue de luxe " 125

4.1.1.4 De tout cela nous tirons une règle d'ergonomie majeure : la règle d'or des "20 kilo, 3 clic et 0 mépris" 125

4.1.2 NIVEAU 1 : le site catalogue 127

4.1.2.1 interactif : à l'écoute du client... en lui apportant des réponses rapides à ses e-mail 127

4.1.2.2 Ergonomique: penser d'abord à en faire un outil efficace pour le visiteur 127

4.1.2.3 Mise à jour permanente, richesse de l'information, économies par rapport au papier 127

4.1.2.4 Une visibilité internationale 129

4.1.2.5 Beaucoup d'information mais avec une stricte gestion des accès : le principe de la minijupe 129

4.1.2.6 Le site catalogue un moyen pour trouver de nouveaux partenaires. 129

4.1.2.7 Un moyen également pour trouver de nouveaux collaborateurs 130

4.1.2.8 Analyser la fréquentation de votre site pour en améliorer l'efficacité : 130


4.1.2.8.1 Qui vient vous voir ? 130

4.1.2.8.2 Comment les visiteurs circulent-ils entre vos pages ? 130

4.1.2.9 Un site spécifique pour les partenaires financiers 130

4.1.2.10 La communication en cas de crise : un site « fantôme » prêt à être mis en oeuvre ? 131

4.1.3 NIVEAU 2 : vendre grâce à Internet: Le site transactionnel 132

4.1.3.1 Le paiement on line : un problème la plupart du temps secondaire et pourtant mis en tête des préoccupations par 43 % des PME françaises interrogées 133


4.1.3.1.1 Le paiement proprement dit, ne représente que 1% (ou moins) du prix final, sa valeur ajoutée est donc faible (sauf pour les micro-paiements) 133

4.1.3.1.2 Réinventer une fonction kiosque au profit des éditeurs et des marchands: Telco, Portails ou Banques? 133

4.1.3.1.2.1 Les professionnels de la facturation: opérateurs de télécommunications, fournisseurs d'accès Internet, compagnies délectricité, ... 134

4.1.3.1.2.2 sites portails, principales portes d'entrée sur le web (AOL, Yahoo !, Netscape, Lycos...) 135


4.1.3.1.3 "we need banking but not bankers" (Bill Gates) la création de monnaie virtuelle? 136

4.1.3.1.4 La sécurité : Le risque réel n'est pas toujours où l'on croit 136

4.1.4 NIVEAU 3: à l'écoute du client permettant une production sur mesure 139

4.1.4.1 Le vrai enjeux : la valeur ajoutée de toute la partie commerciale représente généralement 20 à 30 % du prix d'un produit ou d'un service vendu. 139

4.1.4.2 Ecoute attentive des clients et "production sur mesure de masse" (mass customization) 139


4.1.4.2.1 Pour les clients individuels, la clé du succès : le marketing "one to one" ou "1.2.1" 140

4.1.4.2.2 Le véritable fonds de commerce: la connaissance du client. Le problème des fichiers 140

4.1.4.2.3 Le cas Amazon: le leader mondial du commerce électronique poursuit sa croissance en 2003 141

4.1.4.2.4 L'émergence des communautés d'acheteur : une cible privilégiée pour les PME : 142

4.1.4.3 Le développement de la marque et du produit, le référencement, la publicité, l'e-pub, l'e-mailing 143

4.1.4.3.1 Le référencement: une étape essentielle 143

4.1.4.3.2 la publicité, l'e-pub pourquoi 144

4.1.4.3.2.1 Le développement de la notoriété de la marque et des produits: un enjeu souvent majeur 144

4.1.4.3.2.2 Une stratégie qui explique les "pertes comptables" des leaders 145

4.1.4.3.2.3 Des techniques publicitaires en pleine évolution: de la pollution vers le service 145

4.1.4.3.2.4 un domaine promis à un brillant développement: mesure d'audience, base de facturation 146

4.1.4.3.2.5 des outils pour un pilotage des campagnes de publicité en temps réel 146

4.1.4.3.2.6 Mais encore bien des problèmes techniques et surtout déonthologiques 147


4.1.4.3.3 l'e-pub, oui mais comment ?: 16 stratégies se dégagent pour chasser le pigeon sur le Web 147

4.1.4.3.3.1 La chasse à l'affût : s'afficher sur un portail, le bandeau, pop-up et pop-down, le sponsoring 147

4.1.4.3.3.2 La chasse à la glue : Le "mouse trapping" 148

4.1.4.3.3.3 La souricière : offrir un accès gratuit à ses clients 148

4.1.4.3.3.4 la technique du coucou: graver directement votre publicité sur le disque dur de votre prospect 148

4.1.4.3.3.5 l'appeau: payer l'internaute pour regarder votre publicité et attirer des congénères : la "cashbar" 148

4.1.4.3.3.6 le miroir aux alouettes: loteries gratuites cadeaux, clic humanitaire et jeux concours 148

4.1.4.3.3.7 La pêche au chalut: une présence sur une multitude de petits sites 149

4.1.4.3.3.8 La "chasse à courre": ne faire apparaître sa publicité qu'en fonction de l'internaute, les tags. 149

4.1.4.3.3.9 La chasse au furet : s'introduire masqué dans une "chat-room" 150

4.1.4.3.3.10 Baguer les pigeons : cookies, web-bugs, brownies, et autre "spywares" 150

4.1.4.3.3.11 Le braconnage: acheter le nom de son concurrent comme mot clé sur les moteurs, les «hijackwares» 151

4.1.4.3.3.12 La chasse à l'appât: le "couponing" 152

4.1.4.3.3.13 La chasse à la mixomatose :Le marketing viral 152

4.1.4.3.3.14 La chasse en meute: les partenariats, les échanges de bons procédés ( Web Ring) 153

4.1.4.3.3.15 La chasse en battue à l'aide de rabatteurs: les "liens marchands et les contrats avec les shopbots 153

4.1.4.3.3.16 La chasse à la mitraille: l'e-mailing ou e-marketing, simple, rapide, peu onéreux mais éviter le SPAM : le "permission marketing" 154


4.1.4.3.4 L'e-pub : un marché en forte croissance jusqu'en 2000 et qui entre en phase de maturité 155

4.1.4.3.5 Ne pas confondre publicité sur le Web et publicité pour votre Web 156

4.1.4.3.6 La fausse bonne idée : la galerie marchande 156

4.1.4.4 L'écoute du client, la négociation commerciale et le back office 157

4.1.4.4.1 Première forme de dialogue: les FAQ et les systèmes experts 157

4.1.4.4.2 Seconde étape : l'échange par e-mail 157

4.1.4.4.3 Troisième étape : dialogue avec un opérateur, le click&talk et le click&see 157

4.1.4.5 Les centres d'appel 158

4.1.4.6 la logistique: coûts et respect des délais, facteurs déterminants du succès 159


4.1.4.6.1 Dématérialiser totalement quand c'est possible 159

4.1.4.6.2 Si l'Internet est le système nerveux, la logistique est le système sanguin: l'infogistique 159

4.1.4.6.3 Un élément de coût très important qu'Internet permet de maitriser au plus près 159

4.1.4.6.4 La vitesse de livraison et le respect des délais 160

4.1.4.6.5 Une profession et de multiples métiers promis à une évolution profonde 160

4.1.4.7 La facturation, l'encaissement, la gestion: elle se trouve très simplifiée 162

4.1.4.8 Le service après vente: ne pas l'oublier sous peine de voir fuir les clients 162

4.1.5 Des formes d'achat et de vente plus sophistiquées : softselling, enchères, brocante, bourses, ... 163

4.1.5.1 Le "softselling": des sites pour se distraire ou trouver une information de référence 164


4.1.5.1.1 Des sites qui attirent, mais surtout qui retiennent: une qualité nécessaire sur le web, être "collant" 164

4.1.5.1.2 ... et qui savent se rappeler à bon escient à votre souvenir 164

4.1.5.1.3 "labourez moins large mais plus profond", préférez "la part de client" à la "part de marché"": le CRM Customer Relationship Management 164

4.1.5.1.4 Les sites visant l'achat "coup de coeur" 165

4.1.5.1.5 Pour des acheteurs recherchant le meilleur rapport qualité/prix: informations, analyses comparatives, forums pour les clients, outils de simulation, liens vers d'autres informations,... 165

4.1.5.1.6 Des sites qui ne vendent un produit mais qui apportent une réponse globale au problème du client 167

4.1.5.1.7 Un nouveau marché de gros: celui de l'information, la "syndication de contenu" 168

4.1.5.2 Les Meta-Marchands 168

4.1.5.3 La vente aux enchères sur le Web, les brocantes, le we-commerce 169


4.1.5.3.1 La vente aux enchères: depuis "e-soldes" jusqu'à un marché majeur 169

4.1.5.3.2 La vente "au cadran" 171

4.1.5.3.3 Quand c'est le client qui est ammené à proposer un prix 171

4.1.5.3.4 Les enchères hollandaises 171

4.1.5.3.5 La brocante, la vente de "particulier à particulier": le "C to C": le cas eBay 171

4.1.5.4 Le troc 172

4.1.5.5 Les achats groupés: le we-commerce: les prix baissent en fonction du nombre de clients 173

4.1.5.6 Les sites d'appel d'offres : les enchères inversées 173

4.1.5.7 Un outil pour toutes les bourses 174


4.1.5.7.1 A tout seigneur tout honneur : les bourses des valeurs 174

4.1.5.7.2 Mais aussi toutes les autres bourses: emploi, fret, déchets, technologies, partenariats, échanges, matériel d'occasion 176

4.1.6 Quelles PME peuvent espérer le plus de bénéfice d'un "investissement Internet" pour faire du commerce électronique? 177

4.1.6.1 Pour le B to C 177


4.1.6.1.1 Tout d'abord bien entendu, les produits ou services dématérialisables: tourisme, finance, musique,... 177

4.1.6.1.2 En fonction du produit ou du service 177

4.1.6.1.2.1 Produits nécessitant beaucoup d'informations et de conseil voire des simulations avant l'achat 177

4.1.6.1.2.2 produits ayant potentiellement un créneau étroit mais mondial 178

4.1.6.1.2.3 produits s'adressant à un public de haut niveau culturel 178

4.1.6.1.2.4 produits s'adressant à une clientèle de passionnés 178

4.1.6.1.2.5 produits s'adressant aux jeunes ou à une clientèle "branchée" 179

4.1.6.1.2.6 produits cadeaux : une "hotte technologie" et cadeaux d'affaires 179

4.1.6.1.2.7 Services visant au rapprochement de l'offre et de la demande quand celui-ci est complexe et onéreux: 180

4.1.6.1.2.8 produits à durée de vie courte 180

4.1.6.1.2.9 produits saisonniers qu'un marché mondial permet de désaisonnaliser 180

4.1.6.1.2.10 produits définis sur mesure avec le client (marketing "one to one") 180

4.1.6.1.2.11 produits dont le coût de transport est faible par rapport à la valeur 180

4.1.6.1.2.12 produits qui peuvent se définir facilement par des caractéristiques objectives 181

4.1.6.1.2.13 produits nécessitant un service après vente important (gros électroménager, véhicule,....) 181

4.1.6.1.2.14 produits nécessitant pour leur élaboration des échanges techniques et administratifs nombreux 181

4.1.6.1.2.15 service rapide et personnalisé nécessitant beaucoup d'informations pour le client et lui économisant du temps: 181

4.1.6.1.2.16 les produits susceptibles d'être vendus aux enchères ou dans le cadre de bourses 181

4.1.6.1.2.17 entreprises jouant le rapport qualité/prix et cherchant à être repérées par les agents intelligents spécialisés 181

4.1.6.1.2.18 entreprises disposant d'une marque forte et qui ne peuvent s'offrir d'être absentes sur le Web 181

4.1.6.1.2.19 entreprises désireuses de fédérer autour d'elles des offres correspondant à des profils d'acheteurs 181


4.1.6.1.3 Bien entendu, produits destinés à d'autres entreprises : le B to B (business to business) 181

4.1.6.2 Mais rappelons le, le e-commerce n'est qu'une infime part des opportunités qu'offre Internet pour économiser des couts, des fonds propres, des délais, accroitre la réactivité et se développer 182

4.2 Réception d'information : recevoir, se faire livrer ou aller chercher l'information 183

4.2.1 Passive : exploiter ce qui arrive, le data mining 183

4.2.2 Semi-active : définir ses centres d'intérêt afin de recevoir automatiquement l'information pertinente ainsi que les mises à jour des logiciels utilisés (PUSH et Agents Intelligents) 183

4.2.2.1 La veille économique, technique ou commerciale : 183

4.2.2.2 Des informations personnalisées : le "narrow casting" 184

4.2.2.3 Une mise à jour automatique de vos logiciels 184

4.2.2.4 Une fonction d'alerte qui vous permet de réagir plus vite pour parer un danger ou saisir une opportunité 184

4.2.2.5 Des agents intelligents qui cherchent à votre place et apprennent à mieux connaître vos besoins 185

4.2.2.6 Téléalerte et téléaction 186

4.2.2.7 Ce sujet est de ceux qui soulèvent les passions 186

4.2.3 Une utilisation active des ressources du web 186

4.2.3.1 Recherche de compétences : la recherche d'emploi et le recrutement 186

4.2.3.2 Une nouvelle voie pour la formation des membres du personnel de l'entreprises 187

4.2.3.3 Recherche de partenaires technologiques ou commerciaux 188

4.2.3.4 Aller chercher des services sur le Web 188

4.2.3.5 L'utilisation de services évolués en ligne: les ASP (Application Services Providers) 188

4.2.3.6 L'Intelligence Economique: Recherche d'informations techniques et économiques (brevets, publications, banques de données, normalisation, marques,.... ) 188

4.2.3.7 Recherche d'information sur l'offre des concurrents 189

4.2.3.8 Renseignements commerciaux ou financiers sur les clients ou les partenaires 189

4.2.3.9 Recherche d'appels d'offre 189

4.2.3.10 Les achats; recherche de nouveaux fournisseurs (sourcing), e-procurement, shopbots, market-places 190

4.2.3.11 Des partenaires incontournables: les administrations 191


4.2.3.11.1 Le poids des formalités administratives représente une charge non négligeable 191

4.2.3.11.2 Une opportunité pour faire des économies et gagner en transparence: les marchés publics 191

4.2.4 En guise de conclusion..."de l'information moins fausse plus vite" 192

4.3 travail coopératif : l'apport majeur de l'Internet 193

4.3.1 un point commun: réduire les couts, les délais de réalisation et de conception, les besoins de capitaux en augmentant réactivité et flexibilité 193

4.3.2 A l'intérieur de l'entreprise l'Intranet 193

4.3.2.1 premier pas: donner à chaque salarié de l'entreprise une adresse électronique 193

4.3.2.2 Développer un Intranet ? 193

4.3.2.3 L'Intranet zombie : le e-journal d'entreprise 194

4.3.2.4 Les Intranets de première génération : la communication interne 194


4.3.2.4.1 Un point clé, donner l'accès à tous les sites d'implantation et au personnel nomade: les VPN 194

4.3.2.4.2 une messagerie interne : l'annuaire, la norme LDAP 195

4.3.2.4.3 Un réseau téléphonique IP 195

4.3.2.4.4 Un site web avec un portail d'accueil, des forums ou news group et un moteur de recherche 195

4.3.2.4.5 des fonctions "secrétariat général" 195

4.3.2.4.6 un système "Push" pour apporter à chacun l'information dont il a besoin 195

4.3.2.5 Le véritable Intranet: le système nerveux de l'entreprise 195

4.3.2.5.1 L'Intranet devient l'outil qui permet de réduire les coûts de fonctionnement 196

4.3.2.5.2 Internet déshumaniserait? Bien au contraire 196

4.3.2.5.3 L'intranet siège de la conception des nouveaux produits: le PLM Product Lifecycle Management 197

4.3.2.5.4 L'intranet permet le passage direct de la conception à la fabrication et la conduite de la production 197

4.3.2.5.5 La Télémaintenance 198

4.3.2.5.6 L'intranet permet une connaissance et un suivi du client permettant de mieux le servir: le "Customer Relationship Management" CRM 198

4.3.2.5.7 L'Intranet permet l'intégration des systèmes de gestion (ERP). 198

4.3.2.5.8 L'Intranet un outil pour les achats le e-procurement, la SCM " supply chain management" 199

4.3.2.5.9 Il est particulièrement bien adapté pour les organisations par centres de responsabilités ou par chantiers 199

4.3.2.5.10 Il est un outil précieux dans le domaine de la qualité: organisation, gestion et traçabilité 200

4.3.2.5.11 L'Intranet devient le siège de l'intelligence économique et de la veille technologique 200

4.3.2.5.11.1 Il est l'outil qui permet d'alimenter le système en informations 200

4.3.2.5.11.2 Il est l'outil qui permet de les stocker de façon à les rendre exploitables 201

4.3.2.5.11.3 Enfin il permet de diffuser en temps réel l'information ciblée aux membres de l'entreprise (Push) 201


4.3.2.5.12 Il facilite la mise à disposition d'outils d'expertise permettant en particulier des simulations 201

4.3.2.5.13 L'outil pour la DRH 201

4.3.2.5.13.1 Pour la gestion du personnel 201

4.3.2.5.13.2 L'Employee Relationship management (ERM) : le cliemployé 201

4.3.2.5.13.3 pour construire et capitaliser un potentiel de compétence: le knowledge management (KM) 202

4.3.2.5.13.4 pour La formation interne du personnel : le e-learning 202


4.3.2.5.14 Démultiplier l'efficacité des commerciaux en les connectant aux services du siège 203

4.3.2.5.15 Un outil au service des techniciens de maintenance 203

4.3.2.5.16 L'Intranet, facteur de décentralisation qui se construit lui-même de façon décentralisée 204

4.3.2.5.17 Des possibilités nouvelles pour le télétravail 204

4.3.2.5.17.1 De nombreux avantages pour les salariés, l'environnement et l'aménagement du territoire 204

4.3.2.5.17.2 Le gain est par contre bien moins évident pour l'entreprise et pour les syndicats de salariés : 205

4.3.2.5.17.3 Des résultats décevants 205

4.3.2.5.17.4 Télétravail et téléservices 206


4.3.2.5.18 l'élaboration de la stratégie de l'entreprise 206

4.3.2.5.19 L'outil de pilotage pour les managers 207

4.3.2.5.20 Touchant tous les aspects de la vie de l'entreprise il concerne également les syndicats 207

4.3.2.5.21 Moins de bureaucratie, plus de contacts humains avec les collègues et les clients 207

4.3.2.5.22 Le stade ultime, l'Intranet de l'entreprise étendue: les extranets 208

4.3.2.6 Les pathologies des Intranet 209

4.3.2.6.1.1 une confusion entre le "physique" et le "fonctionnel" 209

4.3.2.6.1.2 une confusion entre "information" et "décision" 210

4.3.2.6.1.3 Un confinement à l'intérieur de l'entreprise 210

4.3.2.6.1.4 Deux questions test permettent de savoir s'il s'agit d'un Intranet "plaquette" ou d'un véritable Intranet: 210


4.3.3 L'entreprise avec ses partenaires : Internet ou Extranet 210

4.3.3.1 Un extranet: l'Intranet de l'entreprise étendue, "l'usine virtuelle" 210

4.3.3.2 Relations client/fournisseur, donneur d'ordre et sous-traitants, banques et entreprises : l'EDI 211


4.3.3.2.1 Un abaissement drastique des coûts de transmission en utilisant le réseau Internet (l'EDI sur IP) 212

4.3.3.2.2 Des solutions plus simples, moins chères mais sans doute transitoires: EDI dans IP (Web EDI, EFI) 212

4.3.3.2.2.1 L'EFI : "échange de formulaires informatisés 212

4.3.3.2.2.2 Le Web-EDI : mise à disposition des informations sur le Web 212


4.3.3.2.3 Le nouveau format XML : le véritable outil du e-business, le protocole ebXML 213

4.3.3.2.4 Pour ces échanges entre entreprises, les réseaux extranets: lignes privées, VPN et Places de Marché 213

4.3.3.3 Echange de données techniques "co-ingénierie": gain de temps et d'argent pour concevoir et fabriquer de nouveaux produits, le "single sign on", la "Virtual Network Organisation" , le PLM 214

4.3.3.4 De la conception à la production 217

4.3.3.5 Suivi d'exécution des commandes, maintenance dépannage et service après - vente 217

4.3.3.6 L'animation des réseaux de prescripteurs, distributeurs, importateurs,... 217

4.3.3.7 L'Internet "classe affaire" et "classe tourisme" 217

4.3.3.8 Les pathologies des extranets: 218


4.3.3.8.1 le syndrome du "territoire" 218

4.3.3.8.2 la peur de la transparence : une nécessaire culture de la confiance 218

4.3.4 Les réseaux d'entreprises : un champ d'application privilégié ? 218

4.3.4.1 La Mondialisation de l'économie entraîne tout à la fois la concentration des grands groupes et le développement d'une multitude de PME travaillant en réseau : le principe de subsidiarité 218

4.3.4.2 Quels types de réseaux de PME ? 222


4.3.4.2.1 Entreprises géographiquement proches 222

4.3.4.2.2 A l'inverse, réseaux d'entreprises quadrillant le territoire 222

4.3.4.2.3 Des réseaux temporaires 222

4.3.4.2.4 entreprises sous-traitantes d'un même type de donneur d'ordre 222

4.3.4.2.5 entreprises appartenant à un club actif d'utilisateurs 222

4.3.4.2.6 entreprises appartenant à un même secteur professionnel géographiquement concentré 222

4.3.4.2.7 entreprises appartenant à une même communauté professionnelle géographiquement dispersée sur tout le territoire 223

4.3.4.2.8 entreprises situées dans un même Technoparc 223

4.3.4.2.9 Entreprises ayant entre elles des liens capitalistiques 224

4.3.4.2.10 Entreprises participant à des partenariats internationaux 224

4.3.4.3 Les communautés virtuelles : travailler ensemble plus efficacement et développer une force de frappe vis à vis de l'extérieur 224

4.3.4.3.1 Un travail en réseau plus efficace avec mise en commun de compétences et de services 224

4.3.4.3.2 Une capacité de négociation accrue pour les achats 224

4.3.4.3.3 Une meilleure visibilité internationale pour la promotion et les ventes : 224

4.3.4.3.3.1 Un site Web riche en information sur le domaine de compétence de la communauté 224

4.3.4.3.3.2 Une plus grande richesse dans le catalogue proposé au client 224

4.3.4.3.3.3 Une politique active de marketing : représentants régionaux, mailing, achats d'espaces 225

4.3.4.3.3.4 La possibilité de se faire référencer comme fournisseur dans une place de marché 225

4.3.4.3.3.5 La mise en commun de stocks 225


4.3.4.3.4 Comment se construisent de telles communautés ? les "community brokers" et les "infomediaires" 225

4.3.4.3.4.1 Sous l'impulsion d'un leader de la profession 225

4.3.4.3.4.2 Sous l'influence d'un fournisseur commun à la plupart des membres de la communauté 225

4.3.4.3.4.3 A l'initiative d'un donneur d'ordre dont la compétitivité dépend de celle de ses fournisseurs 226

4.3.4.3.4.4 Sous l'influence d'une structure professionnelle 226

4.3.4.3.4.5 A l'initiative d'une entreprise qui fait profession de mettre en place de telles organisations 226

4.3.4.3.4.6 De nombreux magazines professionnels tentent également de jouer ce rôle auprès de leurs lecteurs. 226

4.3.4.3.4.7 Bientôt aussi les grands sites "portail" comme Amazon.com , Yahoo!, geocities,...? 227

4.3.4.3.4.8 Sous la direction d'une entreprise qui se crée spécifiquement pour fédérer l'offre de service ou de produit de cette communauté vis à vis de l'extérieur 227

4.3.4.3.4.9 Soit sous l'impulsion des pouvoirs publics 227


4.3.4.3.5 Quelques autres exemples 227

4.3.4.4 Des communautés de métier au niveau des ouvriers "professionnels" et non plus à celui des entreprises 228

4.3.5 Quid des intermédiaires ? La création de la relation de confiance avec le client 228

4.3.5.1 un contact direct avec le client "d'économisant" tous les intermédiaires? 228

4.3.5.2 vers une disparition des intermédiaires qui n'apportent que surcouts et délais 228

4.3.5.3 ...mais besoin de CONseil CONfiance: dans un univers de plus en plus complexe, la règle "des 2 CON" 229


4.3.5.3.1 Davantage d'opportunités dans une monde plus complexe et en évolution rapide : un besoin de conseil 229

4.3.5.3.2 L'éloignement du client et du fournisseur et la nature virtuelle de leur contact pose à l'un comme à l'autre un problème de CONfiance. 229

4.3.5.4 "De nouvelles chaînes de valeur vont se créer éliminant au fur et à mesure les anciennes": les infomédiaires 232

4.3.5.4.1 des intermédiaires spécialisés dans les achats: faire gagner du temps et de l'argent aux clients 232

4.3.5.4.2 Les mandataires de communautés : les "infomédiaires" 232

4.3.5.5 l'émergence brutale depuis début 2000 des "market places dans tous les secteurs professionnels 233

4.3.5.5.1 les avantages offerts par les places de marché: économies, rapidité, services, connaissance du marché 233

4.3.5.5.2 Une plus grande efficacité pour chacun des partenaires à travers le développement d'outils collaboratifs 234

4.3.5.5.3 poursuivre l'élaboration de standards pour mener l'intégration à son terme : les "services web", l'EAI 234

4.3.5.5.4 Pour essayer de classer les market Places il existe de nombreuses typologies. 235

4.3.5.5.5 market-places créées par des intermédiaires: start-up, entreprise du secteur et courtiers 235

4.3.5.5.5.1 les start-up: de forts risques 235

4.3.5.5.5.2 Des entreprises du secteur concerné: rarement acceptable par les acteurs du marché 236

4.3.5.5.5.3 Des intermédiaires existants (courtiers, banquiers) : les meilleures chances 236


4.3.5.5.6 Des places de marché constituées par des coopératives d'acheteurs 238

4.3.5.5.7 Troisième cas enfin: c'est une coalition de vendeurs 239

5 Comment saisir les opportunités offertes par l'Internet? 241

5.1 Les freins et les moteurs 241

5.1.1 Les arguments évoqués par les entreprises qui hésitent à se lancer 241


5.1.1.1.1 "Ce n'est pas un outil pour travailler sérieusement" 241

5.1.1.1.1.1 C'est un gadget qui va faire perdre du temps à nos salariés (Syndrome du Minitel rose). 241

5.1.1.1.1.2 "avec le courrier électronique les employés vont être submergés de mail" 241

5.1.1.1.1.3 "Ce n'est qu'une mode, comme les cercles de qualité" 241


5.1.1.1.2 dans le domaine du Luxe, cela risque d'impliquer un prix uniforme 241

5.1.1.1.3 Internet, outil pour effectuer des transactions? Alors c'est inutile tant que nos partenaires ne seront pas branchés 242

5.1.1.1.4 Nous manquons d'information permettant de voir les usages véritablement efficaces 242

5.1.1.1.5 Crainte d'une technologie complexe réservée aux entreprises de pointe 242

5.1.1.1.6 il y a des urgences plus grandes, nous n'avons pas le temps! 242

5.1.1.1.7 "Les technologies évoluent trop vite. Attendons qu'elles soient stabilisées" 242

5.1.1.1.8 "c'est trop cher" ! ou à l'inverse "cette gratuité ne m'inspire pas confiance" 242

5.1.1.1.8.1 "C'est une technologie trop onéreuse pour ma PME" 242

5.1.1.1.8.2 À l'inverse la "gratuité" nous a plusieurs fois été présentée comme un facteur de blocage : 243

5.1.1.1.8.3 Le réel problème des coûts? 243

5.1.1.1.8.4 des prix encore prohibitifs pour se raccorder au fournisseur d'accès internet 244

5.1.1.1.8.5 Malgré des baisses depuis 1998 des prix encore prohibitifs pour les lignes louées 245


5.1.1.1.9 "C'est un réseau au bord de l'apoplexie : on ne peut pas bâtir une stratégie sur lui" 246

5.1.1.1.10 "C'est trop dangereux": des précautions nécessaires mais le danger est aussi de surestimer les risques 247

5.1.1.1.10.1 les risques d'agression 247

5.1.1.1.10.2 Les risques juridiques encourus par l'entreprise à cause d'un usage mal maitrisé de la messagerie: les "Sniffers" 247


5.1.1.1.11 Mais aussi des blocages liés à la remise en cause des pouvoirs qui transparaissent dans les réactions 247

5.1.2 Les raisons qui poussent les entreprises à tenter l'aventure 248

5.1.2.1 "on ne peut pas ne pas faire" 248

5.1.2.2 "on risque d'être obligé de faire" 248

5.1.2.3 La compréhension du fait que les outils de l'Internet sont d'abord une source d'économies 249

5.1.2.4 une source de compétitivité en apportant souplesse efficacité et réactivité 250

5.1.2.5 La perception qu'Internet ouvre des horizons, certes aléatoires, mais prometteurs 250

5.2 Une profonde mutation pour tous les métiers dans tous les secteurs et pour les entreprises de toutes tailles 252

5.2.1 Internet offre des outils pour toutes les fonctions d'une entreprises 252

5.2.2 Internet au service de la stratégie de l'entreprise 253

5.2.2.1 Pour renforcer la compétitivité en augmentant productivité, réactivité et flexibilité 253

5.2.2.2 Pour faciliter l'expansion de l'entreprise 253

5.2.3 Une modification profonde de tous les métiers dans l'entreprise 254

5.2.3.1 Les "VRP" : moins de travail administratif, des outils plus puissants mais une perte d'indépendance dans bien des cas 254

5.2.3.2 Les commerciaux en magasin , vont devoir davantage devenir des conseillers que des vendeurs 254

5.2.3.3 Le marketing/vente/sav : briser les cloisons 255

5.2.3.4 Pour le service achat : un profond renouveau, une fonction qui gagne en importance 255


5.2.3.4.1 Les prix tout d'abord : objectif 20% 255

5.2.3.4.2 La qualité 255

5.2.3.4.3 Mais aussi l'innovation : l'acheteur un homme clé d'une équipe projet 255

5.2.3.4.4 Un métier en cours de transformation profonde: quelles qualités requises 256

5.2.3.5 Pour les services les services "appro" : disparition 256

5.2.3.6 Pour les services les services comptables : ne reste que l'audit etl'évaluation des "pertes et profits" 256

5.2.3.7 Pour le service logistique : une fonction clé 256

5.2.3.8 Pour l'ingénieur de production : la conception et le monitoring des process 257

5.2.3.9 Pour l'opérateur de MOCN : un élargissement des responsabilités 257

5.2.3.10 Pour le "DSI" : du Service Informatique à la Stratégie de l'Information 257

5.2.3.11 Pour le DRH : des taches administratives vers l'optimisation du potentiel humain 258

5.2.3.12 Pour les "cadres": d'un pouvoir par la rétention d'information à de véritables managers 258

5.2.3.13 Les réponses à toutes ces questions ne peuvent être à l'évidence que celles du "patron". 258

5.2.3.14 Cela va nécessiter un immense effort de formation 259

5.3 Ni un problème financier Ni un problème technique : Internet est au premier chef un défi stratégique, un problème d'organisation et de gestion du pouvoir 259

5.3.1.1 Peu onéreux pour le matériel et les logiciels, et facile techniquement à mettre en oeuvre 260

5.3.1.2 Mais le véritable problème est celui de la stratégie de l'entreprise, redéfini à partir des opportunités offertes par le Net ... et celui de la capacité à mettre celle-ci en ordre de bataille. 261

