Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
Jean-Michel YOLIN
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Internet et Entreprise
mirages et opportunités
Pour un plan d'action
Contribution à l'analyse de l'économie de l'Internet
Rapport de la Mission conduite par
Jean-Michel YOLIN, Ingénieur Général des Mines
avec
Jean-Claude Merlin, Ingénieur Général des
Télécommunications
Grégoire Postel-Vinay Ingénieur en Chef des Mines
Christian Scherer Ingénieur en Chef des Mines
Mise à jour 2002
Table des matières
Préambule.
"Ce
qui est marginal mais croît de façon exponentielle peut devenir
majeur"
Jean-Claude Pelissolo
Internet et Entreprises: Mirages et opportunités ?
Aujourd'hui celui que l'on appelle le "réseau des
réseaux" est devenu incontournable. Il a ses fans, fascinés par
ses possibilités immenses. Il a aussi encore quelques détracteurs
de plus en plus rares, qui ne manquent pas une occasion de mettre en
évidence ses défauts ou les points faibles liés à
sa conception et l'absence de contrôle qui en fait sa force aux yeux des
uns et sa faiblesse aux yeux des autres. 1964 : le Ministère américain de la
Défense a l'idée d'un réseau de communication sans
véritable direction centralisée, conçu de façon
à demeurer opérationnel même si des portions
entières du réseau tombent en panne ou sont détruites
Cette
rupture dans les méthodes d'élaboration de la normalisation
internationale, porte en germe une évolution dont nous n'avons pas
encore tiré toutes les conséquences: elle risque de
marginaliser les organes de normalisation officiels et leurs longs
processus formels
Les
chercheurs américains utilisent très vite ce réseau qui
leur permet de se partager des capacités de calcul de quelques
très gros ordinateurs, très onéreux à
l'époque. Paradoxalement, comme nous le verrons plus tard cette
utilisation, vite marginalisée refait surface aujourd'hui avec la mise
en réseau de ... millions de micro-ordinateurs Mais
rapidement, comme c'est souvent le cas pour des innovations radicales
2(*) ce n'est pas l'usage pour lequel il
avait été conçu au départ qui prédomine : le
réseau est de plus en plus utilisé pour consulter des bases de
données, échanger des articles scientifiques puis des messages.
"Un
internet est alors défini comme un ensemble de réseaux
interconnectés
76-78 : le projet Cyclades beaucoup trop
"déstabilisant", moins "contrôlable" pour les modèles
établis dans notre pays, se heurte à une très violente
hostilité de l'administration des PTT3(*) : celle-ci développe la norme X25
issue du protocole "Host-Host" américain, crée Transpac et
obtient l'arrêt du projet Cyclades (qui n'aura coûté au
total que 20 MF) : le protocole TCP IP devient "hors la loi" (alors qu'à
ce moment il permettait déjà des débits 30 fois plus
élevés : 2.000 kbit/s contre 64 kbit/s pour Transpac).
L'augmentation de puissance des PC à prix constant, (voire
décroissant) leur facilité d'emploi, permettent à cette
même époque une explosion du nombre d'internautes.
Depuis
1995, la National Science Foundation (NSF) ne finance plus le
réseau des universités américaines, qui constituait
l'ossature d'Internet (arrêt des subventions au NSFNet).
L'arrêt des financements publics de l'Internet ne signifie
nullement que les pouvoirs publics américains se
désintéressent de cet enjeu, toujours considéré
comme vital sur le plan géopolitique. Bien au contraire ils ont
lancé deux grands projets très ambitieux :
La
philosophie d'Internet est assez bien résumée dans cette phrase
de Dave CLARK, prononcée pour l'IETF (Internet Engineering
Task Force
www.ietf.org) :
"Nous rejetons les rois, les présidents et le vote.
Dans cet
esprit la notion même de contrôle de l'Internet est très
largement rejetée, ce qui est un défi aux Etats dans la mesure
ou, n'étant plus confiné au sein d'un petit cercle de chercheurs,
Internet devient un élément clé du fonctionnement de nos
sociétés et pose des problèmes à la
société qu'il convient de ne pas sous-estimer
La
recherche d'informations économiques ou techniques ne nécessite
en première étape que l'achat d'un micro-ordinateur (environ
5.000 F) et l'abonnement à un fournisseur d'accès internet (FAI -
Provider: entre 0 et 100 F par mois).
Les
Américains ont coutume de dire : "with the internet you can be small and
look big"
L'Internet est même à la portée des entreprises
"SOHO" (small office, home office: architectes, journaliste freelance,
interprète, artisan,...), éventuellement même en utilisant
internet par l'intermédiaire de cybercafés
L'existence d'un service informatique puissant est
généralement considérée comme un lourd handicap au
départ car celui-ci a naturellement tendance à brider des
développements qui lui échappent.
Bernard Siouffi, délégué
général de la VPC, souligne que, heureusement, avec le
décollage du commerce électronique les projets internet
commencent à quitter les directions informatiques pour aller dans celles
chargées du Marketing ou des achats
De
même une direction de la communication richement dotée risque
d'émasculer la dimension stratégique de la mutation vers
l'internet en la confinant dans le monde du paraître
Netsurf signale par exemple qu'en 1997 lorsqu'on a
voulu féliciter LCI (filiale tout info de TF1)de sa remarquable
initiative on s'est rendu compte que les dirigeants de la chaîne
ignoraient même qui en était à l'origine.
Les
PME ayant su occuper de petites niches de produits ou services à
vocation internationale, sont sans doute parmi les mieux placées pour
une utilisation efficace d'Internet
De
même grâce à Internet l'échange de données
informatisées EDI entre entreprises a vu ses coûts
s'effondrer d'un facteur supérieur à 20 (et ce coût va sans
doute encore baisser dans l'avenir avec le développement de XML)
Bien
entendu pour concevoir un routeur, un algorithme de chiffrement ou un
microprocesseur il est nécessaire de disposer de hautes
compétences technologiques, mais paradoxalement la puissance même
des ordinateurs et des moyens de télécommunication actuels permet
de fournir aux utilisateurs des outils extrêmement simples et intuitifs
dans leur emploi
Le
protocole TCP/IP, système de "panneaux de signalisation", qui
régule le trafic, peut en effet être assez facilement
truqué par des internautes malveillants : en l'absence de mesure de
protection, les messages peuvent être lus ou
détournés, le site informatique envahi ou
asphyxié, des virus introduits (petits programmes
altérant ou détruisant des données, capables de se
reproduire et de contaminer d'autres ordinateurs), de même que des
chevaux de Troie (programme caché activable de
l'extérieur), des "portes de services" (qui permettent à
ceux qui ont les clés de pénétrer à l'insu du
propriétaire) (backdoors) ou bombes logiques, des adresses
usurpées (Spoofing): là comme ailleurs, au-delà des
précautions élémentaires (tous les rapports entre
ordinateurs doivent être "protégés"), un choix
difficile est à faire entre l'épaisseur de la cuirasse dont on se
dote et la mobilité que l'on recherche
Il
convient de ne pas confondre dans Internet ses 2 composantes
On
entend souvent des débats sans fin pour savoir si ce qui est le plus
important ce sont les contenants (les "tuyaux") ou les contenus (les
informations accessibles par internet
Internet ce n'est ni du contenu, ni du contenant mais c'est le
nouveau système nerveux de notre économie et de notre
société
Les
dramatiques évènements de septembre aux Etats Unis ont bien
illustré ce fait
Les plus
significatives nous paraissent être: Outre
votre message, l'e-mail (que nos cousins canadiens ont baptisé courriel)
offre la possibilité de transmettre des "documents
attachés", texte, devis, plans, factures, images, sons,
vidéo,...qui peuvent d'un clic être envoyés à une
liste de correspondants aussi longue que souhaitée. ;
Elle
permet de converser à l'autre bout du monde, bientôt en
visiophonie, pour le prix d'une communication locale (celles-ci ayant pu
jusqu'à présent maintenir un niveau de prix très
élevé grâce à une absence de concurrence)
Mais
l'avantage de la téléphonie IP va bien au-delà du prix (on
peut penser qu'avec le développement de la concurrence le prix des
communications "normales", artificiellement élevés, devraient se
rapprocher de la téléphonie IP): Elle permet des services
beaucoup plus "riches" que la téléphonie traditionnelle:
· Messagerie unifiée : possibilité de
consulter en une seule opération tous les messages
téléphoniques et électroniques, consultable à
partir de tous types de terminaux
Avec la
mondialisation des échanges et l'internationalisation des entreprises
les besoins de communication deviennent chaque jour plus importants. Par
ailleurs l'accélération de l'économie est de moins en
moins compatible avec les pertes de temps dues aux transports (rajoutons que
les tensions de la situation internationale dissuadent de nombreux cadres de
prendre l'avion
www.journaldunet.com/AFP/010928yahoo.shtml). les
vidéoconférences devraient donc d'autant plus se
développer que l'arrivée du haut débit, à des
coûts raisonnables, devraient en améliorer l'ergonomie et la
disponibilité
La
technologie Ipix
www.ipix.com, EGG Solution
www.eggsolution.com (démonstrations disponibles
en ligne)ou Quick Time
http://www.apple.com/quicktime vous offrent la
possibilité de faire visiter à distance votre maison à
vendre (voir immo by tel
http://www.immo-by-tel.com
), le lieu de villégiature que vous proposez, ou la voiture dont vous
rêvez... où le porte avion Charles de Gaulle
Les
forums de discussions (Newsgroup) les listes de diffusion
(mailing list) et les espaces de bavardage (chatrooms), permettent des
échanges de toute nature entre les internautes, des plus frivoles au
plus professionnels): ils se comptent aujourd'hui par dizaine de milliers
De
nombreux appareils, équipés de microprocesseurs deviennent
grâce au protocole de l'Internet (IP) capables de communiquer entre eux:
IP est en quelque sorte l'espéranto des machines intelligentes
C'est
l'ensemble des appareils électroménager qui pourront ainsi
être mis en réseau, assurant ainsi des fonctions de gestion, de
sécurité, d'alerte, de télémaintenance, de
régulation, d'optimisation de consommation énergétique,
En
Suède Electrolux et Ericsson se sont
associés dans e-to Home
www.e2-home.com pour
développer les normes de communication entre ces appareils dont
l'interconnexion sera assurée par les fils électriques. En
juillet 2000 Nokia et Whirpool annonçaient de leur côté
leur alliance
L'augmentation des débits disponibles et
l'amélioration des technologies de compression permet à de
nombreuses radios d'émettre sur l'Internet et l'on entrevoit
l'arrivée de télévisions à la demande
La
réalité virtuelle permet aux grandes entreprises comme
Renault ou les concepteurs d'installations complexes (CEA,Valmet, Bechtel,...)
de faire l'économie des maquettes et ainsi de pouvoir étudier
davantage de variantes et de raccourcir le délai nécessaire pour
concevoir une voiture. Il en va de même pour l'aménagement de
bureaux ou d'usines, permettant au client de visualiser et de simuler de
façon réaliste le fonctionnement évitant ainsi beaucoup
d'erreur de conception tout en en accélérant le processus
Avec
gants et casque la communication (virtual technologie :
www.virtex.com), peut
également concerner le toucher (la souris tactile), le retour d'effort
ainsi que la vision (alioscopie
www.micronet.fr/~emuller/FRAMES/Alioframe.html ) et
l'audition tridimensionnelle (Qsound:
www.qsound.ca ).le
marché visé est aujourd'hui principalement celui de la simulation
(conception d'une nouvelle voiture...) et du jeu, mais sans doute plus tard
aussi celui du commerce électronique ("toucher d'un tissu")
Internet
est en passe de devenir le premier réflexe dans un processus de
recherche d'information On
estime en 2001 le nombre de documents publiées par les
entreprises, les chercheurs, les institutions ou les particuliers à
1.300 milliards (ceci comprend en particulier toutes les bases de
données) dont 2,5 Milliards accessibles par une recherche sur
le Web et s'accroissent de 7 millions par jour dont 85% par des
Américains!:
Par
ailleurs il ne faut pas oublier que les newsgroup sont une source de
compétences immense pour vous aider dans votre quête :
L'exploitation des banques de données est maintenant
également techniquement possible: des passerelles logicielles permettent
d'utiliser l'existant sans surcoûts importants (ce qui ne signifie pas
bien entendu que les propriétaires de banques de données
permettront pour autant un accès gratuit...)
"notre civilisation a produit plus d'informations en 30 ans que
pendant les 5000 années précédentes. Et le
phénomène va se reproduire dans les 3 années à
venir" Jacques Péping, les Echos Janvier 2001
La
reconnaissance vocale qui a fait des progrès considérables
permet de dicter directement les e-mails ou des rapports (c'est le cas
d'ailleurs du présent rapport)
"de
deux choses l'une, ou bien la banalisation des téléphones
cellulaires génère un immense marché pour les cure-dents,
ou ce sont les technologies vocales qui vont s'imposer" Jo Lernout C'est un
marché en plein développement pour les centres d'appel, les
systèmes vocaux, les jeux vidéo, les mal-voyants, l'automobile et
de façon générale les usages où le regard ne doit
pas être distrait
Signalons également le développement de logiciels
de traduction automatique : même si l'on ne peut, dans l'état
de l'art actuel, attendre d'eux des traductions de qualité (il n'est
que de se souvenir des gorges chaudes qu'avait provoquée la traduction
du rapport Star), par contre on obtient des traductions acceptables de
textes techniques simples et l'on dispose d'assez d'éléments sur
les autres pour en avoir une compréhension grossière : cela
permet de ne faire traduire que les textes qui en valent véritablement
la peine (économie de 70 à 90 % des traductions)
Déjà le palm permet une première forme de
reconnaissance lettre par lettre avec sa tablette mais des logiciels comme
REMUS permet à la fois d'identifier celui qui écrit et de
reconnaître les mots. Il peut être utilisé également
pour aider les enfants à apprendre à écrire
http://www-eph.int-evry.fr
Toute
action sur l'internet laisse des traces qui peuvent être
exploitées : analyse des connections à votre site (fichier des
"logs", exploitation des programmes "espions" que vous avez placé sur
les ordinateurs de vos visiteurs, "spyware" dont les plus connus (et les moins
criticables) sont les cookies
C'est
une des pratiques les plus courantes: d'innombrables logiciels, jeux ou
morceaux de musique, gratuits ou payants peuvent être directement
téléchargés du web vers votre ordinateur
Voyage,
Voiture, locomotive, actions, contrat d'assurance, centrales nucléaires,
chaussure d'occasion ...: magasins en ligne, ventes aux enchères, places
de marché, troc,.. on peut tout acheter sur internet:
De plus
en plus d'administrations nationales ou locales offrent la possibilité
non seulement d'accéder à l'information mais aussi de payer ses
impôts et d'accomplir les innombrables démarches administratives
qui nous incombent (cela devrait être particulièrement
précieux pour notre Pays que l'OCDE a classé début 2000 en
tête des 20 pays membres sur le plan de la richesse en formalités
administratives)
L'Internet permet à des associations, des PME ou
même des individus avec des moyens (financiers) limités,
d'avoir une présence significative au niveau mondial. Pour le
meilleur comme pour le pire
Cela est
particulièrement important quand les équipes sont
géographiquement dispersées: (plans, résultats de mesures,
base de données, fichiers CAO, agendas, carnets d'adresse,...), mais
aussi tout simplement quand il est nécessaire aux membres de
l'équipe de travailler sur les mêmes documents.
Internet
permet de faire travailler en réseau un très grand nombre
d'ordinateurs, permettant, par exemple en mobilisant un très grand
nombre de micro-ordinateurs pendant des périodes où ils sont
inutilisés de disposer de gigantesques moyens de calcul (cette technique
est par exemple utilisée par les chercheurs pour la physique des
particules ou la climatologie, mais aussi pour "casser" des clés de
cryptage)
Le
nombre considérable de données qu'il est nécessaire de
conserver (avec le niveau de sécurité voulue) conduit
également au partage de moyens de stockage dans des "entrepôts de
données" (Data Warehouses)
Télésurveillance, télémaintenance,
télédiagnostics, télé médecine,
télé opérations, télétravail...ouvrent de
nouveaux horizons à l'organisation du travail.
2001 est
l'année qui voit un début de concrétisation des mutations
vers les hauts débits, grâce à de multiples technologies (
voir page
209) et vers les accès nomades (
voir page
219) qui vont entraîner en 2 ou 3 ans
une mutation aussi importante que celles que nous avons connu en passant de la
radio crachotante à la TV couleur de haute définition.
La
technologie Peer to Peer (P to P ou P2P) qui a commencé à
émerger en 2001 permet de faire fonctionner des micro-ordinateurs en
réseau sans passer par un serveur: en fait chaque ordinateur se comporte
comme un serveur, ce qui ne pose pas de problème avec la puissance des
PC d'aujourd'hui, mais cela implique un système d'adressage
indépendant (qui s'affranchit des DNS, Domain Name Server, annuaire
centralisé des noms de domaine)
La
"loi" de Moore 1965
www.intel.com/francais/intel/museum/25anniv/html/hof/moore.htm
dit que la capacité des composants électroniques double
tous les 18 mois. Depuis plus de 35 ans cette loi a été
respectée, ce qui conduit à une multiplication des
capacités par 10.000.000 sur cette période. Et ce à prix
à peu près constant:
Il est
bien entendu difficile de donner des chiffres sûrs pour les
données caractérisant Internet, principalement pour les raisons
suivantes : Pour ce
qui concerne la partie visible : le nombre d'internautes croît de 5
à 10%... par mois et le trafic plus encore : 15% par mois.(225% entre
juin 2000 et février 2001 en pleine "crise" Jupiter MMXI, pour la France
voir
www.afa-france.com/html/chiffres/index.htm)
A tel
point que certains parlent de "dog years", année de chien : une
année réelle en contient sept
Ce
mouvement a connu une nouvelle accélération avec la baisse des
prix des télécommunications (suite au développement de la
concurrence) et l'internet gratuit
Principales sources utilisées pour ce rapport qui vous
permettront, si ce document n'est entre vos main qu'au delà de 2002 de
voir des données plus actuelles
Comme ce
rapport n'a pas été écrit en un jour, il est même
vraisemblable que pour des données en évolution rapides,
comme la capitalisation des start-up, il y ait des incohérences entre
plusieurs chiffres que nous citons : pour ne donner que deux exemples,
Les
estimations habituellement publiées qui ne prennent en compte que les
ventes en ligne stricto sensu nous paraissent très fortement sous
estimer l'importance des évolutions en cours puisque Cisco à
lui seul déclare avoir réalisé un CA supérieur
à 7,9 milliards de dollars sur le WEB dès 1999 (65% de son CA),
que le courtage en ligne aura représenté 145 Milliards de dollars
en 1999 et que selon Forester Research 8 % du montant des commandes des grandes
entreprises américaines passe par Internet et 7 % par les réseaux
"à valeur ajoutée" (soit 300 milliards de dollars).
Ce
serait une grave erreur de considérer que Internet et vente dans les
boutiques traditionnelles sont deux mondes indépendants qui peuvent se
borner à s'ignorer ou à se combattre.
Dans de
nombreux cas la recherche d'une symbiose peut se révéler
mutuellement très profitable : le site prépare la vente et la
prolonge
voir en
particulier l'étude de Taylor Nelson Sofrès
www.tnsofres.com/ger2001/keycountry Si la
part des autres pays croissait de façon régulière ce
n'était pas jusqu'alors le cas de la France dont le taux de croissance
restait alors très inférieur à celui des Etats-Unis ainsi
qu'à la moyenne des autres pays de l'Union Européenne.
Internet
reste encore masculin et élitiste dans notre pays : les cadres
supérieurs masculins de moins de 35 ans sont plus des deux tiers
à utiliser Internet
Des
groupes comme Pinaut et Arnault, Vivendi et
Lagardère s'étaient jetés dans la bataille des
dot.com et la sélection naturelle a laissé quelques cadavres sur
le tapis (e-loan europe, boo.com, worldonline, clust, ...) mais on peut
espérer que ceux qui ont survécu à l'épreuve du feu
sont maintenant bien armés pour l'avenir:
Le Livre
Blanc 2001 de Novamétrie
www.novametrie.com/html/etudes_co_pme01.html, issu d'une
enquête auprès de 800 patrons de PME indique qu'à 75%
Internet est perçu comme une opportunité et à 5% seulement
comme une menace
Tout en
restant prudent dans les comparaisons face à
l'hétérogénéité des sources on peut citer
quelques chiffres rassemblés notamment par NUA
www.nua.ie/surveys
Presque
à égalité avec l'Europe : 144 Millions d'internautes
contre 154, l'Asie, bien que très hétérogène
connaît une très forte croissance (Chine) avec des domaines de
leadership : l'Internet nomade (Japon), le haut débit (Corée,
Hong Kong) les usages (Singapour)
Les
sites
www.ripe.net/statistics
et
www.nic.fr/Statistiques
NUA
www.nua.ie/surveys
Nielsennetratings
www.nielsennetratings.com
Network wizards
www.isc.org/ds sont sans
doute ceux qui offrent aujourd'hui la collection la plus riche et la plus
à jour de statistiques comparatives : les deux tableaux qui en sont
extraits et que nous verrons plus loin illustrent bien la situation
ftp://ftp.ripe.net/ripe/hostcount/History/RIPE-Hostcount.01-Sep-20
notre
pays ne figure pas parmi les "poids lourds" de l'Europe
Le
premier site français, selon le classement établi par la
London School of economics est Renault qui se situe au
34ème rang mondial (critères : efficacité, ergonomie,
service après vente)
L'usage d'internet a, à l'évidence une forte
composante culturelle : on ne peut que s'interroger sur la relation quasi
linéaire qui semble s'établir entre l'équipement
informatique et....la latitude.
Le
même décalage entre Europe du Nord et Europe du Sud ayant
été constaté pour la diffusion de l'imprimerie, on peut ou
formuler l'hypothèse que l'origine en revient aux organisations
"tribales" imposées par les contraintes climatiques
Une
croissance forte, mais que relativise les mises en perspective
européennes ....
L'enquête 1998 de l'AFTEL soulignait que déjà le
micro-ordinateur passait devant la télévision au hit-parade du
nombre d'heures passées par les Français devant un appareil
(cet apparent paradoxe tient au développement des micro-ordinateurs
d'ordinateurs achetés a été atteinte +66% sur
1997 où il s'est vendu davantage d'ordinateurs que de
télévisions.
Beaucoup
plus inquiétant encore est peut-être l'objectif poursuivi par
l'entreprise :Alors que 53% des entreprises britanniques et 54% des
entreprises allemandes ont pour objectif avec les outils de l'Internet de
conquérir un avantage concurrentiel, elles sont moins de la
moitié (24%) dans ce cas en France,
C'est en
particulier le cas pour les achats, source d'économies substantielles:
8% de nos entreprises ont passé des commandes en utilisant Internet
contre 23% pour leurs homologues d'outre Rhin, 13% seulement se
déclarent prêtes à le faire à l'avenir (28% en
Allemagne)
2001
n'a pas vu de progrès puisque c'est 86% des pme françaises qui
mettent en avant la notoriété et seulement 51% le service client
Notons
toutefois à partir de 1999 un réveil du BTP qui bien que
restant la lanterne rouge (47% des entreprises connectées, 26% des
patrons du secteur pensent encore qu'internet ne leur servira jamais) a en un
an plus que triplé le nombre de ses sites et doublé le nombre de
ses ordinateurs. Par ailleurs les patrons connectés sont en pourcentages
les plus nombreux à utiliser effectivement l'Internet (71% contre 63%
dans l'Industrie)
si
Internet a vocation à devenir son système nerveux, la logistique
restera son système sanguin
La
situation est encore pire pour les PME de plus de 100 salariés: les
patrons d'entreprises industrielles de plus de 100 salariés utilisent
moins l'Internet que ceux des TPE (entre 5 et 10 salariés) du BTP!, ils
sont 95% a développer un site pour leur notoriété et 37%
seulement pour apporter des services aux clients (82% pour leurs homologues
britanniques) et 10% pour commercer (30% pour les britanniques et 25% pour les
PME Françaises de moins de 50 salariés)
L'interprétation des comparaisons internationales est
particulièrement délicate pour notre pays : il est en effet le
seul à avoir connu dans le passé un important
développement de la télématique avec le Minitel qui est
à la fois: 8,5
millions de terminaux (dont 2,5 d'émulateurs sur PC), 14 000
services, 15 millions d'utilisateurs,
La
VPC a déjà une certaine habitude de la vente en ligne et
de nombreuses entreprises, qui ont aujourd'hui une place honorable sur le plan
international ont fait ses premières armes avec le minitel,
Leurs
compétences ne sont pas spécifiques à la technologie
Minitel
Il est
très facile de les rendre également accessibles par internet
C'est
souvent le même service qui a en charge Minitel, Audiotel et Internet et
les marges des premiers permettent de couvrir l'inévitable
déficit du Web pendant les années de développement et de
montée en puissance, alors même que le modèle
économique est encore incertain (abonnement, publicité, liens
commerciaux, portail, commerce électronique, services à valeur
ajoutée,...): c'est un point à souligner particulièrement
aujourd'hui, le Minitel a réussi à être rentable...
Il est
considéré à l'étranger comme le reflet d'une
société hiérarchisée, au centralisme pesant,
où le contrôle de l'information est considéré comme
un enjeu plus stratégique que sa large diffusion: Hollande et Finlande
nous sont proposés comme contre modèles La
tarification est diaboliquement efficace : grâce au système
kiosque elle sait se faire oublier et le niveau pratiqué (de
l'ordre de 2 à 3F/minute) correspond au coût social acceptable
pour les loisirs (ramené à la minute c'est le prix du
théâtre de la voiture ou du restaurant)
C'est
une autre source de blocage clairement perceptible : les entreprises, banques,
organismes et même certains services administratifs facturent par ce
biais, de façon parfois tout à fait discutable, les
informations délivrées au public.