5.3.1.3 Quelques questions clé avant de se lancer 261


5.3.1.3.1 L'entreprise et ses partenaires sont-ils techniquement capables d'accomplir une telle mutation? 261

5.3.1.3.2 La structure humaine de l'entreprise est-elle capable de tenir le choc? 261

5.3.1.4 Certaines organisations sont plus propices que d'autres: 261

5.3.1.5 l'atout d'avoir déjà mis en place une organisation "qualité" 262

5.3.1.6 Les entreprises intégrées dans un réseau sont à l'évidence les premières concernées: 262

5.3.1.7 La culture de l'entreprise joue un rôle essentiel 262

5.3.1.8 Ne pas confondre Stratégie et planification 262

5.4 Par où commencer ?. 263

5.4.1.1 Start Simple ! Grow Fast ! Do It Now ! 263

5.4.1.2 Une première étape dans tous les cas : l'e-mail 264

5.4.1.3 Une première stratégie: prudence et d'amélioration de la compétitivité, l'Intranet puis l'extranet 265

5.4.1.4 Une logique de conquête de marchés nouveaux : le site Web et les techniques de promotion 265

5.4.1.5 Au bout du processus une intégration de toute la chaîne: internet, extranet et Intranet 265

5.5 Comment conduire cette évolution : quelques pistes 265

5.5.1.1 Un nécessaire engagement du patron 266

5.5.1.2 Détecter, reconnaître et s'appuyer sur les compétences latentes 266

5.5.1.3 Profiter le d'expérience des autres : réunion entre les managers d'entreprise, les clubs 267

5.5.1.4 Un autre moyen puissant d'aller de l'avant : les stages longs d'élèves ingénieurs, le win.win.win 267

5.5.1.5 Savoir utiliser des compétences extérieures 267

5.5.1.6 Développer les compétences et les moyens internes 268

5.5.1.7 Enfin ne pas négliger la sécurité 269


5.5.1.7.1 Les risques de fuite d'information sensible 269

5.5.1.7.2 Les risques dus aux brigands de toute espèce 269

5.5.1.7.3 Les risques dus au manque de rigueur dans la conception des systèmes informatiques 270

5.5.1.7.4 Les risques enfin d'accidents : incendie, inondation, panne de matériel... 270

6 Les grandes évolutions technologiques : le haut débit et l'Internet nomade 271

6.1 Le haut débit: Les autoroutes de l'information, l'Internet large bande 271

6.1.1 Un fort besoin pour des usages qui concernent à la fois les grandes entreprises et les TPE 271

6.1.1.1 La fibre optique: effondrement des prix explosion des débits, des hierarchies bousculées 271


6.1.1.1.1 Les progrès de la R&D 271

6.1.1.1.2 Dans l'industrie l'augmentation des débits suit également la loi de Moore de doublement tous les 18 mois 272

6.1.1.1.3 Des couts de déploiement finalement relativement modiques 273

6.1.1.1.4 La transmission optique à très haut débit: la technologie laser multiplexée 273

6.1.1.1.5 Pour les grandes artères : surcapacités théoriques et des pénuries réelles sur fond de polémiques 274

6.1.1.2 Les constellations de satellites: une technologie de niche 274

6.1.1.3 Le développement de Drones et de dirigeables: une idée intéressante? 275

6.1.1.4 Les technologies ATM (voix, vidéo ou données): une technologie intermédiaire?, 276

6.1.1.5 Les réseaux conçus directement autour de la norme IP semblent être la voie d'avenir 276

6.1.1.6 Les noeuds d'interconnexion: en Europe un grave goulot d'étranglement 278

6.1.1.7 Les "bretelles d'accès à l'autoroute: l'actuel goulot d'étranglement, mais les techniques sont prêtes 278

6.1.1.8 L'utilisation des réseaux câblés: un développement rapide 279

6.1.1.9 XDSL et ADSL un débit multiplié par 100 sur le fil du téléphone classique: l'enjeu du "dégroupage" 279


6.1.1.9.1 Le principe de la technologie DSL, son potentiel technique 279

6.1.1.9.2 Pourquoi une telle lenteur de déploiement? L'enjeu du dégroupage, 280

6.1.1.9.3 Pourquoi "brider autant les débits? 282

6.1.1.9.4 Quelques statistiques sur l'ADSL 283

6.1.1.10 la connection directe du client final par fibre optique (fiber to home), une étape intermédiaire la fibre hybride? 283

6.1.1.11 La boucle locale radio (BLR) pour les zones à faible densité...et une alternative à l'opérateur historique 283

6.1.1.12 Les WAN (Wide Area Network) radio: la norme 802.11 ("WiFi"), (802.16a) WiMAX, et Bluetooth 3 284


6.1.1.12.1 Les technologies WiFi et Wimax 284

6.1.1.12.2 Les "hot spots" : une nouvelle forme de réseau dans les zones de forte densité 285

6.1.1.12.3 ... mais aussi une alternative à l'Adsl dans les zones isolées en couplage avec le satellite 285

6.1.1.12.4 une solution également pour les réseaux domestiques 285

6.1.1.12.5 un concurrent dangereux pour l'UMTS ou une technologie complémentaire? 285

6.1.1.12.6 WiFi et usages industriels 286

6.1.1.12.7 Et des réflexions sur des aplications futuristes 287

6.1.1.12.8 Wifi et sécurité 287

6.1.1.12.9 la situation en France 287

6.1.1.13 l'Ultra Wide Band (UWB) 288

6.1.1.14 La réception directe par satellite: une place sans doute plus modeste que prévu il y a quelques années 288

6.1.1.15 La technologie PLC (Powerline Communications) utilise les fils de la distribution électrique basse tension 288


6.1.1.15.1.1 Pour la boucle locale 288

6.1.1.15.1.2 Pour la desserte interne des batiments 289


6.1.1.16 Quelques chiffres 290

6.2 L'Internet nomade 290

6.2.1.1 Pour les mobiles les normes GSM ("2G"), WAP, GPRS (2,5G) Edge et UMTS (3G) en 2010 la 4G? 290


6.2.1.1.1.1 Le GSM, les résultats décevants du WAP et le succès spectaculaire et inattendu du SMS 290

6.2.1.1.1.2 la "2,5 G" : Le GPRS 291

6.2.1.1.1.3 la "3G" : UMTS et Edge, IMT 2000 et CDMA 1X 291

6.2.1.1.1.4 La future norme "4G" 292


6.2.1.2 Le protocole ENUM 292

6.2.1.3 La convergence des appareils portables, le m-business et le "m-commerce" ... et les inattendus SMS 293

6.2.1.4 Dans la même logique l'automobile va se trouver profondément transformée 298

6.2.1.5 Il commence à en être de même pour le train et l'avion 298

6.3 Des techniques permettant de limiter les volumes d'information à transmettre 299

6.3.1.1 les techniques de compression notamment d'images vidéo (MPEG) et de sons (MP3) 299

6.3.1.2 La multiplication des serveurs de proximité (Proxy) et les Content Delivery Network (CDN) 299

6.4 Une saturation constante quelle que soit la largeur de bande? 299

7 Internet : une chance à saisir pour développer création d'entreprises et emploi 300

7.1 La création d'entreprises dans les NTIC: un enjeu majeur, un problème spécifique 300

7.1.1 Un enjeu majeur au delà des coups de folie de la bourse 300

7.1.1.1 Pour le développement économique, l'emploi et la balance commerciale 301

7.1.1.2 Quelques repères sur les montants investis en capital risque 302


7.1.1.2.1.1 Aux Etats-Unis 302

7.1.1.2.1.2 En Europe 303

7.1.1.2.1.3 En France 303


7.1.1.3 Les innovation les plus radicales proviennent quasiment toujours d'entreprises nouvelles 304

7.1.1.4 Une économie de Standards: les premiers arrivés prennent les places et sont ensuite indélogeables 307

7.1.1.5 Quid de la stratégie du "me too" (les "suiveurs")? 309

7.1.2 La création d'entreprise dans les NTIC: de fortes spécificités par rapport aux autres secteurs 309

7.1.2.1 Dans beaucoup de projets peu d'expérience professionnelle requise pour démarrer 309

7.1.2.2 On peut distinguer trois catégories de petites entreprises: les enfants les nains et les pygmées 310

7.1.2.3 Pour démarrer peu de capitaux sont nécessaires 311

7.1.2.4 Un jeune diplômé est naturellement bien en phase avec ces nouveaux marchés 311

7.1.2.5 Les artistes aussi 312

7.1.2.6 Un domaine où la croissance de l'entreprise et la maîtrise d'un marché l'emporte sur une vision patrimoniale de contrôle et de transmission familiale 312

7.1.2.7 C'est l'âge ou l'on peut se permettre de prendre des risques 313

7.1.2.8 "vendre ses salades dans le désert"? : Une dose d'humilité souvent nécessaire 313

7.1.2.9 1999: la rupture du contrat moral entre ingénieurs et Grandes Entreprises 313

7.1.2.10 N'oublions pas cependant une autre source de création : l'essaimage à partir des grandes entreprises 314

7.1.2.11 Des évolutions boursières spectaculaires en hausse comme en baisse ("Start-up" et "Start-Down"), mais néanmoins une importance contamment croissante dans notre économie 314

7.1.2.12 Les paradoxes d'une économie de standards: quelle est la valeur d'une start-up? B2B: Back to Basics 315


7.1.2.12.1 Même dans la "nouvelle économie" la valeur" d'une entreprise reste son espérance de gains actualisée 315

7.1.2.12.2 L'apparent paradoxe: la valeur économique d'une start-up peut être un multiple de ses pertes! 316

7.1.2.12.2.1 Pour une entreprise visant à devenir le standard du marché 316

7.1.2.12.2.2 pour une entreprise développant des technologies nouvelles et visant à se faire racheter 317

7.1.2.12.2.3 la relation entre "pertes" et valorisation dans une entreprise de croissance 317


7.1.2.12.3 les dérives du système, la vague de mars 2000 et le creux de 2001 : le e-krach 317

7.2 Typologie des entreprises dont on peut considérer la création comme directement liée au développement de l'Internet 319

7.2.1.1 Les "Chercheurs d'or" : Entreprises exploitant l'internet pour développer leurs activités 319

7.2.1.2 Les "fabricants de pelles et de pioches" créent les outils exploitant les potentialités de l'Internet 319

7.2.1.3 Les "Maréchaux-Ferrants" : Entreprises de service Internet 319

7.2.1.4 "Shérifs, Saloon et banquiers" : Entreprises n'utilisant pas nécessairement Internet mais créées à partir des nouveaux besoins qu'il génère 319

7.3 Les difficultés à surmonter pour accroitre le nombre de création d'entreprises 319

7.3.1.1 Aujourd'hui paradoxalement les mieux formés sont les moins créateurs 319

7.3.1.2 Le contexte culturel est très important : le rôle des médias 320

7.3.1.3 Il dépend également de la reconnaissance sociale du créateur qui est aujourd'hui tenté de s'expatrier 320

7.3.1.4 Outre-Atlantique il est valorisant d'avoir créé une entreprise, même si l'aventure s'est terminée par un échec et ce n'est malheureusement pas encore le cas chez nous 321

7.3.2 Dispositif d'appui : incubateurs et kiosques d'informations 321

7.3.2.1 Le créateur d'entreprise a besoin d'économiser son temps 321

7.3.2.2 Il a surtout besoin d'être connecté à des réseaux : les incubateurs publics et privés 321


7.3.2.2.1.1 L'incubateur: le point d'intersection de 4 réseaux 321

7.3.2.2.1.2 les incubateurs publics: à dominante technologique 322

7.3.2.2.1.3 Les incubateurs privés : entre la société de service et le capital risque 322

7.3.2.2.1.4 Les incubateurs "corporate" : un outil de veille technologique pour les grands groupes 322


7.3.3 Le financement de la création d'entreprises et du développement des jeunes entreprises: manque d'argent ou manque de projets? 322

7.3.3.1 Paradoxalement les deux sont vrais 322

7.3.3.2 Soyons clairs : le banquier stricto sensu, celui qui prête l'argent des autres, ne peut et ne doit prendre de risques que très limités 322

7.3.3.3 Les investisseurs : Ceux dont le métier est le commerce du "risque" 323

7.3.3.4 Mais cette profession elle-même se subdivise en de nombreux métiers 323


7.3.3.4.1 Le capital risque : le plancher du million d'euros 323

7.3.3.4.1.1 Un retard dans notre pays en cours de rattrappage mais une évolution qu'il convient de consolider 323

7.3.3.4.1.2 Un financement ciblé sur des projets déjà bien développés: la barre du Million d'Euro 324


7.3.3.4.2 Les marchés des capitaux : un élément déterminant pour le capital-risque 324

7.3.3.4.3 Le capital de proximité : une capacité de démultiplication 325

7.3.3.4.4 La "love money" : essentiel pour le démarrage 325

7.3.3.4.5 Les "fonds d'amorçage" (Seed Money) : une bonne solution pour les entreprises technologiques 326

7.3.3.4.6 Les aides publiques (Drire, Anvar, Crédits d'impot,...): problèmes d'adaptation et de vitesse 326

7.3.3.4.7 Les Business Angels et les stock options : les éléments clé du dispositif 327

7.3.3.4.7.1 Les Business Angels : de l'argent, mais surtout une expertise et un réseau 327

7.3.3.4.7.2 Financer et fidéliser des cadres expérimentés, payer avocats, conseil et fournisseurs sans sortir de cash: les stock-options 330


7.3.4 Manque de projet ou manque d'entrepreneur? la solution de l'atelier de l'innovation 331

7.4 Une piètre connaissance de la création d'entreprises en France 331

7.5 Autres problèmes méritant d'être signalés 332

7.5.1.1 Alléger les formalités, simplifier les procédures : le cri du coeur! 332

7.5.1.2 Un problème important et urgent : le danger d'adopter une réglementation à l'américaine en matière de brevets sur les logiciels 332


7.5.1.2.1 le risque de pousser au secret quand le brevet devrait entrainer la connaissance publique des inventions 332

7.5.1.2.2 une durée de 20 ans inadaptée à l'innovation logicielle 332

7.5.1.2.3 paradoxalement, un outil au main des gros éditeurs pour s'approprier les innovations des petits 332

7.5.1.2.4 une arme contre les logiciels libres 333

7.5.1.2.5 Un des facteurs de la "bulle" Internet 333

7.5.1.2.6 Une opportunité pour l'Europe: créer une réglementation sui generis performante 333

7.5.1.3 Aujourd'hui les règles des marchés publics éliminent les entreprises qui n'ont pas de références suffisantes et donc les créateurs 333

8 Propositions pour un plan d'action 334

8.1 Les pouvoirs publics ne peuvent pas ne pas agir 334

8.1.1 L'Etat responsable de fixer les règles de droit 334

8.1.2 Les administrations génèrent des contraintes, facteurs de coûts de gestion 334

8.1.3 Les pouvoirs publics sont un acteur économique majeur 334

8.1.4 Les pouvoirs publics responsables d'un développement harmonieux des territoires 334

8.1.5 Les pouvoirs publics ont une mission "d'éclairage public" 334

8.1.5.1 Diffuser l'information qu'ils détiennent 334

8.1.5.2 Mettre en place un observatoire pour que chacun puisse se situer par rapport aux évolutions en cours 335

8.1.5.3 Assurer une formation adaptée aux évolutions 335

8.1.5.4 Orienter les efforts de la recherche publique aux fins de donner des armes à nos entreprises pour forger leur avenir 335

8.1.5.5 Créer les conditions de la confiance : signature électronique, registre du commerce, certification,... 335

8.1.5.6 Un rôle d'éclairage public vis à vis du tissu des PME 335

8.1.5.7 Les pouvoirs publics se doivent enfin d'être exemplaires : Protocoles ouverts, accessibilité à tous 336

8.1.6 Le programme d'action des pouvoirs publics 336

8.2 Améliorer l'environnement global pour créer les conditions du décollage 336

8.2.1 Faire évoluer l'environnement juridique 337

8.2.1.1 Faire évoluer les règles de droit pour qu'elles apportent des réponses claires et stables aux nouvelles questions posées par l'internet 337

8.2.1.2 Créer les conditions de la confiance ; signature électronique, nommage, registre du commerce, contrats type, certification,... 337

8.2.1.3 Réunir les conditions permettant un véritable développement du paiement électronique 339

8.2.1.4 Autoriser un niveau raisonnable dans le domaine du cryptage 339

8.2.1.5 Adapter le droit de la concurrence et le faire respecter notamment dans le domaine des Télécom 340

8.2.1.6 Devenir des acteurs encore plus actifs de la construction d'un droit nécessairement international: le problème du ressort 340


8.2.1.6.1.1 Quid du droit d'expression sur internet 341

8.2.1.6.1.1.1 responsabilité pénale et civile pour un site accessible depuis tous les pays du monde, 341

8.2.1.6.1.1.2 protection contre la calomnie, les injures, la diffamation, l'atteinte à la vie privée 342

8.2.1.6.1.1.3 Quid à l'inverse de la liberté d'expression 342

8.2.1.6.1.1.4 Quid des lois réglementant les publications? 342

8.2.1.6.1.2 Quid de la protection des individus 342

8.2.1.6.1.2.1 protection des mineurs (âge de la majorité?,...) 342

8.2.1.6.1.2.2 protection de l'adulte contre des tentations préjudiciables à sa santé (drogue, alcool,...) ou à ses finances (jeux, loteries, casino, paris sur les match de foot,...) ou à sa moralité (censure,...)? 342

8.2.1.6.1.2.3 protection assurée aux malades : vente de médicaments en ligne, publicité pour les médicaments 343

8.2.1.6.1.2.4 Quid des consultations en ligne (avocats, médecins,...)? 343

8.2.1.6.1.2.5 protection de la vie privée: 343

8.2.1.6.1.2.5.1 élaboration et commercialisation des fichiers 343

8.2.1.6.1.2.5.2 web-bugs et autres spywares 344

8.2.1.6.1.2.5.3 Quid de la publication sur Internet des décisions de justice?: 344

8.2.1.6.1.2.5.4 Quid de l'exploitation des caméra de vidéo-surveillance, de la géolocalisation 344

8.2.1.6.1.2.5.5 protection du secret des correspondances et donc du droit de les crypter 344

8.2.1.6.1.2.6 protection des travailleurs (télétravail) 344

8.2.1.6.1.2.7 quid des actions syndicales, droit de manifestation... 345

8.2.1.6.1.2.8 protection du consommateur? Législation du vendeur ou de l'acheteur? 345

8.2.1.6.1.2.9 protection de l'épargnant? empêcher les opérations de désinformation: 345

8.2.1.6.1.3 Quid de la propriété intellectuelle ? 346

8.2.1.6.1.3.1 droit d'auteur, copyright, droit de suite pour les oeuvres d'art, site "warez",... 346

8.2.1.6.1.3.2 droit du brevet sur les logiciels 346

8.2.1.6.1.3.3 du droit des marques? problèmes posés par les procédure de nommage sur Internet? 346

8.2.1.6.1.4 Quid du droit de la concurrence, exclusivités territoriales, monopoles, abus de position dominante?, 347

8.2.1.6.1.4.1 publicité comparative, dénigrement, appel à boycott, publicité mensongère, parasitisme commercial, paracommercialisme,... 347

8.2.1.6.1.4.2 Lutte contre les monopoles : le cas Microsoft 348

8.2.1.6.1.4.3 ententes et abus de position dominante : les Market places ? 348

8.2.1.6.1.5 Quid du droit commercial, comptable, fiscal, douanier 348

8.2.1.6.1.5.1 signification de l'exclusivité territoriale d'une concession? 348

8.2.1.6.1.5.2 Quelle est la période légale des soldes sur la toile? 349

8.2.1.6.1.5.3 Quid du droit de la preuve en cas de contrats électroniques? 349

8.2.1.6.1.5.4 Quid de la protection des données sensibles des entreprises 349

8.2.1.6.1.5.5 Quid de la protection de certains privilèges (monopole des commissaires-priseurs, loi bancaire, quotas, régime des pharmacies d'officine, prix unique du livre,...) 349

8.2.1.6.1.5.6 Quid des règles comptables 349

8.2.1.6.1.5.7 Quid des législations fiscales et douanières sur les produits dématérialisés ou vendus sur internet 349

8.2.1.6.1.6 Quid des règles protégeant la société, lutte contre la cyber-criminalité et le cyberterrorisme 350

8.2.1.6.1.6.1 Quid contre le terrorisme s'attaquant à nos réseaux d'information et de commandement 350

8.2.1.6.1.6.2 Quid de la protection de la société contre la violence 350

8.2.1.6.1.6.3 capacité des Etats à se protéger (censure, interdiction de la cryptographie, attaque des sites contrevenants...)? 350

8.2.1.6.1.6.4 le SPAM : une nouvelle forme de pollution, chaque jour plus envahissante, multiforme et sophistiquée 351

8.2.1.6.1.6.5 les pirates, les producteurs de virus, de bombes logiques, de Worms, de Hoax, de Chevaux de Troie,...: 351

8.2.1.6.1.6.6 cyber-escrocs, blanchiment d'argent, chaînes pyramidales, abus de confiance, désinformation, détournement de moyens de calcul, sites de "carding"... 351

8.2.1.6.1.6.7 Comment être aussi rapides que les délinquants 352

8.2.1.6.1.7 Quid du rôle régalien de l'Etat 352

8.2.1.6.1.7.1 droit d'émettre de la monnaie? 352

8.2.1.6.1.7.2 Quid des organes de régulation dans le domaine des NTIC? 352

8.2.1.6.1.7.3 Quid du rôle à donner à l'autorégulation (codes de bonne conduite) par rapport au pouvoir normatif des Etats? La "corégulation"? 353

8.2.1.6.1.7.4 Une révolution dans l'élaboration des normes 353

8.2.1.6.1.7.5 Des règles nécessairement internationales sinon des "arbitragistes" jouerons des différences de législation 353

8.2.1.6.1.8 Quid de la e-démocratie: le vote électronique ou "e-vote" 354


8.2.1.7 Assurer une participation active de spécialistes français aux instances informelles qui élaborent les règles de droit sur le net 355

8.2.2 Alléger le poids des contraintes administratives, 355


8.2.2.1.1 Accès à l'information, dématérialiser les procédures, moderniser l'Etat : le e-gouvernement 355

8.2.2.1.1.1 accéder à l'information publique de façon simple et rapide , le 24/7 355

8.2.2.1.1.2 permettre d'accomplir les formalités en ligne : impôts, déclarations sociales... 356

8.2.2.1.1.3 un vecteur de modernisation de l'Etat et des administrations des collectivités locales 357


8.2.2.1.2 utiliser la géolocalisation 357

8.2.3 Les pouvoirs publics, acteurs économiques efficaces et facteurs de progrès 357

8.2.3.1 Gérer les achats publics sur l'Internet: une source d'économie, un facteur d'entraînement 357


8.2.3.1.1.1 Au minimum publier gratuitement les appels d'offre (et si possible les prévisions) 358

8.2.3.1.1.2 ... de façon à simplifier le travail administratif des soumissionnaires 358

8.2.3.1.1.3 l'utilisation des enchères sur Internet pour les achats publics: les marchés publics 358

8.2.3.1.1.4 sans oublier une autre source de gain d'efficacité: la gestion de l'exécution des marchés 359


8.2.3.2 utiliser Internet comme canal de vente 359

8.2.3.3 Encourager la migration sur Internet des services Minitel 359

8.2.4 Favoriser toute initiative permettant d'améliorer la vitesse de transmission et de diminuer les coûts pour le client 359

8.2.5 Une mission d'éclairage public 361

8.2.5.1 Avoir au niveau des pouvoirs publics un discours fort clair et crédible sur Internet 361

8.2.5.2 Diffuser l'information publique 361

8.2.5.3 Favoriser l'usage d'Internet à toutes les étapes du processus éducatif et former les spécialistes nécessaires. 362

8.2.5.4 Conduire une politique de recherche ambitieuse 362


8.2.5.4.1 Bien entendu dans le domaine des technologies dures 362

8.2.5.4.2 Mettre au point les outils adaptés aux PME 363

8.2.5.4.3 Quelques sujets de recherche qui paraissent essentiels pour permettre aux entreprises et à la société d'utiliser les potentialités d'Internet plus intelligemment 363

8.2.5.4.3.1 Quelles mutations Internet génère-t-il dans les structures industrielles ? la fabless corp? 364

8.2.5.4.3.2 Quelles mutations dans l'organisation des entreprises ?: 365

8.2.5.4.3.3 l'Internet une économie de standards et non de High Tech: NTIC ou plutôt NST? 365

8.2.5.4.3.4 Quelles évolution dans les modèles économétriques: les coûts? La rentabilité des investissements immatériels? Les mécanismes de financement? 365

8.2.5.4.3.5 La propriété intellectuelle, le brevet logiciel: 366

8.2.5.4.3.6 l'urbanisme 366

8.2.5.4.3.7 l'aménagement du territoire 366

8.2.5.4.3.8 dans le domaine juridique 366

8.2.5.4.3.9 dans le domaine social et politique 366

8.2.5.4.3.10 dans le domaine artistique 367

8.2.5.4.3.11 Dans le domaine militaire: la soft-war 367

8.2.5.4.3.12 Dans le domaine de la formation: NTE et e-learning : les "Sciences Cognitives" 369

8.2.5.4.3.13 Dans le domaine médical 370

8.2.5.4.3.14 dans le domaine de la politique de la recherche et de l'évaluation des chercheurs 370

8.2.5.4.3.15 Dans le domaine macroéconomique enfin : comment évaluer l'impact global, le benchmarking 370


8.2.5.4.4 Mobiliser tout particulièrement les écoles relevant de notre Ministère 370

8.2.5.5 Favoriser la création de labels pour éclairer le client 371

8.2.5.6 Les pouvoirs publics promoteurs du développement économique 371

8.2.5.7 Aider les PME à se saisir des opportunités offertes par Internet et favoriser la création d'entreprises 372

8.3 Des mesures spécifiques pour les PME 373

8.3.1 Une nécessité pour les pouvoirs publics : travailler en équipe de projet interministérielle 373

8.3.2 Informer les PME et les sensibiliser aux enjeux d'Internet 374

8.3.2.1 Une action de sensibilisation est encore malheureusement nécessaire 374

8.3.2.2 Les grandes réunions de sensibilisation 375


8.3.2.2.1 En général un coup d'épée dans l'eau 375

8.3.2.2.2 Une exception : quand c'est le gros client qui organise la cérémonie.. 375

8.3.2.2.3 La technique du Coucou, efficace et peu onéreuse 376

8.3.2.2.4 Un risque grave: se reposer sur un grand opérateur pour conduire cette sensibilisation 376

8.3.2.3 Une sensibilisation par une politique de communication au niveau régional ou local 376

8.3.2.3.1.1 L'organisation de concours et de prix 376

8.3.2.3.1.2 Une collaboration avec les organes de presse 376


8.3.2.4 Un travail d'évangélisation sur le terrain 376

8.3.2.4.1 S'appuyer sur les réseaux qui travaillent déjà au quotidien avec les chefs d'entreprise 376

8.3.2.4.2 Donner à ces conseillers les atouts leur permettant d'être efficaces 377

8.3.2.4.2.1 Une formation aux usages performants et utiles des outils de l'Internet dans une PME 377

8.3.2.4.2.2 Des moyens techniques permettant une pratique professionnelle quotidienne en adéquation avec le discours 377

8.3.2.4.2.3 Une banque de success stories pour permettre au chef d'entreprise de voir concrètement ce qu'Internet peut lui apporter 377

8.3.2.4.2.4 Des outils d'autodiagnostic, cahiers des charge type, guides sectoriels, annuaires des compétences 378

8.3.2.4.2.5 mettre en commun tous ces outils entre les régions?: le webring des acteurs de terrain 379

8.3.2.4.2.6 Des actions qui doivent faciliter l'émergence du conseil privé et non se substituer à lui 379

8.3.2.4.2.7 Sensibiliser les patrons de PME par l'intermédiaire de certains réseaux de professionnels ayant un rôle de conseil, souvent très écoutés, comme les experts-comptables 379

8.3.2.4.2.8 Des plateformes de démonstration fixes ou itinérantes pour pouvoir "toucher du doigt" 379


8.3.2.5 Utiliser le potentiel que représente les stagiaires en entreprise 380

8.3.2.5.1.1 Les stages de fin d'étude des Grandes Ecoles 380

8.3.2.5.1.2 les CFA (Centres de Formation d'Apprentis), un outil fantastique pour toucher les TPE 380


8.3.2.6 L'utilité des actions tournées vers le tissu associatif 381

8.3.2.7 Une nécessaire coopération de tous les acteurs de terrain pour mener les actions de sensibilisation 381

8.3.3 Passer de la sensibilisation à l'action 381

8.3.3.1 Proposer des prédiagnostics courts 382

8.3.3.2 Veiller à ce que dans chaque prestation de conseil aidé (FRAC) il y ait un minimum de réflexion sur l'utilisation d'Internet dans le domaine considéré 382

8.3.3.3 Aider les chefs d'entreprise engagés dans une démarche internet à s'entraider et à se former mutuellement: les clubs 382


8.3.3.3.1.1 Des Clubs actifs ou passifs? 382

8.3.3.3.1.2 ...Homogène, hétérogène ou centré sur un cluster d'entreprises 383

8.3.3.3.1.3 ... Gros ou petit, local ou régional? 383


8.3.3.4 Agir à travers des groupes d'entreprises déjà constitués 383

8.3.3.4.1.1 Utiliser des réseaux ou clubs existants, autour d'un centre d'intérêt ou d'un projet commun 383

8.3.3.4.1.2 Organiser (ou de profiter d') un voyage à l'étranger 384


8.3.4 Une claire priorité : le montage d'actions collectives 384

8.3.4.1 Six arguments forts pour cette priorité 384

8.3.4.2 Pistes à creuser pour les actions collectives : 385

8.3.4.3 Quelques idées de thèmes qui pourraient intéresser les entreprises participant à ces réseaux 385

8.3.4.4 N'oublions pas l'intendance : la logistique, un facteur clé 388

8.3.4.5 Des opérations lourdes qui nécessitent la mobilisation de tous les partenaires 388

8.3.4.6 Un objectif prioritaire pour les Centres Techniques Industriels (CTI) 388


8.3.4.6.1 utiliser cet outil de communication pour mieux travailler avec les "ressortissants" : 388

8.3.4.6.2 donner au CTI flexibilité, réactivité, efficacité en comprimant ses couts 389

8.3.4.6.3 Enfin, et surtout le rôle du CTI est d'aider les entreprises de son secteur à être plus performantes 389

8.3.5 Accompagner les développements les plus ambitieux 390

8.3.5.1 Savoir résister à la tentation d'opérations spectaculaires, peu onéreuses, touchant un grand nombre d'entreprises et permettant un fort effet d'annonce...mais contreproductives 390

8.3.5.2 Par contre savoir intervenir au stade coûteux, risqué, mais à fort enjeu : celui du véritable engagement sur les technologies Internet 390

8.3.5.3 Ne pas inventer des procédures nouvelles. Le portail des concours publics 392

8.3.6 Un volet incontournable de tout plan d'action efficace : la formation des acteurs 394

8.3.6.1 Une priorité : former le patron, ou mieux, l'équipe dirigeante 394

8.3.6.2 Former les conseillers de l'entreprise sans oublier les experts comptables 395

8.3.6.3 De nouveaux métiers? Ou plutot un profond changement dans les métiers actuels? 395

8.3.6.4 Nécessité parfois de certaines formations plus pointues 396

8.3.6.5 ...et à l'inverse de formations touchant un public très large 396

8.3.7 Utiliser Internet comme un outil d'une politique de développement local 396

8.3.7.1 Internet peut tout aussi bien entrainer une concentration qu'une déconcentration de l'activité économique 396

8.3.7.2 Une situation particulèrement critique pour les fournisseurs et sous-traitants (automobile, armement, aéronautique,...) 398

8.3.7.3 Infrastructures de Telecom : quand les pouvoirs publics retrouvent leur responsabilité en matière d'aménagement du territoire 398


8.3.7.3.1 Progressivement les infrastructures de télécommunications, tant au niveau de leur qualité que de leur coût sont devenues un élément déterminant dans la compétitivité d'un territoire. 398

8.3.7.3.2 La fin du monopole entraîne une féroce concurrence qui conduit à un effondrement des prix ... dans les zones où cette concurrence se manifeste : le risque est de voir apparaître un accroissement des écarts entre ces zones et les autres 399

8.3.7.3.3 Les Télécoms : une infrastructure qui pose les mêmes problèmes aux responsables de l'aménagement que les dessertes aériennes, les voies ferrées ou les routes 401

8.3.7.3.3.1 Les deux notions de rentabilité d'un investissement: pour l'opérateur et pour la collectivité concernée 401

8.3.7.3.3.2 Les conséquences à en tirer en matière de financement de ces infrastructures 401


8.3.7.3.4 comme pour l'électricité et le chemin de fer séparer la gestion des infrastructures de celle des services? 402

8.3.7.4 Quelques pistes de réflexion sur les actions à conduire au niveau des pouvoirs publics 402

8.3.7.4.1 Une solution de facilité désormais impossible : faire pression sur l'opérateur historique 402

8.3.7.4.2 Alors quels moyens d'action ? Pour quels pouvoirs publics ? 403

8.3.7.4.2.1 Cohésion et solidarité : deux préoccupations au niveau européen: 403

8.3.7.4.2.1.1 une préoccupation de cohésion 403

8.3.7.4.2.1.2 une préoccupation de solidarité : 403

8.3.7.4.2.2 Au niveau national comme au niveau régional ou local à l'appui de la stratégie de développement ou de reconversion définie pour le territoire 403

8.3.7.4.2.2.1 Gérer la "rente minière" liée à la concession de l'espace electromagnétique 403

8.3.7.4.2.2.2 Réaliser des infrastructures préalable permettant de baisser coûts et délais pour un nouvel entrant 403

8.3.7.4.2.2.3 Traiter ces d'investissements comme les autres infrastructures structurantes pour l'aménagement du territoire 404

8.3.7.4.2.2.4 ceci implique d'autoriser les collectivités à financer les opérations et leur en donner les moyens financiers (LSI et CIAT du 9 juillet 2001) 405


8.3.7.4.3 La nécessité pour les pouvoirs publics de se doter à chaque niveau des compétences nécessaires 406

8.3.7.5 Il est clair cependant qu'une telle politique ne peut se limiter aux infrastructures, ni même au développement économique au sens étroit du terme 406

8.3.7.6 Le projet de Parthenay illustre bien l'extrême imbrication de l'économique et de tous les autres aspects de la vie locale. 406

8.3.7.7 De nombreuses autres initiatives qui méritent d'être encouragées 407

8.3.8 Les services de l'Etat chargés de favoriser le développement des PMI se doivent de pleinement maîtriser et utiliser Internet 408

8.3.8.1 Les 10 points clef pour un Intranet-extranet-web de l'administration 408


8.3.8.1.1.1 Une messagerie: chaque membre du personnel de la DRIRE doit être doté d'une adresse e-mail, 408

8.3.8.1.1.2 Un Intranet pour le fonctionnement interne (intégrant l'ERP) 408

8.3.8.1.1.3 Des bases de données structurées autour d'un SIG (Système d'information géographique) 408

8.3.8.1.1.4 Cet Intranet devra prendre en compte le nomadisme de la plupart des ingénieurs subdivisionnaires 409

8.3.8.1.1.5 Un site WEB transactionnel véritable Portail d'accès à tous les services offerts 409

8.3.8.1.1.5.1.1 Il doit également être accessible au grand public et aux associations 410

8.3.8.1.1.6 Un accès Internet à partir de chaque poste de travail 410

8.3.8.1.1.7 Une application-serveur PUSH pour diffuser l'information 410

8.3.8.1.1.8 Une application-client PUSH et d'agents intelligents 410

8.3.8.1.1.9 Des forums avec les usagers concernés et des listes de discussion 410

8.3.8.1.1.10 Les DRIRE devront dans le même temps développer des extranets entre elles et avec les administrations centrales qui les concernent: économie, environnement, recherche, transports... 410

8.3.8.1.1.11 D'autres extranets devront être constitué avec les administrations régionales et les autres partenaires 410


8.3.8.2 Une démarche originale de la DARPMI: d'abord favoriser les initiatives puis les harmoniser 410

8.3.8.3 Un outil indispensable pour l'avenir : le KIT extranet 411

8.3.8.4 Nécessité de mettre en place un véritable outil d'intelligence économique: le projet Myrtille 412


8.3.8.4.1.1 Nécessaire pour l'efficacité de notre action 412

8.3.8.4.1.2 Besoin d'entreprises nationales d'intelligence économique, performantes et indépendantes 412

8.3.8.4.1.3 Utilité pour les PME de disposer d'un "éclairage public" dans ce domaine 412

8.3.8.4.1.4 Le projet myrtille 412


8.4 Des mesures pour favoriser la création d'entreprises 413

8.4.1.1 Faire évoluer l'enseignement notamment dans les écoles d'ingénieur 413

8.4.1.2 Favoriser les créations par des chercheurs 414

8.4.1.3 Créer un contexte culturel favorable à la création d'entreprise 414

8.4.1.4 Ne plus pénaliser l'échec 414

8.4.1.5 Mettre en place des incubateurs bien branchés sur les réseaux gestion, finance, technologie et industrie 414

8.4.1.6 Favoriser l'émergence d'un tissu dense de petites sociétés de services 415

8.4.1.7 Des mesures fiscales pour les jeunes entreprises innovantes 415

8.4.1.8 Pour les entreprises à fort potentiel de développement favoriser le développement des Business Angels 415

8.4.1.9 Eviter que l'évolution sur la réglementation sur les brevets ne donne des armes aux grosses structures pour verrouiller l'innovation 416

8.4.1.10 Se donner les moyens d'observer la dynamique de la création d'entreprise pour agir de façon plus pertinente 417

8.4.1.11 Ouvrir l'accès des marchés publics aux créateurs 417

8.4.1.12 Rétablir les Stock Options pour permettre aux Pme à forte capacité de croissance de recruter les cadres de haut niveau dont elles ont besoin 417

8.4.1.13 Mener à terme la réforme des FCPRI afin d'en simplifier les règles de gestion 417

9 CONCLUSION 418

"Ce qui est marginal mais croît de façon exponentielle peut devenir majeur"

Jean-Claude Pelissolo

"we haven't seen anything yet"

Jean-François Abramatic


Internet et Entreprises: Mirages et opportunités ?