Pour les
horaires de train, annuaires, réservation de spectacles, services
bancaires, le minitel apporte une réponse rapide et précise. Il
réduit ainsi la pression de la demande et beaucoup de décideurs
pensent qu'internet ce n'est que du minitel avec des images sans percevoir la
mutation radicale qu'il apporte
o
Un seul
chiffre illustre cette différence de nature dans les usages :
l'internaute passe 7 fois plus de temps sur le réseau que le
minitelliste et cette différence s'accroît puisqu'en un an cette
durée a augmenté de 13% pour internet et baissé de 4.1%
pour le minitel.
(Encore que ceci soit à relativiser pour la France où, par suite
du monopole, les tarifs de télécommunication sont encore
très élevés. Mais des baisses substantielles ont eu lieu
depuis 1998 et d'autres sont prévisibles avec l'accroissement de la
concurrence)
Communiquer , échanger, publier, rechercher de l'information,
télécharger des logiciels ou de la musique, acheter, vendre,
permettre à une équipe dispersée de travailler
efficacement, télésurveiller ou téléagir, voici
quelques fonctionnalités inexistantes ou embryonnaires sur le minitel
Voir page
25 Le
protocole TCP/IP permet une "convergence" entre la voix, les données et
la TV : il ne s'agira dorénavant que de faire circuler des "paquets"
d'informations numérisées qui pourront cohabiter sur les
mêmes voies de communication (paire de cuivre, câble, satellite,
radio, fil électrique, ...)
Outre
les problèmes nouveaux que le réseau et les outils de l'internet
peuvent poser en matière de sécurité et que nous verrons
plus loin quelques problèmes restent à régler Ouvert
en 1984 sur le 36.15, le kiosque a joué un rôle essentiel
dans le développement et le succès du Minitel : Ce
procédé consiste à inclure dans la facture
téléphonique du client la facture des services
télématiques, cette dernière comportant deux parties,
l'une destinée à rémunérer les fournisseurs de
services et l'autre à payer l'opérateur.
Le
transfert de données se fait encore la plupart du temps par la ligne
téléphonique, la fameuse "paire de cuivre torsadée", dont
l'exploitation analogique traditionnelle actuelle n'exploite que 0,4% des
capacités de transmission
96% des sites de commerce électronique sont
anglophones et 2% francophones (Malgré une intense
activité de nos amis québécois qui à eux seuls,
représentaient dès 1998 30 % des sites francophones),
Internet
est un outil dont l'un des usages principaux dans le monde économique
consiste à effectuer des transactions (achat-vente, rédaction de
contrat, échange d'informations confidentielles, conduite de projet,
règlement des obligations fiscales (obligatoire pour le paiement de la
TVA (téléTVA) pour les entreprises de plus de 100MF de CA depuis
juin 2001
www.finances.gouv.fr/DGI/tva/telepro/sommaire.htm ),
procédures administratives, actes juridiques, informations contenues sur
un site web...)
Dans
l'économie traditionnelle du papier, les exemplaires du contrat
étaient signés par les différentes personnes qui prenaient
des engagements, chaque page devant également être paraphée
Les
productions dématérialisées prennent une importance de
plus en plus grande dans notre économie : il est donc
particulièrement important de pouvoir disposer de moyens permettant d'en
garantir l'origine et l'intégrité les
moyens en cours de mise en place reposent sur 2 principes
Des
algorithmes mathématiques permettent de produire des paires de
clé de cryptage (que nous appellerons P et S) possédant la
caractéristique suivante
Un
message crypté avec la clé P ne peut être
décrypté que par la clé S et vice versa.
Chaque
partenaire de l'échange crée donc une telle paire de clés
composée (une "bi-clé")
Un
message ou un document crypté avec la clef secrète de Albert est
déchiffré par n'importe qui avec la clef publique d'Albert. Ce
message ne peut provenir que d'Albert on a la garantie de son identité
(authentification)
Un
message crypté par Albert avec la clef publique de Bertrand n'est
déchiffrable que par ce dernier au moyen de sa clef secrète : on
garantit ainsi la confidentialité de l'échange. Un
message ou un document crypté par Albert successivement avec sa clef
secrète et avec la clef publique de Bertrand ne peut être lu que
par Bertrand qui peut en outre vérifier que le message provient bien
d'Albert et qu'il n'a pas été altéré en chemin. Soit
2 nombres premiers A et B et M leur produit : M=A*B
Sur le
plan pratique le cryptage asymétrique consomme une puissance de calcul
considérable: il faut multiplier le texte à crypter, qui peut
être représenté par un nombre, plusieurs centaines de fois
par lui-même (voir plus haut le principe du théorème
d'Euler).
Albert
utilise préalablement un algorithme mathématique qui "hache" ou
"condense" le texte de façon telle que la modification d'un seul
élément du message initial produit un "hachis" ou "condensat"
différent. Ce procédé doit être irréversible
(impossibilité de reconstituer le message)
Il
existe des clés de cryptage symétriques (les 2 protagonistes de
l'échange disposent de la même clé) qui nécessitent
des puissances de calcul environ 1000 fois plus légères, à
difficulté de décryptage identique, que les clés
asymétrique
Nous
n'avons pas pour autant résolu toutes nos difficultés:
Elle
délivre un certificat attestant de l'identité correspondant
à une clé publique, ce certificat est signé par la
clé secrète de cette Autorité ce qui permet de s'assurer
de son authenticité. Ce certificat peut être révoqué
et il a une durée de validité déterminée. L'AC doit
donc également gérer les listes de certificats expirés,
révoqués ou suspendus
Pour des
raisons de commodité l'autorité de certification peut se reposer
sur une autorité d'enregistrement, plus proche du client, pour
procéder aux "contrôles d'identité" Un des
éléments essentiels d'un acte juridique est la date à
laquelle celui-ci a été conclu: des Services d'Horodatage sont
prévues à cette fin
Bien
entendu la difficulté réside dans le nombre, forcément
important d'Autorités de Certification dans le monde. Deux principes ont
été établis pour résoudre ce problème
Le
processus de signature est donc finalement le suivant :
Il
n'existe encore que peu de méthodes commodes d'emploi pour signer un
document tel qu'un contrat
A
coté du travail technique et organisationnel une intense activité
a été déployée au niveau international pour
conférer à la signature électronique une valeur probante
juridique équivalente à la signature manuscrite
Bien
entendu la clef secrète peut être en principe calculée
à partir de la clef publique par essai de toutes les combinaisons
possibles. Il en va de même pour les clés symétriques
Depuis
toujours la cryptographie, considérée comme une arme de guerre
susceptible d'être utilisée par des gangster des mafias ou des
terroristes, a fait l'objet dans notre pays jusqu'à une période
très récente d'une réglementation très stricte dans
ses principes
Cette
situation était d'autant plus paradoxale que sous le noble dessein de
protéger l'Etat, paradoxalement on créait une
vulnérabilité systémique pour notre économie en
interdisant à nos entreprises de se protéger et en inhibant le
développement de produits de cryptage (qui ne pouvaient espérer
trouver une rentabilité sur un marché aussi étroit, et ce
d'autant plus que l'absence de consensus sur les règles ne pouvait que
rendre dubitatif sur leur pérennité)
Il
était en outre difficile d'imaginer, dans la mesure où le
commerce électronique se développe, que ces règles ne
soient pas harmonisées au sein du grand marché unique
européen, et donc libéralisées.
Si
personne ne rapporte le cas de vols, pendant leur transmission, de
numéros de cartes protégées par le cryptage standard
(SSL), on ne compte plus le nombre de magasins ou de banques
"dévalisées" de leurs précieux fichiers de cartes de
crédit, que les achats aient été fait dans un magasin, par
téléphone, par fax ou par Internet: le problème de
sécurité est beaucoup plus lié à la carte bancaire
qu'à Internet mais il n'en reste pas moins que ce sentiment
d'insécurité, même injustifié handicape le paiement
en ligne (d'autant plus que les responsables des cartes bancaires sont
souvent tentés d'imputer à Internet leurs propres insuffisances)
Aujourd'hui le protocole le plus utilisé pour payer en
transmettant le N° de sa carte de crédit est SSL (Secure
Socket Layer, créé par Netscape) il est installé en
standard dans la plupart des navigateurs
www.commentcamarche.net/crypto/ssl.php3
L'objectif poursuivi est de permettre à partir d'une carte
"pré-chargée" de régler de petites dépenses (qui ne
justifient pas la lourde procédure de la carte de crédit) et vise
plutôt à se substituer à l'argent liquide.
L'e-mail : Banque Directe (100.000 clients) offre
dorénavant un service MinutePay
www.minutepay.fr. de
micropaiement par e-mail : Ce type de services a déjà 10 millions
d'utilisateurs outre-atlantique
http://news.zdnet.fr/story/0,,t119-s2094473,00.html
Les
programmes téléchargés, les documents en Word, les plug-in
et les applets, les pièces jointes des mails peuvent véhiculer
virus, "vers", bombes logiques, chevaux de Troie ou
tout simplement des erreurs de programmes, volontaires ou non (bogues)
susceptibles de créer de graves dommages ou de permettre à des
tiers de pénétrer dans votre ordinateur (voir par exemple et
symantec
http://www.symantec.com ).
Les
risques de piratage, virus, problèmes des cookies, faux sites, fausses
adresses, fausses nouvelles, inondation de mails publicitaires (SPAM),.
) sont effectivement bien réels : certes les règles du
droit s'appliquent pleinement sur l'Internet, mais encore faut-il une police
capable de l'appliquer ...et ceci au niveau international: ceci pose de
redoutables problèmes aux Etats
voir page
263
Actuellement, la plupart des applications professionnelles
impliquant des transmissions de données entre sites distants utilisent
des réseaux de télécommunications
spécialisés : TRANSPAC, liaisons spécialisées
point à point, réseaux à usage privatif constitués
à partir de liaisons spécialisées et d'équipements
de réseau (multiplexeurs, etc.), voire réseau
téléphonique commuté public avec équipements
d'accès incluant des modems.
Solution
beaucoup moins chère notamment pour les échanges de
données techniques, administratives ou financières
informatisées, parce que basée sur l'accès au
"Réseau" pour le coût d'une communication locale (les
marges prises par les intermédiaires "à valeur
ajoutée"(SVA) de type Allegro, Atlas, Geis, Cegedim, Edilectre,.., bien
qu'en forte baisse, sont souvent considérées comme
abusives.)
Les
réseaux de données professionnels et en particulier les
intermédiaires "à valeur ajoutée" apportent une plus
grande sécurité et une garantie de qualité professionnelle
pour l'acheminement des communications et des échanges
Les
nouveaux protocoles et logiciels sont basés sur des standards
ouverts, ils sont donc compatibles entre eux quel que soit leur
éditeur et sont d'une grande simplicité d'emploi
Depuis
le milieu des années 90 se sont développé des logiciels de
base (système d'exploitation, serveurs, navigateurs, traitements de
texte) mais aussi des logiciels d'application (codes de calcul,...), sur une
logique analogue à celle des normes: élaboration
coopérative, documentation (codes source) publics et souvent, mais pas
toujours, gratuité totale.
est-il
aujourd'hui raisonnable de mettre des informations sensibles sur un serveur
Windows?
Les
logiciels libres sont ainsi considérés comme plus sûrs :
250.000 personnes bénévoles (et volontaires) assurent les tests,
ce qu'un éditeur privé ne peut évidemment pas faire
C'est la
raison pour laquelle la mutation vers les Intranet et extranet se fait aux USA
à une vitesse fulgurante En
tout état de cause Internet a déclenché un gigantesque
mouvement de fond. Jamais une technologie ne s'était répandue
aussi rapidement au niveau mondial : pour atteindre 30 millions de personnes
l'automobile a mis 40 ans, Internet 5 ans
Document aimablement fourni par Xavier Dalloz. Animation
ppt à
www.yolin.net/croissance.ppt
"Malgré les discours rien ne changeait vraiment . le vrai
déclic ne s'est produit que tout récemment. Le
phénomène internet a pris comme un feu de poudre dans les
entreprises américaines. Il embrase aujourd'hui l'Europe. l'Internet
devient l'outil d'une révolution culturelle dans l'entreprise"
(Jean-Marie Messier président de Vivendi )
de ce
fait elles considèrent qu'elle va déclencher un nouveau cycle
économique, social et politique
De plus
en plus fréquemment, le contenu informationnel dans un produit
dépasse, en valeur, son contenu en énergie, en matière
première et en heures de travail manufacturier.
Tous ces
processus touchant l'information, sa production, sa consommation, son
échange, son traitement ou sa capitalisation sont susceptibles
d'être concernés par les technologies de l'Internet. C'est
là une des principales modifications qu'Internet apporte au
fonctionnement de l'économie (et donc à terme à sa
structuration) et pourtant peu la perçoivent dans toutes ses
conséquences Prenons
l'exemple d'un fabricant de meubles :
Une des
mutations majeures entraînée par l'Internet est la remise en cause
radicale de ces process de conception, de production et de vente :
Animation
ppt accessible à
www.yolin.net/process.ppt
Mutatis
mutandis, avec une organisation industrielle infiniment plus complexe (
voir page
183) l'industrie automobile bascule dans cette
nouvelle organisation avec pour objectif
Derrière cette digression d'apparence très
technique se cache une profonde révolution :
·
les délais qui pour la plupart proviennent des temps morts entre
les étapes de fabrication ("mon acier passe son temps à
attendre", a coutume de dire Francis Mer Pdg d'Usinor) sont
réduits d'un ordre de grandeur, d'où cette expression de
"dog years" illustrant l'accélération du temps d'un
facteur 7. Cette accélération amplifiée par l'impatience
des clients qui ont perdu l'habitude d'attendre "l'unité de temps
n'est plus la même nous devons répondre au client dans les 24h"
(Darty)
Internet, outil de transactions, permet de réduire les
coûts de télécommunications
(téléphone, fax, transmissions de données)
d'informatique (en échappant aux logiciels
"propriétaires").
L'ouverture sur le monde qu'offre le World Wide Web et ses outils de
publication et de navigation permettent d'accéder à des nouveaux
clients, de nouveaux marchés, à de nouveaux partenaires, à
de nouveaux collaborateurs, ou à de nouveaux fournisseurs.
Pour les
nouveaux créneaux de marché, qu'il offre, le développement
de nouveaux outils qu'il suscite, Internet est également un gigantesque
réservoir de création de nouvelles entreprises voir
page
227
Il ne
serait donc sans doute pas judicieux de s'en tenir pour cette réflexion
à une définition trop restrictive de la PMI: le champ pertinent
ici semble être la PME, avec une attention toute particulière pour
celles qui sont directement ou indirectement confrontées à la
concurrence internationale (services à l'industrie, logistique, plate
formes commerciales, tourisme, industries culturelles, agroalimentaire,...)
Quelques
exemples :
Quelques
exemples :
Ils ont
bien naturellement été parmi les premiers à
développer ce que l'on appelle l'ESD (Electronic Software
Distribution) encore handicapé aujourd'hui par la faiblesse de la bande
passante qui oblige à pratiquer la distribution mixte (commande on-line
et envoi postaux)
A partir
de 2000 nous n'avons trouvé aucun organe de presse (journal, radio,
télévision) qui n'ait une activité Internet (ou tout du
moins un projet annoncé) et souvent les développements dans ce
domaine sont présentés comme le coeur de la stratégie
(Reuter, Pearson, Reed Elsevier, Thomson Corp,...) ....et une floraison de
nouveaux titres liés à la Net-économie sont apparus
Avec
l'émergence de "l'économie du savoir" (knowledge-based Economy),
la matière grise est aujourd'hui la principale richesse d'un
pays. (22 milliards d'euros en 2000, en progression de 2% sur 1999)
Internet apporte le même bouleversement que le
cinéma d'un coté et la télévision d'un autre en a
apporté aux théâtres de province
Les
représentations "live" données chaque soir par les
théâtres de boulevards ont été largement
remplacées par de prospères chaînes de
télévision qui assurent une programmation (en fonction du public
visé) de films (en provenance pour l'essentiel d'Hollywood, faisant
appel à des vedettes mondialement connues, mobilisant souvent
d'énormes budgets rentabilisés en quelques mois) à
côté de "news", d'interview, de jeux élaborés par la
chaîne.
Une
remarque de même ordre peut être faite pour les banques et
autres institutions financières françaises qui ne sont
pas toutes aussi en avance que pourrait le laisser imaginer les moyens
financiers et le potentiel de matière grise dont elles disposent
"the
world needs banking but not bankers"
Est sans
doute caricaturale, mais ne doit pas pour autant être
sous-évalué : le coût d'une transaction bancaire par
exemple passe de 1,07$ lorsqu'elle est traitée en agence
à 0,54$ quand elle est traitée par
téléphone et 0,01$ par l'internet (Bill
Finkelstein, Wells Fargo)
Cette
évolution sera sans doute plus difficile à conduire dans les
grandes structures où les hiérarchies intermédiaires
pourront être tentées de bloquer sous tous les
prétextes (sécurité, fiabilité,
confidentialité...) des processus susceptibles de remettre en cause
les modalités d'exercice des pouvoirs et l'utilité même de
certaines fonctions.
"il
aura manqué à l'industrie bancaire française, trop
longtemps sous la coupe des pouvoirs publics, la vision et l'audace d'un Claude
Bébear" Pierre Albouy Rotschild, New York, les Echos
3.10.2000 Au
niveau mondial c'est un des premiers secteurs de développement du
e-commerce avec les leaders Américains Travelocity
http://www.travelocity.com
et Expedia
http://www.Expedia.com
(racheté par Vivendi Universal?)
Quelques
exemples :
Cylibris Editions
www.cylibris.com
éditeur de livres reçoit des "manuscrits" d'auteurs souhaitant
être publiés :
"pour
être édité aujourd'hui il faut être connu. Il ne faut
pas avoir quelque chose à dire" Jean d'Ormesson
Les
moyens d'impression modernes autorisent aujourd'hui une telle production et une
vente à l'unité à des prix tout à fait
compétitifs (prix de vente 58 F) et néanmoins rentables
Pour
la musique la chaîne de la valeur change radicalement car avec les
nouvelles techniques de compression (MP3 (MPEG1 layer3
www.mp3.com
qui réduit les volumes jusqu'à 12 fois) et l'augmentation
des bandes passantes il devient possible de "livrer" la musique "en ligne" et
on revient à la logique du chapitre
précédent
Aujourd'hui demain Rémunération des artistes 1$ 3$ intermédiaires 9$
(Compagnie de disque) 7$ (site
web de softselling) pressage 1$ 0 distribution 1$ 0 Revendeur-détaillant 5$ 0 Coût final utilisateur 17$ 10$ (mission Thierry Trouvé /Aftel avril 1999)
Bien
entendu il n'échappera à personne que la connaissance
extrêmement fine du client que permet ce métier (des
goûts, mais aussi de la personnalité à travers la
démarche d'achat et les lectures ou de ses préférences en
matière de couleur cf
http://www.couleurs.com/)
peut être puissamment valorisée en étendant
largement la gamme des produits ou services offerts :
De
nombreux sites, que ce soit les grands "portails" d'entrée et
d'orientation sur le Web (moteurs de recherche (yahoo!, alta vista, ...) ou
fournisseurs d'accès (AOL, Wanadoo, ...) les sites
spécialisés (golf, chasse, électronique, ...) ou, à
l'autre bout de l'échelle les micro-sites personnels voudront offrir
à leurs visiteurs la possibilité d'acquérir des ouvrages
et un lien vers le site des libraires fournira ce service :
Les
professionnels de ce marché ont pour mission de rapprocher une multitude
de propositions de logement, ayant chacune leurs spécificités, et
une multitude de clients géographiquement dispersés : c'est
à l'évidence un domaine où l'Internet est à
même de participer au rapprochement de l'offre et de la demande de
façon particulièrement efficace et bon marché
La
santé est un secteur d'une importance à la fois sociale et
économique majeure. Il concerne chacun d'entre nous et des entreprises
ou organismes publics ou privés de toute taille: Laboratoires
Pharmaceutiques, professions libérales, cliniques et hôpitaux,
organismes de sécurité sociale et assurances....
Et
pourtant comme le souligne Pierre Laffitte, "dans un yaourt il y a plus
d'informations (en valeur ajoutée) que de lait"
Ce sont
celles pour lesquelles l'effort d'imagination le plus grand reste à
faire : cette analyse constituant le coeur de ce rapport, le chapitre suivant
leur sera consacré. Les
technologies Internet permettent
il faut
distinguer un certain nombre de niveaux dans ce domaine Il
s'agit là de la présentation de l'entreprise par une page
hébergée sur un serveur externe (avec lequel la communication ne
se fait parfois encore que par fax par souci de maîtrise de
l'information!!)
Le
rachat par des cybersquatters aux aguets des noms non renouvelés, le
jour même de la date d'expiration, et le renvoi de ces adresses sur des
sites pour adulte, installés dans des pays ou la justice reste une
notion théorique, sont maintenant de pratique très courante:
c'est une forme de racket face auquel une PME est aujourd'hui sans
défense
Enfin il
faut acheter toutes les variantes possibles du nom de l'entreprise et de ses
marques y compris avec les fautes d'orthographe (jean-pierre,
jean_pierre, jeanpierre, jean-piere,...) car sinon des cybersquatters
spécialisés ne manqueront pas de "cerner" le site principal et de
détourner tout visiteur : Le "cyberscam" consiste à
déposer des noms de domaine proches de ceux de sites "légaux" de
façon à récupérer les erreurs de frappe des
adresses de site Web
Selon une
étude de Cybermark (
www.cybermark.org ), en France seuls 6,5 %
des noms de domaine en ".com" appartiennent à la société
propriétaire du nom, 86 % ont été déposés
par d'autres sociétés (souvent distributeurs dans des pays ou
acheter le nom est un réflexe) et 7,5 % à des spécialistes
connus de la contrefaçon ou de la spéculation
("cybersquatters") et ZDNet de son côté indique que 34,5 % des 25
millions des noms d'entreprises françaises sont déjà
enregistrées en .com..
Cette
étude a en outre montré que les sites qui s'étaient fait
voler leur nom en .com et qui l'ont récupéré ont vu leur
chiffre d'affaire multiplié par 2 à 5
Nous
ne saurions donc trop recommander d'effectuer de toute urgence cet
investissement de précaution.
Les
groupes puissants ne sont pas à l'abri de ces désagrément,
et tout particulièrement les Français qui ont pris conscience
plus tardivement de ces enjeux (il se crée un nom de domaine en .com
toutes les 5 secondes)
Conclusion : un site zombie modeste peut être positif s'il
est considéré comme la toute première marche d'un escalier
(achat du nom, processus d'apprentissage) et ne reste à ce stade
primitif que très peu de temps.
De
nombreux exemples pourraient être cités ici (concernant autant
des PME que des grands Groupes) qui illustreraient notre propos : nous ne
le ferons pas: il vous suffit de parcourir les sites de nos entreprises vous
avez 4 chances sur 5 de trouver une illustration à ce propos C'est en
général ce qui se produit lorsque c'est la direction de la
communication qui prend en charge le développement du site:
Dans
notre pays l'an dernier la version "Zombie de luxe Trilingue" était
malheureusement particulièrement bien représentée, et
ceci est corroboré par les résultats d'une enquête
conduite en 1998 dans le cadre du festival de Biarritz:
"Le site web institutionnel Français transmet l'image
négative d'un camp retranché à l'opposé du but
recherché: il perd alors toute utilité jusqu'à devenir
contre productif" Jean-François Susbielle.
N'oubliez pas ce slogan "inversé" d'un
célèbre hebdomadaire "le choc des mots et le poids des photos"
pub
de Bull "Quand il est sur un site, Nick ne s'impatiente jamais. Il
attend au moins 2 secondes avant de cliquer ailleurs"
Il est
nécessaire d'arbitrer : éviter les pages élégantes,
esthétiques et peu chargées des plaquettes de communication au
profit de pages d'accueil riches d'informations permettant d'aller directement
à la bonne information.
v la
règle du "zéro mépris" : tenez compte du fait que
toute la richesse opérationnelle de votre site doit être
accessible aux internautes qui n'ont qu'un écran de 14 pouces, un disque
dur surchargé qui ne leur permet pas d'implanter les dernières
versions des navigateurs avec leurs derniers "additifs" (plug-in) même si
vous leur proposez gratuitement.
Ces
trois règles sont réunies Outre-Atlantique par la règle :
"KISS" : "Keep It Stupid Simple".
L'échec de Boo.com est pour une large partie
liée à cette erreur: beaucoup s'accordent à penser que le
concept de départ était bon (viser un public branché avec
des produits haut de gamme difficiles à trouver)
(Il
va de soi que sauf pour des entreprises désirant se limiter strictement
à un commerce de proximité et ne souhaitant aucune forme de
partenariat international tous les catalogues devront avoir au moins une
version en anglais)
Le site
doit permettre d'ouvrir facilement sur un dialogue: le développement du
"capital client" se trouve en bonne partie là, sur ce plan la situation
en France qui dénote un particulier mépris pour le client est
alarmante, et ce d'autant plus qu'elle se dégrade
Stratégie Telecom & multimédia qui a
testé 125 sites en 1999 et a pu constater que 42% d'entre eux mettaient
plus de 5 jours pour répondre ce qui est clairement inacceptable,
Les bons
points: les Click&Mortar (54%), un score médiocre, les banques (43%)
beaucoup
de sites dont l'objectif, comme nous l'avons vu plus haut est en fait davantage
la "notoriété" que le service au client cèdent au
narcissisme et à l'exercice de style
Le
catalogue électronique permet de proposer un nombre d'articles bien
supérieur à toute boutique (150.000 références
dans la plus grosse FNAC contre 450.000 sur FNACdirect)
C'est
évidemment un des atouts majeurs que de permettre, avec une mise de
fonds somme toute modeste de présenter vos produits ou votre
savoir-faire au monde entier (ce qui, soulignons le tout de suite mais nous y
reviendrons, n'est utile que si l'entreprise dispose de produits originaux
susceptibles d'intéresser des clients éloignés et si elle
s'est organisée pour pouvoir répondre aux besoins du prospect
dont elle aura éveillé l'intérêt)
Questions :
Comment
répondre à ce paradoxe ? le principe de la minijupe.. "Il faut
en montrer assez pour attirer l'attention du chaland mais pas trop pour cacher
ce qui doit l'être"
Ce n'est
que dans une deuxième étape, une fois le visiteur
identifié, après s'être assuré que c'est bien un
client ou un partenaire, que celui-ci est autorisé à rentrer dans
"l'arrière boutique" où, en fonction des relations que l'on a
avec lui, comme dans les relations d'affaire traditionnelle on lui donne
accès aux informations pertinentes (données techniques, catalogue
de prix correspondant au client donné, ...).
Grâce à la promotion de ses produits et de son
savoir-faire, la PME peut également trouver des partenaires à
travers le monde pour assurer sa distribution ou conduire des projets communs
(il est indispensable, dans ce cas, que le site soit au minimum bilingue):
De plus
en plus le recrutement de cadres ou de spécialistes se fait sur
Internet. La plupart des entreprises qui recrutent le font savoir sur leur site
et il y a souvent une bonne adéquation entre le profil du visiteur et
celui du collaborateur que vous cherchez.
Au-delà du nombre de visiteurs q'un simple compteur vous
permettra de connaître, deux points sont à regarder : L'analyse de l'origine de vos visiteurs (des " log ") et
du chemin que les a conduit vers vous (à partir de quel mot clef) vous
fournira déjà de précieuses indications et vous permettra
de voir si vos visiteurs sont bien ceux que vous escomptez Cela pourra en
particulier vous amener à changer les mots clef déclarés
aux moteurs
Un
certain nombre de logiciels, comme
Net@udience
www.cartel-info.fr/netaudience réalisent une étude
statistique du cheminement de vos visiteurs et visualisent leur parcours
permettant ainsi de détecter les anomalies :
De plus
en plus les sites Web dédiés aux actionnaires et aux
analystes prennent une place importante dans la communication
financière de l'entreprise. Cette exigence d'une communication riche,
rapide et exacte s'est développée notamment avec l'accroissement
du rôle des fonds de pension anglo-saxons dans le financement de nos
entreprises.
Peu
d'activités ne présentent aucun risque
(sécurité, catastrophes naturelles ou attentats, pollutions,
défaut de fabrication nécessitant le rappel des produits, OPA
hostile, faillite d'un gros client, profit warning, accident,
désinformation générée par un concurrent,...)
Dans
la presse écrite traditionnelle la publicité comparative est
très sévèrement réglementée et le
dénigrement est interdit. De plus, peu de particuliers peuvent se payer
des pages de magazine: Rien de tel sur l'internet :
Pour un
coût dérisoire il est possible de manifester sa déception
sur la qualité du produit, sa critique du comportement de l'entreprise
vis à vis de son personnel ou de la nature, son insatisfaction quant
à sa gestion,...
La vente
sur Internet a depuis 1998 quitté le domaine de l'anecdotique
C'est une confusion trop souvent entendue que d'assimiler
commerce électronique et paiement en ligne ! Les
moyens de paiement traditionnels comme le chèque ou le virement restent
parfaitement utilisables: les paiements par chèque représentent
deux tiers des montants des paiements d'achats sur internet (étude A
Jour Médiangles
www.mediangles.fr )
On a
tendance à assimiler "Kiosque" à "facturation à la
durée", or ce n'est pas là que se trouve le réel atout de
ce moyen de paiement, celles qu'il convient de préserver car elles
continuent à répondre à un véritable besoin pour le
client nous paraissent être les suivantes:
Les
frontières entre opérateurs de télécommunications
et fournisseurs d'accès Internet deviennent de plus en plus floues:
Worldcom qui a lancé une gigantesque OPA de 30 milliards de
dollars sur MCI, puis moins d'un an plus tard a tenté la plus grosse OPE
mondiale pour tenter de prendre le contrôle de Sprint fin 1999 pour 129
Milliards de dollars, a racheté, Iway, fournisseur d'
accès Internet de notre ministère)
Les 4 ou
5 plus importants couvrent à eux seuls plus de la moitié du
marché mondial et seraient en mesure de remplir cette fonction
d'intermédiaires de paiement sans difficulté : ils sont en
quelque sorte dans la situation des kiosques des halls des grandes gares qui
voient passer un grand nombre de voyageurs en transit vers d'autres lieux.
La
concurrence dans ce domaine va s'exercer non au sein d'une profession mais
entre trois grandes professions du recouvrement de facture
Comme le
dit de façon très pertinente une publicité
américaine : "e-business, it makes cents"
Sur le
modèle des "grains de SEL" (Système d'Echange Local), on
commence à voir apparaître des "devises électroniques
globales sur le web", monnaie virtuelle créée par des
particuliers pour échanger des services sans utiliser la monnaie
officielle,.couplée à l'émergence depuis début 2000
de systèmes de paiements entre particuliers de type Paypal
voir page
62 "nous irions vers la création
d'une nouvelle monnaie, pourquoi pas mondiale" (J M Billaut
BNP-Paribas)
Le
problème de sécurité souvent évoqué,
rarement à bon escient, devient néanmoins un vrai problème
quand les craintes qu'il inspire deviennent un des facteurs inhibant au
développement du commerce électronique.
Le
véritable risque est de posséder une carte de paiement: ce n'est
pas de l'utiliser sur Internet.
Netsurf signale dans ce domaine une "arnaque" de plus
en plus fréquente: un débit de faible montant (quelques
dizaines de franc) récurrent comme un abonnement (...mais qui
touche un très grand nombre de comptes). Souvent la somme passe
inaperçue, ou son faible montant dissuade le possesseur de la carte
d'entamer les formalité pour faire recréditer son compte.
Elle
comporte :
Un des
atouts majeurs qu'offre l'Internet, encore faut-il savoir l'exploiter, est de
permettre une écoute individuelle du client: la valeur ajoutée se
déplace vers la qualité de la relation que l'entreprise est
capable d'établir avec lui et la capacité à gérer
la masse considérable d'information que ce processus génère
Ecouter ses attentes et personnaliser toujours plus, tout en
développant des méthodes de production permettant de conserver
des prix de revient de la série "
Renault a affiché les enjeux : dès 2001
proposer au client de définir sa voiture selon ses goûts, la
livrer dans les 2 semaines et diviser les stocks par 2. Cela va
nécessiter une adaptation de l'outil industriel et la formation de 28000
personnes pour être capable de produire une voiture avec un
préavis de 5 jours "internet va booster la diversité des
modèles ... jusqu'à présent nos voitures neuves
attendaient les clients qui devaient se rabattre sur les modèles
disponibles" (André Bodis, Renault aux Echos)
"le
client est Roi" était une réclame, maintenant c'est une
réalité qui contraint, sous peine de disparition de passer d'une
approche produit à une approche client:
Cette
nouvelle approche va permettre "de conduire une entreprise en surveillant ce
qui se passe devant et non pas en regardant dans le rétroviseur"
Sanjiv Sidhu I2 technologies
Il vous
est possible dans certain cas de personnaliser totalement votre produit dans la
mesure où les machines de production sont elles-mêmes
commandées par des ordinateurs et qu'en fait c'est le client qui leur
fournit les paramètres (impression, broderie, découpe, usinage,
brochage, marquage, tissage, composition d'un produit de beauté,
...).
La
connaissance fine du profil d'intérêt des clients devient
rapidement le principal actif du cyber-commerçant
Aussi se
développe un actif commerce de Fichiers clients qualifiés
"toute
la difficulté consiste alors à éviter que
l'adhérent ne se sente "épié. Nous devons donc
élaborer notre proposition de telle sorte que le client ne se sente pas
reconnu. C'est la limite du one-to-one "
On
imagine facilement combien cette évolution vers un marketing
personnalisé est susceptible de révolutionner le marché
publicitaire dans son approche et dans ses techniques
Internet
est un outil particulièrement adapté pour le fonctionnement de
communautés de tous types.
Dans un
univers qui s'étend de façon explosive (augmentation du nombre de
pages et du trafic de 15% par mois !) avec 3 millions de sites en ".com" il est
extrêmement difficile d'émerger de la masse.
Bien
souvent l'internaute à la recherche du produit ou du service que vous
offrez, ou qui souhaite trouver un partenaire ou un employeur que vous
êtes susceptible d'être, fera appel à un moteur de recherche
ou à un annuaire.
2
objectifs sont ici visés :
Ces
dépenses d'investissement, sur la marque ou "branding"
étant comptablement considérés comme du fonctionnement,
cela explique les déficits que connaissent les principaux leaders du
marché dans leurs premières années
Tant
sur le plan tant technologique que conceptuel la publicité est un des
domaines qui connaît la plus forte évolution
Plus
encore que dans la presse traditionnelle se pose la question de l'outil de
mesure fiable susceptible d'être accepté par les partie pour
asseoir la facturation
Là encore Internet conduit à passer
Mais de
nombreuses difficultés techniques sont encore non résolues
Il
s'agit de placer son "panneau", son bandeau, là où passent le
maximum d'internautes (moteurs de recherche, sites des fournisseurs
d'accès ou des navigateurs) ce sont les fameux "portails" vous
permettant d'être vus par des dizaines de millions d'internautes. En
France d'après une récente étude de Pricewaterhouse
ceux-ci captent 63% des investissements publicitaires
Certains
sites (notamment les sites pour adulte ou les sites de jeu), bloquent certaines
fonctions du navigateur et, quand vous souhaitez les quitter vous envoient au
contraire sur d'autres sites de la même catégorie et il faut bien
souvent fermer son navigateur, voire rebooter l'ordinateur pour arriver
à leur échapper : c'est le "mouse trapping" Une
nouvelle stratégie commence à apparaître prenant en compte
la réalité des coûts: offrir un accès Internet
gratuit ne coûte quasiment rien (de l'ordre de 16F/mois) par rapport
à l'avantage d'inviter votre client à naviguer en partant de
votre "port" ce qui présente deux avantages majeurs
Un cran
plus loin que dans la méthode précédente, vous offrez non
seulement l'accès gratuit, voir les communications
gratuites: vous offrez également l'ordinateur, (ou vous
passez par l'intermédiaire d'entreprises qui le font pour vous comme
Free-PC Network et sa gamme de logiciels AdOptimizer
sales@free-pc.com )
Dans ce
cas vous rémunérez l'internaute pour chaque heure de surf (3
à 5F)
Une des
façons les plus efficaces et les moins onéreuses de se
créer un fichier de prospects qualifiés est de les inviter
à participer à un jeu-concours leur permettant de gagner des
cadeaux en relation avec votre production: à priori ce sont des
prospects pertinents pour vous, et pour participer au concours ceux-ci doivent
vous donner de nombreuses informations comme par exemple l'adresse de livraison
de l'éventuel cadeau
La
technique consiste là à mettre des bandeaux un peu partout sur
les innombrables petits sites à la recherche de moyens pour boucler leur
budget et dont le profil des visiteurs correspond à votre offre (en
particulier les sites de la presse nationale, régionale ou
spécialisée dont c'est la principale ressource):
La
"chasse à courre" est plus subtile et plus technique mais moins
onéreuse : cette stratégie vise à faire
apparaître sa publicité au bon moment, quand l'internaute est
susceptible d'être intéressé
En se
faisant passer pour des internautes ordinaires, cachés derrière
un pseudo, les "guérilleros du chat, mercenaires à la
solde des grandes marques" (les Echos, mai 2001) tentent à travers
les discussions pour essayer de créer un effet de mode pour leur produit
et drainer le trafic vers leurs sites (Premier Réflex
www.premier-reflex.com ,
Idée Virale
www.viralpub.com
Comment
connaître les visiteurs?
L'utilisation des noms de marque de ses concurrents dans les
"metatags"
Il
représente un marché de 3 milliards de dollars et commence
à faire également son apparition sur le web
L'objectif est de faire en sorte que vos clients aient
intérêt à faire eux même la publicité de vos
services auprès de leur famille et de leurs amis : la meilleure
façon de faire est de proposer un service intéressant et de
qualité en encourageant et facilitant le "bouche à oreille". Il
est ainsi possible avec des moyens très réduits d'arriver
à une excellente notoriété, c'est le "marketing viral" une
des bases du développement de l'Internet marchand (et la base quasi
exclusive pour l'Internet non-marchand)
Bien
souvent des opérateurs sur internet ont des activités
complémentaires et peuvent donc trouver intéressant de se
"renvoyer" des clients: un très grands nombres d'accords de
partenariat existent dans ce domaine, avec ou sans exclusivité
réciproque (un portail avec un libraire ou une chaîne de
distribution par exemple)
Des
modèles très différents de la télévision
sont à inventer : à la télé "où les
clients quand ils arrivent sont déjà cérébralement
morts" la publicité emploie des moyens qui provoqueraient des
réactions allergiques chez l'internaute dont l'esprit critique est plus
aigu : L'internaute souhaite prendre du bon temps ou se voir proposer une
information utile. Il en résulte une évolution du simple bandeau
vers les liens marchands et les sites de softselling que nous allons examiner plus loin.
voir page
127
L'e-mail
offre dans des conditions financières extrêmement
intéressantes la possibilité de contacter les clients potentiels
de façon très personnalisée. Plus encore qu'un outil
permettant de faire de la publicité Internet c'est un puissant outils de
marketing direct
Il ne
faut pas oublier que la psychologie des internautes peut être parfois
décalée par rapport aux clients habituels de la PME
française et le harcèlement textuel (le SPAM)
fait, bien souvent, fuir le client plus qu'il ne le convainc de passer à
l'acte: il convient donc d'en user avec modération
Le
SPAM est un composant de charcuterie industrielle Anglaise,
popularisée par les Monthy Pytons dans un sketch où ce
mot, chanté crescendo, submergeait progressivement toute la
scène. Nos cousins canadiens proposent le polluriel ou le
pourriel
La
publicité sur Internet a connu une croissance fulgurante jusqu'en 2000:
de 0,04 milliard de dollars en 1995, elle passe à 0,3 en 1996 pour
atteindre le milliard en 1997, 1,9 milliards en 1998, 4 milliards de dollars
en 1999, 9,6 milliards en 2000 (dont 8 aux US, 1,3 en europe et 0,3 en Asie) -
Internet Advertising Bureau
www.iab.net
N'oubliez pas que la publicité sur Internet peut concerner
des choses que vous n'y vendez pas (la vente elle-même peut se faire dans
vos boutiques) et qu'inversement les moyens traditionnels de publicité
et de promotion (presse, objets publicitaires, foires et salons, papier
à lettre, véhicules de service...) doivent être
mobilisés pour vos services sur Internet :
Imaginerait-on un fournisseur d'accès essayant de convertir
à l'Internet de nouveaux clients en faisant sa publicité sur le
Web ?
Cette
transposition du monde réel vers le web, consistant à regrouper
des commerçants hétéroclites, souvent sur une base
géographique, n'a pas fonctionné pour une raison très
simple : une galerie marchande physique est basée sur 2 principes :
En
dehors même des contraintes de la logistique
(nécessité fréquente de gérer les stocks
nécessaires à la rapidité des livraisons à
l'étranger et permettant une économie de transport par
regroupement des envois à longue distance, règlement des
problèmes administratifs et douaniers locaux, techniciens pour la mise
en service ou l'après-vente,...) qui dans bien des cas les rendent
incontournables, les intermédiaires garderont un rôle essentiel :
ils apportent le capital de confiance qu'ils ont su mériter
auprès de leurs clients à l'entreprise nouvelle qui arrive sur le
marché.
L'acte
d'achat implique en effet que le client ait un minimum de confiance dans son
fournisseur. La construction et la gestion de cette relation de confiance
sont au moins aussi importantes pour le développement d'Internet dans le
monde des affaires que la technologie stricto sensu Les
intermédiaires qui fonctionnent aujourd'hui sur une pure logique de
"péage", sans valeur ajoutée, peuvent nourrir de gros soucis
quant à leur avenir:
l'Internet apporte en effet deux éléments nouveaux : Le
nombre d'opportunités qui s'offrent à l'internaute comme au
marchand explose (placements financiers, achats d'ordinateurs,
stratégie d'exportation, ...)
CONseil et CONfiance sont dans cet univers COMplexe les deux
missions majeures des nouveaux intermédiaires
"un
distributeur de voyage ne produit rien d'autre que de l'information, du
conseil, de la garantie et de la sécurité" déclarait
Emmanuel Guirado, DG d'Havas Voyage aux Echos Ceux que
l'on appelle les " Market Maker " ou
" infomédiaires " prennent de plus en plus d'importance
dans les transactions électroniques.
Les
robots d'achats ne fonctionnent convenablement que pour des biens relativement
simples pour lequel le prix est un élément déterminant.
Dans des domaines plus complexes notamment dans le B to B la comparaison des
offres nécessite une bonne connaissance du métier et à
conduit à l'émergence d'intermédiaires
spécialisés sur certains marchés.
Un des
actifs principaux dans la Net-économie est en effet constitué
comme nous l'avons vu par les fichiers clients. Allant jusqu'au bout du
raisonnement, l'infomédiaire (nom proposé par John Hagel,
Harvard) : se propose comme mandataire de ceux-ci afin de gérer
pour leur compte ce patrimoine que représente leur "profil" de
consommation (qui leur est actuellement "dérobé" par les
cyber commerçants).
Avec la
mondialisation les entreprises se recentrent sur leur coeur de métier et
sous-traitent (ou achètent) une part de plus en plus importante de leur
production (70% par exemple pour Renault). Leur compétitivité
repose donc chaque jour davantage sur leurs achats, vecteur d'innovation,
de qualité et de "compétitivité prix"
De
toutes les enquêtes il ressort que places de marché ne sont pas
considérées dans la plupart des domaines comme de simples
"Bourses" analogues aux bourses des valeurs
La mise
en place de ces market-places aura également des conséquences
très profondes sur l'informatique des acheteurs comme des vendeurs :
en effet ces processus d'achat (e-procurement) ne dégageront toute leur
efficacité que si les systèmes de gestion de l'acheteur et du
vendeur sont interconnectés pour supprimer toute opération
manuelle lors de la transaction. C'est aujourd'hui un des savoir-faire majeurs
des plateformes de market-places que d'être capables d'assurer au mieux
possible des interconnections entre informatiques incompatibles. Demain les
systèmes d'information des entreprises seront conçus à
partir de l'impératif d'interconnexion
Dans
ce premier cas ce sont des indépendants, des "Market Makers"
qui ont pris l'initiative. La
richesse potentielle de ce créneau a conduit d'innombrables
start-up à s'y lancer (il y en avait déjà plus de
150 dans le domaine agroalimentaire en août 2000 et 50 rien que dans le
textile en Europe) mais il s'agit là de projets à forts risques
car
Parfois
ce sont des entreprises du secteur qui ont pris l'initiative. elles
connaissent bien le secteur professionnel concerné mais:
Pour des
marchés spécialisés ceux qui sont les mieux placés
pour survivre sont ceux qui exercent aujourd'hui un métier de
courtier: outre qu'ils connaissent bien les traditions des professions
concernées, ils bénéficient d'un atout inestimable: la
Confiance des opérateurs de marché, confiance que les nouveaux
entrants auront de grosses difficultés à acquérir dans des
délais raisonnables et avec des coûts supportables (ce qui ne veut
pas dire pour autant bien entendu que le succès est garanti...)
La liste
ci-dessous élaborée au fil des annonces en 2000 et 2001 comporte
déjà un certain nombre d'acteurs disparus ou en grande
difficulté
Dans ce
second cas, aujourd'hui le plus significatif, ce sont les principaux acheteurs
qui créent une filiale commune (les COBAM Coalitions
d'entreprises "Brick&Mortar)
Ce rapport 2002 est la cinquième édition depuis la
première demande du Ministre en 1997 nous chargeant
Depuis lors, dans notre pays, beaucoup de chemin a été parcouru
sous l'impulsion d'initiatives tant publiques (dans le cadre du PAGSI) que
privées.
· de contribuer à la réflexion sur les actions à conduire
notamment au profit des PME.
De nombreuses missions aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens
(notamment dans l'Europe du Nord) et de très fréquentes visites
d'entreprises françaises et européennes nous ont cependant
montré que si depuis 1998 notre pays a amorcé son
décollage, outre atlantique comme chez nos voisins d'Europe du Nord ces
dernières années ont vu une accélération des
utilisations des technologies de l'Internet par les entreprises traditionnelles.
Notons que, plus encore que les pays latins, le Japon, sans doute pour des
raisons culturelles analogues de "gestion du pouvoir" éprouve les plus
grandes difficultés à s'adapter à ce bouleversement de
l'économie mais que néanmoins de nombreux Français
réussissent remarquablement dans ce domaine pour peu que l'environnement
soit favorable
· Mais nous ne comblons encore que partiellement notre retard vis
à vis de pays qui poursuivent une croissance exponentielle tant en terme
de volume qu'en terme de sophistication des usages : ceux-ci progressivement
transforment en profondeur le fonctionnement des entreprises de toute taille et
de tous secteurs et conduisent à repenser tous les métiers.
Finance et logistique sont particulièrement riches de marges de
progrès
En ce qui concerne les créations d'entreprises 1999 et début 2000
ont vu l'explosion des " jeunes pousses " et l'émergence des
" Business Angels ". Comme tout phénomène brutal une
telle croissance ne pouvait se produire "à-coups" et aux excès
qui ont culminé en mars 2000 ont succédé d'autres
excès en sens inverse.
2001 a vu de nombreuses fusions ou faillites, soit parce qu'il n'y a pas
toujours la place pour plusieurs compétiteurs sur un même
créneau, soit pour des problèmes de gestion, soit parce que les
capitaux ont manqué pour atteindre le point mort, soit aussi bien
souvent parce que les anticipations sur le marché ont été
trop optimistes. Pour autant les idées portant ces entreprises ne nous
paraissent pas devoir être effacées de nos mémoires car
dans d'autres circonstances elles pourront peut-être se
révéler fécondes et nous ne les avons donc pas
"gommées" de cette édition 2001 v2
Gageons que dans le futur d'autres ajustements auront lieu et gardons à
l'esprit que les aventures risquées ne peuvent toutes déboucher
sur des succès...
En 2001, si les cours de bourse se sont effondrés les usages ont
continué à connaître une très vive croissance (plus
que doublement d'une année sur l'autre des principaux indicateurs). Une
mer ne monte en général pas de façon
régulière et continue mais par des vagues successives, qui
chacune, après la déferlante, donne l'apparence de se retirer
En particulier les grands groupes français ont véritablement
commencé à s'approprier les outils de l'internet pour renforcer
leur compétitivité et leur réactivité,
au-delà des sites institutionnels et de timides essais de commerce en
ligne sans grand impact stratégique:
Cette année, année de consolidation, pas d'émergence de
concepts radicalement nouveaux (si ce n'est le Peer to Peer, véritable
retour au source sur le plan conceptuel mais qui n'a pas encore trouvé
sa place opérationnelle), mais
Un grand nombre de personnes (entreprises, sociétés de conseil,
organismes de formation,...) nous ont suggéré d'assurer la mise
à jour d'un rapport qu'ils utilisent comme document de
référence (support de cours, source d'exemples d'application pour
la sensibilisation et le conseil, guide méthodologique, ...).
· Plus que le développement des ventes, l'objectif de
réduire les coûts et les délais. Cela a
conduit dans tous les secteurs à un développement des outils de
l'internet pour la fonction "achat" : "places de marché" et
approvisionnement électronique qui se comptent aujourd'hui par centaines
et dont nombre d'entre elles affichent des objectifs dépassant les 100
milliards de dollars de transactions annuelles
· l'enrichissement des usages et l'ouverture (trop) progressive de la
concurrence au niveau des opérateurs entraîne une baisse des prix
et une poussée très forte vers les réseaux à
haut débit et au déploiement industriel des technologies
optiques et de l'ADSL (2 points forts de notre industrie), alors que le
satellite se marginalise
· le développement des usages "nomades" de l'Internet avec
l'intégration progressive des innombrables type de terminaux mobiles,
l'explosion de l'usage des "texto" (SMS) pour effectuer des transactions ou
même télé opérer des machines (palliant
l'échec de la norme WAP) le démarrage du GPRS et l'attribution
des licences UMTS
· l'émergence du marché de l'éducation en ligne
(e-learning), enjeu à la fois pour la balance commerciale (en
dizaines de milliards de dollars) comme pour la balance culturelle, il concerne
la principale matière première de demain: la matière
grise, tant pour sa première transformation que pour sa maintenance
· remise en cause des principes mêmes de la "normalisation",
élément majeur de toute stratégie industrielle: les
processus traditionnels, basés sur l'élaboration diplomatique de
consensus entre entités institutionnelles, ont été
complètement balayés car incapables de suivre le rythme
qu'implique les NTIC : des forums informels, regroupant les quelques acteurs
déterminants se sont substitués à eux, les
reléguant au rôle de spectateurs régularisant des "voies de
fait" ce qui n'est pas sans poser problème en terme de règles de
concurrence
· la prise de conscience des risques en terme de sécurité
et de stabilité inhérents au système d'exploitation de
Microsoft et le développement des logiciels libres GNU/Linux
La présente version essaye de répondre à cette demande:
Comme la précédente, celle-ci est consultable à l'adresse
www.ensmp.fr/industrie/jmycs (depuis sa première publication
ce rapport a reçu 870.000 requêtes provenant de 103 pays),
où il est possible de la télécharger ou de l'utiliser en
format html comme plate-forme de navigation pour accéder à toutes
les sources citées (le sommaire très détaillé
essaie de faciliter un accès direct et rapide à la
préoccupation du lecteur).