Quelles initiatives prendre ?

1 L'Internet en deux mots

1.1 Le fruit étrange de la liaison entre la rigueur des militaires et la créativité libertaire des chercheurs sur fond de guerre froide

Aujourd'hui celui que l'on appelle le "réseau des réseaux" est devenu incontournable. Il a ses fans, fascinés par ses possibilités immenses. Il a aussi encore ses détracteurs, qui ne manquent pas une occasion de mettre en évidence ses défauts liés à sa conception et l'absence de contrôle qui en fait sa force aux yeux des uns et sa faiblesse aux yeux des autres.

Par ailleurs beaucoup encore, notamment dans notre pays n'ont pas toujours compris qu'au delà de la partie "visible" (sites web, commerce électronique) il offre de outils qui engendrent une transformation en profondeur de l'économie et de la société.

1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque nucléaire :

1964 : le Ministère américain de la Défense a l'idée d'un réseau de communication sans véritable direction centralisée, conçu de façon à demeurer opérationnel même si des portions entières du réseau tombent en panne ou sont détruites

Paul Baran de la Rand Corporation en invente l'architecture avec la numérisation des informations et le découpage de celle-ci en petits blocs : L'originalité du système mis en place, qui assure son invulnérabilité à une attaque militaire "physique", est l'absence de point central : Le réseau fonctionne sur un mode purement coopératif avec une multitude d'ordinateurs et de réseaux locaux ayant tous les mêmes prérogatives.

L'idée fondamentalement nouvelle est de mettre "l'intelligence" dans les terminaux et non dans le système de transmission avec ses gros centraux téléphoniques

Chaque ordinateur "serveur" qui se connecte pour émettre et recevoir sur l'Internet, participe en outre au routage des messages qui circulent à travers le monde selon des cheminements quelque peu aléatoires : il reçoit des serveurs voisins des "paquets d'information" (les messages trop longs doivent en effet être tronçonnés en petits "paquets") et en fonction de l'adresse de destination, le transmet à son tour à un autre ordinateur qui se trouve "à peu près" dans la bonne direction et dont la ligne est disponible (les paquets composant un même message empruntent éventuellement des chemins différents et n'arrivent pas obligatoirement dans l'ordre initial)

Réaction1(*) d'AT&T: "c'est aussi stupide que de mettre le pétrole dans des tasses à café pour le transporter dans un pipeline".

A cette même époque Engelbart invente la souris www.engr.orst.edu/old_news/121098/engelbart.htm

En 1969, Larry Roberts de l'Agence américaine de l'armement (Arpa) demande à quatre universités américaines de mettre ces idées en pratique dans un réseau expérimental. Quatre supercalculateurs sont interconnectés en 1971 : c'est le réseau Arpanet: http://som.csudh.edu/cis/lpress/history/arpamaps/f8sep1971.jpg

La nécessité d'adopter des standards, élément clé du succès, et d'aller vite a conduit à la mise en place ce que certains ont appelé une "adhocratie" avec une coordination d'étudiants qui développent les idées de "protocoles" et de "RFC" (Request For Comment) permettant de lancer les idées nouvelles et de les tester auprès de la communauté

Cette rupture dans les méthode d'élaboration de la normalisation internationale, porte en germe une évolution dont nous n'avons pas encore tiré toutes les conséquences: elle risque de marginaliser les organes de normalisation officiels et leurs longs processus formels

Les chercheurs américains utilisent très vite ce réseau qui leur permet de se partager des capacités de calcul de quelques très gros ordinateurs, très onéreux à l'époque. Paradoxalement, comme nous le verrons plus tard cette utilisation, vite marginalisée refait surface aujourd'hui avec la mise en réseau de ... millions de micro-ordinateurs

1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de convivialité :

Mais rapidement, comme c'est souvent le cas pour des innovations radicales 2(*) ce n'est pas l'usage pour lequel il avait été conçu au départ qui prédomine : le réseau est de plus en plus utilisé pour consulter des bases de données, échanger des articles scientifiques puis des messages.

Quelques étapes :

1960 Ted Nelson invente l'hypertexte dont le premier modèle électromécanique fut publié en 1945 par Vannevar Bush. Inventeur du mot "hypertexte", Ted Nelson, conçoit l'hypertexte comme un gigantesque réseau contenant toute la production intellectuelle (littérature, peinture, musique,...) mondiale. Ce réseau, qu'il a nommé "Xanadu" (dont on peut penser qu'il a inspiré "wanadoo"...), serait accessible par tous, chacun pouvant y ajouter ses propres productions. Celles-ci seraient reliées les unes aux autres par des "liens hypertextes" explicitant leurs relations. Les liens entre ces différents éléments permettraient de "naviguer" de l'un à l'autre. L'utilisateur pourrait d'ailleurs lui-même ajouter des liens à ce gigantesque Hypertexte, contribuant ainsi à la mise à jour progressive du réseau implicite que constitue notre culture littéraire, artistique et scientifique...

1971 Louis Pouzin, chercheur à l'INRIA, épaulé par Michel Montpetit invente le "datagramme", pièce essentielle de la transmission par paquet qui ne nécessite plus l'immobilisation d'une voie de communication comme le protocole américain de l'époque (Host-Host) : c'est le début du réseau Cyclades.

automne 1971 Ray Tomlinson invente l'e-mail, courrier électronique et choisit un symbole inutilisé dans les laboratoires, le "@" pour séparer l'adresse de la machine du nom du destinataire et création d'un groupe de travail en vue de définir un standard d'interconnexion. www.ifla.org/documents/internet/hari1.txt et http://ojr.usc.edu/content/ojc

D'après un professeur de l'Université de Rome le @ aurait été "inventé par les Marchands Vénitiens au 16ème siècle et correspondait à une unité de mesure : l'amphore, ce symbole aurait transité par le monde arabe et l'Espagne avant de devenir le "commercial a" Anglo-saxon

on estime qu'il s'échangera 4.000 Milliards d'e-mail en 2004 contre 400 milliards de lettres

1972: André Truong, créateur de la Société R2E, et François Gernelle, son directeur général, pour répondre aux besoins de l'INRA (Institut de Recherche Agronomique) invente le premier micro-ordinateur : le Micral, autre pièce essentielle du futur réseau Internet, (réaction d'alors d'un haut responsable de Bull rappelée par le Monde "vous n'avez jamais rien compris à l'informatique"),

1974 : Vinton Cerf met en oeuvre le concept de datagramme, développé avec "Cyclades", dans le réseau Arpanet pour créer un des protocoles de base de l'Internet : TCP (protocole de contrôle de transmission). Les multiples "paquets" émis ne parviennent pas tous à destination (jusqu'à 15% sont perdus) : en cas d'engorgement momentané, certains routeurs peuvent en effet être amenés à détruire ceux qui sont en attente: c'est le protocole TCP qui détecte ces échecs de transmission et provoque une nouvelle émission du paquet considéré

Dès cette période, la participation de pays autres que les Etats-Unis à des travaux de spécifications et de tests est tout à fait notable: En France, l'Inria et le Cnet www.cnet.fr sont particulièrement actifs.

C'est aussi l'époque où le CNET "invente" l'ATM www.atmforum.com qui a été jusqu'à aujourd'hui une technologie importante pour accroître de façon substantielle les capacités de transports des réseaux de télécommunications pour la transmission de données.

1977 : , le protocole d'adressage IP (Internet Protocol) voit le jour : il vient compléter le protocole TCP. Dès lors, pour reprendre la définition de l'AFTEL :

"Un internet est alors défini comme un ensemble de réseaux interconnectés

et l'Internet, comme l'ensemble des réseaux Internet interconnectés à l'aide du protocole TCP/IP
"

76-78 : le projet Cyclades beaucoup trop "déstabilisant", moins "contrôlable" pour les modèles établis dans notre pays, se heurte à une très violente hostilité de l'administration des PTT3(*) : celle-ci développe la norme X25 issue du protocole "Host-Host" américain, crée Transpac et obtient l'arrêt du projet Cyclades (qui n'aura coûté au total que 20 MF) : le protocole TCP IP devient "hors la loi" (alors qu'à ce moment il permettait déjà des débits 30 fois plus élevés : 2.000 kbit/s contre 64 kbit/s pour Transpac).

Dany Vandrome, Directeur de Renater, www.renater.fr rappelle qu'en 1984 nos chercheurs devaient se déplacer à Londres pour se connecter à ARPANET ...

Sur cette base est lancé le Minitel à l'abri des perturbateurs. "A cette époque déjà les tarifs dans notre pays étaient plus du triple de ceux pratiqués aux Etats-Unis pour les entreprises" (Robert Mahl, Annales des mines - nov 96).

1981: la NSF (National Science Foundation) décide de financer un réseau "Computer and Science Network" qui deviendra plus tard le NSFNet afin d'offrir aux universités des services tels que la messagerie.

1982 l'Administration et les grandes entreprises américaines (IBM, Digital, HP,..), voulant "reprendre la main" essaient d'imposer un standard "vraiment professionnel": l'OSI: le consensus des internautes sur TCP/IP conduit à l'échec de cette offensive

1988 le Finlandais Jarkko Oikarinen, université d'Oulu invente l'IRC (Internet Relay Chat) "standard de téléconférence synchrone en mode texte par Internet" qui est aujourd'hui un des principaux usages du réseau, pour l'instant encore peu dans les entreprises www.mirc.co.uk/help/jarkko.txt

1990: Tim Berners-Lee chercheur au CERN www.cern.ch (centre d'étude et de recherche nucléaire de Genève) invente avec ses collègues le concept de World Wide Web (WWW) et le langage hypertexte (HTML) www.w3.org/History.html :

Derrière les images ou les mots clefs choisis par les auteurs de pages publiées sur le réseau, "se cachent" les adresses (hyperliens) d'autres pages d'information, situées éventuellement à l'autre bout du monde.

L'Hypertexte contient aussi bien des images, des sons ou des séquences vidéo que du texte proprement dit.

1991 un jeune étudiant Finlandais, Linus Torvalds développe LINUX, système d'exploitation dérivé des systèmes d'exploitation conçus 20 ans auparavant pour les grosses machines en réseau (UNIX 1971 Ken Thompson et Dennis Ritchie) et le propose gratuitement. Ce système, beaucoup plus sur plus stable et moins gourmant en ressources que celui de microsoft, donne une nouvelle dynamique au mouvement du "logiciel libre" qui rassemble une communauté de plusieurs dizaines de millers de développeurs bénévoles à travers le monde: c'est un nouveau modèle économique qui prend naissance

1993 :Grâce aux navigateurs ("browser")dont l'ancêtre fut MOSAIC inventé par Marc Andreesen de l'université de l'Illinois, d'un simple "clic de souris", l'internaute peut naviguer vers cette nouvelle adresse sans avoir besoin de savoir ni où il va, ni par quel chemin. Notons toutefois pour notre satisfaction nationale que le principe du browser avait été parfaitement décrit en 1588 à Paris par le capitaine Agostina Ramelli qui décrivait le principe d'une machine mécanique capable d'accomplir ce travail ... www.clic.net/~mephisto/bush/bush.html

1994-1995 : c'est le véritable début des usages de l'internet pour des usages "business" avec un accent mis dans un premier temps sur le e-commerce et les sites "portail" avec Yahoo!, Amazon.com,...

L'augmentation de puissance des PC à prix constant, (voire décroissant) leur facilité d'emploi, permettent à cette même époque une explosion du nombre d'internautes.

1999-début 2000: c'est l'envolée des valeurs Internet les "dot.com" avec des valorisations atteignant des dizaines de milliards de dollars pour des entreprises souvent encore en phase d'investissement (Yahoo! atteint 100 Milliards de $, soit plus que BNP-Paridas, le crédit Lyonnais, la société générale, Renault et Peugeot réunis!)

2000 Lancement par le gouvernement américain du projet NGI (internet de nouvelle génération) l'objectif des USA n'est plus militaire stricto-sensu mais l'Internet n'en est pas moins considéré comme un enjeu stratégique géopolitique majeur dont il convient de conserver le leadership

2001 2003 années paradoxales avec concomitamment l'effondrement des valeurs internet et la poursuite de l'explosion des usages et la grave crise des opérateurs téléphonique ainsi que des équipementiers, malgré une croissance du marché que beaucoup de secteurs envieraient

· C'est le e-krach: les valorisations atteintes par les start-up ne correspondant à aucune réalités économiques et ne se justifiant que par un climat de spéculation, s'effondrent avec des excès identiques en sens inverse, étouffant dans l'oeuf certaines pourtant prometteuses

· Les opérateurs téléphoniques historiques voulant se transformer en "net-worldcompanies" ont perdu le sens de la mesure dans leurs acquisitions (confondant billets de monopoly et vrais billets et payant en cash jusque 10.000 l'abonné, là ou d'autres payaient avec leurs propres action et s'sont endettant de ce fait au delà du raisonnable) et de leurs enchères dans l'UMTS. Malgré une pressuration de leur marché domestique qui leur a permis de dégager de juteuses marges d'exploitation grâce au maintien de tarifs élevés, de sous-investissement dans les infrastructures et à l'étouffement dans l'oeuf de l'émergence de concurrents par des méthodes stigmatisées par Bruxelle et par les tribunaux, ... ces opérateurs se retrouvent devant une situation financière délicates : cela se traduit par un arrêt brutal et quasi total des commandes passées aux équipementiers qui sont devenus le facteur d'ajustement de l'inconscience de leurs clients et en paient les conséquences. Ces entreprises, détentrice de la technologie, bien plus que les opérateurs, restent pour nos pays des éléments stratégiques qu'il conviendrait de ne pas abandonner dans la tourmente car elles nous feraient cruellement défaut le jour ou les investissements repartiront et le risque est grand qu'elles soient submergées par les industriels Taiwannais

· ... mais en même temps c'est le décollage des usages véritablement efficaces des technologies de l'internet dans les entreprises (automobile, chimie, sidérurgie, BTP) avec des objectifs de réduction des couts et des délais, de suivi qualité, de réduction des capitaux immobilisés (stocks), d'augmentation de la flexibilité et de la réactivité et de la capacité à travailler plus efficacement en réseau
Selon Lawrence Roberts, l'un des "pères" d'Arpanet, l'ancêtre de l'Internet, le trafic des grandes artères de l'Internet américain (compté en octets) aurait été multiplié par 4 entre avril 2000 et avril 2001 et ce mouvement s'est poursuivi en 2002. La croissance interne aux États-Unis serait supérieure au rythme moyen enregistré depuis 1997, tandis que le trafic entre les États-Unis et le reste du monde n'augmenterait "que" de 200 % par an. Les entreprises représentent 80 % du trafic.

D'après une étude de l'Université de Berkeley citée par les Echos, en 2001, les documents imprimés ne représentaient plus que 0,003% du total des informations produites


www.caspiannetworks.com/pressroom/press/08.15.01.shtml
www.caspiannetworks.com/library/presentations/traffic/Internet_Traffic_081301.pp t

1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? :

1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une régulation par consensus

Depuis 1995, la National Science Foundation (NSF) ne finance plus le réseau des universités américaines, qui constituait l'ossature d'Internet (arrêt des subventions au NSFNet).

Depuis avril 1995, Internet fonctionne en réseau coopératif. Aujourd'hui chacun (les opérateurs principaux, les prestataires grand public, les entreprises, les particuliers) paie un tronçon de réseau.

Les fonds publics avaient assuré au début la croissance du réseau, mais les entreprises ne dépendant pas des organismes payeurs ne pouvaient pas y accéder. Depuis, des réseaux (au départ indépendants), à vocation commerciale ont adopté les standards de l'Internet et de nouveaux se sont créés et et se sont connectés au réseau des réseaux.

A l'heure actuelle, la majorité du trafic est d'origine commerciale et plus de 90% du financement proviendraient de fonds privés.

1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une action forte de l'Etat américain

L'arrêt des financements publics de l'Internet ne signifie nullement que les pouvoirs publics américains se désintéressent de cet enjeu, toujours considéré comme vital sur le plan géopolitique. Bien au contraire ils ont lancé deux grands projets très ambitieux :

NGI : Next Generation Internet ( www.ngi.gov) visant à créer une infrastructure "Terabit" mille fois plus puissante que l'actuelle : VBNS (Very High Performance Backbone Network Service www.vbns.net) et mobilisant les moyens du pentagone (DASA, NSA) de la NASA et du département de l'énergie (DOE).

Internet 2
www.internet2.edu consortium de plus de 200 universités et centres de recherche Américains qui ont l'objectif de développer de nouvelles applications tirant parti de cette puissance nouvelle (travail coopératif, médecine, éducation, commerce, ...)

Un projet analogue est en cours de développement au Canada : Canarie (
www.canarie.ca)

www.canet.upc.es/ngi.world.html
présente une vue globale des projets "NGI" dans le monde.

Il est indispensable que l'Europe se donne les moyens de rester dans la course pour cette prochaine étape qui se prépare outre atlantique tant au niveau des infrastructures que des nouvelles applications permises par celles-ci, alors que les moyens financiers sont relativement modestes (100 millions de dollars par an pour le projet NGI): ce n'est guère que 1/100e de la capitalisation d'une entreprise qui a émergé de la génération actuelle comme Yahoo! (valeur après le krach du printemps 2001, qui a réduit de 90% sa valeur atteinte en mars 2000)

La FING (Fondation pour l'Internet de Nouvelle Génération) s'est créée dans cet objectif: elle regroupe des associations (comme l'Isoc ou l'Acsel), des grandes entreprises et des établissements d'enseignement supérieur www.fing.org

En 1997 est né le reseau europeen de la recherche TEN (Trans European Network) avec un debit de 34 Mbit/s gere par DANTE (Delivery of Advanced Networking Technology to Europe www.dante.net), consortium a but non lucratif qui regroupe de nombreux reseaux de la recherche d'Europe, dont Renater www.renater.fr en France et DFN en Allemagne http://www.dfn.de.

En decembre 1998, la capacite du reseau pan-europeen atteint 155 Mbits/s et prend le nom de TEN-155. Mis en service en Novembre 2001, son successeur, le reseau GEANT comprend notamment 9 arteres a 10 Gbit/s il est utilisé par plus de 3000 institutions d'enseignement et de recherche dans plus de 30 pays d'Europe

Au niveau National a été lancé en 2000 le réseau VTHD (Vraiment Très Haut Débit)
www.vthd.org sous la houlette de FT, du GET et de l'inria (Rennes/Paris/Nancy et Paris/Lyon/Sophia-Antipolis). Ce réseau permet à l'utilisateur final de disposer de 800Mbps. Fonctionnant sous la nouvelle version du protocole Internet (IPV6 voir page 85) il permettra en outre de tester de nouvelles applications nécessitant une qualité de service garantie

Au niveau régional Bretagne et des Pays de la Loire ont créé en septembre 2000 un réseau régional à hauts débits Mégalis (télémédecine, services publics, formation continue , enseignement, culture et tourisme) , plus de 100 sites sont raccordés avec des débits compris entre 2 et 20 Mb/s (et de 20 à 40 Mb/s à partir de fin 2001)
www.megalis.org

Depuis le 11 septembre le département de la défense Américain a encore considérablement accru ses programmes de recherche dans les technologies de l'internet :

Mentionnons par exemple le programme "smart dust" voir page 367 avec l'université de Berkeley dont l'objectif est de produire des myriades de nano-ordinateurs (de la taille d'une "poussière") capables d'observer, de communiquer en réseau avec les autres "poussières", de trier les informations pertinentes et de les transmettre par radio à un avion ou un satellite http://robotics.eecs.berkeley.edu/~pister/SmartDust . Bien entendu ces technologies auront (et ont déjà en 2003 avec la technologie RFID pour le marquage des produits) des usages civils dont on voit bien qu'ils poseront de difficiles questions en terme de vie privée

Benetton a lancé une première expérimentation pour marquer ses vêtements en se portant acquéreur de 15 millions de puces en mars 2003 à Philips mais devant les protestations des défenseurs de la vie privée il a déclaré ne pas avoir aujourd'hui le projet de les utiliser

Ce n'est pas le cas de Gilette qui a passé en janvier 2003 une commande de 500 millions d'étiquettes à Alien Technologie dont il cofinance la technologie avec notamment Procter&Gamble, Unilever, Wal-Mart et Tesco

Des reflexions sont en cours pour les intégrer dans les billets de banque pour contrer le blanchiment d'argent "sale" et dans les passeports pour contrer le terrorisme
www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39116084,00.htm

1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par consensus

La philosophie d'Internet est assez bien résumée dans cette phrase de Dave CLARK, prononcée pour l'IETF (Internet Engineering Task Force www.ietf.org) :

"Nous rejetons les rois, les présidents et le vote.

Nous croyons dans le consensus et les règles évolutives".

Dans cet esprit la notion même de contrôle de l'Internet est très largement rejetée, ce qui est un défi aux Etats dans la mesure ou, n'étant plus confiné au sein d'un petit cercle de chercheurs, Internet devient un élément clé du fonctionnement de nos sociétés et pose des problèmes à la société qu'il convient de ne pas sous-estimer

L'association étroite entre les phases de développement et de déploiement "rough consensus and running code" favorise plus l'innovation que les positions acquises et bouscule les processus traditionnels de normalisation

Le fonctionnement de l'Internet est assuré par un certain nombre de commissions et groupes de travail

En 1992 l'Internet Society est chargée d'assister l'IETF et l'IAB (Internet Architecture Board), avec pour mission de diffuser l'information au public, de promouvoir la coopération mondiale et la coordination d'Internet, de ses technologies interréseaux et de ses applications.

L'IETF suit l'évolution des protocoles TCP/IP, de leur standard et de leur intégration avec d'autres protocoles.

Existe aussi, en matière de recherche, l'Internet Research Task Force (IRTF) qui explore les techniques avancées en matière de communications/réseaux, et, pour le développement d'un droit adapté à Internet, l'ILPF (Internet Law&policy Forum)

ISTF (Internet Societal Task Force, présidé par Vint Cerf se penche sur l'impact sociétal de l'Internet et plus concrètement WAI (Web Accessibility Initiative) met au point des standards afin de rendre accessible le web aux handicapés notamment les aveugles. www.w3.org/WAI

accessibilité internet aux personnes handicapées: Voir le dossier consacré à ce sujet lors du 3ème comité interministériel pour la Sociéte de l'information, du jeudi 10 juillet 2003 : www.ddm.gouv.fr/dossiers_thematiques/documents/cisi2003g2.html

Enfin, il faut citer le WWW Consortium (ou W3C) pour développer et promulguer des normes (comme Http en partenariat avec l'IETF, HTML, XML,...), ainsi que ICANN www.icann.org (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) qui a récemment remplacé l'IANA après d'intenses débats au sein d'un forum international et qui est chargé des questions de noms de domaines et des adresses.

L'INRIA joue dans ce domaine un rôle majeur puisqu'il a été l'un des trois piliers mondiaux du WWW Consortium aux côtés du MIT aux USA et de l'université Keio au Japon (en 2002 il a passé la main à l'Ercim groupement de 16 instituts européens de recherche en informatique www.ercim.org .

Malgré cela Jean-François Abramatic, à l'époque Président du consortium ne peut que regretter "un déficit de compétences françaises particulièrement apparent dans les organisations de standardisation de l'Internet": le droit nouveau s'élabore pour l'essentiel dans ces instances informelles par des consensus mondiaux, il est donc essentiel que nous y soyons actifs

1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux PME

La recherche d'informations économiques ou techniques ne nécessite en première étape que l'achat d'un micro-ordinateur (environ 5.000 F) et l'abonnement à un fournisseur d'accès internet (FAI - Provider: entre 0 et 100 F par mois).

Créer un simple site Web coûte de 5 à 100 kF d'investissement initial et entre quelques centaines et quelques milliers de F par mois pour les mises à jour et l'hébergement (il nous a même plusieurs fois été indiqué que les sites les plus réussis avaient été réalisés par de jeunes ingénieurs en stage).panorama des hébergeurs: www.abchebergement.com

"C'est 20 fois moins cher qu'un serveur vidéotex" (Henri de Maublanc président de l'AFTEL)

La taille de l'entreprise ne paraît pas un facteur déterminant du succès :

Bern KRETSCHMER spécialiste allemand d'Internet écrit :

Sur le réseau, ce qui compte est l'image qui s'affiche à l'écran : elle se fait remarquer grâce à la créativité et à la richesse des idées.

Les grosses entreprises sont plutôt sous-représentées sur Internet parce que des marchés rapidement mouvants réclament des collaborateurs particulièrement dynamiques et des décisions extrêmement souples...

Pour se présenter elles-mêmes sur le Web, de petites sociétés n'hésitent pas à employer de jeunes diplômés, pleins d'allant, et souvent habiles. Alors que les grosses sociétés confient souvent leur présence sur le Web aux Agences de publicité. Celles-ci n'apprennent que lentement les lois du Web qui sont différentes de celles qui appartiennent à l'univers de l'imprimé.

A Autrans'99 Christian Huitema déclarait : « quand j'étais jeune, pour gagner mon argent de poche, je tondais la pelouse du voisin, aujourd'hui mes enfants font le site web du commerçant du coin »


Nous avons pu de nombreuses fois vérifier la justesse de cette analyse.

Pour le client, ce qui est important, c'est de trouver une forte capacité d'écoute auprès de son fournisseur et, là encore, c'est souvent la PME qui sera la plus réactive.

Christophe Lambrecht, fils du patron d'une petite entreprise artisanale "l'écrin du meuble", fabricant des meubles de style à Corbeil-Essonnes, disposait entre sa sortie et l'école et son départ au service militaire en février 98 d'une courte période qu'il mit à profit pour créer un site catalogue http://www.artinet.org/ecrin.htm : quelques semaines après un acheteur américain distributeur de literie française prenait contact avec lui pour venir voir la production

C'est aussi le fils de Christian Hébert qui a développé le site
www.mangastore.com , librairie Teshima spécialisée dans les bandes dessinées japonaises

Les Américains ont coutume de dire : "with the internet you can be small and look big"

L'Internet est même à la portée des entreprises "SOHO" (small office, home office: architectes, journaliste freelance, interprête, artisan,...), éventuellement même en utilisant internet par l'intermédiaire de cybercafés

comme par exemple la chaîne Kinko's aux USA qui offre un environnement professionnel aux très petites entreprises, avec facturation à l'heure : accès internet, imprimantes haut de gamme, fournitures spéciales, gestion comptable,...ou plus modestement mais avec de grandes ambitions, NewWorks dans le IXème arrondissement à Paris
www.newworks.net

Nous avons même pu noter que la plupart du temps dans les grandes structures privées ou publiques les développements réussis étaient le fait de " francs-tireurs" agissant en marge (voire à l'opposé) des hiérarchies

L'existence d'un service informatique puissant est généralement considérée comme un lourd handicap au départ car celui-ci a naturellement tendance à brider des développements qui lui échappent.

Bernard Siouffi, délégué général de la VPC, souligne que, heureusement, avec le décollage du commerce électronique les projets internet commencent à quitter les directions informatiques pour aller dans celles chargées du Marketing ou des achats

Cette évolution ne se fait pas sans crises comme nous avons pu le noter à plusieurs reprises

De même une direction de la communication richement dotée risque d'émasculer la dimension stratégique de la mutation vers l'internet en la confinant dans le monde du paraître

Netsurf signale par exemple qu' en 1997 lorsqu'on a voulu féliciter LCI (filiale tout info de TF1)de sa remarquable initiative on s'est rendu compte que les dirigeants de la chaîne ignoraient même qui en était à l'origine.