En outre une page de News -
www.yolin.net - permettra de
continuer à l'enrichir progressivement par des développements
spécifiques (intelligence économique, création
d'entreprises dans les NTIC, infrastructures et aménagement du
territoire, Internet et collectivités locales, ...) et de rester
à votre écoute pour continuer à capitaliser notre
expérience collective.
Merci à tous
"we haven't seen anything yet"
Jean-François Abramatic (Autrans 2001)
Quelles initiatives prendre ?
1 L'Internet en deux mots
1.1 Le fruit étrange de la liaison entre la rigueur des militaires et la
créativité libertaire des chercheurs sur fond de guerre
froide
1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la
vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque
nucléaire :
Paul Baran de la Rand Corporation en invente l'architecture avec la
numérisation des informations et le découpage de celle-ci en
petits blocs : L'originalité du système mis en place, qui assure
son invulnérabilité à une attaque militaire "physique",
est l'absence de point central : Le réseau fonctionne sur un
mode purement coopératif avec une multitude d'ordinateurs et de
réseaux locaux ayant tous les mêmes prérogatives.
L'idée fondamentalement nouvelle est de mettre "l'intelligence" dans les
terminaux et non dans le système de transmission avec ses gros centraux
téléphoniques
Chaque ordinateur "serveur" qui se connecte pour émettre et recevoir sur
l'Internet, participe en outre au routage des messages qui circulent à
travers le monde selon des cheminements quelque peu aléatoires : il
reçoit des serveurs voisins des "paquets d'information" (les messages
trop longs doivent en effet être tronçonnés en petits
"paquets") et en fonction de l'adresse de destination, le transmet à son
tour à un autre ordinateur qui se trouve "à peu près" dans
la bonne direction et dont la ligne est disponible (les paquets composant un
même message empruntent éventuellement des chemins
différents et n'arrivent pas obligatoirement dans l'ordre initial)
Réaction1(*)
d'AT&T: "c'est aussi stupide que de mettre le pétrole
dans des tasses à café pour le transporter dans un pipeline".
A cette même époque Engelbart invente la souris
www.engr.orst.edu/old_news/121098/engelbart.htm
En 1969, Larry Roberts de l'Agence américaine de l'armement
(Arpa) demande à quatre universités américaines de
mettre ces idées en pratique dans un réseau expérimental.
Quatre supercalculateurs sont interconnectés en 1971 : c'est le
réseau Arpanet:
http://som.csudh.edu/cis/lpress/history/arpamaps/f8sep1971.jpg
La nécessité d'adopter des standards, élément
clé du succès, et d'aller vite a conduit à la mise en
place ce que certains ont appelé une "adhocratie" avec une
coordination d'étudiants qui développent les idées de
"protocoles" et de "RFC" (Request For Comment) permettant de
lancer les idées nouvelles et de les tester auprès de la
communauté
1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de
convivialité :
Quelques étapes :
1960 Ted Nelson invente l'hypertexte dont le premier
modèle électromécanique fut publié en 1945 par
Vannevar Bush. Inventeur du mot "hypertexte", Ted Nelson, conçoit
l'hypertexte comme un gigantesque réseau contenant toute la production
intellectuelle (littérature, peinture, musique,...) mondiale. Ce
réseau, qu'il a nommé "Xanadu" (dont on peut penser qu'il
a inspiré "wanadoo"...), serait accessible par tous, chacun pouvant y
ajouter ses propres productions. Celles-ci seraient reliées les unes aux
autres par des "liens hypertextes" explicitant leurs relations. Les liens entre
ces différents éléments permettraient de "naviguer" de
l'un à l'autre. L'utilisateur pourrait d'ailleurs lui-même ajouter
des liens à ce gigantesque Hypertexte, contribuant ainsi à la
mise à jour progressive du réseau implicite que constitue notre
culture littéraire, artistique et scientifique...
1971 Louis Pouzin, chercheur à l'INRIA,
épaulé par Michel Montpetit invente le
"datagramme", pièce essentielle de la transmission par paquet qui
ne nécessite plus l'immobilisation d'une voie de communication comme le
protocole américain de l'époque (Host-Host) : c'est le
début du réseau Cyclades.
automne 1971 Ray Tomlinson invente l'e-mail, courrier
électronique et choisit un symbole inutilisé dans les
laboratoires, le "@" pour séparer l'adresse de la machine du nom
du destinataire et création d'un groupe de travail en vue de
définir un standard d'interconnexion.
www.ifla.org/documents/internet/hari1.txt et
http://ojr.usc.edu/content/ojc
D'après un professeur de l'Université de Rome le @ aurait
été "inventé par les Marchands Vénitiens au
16ème siècle et correspondait à une unité de mesure
: l'amphore, ce symbole aurait transité par le monde arabe et l'Espagne
avant de devenir le "commercial a" Anglo-saxon
1972: André Truong, créateur de la
Société R2E, et François Gernelle, son
directeur général, pour répondre aux besoins de l'INRA
(Institut de Recherche Agronomique) invente le premier micro-ordinateur
: le Micral, autre pièce essentielle du futur réseau
Internet, (réaction d'alors d'un haut responsable de Bull
rappelée par le Monde "vous n'avez jamais rien compris à
l'informatique"),
1974 : Vinton Cerf met en oeuvre le concept de datagramme,
développé avec "Cyclades", dans le réseau Arpanet
pour créer un des protocoles de base de l'Internet : TCP
(protocole de contrôle de transmission). Les multiples "paquets"
émis ne parviennent pas tous à destination (jusqu'à 15%
sont perdus) : en cas d'engorgement momentané, certains routeurs peuvent
en effet être amenés à détruire ceux qui sont en
attente: c'est le protocole TCP qui détecte ces échecs de
transmission et provoque une nouvelle émission du paquet
considéré
Dès cette période, la participation de pays autres que les
Etats-Unis à des travaux de spécifications et de tests est tout
à fait notable: En France, l'Inria et le Cnet
www.cnet.fr sont
particulièrement actifs.
C'est aussi l'époque où le CNET "invente" l'ATM
www.atmforum.com qui a
été jusqu'à aujourd'hui une technologie importante pour
accroître de façon substantielle les capacités de
transports des réseaux de télécommunications pour la
transmission de données.
1977 : , le protocole d'adressage IP (Internet Protocol) voit le
jour : il vient compléter le protocole TCP. Dès lors, pour
reprendre la définition de l'AFTEL :
et l'Internet, comme l'ensemble des réseaux Internet
interconnectés à l'aide du protocole TCP/IP"
Dany Vandrome, Directeur de Renater,
www.renater.fr rappelle qu'en
1984 nos chercheurs devaient se déplacer à Londres pour se
connecter à ARPANET ...
Sur cette base est lancé le Minitel à l'abri des
perturbateurs. "A cette époque déjà les tarifs
dans notre pays étaient plus du triple de ceux pratiqués
aux Etats-Unis pour les entreprises" (Robert Mahl, Annales des mines - nov
96).
1981: la NSF (National Science Foundation) décide de financer un
réseau "Computer and Science Network" qui deviendra plus tard le
NSFNet afin d'offrir aux universités des services tels que la
messagerie.
1982 l'Administration et les grandes entreprises américaines
(IBM, Digital, HP,..), voulant "reprendre la main" essaient d'imposer un
standard "vraiment professionnel": l'OSI: le consensus des internautes
sur TCP/IP conduit à l'échec de cette offensive
1988 le Finlandais Jarkko Oikarinen, université
d'Oulu invente l'IRC (Internet Relay Chat) "standard de
téléconférence synchrone en mode texte par Internet" qui
est aujourd'hui un des principaux usages du réseau, pour l'instant
encore peu dans les entreprises
www.mirc.co.uk/help/jarkko.txt
1990: Tim Berners-Lee chercheur au CERN
www.cern.ch (centre
d'étude et de recherche nucléaire de Genève) invente avec
ses collègues le concept de World Wide Web (WWW) et le langage
hypertexte (HTML)
www.w3.org/History.html
:
Derrière les images ou les mots clefs choisis par les auteurs de pages
publiées sur le réseau, "se cachent" les adresses (hyperliens)
d'autres pages d'information, situées éventuellement à
l'autre bout du monde.
L'Hypertexte contient aussi bien des images, des sons ou des séquences
vidéo que du texte proprement dit.
1991 un jeune étudiant Finlandais, Linus Torvalds
développe LINUX, système d'exploitation
dérivé des systèmes d'exploitation conçus 20 ans
auparavant pour les grosses machines en réseau (UNIX 1971 Ken Thompson
et Dennis Ritchie) et le propose gratuitement. Ce système, beaucoup plus
sur plus stable et moins gourmant en ressources que celui de microsoft, donne
une nouvelle dynamique au mouvement du "logiciel libre" qui rassemble une
communauté de plusieurs dizaines de milliers de développeurs
bénévoles à travers le monde: c'est un nouveau
modèle économique qui prend naissance
1993 :Grâce aux navigateurs ("browser")dont
l'ancêtre fut MOSAIC inventé par Marc Andreesen de
l'université de l'Illinois, d'un simple "clic de souris",
l'internaute peut naviguer vers cette nouvelle adresse sans avoir besoin de
savoir ni où il va, ni par quel chemin. Notons toutefois pour notre
satisfaction nationale que le principe du browser avait été
parfaitement décrit en 1588 à Paris par le capitaine Agostina
Ramelli qui décrivait le principe d'une machine mécanique capable
d'accomplir ce travail ...
www.clic.net/~mephisto/bush/bush.html
1994-1995 : c'est le véritable début des usages de
l'internet pour des usages "business" avec un accent mis dans un premier temps
sur le e-commerce et les sites "portail" avec Yahoo!, Amazon.com,...
1999-début 2000: c'est l'envolée des valeurs Internet les
"dot.com" avec des valorisations atteignant des dizaines de milliards de
dollars pour des entreprises souvent encore en phase d'investissement (Yahoo!
atteint 100 Milliards de $, soit plus que BNP-Paridas, le crédit
Lyonnais, la société générale, Renault et Peugeot
réunis!)
2000 Lancement par le gouvernement américain du projet NGI
(internet de nouvelle génération) l'objectif des USA n'est plus
militaire stricto-sensu mais l'Internet n'en est pas moins
considéré comme un enjeu stratégique géopolitique
majeur dont il convient de conserver le leadership
2001 année paradoxale avec concomitamment l'effondrement des
valeurs internet et la poursuite de l'explosion des usages
Selon Lawrence Roberts, l'un des "pères" d'Arpanet
l'ancêtre de l'Internet, le trafic des grandes artères de
l'Internet américain (compté en octets) aurait été
multiplié par 4 entre avril 2000 et avril 2001. La croissance
interne aux États-Unis serait supérieure au rythme moyen
enregistré depuis 1997, tandis que le trafic entre les États-Unis
et le reste du monde n'augmenterait "que" de 200 % par an. Les entreprises
représentent 80 % du trafic.
· ... mais en même temps c'est le décollage des usages
véritablement efficaces des technologies de l'internet dans les
entreprises (automobile, chimie, sidérurgie, BTP) avec des objectifs de
réduction des coûts et des délais, de suivi qualité,
de réduction des capitaux immobilisés (stocks), d'augmentation de
la flexibilité et de la réactivité et de la
capacité à travailler plus efficacement en réseau
D'après une étude de l'Université de Berkeley citée
par les Echos, en 2001, les documents imprimés ne représentaient
plus que 0,003% du total des informations produites
www.caspiannetworks.com/pressroom/press/08.15.01.shtml
www.caspiannetworks.com/library/presentations/traffic/Internet_Traffic_081301.pp
t
1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? :
1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une
régulation par consensus
Depuis avril 1995, Internet fonctionne en réseau coopératif.
Aujourd'hui chacun (les opérateurs principaux, les prestataires grand
public, les entreprises, les particuliers) paie un tronçon de
réseau.
Les fonds publics avaient assuré au début la croissance du
réseau, mais les entreprises ne dépendant pas des organismes
payeurs ne pouvaient pas y accéder. Depuis, des réseaux (au
départ indépendants), à vocation commerciale ont
adopté les standards de l'Internet et de nouveaux se sont
créés et se sont connectés au réseau des
réseaux.
A l'heure actuelle, la majorité du trafic est d'origine commerciale et
plus de 90% du financement proviendraient de fonds privés.
1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une
action forte de l'Etat américain
NGI : Next Generation Internet (
www.ngi.gov) visant à
créer une infrastructure "Terabit" mille fois plus puissante que
l'actuelle : VBNS (Very High Performance Backbone Network Service
www.vbns.net) et mobilisant les
moyens du pentagone (DASA, NSA) de la NASA et du département de
l'énergie (DOE).
Internet 2
www.internet2.edu avec les
universités, centres de Recherche et Industriels pilotes qui ont
l'objectif de développer de nouvelles applications tirant parti de cette
puissance nouvelle (travail coopératif, médecine,
éducation, commerce, ...)
Un projet analogue est en cours de développement au Canada :
Canarie (
www.canarie.ca)
www.canet.upc.es/ngi.world.html présente une vue globale
des projets "NGI" dans le monde.
Il est indispensable que l'Europe se donne les moyens de rester dans la
course pour cette prochaine étape qui se prépare outre atlantique
tant au niveau des infrastructures que des nouvelles applications permises par
celles-ci, alors que les moyens financiers sont relativement modestes (100
millions de dollars par an pour le projet NGI): ce
n'est guère que 1/100e de la capitalisation d'une entreprise
qui a émergé de la génération actuelle comme Yahoo!
(valeur après le krach du printemps 2001, qui a réduit de 90% sa
valeur atteinte en mars 2000)
La FING (Fondation pour l'Internet de Nouvelle
Génération) s'est créée dans cet objectif: elle
regroupe des associations (comme l'Isoc ou l'Acsel), des grandes entreprises et
des établissements d'enseignement supérieur
www.fing.org
En 1997 est né le réseau européen de la recherche
TEN (Trans European Network) avec un débit de 34 Mbit/s
géré par DANTE (Delivery of Advanced Networking Technology
to Europe
www.dante.net), consortium a
but non lucratif qui regroupe de nombreux réseaux de la recherche
d'Europe, dont Renater
www.renater.fr en France et
DFN en Allemagne
http://www.dfn.de.
En décembre 1998, la capacité du réseau pan-europeen
atteint 155 Mbits/s et prend le nom de TEN-155. Mis en service en
Novembre 2001, son successeur, le réseau GEANT comprendra
notamment 9 artères a 10 Gbit/s il sera utilise par plus de 3000
institutions d'enseignement et de recherche dans plus de 30 pays d'Europe
Au niveau National a été lancé en 2000 le réseau
VTHD (Vraiment Très Haut Débit)
www.vthd.org sous la houlette
de FT, du GET et de l'inria (Rennes/Paris/Nancy et
Paris/Lyon/Sophia-Antipolis). Ce réseau permet à l'utilisateur
final de disposer de 800Mbps. Fonctionnant sous la nouvelle version du
protocole Internet (IPV6
voir page
64) il permettra en outre de tester de nouvelles
applications nécessitant une qualité de service garantie
Au niveau régional Bretagne et des Pays de la Loire ont
créé en septembre 2000 un réseau régional à
hauts débits Mégalis (télémédecine,
services publics, formation continue , enseignement, culture et tourisme) ,
plus de 100 sites sont raccordés avec des débits compris entre 2
et 20 Mb/s (et de 20 à 40 Mb/s à partir de fin 2001)
www.megalis.org
1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par
consensus
Nous croyons dans le consensus et les règles évolutives".
L'association étroite entre les phases de développement et de
déploiement "rough consensus and running code" favorise
plus l'innovation que les positions acquises.
Le fonctionnement de l'Internet est assuré par un certain nombre de
commissions et groupes de travail
En 1992 l'Internet Society est chargée d'assister l'IETF
et l'IAB (Internet Architecture Board), avec pour mission de diffuser
l'information au public, de promouvoir la coopération mondiale et la
coordination d'Internet, de ses technologies inter réseaux et de ses
applications.
L'IETF suit l'évolution des protocoles TCP/IP, de leur standard et de
leur intégration avec d'autres protocoles.
Existe aussi, en matière de recherche, l'Internet Research Task Force
(IRTF) qui explore les techniques avancées en matière de
communications/réseaux, et, pour le développement d'un droit
adapté à Internet, l'ILPF (Internet Law&policy Forum)
ISTF (Internet Societal Task Force, présidé par Vint Cerf
se penche sur l'impact sociétal de l'Internet et plus
concrètement WAI (Web Accessibility Initiative) met au point des
standards afin de rendre accessible le web aux handicapés notamment les
aveugles.
Enfin, il faut citer le WWW Consortium (ou W3C) pour
développer et promulguer des normes (comme Http en partenariat avec
l'IETF, HTML, XML,...), ainsi que ICANN
www.icann.org (Internet
Corporation for Assigned Names and Numbers) qui a récemment
remplacé l'IANA après d'intenses débats au sein d'un forum
international et qui est chargé des questions de noms de domaines et des
adresses.
L'INRIA joue dans ce domaine un rôle majeur puisqu'il est l'un des
trois piliers mondiaux du WWW Consortium aux côtés du MIT aux USA
et de l'université Keio au Japon et qu'elle en assure aujourd'hui
la présidence.
Malgré cela Jean-François Abramatic, Président du
consortium ne peut que regretter "un déficit de compétences
françaises particulièrement apparent dans les organisations de
standardisation de l'Internet": le droit nouveau s'élabore pour
l'essentiel dans ces instances informelles par des consensus mondiaux, il est
donc essentiel que nous y soyons actifs
1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux
PME
Créer un simple site Web coûte de 5 à 100 kF
d'investissement initial et entre quelques centaines et quelques milliers de F
par mois pour les mises à jour et l'hébergement (il nous a
même plusieurs fois été indiqué que les sites les
plus réussis avaient été réalisés par de
jeunes ingénieurs en stage).panorama des hébergeurs:
www.abchebergement.com
"C'est 20 fois moins cher qu'un serveur vidéotex" (Henri de
Maublanc président de l'AFTEL)
La taille de l'entreprise ne paraît pas un facteur déterminant
du succès :
Bern KRETSCHMER spécialiste allemand d'Internet
écrit :
Sur le réseau, ce qui compte est l'image qui s'affiche à
l'écran : elle se fait remarquer grâce à la
créativité et à la richesse des idées.
Les grosses entreprises sont plutôt sous-représentées sur
Internet parce que des marchés rapidement mouvants réclament des
collaborateurs particulièrement dynamiques et des décisions
extrêmement souples...
Pour se présenter elles-mêmes sur le Web, de petites
sociétés n'hésitent pas à employer de jeunes
diplômés, pleins d'allant, et souvent habiles. Alors que les
grosses sociétés confient souvent leur présence sur le Web
aux Agences de publicité. Celles-ci n'apprennent que lentement les lois
du Web qui sont différentes de celles qui appartiennent à
l'univers de l'imprimé.
A Autrans'99 Christian Huitema déclarait :
" quand j'étais jeune, pour gagner mon argent de poche, je tondais
la pelouse du voisin, aujourd'hui mes enfants font le site web du
commerçant du coin "
Nous avons pu de nombreuses fois vérifier la justesse de cette analyse.
Pour le client, ce qui est important, c'est de trouver une forte
capacité d'écoute auprès de son fournisseur et, là
encore, c'est souvent la PME qui sera la plus réactive.
Christophe Lambrecht, fils du patron d'une petite entreprise
artisanale "l'écrin du meuble", fabricant des meubles de style
à Corbeil-Essonnes, disposait entre sa sortie et l'école et son
départ au service militaire en février 98 d'une courte
période qu'il mit à profit pour créer un site catalogue
www.chez.com/ecrin :
quelques semaines après un acheteur américain distributeur de
literie française prenait contact avec lui pour venir voir la production
C'est aussi le fils de Christian Hébert qui a
développé le site
www.mangastore.com ,
librairie Teshima spécialisée dans les bandes
dessinées japonaises
comme par exemple la chaîne Kinko's aux USA qui offre un
environnement professionnel aux très petites entreprises, avec
facturation à l'heure : accès internet, imprimantes haut de
gamme, fournitures spéciales, gestion comptable,...ou plus modestement
mais avec de grandes ambitions, NewWorks dans le IXème arrondissement
à Paris
www.newworks.net
Nous avons même pu noter que la plupart du temps dans les grandes
structures privées ou publiques les développements réussis
étaient le fait de " francs-tireurs" agissant en marge (voire à
l'opposé) des hiérarchies
Cette évolution ne se fait pas sans crises comme nous avons pu le noter
à plusieurs reprises
Dans un registre voisin Jean-Noël Tronc (Annales des Mines de
nov96) rappelle qu'un des sites les plus visités - le WebLouvre -
est issu de l'initiative privée d'un étudiant parisien
(Nicolas Pioch) et que la première initiative significative dans
l'administration - ADMINET - a été le fait d'une
initiative personnelle d'un fonctionnaire (qui a pu heureusement s'appuyer
sur l'Ecole des Mines de Paris) mais qui n'a pas toujours
bénéficié d'encouragements particuliers de sa
hiérarchie
Ce qui était réservé aux grands groupes au temps d'X400 est maintenant à la portée des PME
Internet ou Extranet
Voir page
170
1.1.5 Une technologie simple et intuitive dans sa mise en
oeuvre
De même une automobile ou un téléphone sont des objets
incluant de hautes technologies et pour autant ils sont simples à
utiliser
Dans les bidonville de Delhi, une expérience originale -
financée par le gouvernement indien, des établissement locaux et
la banque mondiale - a consisté à observer comment des enfants
illettrés pouvaient apprendre à surfer sur Internet d'une
manière autonome et sans avoir jamais vu d'ordinateur auparavant
www.geocities.com/SoHo/1718/docs/lstyles.html
1.1.6 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates :
l'e-crime
L'année 2000 a connu sur ce plan quelques spectaculaires attaques,
notamment celle ayant paralysé pendant plusieurs heures les principaux
sites de commerce électronique grâce au détournement de ces
"panneaux de circulation" entraînant de monstrueux embouteillages et
causant un "déni de service". La police soupçonne de cet acte un
jeune canadien de 15 ans. Notons aussi le virus I Love You, qui, avec
ses dérivés a causé des dégats que certains
chiffrent à 10 milliards de $
Par ailleurs la copie numérique est d'une extrême facilité
et la gestion des droits d'auteurs prend une dimension nouvelle,
aujourd'hui notamment pour l'écrit et la musique et demain, avec le haut
débit pour la vidéo
1.1.7 Une distinction à opérer entre réseau de transport
et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et
les "protocoles" (les "technologies" Internet)
TCP/IP pour le transfert des paquets, HTTP pour le
transfert de pages en hypertexte (HTML, XML), HTTPS pour
les transferts sécurisés par cryptage, SMTP ( Avec
grâce au metaformat MIME la possibilité de transmettre dans un
même message des données hétérogènes : texte,
images,...) et POP3 pour le courrier électronique, NNTP
pour les News, IRC pour le "bavardage", VXML
www.vxml.org pour la voix,
VRML et X3D pour les objets tridimentionnels, GOPHER pour
les banques de données
v les "protocoles" qui gouvernent la circulation de ces informations
à travers le réseau ,...), et qui s'imposent progressivement
aussi dans des réseaux internes aux entreprises (Intranets) ou
sur des réseaux reliant plusieurs entreprises, mais
protégés de l'extérieur (extranets).
C'est ce que nous appellerons dans la suite de ce rapport "les technologies
Internet" bien qu'il s'agisse davantage de "standards" que de "technologies"
proprement dites.
Les "outils de l'Internet" sont les logiciels, bâtis sur ces standards
(navigateurs, messageries, langages, structures de base de données, ...)
et qui permettent de bâtir les applications que nous verrons plus loin
1.1.8 Un faux problème: le débat entre contenu ou contenant.
Internet est surtout un standard transactionnel permettant l'émergence
d'une nouvelle organisation de l'économie et de la
société
Pour nous ce n'est clairement ni l'un, ni l'autre.
Certes pour l'industrie des médias, le contenu étant leur raison
d'être, et se faire entendre étant leur métier, on comprend
que ce faux problème ait animé de nombreuses tribunes.
Il en va de même pour les opérateurs de
télécommunication dont le souci est, bien naturellement de faire
consommer des minutes sur leurs réseaux et de trouver des revenus
supplémentaires auprès de leurs clients en leur proposant du
contenu
Mais pour les entreprises des autres secteurs les enjeux ne sont clairement pas
là : pour elles ce qui est fondamentalement nouveau ce sont les
standards de l'Internet que nous venons de passer en revue ci-dessus et qui
rendent possible l'établissement dynamique de réseaux permettant
aux acteurs d'établir des communications entre eux d'effectuer des
transactions (por concevoir une automobile en interconnectant des bureaux
d'étude par exemple ou pour en gérer la fabrication et le
transport) : bien entendu les technologies traditionnelles permettaient de
créer des réseaux de communication, mais ce qui est nouveau avec
l'Internet c'est que ces réseaux n'ont pas besoin d'être
définis à l'avance, ne nécessitent pas d'investissements
préalables et que les systèmes informatiques, ainsi que tout
objet doté d'un microprocesseur peut s'y connecter sans délai et
sans avoir à élaborer des "passerelles informatiques"
La révolution apportée par internet réside là :
dans cette possibilité de permettre un fonctionnement efficace d'une
entreprise en réseau.
C'est pourquoi le terme de NTIC est particulièrement mal choisi:
Internet, ce n'est ni l'Information, ni la "Communication", ni la Technologie
qui sont importants dans cette affaire (et de surcroît ils ne sont pas
nouveaux, d'où le débat, là encore non pertinent, entre
NTIC et TIC): ce qui est véritablement révolutionnaire comme nous
venons de le montrer c'est l'adoption de Nouveaux Standards
Transactionnels autorisant de nouvelles formes d'organisation efficace.
Le terme de NST serait infiniment mieux approprié
C'est une évolution que l'on peut comparer à celle de
l'écriture: l'alphabet n'est lui aussi qu'une "convention" un
rond avec une queue c'est un "a".. et b-a= ba, mais la simple
possibilité de pouvoir écrire a permis de capitaliser les
connaissances (développement de la science et de la culture),
d'échanger les idées dans l'espace (entre les continents) et dans
le temps (entre les générations), de développer le
commerce, d'établir des règles de droit, des contrats, de la
monnaie "scripturale", et par là même de bouleverser
profondément l'organisation sociale et économique...: il ne
viendrait à personne l'idée de réduire l'invention de
l'écriture à l'affichage publicitaire et à la VPC (et
c'est ce que l'on fait quand on réduit le e-business au commerce
électronique) ni même aux romans et aux journaux (et c'est ce que
l'on fait quand on assimile internet au "contenu" auquel il permet
l'accès)
1.2 Au-delà du mail et de la navigation, les multiples fonctions
d'internet:
1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer rapides, bon marché, efficaces
ouvrant de nouvelles possibilités
1.2.1.1.1 Le courrier électronique l'e-mail ou
courriel
Un autre clic chez le destinataire sur le bouton "répondre" et le
corps du message est prêt, avec la bonne adresse pour répondre
à l'émetteur (avec ou sans copie aux autres destinataires).
L'e-mail permet tout à la fois des échanges en temps
quasi-réel tout en étant beaucoup moins
" invasif " que le téléphone : il permet une
meilleure organisation de son temps, une possibilité simple d'archiver
vos messages et de les retrouver à partir de n'importe quel mot ou
morceau de mot qu'il contient (expéditeur, objet, texte,...) sans avoir
même besoin de les classer:
En 2001 eMarketer dénombrait 1,5 Milliards d'e-mail par jour rien
qu'aux USA
De nombreux nouveaux terminaux apparaissent qui permettent de
communiquer sans ordinateur : téléphones portables, pagers,
webphones, webTV,...
La reconnaissance vocale qui a fait des progrès
considérables permet de dicter directement le courrier (ceci est
particulièrement précieux pour les cadres qui n'ont pas toujours
une bonne maîtrise du clavier)
voir page
31
1.2.1.1.2 La téléphonie "IP" (VoIP):
"l'international pour le prix du local" avec d'importantes
fonctionnalités en sus
Net2phone, 1,2 millions de clients, assure la communication de
PC à PC (
www.net2phone.net) tout en gardant la
possibilité, en même temps, sur la même ligne de transmettre
schémas, dessins, photos ou fichiers, Click2CallMe
www.net2phone.com/click2callme permet de placer un bouton sur une
page web permettant d'initier une communication téléphonique
entre l'ordinateur du client et le centre d'appel du marchand (c'est le
"click&talk")
Pour appeler un téléphone normal il en coûte 175 F pour le
kit d'appel et 0,25 F vers les Etats-Unis par exemple
de même Dialpad
www.dialpad.com. avec 12
millions d'utilisateurs inscrits début 2001 l'entreprise revendiquait
40% du marché. Signe de reconnaissance, ATT et BT y ont investi 1,4
Milliards de $
Olitec
www.olitec.com lance le
Speak'Net V90 qui permet d'appeler n'importe quel type de
téléphones
L'opérateur suédois Telia
www.telia.fr ouvre ses services
en France à partir de fin 2000
www.von.com/teleph.html présente informations et
références dans ce domaine
L'adoption du standard H323 apporte une réponse aux
problèmes de compatibilité existant encore actuellement
Aujourd'hui 30% des Californiens utilisent l'IP pour leurs appels
internationaux et IDC
www.idcresearch.com estime que 24 % des
internautes sont prêts d'utiliser le Net comme opérateur longue
distance: de 310 millions de minutes en 1998 la consommation bondit à
2,7 Milliards en 1999 (étude IDC
www.idc.com), 15 Millions
d'américains l'utilisent à l'été 2000
Au Japon qui dispose d'un opérateur historique
particulièrement cher, la téléphonie IP, autorisée
depuis 1997, connaît un large développement avec une projection de
33% de part de marché en 2002 (par exemple avec les cartes
ATT@phone. Les appels se font via une passerelle locale et donc à
partir de n'importe quel combiné fixe ou mobile. La qualité est
jugée excellente. La carte Kcom est non seulement utilisable
depuis le Japon mais aussi depuis 22 pays ... dont la France alors que ce
service n'est pas proposé par France Télécom dans
l'hexagone ... qui ne propose lui sa carte"Invox" au Japon!
Bertelsman a ouvert son service Aventi à Hambourg et Munich , et
MCI-Worldcom prévoit d' assurer 50% de son trafic
téléphonique par internet
Patrick Sarrazin de Logical a vu ainsi le coût de ses
communications vers son bureau de Shangaï divisé par 10!
De façon générale dans les pays en voie de
développement où les tarifs sont très élevés
pour les accès internationaux (et les écoutes fréquentes)
la téléphonie IP (éventuellement cryptée) est
fréquemment utilisée (Iran, Nigéria, Pakistan,...)
Grâce à l'Appliophone il n'est dès aujourd'hui
même plus nécessaire de disposer d'un micro ordinateur pour
profiter de la technologie IP et Netcentrex,
www.netcentrex.net jeune
start-up caennaise propose des centraux téléphoniques (PABX)
totalement IP offrant les mêmes fonctionnalités qu'un central
traditionnel
InterNext
www.internext.fr propose
son service de téléphonie IP depuis début 2000 à
Paris
De nombreux prestataires permettent ainsi un appel de téléphone
traditionnel (POT "plain old telephone") à
téléphone traditionnel, en passant par une "passerelle IP":
On appelle un central par une liaison téléphonique locale
normale, celui-ci établit la communication avec un autre central
localisé près de votre correspondant qui appelle à son
tour le N° demandé
C'est ce que propose Poptel
www.poptel.fr avec sa carte
prépayée qui offre jusqu'à 70% de rabais ou Global
Media Concept, qui, grâce à son réseau de voix sur IP,
annonce une réduction de 80% des factures à qualité
identique
Pour les entreprises disposant de lignes spécialisées entre leurs
implantations le basculement de la voix sur IP ne nécessite que des
investissements très minimes et génère des
économies très substantielles
L'hôpital de Besançon économise ainsi 1MF par an
pour ses télécommunications entre sites
Pour les particuliers disposant du câble la VoIP (Voice on IP) permet
aussi, là où elle est disponible un abaissement drastique des
coûts: Flat25 offrait dès 1999 un forfait Amérique du Nord
pour 25$/mois. Dialpad
www.dialpad.com offre la
gratuité si l'appel part d'un PC
En 2000 la téléphonie IP représentait 3% des appels longue
distance (source UIT) et c'est déjà un marché de 4
Milliards de $ en 2001 essentiellement en Asie et en Amérique du Nord et
en Europe du Nord, Cisco étant le leader avec 42% de part de
marché(source Synergy Resources
www.srgsap.com )
· Intégration des applications : transmission de textes, de
photos, de vidéo, de dossiers au fil de la conversation,
possibilité de partage de fichier (par exemple il est possible de
travailler sur un croquis), possibilité de compresser et de crypter
les échanges
· Possibilité d'organiser des conférences faisant
intervenir de nombreux participants (adressage IP multicast)
· Terminal intelligent: le téléphone IP sait
interpréter la signalisation ce qui ouvre le champ à de
nombreuses possibilités
· Mais aussi possibilité de traitement automatique des
appels " <si c'est> M Dupont <qui appelle> <alors
répondre automatiquement> M Durand est actuellement absent
voulez-vous laisser..." (voir Netcentrex
www.netcentrex.net)
AT&T affirme déjà ne plus acheter d'équipements
classiques à commutation de circuit
L'arrivée du protocole Internet de nouvelle génération
IPV6, qui démultiplie le nombre d'adresses fixes possibles permettra en
particulier d'affecter une adresse fixe à chaque terminal et facilitera
considérablement, conjugués au haut débit le
développement de la téléphonie IP
1.2.1.1.3 La visiophonie, la téléconférence, pour une
communication plus riche
Avec la reprise de l'Américain Vialog de l'australien
Telcen et de l'allemand Eureka, Genesys
www.genesys.com de
Montpellier dirigée par François Legros, devient le leader
mondial des téléconférences sur internet: il est
aujourd'hui contrôlé par Alcatel
Mentionnons aussi CuSeeMe
www.wpine.com et; pour des
Téléconférences plus professionnelles la
société israélienne V Con
http://www.vcon.com et
en France WebMeeting de Cegetel
www.cegetel-entreprises.fr/solutions/webmeeting
en mai 2001 plus de 50.000 employés d'IBM se sont
rencontrés dans un gigantesque brainstorming "WorldJam" pendant 4
jours, dans le réseau interne de la société (intranet):
plusieurs milliers de propositions sont ressorties de cette opération.,
en 1998, SummerJam et qui avait réuni physiquement les gens n'avait pu
associer à cette réflexion que 1500 personnes
Vous pouvez dès aujourd'hui visualiser en direct le Kremlin
http:kremlincam.com, le
chantier de la Potsdamer Platz
http://cityscope.icf.de/cityscope_eng/current.html ou du Grand Lyon
(depuis le sommet de la tour du Crédit Lyonnais
www.grand-lyon.com
l'état du trafic dans de nombreuses localités (30
caméras couvrent les points névralgiques de virginie:
www.erols.com/tvn/tvn3.html
) ou ce qui se passe dans les cuisines du restaurant japonais de San
Francisco où vous avez réservé pour la semaine
prochaine (
www.kpix.com/xtra/live/html
)
Vous pouvez également suivre l'avancement de votre propre chantier
à l'autre bout du monde : ces applications devraient se
développer avec le "haut débit", tant pour le fixe que pour le
téléphone mobile (norme UMTS)
Fin 2001 en Afganistan les journalistes ont pu ainsi disposer d'un "videophone"
(7E Communications
www.7e.com) par qui pèse
à peine 1,5 kilo. Connecté à une caméra digitale et
à un téléphone satellite, il compresse l'image qui est
transmise au siège de la chaîne.
www.nandotimes.com/technology/story/127117p-1336488c.html
1.2.1.1.4 voir à distance en trois dimensions : un atout pour le
tourisme, l'immobilier ou les
catalogues
Plus puissant encore BeHere
www.behere.com propose la
vidéo en 360° : tout en regardant la vidéo il devient
possible pour l'internaute de faire pivoter la caméra afin de la pointer
dans n'importe quelle direction et de zoomer sur les détails qui
l'intéresse (pendant une descente de ski il est possible de retourner
la caméra pour regarder les concurrents derrière...)
Il est également possible de créer des univers virtuels en 3D
utilisable tant pour les jeux en ligne que pour les catalogues de produits
comme l'ameublement (Cryo Networks
www.cryonetworks.com
avec la technologie Scol par exemple ou Agemob
www.agemob-France.com avec la technologie
HPCN.
Ils permettent également de créer des univers virtuels vous
offrant des magasins adaptés à vos goûts. Ce sont en outre
des technologies parfaitement adaptés pour la création de
maquettes architecturales visitables
L'utilisation des univers virtuels et des "avatars" (le personnage virtuel dans
lequel l'internaute se projette) créés au départ pour les
jeux avec le commerce et avec l'enseignement offre de nouveaux horizons
à la créativité
Parmi la cinquantaine de sociétés présentes sur ce
créneau voir en particulier Metacreation
www.metacreations.com
avec Canona, Cybelius
www.cybelius.com ,
Avatarme
www.avatarme.com ,
Merin 3d de Digital Immersion
www.digital-immersion.com , Houdini de Side Effects
www.sidefx.com , ...
1.2.1.1.5 Des Forums, des espaces pour bavarder (IRC "Internet Relay Chat",
messageries instantannées),
Les "chatrooms" peuvent servir de "salle de réunion virtuelle" les
échanges par le protocole IRC se faisant en temps réel
(mirc :
www.mirc.com) le "chatter" d'America
OnLine comptait déjà 61 millions d'utilisateurs en 2000.
Une analyse de l'IRC:
http://commposite.uqam.ca/2000.1/articles/latzko3.htm
1.2.1.1.6 Un outil aussi de communication entre les machines: à l'usine
comme à la maison (domotique)
Michael Dell estimait qu'en 2001 il y aurait 2 milliards d'objets
connectés dont seulement le tiers d'ordinateurs et les
américains parlent de "l'Evernet" pour "Internet Everywhere", ce
que l'on pourrait traduire par le "tout internet"
Machines outils à commande numérique: aux USA de plus en
plus d'industriels connectent leurs machines à l'Internet: cela leur
permet de programmer, d'exécuter et de contrôler les travaux, de
réparer à distance ou de faire appel pour ce faire à des
prestataires extérieurs
Distributeur de boisson qui peut demander en fonction de ses stocks, de
l'heure et de la température à être
réapprovisionné... : Coca Cola annoncé en mai 2000 sa
décision d'investir 100M$ dans 500.000 distributeurs reliés
à Internet
Compteurs de gaz et d'électricités
déjà connectés en Grande-Bretagne, ce qui économise
les "releveurs de compteurs"
JC Decaux a connecté ses panneaux afin d'en améliorer la
maintenance et d'optimiser l'affichage des publicités. "grâce
à notre système de pilotage à distance, nous pouvons
afficher le texte d'une annonce en japonais pour les panneaux qui se
trouvent dans une salle ou embarquent des passager pour Japan Airline"
Mais aussi dans la domotique
le réfrigérateur, d'après les enquêtes un
des lieux centraux du logis, il lit les étiquettes des produits,
gère les stocks, passe les commandes au magasin et vous propose des
menus optimisés en fonction des dates de péremption
il vous alerte en cas de dysfonctionnement.
Commandé à la voix ou par le doigt ("pas de souris à la
cuisine"...) il va chercher les recettes (avec démo) dont vous avez
besoin (avec sa connexion à large bande, temps d'affichage 100
millisecondes).
Son écran remplace le "petit calepin de la cuisine"(avec caméra
et micro les messages peuvent être en vidéo).
Il peut bien évidemment être consulté à distance
(screenfridge Electrolux)
la machine à laver Marguerite 2000 (1200$) qui signale
ses pannes au service après-vente, le four qui va sur Internet
chercher le cycle optimal pour la cuisson (Merloni-Ariston
http://www.merloni.com/ita/digitale.htm: objectif, 30% des ventes
à 5 ans)
"une machine pourra signaler une panne au centre de relation client qui pourra
diagnostiquer le problème, voire le réparer à distance"
James Dyson Pdg de Dyson, fabricant britannique d'aspirateurs
Climatisation: Carrier et IBM se sont associé pour lancer le
service Myappliance.com permettant de télécommander la
climatisation depuis un téléphone Wap et d'effectuer de la
télémaintenance (l'usager sera instantanément
prévenu d'une éventuelle panne sur son mobile)
www.global.carrier.com/ca/cda/details/0,2262,CLI1_DIV1_ETI94,00.html
et les WC qui vous pèsent et procèdent aux analyses
permettant d'établir votre bilan de santé en temps quasi
réel grâce à une connexion avec l'hôpital et vous
propose les menus les plus appropriés (Matsushita Tokyo,
Twyford, Grande Bretagne), prenant ainsi en défaut Microsoft qui
avait fait afficher dans les toilettes de l'entreprise "le seul endroit ou
Internet ne vous servira à rien"
certains font même remarquer qu'avec le téléphone lecteur
de code-barre, la boite de conserve devient un objet communicant: vous
pouvez par exemple vérifier qu'elle ne contient aucun produit que votre
religion ou votre santé vous interdit
14 entreprises américaines ont signé en 2000 un
accord de partenariat stratégique pour développer le rôle
d'Internet dans la vie quotidienne. On trouve, parmi ces entreprises, aussi
bien des poids-lourds des nouvelles technologies (3Com, Cisco, Motorola,
Sun...) que des spécialistes de la grande distribution. Le but de cette
Internet Home Alliance est de créer et d'imposer un nouveau standard de
communication entre tous les appareils domestiques
La domotique qui avait soulevé beaucoup d'espoirs avant de retomber dans
l'oubli va-t-elle maintenant décoller?
Si oui quelles conséquences sur le "modèle
économique": la connexion des machines par internet, la
possibilité de les superviser et d'en assurer la maintenance à
distance rend possible d'autres systèmes de facturation: le "pay per
use"
Au lieu de vendre la machine et de facturer les dépannages, certains
pensent que, sur le modèle d'une "laverie à domicile", la machine
serait mise gratuitement en dépôt chez vous et il ne vous serait
facturé que le le "kg de linge lavé"?). Quelles
conséquences pour l'ensemble du circuit de distribution/maintenance
composé de nombreuses PME?
1.2.1.1.7 La Radio et la télévision sur
internet
"avec Internet vous pouvez écouter la radio tout en payant le
téléphone"
Déjà aujourd'hui, avec une résolution certes modeste on
peut accéder avec Realvideo à certaines émissions (Canal
Atelier de Bnp-Paribas
www.canal-atelier.com
, Cyperus
www.cyperus.com , CanalWeb
www.canalweb.net ,...) ou
téléparticiper à des congrès (Il vous était
loisible de suivre en direct la Conférence de Kyoto sur l'effet de
serre, et poser vos questions aux orateurs sur
www.cop3.or.jp)
EUnet Multimedia Network Service, en s'appuyant sur 8 serveurs relais
qui lui permettent de contrôler la qualité de bout en bout, offre
déjà le multimédia en direct. Beaucoup considèrent
que c'est le moment de prendre les places pour être prêt pour
l'arrivée de la large bande (ATT
www.att.com, @home
www.athome.net ,...)
1.2.1.1.8 Vision 3D, réalité
virtuelle
Ces "reality centers" avec salle de projection "immersives" sont
relativement onéreuses (7MF pour Renault) mais vite amorties (une
maquette coûte 1MF).
Buronomic
www.buronomic.fr
à Honfleur qui aujourd'hui offre à ses clients la
possibilité d'aménager et de visualiser leur futur bureau en 3
dimensions grâce à la technologie VRML:
www.buronomic.fr:8028/buronomic/FR/client/client3df.html
La Lyonnaise des eaux s'est associée à l'Insa de
Toulouse pour modéliser une usine de traitement d'eau (y compris les
process physico-chimiques et biologiques). Coût 2M€ rapidement
rentabilisé par les optimisations permises
In VIVO a utilisé les compétences du centre de robotique
de l'Ecole des Mines pour ses études de magasins: le client est
"plongé" dans la maquette virtuelle du projet de la boutique ce qui
permet de tester ses comportements et de modifier en conséquence, en
temps réel la conception de celle-ci
L'entreprise israélienne Technomatics fournit les outils
logiciels pour concevoir une chaîne d'assemblage et simuler son
fonctionnement (y compris les opérateurs humains)
Mais ces technologies ne sont pas l'apanage des grands groupes:
Opiocolor
www.opiocolor.com PME installée à
Opio près de Nice, fabricant des mosaïques en pâtes de
verre pour fonds de piscines, salles de bain ou façades, reproduit
dessins peinture ou photos que souhaite son client:
Depuis 1997, grâce à virtual Mosaïc, un logiciel
relié à un casque de réalité virtuelle il
permet au client de visualiser immédiatement le résultat final et
d'apporter les retouches souhaitées.
Le fichier numérique est alors transmis à l'usine via internet,
processus qui a conduit à ramener le délai de
conception-fabrication de 3 mois à 10 jours.
L'entreprise dont on pouvait craindre la disparition face à la
concurrence italienne espagnole et chinoise compte maintenant 40 personnes et a
ouvert des filiales à Hong Kong et Dubaï
1.2.1.1.9 de nouveaux outils prêts à sortir des laboratoires:
goût, odorat, toucher, reconnaissance des expressions du
visage
FEELit espèce de souris tactile produite par la
société "Immersion"
www.immersion.com ou
iFeel de Logitech
www.logitech.com y rajoute
la capacité de sentir la texture de l'objet affichée sur
l'écran (on imagine les applications pour le commerce
électronique, notamment là où le toucher est important,
comme pour les textiles)
Parmi nos "sens" l"un d'entre eux retient particulièrement l'attention
des publicitaires : l'odorat (on connaît déjà les
diffuseurs d'odeurs de croissants chauds de nos boulangeries pour doper les
ventes...). Il peut également parfumer un mail...
En Californie Digiscent
http://www.digiscent.com
et
http://www.stanford.edu/~demian23/captology/DOPE développe un
procédé permettant de modéliser des odeur par ordinateur,
de les diffuser via Internet et de les synthétiser chez le destinateur
avec un petit boîtier, un "orgue à parfum" iSmell
équipé de cartouches d'odeurs de base ou par un espèce de
"balladeur" accompagnant le nomade communicant...
En France signalons les initiatives de Olfacom et en Allemagne de Sniffman qui
plus modestement génèrent une gamme limitée d'odeurs parmi
lesquelles devront choisir les sites (herbe coupée pour la
météo pluvieuse) ou les jeux (caoutchouc brûlé pour
les courses de voiture)
Alpha Mos
http://www.alpha-mos.com
de Jean-Christophe Mifsud, a levé 43 MF début 2000 sur le Nouveau
Marché à Paris pour numériser l'odorat et le goût
: en mars 2000 elle a présenté la "langue
électronique".
Les laboratoires de R&D de France Télécom à
Rennes travaillent à l'image olfactive de leur entreprise :
Orange? Mandarine? Pamplemousse? ... et à celle des sites de e-commerce
Le Monde 3/11/2000
Des laboratoires (MediaLab, Microsoft,...) s'investissent aussi sur
l'interprétation des mouvements du visage afin d'essayer d'en
décrypter les expressions (joie, tristesse, surprise,...)
Enfin de nombreuses équipes de recherche travaillent à la
convergence de tous les "portables" vers un outil intégré
combinant les fonctionnalités de chacun (téléphone,
organiseur, pager, baladeur, micro-ordinateur, e-book, localisation GPS,
terminal de paiement électronique, lecteur de code barre, caméra,
console de jeu, capteurs biologiques, magnétophone, dictaphone, fax,
radio, télévision, baladeur numérique, montre,
télécommande ...
voir page
219)
Cambridge Display Technology, E-Ink
http://www.eink.com
, IBM, Kodak travaillent sur les écran souples en plastique
(technologie OLED
www.adit.fr/adit_edition/produits/vigie/br/v62/VOE_62_2.html)
permettant par exemple une plus large diffusion du "livre électronique"
(e-book) et l'intégration dans l'habillement
IBM de son côté développe dans ses laboratoires un
écran intégré dans le verre d'une lunette Sun
poursuit un projet analogue que certains proposent déjà de nommer
"Sun Glasses" Le Monde
Ce type de services, gourmands en capacité de transmission, et de ce
fait encore peu répandu devraient connaître un très fort
développement avec les gigantesques investissements dans les fibres
optiques, la mise en place de constellations de satellites en orbite basse
l'utilisation par Internet des réseaux câblés,
l'utilisation des transmissions par voie hertzienne, les nouvelles normes
permettant le haut débit pour les mobiles (UMTS), l'utilisation des
réseaux électriques permettant de hauts débits
voir page
218, le développement d'algorithmes
de compression et l'arrivée à maturité d'une nouvelle
technologie (ADSL
www.adsl.com puis le VDSL)
permettant une multiplication par plus de 100 puis par plus de 1000 de la
capacité des paires de cuivre des lignes téléphoniques
traditionnelles
voir page
189
1.2.1.1.10 Trouver des informations parmi des centaines de millions de
documents
1.2.1.1.11 Les annuaires et moteurs de
recherche
S'il est aisé de trouver un document dont vous connaissez l'adresse et,
en suivant les "liens", de naviguer d'un document à l'autre à la
recherche d'information, ce type de "navigation" au hasard sur le Web trouve
rapidement ses limites:
Une des innovations majeures qui ont concouru au développement du Web
sont les "Moteur de Recherche" et les annuaires
Ces outils informatiques puissants et conviviaux, permettent de trier parmi
cette masse d'information considérable et il n'est pas exclu de
trouver une aiguille dans une botte de foin parmi le milliard de documents
qu'ils analysent et indexent (par exemple des informations juridiques,
technologiques, commerciales,...)