Dans un registre voisin Jean-Noël Tronc (Annales des Mines de nov96) rappelle qu'un des sites les plus visités - le WebLouvre - est issu de l'initiative privée d'un étudiant parisien (Nicolas Pioch) et que la première initiative significative dans l'administration - ADMINET - a été le fait d'une initiative personnelle d'un fonctionnaire (qui a pu heureusement s'appuyer sur l'Ecole des Mines de Paris) mais qui n'a pas toujours bénéficié d'encouragements particuliers de sa hiérarchie


De même grâce à Internet l'échange de données informatisées EDI entre entreprises a vu ses coûts s'effondrer d'un facteur supérieur à 20 (et ce coût va sans doute encore baisser dans l'avenir avec le développement de XML)

Ce qui était réservé aux grands groupes au temps d'X400 est maintenant à la portée des PME

"Curieusement la clé d'entrée n'est pas la taille de l'entreprise ni son nombre de salariés, mais son degré d'internationalisation" Olivier Barrelier Directeur de Taylor Nelson

Internet ou Extranet
Voir page 211

1.1.5 Une technologie simple et intuitive dans sa mise en oeuvre

Bien entendu pour concevoir un routeur, un algorithme de chiffrement ou un microprocesseur il est nécessaire de disposer de hautes compétences technologiques, mais paradoxalement la puissance même des ordinateurs et des moyens de télécommunication actuels permet de fournir aux utilisateurs des outils extrêmement simples et intuitifs dans leur emploi

De même une automobile ou un téléphone sont des objets incluant de hautes technologie et pour autant ils sont simples à utiliser

Dans les bidonville de Delhi, une expérience originale - financée par le gouvernement indien, des établissement locaux et la banque mondiale - a consisté à observer comment des enfants illettrés pouvaient apprendre à surfer sur Internet d'une manière autonome et sans avoir jamais vu d'ordinateur auparavant www.geocities.com/SoHo/1718/docs/lstyles.html

1.1.6 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates : l'e-crime

Le protocole TCP/IP, système de "panneaux de signalisation", qui régule le trafic, peut en effet être assez facilement truqué par des internautes malveillants : en l'absence de mesure de protection, les messages peuvent être lus ou détournés, le site informatique envahi ou asphyxié, des virus introduits (petits programmes altérant ou détruisant des données, capables de se reproduire et de contaminer d'autres ordinateurs), de même que des chevaux de Troie (programme caché activable de l'extérieur), des "portes de services" ("backdoors) qui permettent à ceux qui ont les clés de pénétrer à l'insu du propriétaire) ou bombes logiques, des adresses usurpées (Spoofing): là comme ailleurs, au-delà des précautions élémentaires (tous les rapports entre ordinateurs doivent être "protégés"), un choix difficile est à faire entre l'épaisseur de la cuirasse dont on se dote et la mobilité que l'on recherche

Les 3 dernières années ont connu sur ce plan quelques spectaculaires attaques, notamment celle ayant paralysé pendant plusieurs heures les principaux sites de commerce électronique grâce au détournement de ces "panneaux de circulation" entrainant de monstrueux embouteillages et causant un "déni de service". La police soupçonne de cet acte un adolescent de 15 ans. Notons aussi le virus I Love You, qui, avec ses dérivés a causé des dégats que certains chiffrenr à 10 milliards de $

SobigF en Aout 2003 est le premier virus suspecté d'avoir un objectif commercial : il vole les carnets d'adresse et installe un programme (proxyserveur) permettant d'expédier des messages commerciaux (SPAM
voir page 78) depuis l'ordinateur infecté vers des prospects. Ce système est suspecté d'être capable d'envoyer 100 Millions de messages publicitaires à l'heure

Une attaque avec "déni de service" a été lancée en 2002 contre les serveurs gérant les noms de domaine du web. L'incident, sans gravité aurait pu paralyser la toile. Il est pris au sérieux par les experts qui vont renforcer la sécurité de leurs machines Voir par exemple le site du Cybercriminstitut
www.cybercriminstitut.com

Par ailleurs la copie numérique est d'une extrême facilité et la gestion des droits d'auteurs prend une dimension nouvelle, aujourd'hui notamment pour les programmes informatiques, les jeux, l'écrit et la musique et demain, avec le haut débit pour les films et la vidéo

1.1.7 Une distinction à opérer entre réseau de transport et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et les "protocoles" (les "technologies" Internet)

Il convient de ne pas confondre dans Internet ses 2 composantes

v "la tuyauterie" réseau d'ordinateurs hétérogènes reliés entre eux par des liaisons téléphoniques, ou câblées, de capacité de trafic extrêmement variable, qui évolue de façon permanente et incontrôlable (certains n'hésitent pas à parler d'un réseau "à la Dubout")

v les "protocoles" qui gouvernent la circulation de ces informations à travers le réseau, et qui s'imposent progressivement aussi dans des réseaux internes aux entreprises (Intranets) ou sur des réseaux reliant plusieurs entreprises, mais protégés de l'extérieur (extranets).
TCP/IP pour le transfert des paquets, HTTP pour le transfert de pages en hypertexte (HTML, XML), HTTPS pour les transferts sécurisés par cryptage, SMTP ( Avec grâce au metaformat MIME la possibilité de transmettre dans un même message des données hétérogènes : texte, images,...) et POP3 ou IMAP pour le courrier électronique, NNTP pour les News, IRC pour le "bavardage", VXML www.vxml.org pour la voix, VRML et X3D pour les objets tridimentionnels, GOPHER pour les banques de données

Ce sont ces Protocoles et les logiciels développés autours d'eux que nous appellerons dans la suite de ce rapport "les technologies Internet" bien qu'il s'agisse davantage de "standards" que de "technologies" proprement dites.

Les "outils de l'Internet" sont ces logiciels, batis sur ces standards (navigateurs, messageries, langages, structures de base de données, ...) et qui permettent de batir les applications que nous verrons plus loin

1.1.8 l'Internet : ni "du contenu" ni "du contenant", mais un standard transactionnel permettant un fonctionnement en réseau , c'est le "système nerveux" de notre économie

Internet ce sont essentiellement des standards transactionnels permettant l'émergence d'une nouvelle organisation de l'économie et de la société

On entend souvent des débats sans fin pour savoir si ce qui est le plus important ce sont les contenants (les "tuyaux") ou les contenus (les informations accessibles par internet

Pour nous ce n'est clairement ni l'un, ni l'autre.

Certes pour l'industrie des média, le contenu étant leur raison d'être, et se faire entendre étant leur métier, on comprend que ce faux problème ait animé de nombreuses tribunes. "content is King" ne vaut que pour ce secteur

Il en va de même pour les opérateurs de télécommunication dont le souci est, bien naturellement de faire consommer des minutes sur leurs réseaux et de trouver des revenus supplémentaires auprès de leurs clients en leur proposant du contenu

Mais pour les entreprises des autres secteurs les enjeu ne sont clairement pas là: pour elles ce qui est fondamentalement nouveau ce sont les standards de l'Internet que nous venons de passer en revue ci-dessus et qui rendent possible l'établissement dynamique de réseaux permettant aux acteurs d'établir des communication entre eux d'effectuer des transactions (pour concevoir une automobile en interconnectant des bureaux d'étude par exemple ou pour en gérer la fabrication et le transport) : bien entendu les technologies traditionnelles permettaient de créer des réseaux de communication, mais ce qui est nouveau avec l'Internet c'est que ces réseaux n'ont pas besoin d'être définis à l'avance, ne nécessitent pas d'investissements préalables et que les systèmes informatiques, ainsi que tout objet doté d'un microprocesseur peut s'y connecter sans délai et sans avoir à élaborer des "passerelles informatiques"

La révolution apportée par internet réside là : dans cette possibilité de permettre un fonctionnement efficace d'une entreprise en réseau. Voir page 92

Internet ce n'est ni du contenu, ni du contenant mais c'est le nouveau système nerveux de notre économie et de notre société

Les dramatiques évènements de septembre 2001aux Etats Unis ont bien illustré cette réalité tant dans l'usage fait par les réseaux terroristes pour coordonner leur projet que par l'usage tant des pouvoirs publics que des particuliers pour la gestion de crise

C'est pourquoi le terme de NTIC est particulièrement mal choisi: Internet, ce n'est ni l'Information, ni la "Communication", ni la Technologie qui sont importants dans cette affaire (et de surcroit ils ne sont pas nouveaux, d'ou le débat, là encore non pertinent, entre NTIC et TIC): ce qui est véritablement révolutionnaire comme nous venons de le montrer c'est l'adoption de Nouveaux Standards Transactionnels autorisant de nouvelles formes d'organisation efficace. Le terme de NST serait infiniment mieux approprié

C'est une évolution que l'on peut comparer à celle de l'écriture: l'alphabet n'est lui aussi qu'une "convention" un rond avec une queue c'est un "a".. et b-a= ba, mais la simple possibilité de pouvoir écrire a permis de capitaliser les connaissances (développement de la science et de la culture), d'échanger les idées dans l'espace (entre les continents) et dans le temps (entre les générations), de développer le commerce, d'établir des règles de droit, des contrats, de la monnaie "scripturale", d'entretenir une correspondance et par là même de boulverser profondément l'organisation sociale et économique...: il ne viendrait à personne l'idée de réduire l'invention de l'écriture à l'affichage publicitaire et à la VPC (et c'est ce que l'on fait quand on réduit le e-business au commerce électronique) ni même aux romans et aux journeaux (et c'est ce que l'on fait quand on assimile internet au "contenu" auquel il permet l'accès)

Cette analyse permet de comprendre l'importance qui s'attache à la définition des standards tant pour les données techniques que pour celles liées aux processus d'acquisition et de mise à disposition (supply chain), condition sine qua non de l'efficacité des relations interentreprises dans un secteur professionnel

Les standards e-business sont d'une nature particulière, "mi-Technologies de l'information", "mi-management de l'entreprise" et contrairement aux précédents qui étaient très techniques, ceux-ci sont également fonctionnels

La non-standardisation actuelle,

· soit coute cher aux PME qui se dotent de plusieurs systèmes informatiques différents, ce qui pèse in fine sur le cout et donc la compétitivité des donneurs d'ordre

· soit ces PME se limitent à un seul donneur d'ordre, ce qui introduit une rigidité dans l'économie du secteur, nuit à la concurrence et ne facilite pas la "fertilisation croisée"
les entreprises qui respecteront ces standards deviendront "plug and play" c'est à dire capables de travailler immédiatement avec un nouveau partenaire en interconnectant son système informatique sans délai et sans surcout

Inversement pour une entreprise, développer ses outils Internet quand ses partenaires continuent de travailler selon les errements anciens ne sert pas à grand chose

Qama 150 personnes, distributeur de quincaillerie d'ameublement a ouvert
www.qama.fr en 1999 pour améliorer la prise de commmandes par les quincaillers détaillants. Les commandes par fax notamment contenaient beaucoup d'erreurs et occupaient énormément les gens du service commercial. Maintenant, il suffit de cliquer sur les références choisies. La quasi totalité des clients qui ont essayé le site continuent après d'utiliser le système."

Mais que Qama change ses habitudes avec la venue de l'Internet n'amène pas sa clientèle de quincaillers, "une population vieillisante", à en faire autant
http://www.journaldunet.com/printer/020827qama.shtml

Il en va de même pour l'entreprise Desamais grossiste en droguerie près de Montluçon

1.2 Au-delà du mail et de la navigation, les multiples fonctions d'internet:

Les plus significatives nous paraissent être

1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer efficaces, rapides et bon marché,

1.2.1.1.1 Le courrier électronique l'e-mail ou courriel

Aujourd'hui tellement rentré dans les moeurs qu'il a éliminé le courrier papier et le Fax dans bien des entreprises... et bien des familles, l'e-mail (que nos cousins canadiens ont baptisé courriel) offre la possibilité de transmettre des "documents attachés", texte, devis, plans, factures, images, sons, vidéo,...qui peuvent d'un clic être envoyés à une liste de correspondants aussi longue que souhaitée. ;

Un autre clic chez le destinataire sur le bouton "répondre" et le corps du message est prêt, avec la bonne adresse pour répondre à l'émetteur (avec ou sans copie aux autres destinataires).

L'e-mail permet tout à la fois des échanges en temps quasi-réel tout en étant beaucoup moins « invasif » que le téléphone : il permet une meilleure organisation de son temps, une possibilité simple d'archiver vos messages et de les retrouver à partir de n'importe quel mot ou morceau de mot qu'il contient (expéditeur, objet, texte,...) sans avoir même besoin de les classer:

Jupiter estimait déjà à 12 milliards par jour le nombre d'e-mail en 2001 avec un taux d'augmentation de 80% par an

De nombreux nouveaux terminaux apparaissent qui permettent de communiquer sans ordinateur : téléphones portables, pagers, webphones, webTV,...

La reconnaissance vocale qui a fait des progrès considérables permet de dicter directement le courrier (ceci est particulièrement précieux pour les cadres qui n'ont pas toujours une bonne maîtrise du clavier) voir page 32

1.2.1.1.2 La téléphonie "IP" (VoIP): "l'international pour le prix du local" avec d'importantes fonctionnalités en sus

Elle permet de converser à l'autre bout du monde, bientôt en visiophonie, pour le prix d'une communication locale (celles-ci ayant pu jusqu'à présent maintenir un niveau de prix très élevé grâce à une absence de concurrence) ... ou gratuitement avec la desserte par haut débit ou les couts sont forfaitaires

Net2phone, 1,2 millions de clients, assure la communication de PC à PC ( www.net2phone.net) tout en gardant la possibilité, en même temps, sur la même ligne de transmettre schémas, dessins, photos ou fichiers, Click2CallMe www.net2phone.com/click2callme permet de placer un bouton sur une page web permettant d'initier une communication téléphonique entre l'ordinateur du client et le centre d'appel du marchand (c'est le "click&talk")

Pour appeler un téléphone normal il en coute 2,5 pour le kit d'appel et 0,035 vers les Etats-Unis par exemple

de même Dialpad
www.dialpad.com. avec 12 millions d'utilisateurs inscrits début 2001 l'entreprise revendiquait 40% du marché. Signe de reconnaissance, ATT et BT y ont investi 1,4 Milliards de $

Olitec
www.olitec.com lance le Speak'Net V90 qui permet d'appeler n'importe quel type de téléphones

L'opérateur suédois Telia
www.telia.fr a ouvert ses services en France à partir de fin 2000

http://www.von.com
présente informations et références dans ce domaine

L'adoption du standard H323 apporte une réponse aux problèmes de compatibilité existant encore actuellement

Aujourd'hui 30% des Californiens utilisent l'IP pour leurs appels internationaux et IDC www.idcresearch.com estime que 24 % des internautes sont prêts d'utiliser le Net comme opérateur longue distance: de 310 millions de minutes en 1998 la consommation bondit à 2,7 Milliards en 1999 (étude IDC www.idc.com), 15 Millions d'américains l'utilisaient déjà fin 2000

Au Japon qui dispose d'un opérateur historique particulièrement cher, la téléphonie IP, autorisée depuis 1997, connaît un large développement (par exemple avec les cartes ATT@phone. Les appels se font via une passerelle locale et donc à partir de n'importe quel combiné fixe ou mobile.

La qualité est jugée excellente. La carte Kcom est non seulement utilisable depuis le Japon mais aussi depuis 22 pays ... dont la France alors que ce service n'est pas proposé par France Télécom dans l'hexagone ... qui ne propose lui sa carte"Invox" qu'au Japon!.

la societe Fusion Communication Corp, creee en mars 2000, avait lance son service de telephonie sur IP en avril 2001 (Ce service permet au client d'effectuer des appels d'un PC vers un telephone fixe), elle a été suivie a l'automne 2002 par toutes les grandes Telco japonaises en divisant les tarifs par 10 pour la longue distance à 0.07 euros les 3 minutes et Softbank (entreprise japonaise, actionnaire de référence de Yahoo! a lancé son service de téléphonie sur IP Yahoo BB Phone. On estimait déjà a 1.6 millions le nombre d'utilisateur de la voix sur IP au Japon à mi 2002 Source : The Nihon Keizai Shimbun, 29/06/2002, 08/07/2002 Dow Jones Newswires 09/07/2002

On imagine l'impact possible du couplage avec le WiFi
voir page 284

Patrick Sarrazin de Logical a vu ainsi le coût de ses communications vers son bureau de Shangaï divisé par 10!

De façon générale dans les pays en voie de développement où les tarifs sont très élevés pour les accès internationaux (et les écoutes fréquentes) la téléphonie IP (éventuellement cryptée) est fréquemment utilisée (Iran, Nigéria, Pakistan,...)

Grâce à l'Appliophone il n'est dès aujourd'hui même plus nécessaire de disposer d'un micro ordinateur pour profiter de la technologie IP et Netcentrex,
www.netcentrex.net jeune start-up caennaise propose des centraux téléphoniques (PABX) totalement IP offrant les mêmes fonctionnalités qu'un central traditionnel

InterNext
www.internext.fr propose son service de téléphonie IP depuis début 2000 à Paris

De nombreux prestataires permettent ainsi un appel de téléphone traditionnel (POT "plain old telephone") à téléphone traditionnel, en passant par une "passerelle IP":

On appelle un central par une liaison téléphonique locale normale, celui-ci établit la communication avec un autre central localisé près de votre correspondant qui appelle à son tour le N° demandé

C'est ce que propose Poptel www.poptel.fr avec sa carte prépayée qui offre jusqu'à 70% de rabais ou Global Media Concept, qui, grâce à son réseau de voix sur IP, annonce une réduction de 80% des factures à qualité identique

Pour les entreprises disposant de lignes spécialisées entre leurs implantations le basculement de la voix sur IP ne nécessite que des investissements très minimes et génère des économies très substantielles

L'hopital de Besançon économise ainsi 1MF par an pour ses télécommunications entre sites

Pour les particuliers disposant du câble la VoIP (Voice on IP) permet aussi, là ou elle est disponible un abaissement drastique des coûts: Flat25 offrait dès 1999 un forfait Amérique du Nord pour 25$/mois. Dialpad www.dialpad.com offre la gratuité si l'appel part d'un PC

En 2000 la téléphonie IP représentait 3% des appels longue distance (source UIT) et c'est déjà un marché de 4 Milliards de $ en 2001 essentiellement en Asie et en Amérique du Nord et en Europe du Nord, Cisco étant le leader avec 42% de part de marché(source Synergy Resources www.srgsap.com )

Mais l'avantage de la téléphonie IP va bien au delà du prix (on peut penser qu'avec le développement de la concurrence le prix des communications "normales", artificiellement élevés, devraient se rapprocher de la téléphonie IP): Elle permet des services beaucoup plus "riches" que la téléphonie traditionnelle:

· Messagerie unifiée : possibilité de consulter en une seule opération tous les messages téléphoniques et électroniques, consultable à partir de tous types de terminaux

· Intégration des applications : transmission de textes, de photos, de vidéo, de dossiers au fil de la conversation, possibilité de partage de fichier (par exemple il est possible de travailler sur un croquis), possibilité de compresser et de crypter les échanges

· Possibilité d'organiser des conférences faisant intervenir de nombreux participants (adressage IP multicast)

· Terminal intelligent: le téléphone IP sait interpréter la signalisation ce qui ouvre le champ à de nombreuses possibilités

· Mais aussi possibilité de traitement automatique des appels " <si c'est> M Dupont <qui appelle> <alors répondre automatiquement> M Durand est actuellement absent voulez-vous laisser..." (voir Netcentrex www.netcentrex.net)

AT&T affirme déjà ne plus acheter d'équipements classiques à commutation de circuit

Le cabinet In-Stat, en août 2003, estimait que le nombre d'entreprises américaines ayant déployé la VoIP dans leur réseau passerait de 265 000 à la fin de l'année 2002 (2% du total des entreprises américaines) à 2,2 millions à la fin de l'année 2007 (19% des sociétés)

En France il a fallu attendre mi-2003 pour que Free associé à LDCom pour lancer le téléphone sur IP à l'échelle véritablement commerciale avec une ergonomie enfin simple : il suffit de brancher son téléphone sur le modem ADSL (la Freebox). Les appels ne seront gratuits bien entendu que vers une autre Freebox (car pour les autres il faut encore transiter par un opérateur classique). Pour appeler une Freebox il faudra s'acquiter, quel que soit la zone géographique et après arbitrage de l'ART contre l'opérateur historique, le prix d'un appel local (n° 087xxxxxxx)

L'arrivée du protocole Internet de nouvelle génération IPV6, qui démultipliera le nombre d'adresses fixes possibles permettra en particulier d'affecter une adresse fixe à chaque terminal et facilitera considérablement, conjugués au haut débit le développement de la téléphonie IP

"Kazaa adapte le peer-to-peer au téléphone avec Skype, le nouveau freeware peer-to-peer pour se téléphoner entre ordinateurs" Janus Friis, cofondateur www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39123893,00.htm

1.2.1.1.3 Web-cam, visiophonie, téléconférence, vidéoconférence pour une communication plus riche

Avec la mondialisation des échanges et l'internationalisation des entreprises les besoins de communication deviennent chaque jour plus importants. Par ailleurs l'accélération de l'économie est de moins en moins compatible avec les pertes de temps dues aux transports (rajoutons que les tensions de la situation internationale dissuadent de nombreux cadres de prendre l'avion www.journaldunet.com/AFP/010928yahoo.shtml). les vidéoconférences devraient donc d'autant plus se développer que l'arrivée du haut débit, à des couts raisonnables, devraient en améliorer l'ergonomie et la disponibilité

Avec la reprise de l'Américain Vialog de l'australien Telcen et de l'allemand Eureka, Genesys www.genesys.com de Montpellier, devient le leader mondial des téléconférences sur internet: il est aujourd'hui controlé par Alcatel

Les célèbres boutiques "Kinko's" qui quadrillent les US en offrant des moyens informatiques aux TPE offre dans 150 de ses magasins des centres de visioconférence pour 225$/heure. L'ANPE Lorraine a commencé en 2002 pour des offres d'emploi dans l'hôtellerie en Corse

Mentionons aussi CuSeeMe
www.wpine.com et; pour des Téléconférences plus professionnelles la société israelienne V Con http://www.vcon.com et en France WebMeeting de Cegetel www.cegetel-entreprises.fr/solutions/webmeeting

en mai 2001 plus de 50.000 employés d'IBM se sont rencontrés dans un gigantesque brainstorming "WorldJam" pendant 4 jours, dans le réseau interne de la société (intranet): plusieurs milliers de propositions sont ressorties de cette opération., en 1998, SummerJam et qui avait réuni physiquement les gens n'avait pu associer à cette réflexion que 1500 personnes

Vous pouvez dès aujourd'hui visualiser en direct le Kremlin pratiquement toutes les villes du monde à traver www.123cam.com comme l'état du trafic à Kowloon près de Hong-Kong http://traffic.td.gov.hk/webcast/eng/kw_en.asp , au moment où ces lignes étaient écrite il était possible de voir le chantier de la Potsdamer Platz http://cityscope.icf.de/cityscope_eng/current.html ou du Grand Lyon (depuis le sommetde la tour du Crédit Lyonnais www.grand-lyon.com l'état du trafic dans de nombreuses localités (30 caméras couvrent les points névralgiques de virginie: www.erols.com/tvn/tvn3.html ) ou ce qui se passe dans les cuisines du restaurant japonais de San Francisco où vous avez réservé pour la semaine prochaine ( www.kpix.com/xtra/live/html )

Mona Lisa
www.monalisa.fr à Aix en Provence, qui conçoit et vend des produits immobiliers défiscalisés, secteur qui à donné lieu à moult opérations frauduleuses "nous avons placé une web-cam pour le suivi du chantier qui rassure efficacement les acheteurs", David Zimmermann, Directeur Général

Vous pouvez également suivre l'avancement de votre propre chantier à l'autre bout du monde : ces applications devraient se développer avec le "haut débit", tant pour le fixe que pour le téléphone mobile (norme UMTS)

Fin 2001 en Afganistan les journalistes ont pu ainsi disposer d'un "videophone" (7E Communications www.7e.com) par qui pèse à peine 1,5 kilo. Connecté à une caméra digitale et à un téléphone satellite, il compresse l'image qui est transmise au siège de la chaîne. www.nandotimes.com/technology/story/127117p-1336488c.html

1.2.1.1.4 voir à distance en trois dimensions : un atout pour le tourisme, l'immobilier ou les catalogues

La technologie Ipix www.ipix.com, EGG Solution www.eggsolution.com (démonstrations disponible en ligne)ou Quick Time http://www.apple.com/quicktime vous offrent la possibilité de faire visiter à distance votre maison à vendre (voir immo by tel http://www.immo-by-tel.com ), le lieu de villégiature que vous proposez, ou la voiture dont vous rêvez... où le porte avion Charles de Gaulle

Plus puissant encore BeHere www.behere.com propose la vidéo en 360° : tout en regardant la vidéo il devient possible pour l'internaute de faire pivoter la caméra afin de la pointer dans n'importe quelle direction et de zoomer sur les détails qui l'intéresse (pendant une descente de ski il est possible de retourner la caméra pour regarder les concurrents derrière...)

Il est également possible de créer des univers virtuels en 3D utilisable tant pour les jeux en ligne que pour les catalogues de produits comme l'ameublement (Cryo Networks www.cryonetworks.com avec la technologie Scol par exemple ou Agemob www.agemob-France.com avec la technologie HPCN.

Ils permettent également de créer des univers virtuels vous offrant des magasins adaptés à vos gouts. Ce sont en outre des technologie parfaitement adaptés pour la création de maquettes architecturales visitables

L'utilisation des univers virtuels et des "avatars" (le personnage virtuel dans lequel l'internaute se projette) créés au départ pour les jeux avec le commerce et avec l'enseignement offre de nouveaux horizons à la créativité

Parmi la cinquantaine de sociétés présentes sur ce créneau voir en particulier Metacreation www.metacreations.com avec Canona, Cybelius www.cybelius.com , Avatarme www.avatarme.com , Merin 3d de Digital Immersion www.digital-immersion.com , Houdini de Side Effects www.sidefx.com , ...

1.2.1.1.5 Des Forums, des espaces pour bavarder (IRC "Internet Relay Chat", messageries instantannées),

Les forums de discussions, des newsgroup (sur Usenet) les listes de diffusion (mailing list) et les espaces de bavardage (chatrooms), permettent des échanges de toutes nature entre les internautes, des plus frivoles au plus professionnels): ils se comptent aujourd'hui par centaines de milliers

Les "chatrooms" peuvent servir de «salle de réunion virtuelle» les échanges par le protocole IRC se faisant en temps réel (mirc : www.mirc.com) le "chatter" d'America OnLine comptait déjà 61 millions d'utilisateurs en 2000.

Une analyse de l'IRC: http://commposite.uqam.ca/2000.1/articles/latzko3.htm

1.2.1.1.6 Un phénomène nouveau depuis 2003 : "wiki" et "weblog"

Développés et adoptés à l'origine par des communautés de développeurs de logiciels, surfant sur le mouvement "open source", les Wikis sont des sites Web dynamiques, sans architecture a priori, dont tout visiteur peut modifier les pages à volonté. Créé en 1995 par Ward Cunningham, le Wiki tire son nom du mot hawaïen "WikiWiki", qui signifie "vite".

Modèle coopératif de rédaction de documents, le Wiki est aujourd'hui utilisé par des communautés protéiformes pour collaborer sur des projets collectifs, encourager les contributions et accélérer la vitesse de circulation de l'information. Même si le concept est encore relativement "underground", l'usage des Wikis se développe à la faveur du succès des "weblogs", journal "personnel" affichés sur le Web.

Dans les faits, le Wiki est au carrefour de plusieurs applications Web. Un Wiki permet de mettre à jour et de créer des pages Web qui peuvent contenir toute forme d'information, tout comme un weblog. Mais, à la différence de ce dernier, qui exprime en général la voix d'un individu (carnet, journal...), le Wiki matérialise la voix d'un groupe, partageant une philosophie ou des intérêts communs.

Contrairement à un forum, qui est une suite de conversations ayant un début et une fin, administré par un modérateur, le Wiki est un projet évolutif dans son contenu et dans sa forme, dont toute la communauté est responsable. Enfin, par rapport au newsgroup, qui réunit aussi des individus autour d'un thème, le Wiki offre plus de fonctionnalités et n'est pas visuellement une suite de contributions figées.

Afin de faire vivre cet esprit communautaire, l'historique des contributions sur un Wiki est toujours conservé. Ainsi, même en présence d'un "vandale" (le surnom des personnes qui effacent une page Wiki), un Wiki n'est pas mis en danger.

Pour Christophe Ducamp, qui s'intéresse depuis plusieurs années à la viralité et aux weblogs, et qui a fondé le site Elanceur.org, "Les Wikis sont un système d'échange de savoirs. Ce sont des bons outils d'organisation de réseau qui sont plus ancrés dans la réalité que les communautés virtuelles traditionnelles. Je pense que les Wikis devraient rapidement aboutir à des systèmes de gestion de contenu à part entière."

Christophe Ducamp est lui-même à l'origine d'un Wiki baptisé Craowiki (Coopération en Réseau Assistée par Ordinateur, en clin d'oeil au personnage de BD Crao, père de Rahan). Ce Wiki
http://wiki.crao.net est devenu l'un des trente premiers mondiaux en termes de contributions. C'est une sorte de bureau d'étude qualitatif, réunissant des personnes aux profils très différents."

Autre exemple Wiki d'Adminet
www.adminet.com/cgi-bin/wiki de Christian Scherer, un projet francophone de communauté virtuelle, offrant des informations générales sur les institutions, les services publics français et toutes les ressources Internet (les informations ci-dessus proviennent de ce site). Un des premiers Wikis français d'envergure il se présente comme une "zone d'autonomie permanente" sans ligne éditoriale définie

1.2.1.1.7 La Radio et la télévision sur internet

L'augmentation des débits disponibles et l'amélioration des technologies de compression permet à de nombreuses radios d'émettre sur l'Internet et l'on entrevoit l'arrivée de télévisions à la demande

"avec Internet vous pouvez écouter la radio tout en payant le téléphone"

Déjà aujourd'hui, avec une résolution certes modeste on peut accéder avec Realvideo à certaines émissions ou téléparticiper à des congrès (Il vous était loisible de suivre en direct la Conférence de Kyoto sur l'effet de serre, et poser vos questions aux orateurs sur
www.cop3.or.jp)

EUnet Multimedia Network Service, en s'appuyant sur 8 serveurs relais qui lui permettent de contrôler la qualité de bout en bout, offre déjà le multimédia en direct. Beaucoup considèrent que c'est le moment de prendre les places pour être prêt pour l'arrivée de la large bande (ATT
www.att.com, @home www.athome.net ,...)

1.2.1.2 Des outils pour faciliter la communication

1.2.1.2.1 La reconnaissance vocale

La reconnaissance vocale qui a fait des progrès considérables permet de dicter directement les e-mails ou des rapports (c'est le cas d'ailleurs du présent rapport)

Elle s'impose pour des raisons d'ergonomie pour les usages nomades et pour des raisons de sécurité pour les utilisations par un conducteur

Un nouveau standard est en cours d'élaboration VoiceXML pour la navigation vocale

Les leaders de la dictée vocale sont Via Voice d'IBM www.software.ibm.com/speech et l'éditeur américain Scansoft qui a racheté les principaux brevets de Lernout & Hauspie de reconnaissance vocale grand public (Dragon Naturally Speaking) www.dragonsys.com et professionnelle (Automatic speech recognition) ainsi que celles de synthèse vocale (Text-to-speech et RealSpeak).

Nuances
www.nuance.com , système multilocuteur de reconnaissance qui permet de prendre les ordres de bourse par téléphone www.voxml.com et SpeechWorks www.speechworks.com sont les leaders de leur domaine

Telisma
www.telisma.com né en 2000 d'un transfert de technologie du Cnet se focalise sur le secteur des télécom (alternative au clavier du téléphone): objectif, 15 langues en 2003 il a développé un moteur de reconnaissance vocale, PhilSoft, capables de gérer entre 50 et 10 000 mots de vocabulaire. Il peut effectuer une vérification biométrique du locuteur. En utilisant le standard de description de données vocales VoiceXML. il permet un accès Web depuis un téléphone portable (accès vocal aux intranets pour les commerciaux en déplacement par exemple) et la start-up nordiste Interactive Speech www.interactivespeech.com s'est spécialisée dans la navigation vocale, incontournable pour les applications nomades

Pour un panorama général de ces technologies:
www.speachcentral.com et www.voicerecognition.com

Vous pouvez même envoyer un e-mail à un téléphone mobile par numéro@sms.itineris.tm.fr

"de deux choses l'une, ou bien la banalisation des téléphones cellulaires génère un immense marché pour les cure-dents, ou ce sont les technologies vocales qui vont s'imposer" Jo Lernout

1.2.1.2.2 La synthèse vocale

C'est un marché en plein développement pour les centres d'appel, les systèmes vocaux, les jeux vidéo, les mal-voyants, l'automobile et de façon générale les usages où le regard ne doit pas être distrait

Des analystes prévoient que le marché des logiciels de « texte-à-voix » atteindra un milliard de dollars sur les cinq prochaines années

Elan Informatique, www.elan.fr l'entreprise Toulousaine qui figure parmi les leaders de la synthèse vocale a réussi à reconquérir son indépendance, devenant Elan Speech en juillet 2002 après avoir été été rachetée par Lernout&Hauspie qui menaçait de l'entrainer dans sa chute

Les laboratoires d'ATT commercialisent depuis mi 2001 un logiciel permettant une synthèse vocale reproduisant avec une grande fidélité votre propre voix (il faut à la machine une trentaine d'heure d'apprentissage pour bien assimiler vos tics verbaux et créer la base de donnée nécessaire). ATT souligne que les phrases synthétisées s'approchant du cas réel posent des problèmes de droits sur les voix, notamment celles des célébrités. Une démonstration est disponible sur
www.naturalvoices.att.com

1.2.1.2.3 La traduction automatique

Signalons également le développement de logiciels de traduction automatique : même si l'on ne peut, dans l'état de l'art actuel, attendre d'eux des traductions de qualité (il n'est que de se souvenir des gorges chaudes qu'avait provoquée la traduction du rapport Star), par contre on obtient des traductions acceptables de textes techniques simples et l'on dispose d'assez d'éléments sur les autres pour en avoir une compréhension grossière : cela permet de ne faire traduire que les textes qui en valent véritablement la peine (économie de 70 à 90 % des traductions)

C'est un domaine où la France est bien placée avec un des leaders du secteur Systran www.systransoft.com qui est utilisable gratuitement à travers la fonction babelfish du moteur Alta Vista www.altavista.com .(1 million de traductions par jour) notons également le québécois www.alis.com

NEC lance un nouveau système de traduction en 8 langues dont le Japonais, le coréen et le chinois

1.2.1.2.4 La reconnaissance de l'écriture manuscrite

Déjà le palm permet une première forme de reconnaissance lettre par lettre avec sa tablette mais des logiciels comme REMUS permet à la fois d'identifier celui qui écrit et de reconnaitre les mots. Il peut être utilisé également pour aider les enfants à apprendre à écrire http://www-eph.int-evry.fr

1.2.1.2.5 La Vision 3D, réalité virtuelle

La réalité virtuelle permet aux grandes entreprises comme Renault ou les concepteurs d'installations complexes (CEA,Valmet, Bechtel,...) de faire l'économie des maquettes et ainsi de pouvoir étudier davantage de variantes et de raccourcir le délai nécessaire pour concevoir une voiture. Il en va de même pour l'aménagement de bureaux ou d'usines, permettant au client de visualiser et de simuler de façon réaliste le fonctionnement évitant ainsi beaucoup d'erreur de conception tout en en accélérant le processus

Ces "reality centers" avec salle de projection "immersives" sont relativement onéreuses (1M pour Renault) mais vite amorties (une maquette coute 0,15M).