Les recherches se font
Des "métamoteurs" font travailler en parallèle plusieurs
moteurs et font une synthèse des résultats
· soit à partir de classements thématiques (ce sont des
annuaires qui font appel à un classement manuel et donc à
un jugement qualitatif) Annu@ire-bis
www.annuaire-bis.com
essaie d'en tenir une liste à jour
Des "portails" (comme Yahoo!) associent annuaire, moteur de recherche
(ils sous-traitent souvent le moteur à des entreprises comme Inktomi
ou Google) et offrent de nombreux services
Par ailleurs les logiciels de traduction automatique, quoique encore
perfectibles (on devrait plutôt parler d'outils de compréhension
voir page
31), permettent de ne pas
limiter sa recherche aux sites dont on comprend la langue
Ces moteurs sont utilisés plusieurs centaines de millions de fois par
jour (RelevantKnowledge, oct 98)
Les plus visités sont de la catégorie "portail" ont
pour nom Yahoo!
www.yahoo.com, Excite
www.excite.com,
Infoseek
www.infoseek.com,
Lycos
www.lycos.com, HotBot
www.hotbot.com ou Alta
Vista
www.altavista.com,
Dans la catégorie "métamoteurs Parmi les plus connus :
MetaCrawler
www.metacrawler.com
Mega Francité
http://mega.francite.com,
SavvySearch
www.savvysearch.com,
Fast Search
www.alltheweb.com et
surtout Google
http://google.com 100
millions de requêtes par jour, qui référence plus d'un
milliard de pages et est considéré par beaucoup comme le plus
efficace4(*)
Notons également Kartoo,
www.kartoo.com, qui
présente les résultats de ses recherches sous forme graphique
à partir d'une analyse sémantique des sites trouvés,
permettant une recherche intuitive, par approximations successives
extrêmement intéressante
Pour les moteurs francophones citons, outre les déclinaisons
spécialisées des moteurs américains, Voilà
www.voilà.fr ou
Lokace
www.lokace.fr,),
d'autres moteurs plus spécialisés, prenant acte du fait
que les moteurs généralistes ont du mal à suivre
l'explosion du nombre de sites et n'en référencent plus qu'une
partie, permettent de meilleurs résultats dans certains domaines
La recherche d'adresses avec Voilà
www.adressemail.voilà.fr Yahoo! Annuaires
http://fr.people.yahoo.com
Lycos WhoWhere
http://french.whowhere.lycos.com,
La recherche d'emploi Keljob.com
www.keljob.com
La recherche de logiciels avec Filez.com
www.filez.com,
La recherche d'hébergeur
www.abchebergement.com
La gastronomie avec Gourmetsecker
www.gourmetsecker.com
, EatinParis
www.eatinparis.com
Le monde agricole Web-agri
http://www.Web-agri.com
Ou une région Click'in! Auvergne
http://clickin.gdebussac.fr
, Nantes
www.cybernantes.com ,la
façade atlantique
www.alouest.net ,
Breizhoo
www.breizhoo.com pour la
Bretagne
Certains moteurs permettent également de rechercher de la musique
comme
http://mp3search.lycos.com
,
Notify
http://cs.uni-bonn.de/info5/index-ge.html de Michael Clausen
reconnaît les morceaux de musique en une fraction de seconde : lorsqu'on
lui donne une brève série de notes, le programme parcourt une
énorme banque de données de plus de 12 000 morceaux et retrouve
la mélodie recherchée. A l'avenir, le programme devrait
même pouvoir reconnaître une mélodie qui serait
chantonnée ou sifflée dans un micro. Frank Kurth, un
collaborateur du professeur Clausen, travaille sur une variante de ce
appelée "audentify" qui devrait par exemple non seulement
reconnaître un morceau de musique classique comme étant "Les
quatre saisons de Vivaldi" mais en plus savoir qu'il s'agit de la version du 15
mars jouée dans la salle Beethoven a Bonn et non pas a la philharmonie
de Berlin Source : Herve Loquais, Handelsblatt 7.05.2001
voire même des image ou vidéo avec LTU Technologies
(ex-lookthatup)
www.ltutech.com (recherche
d'objet sur ebay, d'images illicites, Media Finder
http://image.altavista.com
ou
www.compaq.com/speechbot
L'Inria a développé Surfimage qui permet
de retrouver les images qui " ressemblent " le plus au modèle
proposé
www-rocq.inria.fr/cgi-bin/imedia/surfimage.cgi qui sera
développé par la start-up Elucid Technologie
Ya-Hooka
www.yahooka.com est
spécialisé dans le cannabis (le Monde 16/5/00)
pour un panorama complet et à jour sur les moteurs, avec banc
d'essai, classement par catégorie,... voir
www.lapasserelle.com/sm/formation_veille.html
www.abondance.com,
www.searchengines.net,
www.beaucoup.com,
www.search.com,
http://searchenginewatch.com
http://solutions.journaldunet.com/dossiers/moteurs/sommaire.shtml
de logiciels spécialisés dans l' intelligence
économique compétitive permettent, comme nous le verrons plus
loin, des recherches beaucoup plus élaborées
voir page
153
1.2.1.1.12 La recherche à travers les
newsgroup
Deja News
www.dejanews.com vous
permet de repérer les newsgroup traitant du sujet qui vous
intéresse et les internautes qui se sont exprimé dessus
Reference
www.reference.com cherche
également dans les listes de diffusion
Citons également Voilà News
www.news.voilà.fr
et AltaVista
www.altavista.com (section usenet)
Une fois un internaute identifié vous pouvez connaître la
totalité des ses contributions dans les forums (fonction "author
posting history" de Deja News et fonctions équivalentes pour les
autres): cette puissance des outils de recherche conduit en
général les participants à utiliser des pseudonymes
1.2.1.1.13 La recherche dans les banques de
données
Lexis-Nexis (filiale de Reed-Elsevier) dispose sur son site de
1,8 Milliards de documents, est le dernier grand site à basculer
l'ensemble de ses bases sur le web, depuis trois ans tous ont suivi cette voie
afin d'être en mesure de délivrer automatiquement l'information
pertinente en fonction des profils d'intérêt des clients (rapport
annuel de l'Aftel)
Avec le nouveau standard XML les messages intégreront une
description de la structure de la base, permettant ainsi un accès direct
aux informations
Ces banques, très nombreuses nécessitant des abonnements et
posant des problèmes de propriété intellectuelle, des
intermédiaires sont apparus (Qwam
www.qwam.com qui recense 25.000 bases
accessibles seulement sur abonnement, Screaming media
http://www.screamingmedia.com
,...), qui vous permettent un accès simple par un abonnement
unique à toutes ces ressources (le "web invisible")
1.2.1.1.14 Le stockage des
informations
Selon une étude de l'université de Berkeley les documents
imprimés ne représenteraient plus que 0,003% du total des
informations produites dans le monde
Les disques durs des ordinateurs voient leur capacité doubler tous les 9
mois, des entreprises comme EMC ou Network Appliance offrent un
hébergement dans des "fermes de données" (data farms) pour les
entreprises et la mise en réseau de milliers d'ordinateurs (data grids)
permet d'offrir à bon compte des capacités de stockage
considérables
Le simple stockage représente aujourd'hui près de 40% des budgets
informatiques
Après le Kilooctet (Ko=mille octets), le Mégaoctet
(Mo=million d'octets) et le Gigaoctet (Go=milliard d'octets) qui sont
quasiment rentrés dans le vocabulaire courrant, il va falloir apprendre
à utiliser le Téraoctet (To=mille milliard d'octets), le
Pétaoctet (Po=million de milliard) d'octets, l'Exaoctet
(Eo=milliard de milliard d'octets), le Zettaoctet (Zo=mille milliard de
milliard d'octets) et le Yottaoctet (Yo=million de milliard de milliard
d'octets). Ensuite il faudra inventer de nouveaux préfixes....
D'après l'université de Berkeley, tous les mots prononcés
depuis le début de l'humanité représenteraient 5Eo
www.sims.berkeley.edu/how-much-info
1.2.1.1.15 La reconnaissance vocale
Elle s'impose pour des raisons d'ergonomie pour les usages nomades et pour des
raisons de sécurité pour les utilisations par un conducteur
Un nouveau standard est en cours d'élaboration VoiceXML pour la
navigation vocale
Les leaders de la dictée vocale sont Via Voice d'IBM
www.software.ibm.com/speech et Lernout&Hauspie
www.lhsl.com
qui contrôle Dragon Dictate,
www.dragonsys.com. L&H
projette par ailleurs lancer un moteur de recherche vocal. (l'entreprise
connaît aujourd'hui de graves difficulté par suite de
malversations de ses dirigeants: cela ne devrait pas mettre en cause la
technologie)
Nuances
www.nuance.com ,
système multilocuteur de reconnaissance qui permet de prendre les ordres
de bourse par téléphone
www.voxml.com et
SpeechWorks
www.speechworks.com
sont les leaders de leur domaine
Telisma
www.telisma.com né en
2000 d'un transfert de technologie du Cnet se focalise sur le secteur des
télécom (alternative au clavier du téléphone):
objectif, 15 langues en 2003 il a développé un moteur de
reconnaissance vocale, PhilSoft, capables de gérer entre 50 et 10 000
mots de vocabulaire. Il peut effectuer une vérification
biométrique du locuteur. En utilisant le standard de description de
données vocales VoiceXML. il permet un accès Web depuis un
téléphone portable (accès vocal aux intranets pour les
commerciaux en déplacement par exemple) et la start-up nordiste
Interactive Speech
www.interactivespeech.com s'est spécialisée dans la
navigation vocale, incontournable pour les applications nomades
Pour un panorama général de ces technologies:
www.speachcentral.com et
www.voicerecognition.com
Vous pouvez même envoyer un e-mail à un
téléphone mobile par
numéro@sms.itineris.tm.fr
1.2.1.1.16 La synthèse vocale
Des analystes prévoient que le marché des logiciels de "
texte-à-voix " atteindra un milliard de dollars sur les cinq prochaines
années
Elan Informatique,
www.elan.fr l'entreprise
Toulousaine qui figurait parmi les leaders de la synthèse vocale a
été rachetée par Lernout&Hauspie
Les laboratoires d'ATT commercialisent depuis mi 2001 un logiciel
permettant une synthèse vocale reproduisant avec une grande
fidélité votre propre voix (il faut à la machine
une trentaine d'heure d'apprentissage pour bien assimiler vos tics verbaux et
créer la base de donnée nécessaire). ATT souligne que les
phrases synthétisées s'approchant du cas réel posent des
problèmes de droits sur les voix, notamment celles des
célébrités. Une démonstration est disponible sur
www.naturalvoices.att.com
1.2.1.1.17 La traduction
automatique
C'est un domaine où la France est bien placée avec un des
leaders du secteur Systran
www.systransoft.com qui
est utilisable gratuitement à travers la fonction babelfish du
moteur Alta Vista
www.altavista.com .(1
million de traductions par jour) notons également le
québécois
www.alis.com
NEC lance un nouveau système de traduction en 8 langues
dont le Japonais, le coréen et le chinois
1.2.1.1.18 La reconnaissance de l'écriture manuscrite
1.2.1.1.19 L'exploitation des flux
d'information
Des scanners ou sniffers permettent en outre par l'analyse des requêtes
émises sur le réseau, de suivre l'activité d'autres
acteurs du net: c'est un puissant outil d'intelligence économique dont
l'usage est à la limite de la déontologie mais qu'il vaut mieux
connaître pour savoir en tenir compte
Des logiciels permettant de traiter des masses considérables de
données permettent d'exploiter ces informations
Il n'échappera à personne que ceci pose des problèmes
éthiques et juridiques
voir page
112 et
265
1.2.1.2 Se procurer des produits et services sur le web
1.2.1.2.1 Le téléchargement de programmes informatiques, de
données, d'images, de sons, de vidéo...
:
Le 1er octobre 1997 1 million de personnes ont
téléchargé le nouveau navigateur Explorer 4 de
Microsoft et en 3 jours les internautes ont téléchargé 2,7
milliards de pages du rapport Starr
En ce qui concerne la musique, grâce au format MP3 offrant une
qualité "CD" pour un volume très limité, des entreprises
Morpheus, KaZaA et Grokster qui utilisent le réseau
FastTrack ont permis l'échange de 1,5 milliards de chansons et de
films sur le seul mois d'août 2001.
http://news.cnet.com/news/0-1005-200-7389552.html?tag=nbs
1.2.1.2.2 Faire ses courses sur internet, des magasins ouverts 24/7 payer en
ligne ou entre particuliers
Il est également possible de payer et de gérer ses finances
Un gros avantage: une disponibilité 24h sur 24, et 7 jours sur 7, ce que
les anglosaxons dans leur style compact appellent le 24/7 nous verrons
cela en détail dans les chapitres suivants
1.2.1.2.3 Accomplir les formalités
administratives
Pour l'anecdote mentionnons en Angleterre le "Pack Divorce", mis
en place fin 99, en liaison avec la Chancellerie par le cabinet d'avocat en
ligne Desktop Lawyer
www.desktop-lawyer.co.uk
et qui permet en cas de consentement mutuel de divorcer pour 59 £.
Par contre le tribunal du Caire a jugé irrecevable une notification de
répudiation envoyée par Internet (le Monde du 6/6/2000)
Au Koweït Khaled al-Mathkour, président du
Haut-Comité koweïtien pour l'Application de la Charia
déclarait en juillet 2001 qu'un texto ou un e-mail étaient
"suffisants pour reconnaître le divorce" il ne précisait pas
toutefois s'il fallait envoyer le mail trois fois de suite comme celà
est prévu dans les textes.Internet Actu 16/7/2001
1.2.1.3 Publier de l'information accessible du monde
entier
La guerre du Kosovo outre les attaques des sites de l'OTAN par
les Serbes , l'inscription de graffitis vengeurs par les Chinois
sur le site de la Maison blanche ou les attaques par la CIA sur les comptes
bancaires des dirigeants serbes, montre la puissance qu'a acquise ce moyen
de communication. Celui-ci a permis en outre à de simples citoyens de
diffuser au monde entier des informations qui ne sont pas sans importance
géopolitique, il s'est révélé en outre un outil
extrêmement précieux pour le regroupement des familles
dispersées par le conflit et la collecte de fonds par la Croix
Rouge (170.000F).
Rappelons également que l'affaire Lewinsky a été
révélée par le journaliste indépendant Matt
Drudge et son Webzine d'information Drudge Report
www.drudgereport.com
(qui diffuse de l'information "vraie à 80%) avec les conséquences
que l'on sait, alors que la presse sérieuse avait décidé
de ne pas traiter l'affaire
Inversement Salon un magazine exclusivement diffusé sur le web
www.salonmagazine.com
a fait fortune (6M$ de revenus publicitaires en 1997) en prenant la
défense du président...en livrant des révélations
croustillantes sur ses adversaires
Dans le domaine du commerce électronique, il offre à l'entreprise
la possibilité de publier de l'information sur l'entreprise et
ses produits, de pratiquer la vente en ligne et le paiement en
ligne et à l'inverse la recherche de fournisseurs ou de
partenaires nouveaux.
L'amélioration considérable de la performance des logiciels de
reconnaissance optique (OCR) permet de reprendre les documents
d'archives pour les rendre disponibles sur Internet.
Il est également possible de publier les d'appels d'offres,
d'expédier les bons de commande, les factures, et les
règlements,...d'interconnecter les systèmes informatiques
des partenaires commerciaux et de faciliter ainsi les échanges
interentreprises (Business to Business ou B to B ou B2B par opposition
à la vente au grand public : B to C ou B2C (Business to
consumer) ou le " commerce " avec les administrations : B to
A. ou B2A).
Notons également la possibilité "d'affichage publicitaire" sur
des sites web
1.2.1.4 Travailler ensemble malgré les distances
1.2.1.4.1 Partager des documents
C'est notamment le cas de la conduite de projet inter ou
intra-entreprises (groupware): n'oublions pas qu'en économie les
distances se mesurent en secondes et en euros plus qu'en Km.
C'est également particulièrement précieux dans le domaine
médical: il est ainsi possible de faire appel aux meilleurs
spécialistes quelle que soit la localisation du malade (consultation sur
une radio, soin de malades en mer, ...)
Jusqu'a présent, l'hôpital de l'île de Martha's
Vineyard, dans la région de Boston ne pouvait pas traiter
efficacement les victimes d'attaques cérébrales. Aujourd'hui, les
médecins de cet hôpital, après avoir soumis le patient a un
scanner peuvent consulter un des spécialistes du Massachusetts General
Hospital via la télétransmission des images d'une camera
vidéo. 15 personnes ont déjà bénéficie de
cette téléconsultation. Ce système devrait être
étendu à tous les hôpitaux de proximité du
Massachusetts. BG 10/07
1.2.1.4.2 Partager des moyens de calcul
Les "DataGrid" (réseau ou "grille" de calcul)visent
à organiser l'Internet comme le réseau électrique: en se
connectant à lui on peut faire appel à des capacités de
calcul ou de stockage sans avoir à se soucier de leur localisation
La première expérience a été lancée par
l'Université de Berkeley avec le programme Seti@home
http://setiathome.ssl.berkeley.edu qui a réussi en 1999 a
faire travailler de concert 2,8 millions de micro-ordinateurs pour analyser les
signaux reçus par un radiotélescope afin d'y détecter
d'éventuels signes d'une vie extraterrestre
Guy Wormser CNRS, coordinateur du programme européen de mise en
réseau Datagrid considère que l'on peut mettre en
réseau sans difficulté 10.000 ordinateurs: la limitation actuelle
est celle des débits de nos réseaux de transmission mais ce
handicap devrait être progressivement levé :
voir page
209
Le Datagrid
http://grid-france.in2p3.fr
sera utilisé par les physiciens des particules pour exploiter les
gigantesques masses de données produites par le nouvel équipement
(LHC) mis en place au CERN de Genève (à qui nous devons le Web)
pour tenter de percer les secrets de la matière en analysant les
collisions de protons
L'Université d'Oxford, sponsorisée par Intel et avec la
technologie de United Device a lancé en 2001 un programme de recherche
sur le cancer permettant d'analyser la structure
géométrique en 3D de 250.000 molécules en mettant en
réseau 1 million d'ordinateurs
Les PME pourront également tirer partie de cette technologie en
disposant ainsi (pour des calculs de pièce par éléments
finis par exemple) de moyens de calcul autrement inaccessibles. L'achat de
capacité de calcul pouvant se faire comme aujourd'hui pour
l'électricité.
IBM s'est quant à lui fortement investi dans l'élaboration
de logiciels libres et gratuits (basés sur Linux et Globus
www.globus.org ) permettant
de rendre accessible cette technologie au plus grand nombre d'entreprises et de
laboratoires en visant même le grand public à horizon 2004
Les Centres techniques pourraient jouer un rôle de catalyseurs dans ce
domaine
voir page
302
voir
www.gridforum.org
1.2.1.4.3 Partager des moyens de stockage de
données
Des entreprises se sont lancées sur ce créneau
particulièrement porteur et bien que peu connues du grand public
atteignent des tailles gigantesques : EMC
http://www.emc.com (140
milliards de dollars de capitalisation début 2001, soit plus que Boeing
ou Motorola) ou Network Appliance (30 milliards de dollars de
capitalisation)
1.2.1.5 Surveiller et agir à distance: télésurveiller et
téléopérer, depuis Telnet jusqu'au simple SMS
Le protocole TELNET ouvre la possibilité de prendre les
commandes à distance d'un autre ordinateur (via internet) et de
pouvoir disposer ainsi de ses moyens de calcul, de ses programmes, et de sa
mémoire.
La station astronomique de Nassau
http://astrwww.astr.cwru.edu/nassau/nassau.html connecte son
télescope à Internet permettant aux internautes du monde entier,
à certaines heures, de commander à distance l'instrument et de
télécharger les images (mise en service prévue cette
année)
Lors de la manifestation Inet2000 à Yokohama le professeur
Mark Ellisman pilotait son microscope électronique de son
laboratoire de San Diego. L'objectif dans ce cas est de permettre
l'accès à des équipes de recherche de matériels
très onéreux et sous-utilisés
depuis New York un chirurgien a télé opéré
de la vésicule biliaire une patiente à Strasbourg, CNN 19 sept
2001
De façon beaucoup plus simple et redoutablement efficace, la simple
utilisation d'une communication GSM avec les SMS permettent
Bouygues a équipé ainsi équipé 4.000 panneaux
publicitaires déroulants de JC Decaux
· ou à l'inverse d'envoyer des instructions :
télécommande de panneaux publicitaire dans un aéroport en
fonction de la destination d'un vol, changements tarifaires d'un automate,...
Les applications les plus développées chez nos voisins du Nord
concernent les fonctions "remplissage", "télémétrie" et
"maintenance/alarme". Une étude citée par Wavecom
www.wavecom.com
prévoit 70 millions de machines ainsi connectées à horizon
2005
Les SMS peuvent également être utilisés pour faire des
sondages à chaud (Q-all
www.q-all.com )
1.2.1.6 L'arrivée du haut débit et de l'accès internet
nomade
Bien entendu cela aura une influence forte sur les usages (type de sites, type
de logiciels, usage de la vidéo, interactivité,
télétravail, interconnexion des bureaux d'étude, ...) et
les pays qui sauront disposer avant les autres d'infrastructures à haut
débit à des prix abordables offriront à leurs entreprises
un avantage compétitif déterminant
1.2.1.7 Le Peer to Peer (P to P), un retour au source, la mise en réseau
des ordinateurs sans serveur central
Tous les noeuds du réseau (Nodes) sont des"Pairs" et chaque "Pair" peut
fonctionner comme routeur, client ou serveur en fonction de la nature de la
requête qu'il reçoit. L'architecture P2P génère sa
propre organisation pour ses noeuds de communication. L'ajout d'un nouveau Pair
ne nécessite aucune réorganisation: le réseau s'organise
automatiquement en réseau de réseaux plus petits en fonction des
échanges, ce qui permet comme disent les anglo-saxons une "scalability"
(capacité d'adaptation aux changements de taille) et une optimisation de
l'utilisation de la bande passante
www.ida.liu.se/conferences/p2p/p2p2001/index.html
Vous avez ainsi accès direct aux ressources d'un autre appareil
connecté sans contrôle central. Cette technologie permet par
exemple :
Quelque 60.000 clients et fournisseurs d'entreprises, utiliseraient
actuellement le P2P, ce qui est encore très peu (étude Frost
& Sullivan
http://www2.frost.com): le
principal obstacle à l'adoption de méthodes de travail
basées sur le P2P semble résider dans le manque de
sécurité supposé de ce système. (Sun Microsystems
travaille actuellement sur la sécurisation de ces échanges P to
P). .
· D'échanger entre particuliers logiciels, films, musique
ou tout autre fichiers
voir page
135
· de sauvegarder des fichiers et des informations vers des
localisations distribuées sur le réseau (sans se limiter aux
disques durs locaux)
· d'interconnecter directement des consoles de jeux, de sorte que
plusieurs personnes dispersées géographiquement puissent
participer au même jeu en interactif sans serveur central
· de participer directement à des enchères entre des
groupes sélectionnés de personnes
· D'offrir d'énormes capacité de calcul en
mobilisant un très grand nombre d'ordinateurs en parallèle (
voir page
33) en partageant des services de calcul,
tels des cycles de processeur ou des systèmes de stockage,
indépendamment du lieu physique d'installation des systèmes ou
des utilisateurs: exemple United Device
www.ud.com
· D'accélérer la livraison de contenu en multipliant
les endroits de stockage sur les disques durs des membres du réseau,
comme le fait aujourd'hui Akamaï avec ses serveurs proxy:.
Exemple: Zodiac
Networks
www.zodiacnetworks.com ,
eMikolo Networks
www.emikolo.com
· De mettre en place des systèmes de paiement
transfrontaliers entre particuliers
Yahoo! (200 millions d'abonnés à ses services) lance
aux US fin 2001 un service de paiement en ligne directement de particulier
à particulier. L'offre (Yahoo! PayDirect)
http://paydirect.yahoo.com
, en partenariat avec la banque HSBC Holdings
http://www1.hsbc.com (28
millions de clients). En apportant l'ergonomie du peer-to-peer, elle autorise
les paiements en ligne de personne à personne sans tenir compte des
frontières. Quelle que soit la monnaie ou le moyen de paiement
utilisé en réalité, un simple email permet d'ordonner un
virement depuis le compte Yahoo! PayDirect préalablement ouvert par
l'utilisateur chez HSBC.
· de collaborer à des projets quelle que soit leur origine
(groupware: partage de fichiers, téléconférence,
messagerie,...), en utilisant n'importe quel type d'appareil connecté:
c'est là, avec la capacité de calcul (simulations,
modélisation, ..) la principale utilisation potentielle pour les
entreprises.
Groove
www.groove.net ,
créé par Ray Ozzie, auteur de
Lotus Note (un des outils de travail en groupe les plus connu mais
malheureusement bati sur une logique "propriétaire" et donc non
totalement compatible avec les standards de l'Internet) est un des pionniers de
cette technologie et offre une technologie de travail collaboratif permettant
aux membres d'un groupe de projet de partager des dossiers en interconnectant
leurs micro-ordinateurs sans passer par un serveur central (utilisé
actuellement par GlaxoSmithKline et Raytheon
Dans le même créneau : Consilient,NextPage
Sun
www.sun.fr/produits-solutions/logiciels/p2p s'est fortement
engagé dans le développement de cette technologie en "open
source" (logiciel libre) en essayant d'en prendre le leadership avec le Projet
JXTA
www.jxta.org
Quelques problèmes sont aujourd'hui mal résolu et ils
hypothèquent les développements pour les entreprises:
1.2.1.8 Des technologies avec de la réserve de puissance sous le pied:
les lois de Moore, de Machrone et de Rock
La "loi" de Machrone" dit pour sa part que la machine dont vous avez
besoin coûte toujours moins de 5 000 $
La "loi" de Rock" ajoute, elle, que le coût des installations
nécessaires à la fabrication des semi-conducteurs double tous les
quatre ans, ce qui explique les concentrations observées dans cette
industrie
Ceci vaut aussi bien
- Intel prévoit de produire des processeurs
équipés d'1 milliards de transistor cadencés à 20
GHz. (en 2001 on est à 42millions de transistors, cadencés
à 1,7 GHz). L'extrême ultraviolet EUVpermet des gravures 20 fois
plus fines et donc des circuits plus rapides, plus compacts, moins gourmands en
énergie et plus riches en composants
www.intel.com/research/silicon/euvmask.pdf
Ï Pour les capacités de stockage: c'est le cas des mémoires
centrales (RAM), comme des disques durs ou des CDROM
- En stockage magnétique, Il serait possible d'atteindre 100Gbits
par pouce² sur les disques durs contre 25 en 2001. Et des disques de 400
Go pourraient donc apparaître dès 2003.
- Le stockage holographique, bien que délicat à mettre au
point permettrait l'utilisation de disque de 1 To soit 1000Gopermettant
l'enregistrement de 200 films.3 août 2001 (la Lettre des
Télécom d'Alain Ducass)
Un nouveau CD a été développé à
l'institut d'optique de l'université technique de Berlin. Ce nouveau
disque, qualifie de micro holographique, contient 150 Gigabits à la
place des 4 Gigabits des DVD:. Les informations ne sont plus seulement
inscrites a la surface mais dans un volume.
http://moebius.physik.tu-berlin.de/lasergrp
Des recherches menées à l'université de Cambridge
(juil 01) permettent d'espérer à l'échelle de la
décennie un gain d'un facteur 100 000 pour les mémoires
dynamiques actuelles grâce à un effet quantique,
appelé phénomène de Blocage de Coulomb.
www.zdnet.com/zdnn/stories/news/0,4586,2779143,00.html
IBM a commencé à travailler sur des nanotubes de carbone
des composants électroniques (le premier a été le circuit
d'inversion de voltage ou "Not Gate"avec amplification de voltage, comportant
une seule molécule, changeant ainsi radicalement les ordres de
grandeur en terme de miniaturisation
www.ibm.com/news/us/2001/08/27.html
Fin 2001, une équipe coréenne dirigée par le Pr Kim
Kwang-soo de l'université technologique de Pohang a réussi
à fabriquer un nanofil monocristrallin en argent de O,4
nanomètres de diamètre. En novembre 2000, une autre équipe
coréenne dirige par le professeur ShinHyung-chul, avait mis au point le
plus petit transistor jamais construit. Mesurant 50 nanomètres,
ce transistor permet d'envisager la fabrication de mémoires vives
capables de stoker 16.000 de fois plus de données que les composants
actuels. Les chercheurs espèrent produire des transistors de 20
nanomètres d'ici 2010.
L'ordinateur Quantique sur lequel travaillent IBM
www.weblmi.com/TECHNO/2000/874_38_processeurchezi00.htm, HP
("100 Pentiums pourraient tenir dans un grain de sable" déclare ce
dernier) et de nombreux laboratoires dont celui de Normal Sup:
www.lkb.ens.fr/recherche/qedcav/english/perso/jmr/notice.pdf le
principe est d'utiliser directement l' "état quantique" des
électrons (comme leur sens de rotation sur eux même (le spin)),
qui peuvent être représentés par des "0" et des "1".
1.3 Un développement explosif: une "Hot-Technologie"
1.3.1.1 Dans tous les pays développés une croissance
exponentielle mais difficile à mesurer
1.3.1.1.1 La fantastique explosion d'Internet : les "dog
years"
(Plus important encore est la mutation, plus difficile à mesurer des
usages de l'internet, au plus profond des entreprises à qui transforment
leurs structures d'organisation comme nous le verrons plus loin)
En fait il n'a rien de "gratuit" dans la mesure ou l'internaute paie à
la fois le prix de la communication et celui de l'accès internet ...or
le prix de la communication étant très supérieur à
son coût l'internet "gratuit" revient à une facturation de type
kiosque mais il donne un avantage majeur à l'opérateur de
télécom
L'accès gratuit ne concerne pas que les internautes: dès
juillet 1999, 28% des PME Anglaises l'utilisaient (17% en France)
Le provider Freeserve
www.freeserve.com ,
filiale de Dixons,
www.dixons.com à lui
seul, annonçait avoir atteint en 2 mois le nombre d'internautes
(100.000) que Wanadoo
www.wanadoo.com avait
conquis dans ses 2 premières années d'activité, (il a
été racheté par France Télécom depuis lors)j
En Grande Bretagne, selon les analystes déjà 40% des internautes
profitaient début 2000 de la gratuité proposée par plus de
250 fournisseurs d'accès, et X-Stream,
www.x-stream.com suivi par
Tempo avec screaming.net
www.screaming.net
offraient même la gratuité des communications
téléphoniques en heures creuses. la plupart offrent
également adresses e-mail et hébergement de site web personnel
En France au mois de juin 1999, quelques mois seulement après la
première initiative on comptait déjà en France
près d'une dizaine de fournisseurs d'accès gratuits
(Liberty Surf,
www.libertysurf.com
Free
www.free.com, Freesurf
www2.ida.net/freesurf
Fnac.net
www.fnac.net ....
En juin 2000, d'après MédiaMetrix, Free recevait plus de
visites que AOL, Microsoft, MSN, Voilà ou Club-Internet!
De nouveaux apparaissent chaque jour :
Freesbee
www.freesbee.fr de None
Networks (qui a démarré avec un premier tour de table de
163MF), a acheté des minutes en gros et facture les communications au
prix de détail de France Télécom empochant ainsi une marge
substantielle (le montant en est évidemment secret mais Netsurf rappelle
qu'aux USA elles sont de l'ordre de 25%): ce modèle n'est pas sans
rappeler celui du kiosque...
Mieux que gratuit le groupe Serveur
www.accesinternet.com
rémunérait 1F de l'heure l'internaute dépassant les 35h
par mois de connexion car ses revenus provenaient de la publicité et
sont conditionnés par le nombre de pages vues
Offrir un accès gratuit à ses clients, permet de se mettre en
position de mieux les connaître et de pouvoir leur faire des propositions
commerciales susceptibles de retenir leur attention : c'est le cas de Dell et
de Gateway
Ce nouveau créneau conduit certaines entreprises à vendre
de "l'Internet gratuit clef en main": c'est le cas de Internet Telecom
(maintenant Eircom.net
www.eircom.net/
voir page
110
Ceci a obligé les fournisseurs traditionnels à revoir en
profondeur leur politique tarifaire (forfaits tout compris) en y incluant
les coûts de télécommunication, ce qui conduit à des
tarifs "inférieurs au gratuit" et racheter les fournisseurs d'Internet
"gratuit pour élargir leur clientèle
En 2001 doivent démarrer des services d'interconnexion forfaitaire
illimitée (Ifi) pour moins de 200f/mois, mais quelle place par
rapport à l'ADSL qui offre des débits beaucoup plus importants et
n'immobilise pas la ligne téléphonique pour moins de 100F de
plus?
http://www.industrie.gouv.fr/cgi-bin/industrie/sommaire/comm/com_contenu.pl?COM_
ID=417
Pour une vue d'ensemble à jour:
www.journaldunet.com ,
www.internetgratuit.com ou
www.benchmark.fr
La qualité des services fournis pourra d'ailleurs être
comparée aux sites payant grâce au benchmarking permanent
effectué par le club des webmestres francophones
www.ovh.net/fa/0.html
1.3.1.1.2 ...mais que mesure-t-on? Est-ce significatif de la
réalité des évolutions
importantes?
Aujourd'hui par exemple dans les pays avancés il est fréquent que
chaque membre de la famille dispose de son ordinateur (PC= Personnal Computer)
et on commence à voir apparaître une mise en réseaux locaux
par une boucle Ethernet (en utilisant par exemple comme support le
câblage électrique du logement) ou un LAN (Local Area Network)
radio. Fin 2000 Jupiter Communication prévoyait que fin 2002 un foyer
américain disposerait de 2,7 appareils connectés à
Internet: quelle serait alors le sens du "taux de connexion"?
v Le manque de réflexion sur ce qui est significatif des
évolutions : les critères actuels sont extrêmement
primaires et ne prennent absolument pas en compte la sophistication des usages.
Quand tout le monde sera connecté à internet, cela voudra-t-il
dire pour autant que tout le monde sera au même niveau
d'évolution ? serait-il aujourd'hui pertinent d'évaluer
l'équipement en télécommunication d'un pays par le
pourcentage de foyers disposant d'une ligne fixe?
BVRP Software
www.bvrp.com lance "Internet
Family" qui permet pour moins de 1000F d'installer en quelques minutes un
réseau (intranet) permettant de n'avoir qu'un seul accès internet
(et donner aux parents la possibilité de superviser les accès) de
jouer en réseau et d'avoir des banques de données ou de logiciels
accessibles à partir de chacun des ordinateurs de la famille
De même peut-on compter de la même façon un accès par
un modem 56kbps, un accès haut débit ou un accès nomade?
mi-2001 il y avait 100.000 utilisateurs d'ADSL en
France pour 700.000 en Allemagne
On peut penser que pour des raisons culturelles on arrivera assez rapidement
dans les pays les plus avancés à un plafond quant au pourcentage
de foyers connectés et que la différence se fera sur la puissance
des machines, le nombre de périphériques, l'age moyen du parc, le
nombre d'heures d'utilisation, la sophistication des usages, le débit de
la connexion, l'usage nomade, le nombre d'appareils connectés par foyer,
Dans cette optique Jupiter qui a fusionné fin 2000 avec Media
Metrix (Jupiter MMXI),
www.jmm.com développe un "global
sophistication index" qui met les USA en tête suivi de la puis
Suède, puis le Danemark, la Norvège,...et qui ne laisse pas
apparaître notre pays dans le top ten)
Le rachat qui devrait être effectif début 2002 de Jupiter
MMXI et ACNielsen eRatings par Netratings réduit
à deux le nombre de panellistes sur le marché Français (au
coté de Mediamétrie)
De même le cabinet Meta Group
www.metagroup.com a
lancé l'Index "Computer Savvy" qui met en tête USA et
Finlande, mais où, là encore on ne trouve pas notre pays dans les
10 premiers
www.metricnet.com/press/wecim.pdf
L'écart est encore plus frappant dans le commerce électronique
selon que l'on compte les paiements électroniques ou les
décisions d'achat conclues à travers le Web et que l'on
intègre ou non l'EDI : il est alors de plusieurs ordres de grandeur!
(aux USA il ne s'achète en 2000 que 3% de voitures en ligne mais
d'après le cabinet JD Power 40% des clients ont utilisé internet
dans le processus d'achat. il en va de même dans le domaine de la
santé
voir page
84)
Les chiffres ci-après sont donc donnés à titre d'ordre de
grandeur et l'on gardera présent à l'esprit que d'autres sources
peuvent fournir des chiffres sensiblement différents, "78,3% de
statistiques sont fausses" assurait un statisticien, gageons que pour
l'Internet, le chiffre est encore supérieur
Mais tous concordent quant à la rapidité de l'évolution
et au classement des pays relatif à leur niveau d'usage de ces
technologies.
Un des sites les plus synthétique et régulièrement mis
à jour est
www.internet.gouv.fr/francais/chiffcles/sommaire.html, même
si comme pour toutes les autres les enquêtes, chiffres et études
cités dans cette rubrique utilisent des approches et des
méthodologies différentes, emploient des mots qui n'ont pas
toujours la même signification car provenant de différents
instituts ainsi que le Tableau de bord de l'innovation du Sessi
www.industrie.gouv.fr/observat/innov/so_tbi.htm
NUA
www.nua.ie/surveys , Netratings
www.netratings.com qui a
racheté fin 2001 Jupiter MMXI
http://fr.jupitermmxi.com,
et ACNielsen eRatings (Nielsennetratings
www.nielsennetratings.com
www.nielsen-netratings.com
), ACNielsen
www.acnielsen.com, Network
wizards
www.isc.org/ds
Mediamétrie
www.mediametrie.fr Médiangle
www.mediangle.fr le
JournalduNet
www.journaldunet.com/chiffres-cles.shtml, Net Value
www.netvalue.com e-Marketer
www.emarketer.com, Taylor
Nelson Sofrès
www.tnsofres.com/ger2001/keycountry, Afa
www.afa-france.com, Dree
www.dree.org/etatsunis, Department of Commerce
www.doc.gov et
www.ecommerce.gov Center
for Research in electronic Commerce (Université du Texas)
www.internetindicators.com
The Industry Standart
www.thestandard.com, Novamétrie
www.novametrie.com
e-business Forum
www.ebusinessforum.com ,
GFK
www.gfk.cube.net, FIND/SVP
www.findsvp.com,Intelliquest:
www..intelliquest.com,
Netcraft,
www.netcraft.com/survey
, datamonitor
www.datamonitor.com ,
Strategie Internet
www.strategie-internet.com
, Matrix Information Service
www.mids.org Forrester
www.forrester.com, ZDNet
www.zdnet.fr ,idc Research
www.idcresearch.com
www.idc.fr et
www.idc.com,
www.3.nikeibp.co.jp, NOP
:
www.nop.co.uk, Ripe
www.ripe.net/statistics
et Nic France
www.nic.fr/Statistiques
,
Il faut peut-être en rechercher la cause profonde dans le fait que les
outils de l'internet ont considérablement accéléré
tant la circulation de l'information que la vitesse de prise de décision
et que la rapidité d'exécution des ordres, ce qui amplifie les
phénomènes liés au panurgisme (je
décide en fonction de ce que je pense que les autres pensent que je
pense...) et les effets de panique associés
· Notons que ces mouvements ultrarapides (il n'est pas rare qu'une
entreprise cotée plusieurs dizaines de Milliards de Francs perde la
moitié de sa valeur en 24h sans raison majeure) ne sont pas propre aux
start-up (Apple a ainsi perdu 8 milliards de $ soit la moitié de son
capital le 29 sept 2000 et SUN 37 Milliards de dollars dans la
matinée du mardi 4 avril (plus que le budget annuel de la
Défense Nationale!),...avant de les regagner l'après midi En
l'espace d'une seule journée, le 27 juillet 2001, la valeur
boursière de NOKIA a varié de 65 milliards d'Euros soit 10 fois
la capitalisation d'Usinor, premier sidérurgiste européen, et le
14 avril c'est 30% du PIB américain qui s'est "évaporé"
sur le Nyse à cause d'une statistique médiocre sur l'inflation):
"la réalité est que le marché monte, pour la seule
raison qu'il monte" Henry Kaufman, pionnier de la prévision
financière chez Salomon Brothers
"les excès, à la hausse comme à la baisse s'inscrivent
dans la démesure de la rupture technologique en cours" Fabrice
Moullé-Berteaux, JP Morgan
...et si de nombreuses entreprises se créent d'autres disparaissent dans
ce torrent tumultueux qui déferle sur l'économie mondiale
où il n'existe pas de recette pour une vie à l'abri du risque!
La durée de vie moyenne d'une entreprise est tombée aux USA de
13 ans il y a quelques années à 4 ans en 1999 par suite de
fusions, rachats, démantèlement, fermeture (William Daley,
Secrétaire américain au commerce)... sans doute a-t-elle
encore baissé depuis
Une statistique de Broadvision montre qu'en 1999 ce n'était pas moins de
6008 entreprises qui avaient été rachetées dans ce secteur
pour un montant de 1200 Milliards de $ et si les valorisations ont très
fortement baissé en 2001 on a tout lieu de penser que le nombre a
augmenté
...et Mark Walsh, créateur de Verticalnet
www.verticalnet.com entreprise
précurseur dans l'organisation des communautés virtuelles de
conclure son exposé de présentation par cette citation
d'Albert Einstein "il n'y a que 4 ou 5 personnes au monde qui
comprennent véritablement ma théorie. Je n'en fais pas partie"
1.3.1.2 Quelques repères chiffrés néanmoins
Ces chiffres ne prennent pas en compte les pages personnelles des internautes
(home pages un site comme xoom (
www.xoom.com) en héberge
à lui seul 4,5 millions, geocities (
www.geocities.com ) 2,5
millions et leur équivalent français Multimania (
www.multimania.fr) 40.000
60 millions de personnes dans le monde avaient accès à
l'internet en juillet 96, elles étaient 90 millions en
juillet 97 (Matrix Information Service
www.mids.org ), 151 millions en
janvier 1999 (NUA :
www.nua.ie/surveys
)380millions fin 2000.(dont 160 en Amérique du Nord, 105
en Europe et 90 en Asie), 513 millions en août 2001.
· 90% des étudiants américains se connectent au moins une
fois par jour
·
Le nombre de "host" (noms d'adresses IP correspondant à un ou
plusieurs noms de domaine augmente encore plus vite: de 1,3 millions en 1993 il
a connu un rythme de doublement annuel jusqu'en 1998 et croit de 50% par an
depuis cette date Source: Internet Software Consortium
www.isc.org
· Les sites les plus fréquentés reçoivent chaque
jour plusieurs dizaines de millions de visiteurs (information, jeux
vidéo, annuaires, moteurs de recherche,...)
· 1,6 Milliards de pages sont indexées par un moteur de
recherche comme Google (ce qui ne représente qu'une faible partie du
total des pages présentes sur le web) et Yahoo! revendique plusieurs
centaines de millions de pages consultées par jour
· il y aurait 100 Milliards de liens entre les pages sur le web
(étude Btler Group) dont 10%périmés
· le chiffre d'affaire généré par le réseau
des réseaux a dépassé dès 1999 il le montant
cumulé du secteur automobile et de celui de l'énergie. Selon
un rapport du ministère du commerce américain rendu public en
juin les trois quarts de la croissance des Etats-Unis et 40% des
créations d'emploi provenaient des technologies de l'information dans
les années 90 et selon une étude de la réserve
fédérale américaine
www.bog.frb.fed.us c'est
les 2 tiers des gains de productivité des années 1995-2000 qui
sont dues à Internet
· Les entreprises représentent 80 % du trafic
1.3.1.3 Les statistiques cachent plus de choses qu'elles n'en montrent: les
"achats Online" ne sont que le sommet de l'isberg
International Data Corporation -
www.idcresearch.com -
estime ce montant à 220 milliards de dollars en 2001, dont 26 en
Europe.
Forrester research annonçait en octobre 1999 un montant de
1.660 Milliards de dollars pour 2003 (108 pour les ventes aux
particuliers, 1330 pour les échanges de produits interentreprises et 220
pour les services), sans prendre en compte les 3.000 Milliards de dollars
correspondant au courtage en ligne, ni les 200 Milliards de dollars de
transactions qui devraient être réalisées sur le seul
réseau ANX de l'industrie automobile
En 2001 au niveau mondial nous ne sommes qu'au tout démarrage du
commerce électronique (source Forrester)
Pour la France il était évalué à 400MF en
1998 et, avec un taux de croissance de 170% par an, la barre du milliard a
été dépassée en 1999 (1,3Milliard) pour une
prévision de 60 Milliards de F en 2003 (estimations citées par
François Pinault dont les 64 sites de commerce
électronique (200M€ en 2000) ont connu une croissance de 270%
sur les seuls 4 premiers mois de 2001)
· Le commerce interentreprises est très largement
prépondérant puisqu'il représente plus de
90% de ces montants (évaluation IDC corroborée par
Forrester)
Ce point est très important à noter pour les entreprises, car
les média ont naturellement tendance à se polariser sur la vente
aux particuliers, alors que celle-ci ne représente que l'écume du
phénomène. Le site américain Techsavvy.com
(ex-Industry.net)
www.techsavvy.com recensait
déjà près de 300.000 acheteurs et 5.000 fabricants de
produits et services dès 1998
· Le montant des achats en ligne effectués par les
particuliers croit rapidement mais part de bas: 0,6 milliard de dollars en 96
à comparer aux 2 milliards d'euros du minitel, 18 milliards de dollars
en 1999 à comparer aux 2 milliards d'euros du minitel, 33 milliards
estimés en 2000 et 52 en 2001
d'après une étude du Benchmark Group,
www.benchmark.fr/eBN.asp?pid=45&etude=4060 le chiffre
d'affaires des ventes au détail en ligne a progressé en France de
246 % en 2000 et atteint 4,5 milliards de francs (voyage-tourisme (2 milliards
de francs), informatique (600 millions), alimentation/boisson (530 millions)) :
il n'a donc pas été affecté par la crise boursière
et société d'études table en effet sur un chiffre
d'affaires de 13 milliards de francs pour 2001
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2090524&nl=zdnews
(datamonitor -
www.datamonitor.com -
fournit des chiffres pour l'Europe et
www.strategie-internet.com
pour la France)
Mais il faut néanmoins se méfier de ces chiffres qui
sous-estiment fortement le poids réel que prend internet dans le
commerce :
AutoByTel
www.autobytel.com
par exemple, dans la mesure où la voiture n'est pas
achetée en ligne, n'est pas pris en compte dans ces chiffres alors qu'il
représentait déjà à lui seul 3 milliards de$
en 96 et plus d'une dizaine de milliards en 2001 aussi bien pour des
véhicules neufs que d'occasion
Cisco, 7,9 Milliards de dollars de vente sur internet dès 1999
(dont 2,1 de bénéfice net) ne vend pratiquement que les pin's et
les casquettes avec paiement "en ligne"(Bill Finkelstein
séminaire Aftel NY nov. 98)
De même pour le commerce interentreprises ces chiffres
n'intègrent pas l'EDI qui pourtant bascule rapidement sur le
protocole Internet
Le projet ANX
www.anxo.com
voir page
183 de l'industrie automobile américaine,
en cours d'implémentation devrait pourtant représenter à
lui seul 100 milliards de dollars de commandes et facturations et la gestion
des achats publics, notamment américains, davantage encore (le PEE de
Washington estimait le montant des transactions par EDI à 850 milliards
de Francs en 1998).
"regarder l'influence économique d'internet à travers les
statistiques d'achat en ligne, c'est comme vouloir réduire la TV au
téléachat" (Hugues Séverac patron de resultanet
www.resultanet.com )
On se rend compte en effet que progressivement Internet devient aux USA, dans
de nombreux domaines, le véritable marché directeur, le
marché de référence : même si l'achat se
réalise dans une boutique, le client aura préalablement
rassemblé des documents, comparé des offres, jusqu'à dans
certains cas finaliser son choix, en consultant l'internet :
Forrester Research prévoit qu'en 2002 la
moitié des acheteurs d'automobiles auront au moins recherché
des informations sur le véhicule sur le web avant de l'acheter
L'étude Starch AOL (août 98) montre que dès
aujourd'hui les ¾ des internautes américains vont chercher
des informations sur les produits techniques qu'ils envisagent d'acquérir
Cyberdialogue de juillet 98 indiquait que 1/3 des internautes avaient
fait des achats en pharmacie après une recherche d'information sur
internet (15.000 sites sont consacrés à la santé...)
Metifax
www.mfg-net.com estimait
que 42% des industriels prenaient leur décision d'achat de machines
outils sur internet (étude Atelier BNP-Paribas sur la machine outil,
juillet 1999
1.3.1.4 Erreur que de croire qu'il y a d'un côté la
net-économie et d'un autre l'ancienne: les Click &
Mortar
Le catalogue (développé par les 3 Suisses avec des
microcodes-barre) ou la publicité papier lui aussi peuvent
devenir communicants : grace à des codes barres et un lecteur
connecté il est possible de commander par un téléphone
portable ou de demander des informations complémentaires
70% des personnes ayant l'habitude de chercher de l'information en ligne
vont d'abord s'informer sur Internet avant d'aller consulter leur
médecin
le chausseur lyonnais Bexley
www.bexley.com indique qu'il
voit arriver dans ses magasins des clients qui savent exactement ce qu'ils
veulent, y compris les références du produit
L'étude menée mi 2001 par RoperASW (ex-Institut Roper
Starch)
www.roper.com en
Grande-Bretagne, Allemagne et France révèle que 68 % des
internautes utilisent le Web pour se renseigner sur les produits qu'ils
souhaitent acheter.
· en boutique le vendeur pourra disposer à travers une
partie du site qui lui sera réservé d'un précieux concours
du fournisseur (argumentaire commercial, accès à la documentation
détaillée sur les produits, gestion des commandes et des stocks,
informations pour le SAV ...).
Autre synergie possible, particulièrement développée au
Japon, l'utilisation de la boutique pour la livraison, réglant ainsi le
difficile problème de la logistique "capillaire" jusqu'au domicile du
client. Le problème du paiement est alors de ce fait automatiquement
résolu
Au Japon il y a 30.000 "Combini" (seven-eleven, lawson, ).
Tout japonais vivant en milieu urbanisé est à moins de 10 minutes
d'un tel magasin ouvert quasi jour et nuit. Il peut passer commande depuis chez
lui, depuis son téléphone portable (de plus en plus: 40%
visé) ou depuis la boutique
La livraison se fait dans le combini 13% (qui peut lui-même livrer
à domicile). Le client prend alors possession de la marchandise et paie
au Combini, tant et si bien que les paiements en liquide (9%)
dépassent de très loin les paiements par carte (6%)!! (Gilles
Etienne, PEE de Tokyo)
En 2001 Alapage s'associe à Extrapole
(Lagardère)pour coupler boutiques et vente en ligne, Fnac.com
s'appuie sur les 3000 relais-colis de la Redoute, Hachette lance
Zendis (ex UpTooYoo) pour quadriller le terrain de points relais a
partir des 900 distributeurs de presse (il prévoit 3500 "pick up points"
entre la France, la Belgique et la Suisse), C-Discount utilise le
réseau des 4.500 supérettes de "Petit Casino" et la
start-up Alveol
www.alveol.com se propose de
tisser un réseau de réseau de points relais en
fédérant des réseaux de buralistes, de distributeurs de
carburants, de guichets voyageur des gares,...
Pour stigmatiser ce concept majeur d'une stratégie de symbiose entre
commerce électronique (virtuel) et boutiques "en dur" ("Brick &
Mortar" en anglais), les américains nomment ces nouveaux
commerçants "Click & Mortar"
(ou aussi, clin d'oeil aux entreprises créées autour d'une
stratégie "tout internet" appelées les "dot.com", car elles ont
souvent choisi leur nom de domaine comme marque (amazon.com = amazon-dot-com),
ces Click & Mortar sont surnommées les "dot.bam" (bam= Brick
& Mortar....)
L'entreprise Grange,
http://www.grange.fr
créée en 1905 à Saint Symphorien sur Coisne fabricant de
meubles haut de gamme de style, 85% d'export (dont Bill Gates et la reine
d'Angleterre), dote ses 250 distributeurs dans 25 pays (avec boutiques et
commerciaux itinérants) du logiciel Caméléon qui
permet à ceux-ci de concevoir le meuble, en temps réel, à
partir d'éléments modulaires ou paramétrables, de calculer
le prix en temps réel et de lancer ainsi sans surcoût et sans
délai, la prise de commande, la mise en fabrication et la facturation
(que ce soit depuis la boutique ou depuis le micro ordinateur portable du
vendeur)
Objectif, outre les économies administratives et de stockage:
une augmentation de 50% en 3 ans du chiffre d'affaire, car
jusqu'à présent seuls 35 distributeurs étaient capables de
vendre du meuble sur mesure. "Les 1,5M€ d'investissement ont
été vite amortis grâce à l'augmentation de la marge,
la division par 2 des délais de livraison et l'élimination de la
plupart des stocks" Laurent Francès
Des entreprises "virtuelles" comme Homeportfolio
www.homeportfolio.com
ou NamesUKnow
www.namesuknow.com
s'attachent à fédérer autour de leurs enseignes des
boutiques de meubles réelles en présentant leurs catalogues sur
le web
De même il n'y a jamais eu autant de salons professionnels,
justifiés par le besoin de se rencontrer, que depuis que l'Internet se
développe ... et ces salons utilisent largement Internet pour leur
organisation, les inscriptions et "l'après salon"
Il serait donc stupide de s'enfermer pour des commodités statistiques
dans une opposition entre "commerce en ligne" et "commerce traditionnel":
on peut penser qu'à terme un très grand nombre de transactions
seront mixtes avec une partie sur internet et une partie dans les boutiques
traditionnelles car l'acte de ne saurait se réduire à la vente
stricto sensu club d'utilisateur, mailings,...)