Buronomic
www.buronomic.fr à Honfleur qui aujourd'hui offre à ses clients la possibilité d'aménager et de visualiser leur futur bureau en 3 dimensions grace à la technologie VRML: www.buronomic.fr:8028/buronomic/FR/client/client3df.html

La Lyonnaise des eaux s'est associée à l'Insa de Toulouse pour modéliser une usine de traitement d'eau (y compris les process physico-chimiques et biologiques). Cout 2M rapidement rentabilisé par les optimisations permises

In VIVO a utilisé les compétences du centre de robotique de l'Ecole des Mines pour ses études de magasins: le client est "plongé" dans la maquette virtuelle du projet de la boutique ce qui permet de tester ses comportements et de modifier en conséquence, en temps réel la conception de celle-ci

L'entreprise israélienne Technomatics fournit les outils logiciels pour concevoir une chaine d'assemblage et simuler son fonctionnement (y compris les opérateurs humains)


Mais ces technologies ne sont pas l'apanage des grands groupes:

Opiocolor www.opiocolor.com PME installée à Opio près de Nice, fabricant des mosaïques en pâtes de verre pour fonds de piscines, salles de bain ou façades, reproduit dessins peinture ou photos que souhaite son client:

Dès 1997, grâce à virtual Mosaïc, un logiciel relié à un casque de réalité virtuelle il permet au client de visualiser immédiatement le résultat final et d'apporter les retouches souhaitées.

Le fichier numérique est alors transmis à l'usine via internet, processus qui a conduit à ramener le délai de conception-fabrication de 3 mois à 10 jours.

L'entreprise dont on pouvait craindre la disparition face à la concurrence italienne espagnole et chinoise compte maintenant 40 personnes et a ouvert des filiales à Hong Kong et Dubaï

1.2.1.2.6 de nouveaux outils prêts à sortir des laboratoires: goût, odorat, toucher, reconnaissance des expressions du visage, réalisaion d'objets en 3D

Avec gants et casque la communication (virtual technologie : www.virtex.com), peut également concerner le toucher (la souris tactile), le retour d'effort ainsi que la vision (alioscopie www.micronet.fr/~emuller/FRAMES/Alioframe.html ) et l'audition tridimensionnelle (Qsound: www.qsound.ca ).le marché visé est aujourd'hui principalement celui de la simulation (conception d'une nouvelle voiture...) et du jeu, mais sans doute plus tard aussi celui du commerce électronique ("toucher d'un tissu")

FEELit espèce de souris tactile produite par la société "Immersion" www.immersion.com ou iFeel de Logitech www.logitech.com y rajoute la capacité de sentir la texture de l'objet affichée sur l'écran (on imagine les applications pour le commerce électronique, notamment là où le toucher est important, comme pour les textiles)

Parmi nos "sens" l"un d'entre eux retient particulièrement l'attention des publicitaires : l'odorat (on connaît déjà les diffuseurs d'odeurs de croissants chauds de nos boulangeries pour doper les ventes...). Il peut également parfumer un mail...

En Californie Digiscent http://www.digiscent.com et http://www.stanford.edu/~demian23/captology/DOPE développe un procédé permettant de modéliser des odeur par ordinateur, de les diffuser via Internet et de les synthétiser chez le destinateur avec un petit boitier, un "orgue à parfum" iSmell équipé de cartouches d'odeurs de base ou par un espèce de "balladeur" accompagnant le nomade communicant...

En France signalons les initiatives de Olfacom et en Allemagne de Sniffman qui plus modestement génèrent une gamme limitée d'odeurs parmi lesquelles devront choisir les sites (herbe coupée pour la météo pluvieuse) ou les jeux (caoutchouc brulé pour les courses de voiture)

Alpha Mos
http://www.alpha-mos.com de Jean-Christophe Mifsud, a levé 43 MF début 2000 sur le Nouveau Marché à Paris pour numériser l'odorat et le goût : en mars 2000 elle a présenté la "langue électronique".

Les laboratoires de R&D de France Télécom à Rennes travaillent à l'image olfactive de leur entreprise : Orange? Mandarine? Pamplemousse? ... et à celle des sites de e-commerce Le Monde 3/11/2000


Des laboratoires (MediaLab, Microsoft,...) s'investissent aussi sur l'interprétation des mouvements du visage afin d'essayer d'en décrypter les expressions (joie, tristesse, surprise,...)

En 2003 ont également vu le jour des "imprimantes" capables de creer des prototypes en trois dimensions a bas cout accessibles au secteur des particuliers et des PME. Ces machines procedent selon une technologie développée au MIT, en ajoutant des couches successives d'un materiau pulverulent, pour obtenir un modele reel d'une image numerique. Aujourd'hui, Sony, Adidas et BMW les utilisent pour creer des prototypes plus rapides et plus economiques a elaborer que par des methodes traditionnelles www.zcorp.com

Enfin de nombreuses équipes de recherche travaillent à la convergence de tous les "portables" vers un outil intégré combinant les fonctionnalités de chacun (téléphone, organiseur, pager, balladeur, microordinateur, e-book, localisation GPS, terminal de paiement électronique, lecteur de code barre, caméra, console de jeu, capteurs biologiques, magnétophone, dictaphone, fax, radio, télévision, balladeur numérique, montre, télécommande ... voir page 290)

Cambridge Display Technology, E-Ink
http://www.eink.com , IBM, Kodak travaillent sur les écran souples en plastique (technologie OLED www.adit.fr/adit_edition/produits/vigie/br/v62/VOE_62_2.html) permettant par exemple une plus large diffusion du "livre électronique" (e-book) et l'intégration dans l'habillement

IBM de son côté développe dans ses laboratoires un écran intégré dans le verre d'une lunette Sun pousuit un projet analogue que certains proposent déjà de nommer "Sun Glasses" Le Monde


Ce type de services, gourmands en capacité de transmission, et de ce fait encore peu répandus devraient connaître un très fort développement avec les gigantesques investissements dans les fibres optiques, la mise en place de constellations de satellites en orbite basse l'utilisation par Internet des réseaux câblés, l'utilisation des transmissions par voie hertzienne, les nouvelles normes permettant le haut débit pour les mobiles (UMTS), l'utilisation des réseaux électriques permettant de hauts débits voir page 288, le développement d'algorithmes de compression et l'arrivée à maturité d'une nouvelle technologie (ADSL www.adsl.com puis le VDSL) permettant une multiplication par plus de 100 puis par plus de 1000 de la capacité des paires de cuivre des lignes téléphoniques traditionnelles voir page 246

1.2.1.3 Des outils pour trouver l'information pertinente

1.2.1.3.1 Internet représente aujourd'hui la nouvelle encyclopédie universelle

"notre civilisation a produit plus d'informations en 30 ans que pendant les 5000 années précédentes. Et le phénomène va se reproduire dans les 3 années à venir" Jacques Péping, les Echos Janvier 2001

Selon une étude de l'université de Berkeley les documents imprimés ne représenteraient plus que 0,003% du total des informations produites dans le monde

Les disques durs des ordinateurs voient leur capacité doubler tous les ans, des entreprises comme EMC ou Network Appliance offrent un hébergement dans des "fermes de données" (data farms) pour les entreprises et la mise en réseau de milliers d'ordinateurs (data grids) permet d'offrir à bon compte des capacités de stockage considérables

Le simple stockage représente aujourd'hui près de 40% des budgets informatiques

Après le Kilooctet (Ko=mille octets), le Mégaoctet (Mo=million d'octets) et le Gigaoctet (Go=milliard d'octets) qui sont quasiment rentrés dans le vocabulaire courrant, il va falloir apprendre à utiliser le Téraoctet (To=mille milliard d'octets), le Pétaoctet (Po=million de milliard) d'octets, l'Exaoctet (Eo=milliard de milliard d'octets), le Zettaoctet (Zo=mille milliard de milliard d'octets) et le Yottaoctet (Yo=million de milliard de milliard d'octets). Ensuite il faudra inventer de nouveaux préfixes.... D'après l'université de Berkeley, tous les mots prononcés depuis le début de l'humanité représenteraient 5Eo www.sims.berkeley.edu/how-much-info

Devant un tel volume se pose tout de suite la question "comment trouver l'information pertinente?" sinon cette abondance ne serit qu'une nuisance

1.2.1.3.2 Les annuaires et moteurs de recherche : trouver une information parmi des milliards de documents

On estimait en 2001 le nombre de documents publiées par les entreprises, les chercheurs, les institutions ou les particuliers à 1.300 milliards (ceci comprend en particulier toutes les bases de données) dont 2,5 Milliards accessibles par une recherche sur le Web et s'accroissent de 7 millions par jour dont 85% par des Américains!:

S'il est aisé de trouver un document dont vous connaissez l'adresse et, en suivant les "liens", de naviguer d'un document à l'autre à la recherche d'information, ce type de "navigation" au hasard sur le Web trouve rapidement ses limites:

Une des innovations majeures qui ont concouru au développement du Web sont les "Moteur de Recherche" et les annuaires

Ces outils informatiques puissants et conviviaux, permettent de trier parmi cette masse d'information considérable et il n'est pas exclu de trouver une aiguille dans une botte de foin parmi le millard de documents qu'ils analysent et indexent (par exemple des informations juridiques, technologiques, commerciales,...)

Les recherches se font

· soit à partir de mots présents dans les pages (ou de mots clefs signalés lors du référencement): ce sont les moteurs de recherche travaillant avec de gigantesques bases d'index (certains développent une forme d'intelligence artificielle, les moteurs sémantiques par exemple, et font des recherches sur des "concepts" en les recherchant dans de nombreuses langues)

· soit à partir de classements thématiques (ce sont des annuaires qui font appel à un classement manuel et donc à un jugement qualitatif) Annu@ire-bis www.annuaire-bis.com essaie d'en tenir une liste à jour
Des "métamoteurs" font travailler en parallèle plusieurs moteurs et font une synthèse des résultats

Des "portails" (comme Yahoo!) associent annuaire, moteur de recherche (ils sous-traitent souvent le moteur à des entreprises comme Inktomi ou Google) et offrent de nombreux services

Par ailleurs les logiciels de traduction automatique, quoique encore perfectibles (on devrait plutôt parler d'outils de compréhension voir page 32), permettent de ne pas limiter sa recherche aux sites dont on comprend la langue

Ces moteurs sont utilisés plusieurs centaines de millions de fois par jour

Les plus visités sont de la catégorie "portail" ont pour nom Yahoo!
www.yahoo.com, Excite www.excite.com, Infoseek www.infoseek.com, Lycos www.lycos.com, HotBot www.hotbot.com ou Alta Vista www.altavista.com,

Dans la catégorie "métamoteurs Parmi les plus connus : MetaCrawler
www.metacrawler.com Mega Francité http://mega.francite.com, SavvySearch www.savvysearch.com, Fast Search www.alltheweb.com Notons également Kartoo, www.kartoo.com, qui présente les résultats de ses recherche sous forme graphique à partir d'une analyse sémantique des sites trouvés, permettant une recherche intuitive, par approximations successives extrêmement intéressante

Un moteur s'est complètement détaché du lot a partir de 2002 : Google http://google.com avec 34 millions d'utilisateurs et 150 millions de requêtes par jour en 2002, 200 millions en 2003 représente 75% du trafic généré par les moteurs de recherche : il référence de 3,3 milliards de pages et 330 millions d'images (en 88 langues). Il est même aujourd'hui utilisé comme "who's who" : si vous voulez une information sur une personne (...ou sur vous même) ou comme correcteur d'orthographe www.google.com/press/pressrel/3billion.html

En 2003 Google a lancé un comparateur de prix (Froogle) et une revue de presse automatisée Google News

Google
est en fait dérivé de « googol », un terme mathématique pour l'équivalent du chiffre 1 suivi de 100 zéros, censé symboliser la formidable exhaustivité du moteur

En octobre 2001, d'après le site Canadien Cyberpresse, le détective Patterson Jorgensen s'est contenté pour retrouver un homme recherché depuis 30 ans par le FBI de taper son nom sur Google pour retrouver sa trace...
www.cyberpresse.ca/reseau/internet/ 0110/int_101100021811.html

d'autres moteurs plus spécialisés, prenant acte du fait que les moteurs généralistes ont du mal à suivre l'explosion du nombre de sites et n'en référencent plus qu'une partie, permettent de meilleurs résultats dans certains domaines

La recherche d'adresses avec Voilà www.adressemail.voilà.fr Yahoo! Annuaires http://fr.people.yahoo.com Lycos WhoWhere http://french.whowhere.lycos.com,

La recherche d'emploi Keljob.com
www.keljob.com

La recherche de logiciels avec Filez.com
www.filez.com,

La recherche d'hébergeur
www.abchebergement.com

La gastronomie avec Gourmetsecker
www.gourmetsecker.com  , EatinParis www.eatinparis.com

Le monde agricole Web-agri
http://www.Web-agri.com

Ou une région Click'in! Auvergne http://clickin.gdebussac.fr , Nantes www.cybernantes.com ,la façade atlantique www.alouest.net , Breizhoo www.breizhoo.com pour la Bretagne

Certains moteurs permettent également de rechercher de la musique comme
http://mp3search.lycos.com ,

Notify
http://cs.uni-bonn.de/info5/index-ge.html de Michael Clausen reconnait les morceaux de musique en une fraction de seconde : lorsqu'on lui donne une breve serie de note, le programme parcourt une enorme banque de donnees de plus de 12 000 morceaux et retrouve la melodie recherchee. A l'avenir, le programme devrait meme pouvoir reconnaitre une melodie qui serait chantonnee ou sifflee dans un micro. Frank Kurth, un collaborateur du professeur Clausen, travaille sur une variante de ce appelee "audentify" qui devrait par exemple non seulement reconnaitre un morceau de musique classique comme etant "Les quatre saisons de Vivaldi" mais en plus savoir qu'il s'agit de la version du 15 mars jouee dans la salle Beethoven a Bonn et non pas a la philharmoni de Berlin Source : Herve Loquais, Handelsblatt 7.05.2001

voire même des image ou vidéo avec LTU Technologies (ex-lookthatup)
www.ltutech.com (recherche d'objet sur ebay, d'images illicites, Media Finder http://image.altavista.com ou www.compaq.com/speechbot

L'Inria a développé Surfimage qui permet de retrouver les images qui « ressemblent » le plus au modèle proposé www-rocq.inria.fr/cgi-bin/imedia/surfimage.cgi qui sera développé par la start-up Elucid Technologie

Ya-Hooka
www.yahooka.com est spécialisé dans le cannabis (le Monde 16/5/00)

pour un panorama complet et à jour sur les moteurs, avec banc d'essai, classement par catégorie,... voir www.lapasserelle.com/sm/formation_veille.html www.abondance.com, www.searchengines.net, www.beaucoup.com, www.search.com, http://searchenginewatch.com http://solutions.journaldunet.com/dossiers/moteurs/sommaire.shtml

de logiciels spécialisés dans l' intelligence économique compétitive permettent, comme nous le verrons plus loin, des recherches beaucoup plus élaborées voir page 188

1.2.1.3.3 La recherche à travers les newsgroup

Par ailleurs il ne faut pas oublier que les newsgroup sont une source de compétences immense pour vous aider dans votre quête :

Deja News www.dejanews.com vous permet de repérer les newsgroup traitant du sujet qui vous intéresse et les internautes qui se sont exprimé dessus

Reference
www.reference.com cherche également dans les listes de diffusion

Citons également Voilà News
www.news.voilà.fr et AltaVista www.altavista.com (section usenet)

Une fois un internaute identifié vous pouvez connaître la totalité des ses contributions dans les forums (fonction "author posting history" de Deja News et fonctions équivalentes pour les autres): cette puissance des outils de recherche conduit en général les participants à utiliser des pseudonymes

1.2.1.3.4 La recherche dans les banques de données

L'exploitation des banques de données est maintenant également techniquement possible: des passerelles logicielles permettent d'utiliser l'existant sans surcoûts importants (ce qui ne signifie pas bien entendu que les propriétaires de banques de données ne permettront pour autant un accès gratuit...)

Lexis-Nexis (filiale de Reed-Elsevier) qui dispose sur son site de 1,8 Milliards de documents, est le dernier grand site à basculer l'ensemble de ses bases sur le web, depuis trois ans tous ont suivi cette voie afin d'être en mesure de délivrer automatiquement l'information pertinente en fonction des profils d'intérêt des clients

Avec le nouveau standard XML les messages intégreront une description de la structure de la base, permettant ainsi un accès direct aux informations

Ces banques, très nombreuses nécessitant des abonnements et posant des problèmes de propriété intellectuelle, des intermédiairessont apparus (Qwam www.qwam.com qui recence 25.000 bases accessibles seulement sur abonnement, Screaming media http://www.screamingmedia.com ,...), qui vous permettent un accès simple par un abonnement unique à toutes ces ressources (le "web invisible")

1.2.1.3.5 L'exploitation des flux d'information

Toute action sur l'internet laisse des traces qui peuvent être exploitées : analyse des connections à votre site (fichier des "logs", exploitation des programmes "espions" que vous avez placé sur les ordinateurs de vos visiteurs, "spyware" dont les plus connus (et les moins criticables) sont les cookies

Des scanners ou sniffers permettent en outre par l'analyse des requêtes émises sur le réseau, de suivre l'activité d'autres acteurs du net: c'est un puissant outil d'intelligence économique dont l'usage est à la limite de la déontologie mais qu'il vaut mieux connaître pour savoir en tenir compte

Des logiciels permettant de traiter des masses considérables de données permettent d'exploiter ces informations

Il n'échappera à personne que ceci pose des problèmes éthiques et juridiques voir page 150 et 343

1.2.1.3.6 en exploitant l'information spatiale sous-jacente aux contenus ou aux données existantes.

Une étude sur la Région PACA 4(*) à montré que 70% des données stockées par les collectivitées locales et territoriales de la région possédaient une composante spatiale.

L'approche spatiale de l'information est, non seulment plus intuitive, mais enrichit également de manière considérable les possibilité d'analyse de l'information comme la réponse à des interrogations: "je recherche une parcelle de terrain constructible de 1000 m² pour 150 000 à 200 000 Euros" pour favoriser les transactions foncières, (Cf http://sitn.ne.ch), ou "je recherche sur cette commune à croiser certaines données de l'INSEE (répartition par âge et sexe de la population) et l'implantation des médecins généralistes pour pouvoir implanter mon cabinet", "je recherche en Région Rhône-Alpes l'ensemble des entreprises spécialisées dans l'impression Off-Set afin de trouver un fournisseur potentiel", ... L'ensemble de ces exemples sont actuellment envisageables avec les technologies et les données existantes

1.2.1.4 Se procurer des produits et services sur le web

1.2.1.4.1 Le téléchargement de programmes informatiques, de données, d'images, de sons, de vidéo... :

C'est une des pratiques les plus courantes: d'innombrables logiciels, jeux ou morceaux de musique, gratuits ou payants peuvent être directement téléchargés du web vers votre ordinateur

Le 1er octobre 1997 1 million de personnes ont téléchargé le nouveau navigateur Explorer 4 de Microsoft et en 3 jours les internautes ont téléchargé 2,7 milliards de pages du rapport Starr

En ce qui concerne la musique, grâce au format MP3 offrant une qualité "CD" pour un volume très limité, des entreprises Morpheus, KaZaA et Grokster qui utilisent le réseau FastTrack ont permis l'échange de 1,5 milliards de chansons et de films sur le seul mois d'août 2001.
http://news.cnet.com/news/0-1005-200-7389552.html?tag=nbs , en janvier 2002 KaZaA à lui seul comptait 70 millions d'utilisateurs et en mai 2002 Odyssey estimait que 53% des internautes de moins de 30 ans utilisaient ce type de logiciels

1.2.1.4.2 Faire ses courses sur internet, des magasins ouverts 24/7 payer en ligne ou entre particuliers

Voyage, Voiture, locomotive, actions, contrat d'assurance, centrales nucléaires, chaussure d'occasion ...: magasins en ligne, ventes aux enchères, places de marché, troc,.. on peut tout acheter sur internet:

Il est également possible de payer et de gérer ses finances

Un gros avantage: une disponibilité 24h sur 24, et 7 jours sur 7, ce que les anglosaxons dans leur style compact appellent le 24/7 nous verrons cela en détail dans les chapitres suivants

1.2.1.4.3 Accomplir les formalités administratives

De plus en plus d'administrations nationales ou locales offrent la possibilité non seulement d'accéder à l'information mais aussi de payer ses impots et d'accomplir les innombrables démarches administratives qui nous incombent (cela devrait être particulièrement précieux pour notre Pays que l'OCDE a classé début 2000 en tête des 20 pays membres sur le plan de la richesse en formalités administratives)

Pour l'anecdote mentionnons en Angleterre le "Pack Divorce", mis en place fin 99, en liaison avec la Chancellerie par le cabinet d'avocat en ligne Desktop Lawyer
www.desktop-lawyer.co.uk et qui permet en cas de consentement mutuel de divorcer pour 59 £. Par contre le tribunal du Caire a jugé irrecevable une notification de répudiation envoyée par Internet (le Monde du 6/6/2000)

Au Koweït Khaled al-Mathkour, président du Haut-Comité koweïtien pour l'Application de la Charia déclarait en juillet 2001 qu'un texto ou un e-mail étaient "suffisants pour reconnaître le divorce" il ne précisait pas toutefois s'il fallait envoyer le mail trois fois de suite comme celà est prévu dans les textes.Internet Actu 16/7/2001

1.2.1.5 Publier de l'information accessible du monde entier

L'Internet permet à des associations, des PME ou même des individus avec des moyens (financiers) limités, d'avoir une présence significative au niveau mondial. Pour le meilleur comme pour le pire

La guerre du Kosovo outre les attaques des sites de l'OTAN par les Serbes , l'inscription de graffitis vengeurs par les Chinois sur le site de la Maison blanche ou les attaques par la CIA sur les comptes bancaires des dirigeants serbes, montre la puissance qu'a acquise ce moyen de communication. Celui-ci a permis en outre à de simples citoyens de diffuser au monde entier des informations qui ne sont pas sans importance géopolitique, il s'est révélé en outre un outil extrêmement précieux pour le regroupement des familles dispersées par le conflit et la collecte de fonds par la Croix Rouge (170.000F).

La publication d'information par les Tchétchènes passe largement par internet

Rappelons également que l'affaire Lewinsky a été révélée par le journaliste indépendant Matt Drudge et son Webzine d'information Drudge Report
www.drudgereport.com (qui diffuse de l'information "vraie à 80%) avec les conséquences que l'on sait, alors que la presse sérieuse avait décidé de ne pas traiter l'affaire

Inversement Salon un magazine exclusivement diffusé sur le web
www.salonmagazine.com a fait fortune (6M$ de revenus publicitaires en 1997) en prenant la défense du président...en livrant des révélations croustillantes sur ses adversaires

Au niveau des individus se sont récemment développé les "Blogs" ou Weblogs", qui ont pris la succession des "pages perso" et qui grace à des outils de publication adaptés étaient en 2003 au nombre de plusieurs millions. Au départ il s'agissait surtout de "journaux intimes" composés essentiellement d'actualités, publiées au fil de l'eau et apparaissant selon un ordre ante-chronologique (les plus récentes en haut de page). Avec leur développement Le concept s'est ensuite élargi et on trouve aujourd'hui des blogs de toutes natures (journalisme, les sites thématiques...) voir www.pointblog.com ou www.blogtree.com

Dans le domaine du commerce électronique, il offre à l'entreprise la possibilité de publier de l'informations sur l'entreprise et ses produits, de pratiquer la vente en ligne et le paiement en ligne et à l'inverse la recherche de fournisseurs ou de partenaires nouveaux.

L'amélioration considérable de la performance des logiciels de reconnaissance optique (OCR) permet de reprendre les documents d'archives pour les rendre disponibles sur Internet.

Il est également possible de publier les d'appels d'offres, d'expédier les bons de commande, les factures, et les règlements,...d'interconnecter les systèmes informatiques des partenaires commerciaux et de faciliter ainsi les échanges inter-entreprises (Business to Business ou B to B ou B2B par opposition à la vente au grand public : B to C ou B2C (Business to consumer) ou le « commerce » avec les administrations : B to A. ou B2A).

Notons également la possibilité "d'affichage publicitaire" sur des sites web

1.2.1.6 Travailler ensemble malgré les distances : Internet un outil de réseau

1.2.1.6.1 Partager des documents : le travail collaboratif

Cela est particulièrement important quand les équipes sont géographiquement dispersées: (plans, résultats de mesures, base de données, fichiers CAO, agendas, carnets d'adresse,...), mais aussi tout simplement quand il est nécessaire aux membres de l'équipe de travailler sur les mêmes documents.

C'est notamment le cas de la conduite de projet inter ou intra-entreprises (groupware): n'oublions pas qu'en économie les distances se mesurent en secondes et en euros plus qu'en Km.

L'entreprise DEFI 12 à Rodez, bureau d'étude qui conçoit des machines spéciales pour l'industrie aeronautique emploie une quinzaine de techniciens et ingénieurs à Rodez. Dans le cadre de son programme de développement elle a créé une filiale à Bucarest qui emploi une trentaine d'ingénieurs : les deux équipes travaillent sur les mêmes programmes et partagent donc les mêmes données grâce à Internet (à noter que, d'aprèsle Pdg Bernard Delmon, les problèmes de liaisons télécom ont été moins aigus à Bucarest qu'à Rodez)

A une plus grande échelle il en va de même pour les 1000 ingénieurs du bureau d'étude de Boeing à Moscou qui travaillent en équipe avec leurs collègues de Seattle


C'est également particulièrement précieux dans le domaine médical: il est ainsi possible de faire appel aux meilleurs spécialistes quelle que soit la localisation du malade (consultation sur une radio, soin de malades en mer, ...)

Jusqu'a présent, l'hôpital de l'île de Martha's Vineyard, dans la région de Boston ne pouvait pas traiter efficacement les victimes d'attaques cérébrales. Aujourd'hui, les médecins de cet hôpital, après avoir soumis le patient a un scanner peuvent consulter un des spécialistes du Massachusetts General Hospital via la télétransmission des images d'une camera vidéo. 15 personnes ont déjà bénéficie de cette téléconsultation. Ce systeme devrait être étendu a tous les hopitaux de proximite du Massachusetts. BG 10/07

1.2.1.6.2 mutualiser des moyens de calcul les "grilles de calcul" ou "data Grid"

Internet permet de faire travailler en réseau un très grand nombre d'ordinateurs, permettant, par exemple en mobilisant un très grand nombre de microordinateurs pendant des périodes où ils sont inutilisés de disposer de gigantesques moyens de calcul (cette technique est par exemple utilisée par les chercheurs pour la physique des particules ou la climatologie, mais aussi pour "casser" des clés de cryptage)

Les "DataGrid" (réseau ou "grille" de calcul)visent à organiser l'Internet comme le réseau électrique: en se connectant à lui on peut faire appel à des capacités de calcul ou de stockage sans avoir à se soucier de leur localisation

La première expérience a été lancée par l'Université de Berkeley avec le programme Seti@home http://setiathome.ssl.berkeley.edu qui a réussi en 1999 a faire travailler de concert 2,8 millions de micro-ordinateurs pour analyser les signaux reçus par un radiotélescope afin d'y détecter d'éventuels signes d'une vie extraterrestre

Guy Wormser CNRS, coordinateur du programme européen de mise en réseau Datagrid considère que l'on peut mettre en réseau sans difficulté 10.000 ordinateurs: la limitation actuelle est celle des débits de nos réseaux de transmission mais ce handicap devrait être progressivement levé : voir page 271

Le Datagrid
http://grid-france.in2p3.fr sera utilisé par les physiciens des particules pour exploiter les gigantesques masses de données produites par le nouvel équipement (LHC) mis en place au CERN de Genève (à qui nous devons le Web) pour tenter de percer les secrets de la matière en analysant les collisions de protons

L'Université d'Oxford, sponsorisée par Intel et avec la technologie de United Device a lancé en 2001 un programme de recherche sur le cancer permettant d'analyser la structure géométrique en 3D de 250.000 molécules en mettant en réseau 1 million d'ordinateurs

En 2002 l'Université de Stanford a publié dans Nature la structure tridimentionnelle d'une proteine obtenue par le calcul d'un DataGrid de 200.000 ordinateurs (programme Folding@home)

Le capital risqueur ETF Group a investi 5M en 2002 pour la création d'une start-up de grid-computing basée sur Globus en visant en particulier le design collaboratif, comme la conception d'un nouvel avion (test de soufflerie, codes de calcul,...)

Début 2003 le Pentagone, afin de parer une menace terroriste, a mis en place le Smallpox Research Grid Project (SRGP,
www.grid.org/projects/smallpox ), associant IBM et United Device, avec pour objectif de préparer un traitement efficace contre la variole. 2 millions d'ordinateurs du monde entier sont mobilisés pour tester environ 35 millions de molécules.

L'année précédente, avec la technologie "Global MetaProcessor" United Device avait pu ainsi tester plusieurs centaines de millions de molécules sur une toxine de l'Anthracs en seulement 24 jours, permettant de gagner ainsi plusieurs années pour la mise au point d'un traitement (Michel Ktitareff, les Echos 22/4/03)

En 2003 le Japon lance un projet de consortium entre grandes entreprises pour relier des milliers d'ordinateurs et vendre de la puissance de calcul

En France le Téléthon a lancé en 2002 le "Décrypton" faisant appel aux donateurs pour qu'ils offrent des heures de calcul
www.larecherche.fr/medecine/n011116092232.i05jutjc.html. il a ainsi été possible de réunir une capacité de 40 Teraflops (40.000 Milliards d'opérations par seconde) avec 100.000 ordinateurs permettant de comparer une à une les 500.000 protéines du monde vivant et de les classer en familles, pour créer une gigantesque base de données en quelques semaines, ce qui aurait demandé un millier d'année à un seul ordinateur

Les PME pourront également tirer partie de cette technologie en disposant ainsi (pour des calculs de pièce par éléments finis par exemple) de moyens de calcul autrement inaccessibles. L'achat de capacité de calcul pouvant se faire comme aujourd'hui pour l'électricité.

SUN a développé le logiciel Grid Engine avec le slogan "Making the computer from the Network"

IBM s'est quant à lui fortement investi dans l'élaboration de logiciels libres et gratuits (basés sur Linux et Globus www.globus.org ) permettant de rendre accessible cette technologie au plus grand nombre d'entreprises et de laboratoires en visant même le grand public à horizon 2004. Il a choisi en 2002 Montpellier pour son premier centre GRID à vocation mondiale

Fin 2003 Oracle a annoncé une profonde refonte de son offre logicielle laissant une large part à la notion de Datagrid pour des applications de gestion (mais il faut dire que cette annonce a soulève un certain scepticisme au niveau des spécialistes)

En 2002 l'Europe avaPit déjà investi 50M dont notamment dans le projet Eurogrid http://www.eurogrid.org qui fédère meteo-grid, bio-grid, CAE-grid (aéronautique) et HPC researh-grid (calcul) les Centres techniques pourraient jouer un rôle de catalyseurs dans ce domaine voir page 388

Un des problèmes majeurs est celui de la normalisation qui se fait dans le Global Grid Forum
www.gridforum.org

1.2.1.6.3 Partager des moyens de stockage de données

Le nombre considérable de données qu'il est nécessaire de conserver (avec le niveau de sécurité voulue) conduit également au partage de moyens de stockage dans des "entrepôts de données" (Data Warehouses)

Des entreprises se sont lancées sur ce créneau particulièrement porteur et bien que peu connues du grand public atteingnent des tailles gigantesques : EMC http://www.emc.com (dont la capitalisation est montée jusqu'à 140 milliards de dollars au début 2001, soit plus que Boeing ou Motorola) ou Network Appliance

1.2.1.6.4 Partager ses carnets d'adresse

Chaque internaute possède un carnet d'adresse contenant les coordonnées des ses correspondants, 2003 a vu fleurir un certain nombre d'initiative consistant à mettre ces carnets d'adresse dans de gigantesques bases de données relationnelles, soit sur une base volontaire (Plaxo, Spoke, AccuCard Service, GoodContacts, AdressSender, Friendster...) soit à partir de virus qui piratent les carnets d'adresse (Type Sobig F en aout 2003)

Ces bases de données exploitées par de puissants logiciels permettent de voir comment joindre une personne donnée en passant par des amis communs et on imagine toutes les applications de l'exploitation de ces données

On voit la puissance (et le danger) de tels outils : j'ai personnellement reçu plusieurs dizaines d'invitations d'amis à donner tout le détail de ma vie à Plaxo (logiciel développé par un des hackers fondateur de Napster) dans l'année 2003 ( voir page 78 )

L'université de Stanford a ainsi développé une telle base de données relationnelle qui donne une puissance peu commune à son réseau mondial d'anciens élèves : les "InCircle" networking-tools permettent de visualiser directement sur une carte les "amis de vos amis", les amis communs,

Normalement ce type de logiciel permet d'établir la connection avec moins de 4 intermédiaires entre un "Stanfordien" et une personne quelconque exerçant des responsabilités économiques scientifiques ou politiques. Les quelques tests que nous avons effectué semblent effectivement confirmer celà

1.2.1.7 Au delà de l'information, Internet un protocole transactionnel : Des outils pour surveiller et agir

Internet ne véhicule pas de simples informations: il s'agit bien plutot d'instructions exécutables, qui peuvent certes se traduire par l'inscription d'un texte sur un écran ou par la mise en oeuvre d'une imprimante qui "fabrique" un document écrit mais Internet peut aussi actionner sur place ou à distance tout marériel doté de l'interface ad'hoc : machine à laver, chauffage, machine outil à commande numérique, distributeur de boisson,...

1.2.1.7.1 Un outil de communication entre les machines: à l'usine comme à la maison (domotique)

De nombreux appareils, équipés de microprocesseurs deviennent grâce au protocole de l'Internet (IP) capables de communiquer entre eux: IP est en quelque sorte l'espéranto des machines intelligentes

Michael Dell
estimait qu'il y aurait dans un futur proche 2 milliards d'objets connectés dont seulement le tiers d'ordinateurs et les américains parlent de "l'Evernet" pour "Internet Everywhere", ce que l'on pourrait traduire par le "tout internet"

Machines outils à commande numérique: aux USA de plus en plus d'industriels connectent leurs machines à l'Internet: cela leur permet de programmer, d'exécuter et de contrôler les travaux, de réparer à distance ou de faire appel pour ce faire à des prestataires extérieurs

Un exemple, la réalisation de prototypes en 3 dimensions avec une "imprimante" : Des imprimantes en trois dimensions à bas coût (premiers prix :30.000 $) commencent à faire leur apparition. Ces machines procèdent en ajoutant des couches successives (avec le même principe que les imprimantes à jet d'encre) pour obtenir un modèle réel d'une image numérique.

Aujourd'hui, des grands groupes comme Sony, Adidas et BMW utilisent ces techniques d'impression 3D pour créer des prototypes plus rapides et plus économiques à élaborer que par des méthodes traditionnelles: ces technologies sont maintenant à la portée des PME

Ainsi, avec plusieurs centaines ou milliers de couches, les imprimantes de Z Corporation (basée à Boston elle utilise une technologie inventée au MIT) peuvent créer des prototypes avec une grande variété de textures et de couleurs, allant jusqu'à des complexités de composants automobiles.

Distributeur de boisson qui peut demander en fonction de ses stocks, de l'heure et de la température à être réapprovisionné... : Coca Cola annoncé en mai 2000 sa décision d'investir 100M$ dans 500.000 distributeurs reliés à Internet

Compteurs de gaz et d'électricités déjà connectés en Grande-Bretagne, ce qui économise les "releveurs de compteurs"

JC Decaux a connecté ses panneaux afin d'en améliorer la maintenance et d'optimiser l'affichage des publicités. "grace à notre système de pilotage à distance, nous pouvons afficher le texte d'une annonce en japonais pour les panneaux qui se trouvent dans une salle ou embarquent des passager pour Japan Airline"


Mais aussi dans la domotique

Le réfrigérateur, d'après les enquêtes un des lieux centraux du logis, il lit les étiquettes des produits, gère les stocks, passe les commandes au magasin et vous propose des menus optimisés en fonction des dates de péremption

Il vous alerte en cas de dysfonctionnement.

Commandé à la voix ou par le doigt ("pas de souris à la cuisine"...) il va chercher les recettes (avec démo) dont vous avez besoin (avec sa connexion à large bande, temps d'affichage 100 millisecondes).

Son écran remplace le "petit calepin de la cuisine"(avec caméra et micro les messages peuvent être en vidéo).

Il peut bien évidemment être consulté à distance (screenfridge Electrolux)

la machine à laver Marguerite 2000 (1200$) qui signale ses pannes au service après-vente, le four qui va sur Internet chercher le cycle optimal pour la cuisson (Merloni-Ariston http://www.merloni.com/ita/digitale.htm: objectif, 30% des ventes à 5 ans)

"une machine pourra signaler une panne au centre de relation client qui pourra diagnostiquer le problème, voire le réparer à distance" James Dyson Pdg de Dyson, fabricant britannique d'aspirateurs

Climatisation: Carrier et IBM se sont associé pour lancer le service Myappliance.com permettant de télécommander la climatisation depuis un téléphone Wap et d'effectuer de la télémaintenance (l'usager sera instantanément prévenu d'une éventuelle panne sur son mobile)
www.global.carrier.com/ca/cda/details/0,2262,CLI1_DIV1_ETI94,00.html

et les WC qui vous pèsent et procèdent aux analyses permettant d'établir votre bilan de santé en temps quasi réel grâce à une connexion avec l'hôpital et vous propose les menus les plus appropriés (Matsushita Tokyo, Twyford, Grande Bretagne), prenant ainsi en défaut Microsoft qui avait fait afficher dans les toilettes de l'entreprise "le seul endroit ou Internet ne vous servira à rien"


Certains font même remarquer qu'avec le téléphone lecteur de code-barre, la boite de conserve est déjà un objet communiquant: vous pouvez par exemple vérifier qu'elle ne contient aucun produit que votre religion ou votre santé vous interdit

Demain la technologie RFID, déjà technologiquement opérationnelle permettra d'inclure une "puce" équipée d'un emetteur récepteur radio, de la taille d'un point : "." (0,16mm²) pour quelques centimes dans n'importe quel objet http://www.rfidjournal.com C'est l'ensemble des appareils électroménager qui pourront ainsi être mis en réseau, assurant ainsi des fonctions de gestion, de sécurité, d'alerte, de télémaintenance, de régulation, d'optimisation de consommation énergétique,

En Suède Electrolux et Ericsson se sont associés dans e-to Home www.e2-home.com pour développer les normes de communication entre ces appareils dont l'interconnexion sera assurée par les fils électriques. En juillet 2000 Nokia et Whirpool annonçaient de leur côté leur alliance

14 entreprises américaines ont signé en 2000 un accord de partenariat stratégique pour développer le rôle d'Internet dans la vie quotidienne. On trouve, parmi ces entreprises, aussi bien des poids-lourds des nouvelles technologies (3Com, Cisco, Motorola, Sun...) que des spécialistes de la grande distribution. Le but de cette Internet Home Alliance est de créer et d'imposer un nouveau standard de communication entre tous les appareils domestiques

l'entreprise Pygmalion de Villeurbanne (contractant général de batiments) a mis au point des dossards "Dag System" munis d'une puce RFID qui permettent d'effectuer les controles lors du passage des portiques. Le même système a été également commercialisé auprès ... d'abattoirs
www.pygmalyon.fr/sport_refe.asp

L'entreprise Ecogom a Arras
www.ecogom.fr qui assure notamment la maintenance des aires de jeu pour les communes utilise les puces RFID pour l'identification de tous les composants de celles-ci (tobogans,...) permettant une traçabilité des controles règlementaires et des réparations

La domotique qui avait soulevé beaucoup d'espoirs avant de retomber dans l'oubli va-t-elle maintenant décoller?

Si oui quelles conséquences sur le "modèle économique": la connection des machines par internet, la possibilité de les superviser et d'en assurer la maintenance à distance rend possible d'autres systèmes de facturation: le "pay per use"

Au lieu de vendre la machine et de facturer les dépannages, certains pensent que, sur le modèle d'une "laverie à domicile", la machine serait mise gratuitement en dépôt chez vous et il ne vous serait facturé que le le "kg de linge lavé"?). Quelles conséquences pour l'ensemble du circuit de distribution/maintenance composé de nombreuses PME?

1.2.1.7.2 Télésurveiller et téléopérer : du SMS au MEMS , l'irruption des nanotechnologies

Télésurveillance, télémaintenance, télédiagnostics, télémédecine, téléopérations, télétravail...ouvrent de nouveaux horizons à l'organisation d signent un accord de partenariat pourmettre les grilles de calcul à la portée des applications industriellesu travail.

Le protocole TELNET ouvre depuis depuis les débuts de l'Internet la possibilité de prendre les commandes à distance d'un autre ordinateur (via internet) et de pouvoir disposer ainsi de ses moyens de calcul, de ses programmes, et de sa mémoire.

La station astronomique de Nassau http://astrwww.astr.cwru.edu/nassau/nassau.html connecte son téléscope à Internet permettant aux internautes du monde entier, à certaines heures, de commander à distance l'instrument et de télécharger les images (mise en service prévue cette année)

Lors de la manifestation Inet2000 à Yokohama le professeur Mark Ellisman pilotait son microscope électronique de son laboratoire de San Diego. L'objectif dans ce cas est de permettre l'accès à des équipes de recherche de matériels très onéreux et sous-utilisés

depuis New York un chirurgien a télé-opéré de la vésicule biliaire une patiente à Strasbourg, CNN 19 sept 2001


De façon beaucoup plus simple et redoutablement efficace, la simple utilisation d'une communication GSM avec les SMS permettent

· à un distributeur de boisson d'indiquer qu'il est temps de le recharger, à un horodateur de signaler qu'il n'a plus de papier, à une alarme incendie ou inondation de déclancher une alerte, à un compteur de transmettre sa consommation, ...(50 par voyage évité),

· ou à l'inverse d'envoyer des instructions : télécommande de panneaux publicitaire dans un aéroport en fonction de la destination d'un vol, changements tarifaires d'un automate,...

· mais aussi à un client, devant le distributeur d'envoyer un SMS qui commande à la machine de lui délivrer sa boisson et à l'opérateur de rajouter le prix de celle-ci sur sa facture téléphonique
Bouygues a équipé ainsi équipé 4.000 panneaux publicitaires déroulants de JC Decaux

Les applications les plus développées chez nos voisins du Nord concernent les fonctions "remplissage", "télémétrie" et "maintenance/alarme". Une étude citée par Wavecom www.wavecom.com prévoit 70 millions de machines ainsi connectées à horizon 2005

Les SMS peuvent également être utilisés pour faire des sondages à chaud (Q-all www.q-all.com )

Comme nous l'avons vu plus haut, la technologie RFID, voir page 25 ,étiquettes électroniques microscopiques, très bon marché, intégrées aux produits et capables de communiquer par radio, permet une nouvelle forme de télésurveillance avec des prolongement dans le domaine militaire (smart dust voir page 367 )

Des développements extrêmement prometteurs devraient ouvrir de nouveaux horizons dans le futur avec le développement des MEMS (Systèmes Micro Electro-Mécaniques)
www.memsnet.org, capteurs ou actionneurs microscopiques, qui grâce aux nanotechnologies (technologies permettant de travailler au niveau atomique ou moléculaire) commencent à fournir à des prix de plus en plus accessibles des solutions permettant surveiller, monitore de piloter à distance quasiment tout système mécanique, même nomade

Les MEMS représentent déjà un marché de 5G$ en 2003 qui devraient monter à 7 G$ en 2004 (étude Cahners In-Stat/MDR) avec en France des sociétés comme Memscap, Esterel Technologies,...

1.2.1.7.3 Un début d'abolition des frontières entre l'inerte et le vivant : NBIC et BANG

De plus en plus s'impose le concept globalisant de NBIC (Nanotechnology, Biotechnology, Information technology et Cogniscience) qui sont en train de converger dans leurs applications les plus pointues, ou de BANG (Bits, Atoms, Neurons, Genes)

A ce niveau la frontière entre l'inerte (le silicium) et le vivant (les neurones) commence à s'estomper

Selon Nature (mars 2002)des chercheurs américains auraient mis au point un système électronique relié au cerveau de rats permettant de contrôler leurs mouvements à distance. Les rats ainsi "télécommandés" les "ratbots" pourraient par exemple retrouver des victimes enfouies. http://www.palais-decouverte.fr/actu/technologies/#rats

Pour sa part le professeur britannique Kevin Warwick
www.kevinwarwick.org s'est fait greffer des capteurs dans le cerveau pour étudier la possibilité de commander directement à distance via internet des objets télécommandés

En 2003 des médecins autrichiens ont permis à un jeune paraplégique de 22 ans de saisir des objets de sa main gauche paralysée, grâce à un ordinateur capable de lire ses pensées. Des électrodes placées sur la tête du jeune homme captent les impulsions électriques du cerveau et les transmettent à un ordinateur qui analyse le mouvement souhaité puis transmet des impulsions électriques aux muscles pour les activer (professeur Gert Pfurtscheller, qui dirige l'Institut de technique électro et biomédicale de l'Université de Graz.)
http://news.tf1.fr/news/sciences/0,,1414343,00.html

1.2.1.8 L'arrivée du haut débit et de l'accès internet nomade

Depuis 2001 s'est timidement (en France) la mutations vers les hauts débits, grace à de multiples technologies ( voir page 271) et vers les accès nomades ( voir page 290) qui vont entrainer en 3 à 5 ans une mutation aussi importante que celles que nous avons connu en passant de la radio crachottante à la TV couleur de haute définition.

Bien entendu cela aura une influence forte sur les usages (type de sites, type de logiciels, usage de la vidéo, interactivité, télétravail, interconnection des bureaux d'étude, ...) et les pays qui sauront disposer avant les autres d'infrastructures à haut débit à des prix abordables offriront à leurs entreprises un avantage compétitif déterminant

1.2.1.9 Le Peer to Peer (P to P), un retour au source, la mise en réseau des ordinateurs sans serveur central

La technologie Peer to Peer (P to P ou P2P) qui a commencé à émerger en 2001 permet de faire fonctionner des micro-ordinateurs en réseau sans passer par un serveur: en fait chaque ordinateur se comporte comme un serveur, ce qui ne pose pas de problème avec la puissance des PC d'aujourd'hui, mais cela implique un système d'adressage indépendant (qui s'affranchit des DNS, Domain Name Server, annuaire centralisé des noms de domaine)

Tous les noeuds du réseau (Nodes) sont des"Pairs" et chaque "Pair" peut fonctionner comme routeur, client ou serveur en fonction de la nature de la requête qu'il reçoit. L'architecture P2P génère sa propre organisation pour ses noeuds de communication. L'ajout d'un nouveau Pair ne nécessite aucune réorganisation: le réseau s'organise automatiquement en réseau de réseaux plus petits en fonction des échanges, ce qui permet comme disent les anglo-saxons une "scalability" (capacité d'adaptation aux changement de taille) et une optimisation de l'utilisation de la bande passante www.ida.liu.se/conferences/p2p/p2p2001/index.html

Vous avez ainsi accès direct aux ressource d'un autre appareil connecté sans contrôle central. Cette technologie permet par exemple :

· De concevoir de nouveaux types de moteurs de recherche et de rechercher par exemple les informations requises sur l'ensemble du Web et sur tous ses appareils connectés (ordinateurs personnels, palm pilot, serveurs, ...). Exemples: Amoweba www.amoweba.com , OpenCola www.opencola.com , Infrasearch (racheté par Sun) http://search.jxta.org , Nextpage www.nextpage.com

· D'échanger entre particuliers logiciels, films, musique ou tout autre fichiers voir page 172

· de sauvegarder des fichiers et des informations vers des localisations distribuées sur le réseau (sans se limiter aux disques durs locaux)

· d'interconnecter directement des consoles de jeux, de sorte que plusieurs personnes dispersées géographiquement puissent participer au même jeu en interactif sans serveur central

· de participer directement à des enchères entre des groupes sélectionnés de personnes

· D'offrir d'énormes capacité de calcul en mobilisant un très grand nombre d'ordinateurs en parallèle (
voir page 38) en partageant des services de calcul, tels des cycles de processeur ou des systèmes de stockage, indépendamment du lieu physique d'installation des systèmes ou des utilisateurs: exemple United Device www.ud.com

· D'accélerer la livraison de contenu en multipliant les endroits de stockage sur les disques durs des membres du réseau, comme le fait aujourd'hui Akamaï avec ses serveurs proxy:. Exemple: Zodiac Networks www.zodiacnetworks.com , eMikolo Networks www.emikolo.com

· De mettre en place des systèmes de paiement transfrontaliers entre particuliers

Yahoo! (120 millions d'abonnés à ses services) lance aux US fin 2001 un service de paiement en ligne directement de particulier à particulier. L'offre (Yahoo! PayDirect) http://paydirect.yahoo.com , en partenariat avec la banque HSBC Holdings http://www1.hsbc.com (28 millions de clients). En apportant l'ergonomie du peer-to-peer, elle autorise les paiements en ligne de personne à personne sans tenir compte des frontières. Quelle que soit la monnaie ou le moyen de paiement utilisé en réalité, un simple email permet d'ordonner un virement depuis le compte Yahoo! PayDirect préalablement ouvert par l'utilisateur chez HSBC.

· de collaborer à des projets quelle que soit leur origine (groupware: partage de fichiers, téléconférence, messagerie,...), en utilisant n'importe quel type d'appareil connecté: c'est là, avec la capacité de calcul (simulations, modélisation, ..) la principale utilisation potentielle pour les entreprises.
Quelque 60.000 clients et fournisseurs d'entreprises, utiliseraient actuellement le P2P, ce qui est encore très peu (étude Frost & Sullivan http://www2.frost.com): le principal obstacle à l'adoption de méthodes de travail basées sur le P2P semble résider dans le manque de sécurité supposé de ce système. (Sun Microsystems travaille actuellement sur la sécurisation de ces échanges P to P). .

Groove www.groove.net , créé par Ray Ozzie, auteur de Lotus Note (un des outils de travail en groupe les plus connu mais malheureusement bati sur une logique "propriétaire" et donc non totalement compatible avec les standards de l'Internet) est un des pionniers de cette technologie et offre une technologie de travail collaboratif permettant aux membres d'un groupe de projet de partager des dossiers en interconnectant leurs micro-ordinateurs sans passer par un serveur central (utilisé actuellement par GlaxoSmithKline et Raytheon

Dans le même créneau : Consilient,NextPage


Sun www.sun.fr/produits-solutions/logiciels/p2p s'est fortement engagé dans le développement de cette technologie en "open source" (logiciel libre) en essayant d'en prendre le leadership avec le Projet JXTA www.jxta.org

Quelques problèmes sont aujourd'hui mal résolu et ils hypothèquent les développements pour les entreprises:
· de la sécurité : moyen de garantir la confidentialité, l'identité et l'accès contrôlé aux services

· des problèmes juridiques liés au copyright

1.2.1.10 De la réserve de puissance sous le pied: les lois de Moore, de Machrone et de Rock

La "loi" de Moore 1965 www.intel.com/francais/intel/museum/25anniv/html/hof/moore.htm dit que la capacité des composants électroniques double tous les 18 mois. Depuis plus de 35 ans cette loi a été respectée, ce qui conduit à une multiplication des capacités par 10.000.000 sur cette période. Et ce, à prix à peu près constant:

La "loi" de Machrone" dit pour sa part que la machine dont vous avez besoin coûte toujours moins de 5 000 $

La "loi" de Rock" ajoute, elle, que le coût des installations nécessaires à la fabrication des semi-conducteurs double tous les quatre ans, ce qui explique les concentrations observées dans cette industrie (la nouvelle usine d'IBM d'East Fiskill, inaugurée début 2003 représente avec 2,5 milliards de $ le plus gros investissement industriel jamais consenti pour un seul projet)

Ceci vaut aussi bien

Ï Pour la puissance de calcul: des technologies permettant de fabriquer des micrprocesseurs 10 fois plus puissants que ceux d'aujourd'hui (10GigaHz) sont actuellement en cours de développement dans les laboratoires

Ï Pour les capacités de stockage: c'est le cas des mémoires centrales (RAM), comme des disques dur ou des CDROM
- Intel prévoit de produire des processeurs équipés d'1 milliards de transistor cadencés à 20 GHz. (en 2001 on est à 42millions de transistors, cadencés à 1,7 GHz). L'extrême ultraviolet EUVpermet des gravures 20 fois plus fines et donc des circuits plus rapides, plus compacts, moins gourmands en énergie et plus riches en composants www.intel.com/research/silicon/euvmask.pdf

- d'un autre coté, à puissance équivalente les microprocesseurs deviennent de plus en plus microscopiques jusqu'à atteindre la taille d'un grain de poussière (programme "smart-dust), capacité de liaison sans fil compris avec capteur solaire et batteries
http://www-bsac.eecs.berkeley.edu/~warneke/SmartDust

- En stockage magnétique, Il serait possible d'atteindre 100Gbits par pouce² sur les disques durs contre 25 en 2001. Et des disques de 400 Go pourraient donc apparaître dès 2003.

- Le stockage holographique, bien que délicat à mettre au point permettrait l'utilisation de disque de 1 To soit 1000Go permettant l'enregistrement de 200 films.(3 aout 200, la Lettre des Télécom d'Alain Ducass)

Un nouveau CD a ete developpe a l'institut d'optique de l'universite technique de Berlin. Ce nouveau disque, qualifie de micro-holographique, contient 150 Gigabits a la place des 4 Gigabits des DVD:. Les informations ne sont plus seulement inscrites a la surface mais dans un volume.:
http://moebius.physik.tu-berlin.de/lasergrp

Des recherches menées à l'université de Cambridge (juil 01) permettent d'espérer à l'échelle de la décennie un gain d'un facteur 100 000 pour les mémoires dynamiques actuelles grâce à un effet quantique, appelé phénomène de Blocage de Coulomb.
www.zdnet.com/zdnn/stories/news/0,4586,2779143,00.html

IBM a commencé à travailler sur des nanotubes de carbone des composants électroniques (le premier a été le circuit d'inversion de voltage ou "Not Gate"avec amplification de voltage, comportant une seule molécule, changeant ainsi radicalement les ordres de grandeur en terme de miniaturisation
www.ibm.com/news/us/2001/08/27.html

Nantero,
www.nantero.com (Boston) a mis au point en 2003 un prototype de puce d'une capacité théorique de 10 gigabits, construite à partir de centaines de millions de nanotubes. Elle assure que les NRAM (Nanoscale random access memory), pourraient contenir plus de données que les types existants de RAM et seraient non volatiles (les données ne sont pas perdues lorsque l'ordinateur est éteint) et bien plus rapide que les mémoires non volatiles existantes. Cette dernière caractéristique permettrait aux ordinateurs de démarrer quasiment instantanément.

Fin 2001, une equipe coréenne dirigee par le Pr Kim Kwang-soo de l'universite technologique de Pohang a reussi a fabriquer un nanofil monocristrallin en argent de O,4 nanometres de diametre.En novembre 2000, une autre equipe coeenne dirige par le professeur ShinHyung-chul, avait mis au point le plus petit transistor jamais construit.Mesurant 50 nanometres, ce transistor permet d'envisager la fabrication de memoires vives capables de stoker 16.000 de fois plus de donnees que les composants actuels. Les chercheurs esperent produire des transistors de 20 nanometres d'ici 2010.

L'ordinateur Quantique sur lequel travaillent IBM
www.weblmi.com/TECHNO/2000/874_38_processeurchezi00.htm, HP ("100 Pentiums pourraient tenir dans un grain de sable"déclare ce dernier) et de nombreux laboratoires dont celui de Normal Sup: www.lkb.ens.fr/recherche/qedcav/english/perso/jmr/notice.pdf le principe est d'utiliser directement l' "état quantique" des électrons (comme leur sens de rotation sur eux même (le spin)), qui peuvent être représentés par des "0" et des "1".
Ï Pour les débits dans les fibres optiques et les "routeurs" qui permettent d'orienter les flux d'information vers leur destination voir page 271

1.3 Un développement explosif: une "Hot-Technologie". Quelques statistiques

1.3.1.1 Dans tous les pays développés une croissance exponentielle mais difficile à mesurer

Il est bien entendu difficile de donner des chiffres sûrs pour les données caractérisant Internet, principalement pour les raisons suivantes :

1.3.1.1.1 La fantastique explosion d'Internet : les "dog years"

Pour ce qui concerne la partie visible : le nombre d'internautes croît de 5 à 10%... par mois et le trafic plus encore : 15% par mois.(225% entre juin 2000 et fevrier 2001 en pleine "crise" jupiter MMXI), pour la France voir www.afa-france.com/html/chiffres/index.htm qui montre une progression des usages ininterrompue

Plus important encore est la mutation, plus difficile à mesurer, des usages de l'internet au plus profond des entreprises à qui transforment leurs strutures d'organisation comme nous le verrons plus loin

A tel point que certains parlent de "dog years", année de chien : une année réelle en contient sept

1.3.1.1.2 Mythes et réalités du modèle de l'Internet "gratuit"

Ce mouvement a connu une nouvelle accélération avec la baisse des prix des télécommunications (suite au développement de la concurrence) et l'internet gratuit

En fait il n'a rien de "gratuit" dans la mesure ou l'internaute paie à la fois le prix de la communication et celui de l'accès internet ...or le prix de la communication étant très supérieur à son cout l'internet "gratuit" revient à une facturation de type kiosque mais il donne un avantage majeur à l'opérateur de télécom ) : Olivier Sichel, le nouveau Pdg de wanadoo déclarait en avril 2003 que les "abonnée ADSL étaient et resteraient encore longtemps moins rentables que les abonnés à bas débit

D'ailleur ce modèle du gratuit n'est pas propre à l'internet et 2002 a vu éclore "Metro" et "20 minutes" qui semblent partis pour un succès commercial avec 2 millions de lecteurs quotidiens (notons que freeserve, repris par Wanadoo qui a entrepris sa migration vers le payant voit les nouveaux abonnés moins rentables que les "gratuits"!)

De plus il n'est pas "gratuit, loin s'en faut pour les annonceurs

Offrir un accès gratuit à ses clients, permet de se mettre en position de mieux les connaître et de pouvoir leur faire des propositions commerciales susceptibles de retenir leur attention : c'est le cas de Dell et de Gateway

Ce nouveau créneau conduit certaines entreprises à vendre de "l'Internet gratuit clef en main": c'est le cas de Internet Telecom (maintenant Eircom.net www.eircom.net/ voir page 148

Ceci a obligé les fournisseurs traditionnels à revoir en profondeur leur politique tarifaire (forfaits tout compris) en y incluant les couts de télécommunication, ce qui conduit à des tarifs "inférieurs au gratuit" et racheter les fournisseurs d'Internet "gratuit pour élargir leur clientèle

En 2001 ont démarré des services d'interconnexion forfaitaire illimitée (Ifi) pour moins de 200f/mois, mais quelle place par rapport à l'ADSL qui offre des débits beaucoup plus importants et n'immobilise pas la ligne téléphonique pour un prix à peine supérieur?
http://www.industrie.gouv.fr/cgi-bin/industrie/sommaire/comm/com_contenu.pl?COM_ ID=417

Pour une vue d'ensemble à jour: www.journaldunet.com , www.internetgratuit.com ou www.benchmark.fr

1.3.1.1.3 ...mais que mesure-t-on? Est-ce significatif de la réalité des évolutions importantes?

v L'imprécision dans la définition de ce qui est compté : par exemple on n'obtient pas la même valeur selon qu'on compte le nombre de micros vus par l'internet, le nombre de ceux qui y sont raccordés à travers un réseau d'entreprise, le nombre d'abonnés aux fournisseurs d'accès ou le nombre d'utilisateurs ayant accès au réseau des réseaux.

v Le manque de réflexion sur ce qui est significatif des évolutions : les critères actuels sont extrêmement primaires et ne prennent absolument pas en compte la sophistication des usages. Quand tout le monde sera connecté à internet, cela voudra-t-il dire pour autant que tout le monde sera au même niveau d'évolution ? serait-il aujourd'hui pertinent d'évaluer l'équipement en télécommunication d'un pays par le pourcentage de foyers disposant d'une ligne fixe? Et le niveau de vie au nombre de foyers disposant d'une montre ou d'une pendule?
Aujourd'hui par exemple dans les pays avancés il est fréquent que chaque membre de la famille dispose de son ordinateur (PC= Personnal Computer) et on commence à voir apparaître une mise en réseaux locaux par une boucle Ethernet (en utilisant par exemple comme support le cablage électrique du logement) ou un LAN (Local Area Network) radio (WiFi voir page 284.)

Fin 2000 Jupiter Communication prévoyait que fin 2002 un foyer américain disposerait de 2,7 appareils connectés à Internet: quelle serait alors le sens du "taux de connection"?

De même peut-on compter de la même façon un accès par un modem 56kbps, un accès haut débit ou un accès nomade?

mi-2001 il y avait 100.000 utilisateurs d'ADSL en France pour 700.000 en Allemagne

On peut penser que pour des raisons culturelles on arrivera assez rapidement dans les pays les plus avancés à un plafond quant au pourcentage de foyer connectés et que la différence se fera sur la puissance des machines, le nombre de périphériques, l'age moyen du parc, le nombre d'heures d'utilisation, la sophistication des usages, le débit de la connection, l'usage nomade, le nombre d'appareils connectés par foyer, ...

Dans cette optique Jupiter qui devait fusionner fin 2000 avec Media Metrix (Jupiter MMXI),
www.jmm.com développe un "global sophistication index" qui met les USA en tête suivi de la puis Suède, puis le Danemark, la Norvège,...et qui ne laisse pas apparaître notre pays dans les dix premiers)

De même le cabinet Meta Group www.metagroup.com a lancé l'Index "Computer Savvy" qui met en tête USA et Finlande, mais où, là encore on ne trouve pas notre pays dans les 10 premiers www.metricnet.com/press/wecim.pdf

Selon le rapport 2002 de l'International Telecommunication Union, l'Hexagone n'accroche pas le "top 20" des pays les plus avancés sur le plan de la pénétration des NTIC : l'ITU a compilé, pays par pays, 26 paramètres différents allant du taux de pénétration de l'Internet, en passant par le nombre de FAI . La première place revient à Hong-Kong avec une note de 65,88. suivi du Danemark (65,61) et de la Suède (65,42). Les Etats-Unis, avec une note de 65,04, arrivent en cinquième place. L'absence de la France apparaît d'autant plus marquée que douze pays européens sont présents au "top 20" de l'ITU. www.itu.int/newsroom/press_releases/2002/20.html

L'écart est encore plus frappant dans le commerce électronique selon que l'on compte les paiements électroniques ou les décisions d'achat conclues à travers le Web et que l'on intègre ou non l'EDI : il est alors de plusieurs ordres de grandeur! (aux USA il ne s'achète en 2000 que 3% de voitures en ligne mais d'après le cabinet JD Power 40% des clients ont utilisé internet dans le processus d'achat. il en va de même dans le domaine de la santé voir page 118)

Les chiffres ci-après sont donc donnés à titre d'ordre de grandeur et l'on gardera présent à l'esprit que d'autres sources peuvent fournir des chiffres sensiblement différents, "78,3% de statistiques sont fausses" assurait un statisticien, gageons que pour l'Internet, le chiffre est encore supérieur

Mais tous concordent quant à la rapidité de l'évolution et au classement des pays relatif à leur niveau d'usage de ces technologies.

Un des sites les plus synthétique et régulièrement mis à jour est
www.internet.gouv.fr/francais/chiffcles/sommaire.html, (même si comme pour toutes les autres les enquêtes, chiffres et études cités dans cette rubrique utilisent des approches et des méthodologies différentes, emploient des mots qui n'ont pas toujours la même signification car provenant de différents instituts) ainsi que le Tableau de bord de l'innovation du Sessi www.industrie.gouv.fr/observat/innov/so_tbi.htm et le tableau de bord du commerce électronique du Minefi www.men.minefi.gouv.fr/webmen/informations/tabord/tabord200204.pdf

Principales sources utilisées pour ce rapport qui vous permettront, si ce document n'est entre vos main qu'au delà de 2002 de voir des données plus actuelles

NUA
www.nua.ie/surveys , Netratings www.netratings.com qui n'a finalement pas pu racheter Jupiter MMXI pour des questions de concurrence http://fr.jupitermmxi.com, et ACNielsen eRatings (Nielsennetratings www.nielsennetratings.com www.nielsen-netratings.com ), ACNielsen www.acnielsen.com, Network wizards www.isc.org/ds Mediamétrie www.mediametrie.fr Médiangle www.mediangle.fr le JournalduNet www.journaldunet.com/chiffres-cles.shtml, Net Value www.netvalue.com (racheté en 2002 par NetRating) e-Marketer www.emarketer.com, Taylor Nelson Sofrès www.tnsofres.com/ger2001/keycountry, Afa www.afa-france.com, Dree www.dree.org/etatsunis, Department of Commerce www.doc.gov et www.ecommerce.gov Center for Research in electronic Commerce (Université du Texas) www.internetindicators.com The Industry Standart www.thestandard.com, Novamétrie www.novametrie.com e-business Forum www.ebusinessforum.com , GFK www.gfk.cube.net, FIND/SVP www.findsvp.com,Intelliquest: www..intelliquest.com, Netcraft, www.netcraft.com/survey , datamonitor www.datamonitor.com , Strategie Internet www.strategie-internet.com , Matrix Information Service www.mids.org Forrester www.forrester.com, ZDNet www.zdnet.fr ,idc Research www.idcresearch.com www.idc.fr et www.idc.com, www.3.nikeibp.co.jp, NOP : www.nop.co.uk, Ripe www.ripe.net/statistics et Nic France www.nic.fr/Statistiques ,

Comme ce rapport n'a pas été écrit en un jour, il est même vraisemblable que pour des données en évolution rapides, comme la capitalisation des start-up, il y ait des incohérences entre plusieurs chiffres que nous citons : pour ne donner que deux exemples,

· Yahoo ! était coté 8 Milliard de dollars quand nous avons commencé la première version de ce rapport, il en vallait 100 au début de l'année 2000 et 10 fin 2002. Entre début 2000 et fin 2002 son CA a été multiplié par 2, son bénéfice par 4 et sa valeur divisée par 10. Son cours s'est de nouveau envollé en 2003 avec une multiplication par 3 de juillet 2002 sur juillet 2003: combien vaudra-t-il quand vous lirez ces lignes?

· Notons que ces mouvements ultrarapides (il n'est pas rare qu'une entreprise cotée plusieurs dizaines de Milliards de Francs perde la moitié de sa valeur en 24h sans raison majeure) ne sont pas propre aux start-up (Apple a ainsi perdu 8 milliards de $ soit la moitié de son capital le 29 sept 2000 et SUN 37 Milliards de dollars dans la matinée du mardi 4 avril (plus que le budget annuel de la Défense Nationale!),...avant de les regagner l'après midi En l'espace d'une seule journée, le 27 juillet 2001, la valeur boursière de NOKIA a varié de 65 milliards d'Euros soit 10 fois la capitalisation d'Usinor, premier sidérurgiste européen, et et le 14 Avril c'est 30% du PIB américain qui s'est "évaporé" sur le Nyse à cause d'une statistique médiocre sur l'inflation)... sans parler de Vivendi, France-Telecom ou Alcatel
Il faut peut-être en rechercher la cause profonde dans le fait que les outils de l'internet ont considérablement accéléré tant la circulation de l'information que la vitesse de prise de décision et que la rapidité d'exécution des ordres, ce qui amplifie les phénomènes liés au panurgisme (je décide en fonction de ce que je pense que les autres pensent que je pense...) et les effets de panique associé

"la réalité est que le marché monte, pour la seule raison qu'il monte" Henry Kaufman, pionnier de la prévision financière chez Salomon Brothers

"les excès, à la hausse comme à la baisse s'inscrivent dans la démesurede la rupture technologique en cours" Fabrice Moullé-Berteaux, JP Morgan


...et si de nombreuses entreprises se créent d'autres disparaissent dans ce torrent tumultueux qui déferle sur l'économie mondiale où il n'existe pas de recette pour une vie à l'abri du risque!

La durée de vie moyenne d'une entreprise est tombée aux USA de 13 ans il y a quelques années à 4 ans en 1999 par suite de fusions, rachats, démantèlement, fermeture (William Daley, Secrétaire américain au commerce)... sans doute a-t-elle encore baissé depuis (celle des Pdg est passé sur cette période de 6 ans à 16 mois)

Une statistique de Broadvision montre qu'en 1999 ce n'était pas moins de 6008 entreprise qui avaient été rachetées dans ce secteur pour un montant de 1200 Milliards de $ et si les valorisation ont très fortement baissé depuis on a tout lieu de penser que le nombre a augmenté et la mortalité n'a clairement pas diminué

...et Mark Walsh, créateur de Verticalnet www.verticalnet.com entreprise précurseur dans l'organisation des communautés virtuelles de conclure son exposé de présentation par cette citation d'Albert Einstein "il n'y a que 4 ou 5 personnes au monde qui comprennent véritablement ma théorie. Je n'en fais pas partie"

1.3.1.2 Quelques repères chiffrés néanmoins

·

60 millions de personnes dans le monde avaient accès à l'internet en juillet 96, elles étaient 90 millions en juillet 97 (Matrix Information Service www.mids.org ), 151 millions en janvier 1999),380millions fin 2000), 513 millions en aout 2001 et 605 Millions en septembre 2002.avec un sensible rééquilibrage entre les 3 continents (182 en amérique du Nord, 191 en Europe et 187 en Asie ). (NUA : www.nua.ie/surveys. Ce chiffre va sans doute atteindre un plafond, au moins dans les pays OCDE (... car il ne pourra dépasser 100%) il faudra donc rechercher d'autres indicateurs représentant la qualité elt l'usage (quantitatif et qualitatif) de ces connexions

· 90% des étudiants américains se connectent au moins une fois par jour

·

Le nombre de "host" (noms d'adresses IP correspondant à un ou plusieurs noms de domaine augmente encore plus vite: de 1,3 millions en 1993 il a connu un rythme de doublement annuel jusqu'en 1998 et croit de 50% par an depuis cette date Source: Internet Software Consortium www.isc.org on voit bien que la "crise boursière" n'a aucune traduction jusqu'à aujourd'hui sur cette croissance
Ces chiffres ne prennent donc pas en compte les sites personnels des internautes (un site comme xoom ( www.xoom.com) en héberge à lui seul 4,5 millions, geocities ( www.geocities.com ) 2,5 millions et leur équivalent français Multimania ( www.multimania.fr) 40.000
· En juin 2001 d'après l'enquête annuelle de l'OCLC, www.oclc.org le net abriteait 8,7 millions de sites web dont 47% sont américains. Les sites français comptent pour 2% du total, soit moins que les sites adultes qui atteignent 2,4% www.journaldunet.com/0110/011010oclc.shtml

· Les sites les plus fréquentés reçoivent chaque jour plusieurs dizaines de millions de visiteurs (information, jeux vidéo, annuaires, moteurs de recherche, voyage...)

· 3,3 Milliards de pages sont indexées par un moteurs de recherche comme Google (ce qui ne représente pourtant encore qu'une faible partie du total des pages présentes sur le web) et Yahoo! revendique plusieurs centaines de millions de pages consultées par jour

· il y aurait 100 Milliards de liens entre les pages sur le web (étude Btler Group) dont 10%périmés (vous pourrez sans doute malheureusement le constater à la lecture de ce rapport)

· le chiffre d'affaire généré par le réseau des réseaux a dépassé dès 1999 il le montant cumulé du secteur automobile et de celui de l'énergie. Selon une étude de la réserve fédérale américaine www.bog.frb.fed.us c'est les 2 tiers des gains de productivité des années 1995-2000 qui sont dues à Internet

· Les entreprises représentent 80 % du trafic

1.3.1.3 Un paradoxe apparent : la bourse s'effondre et les usages continuent à croitre sans rupture pendant que la rentabilité se développe

Les statistiques ci dessus et celles que nous verrons plus loin sont déjà particulièrement explicites sur ce point : on ne voit jusqu'à présent nullement trace de la crise boursière dans le développement des usages

...et le trafic a cru plus encore : 15% par mois.(225% entre juin 2000 et fevrier 2001) en pleine "crise" jupiter MMXI

Entre septembre 2001 et septembre 2002 d'après l'enquête TLB ne nombre d'actionnaires "online" a cru de 30% en France à 1,3 millions http://www.objectif-broker.com/actus.php?idActus=253

Aux US, d'après l'étude du cabinet RHK, le trafic a cru de 100% et les revenus de 17% (le "prix du bit transporté" a baissé de 45%). En 2002 le trafic internet représente le double du trafic téléphonique longue distance

Le voyage en ligne connaît une croissance de 30% l'an aux US (25% du marché en 2003) et en Europe, partie plus tard, de 60%.

Les compagnies "low cost" dont les résultats financiers la capitalisation dépasse aujourd'hui celle des grandes compagnies traditionnelles (la capitalisation de Ryanair est la plus élevée du monde: elle dépasse celle d'Air France et British Airways réunies) travaillent en 2003 à plus de 90% via Internet pour la vente des billets (qui sont vendus moins cher par ce canal que par téléphone) qui sont bien entendu des billets électroniques, économisant ainsi frais d'agences, frais de personnel, cout des systèmes de réservation et impression des billets "ces compagnies sont nées avec internet" (Olivier Fainsilber, Mercer Management Consulting)

La SNCF a augmenté ses ventes via internet de 80% de 2001 sur 2000 et atteint 272M en 2002. Elle attend une croissance de 40% sur 2003

Le groupe Pinault-Printemps Redoute a plus que doublé son chiffre d'affaire en 2001 à 458M et le premier semestre 2002 a encore montré un quasi doublement (+97,8%) sur la même période de 2001

Manutan, leader français de la vente interentreprises avec 600.000 clients, malgré une conjoncture morose, a pratiquement doublé ses ventes via internet sur l'exercice 2002/2003. Remi Rambaud se réjouit ainsi d'avoir pu toucher des TPE à qui il n'aurait pas adressé son gros catalogue papier avec ses 350.000 références (20% sont en effet de nouveaux clients). A l'autre extrémité elle a mis en place un système d'achats sur catalogue via internet (e-procurement) pour ses grands clients qui accroit significativement le volume d'activité

e-bay, site de e-brocante, a doublé son chiffre d'affaire (476M$) et son bénéfice (104M$) entre le 1er trimestre 2002 et le 1er trimestre 2003

La Redoute a réalisé 8% de son CA sur Internet (...et 30% sur la Grande Bretagne), dépassant pour la première année le minitel


Plus significatif encore, la croissance du commerce électronique en Europe : "de l'automne 2001 au printemps 2002 il a progressé de 170% à 11,5 G (dont 2,9 en France selon Forrester)" Helen Zetoun de GFK Sofema

En 2002 avec 5,3 millions d'acheteurs et 2 G de chiffre d'affaire (+47% sur 2001), le commerce en ligne représente dans notre pays 12% de la VPC (source Acsel) avec une forte progression des résultats financiers

Sur le premier trimestre 2003, selon l'Acsel www.acsel.asso.fr le nombre de transactions en ligne a encore cru de 58% entre le premier trimestre 2003 et le trimestre correspondant de 2002 et le montant des transactions effectuées avec une carte Visa a cru de 122 % www.journaldunet.com/0306/030611visa.shtml

Par ailleurs le conseil en e-business se redéploie sur les entreprises traditionnelles (biens d'équipement et compagnies d'assurance arrivent en tête). 75% des projets concernent les achats et la logistique et 68% visent l'intégration d'outils de marketing dont le CRM. D'après une étude de Syntec Conseil ce secteur devrait avoir connu une croissance de 10% en 2002

En matière de publicité, les investissements publicitaires poursuivent leur croissance en Europe, de l'ordre de 30% par an, en 2001 et 2002 d'après Philippe Besnard d'AOL Europe), contrastant avec l'atonie des marchés publicitaires plurimédias. Cette croissance s'explique par l'arrivée sur Internet des annonceurs "traditionnels"

Au niveau mondial 2002 voit passer la barre des 100Milliards de $ pour les ventes en ligne (73,6G pour les US et 32,8G pour l'Europe (Forrester Research). Amazon, Expedia et ebay ont dépassé le milliard de $ de chiffre d'affaire et les premières estimations des ventes pour les fêtes de noel 2002 font ressortir une croissance de35% (Bizrate.com)

2001 a également vu une augmentation considérable du "volume" du web en 2001 : +1,5Exabytes (un milliard de Gigabytes)

Enfin en terme de rentabilité, au début 2003, sur 208 sociétés cotées au Nasdaq 84 sont déjà rentables: eBay, Overture, Hotels.com, Expedia,... (et il s'agit cette fois de bénéfices réels et non pro-forma comme à une certaine époque) et ce taux devrait dépasser 50% debut 2004 car il semble que ces entreprises rentrent dans le cercle vertueux du succès grâce à un chiffre d'affaire qui croit alors que les couts restent relativement stables et que dans chaque secteur seul le leader a survécu ce qui explique une pression raisonnable sur les prix : Expedia a doublé son chiffre d'affaire en 2002 pour un accroissement de ses couts limité à 8% ce qui a permis à sa marge brute de bondir de 70%

1.3.1.4 Les statistiques cachent plus de choses qu'elles n'en montrent: les "achats Online" ne sont que le sommet de l'isberg

Les estimations habituellement publiées qui ne prennent en compte que les ventes en ligne stricto sous estiment très fortement l'importance des évolutions en cours puisque Cisco à lui seul déclare avoir réalisé un CA supérieur à 7,9 milliards de dollars sur le WEB dès 1999 (65% de son CA), que le courtage en ligne déjà représenté 145 Milliards de dollars en 1999 et que selon Forester Research 8 % du montant des commandes des grandes entreprises américaines passe par Internet et 7 % par les réseaux "à valeur ajoutée" (soit 300 milliard de dollars).

" Les statistiques sont comme les lampadaires : il faut les utiliser pour s'éclairer, et non, comme les ivrognes, pour s'appuyer dessus".

L"International Data Corporation - www.idcresearch.com - estime ce montant à 220 milliards de dollars en 2001, dont 26 en Europe.

Forrester research annonçait en octobre 1999 un montant de 1.660 Milliards de dollars pour 2003 (108 pour les ventes aux particuliers, 1330 pour les échanges de produits interentreprises et 220 pour les services), sans prendre en compte les 3.000 Milliards de dollars correspondant au courtage en ligne, ni les 200 Milliards de dollars de transactions qui devraient être réalisées sur le seul réseau ANX de l'industrie automobile



En 2003 au niveau mondial nous ne sommes qu'au démarrage du commerce électronique (source Forrester)

· 60 % du commerce électronique concerne la VPC, 16 % les appels d'offre et ventes aux enchères (en très forte croissance) 24 % les bourses (Forrester Research www.forrester.com)

· Le commerce interentreprises est très largement prépondérant puisqu'il représente plus de 90% de ces montants (évaluation IDC corroborée par Forrester)

Ce point est très important à noter pour les entreprises, car les média ont naturellement tendance à se polariser sur la vente aux particuliers, alors que celle-ci ne représente que l'écume du phénomène. Le site américain Techsavvy.com (ex-Industry.net) www.techsavvy.com recensait déjà près de 300.000 acheteurs et 5.000 fabricants de produits et services dès 1998

· Le montant des achats en ligne effectués par les particuliers croit rapidement mais part de bas: 0,6 milliard de dollars en 96 à comparer aux 2 milliards d'euros du minitel, 18 milliards de dollars en 1999 à comparer aux 2 milliards d'euros du minitel, 33 milliards estimés en 2000 et 52 en 2001
Pour la France il était évalué à 400MF en 1998 et, avec un taux de croissance de 170% par an, la barre du milliard a été dépassée en 1999 (1,3Milliard) pour une prévision de 60 Milliards de F en 2003 (estimations citées par François Pinault dont les 64 sites de commerce électronique (200M en 2000) ont connu une croissance de 270% sur les seuls 4 premiers mois de 2001)

d'après une étude du Benchmark Group, www.benchmark.fr/eBN.asp?pid=45&etude=4060 le chiffre d'affaires des ventes au détail en ligne a progressé en France de 246 % en 2000 et atteint 4,5 milliards de francs (voyage-tourisme (2 milliards de francs), informatique (600 millions), alimentation/boisson (530 millions)) : il n'a donc pas été affecté par la crise boursière. L'étude 2002 http://www.benchmark.fr/eBN.asp?pid=45&etude=5991 fait ressortir une poursuite de la croissance avec Avec 1,45 milliard d'euros en 2001, soit 110% de croissance par rapport à 2000

(datamonitor - www.datamonitor.com - fournit des chiffres pour l'Europe, www.strategie-internet.com pour la France enfin http://www.planete-commerce.com/etudes-statistiques.html rassemble une collection de données sur ce sujet)

Mais il faut néanmoins regarder ces chiffres avec précaution car ils qui fortement le poids réel que prend internet dans le commerce :

AutoByTel www.autobytel.com par exemple, dans la mesure où la voiture n'est pas achetée en ligne, n'est pas pris en compte dans ces chiffres alors qu'il représentait déjà à lui seul 3  milliards de$ en 96 et 17 milliards de $ en 2002 aussi bien pour des véhicules neufs que d'occasion (il travaille aujourd'hui en partenariat avec 11.000 garagistes)

Cisco, 7,9 Milliards de dollars de vente sur internet dès 1999 (dont 2,1 de bénéfice net) ne vend pratiquement que les pin's et les casquettes avec paiement "en ligne"(Bill Finkelstein séminaire Aftel NY nov 98)


De même pour le commerce interentreprises ces chiffres n'intègrent pas l'EDI qui pourtant bascule rapidement sur le protocole Internet

Le projet ANX www.anxo.com voir page 227 de l'industrie automobile américaine, en cours d'implémentation devrait pourtant représenter à lui seul 100 milliards de dollars de commandes et facturations, et la gestion des achats publics, notamment américains, davantage encore (le PEE de Washington estimait le montant des transactions par EDI à 850 milliards de Francs en 1998).

"regarder l'influence économique d'internet à travers les statistiques d'achat en ligne, c'est comme vouloir réduire la TV au téléachat" (Hugues Séverac patron de resultanet
www.resultanet.com )

On se rend compte en effet que progressivement Internet devient aux USA, dans de nombreux domaines, le véritable marché directeur, le marché de référence : même si l'achat se réalise dans une boutique, le client aura préalablement rassemblé des documents, comparé des offres, jusqu'à dans certains cas finaliser son choix, en consultant l'internet :

Forrester Research estime qu'en 2002 la moitié des acheteurs d'automobiles auront au moins recherché des informations sur le véhicule sur le web avant de l'acheter

L'étude Starch AOL (août 98) montre que dès aujourd'hui les 75% des internautes américains vont chercher des informations sur les produits techniques qu'ils envisagent d'acquérir. en 2002 70% des internautes consultent en moyenne 11 sites avant d'acheter leur véhicule

"internet est un outil d'avant vente, d'après vente et de fidélisation" Pierrick Dinard, directeur Internet de Peugeot

Cyberdialogue de juillet 98 indiquait que 1/3 des internautes avaient fait des achats en pharmacie après une recherche d'information sur internet (15.000 sites sont consacrés à la santé...)

Metifax
www.mfg-net.com estimait que 42% des industriels prenaient leur décision d'achat de machines outils sur internet (étude Atelier BNP-Paribas sur la machine outil, juillet 1999

1.3.1.5 Que faut-il penser du concept de "Nouvelle économie"?

1.3.1.5.1 C'est bien plutot d'une "nouvelle organisation de l'économie" dont il est question

Tout d'abord réduire l'impact d'Internet sur l'économie à la vente en ligne serait, comme ce rapport le montre se limiter à 2% du problème: l'essentiel de l'impact d'Internet se trouve dans le fonctionnement d'une économie en réseau qui entraine une mutation profonde dans tous les métiers de toutes tailles et de tous secteurs voir page 254

On ne devrait donc pas parler de "nouvelle économie" qui pour certains désigne les entreprises qui vendent à travers un site Web, mais de "nouvelle organisation de l'économie"

1.3.1.5.2 Même si l'on s'en tient au commerce électronique, ce serait une erreur de l'opposer au commerce traditionnel: les Click & Mortar

Pour s'en tenir au "commerce électronique" ou e-commerce, qui ne représente donc qu'une toute petite part de cette "nouvelle organisation de l'économie" ce serait une erreur d'opposer boutiques et sites web

Ce serait une grave erreur de considérer que vente en ligne et vente dans les boutiques traditionnelles sont deux mondes indépendants qui peuvent se borner à s'ignorer ou à se combattre.

Dans la plupart des cas la recherche d'une symbiose se révèle mutuellement très profitable : le site prépare la vente et la prolonge

· sur le Web : aide à la résolution de problème avec liste des produits nécessaires et mode d'emploi, promotion du produit, conseils d'utilisation, notices techniques, liste des revendeurs (bricolage, gastronomie, tourisme-loisirs, produits diététiques par exemple)

70% des personnes ayant l'habitude de chercher de l'information en ligne vont d'abord s'informer sur Internet avant d'aller consulter leur médecin

le chausseur lyonnais Bexley
www.bexley.com indique qu'il voit arriver dans ses magasins des clients qui savent exactement ce qu'ils veulent, y compris les références du produit

L'étude menée mi 2001 par RoperASW (ex-Institut Roper Starch)
www.roper.com en Grande-Bretagne, Allemagne et France révèle que 68 % des internautes utilisent le Web pour se renseigner sur les produits qu'ils souhaitent acheter.

"le Web a un effet d'accélération sur les ventes en magasin, il n'y a pas de cannibalisme entre les deux" Jan Löning, Pdg de Fnac.com, Les Echos.net 27/1/03


· en boutique le vendeur pourra disposer à travers une partie du site qui lui sera réservé d'un précieux concours du fournisseur (argumentaire commercial, accès à la documentation détaillée sur les produits, gestion des commandes et des stocks, informations pour le SAV ...).
Le catalogue (développé par les 3 Suisses avec des microcodes-barre) ou la publicité papier eux aussi peuvent devenir communicants : grace à des codes barres et un lecteur connecté il est possible de commander par un téléphone portable ou de demander des informations complémentaires

Autre synergie possible, particulièrement développée au Japon, l'utilisation de la boutique pour la livraison, règlant ainsi le difficile problème de la logistique "capillaire" jusqu'au domicile du client. Le problème du paiement est alors de ce fait automatiquement résolu

Au Japon il y a 30.000 "Combini" (seven-eleven, lawson, ). Tout japonnais vivant en milieu urbanisé est à moins de 10 minutes d'un tel magasin ouverts quasi jour et nuit. Il peut passer commande depuis chez lui, depuis son téléphone portable (de plus en plus: 40% visé) ou depuis la boutique

La livraison se fait dans le combini 13% (qui peut lui-même livrer à domicile). Le client prend alors possession de la marchandise et paie au Combini, tant et si bien que les paiements en liquide (9%) dépassent de très loin les paiement par carte (6%)!! (Gilles Etienne, PEE de Tokyo)

En 2001 Alapage s'associe à Extrapole (Lagardère)pour coupler boutiques et vente en ligne, Fnac.com s'appuie sur les 3000 relais-colis de la Redoute, Hachette lance Zendis (ex UpTooYoo) pour quadriller le terrain de points relai a partir des 900 distributeurs de presse (il prévoit 3500 "pick up points" entre la France, la Belgique et la Suisse), C-Discount utilise le réseau des 4.500 supérettes de "Petit Casino" et la start-up Alveol
www.alveol.com se propose de tisser un réseau de réseau de points relai en fédérant des réseaux de buralistes, de distributeurs de carburants, de guichets voyageur des gares,...

Pour stigmatiser ce concept majeur d'une stratégie de symbiose entre commerce électronique (virtuel) et boutiques "en dur" ("Brick & Mortar" en anglais), les américains nomment ces nouveaux commerçants "Click & Mortar" (ou aussi, clin d'oeil aux entreprises créées autour d'une stratégie "tout internet" appelées les "dot.com", car elles ont souvent choisi leur nom de domaine comme marque (amazon.com = amazon-dot-com), ces Click & Mortar sont surnommées les "dot.bam" (bam= Brick & Mortar....).

L'entreprise Grange, http://www.grange.fr créée en 1905 à Saint Symphorien sur Coisne fabricant de meubles haut de gamme de style, 85% d'export (dont Bill Gates et la reine d'Angleterre), dote ses 250 distributeurs dans 25 pays (avec boutiques et commerciaux itinérants) du logiciel Caméléon qui permet à ceux-ci de concevoir le meuble, en temps réel, à partir d'éléments modulaires ou paramétrables, de calculer le prix en temps réel et de lancer ainsi sans surcoût et sans délai, la prise de commande, la mise en fabrication et la facturation (que ce soit depuis la boutique ou depuis le micrordinateur portable du vendeur)

Objectif, outre les économies administratives et de stockage: une augmentation de 50% en 3 ans du chiffre d'affaire, car jusqu'à présent seuls 35 distributeurs étaient capables de vendre du meuble sur mesure. "Les 1,5M d'investissement ont été vite amortis grace à l'augmentation de la marge, la division par 2 des délais de livraison et l'élimination de la plupart des stocks" Laurent Francès

Des entreprises "virtuelles" comme Homeportfolio
www.homeportfolio.com ou NamesUKnow www.namesuknow.com s'attachent à fédérer autour de leurs enseignes des boutiques de meubles réelles en présentant leurs catalogues sur le web

De même il n'y a jamais eu autant de salons professionnels, justifiés par le besoin de se rencontrer, que depuis que l'Internet se développe ... et ces salons utilisent largement Internet pour leur organisation, les inscriptions et "l'après salon"

Il serait donc stupide de s'enfermer pour des commodités statistiques dans une opposition entre "commerce en ligne" et "commerce traditionnel": on peut penser qu'à terme un très grand nombre de transactions seront mixtes avec une partie sur internet et une partie dans les boutiques traditionnelles car l'acte de ne saurait se réduire à la vente stricto-sensu club d'utilisateur, mailings,...)

"l'acte" de commerce est complexe et peut se décomposer en au moins une dizaine de phases dont certaines s'effectuent de façon plus performante en "face à face" et d'autres en ligne:

Une politique commerciale efficace évitera tout intégrisme et s'efforcera d'utiliser le meilleur outil au meilleur moment en fonction du type de produit et du type de client
1) études de marché et marketing

2) notoriété: faire connaître le produit et la société (publicité, actions promotionnelle,...)

3) être "trouvable" par le client (qui avant un achat compare les offres): référencement par les moteurs, présence dans les sites de comparaison, dans les catalogues,...)

4) donner de l'information technique et commerciale sur les produits: avant un achat important ou délicat le client souhaite pouvoir consulter une documentation riche et précise et savoir où acheter le produit (softselling)

5) donner confiance: avec la mondialisation clients et fournisseurs se connaissent directement de moins en moins: c'est la raison de l'importance des tiers de confiance qui, en donnant leur label apportent leur crédibilité au fournisseur ou au client vis à vis de son partenaire (ce peut être en matière de qualité des produits, de solvabilité, de respect d'une charte éthique, de la résolution des conflits, d'une assurance de bonne fin,...)

6) négociation du prix: vente aux enchères, réductions de fidélité, négociation,...

7) adaptation du produit au besoin du client

8) décision d'achat ou de reservation

9) paiement proprement dit

10) livraison avec suivi en temps réel (tracking)

11) service après-vente, club d'utilisateur, gestion des réclamation
la Camif www.camif.fr développe sa stratégie multicanal depuis 1998 avec son catalogue papier, 14 magasins et Internet. Entre 1999 et 2000, le site a vu le nombre de visiteurs uniques par mois passer de 550.000 à 1 million de visites uniques pour un panier moyen de 1.275 francs. En 2001 il devrait représenter 7% à 10% de son chiffre d'affaires. Il utilise le mail-marketing pour prévenir ses clients sur les nouveautés produits ou en leur envoyant, personnellement, une documentation sur un produit repéré sur le site. Cat@mag invite ainsi le client à choisir le produit sur le catalogue, à venir l'essayer en magasin puis à le commander sur le Net. "un client multicanal consomme 2,5 fois plus qu'un client monocanal"

de même les Banques qui avaient souvent développé une banque en ligne sont de plus en plus revenue à une stratégie "multicanal" permettant de conjuguer et d'utiliser au mieux tous les moyens de communication avec leurs clients (Dexia a par exemple réintégré Dexiaplus)


On constate malheureusement trop souvent que par une sorte de schizophrénie l'entreprise "oublie" sur son site qu'elle a aussi une existence dans le monde réel et n'indique que l'adresse de son webmestre négligeant d'indiquer son numéro de téléphone et son (ses) adresse(s) physique(s)

Des sites comme Ismap www.ismap.com, Maporama www.maporama.com, Viamichelin www.viamichelin.com ou Sytadin www.sytadin.equipement.gouv.fr vous aideront à indiquer à vos clients sur votre site web comment se rendre chez vous

1.3.1.6 la croissance en France, en Europe et dans le monde

voir en particulier l'étude de Taylor Nelson Sofrès www.tnsofres.com/ger2001/keycountry

1.3.1.6.1 La France est en retard
1.3.1.6.1.1 les dernières années du siècle auront vu le décollage ... mais pas le rattrapage et cette tendance se poursuit.

Si la part des autres pays croissait de façon régulière ce ne fut pas le cas de la France jusqu'en 1998 : partant de plus bas son taux de croissance était de surcroit très inférieur à celui des Etats-Unis ainsi qu'à la moyenne des autres pays de l'Union Européenne.

Depuis 1999 les taux de croissance français ont rejoint la tendance mondiale : celle du quasi doublement en 18 mois . en 2001 ce taux (3,6% par mois) a même été supérieur à celui de l'Allemagne(2,5) et du Royaume Uni (2,8%)

Mais pour autant, notre retard, s'il ne s'est pas aggravé en valeur relative, s'est accru en valeur: D'autant plus que, au fur et à mesure que tout le monde se connecte, l' "instrument de mesure" qu'est le taux de connection perd sa signification. Le Challenge se porte sur les usages nouveaux (ce n'est pas aujourd'hui le taux d'équipement en téléphone fixe qui peut servir d'indicateur pertinent pour comparer le niveau de développement de deux pays)

Paul Gratton déclarait aux Echos "l'attitude des Français face aux nouvelles technologies est la même que celle des Anglais en 1998"... 4 ans de retard, et les Anglais ne font pas la course en tête

Comme nous l'avons vu le "global sophistication index" de Jupiter MMXI ne laisse pas apparaître notre pays dans le top ten

"la France a une vision trop gadget de la "Nouvelle Economie", il s'agit en fait d'une vraie révolution qui permet d'abord d'abaisser les coûts" Alex Gontier fondateur de Ipin

Déjà En 98 avec 6 % de la population connectée (2,87 millions de personnes, NOP Research Group), nous étions loin du Royaume Uni (9 %), des Etats-Unis (27 %) et plus encore de la Finlande (35 %).

L'institut Rexecode www.rexecode.asso.fr a réalisé une étude couvrant 1990-1998 comparant les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. On y note un retard de la France et de l'Allemagne par rapport au Royaume-Uni et surtout par rapport aux Etats-Unis. Le poids des NTIC dans l'économie est plus élevée aux Etats-Unis (7,9%) et au Royaume-Uni (7,3%) qu'en France (5,1%). Si au lieu de prendre le secteur des nouvelles technologies, on se concentre sur le secteur des télécommunications, le résultat est quasiment le même. La France est le pays où le poids du secteur est le plus faible: 1,4 % contre 1,8 % en Allemagne et aux Etats-Unis et 2% au Royaume-Uni.

1999 a démarré de façon beaucoup plus soutenue : notre pays comptait 4,8 millions d'ordinateurs (ou autres plateformes nomades,..) connectés et 6,5 millions d'internautes (IDC www.idc.fr et Forrester www.forrester.com),

En 2000, 30% des foyers possèdaient au moins un ordinateur dont 31% étaient connectés rattrappant ainsi le parc installé dans les entreprises. Fin 2000 idc estime à 10,9 millions le nombre d'internautes (à titre privé et/ou professionnel) pour 7 millions d'ordinateurs connectés

Le nombre de sites marchands est passé de 625 en janvier 1999 à 1530 en janvier 2000 (annuaire "le web marchand") mais 2% seulement des foyers ont acheté en ligne (17% aux US et 10% en Grande Bretagne) pour une moyenne de 450$ (1200 aux US), soit un facteur 23 de décalage entre la France et les US si les chiffres de Ernst&Young sont exacts

En 2001, 32% des foyers disposent d'au moins un PC et d'après une étude du SESSI aout 2001 ("L'Internet : les Français se hâtent lentement"), un tiers des Français ont déjà utilisé internet au moins occasionnellement et 20% sont connectés depuis leur domicile (56% y accèdent en outre depuis leur lieu de travail ou d'étude).

Ces 20% sont à comparer à 30% en Allemagne, 36% en Grande Bretagne, 54% au Dannemark www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p152.pdf

Médiamétrie estime le nombre d'internautes quant à lui à 14,3 millions à mi-2001 et c'est 28% des internautes qui auraient procédé à un achat en ligne (WallStreetJournalEurope sept 2001)

Mais notre retard se retrouve encore accru pour les nouveaux usages (haut débit et nomade) : début 2001 par exemple il y a 7 fois plus de connection ADSL en Allemagne qu'en France! (mais certains pensent que le cout extrêmement élevé du bas débit et le retard du forfait illimité risque de "booster" le haut débit malgré son prix)

En Avril 2002 Médiamétrie évalue à 36% les foyers possédant au moins un ordinateur, à 25% le nombre d'internautes français (16,4 millions) et à 6,4% les foyers connectés en "haut débit" (contre 2,8% en 2001): le million d'abonnés haut débit a été atteint en septembre 2002 (essentiellement en ADSL, le câble avec une croissance de 43% ne représente que le quart du marché)

Sur l'ensemble de l'année le commerce électronique B to C devrait d'après les premières estimations s'élever à 3Milliards d'Euros avec 2.000 sites marchands dont une petite centaine contrôlent 70% du marché (Ernst&Young)

En 2002 les ventes de PC fixes ont stagné mais les PC portables ont fortement augmenté

"le développement technique de l'Internet en France a pris du retard par rapport aux Etats Unis mais aussi à la Grande Bretagne, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Scandinavie, l'Australie ou Hong Kong...Par de nombreux aspects ce retard se creuse..." Jean- François Abramatic Président du World Wide Web http://mission-dti.inria.fr/index.html

En matière de publicité, qui est un indicateur de l'usage commercial d'internet, la France ne représentait que 0,3% du total mondial en 1997, 1 % en 1998.( www.journaldunet.com ) et 1,5% en 1999 (Forrester www.forrester.com)

Dell vend ses ordinateur essentiellement sur Internet : alors qu'en 2001 ses ventes mondiales ont explosé (+18%), en France elles ont reculéde 4,5%

Néanmoins on note une augmentation de 32% entre le premier semestre 2002 et le premier semestre 2001 des ventes du pôle commerce électronique de France télécom (Alapage, marcopoly, Librissimo,...)


2003 voit surtout une nouvelle forte poussée des ventes des ordinateurs portables (+30%) qui sont l'indicateur du développement des usages nomades (en particulier avec l'arrivée du Wi-Fi voir page 284) dans les entreprises comme dans les foyers et ceux-ci représentent maintenant 33% des ordinateurs vendus

Le nombre de foyers possédant un ordinateur poursuit sa croissance (42%) mais le retard avec les autres pays européens ne se résorbe toujours pas (55%)

La croissance est entièrement imputable aux connections ADSL (parfois appelées improprement "haut débit")
www.afa-france.com/chiffres

Les chiffres publiés par l'OCDE dans son tableau de bord 2003 montrent que quels que soient les indicateurs, notre pays dispose d'une large "marge de progrès" www.oecd.org/document/11/0,2340,fr_2649_34225_15146635_119656_1_1_1,00.html

Concernant la pénétration de l'internet haut débit (DSL, modem câbles, satellite, fibre optique et réseaux sans fil), la

France se classe en 16e position, (2 lignes pour 100 habitants) la Corée du Sud se classe largement en tête (19 lignes) suivie du Canada (10), de la Suède et du Danemark (7), de la Belgique (6) et les États-Unis

Pour le nombre d'abonnés à l'internet notre pays occupe la 22e position (avec un taux de pénétration de 11% ). l'Islande arrive en tête (60%). Suivent la Corée du Sud (50%), le Danemark ( 38%), la Suède et la Suisse (32%).

Pour le nombre de sites web pour 1000 habitants La France arrive en 20e position (environ 15 sites pour 1000 habitants) l'Allemagne se classe au premier rangvec 84,7 sites , devant le Danemark et la Norvège..

Autre indice qui pourrait nous réjouir s'il n'était la confirmation du point précédent: sur les 900.000 pages pirates ("warez") la France n'en compte d'après le BSA (Business Software Alliance) que 9.800

Le rapport du World Economic Forum 2003 portant sur 82 pays situe la France au 4ème rang mondial pour la qualité de ses ingénieurs et scientifiques et au 19ème position en terme de capacité à utiliser les réseaux de technologie de l'information (critère ou la Finlande occupe la 1ère place et les Etats Unis la seconde). Cette analyse confirmerait l'hypothèse que notre retard est structurel et correspondrait à une question culturelle et non à un retard technologique

1.3.1.6.1.2 Encore très masculin et élitiste

Internet reste encore masculin et élitiste dans notre pays : les cadres supérieurs masculins de moins de 35 ans sont plus des deux tiers à utiliser Internet

La part des femmes est passée de 29% (2000)à 37,7% (2001) puis 39,9 (2002)des internautes (aux USA elles étaient déjà 39% en 1998 pour une prévision de 53% en 2002 et même 62% pour les fêtes de fin d'année, ce qui est un signe de plus grande maturité du marché car comme le fait remarquer le Cétélem "ce sont principalement elles qui font leurs achats sur catalogue. Or elles ne réalisent que 25% des achats sur internet, alors qu'elles sont à l'origine de 70% des achats du commerce traditionnel et de 80% des décisions en matière de santé")

Les sites consultés par les femmes (1- astrologie, 2- art&culture, 3- femme, 4- mode-beauté, 5- nourriture) sont très différents de ceux consultés par les hommes (1- petites annonces, 2- adulte, 3- science&techno, 4- sport, 5- news) étude netvalue
www.netvalue.com sur les USA. Ils diffèrent également fortement suivant les pays en France les sites les plus fréquentés par les femmes sont 1- "femmes", 2- logement, 3- art&culture, 4- cartes électroniques, 5-emploi. En Allemagne après les cartes électroniques arrivent"chat, santé, films et recherche de personnes

Pour des sites comme Marcopoly www.marcopoly.com (France Télécom), premier marchand français d'électroménager à ne vendre que sur internet, l'enjeu est important

1.3.1.6.1.3 Les grands groupes français prennent le virage, l'année du décollage pour les mutations en profondeur

Des groupes comme Pinaut et Arnault, Vivendi et Lagardère s'étaient jetés dans la bataille des dot.com et la sélection naturelle a laissé quelques cadavres sur le tapis (e-loan europe, boo.com, worldonline, clust, ...) mais on peut espérer que ceux qui ont survécu à l'épreuve du feu sont maintenant bien armés pour l'avenir:

Mais surtout des grands groupes comme Usinor, Renault, Aventis, Saint Gobain, Carrefour, Airbus, Dassault, Thalès, Snecma... commencent à utiliser les outils de l'Internet pour développer la compétitivité et la flexibilité de leur entreprise (tant pour la conception que la production) et de tout le réseau de fournisseurs et de sous-traitants qui gravitent autour d'eux. le livre blanc 2001 de novamétrie , qui résulte d'une enquête conduite auprès de 300 dirigeants de grands groupes, www.novametrie.com/html/etudes_co_grdscomptes01.html donne un éclairage très interessant sur ce point même s'il s'agit de chiffres "déclaratifs" qui peuvent enjoliver quelque peu la réalité des faits

2001 a été vraiment de ce point de vue l'année de l'amorce du décollage confirmé en 2002 et 2003, après une longue période d'incubation dans les grands groupes français : 40% ont entammé une première une mise en oeuvre opérationnelle et ils ne sont plus que 50% à simplement réfléchir et à esquisser leur stratégie...

Leur internationalisation croissante les a ammené, plus rapidement que des entreprises purement hexagonales (voir l'étude Ufb-Locabail sur les PME page 62) à percevoir le côté stratégique et incontournable de cette mutation et 45% des directions e-business sont dorénavant directement rattachée à la direction générale contre 12% à la direction informatique et 76% indiquent que la stratégie est définie au niveau DG pour 2% à la direction informatique et on ne parle même plus des directions de la communication qui au départ, du temps ou internet était assimilé à de la communication, géraient l'essentiel des budgets "internet". Lors de notre mission à chicago en mai 2002 http://www.yolin.net/Chic0426.zip nous avons pu constater dans toutes le entreprises rencontrées (Boeing, Proctel & Gamble, Daimler-Chrysler, Quaker Oats, General Electric, General Motor, Tower Automotive...les responsables e-business étaient systématiquement Vice-Président Groupe et rapportaient donc directement au patron "it's a C-Level challenge")

88% considèrent qu'ils vont devoir repenser l'organisation de l'entreprise et 62% les processus principaux qui structurent leur activité. 83% estiment que cela va modifier la nature de leurs relations avec leurs clients, 50% avec leurs fournisseurs et 53% leurs produits ou services,

44% estiment qu'ils vont pouvoir baisser leurs coûts et 31% développer leur chiffre d'affaire.

83% pensent que cela va modifier la contrainte "temps et 72% la contrainte géographique:

La lourdeur de leur structure les condamne néanmoins à une évolution étalée dans le temps pour être sociologiquement supportable. Les freins prévus : "la résistance au changement" (56%), l'organisation (51%), la technologie (52%), le cout vient en dernier (45%). Mais à ces freins internes se rajoutent celle des clients (41%).

17% utilisent déjà les market places autant pour vendre que pour acheter et 34% y ont investi (ce plateformes ne sont pas encore opérationnelles): plus que les prix sont mis en avant l'intégration informatique et logistique entre fournisseur et acheteur (donc la rapidité, la flexibilité et les couts administratifs). Pour les ventes ils sont plus réservés considérant que l'exercice de transparence qu'implique cet exercice pourrait être préjudiciable à leurs marge (et ceci d'autant plus quand l'entreprise a le sentiment d'être incontournable) "les entreprises préfèrent mettre la pression sur leurs fournisseurs, bien qu'ils s'en défendent, plutot que d'avoir à la subir de leus clients"

1.3.1.6.1.4 Les PME: en 2003 une prise de conscience encore faible

Le Livre Blanc 2001 de Novamétrie www.novametrie.com/html/etudes_co_pme01.html, issu d'une enquête auprès de 800 patrons de PME indique qu'à 75% Internet est perçu comme une opportunité et à 5% seulement comme une menace

Néanmoins, même si 1% seulement considèrent que c'est un enjeu passé, ils ne sont que 19% "pionniers" a avoir de premières mises en oeuvre à leur actif (34% en Ile de France) et 13% a avoir ébauché une stratégie. 66% considèrent que c'est un problème stratégique important mais pas urgent: ils attendent un déclencheur

En particulier 42% mettent e avant comme raison que leurs partenaires ne sont pas prête (alors qu'ils ne sont que 25% à estimer que ce sont eux qui ne sont pas prêts!) : ceci montre l'importance des actions collectives pour rompre ce cercle vicieux de l'attentisme

L'existence des Market Place est quasiment inconnue en dehors des pionniers "par leur attitude attentiste les PME se préparent à subir ce que les grandes entreprises leurs réservent"

"Elles mettent en avant la communication à une large majorité (81%) avant les relations avec les clients et les fournisseurs, montrant ainsi que leur réflexion n'a guère dépassé le site institutionnel, de la vitrine..."


Pour les 11% qui considèrent qu'il y a urgence, fortement concentrés en région parisienne, la priorité est à la qualité de la relation client (contrairement aux grands groupes qui comme nous l'avons vu, sont davantage concentrés sur leurs fournisseurs) et à la mise en ligne de la chaine de production et de logistique pour une plus grande réactivité (ERP et extranet)

Malheureusement les PME concurrentes d'Europe du nord vont, elles, de l'avant à vive allure ... voir page 62

Les récents contacts sur le terrain, bien que très qualitatifs semble montrer que la situation n'évolue pas dans le bon sens: la plupart des PME en sont resté à la vision "site plaquette+e-commerce". Elles sentaient confusément que cela n'était pas un enjeu fort pour elles mais se croyaient obligées de déclarer leur interet "pour plus tard". L'effondrement boursière des start-up les délie de cette "obligation" et elles ne se croient même plus obligées de "faire semblant"

D'autres chiffres intéressants, analysant finement par secteur d'activité quelques indicateurs de la pénétration d'Internet (mais limités aux industries manufacturières) sont produits par le Sessi: ils sont accessibles à partir du site de notre ministère
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p137.pdf, www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p135.pdf et www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p136.pdf

1.3.1.6.2 L'Amérique du Nord et Israel

Tout en restant prudent dans les comparaisons face à l'hétérogénéité des sources on peut citer quelques chiffres rassemblés notamment par NUA www.nua.ie/surveys

Avec 183 millions d'internautes le continent Nord Américain représente le tiers des effectifs mondiaux (estimés à 605 millions début 2002 (NUA : www.nua.ie/surveys). 72% des foyers étaient connectés avec une durée de connction de 10h par semaine (+15%) (Mission économique de San Francisco) ils étaient 163 fin 2000 et 101 millions en 1999 (Forrester www.forrester.com), 73 millions en octobre 1998 (Intelliquest: www..intelliquest.com ) , 41 millions en avril 1997 (FIND/SVP www.findsvp.com )

· Les USA : en aout 2001 était franchie la barre des 60% pour le taux de "connectés" (166 millions) NielsenNetRatings http://209.249.142.27/nnpm/owa/NRpublicreports.usageweekly
10% des foyers américains connectés disposent déjà aujourd'hui d'un accès à haut débit (7% par le câble et 3% par l'ADSL) www.kineticstrategies.com Ils seront 29 Millions en 2004 (Gartner)

Ce pays représente l'essentiel du e-commerce B to C, plus de 80% (Forrester www.forrester.com) et 47% du B to B (IDC)

Pour le commerce de détail avec 17% des foyer (39 millions) acheteurs en ligne en 1999 (17millions en 1998) qui ont acheté en moyenne pour 1200$ (230 en 97) ils dépassent largement l'Europe: 8,3 millions d'acheteurs (5,2 en 98) et un montant moyen d'achat beaucoup plus faible (étude Ernst&Young).

Une étude de Business Software Alliance (novembre 2002) indique que 93% des internautes américains ont déjà acheté en ligne

Surtout, sur le plan des entreprises, les NTIC représentent en 2002 50% du tatal des investissements
· Le Canada 45% d'habitants connectés, (Nielsen NetRatings www.nielsennetratings.com/hot_off_the_net_i.jsp, juillet 2001) comptait 6 fois plus d'internautes connectés à haut débit que la France en 2001, avec 2 fois moins d'habitants. Soulignons que malgré une faible densité de population les tarifs en sont inférieurs à ceux pratiqués en France pour la connection illimitée à bas débit!

· Israël: 2 Millions en juillet 2001 (37%) : Internet abolissant les distances, son tissu économique dans ce secteur est totalement intégré à celui des USA (Avec 6 millions d'habitants c'est le premier pays sur le Nasdaq après les US avec 102 sociétés cotées (pour 65 Milliards de $ en 2001) contre 8 entreprises françaises), c'est pourquoi nous l'avons classé ici
C'est un pays qui n'a d'ailleurs pas à rougir de la comparaison avec les USA: il encourage vivement la recherche (télétransmission, cryptage, intelligence économique) et a vu naitre de nombreuses start-up dont certaines sont devenues des leaders comme ICQ, .... Omme aux US, les financements militaires ont joué un rôle d'entrainement important

1.3.1.6.3 L'Asie, partie plus tardivement mais elle connait une forte croissance

Presque à égalité avec l'Europe : 187 Millions d'internautes en septembre 2002 contre 191, l'Asie, bien que très hétérogène connaît une très forte croissance (Chine et Taiwan) avec des domaines de leadership : l'Internet nomade (Japon), le haut débit (Corée, Hong Kong) les usages (Singapour)

· Le Japon: compterait 66% d'internautes début 2002 (Global eCommerce Report de TaylorNelson Sofrès www.tnsofres.com/ger2001/keycountry/japan.cfm) contre 37% (48 millions début 2001 www.itu.int/ITU-D/ict/statistics/index.html ) contre 31 millions début 2000 www.idcresearch.com 12 millions mi-1998 www.3.nikeibp.co.jp et 8 millions fin 1997

D'après l'étude Global eCommerce Report,le nombre d'internautes aurait doublé en 2001 pour passer à 66% de la population dont 93% des moins de 25 ans

Les internautes japonais bénéficient d'un ADSL non bridé :la plupart des fournisseurs d'acces commercialisent une offre a 8 Mbps pour un cout mensuel situe entre 17 et 25 euros et à 20 Mbps début 2003 A terme, l'XDSL permet de monter jusquà 80Mbps sur la ligne téléphonique classique (VDSL)

Fin 2000 le gouvernement japonais a annoncé le lancement d'un vaste programme de cablage du pays en fibres optiques avec l'objectif d'assurer du très haut débit à toute la population en 2005. A mi-2002 on denombrait 35.000 utilisateurs, avec un rythme de progression de 8.000 nouveaux abonnes par mois, avec un prix inferieur a 85 euros par mois pour 100 Mbps

"Le japonais est devenu la deuxième langue du net" titraient "les Echos", mais son économie comme celle des pays latins a bien des difficultés à s'adapter au rythme de la nouvelle économie, au rôle clé des start-up dans le renouveau économique, à la nécessité d'innover en prenant des risques, et surtout aux bouversement des méthodes de direction des entreprises,

De plus l'opérateur historique japonnais NTT a été encore plus préservé de la concurrence que les grands opérateurs européens ce qui a entrainé des couts particulièrement élevés pour les télécommunications et un freinage des développements

Par contre le Japon a réussi une percée sans équivalent dans les usages nomades (I-Mode, connexion Internet par téléphone mobile) avec plus de 30 millions d'utilisateurs, et le lancement de l'Internet mobile de troisième génération (UMTS) en octobre 2001 bien avant l'Europe et les Etats Unis voir page voir page 297

Il conserve par ailleurs une place de leader dans de nombreux secteurs de l'électronique grand public qui se transforme en terminaux Internet (appareils photo, caméra vidéo, consoles de jeu,...) et dans les composants (chipsets peu consommateurs d'énergie,...)

Ce pays, dont les consommateurs sont friands de nouvelles technologies, se place donc bien pour ce qui concerne les usages ludiques et nomades, par contre au niveau des usages professionnel, pour des raisons culturelles très semblables à celle de notre pays, le Japon ne fait pas partie des pays leaders car les évolutions dont internet sont porteuses heurtent de plein fouet la logique des Keiretsu, "loyauté, exclusivité, discipline", sape le rôle des intermédiaires traditionnels et bouscule les hiérarchies vieillissantes. (voir compte rendu des Electronic Business Days du CFCE
www.cfce.fr de janv 01)

Par ailleurs le Japon est un pays qui n'est traditionnement pas propice à l'éclosion d'entreprises innovantes susceptibles de bousculer l'équilibre des pouvoirs en place : c'est une seconde source de renouveau qui est ainsi bloqué

· La Corée 16 millions d'internautes a tout de suite misé sur les hauts débits : dès sept 2000 elle comptait 2,2 millions de foyer abonnés à des services à haut débit (soit plus que les US, 2 millions!) et en juin 2002 était le pays où la diffusion du haut débit est la plus avancée avec plus de 8,5 millions d'abonnés, soit18% de la population.
En 2003 ce sont les 2/3 des foyers qui sont connectés au haut débit

Dans ce pays une large part de l'éducation est assurée par e-learning, notamment l'anglais : un jeune Coréen qui n'a pas à son domicile un accès à haut débit à partir de l'age de 5 ans est très fortement pénalisé pour ces études. Il s'agit de ce fait d'un investissement prioritaire pour bien des foyers coréens (Martine Lapierre Alcatel, colloque CSTI du2 décembre 2002). Ajoutons que ce pays a la passion des jeux en réseau...: je jeu en ligne Lineage qui propose des aventures dans un "monde permanent" fantastique, est fréquenté par 3,2 millions de joueurs
· Le "monde Chinois" de façon plus générale, c'est à dire le pourtour du pacifique et l'Asie du Sud-Est constituent aujourd'hui une structure en réseau bénéficiant tant de compétences scientifiques et technologiques que de ressources financières qui en font aujourd'hui un acteur majeur
Si en Chine populaire proprement dite il n'y avait encore que 40 millions d'Internautes en juin 2002 elle en comptait déjà 68 Millions un an plus tard

Le taux de croissance explosif que connaît actuellent ce pays (50% par an) , le nombre et la qualité de ses ingénieurs et scientifique, le dynamisme de ses entrepreneurs en font aujourd'hui avec l'Inde le principal pole de développement mondial : son industrie électronique, télécommunication et informatique monte en puissance avec des industriels majeurs comme LG, ... : elle fournit le marché interieur mais avec de grandes ambitions sur la marché mondial qui dépasse les produits bas de gamme et la sous-traitance.

Grâce aux nombreuses délocalisations menées par la majorité des grands constructeurs taiwanais, un PC portable sur deux devrait être fabriqué en Chine, fin 2003 faisant de la Chine, le premier fabricant mondial de PC portables http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39115712,00.htm

Ce n'est plus le bas cout de sa main d'oeuvre qui est aujourd'hui son atout principal mais sa qualité et son haut niveau d'éducation :

"les Chinois forment chaque année de plus en plus de scientifiques de très haut niveau, en même temps qu'ils donnent une éducation forte à un nombre plus grand de leurs enfants .... Quand on regarde chez nous ce qui se passe sur l'éducation des jeunes, surtout des pauvres dans les villes, on voit qu'il n'y aura bientôt plus de comparaison possible entre la proportion de notre population vraiment éduquée et capable de suivre la haute technologie et celle de la chine et de l'Inde. Là est le vrai problème" Felix Rohatyn, ancien ambassadeur des US en France au Monde, 12/11/03

Une entreprise comme Huawei hier encore totalement inconnue se pose aujourd'hui, en tant qu'équipementier ADSL, en compétiteur d'Alcatel, leader mondial avec 40% du marché

En octobre 2003 le président de General Electric inaugurait à Shanghai un nouveau laboratoire de recherche du groupe, un de ses trois centres mondiaux
ð A Hong Kong compte 4 millions d'internautes soit 54% de la population. Comme la Corée, Hong Kong mise sur le haut débit: HK Télécom met en place un réseau à large bande qui en 1999 irriguait déjà 1,9 million de foyers. En 2001 c'est déjà 53% des Hong Kongais connectés depuis leur domicile qui disposent d'une connexion large bande pour accéder au Web (Nielsen NetRatings)

ð Taiwan 12 millions d'internautes mi-2001, soit 52% de la population (dont 35 par une connection à haut débit, www.nielsennetratings.com/hot_off_the_net_i.jsp, 6 millions un an auparavant, avait dépassé la barre des 3 millions fin 98 contre 1,6 million en décembre 97 et 0,4 en décembre 96

Par ailleurs ce pays depuis 30 ans a fait former ses élites en Californie et aujourd'hui, avec le désinteret des jeunes autochtones américains pour les études scientifiques, ils prennent progressivement un rôle majeur dans la technologie puis dans le management des entreprises High Tech : aujourd'hui c'est 20% d'entre elles qui sont créées par des Ingénieurs Chinois (essentiellement Taïwannais) qui pour nombre d'entre eux ont relocalisé le centre de commandement à Taiwan, avec des laboratoires dans la Silicon Valley pour rester branchés sur ce point focal scientifique, et des usines en Chine continentale Cette configuration leur permet de constituer des entreprises, non plus de sous-traitance et d'éxécution, mais aussi de R&D notamment dans le hardware et on a du mal à imaginer que nos entreprises puissent longtemps résister à cet assaut : de jeunes ingénieurs français travaillant dans ce pays nous adressent une forte mise en garde "est-il possible de travailler 2 fois moins en gagnant 2 fois plus sans être mieux formé et plus performant? Dans un premier temps on peut consommer l'héritage des ancêtres et hypothéquer les revenus des générations futures, mais pour combien de temps?"

ð Singapour, 2,1 millions d'internautes en aout 2001, soit 50% de la population, a décidé pour sa part de connecter la totalité des foyers de la ville Etat par des liaisons à haut débit (1 à 2 Mégabit/s)
Il a surtout voulu développer intensivement les usages dans tous les domaines (voir www.tas.gov.sg qui est en outre un remarquable modèle de "portail" public)

Depuis janvier 1999,grâce à l'alliance de Citibank, Gemplus et MobilOne, il y est possible de faire ses transactions financières à partir de son téléphone mobile (consultation et suivi des comptes, virements, paiement de factures, opérations boursières,...) et de recharger son porte-monnaie électronique. Déjà en 1998 15% des contribuables faisaient leur déclaration d'impôt par l'Internet

les petits Singapouriens apprennent à utiliser l'Internet avant même la lecture et l'écriture et la cité-Etat entreprend un programme spécifique pour initier les personnes âgées (il y a déjà dans ce micro-Etat autant d'ordinateurs que d'habitants)


La ville -Etat recueille les fruits de son investissement sur l'éducation de sa population en accueillant la nouvelle usine d'AMD associé au taiwannais UMC qui devrait couter entre 3 et 4 Milliards de $ "le niveau d'éducation du personnel est maintenant identique à celui de l'Europe avec des conditions économiques très attractives" déclare Hans Deppe directeur de l'usine de Dresde d'AMD
· L'Inde : n'oublions pas non plus ce pays que l'on a trop souvent tendance à regarder de haut en ne considérant que ses zones de sous développement : il existe aussi une Inde "high tech" qui représente peut-être aujourd'hui 10 à 15% de la population totale, avec des Universités entourées de parcs technologiques qui n'ont rien à envier aux meilleures universités technologiques américaines et des zones de développement, comme Bangalore, hautement performantes dans le domaine du logiciel et des biotechnologies
Et n'oublions pas que 5% de la population Indienne, c'est la population de la France

10% des entreprises de haute technologie Californiennes sont aujourd'hui dirigées par des cadres d'origine indienne, comme Stratify qui fournit à la CIA l'outil lui permettant d'extraire l'information "utile" de tout ce qui circule sur les réseaux de télécommunication.

Ce pays devrait dans les prochaines années prendre une place majeure dans le secteur du logiciel

Hervé Couturier , senior VP chez Business Object déclarait en novembre 2002 aux Echos "au fil de l'eau chaque démission en France dans le département R&D sera remplacé en Inde"

General Electric, a 3 centres mondiaux sur son coeur de métier pour "attirer les cerveaux les plus brillants du monde": New-York, Shanghai (matériaux) et surtout le centre "JF Welch" centré sur l'informatique et la simulation numérique en Inde. (Il vient d'ouvris un micro-centre à Munich consacré aux technologies vertes mais essentiellement pour de simples raisons de marketing "pour se rendre plus sympathique sur le vieux continent" comme le dit ingénuement Scott Donelly, Directeur mondial de la R&D)


De leur coté les banques américaines décentralisent une large part de leur analyse financière, activité noble s'il en est, dans ce pays-continent où ils trouvent un personnel au moins aussi compétent qu'a New York ... et moins onéreux:

Selon une enquête de Deloitte Research (juin2003), les 100 premiers établissements financiers mondiaux auront délocalisé 351 Milliards de $ d'activité et 2 millions d'emploi d'ici 2008 dont la moitié en Inde. Cela concernerait le développement d'applications informatiques, l'analyse financière, le service client, la comptabilité, le backoffice et le marketing. GE Capital a déjà 11.000 collaborateurs en Inde

1.3.1.6.4 Les pays européens: la fracture Nord/Sud entre pays latins et anglo-saxons, les champions Nordiques

Les sites www.ripe.net/statistics et www.nic.fr/Statistiques NUA www.nua.ie/surveys Nielsennetratings www.nielsennetratings.com Network wizards www.isc.org/ds sont sans doute ceux qui offrent aujourd'hui la collection la plus riche et la plus à jour de statistiques comparatives : les deux tableaux qui en sont extraits et que nous verrons plus loin illustrent bien la situation

eMarketer www.emarketer.com, prévoit dans son étude 2001 une croissance de la part de l'Europe dans le commerce électronique de 12% d'un montant mondial de 286 milliards de dollars en l'an 2000 à 31% de 980 milliards de dollars en 2004. Il estime que l'Allemagne et le Royaume-Uni prendront une part importante de cette croissance au contraire de pays plus méditerranéens comme la France, l'Espagne ou l'Italie.

Forrester Research estime que le montant des achats online en 2002 aura quasiment doublé par rapport à l'année précédente: 35% d'internautes acheteurs en plus (19% de la populationadulte contre 14%) assorti d'une augmentation de 40% du "panier" moyen (527 contre 374) de pour la période des fêtes de fin d'année 2002 à 65 Milliards d'Euros (+86%) auquels il faut "ajouter" les 20 Milliards d'achats "influencés" par Internet (la moitié des parents américains indiquent que la moitié des demandes de cadeaux de leurs enfants proviennent de produits découverts sur Internet)

L'enquête GFK Research Worldwide www.gfk.com/english/presse/pressemeldung (juin 2001), couvrant 14 pays d'Europe, confirme que la France affiche un des plus faibles taux d'internautes : 35% de la population, loin derrière la Suède, leader avec 71%. En matière de e-commerce, la France est également à la traîne: seulement 23% des internautes ont acheté en ligne au cours des six derniers mois, bien en deçà de l'Allemagne (60%) ou du Royaume-Uni (58%).

Pour l'avenir, l'étude prospective de Jupiter MMXI (av 2001) évalue à 14% le nombre de foyers européens connectés à haut débit en 2005. Deux phénomènes expliquent ce retard : « une offre restreinte et peu compétitive liée à une déréglementation limitée et surtout, de ce fait, un coût prohibitif. » elle estime le cout d'accès à l'Internet rapide à 50/mois en Europe. La situation prévue met là encore en évidence la fracture Nord/Sud : 30 % pour les pays scandinaves 17 % pour l'Allemagne, 15 % au Royaume-Uni et 10% pour les pays latins ( France, Italie et Espagne)

· L'Allemagne compte 32 millions d'internautes en aout 2002 soit 39% de sa population : elle est passé de 4,7 millions en 1997 à 7,3 millions en 1998 (source GFK www.gfk.cube.net) puis 16 millions en 1999 (Forrester www.forrester.com), 19 millions en 2000 (PEE Cologne) et 29 millions en 2001 .

40% des utilisateurs sont des utilisatrices. 60% des internautes allemands effectuaient des achats en ligne en 2001

En matiere de commerce electronique d'après le rapport "Monitoring Informationswirtschaft" de sept 2001 l'Allemagne est leader en Europe avec une part de 27,1%. et au troisieme rang mondial apres les Etats-Unis et le Japon www.infrasearch.de/bmwi

· Le Royaume Uni 34 57 dépasse l'Allemagne bien qu'étant partie plus tardivement avec 34 millions d'habitants connectés en septembre 2002, soit 57% du total www.nielsen-netratings.com :de 2,5 millions en 1997 à 4,3 millions en 1998 (NOP : www.nop.co.uk) et 12,7 en 1999 (Forrester www.forrester.com)17 millions fin 2000 (PEE Londre) et 33 millions en 2001,

En 2001 c'est 58% des internautes qui ont acheté en ligne en 2001. Le Royaume Uni possède maintenant avec Vodaphone la 4ème capitalisation mondiale (qui est monté jusqu'à 330 Milliards de $ en mai 2000 au sommet de la "bulle" spéculative) derrière Cisco, Microsoft et Général Electric, un atout pour l'Internet nomade

En ce qui concerne l'Utilisation efficace des outils de l'Internet (Intranet, Extranet, Achats, services clients, ...), elle occupe la seconde place derrière les Pays Scandinaves

· La Scandinavie caracole en tête des pays européens au côté des autres Pays du Nord (Suède, Norvège, Finlande, Danemark, et maintenant l'Estonie qui dépasse déjà largement la France avec 35% d'internautes en 2002 contre seulement 28% pour notre pays). Sur le plan de l'effort technologique la Suède investit 3,8% de son PIB dans la recherche et la Finlande 3,3% contre 1,9% pour la France (source colloque Sénat oct 2003)
le niveau d'équipement et de développement de ces pays n'a rien à envier à l'Amérique du Nord.(et n'oublions pas que le "bassin économique de la mer Baltique représente 100 Millions d'habitants)

Une étude menée par IBM et le journal The Economist montre que la Suède a pris la place des Etats-Unis en tête des nations les plus développées en ce qui concerne Internet.

Les bons et mauvais points sont attribués en tenant compte du coût des connexions, de la maîtrise des logiciels, des initiatives gouvernementales pour une administration électronique et de la perception de la population vis-à-vis du réseau mondial. Chaque pays est ainsi évalué sur une échelle de 10 points . Sur les 60 pays étudiés, les quatorze premiers arborent des notes aux alentours de 8 ; ils incluent des nations d'Europe du Nord, d'Amérique du Nord et l'Australie. La Suède obtient un excellent 8,67 tandis que les Etats-Unis rétrogradent en troisième position avec 8,43, au même niveau que les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. Parmi les résultats de "deuxième classe", on remarque ceux de la France et de l'Italie, reléguées à la quinzième position juste devant la Corée du Sud. Source : S&T Presse USA du 07/04/03.
www.usatoday.com/tech/webguide/internetlife/2003-04-01-web-survey_x.htm

En juillet 2001 on comptait 5.54 million de suédois connectés soit 62% de la population: ils sont 6 millions soit 68% en septembre 2002 http://www.nua