"l'acte" de commerce est complexe et peut se décomposer en au
moins une dizaine de phases dont certaines s'effectuent de façon
plus performante en "face à face" et d'autres en ligne:
Une politique commerciale efficace évitera tout intégrisme et
s'efforcera d'utiliser le meilleur outil au meilleur moment en fonction du type
de produit et du type de client
la Camif
www.camif.fr développe
sa stratégie multicanal depuis 1998 avec son catalogue papier, 14
magasins et Internet. Entre 1999 et 2000, le site a vu le nombre de visiteurs
uniques par mois passer de 550.000 à 1 million de visites uniques pour
un panier moyen de 1.275 francs. En 2001 il devrait représenter 7%
à 10% de son chiffre d'affaires. Il utilise le mail-marketing pour
prévenir ses clients sur les nouveautés produits ou en leur
envoyant, personnellement, une documentation sur un produit
repéré sur le site. Cat@mag invite ainsi le client à
choisir le produit sur le catalogue, à venir l'essayer en magasin puis
à le commander sur le Net. "un client multicanal consomme 2,5 fois plus
qu'un client monocanal"
2) notoriété: faire connaître le produit et la
société (publicité, actions promotionnelle,...)
3) être "trouvable" par le client (qui avant un achat compare les
offres): référencement par les moteurs, présence dans les
sites de comparaison, dans les catalogues,...)
4) donner de l'information technique et commerciale sur les produits:
avant un achat important ou délicat le client souhaite pouvoir consulter
une documentation riche et précise et savoir où acheter le
produit (softselling)
5) donner confiance: avec la mondialisation clients et fournisseurs se
connaissent directement de moins en moins: c'est la raison de l'importance des
tiers de confiance qui, en donnant leur label apportent leur
crédibilité au fournisseur ou au client vis à vis de son
partenaire (ce peut être en matière de qualité des
produits, de solvabilité, de respect d'une charte éthique, de la
résolution des conflits, d'une assurance de bonne fin,...)
6) négociation du prix: vente aux enchères,
réductions de fidélité, négociation,...
7) adaptation du produit au besoin du client
8) décision d'achat ou de réservation
9) paiement proprement dit
10) livraison avec suivi en temps réel (tracking)
11) service après-vente, club d'utilisateur, gestion des
réclamations
de même les Banques qui avaient souvent développé
une banque en ligne sont de plus en plus revenue à une stratégie
"multicanal" permettant de conjuguer et d'utiliser au mieux tous les moyens de
communication avec leurs clients (Dexia a par exemple
réintégré Dexiaplus)
On constate malheureusement trop souvent que par une sorte de
schizophrénie l'entreprise "oublie" sur son site qu'elle a aussi une
existence dans le monde réel et n'indique que l'adresse de son webmestre
négligeant d'indiquer son numéro de téléphone et
son (ses) adresse(s) physique(s)
Des sites comme Ismap
www.ismap.com, Maporama
www.maporama.com,
Viamichelin
www.viamichelin.com ou
Sytadin
www.sytadin.equipement.gouv.fr vous aideront à indiquer
à vos clients sur votre site web comment se rendre chez vous
1.3.1.5 la croissance en France et dans le monde
1.3.1.5.1 La France est en retard
1.3.1.5.1.1 les dernières années du siècle auront vu le
décollage ... mais pas le
rattrapage.
Cette évolution très inquiétante ne s'est pas poursuivie
depuis 98 où les taux de croissance français ont rejoint la
tendance mondiale : celle du quasi doublement en 18 mois . en 2001
ce taux (3,6% par mois) a même été supérieur
à celui de l'Allemagne(2,5) et du Royaume Uni (2,8%)
Mais pour autant en 2001, notre retard, s'il ne s'est pas aggravé
en valeur relative, s'est accru en valeur absolue: D'autant plus que, au
fur et à mesure que tout le monde se connecte, l' "instrument de mesure"
qu'est le taux de connexion perd sa signification. Le Challenge se porte sur
les usages nouveaux (ce n'est pas aujourd'hui le taux d'équipement en
téléphone fixe qui peut servir d'indicateur pertinent pour
comparer le niveau de développement de deux pays)
Comme nous l'avons vu le "global sophistication index" de Jupiter MMXI
ne laisse pas apparaître notre pays dans le top ten
"la France a une vision trop gadget de la "Nouvelle Economie", il s'agit
en fait d'une vraie révolution qui permet d'abord d'abaisser les
coûts" Alex Gontier fondateur de Ipin
Déjà En 98 avec 6 % de la population connectée
(2,87 millions de personnes, NOP Research Group), nous étions loin du
Royaume Uni (9 %), des Etats-Unis (27 %) et plus encore de la Finlande (35 %).
L'institut Rexecode
www.rexecode.asso.fr
vient de rendre public une étude couvrant 1990-1998 comparant les
Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. On y note un retard de la
France et de l'Allemagne par rapport au Royaume-Uni et surtout par rapport aux
Etats-Unis. Le poids des NTIC dans l'économie est plus
élevé aux Etats-Unis (7,9%) et au Royaume-Uni (7,3%) qu'en France
(5,1%). Si au lieu de prendre le secteur des nouvelles technologies, on se
concentre sur le secteur des télécommunications, le
résultat est quasiment le même. La France est le pays où le
poids du secteur est le plus faible: 1,4 % contre 1,8 % en Allemagne et aux
Etats-Unis et 2% au Royaume-Uni.
1999 a démarré de façon beaucoup plus soutenue :
notre pays comptait 4,8 millions d'ordinateurs (ou autres plates-formes
nomades,..) connectés et 6,5 millions d'internautes (IDC
www.idc.fr et Forrester
www.forrester.com),
En 2000, 30% des foyers possédaient au moins un ordinateur dont
31% étaient connectés rattrapant ainsi le parc installé
dans les entreprises. Fin 2000 idc estime à 10,9 millions le nombre
d'internautes (à titre privé et/ou professionnel) pour 7 millions
d'ordinateurs connectés
Le nombre de sites marchands est passé de 625 en janvier 1999 à
1530 en janvier 2000 (annuaire "le web marchand") mais 2% seulement des foyers
ont acheté en ligne (17% aux US et 10% en Grande Bretagne) pour une
moyenne de 450$ (1200 aux US), soit un facteur 23 de décalage entre
la France et les US si les chiffres de Ernst&Young sont exacts
En 2001, 32% des foyers disposent d'au moins un PC et d'après
une étude du SESSI août 2001 ("L'Internet : les
Français se hâtent lentement"), un tiers des
Français ont déjà utilisé internet au moins
occasionnellement et 20% sont connectés depuis leur domicile (56% y
accèdent en outre depuis leur lieu de travail ou d'étude).
Ces 20% sont à comparer à 30% en Allemagne, 36% en Grande
Bretagne, 54% au Danemark
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p152.pdf
Médiamétrie estime le nombre d'internautes quant à lui
à 14,3 millions à mi-2001 et c'est 28% des internautes qui
auraient procédé à un achat en ligne
(WallStreetJournalEurope sept 2001)
Mais notre retard se retrouve encore accru pour les nouveaux usages (haut
débit et nomade) : début 2001 par exemple il y a 7 fois plus
de connection ADSL en Allemagne qu'en France! (mais certains pensent que le
coût extrêmement élevé du bas débit et le
retard du forfait illimité risque de "booster" le haut débit
malgré son prix)
"le développement technique de l'Internet en France a pris du retard
par rapport aux Etats Unis mais aussi à la Grande Bretagne, l'Allemagne,
les Pays-Bas, la Scandinavie, l'Australie ou Hong Kong...Par de nombreux
aspects ce retard se creuse..." Jean- François Abramatic
Président du World Wide Web
http://mission-dti.inria.fr/index.html
En matière de publicité, qui est un indicateur de l'usage
commercial d'internet, la France ne représentait que 0,3% du total
mondial en 1997, 1 % en 1998.(
www.journaldunet.com ) et 1,5%
en 1999 (Forrester
www.forrester.com)
Autre indice qui pourrait nous réjouir s'il n'était la
confirmation du point précédent: sur les 900.000 pages
pirates ("warez") la France n'en compte d'après le BSA
(Business Software Alliance) que 9.800
1.3.1.5.1.2 Encore très masculin et
élitiste
La part des femmes est passée en un an de 29 à
37% (juil 2001) des internautes (aux USA elles étaient
déjà 39% en 1998 pour une prévision de 53% en 2002, ce qui
est un signe de plus grande maturité du marché car comme le fait
remarquer le Cétélem "ce sont principalement elles qui font
leurs achats sur catalogue. Or elles ne réalisent que 25% des achats sur
internet, alors qu'elles sont à l'origine de 70% des achats du commerce
traditionnel et de 80% des décisions en matière de santé")
Les sites consultés par les femmes (1- astrologie, 2- art&culture,
3- femme, 4- mode-beauté, 5- nourriture) sont très
différents de ceux consultés par les hommes (1- petites annonces,
2- adulte, 3- science&techno, 4- sport, 5- news) étude netvalue
www.netvalue.com sur les
USA. Ils diffèrent également fortement suivant les pays en France
les sites les plus fréquentés par les femmes sont 1- "femmes", 2-
logement, 3- art&culture, 4- cartes électroniques, 5-emploi. En
Allemagne après les cartes électroniques arrivent"chat,
santé, films et recherche de personnes
Pour des sites comme Marcopoly
www.marcopoly.com (France
Télécom), premier marchand français
d'électroménager à ne vendre que sur internet, l'enjeu est
important
1.3.1.5.1.3 Les grands groupes français prennent le virage,
l'année du décollage pour les mutations en
profondeur
pour le groupe Arnault (40 marques, 1000 boutiques, 400.000
collaborateurs 20 millions de clients): Europ@web
www.europatweb.com
(dirigé par Chahram Bechara et doté de 3,3 milliards
de Francs), a un portefeuille d'une cinquantaine de participations qui
étaient évaluées à 20 Milliards de Francs en juin
2000. Il a lancé Zebank début 2001
Le groupe Pinault a utilisé Internet en prolongement de son
métier de Vépéciste avec La Redoute et la
FNAC
www.fnac.com et lancement du fournisseur
d'accès gratuit Fnac.net rebaptisé Mageos, il
détient 40% du marché du livre sur internet et 25% du textile
mais joue beaucoup plus la stratégie du "click& mortar (
voir page
41) associant commerce online et
commerce traditionnel, et une participation significative dans
trade-match.com, site de gestion d'appels d'offre interentreprises . Ses
64 sites de commerce électronique (200M€ en 2000) ont connu une
croissance de 270% sur les seuls 4 premiers mois de 2001.
pour Lagardère Grolier interactive, EuropInfo, Matranet,
Interdéco Multimédia,
pour Vivendi:, Bonjour, World Media Live, Nathan Entrainement, Internet
Ecole,... le virage a véritablement été amorcé en
2000 avec Vizavi et grâce à de nombreux rachats Vivendi
Universal Publishing est devenu N°2 derrière Pearson dans
l'édition éducative et il a lancé en 2001 Education.com
www.education.com
Mais surtout des grands groupes comme Usinor, Renault, Aventis, Saint
Gobain, Carrefour,... commencent à utiliser les outils de l'Internet
pour développer la compétitivité et la flexibilité
de leur entreprise et de tout le réseau de fournisseurs et de
sous-traitants qui gravitent autour d'eux. le livre blanc 2001 de
novamétrie , qui résulte d'une enquête conduite
auprès de 300 dirigeants de grands groupes,
www.novametrie.com/html/etudes_co_grdscomptes01.html donne un
éclairage très intéressant sur ce point même s'il
s'agit de chiffres "déclaratifs" qui peuvent enjoliver quelque peu la
réalité des faits
2001 a été vraiment de ce point de vue l'année de
l'amorce du décollage après une longue période
d'incubation dans les grands groupes français : 40% ont entammé
une première une mise en oeuvre opérationnelle et ils ne sont
plus que 50% à simplement réfléchir et à esquisser
leur stratégie...
Leur internationalisation croissante les a amené, plus rapidement que
des entreprises purement hexagonales (voir l'étude Ufb-Locabail
sur les PME
page
50) à percevoir le
côté stratégique et incontournable de cette mutation et 45%
des directions e-business sont dorénavant directement rattachée
à la direction générale contre 12% à la direction
informatique et 76% indiquent que la stratégie est définie au
niveau DG pour 2% à la direction informatique et on ne parle même
plus des directions de la communication qui au départ, du temps ou
internet était assimilé à de la communication,
géraient l'essentiel des budgets "internet"
88% considèrent qu'ils vont devoir repenser l'organisation de
l'entreprise et 62% les processus principaux qui structurent leur
activité. 83% estiment que cela va modifier la nature de leurs relations
avec leurs clients, 50% avec leurs fournisseurs et 53% leurs produits ou
services,
44% estiment qu'ils vont pouvoir baisser leurs coûts et 31%
développer leur chiffre d'affaire.
83% pensent que cela va modifier la contrainte "temps et 72% la contrainte
géographique:
La lourdeur de leur structure les condamne néanmoins à une
évolution étalée dans le temps pour être
sociologiquement supportable. Les freins prévus : "la résistance
au changement" (56%), l'organisation (51%), la technologie (52%), le coût
vient en dernier (45%). Mais à ces freins internes se rajoutent celle
des clients (41%).
17% utilisent déjà les market places autant pour vendre que pour
acheter et 34% y ont investi (ces plates-formes ne sont pas encore
opérationnelles): plus que les prix sont mis en avant
l'intégration informatique et logistique entre fournisseur et acheteur
(donc la rapidité, la flexibilité et les coûts
administratifs). Pour les ventes ils sont plus réservés
considérant que l'exercice de transparence qu'implique cet exercice
pourrait être préjudiciable à leurs marges (et ceci
d'autant plus quand l'entreprise a le sentiment d'être incontournable)
"les entreprises préfèrent mettre la pression sur leurs
fournisseurs, bien qu'ils s'en défendent, plutôt que d'avoir
à la subir de leurs clients"
1.3.1.5.1.4 Les PME: en 2001 une prise de conscience encore
faible
Néanmoins, même si 1% seulement considèrent que c'est un
enjeu passé, ils ne sont que 19% "pionniers" a avoir de premières
mises en oeuvre à leur actif (34% en Ile de France) et 13% a avoir
ébauché une stratégie. 66% considèrent que c'est un
problème stratégique important mais pas urgent: ils attendent un
déclencheur
En particulier 42% mettent e avant comme raison que leurs partenaires ne sont
pas prête (alors qu'ils ne sont que 25% à estimer que ce sont eux
qui ne sont pas prêts!) : ceci montre l'importance des actions
collectives pour rompre ce cercle vicieux de l'attentisme
L'existence des Market Place est quasiment inconnue en dehors des pionniers
"par leur attitude attentiste les PME se préparent à subir ce
que les grandes entreprises leurs réservent"
"Elles mettent en avant la communication à une large majorité
(81%) avant les relations avec les clients et les fournisseurs, montrant ainsi
que leur réflexion n'a guère dépassé le site
institutionnel, de la vitrine..."
Pour les 11% qui considèrent qu'il y a urgence, fortement
concentrés en région parisienne, la priorité est
à la qualité de la relation client (contrairement aux grands
groupes qui comme nous l'avons vu, sont davantage concentrés sur leurs
fournisseurs) et à la mise en ligne de la chaîne de production et
de logistique pour une plus grande réactivité (ERP et extranet)
Malheureusement les PME concurrentes d'Europe du nord vont, elles, de l'avant
à vive allure ...
voir page
50
D'autres chiffres intéressants, analysant finement par secteur
d'activité quelques indicateurs de la pénétration
d'Internet (mais limités aux industries manufacturières) sont
produits par le Sessi: ils sont accessibles à partir du site de
notre ministère
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p137.pdf,
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p135.pdf et
www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p136.pdf
1.3.1.5.2 L'Amérique du Nord et
Israël
Avec 183 millions d'internautes le continent Nord Américain continue
à représenter près de la moitié (40%) des effectifs
mondiaux (estimés à 459 millions mi 2001 par Nielsen/Netratings)
ils étaient 163 fin 2000 et 101 millions en 1999 (Forrester
www.forrester.com) soit 34%
des foyers, 73 millions en octobre 1998 (Intelliquest:
www..intelliquest.com
) , 41 millions en avril 1997 (FIND/SVP
www.findsvp.com )
10% des foyers américains connectés disposent déjà
aujourd'hui d'un accès à haut débit (7% par le câble
et 3% par l'ADSL)
www.kineticstrategies.com
Ils seront 29 Millions en 2004 (Gartner)
Ce pays représente l'essentiel du e-commerce B to C, plus de 80%
(Forrester
www.forrester.com) et 47%
du B to B (IDC)
Pour le commerce de détail avec 17% des foyers (39 millions) acheteurs
en ligne en 1999 (17millions en 1998) qui ont acheté en moyenne pour
1200$ (230 en 97) ils dépassent largement l'Europe: 8,3 millions
d'acheteurs (5,2 en 98) et un montant moyen d'achat beaucoup plus faible
(étude Ernst&Young).
C'est un pays qui n'a d'ailleurs pas à rougir de la comparaison avec les
USA: il encourage vivement la recherche (télétransmission,
cryptage, intelligence économique) et a vu naître de nombreuses
start-up dont certaines sont devenues des leaders comme ICQ, ....
· Israël: 2 Millions en juillet 2001 (37%) : Internet
abolissant les distances, son tissu économique dans ce secteur est
totalement intégré à celui des USA (Avec 6 millions
d'habitants c'est le premier pays sur le Nasdaq après les US avec 102
sociétés cotées (pour 65 Milliards de $) contre 8
entreprises françaises), c'est pourquoi nous l'avons classé ici
1.3.1.5.3 L'Asie, partie plus tardivement mais elle connaît une forte
croissance
Il a surtout voulu développer intensivement les usages dans tous les
domaines (voir
www.tas.gov.sg qui est en
outre un remarquable modèle de "portail" public)
D'après l'étude Global eCommerce Report,le nombre
d'internautes aurait doublé en 2001 pour passer à 66% de la
population dont 93% des moins de 25 ans
Fin 2000 le gouvernement japonais a annoncéle lancement d'un vaste
programme de câblage du pays en fibres optiques avec l'objectif d'assurer
du très haut débit à toute la population en 2005
"Le japonais est devenu la deuxième langue du net" titraient "les
Echos", mais son économie comme celle des pays latins a bien des
difficultés à s'adapter au rythme de la nouvelle
économie, au rôle clé des start-up dans le renouveau
économique, à la nécessité d'innover en prenant des
risques, et surtout aux bouleversement des méthodes de direction des
entreprises,
De plus l'opérateur historique japonais NTT a été encore
plus préservé de la concurrence que les grands opérateurs
européens ce qui a entraîné des coûts
particulièrement élevés pour les
télécommunications et un freinage des développements
Par contre le Japon a réussi une percée sans équivalent
dans les usages nomades (I-Mode, connexion internet par
téléphone mobile) avec plus de 30 millions d'utilisateurs, et le
lancement de l'internet mobile de troisième génération
(UMTS) en octobre 2001 bien avant l'europe et les Etats Unis voir page
voir page
225
Il conserve par ailleurs une place de leader dans de nombreux secteurs de
l'électronique grand public qui se transforme en terminaux Internet
(appareils photo, caméra vidéo, consoles de jeu,...) et dans les
composants (chipsets peu consommateurs d'énergie,...)
· Taiwan 12 millions d'internautes mi-2001, soit 52% de la
population (dont 35 par une connexion à haut débit,
www.nielsennetratings.com/hot_off_the_net_i.jsp, 6 millions un an
auparavant, avait dépassé la barre des 3 millions fin 98 contre
1,6 millions en décembre 97 et 0,4 en décembre 96
· La Corée 16 millions d'internautes a tout de suite
misé sur les hauts débits : dès sept 2000 elle comptait
2,2 millions de foyer abonnés à des services à haut
débit (soit plus que les US, 2 millions!) et en septembre 2001 c'est
95% des foyers soit 15.8 millions de personnes, qui
bénéficiaient d'une connexion large bande (Nielsen
NetRatings)
· A Hong Kong compte 4 millions d'internautes soit 54% de la
population. Comme la Corée, Hong Kong mise sur le haut débit: HK
Télécom met en place un réseau à large bande qui en
1999 irriguait déjà 1,9 millions de foyers. En 2001 c'est
déjà 53% des Hong Kongais connectés depuis leur domicile
qui disposent d'une connexion large bande pour accéder au Web (Nielsen
NetRatings)
· Singapour, 2,1 millions d'internautes en août 2001, soit
50% de la population, a décidé pour sa part de connecter la
totalité des foyers de la ville Etat par des liaisons à haut
débit (1 à 2 Mégabit/s)
Depuis janvier 1999,grâce à l'alliance de Citibank, Gemplus et
MobilOne, il y est possible de faire ses transactions
financières à partir de son téléphone
mobile (consultation et suivi des comptes, virements, paiement de factures,
opérations boursières,...) et de recharger son porte-monnaie
électronique. Déjà en 1998 15% des contribuables faisaient
leur déclaration d'impôt par l'Internet
les petits Singapouriens apprennent à utiliser l'Internet avant
même la lecture et l'écriture et la cité-Etat entreprend un
programme spécifique pour initier les personnes
âgées (il y a déjà dans ce micro-Etat autant
d'ordinateurs que d'habitants)
1.3.1.5.4 Les pays européens: la fracture Nord/Sud entre pays latins et
anglo-saxons, les champions Nordiques
eMarketer
www.emarketer.com,
prévoit dans son étude 2001 une croissance de la part de l'Europe
dans le commerce électronique de 12% d'un montant mondial de 286
milliards de dollars en l'an 2000 à 31% de 980 milliards de dollars en
2004. Il estime que l'Allemagne et le Royaume-Uni prendront une part importante
de cette croissance au contraire de pays plus méditerranéens
comme la France, l'Espagne ou l'Italie.
L'enquête GFK Research Worldwide
www.gfk.com/english/presse/pressemeldung (juin 2001), couvrant 14
pays d'Europe, confirme que la France affiche un des plus faibles taux
d'internautes : 35% de la population, loin derrière la Suède,
leader avec 71%. En matière de e-commerce, la France est
également à la traîne: seulement 23% des internautes ont
acheté en ligne au cours des six derniers mois, bien en
deçà de l'Allemagne (60%) ou du Royaume-Uni (58%).
Pour l'avenir, l'étude prospective de Jupiter MMXI (av 2001)
évalue à 14% le nombre de foyers européens
connectés à haut débit en 2005. Deux
phénomènes expliquent ce retard : " une offre restreinte et peu
compétitive liée à une déréglementation
limitée et surtout, de ce fait, un coût prohibitif. " elle estime
le coût d'accès à l'Internet rapide à 50€/mois
en Europe. La situation prévue met là encore en évidence
la fracture Nord/Sud : 30 % pour les pays scandinaves 17 % pour l'Allemagne, 15
% au Royaume-Uni et 10% pour les pays latins ( France, Italie et Espagne)
En juillet 2001 on comptait 5.54 millions de suédois connectés
soit 62% de la population
40% des utilisateurs sont des utilisatrices. 60% des internautes allemands
effectuaient des achats en ligne en 2001
En matière de commerce électronique d'après le
rapport "Monitoring Informationswirtschaft" de sept 2001 l'Allemagne est
leader en Europe avec une part de 27,1%. et au troisième rang
mondial après les Etats-Unis et le Japon
www.infrasearch.de/bmwi
· Le Royaume Uni dépasse l'Allemagne bien qu'étant
partie plus tardivement avec 33 millions d'habitants connectés en juin
2001, soit 55% du total
http://uk.jupitermmxi.com/xp/uk/home.xml :de 2,5 millions en 1997
à 4,3 millions en 1998 (NOP :
www.nop.co.uk) et 12,7 en 1999
(Forrester
www.forrester.com)17 millions
fin 2000 (PEE Londres),
En 2001 c'est 58% des internautes qui ont acheté en ligne en 2001. Le
Royaume Uni possède maintenant avec Vodaphone la
4ème capitalisation mondiale (330 Milliards de $ en mai 2000)
derrière Cisco, Microsoft et Général Electric, un atout
pour l'Internet nomade
En ce qui concerne l'Utilisation efficace des outils de l'Internet (Intranet,
Extranet, Achats, services clients, ...), elle occupe la seconde place
derrière les Pays Scandinaves
· La Suède caracole en tête des pays européens
au côté des autres Pays du Nord (Norvège,
Finlande, Danemark, et progressivement l'Estonie) le
niveau d'équipement et de développement de ces pays n'a rien
à envier à l'Amérique du Nord.(et n'oublions pas que le
"bassin économique de la mer Baltique représente 100 Millions
d'habitants)
Ce pays avec 5,2% du secteur Internet en Europe, s'il est derrière le
Royaume Uni (27%) et l'Allemagne (24%) dépasse la France (4,4%)
D'après Forbès les efforts faits par ces pays en
matière d'infrastructures de télécom les place loin en
tête des pays européens, bien avant les "Grands Pays" (la France
arrive en 10ème position juste après l'Angleterre et
l'Allemagne): la Suède a supprimé le monopole de son
opérateur historique, Telia, en 1993 (et la Finlande n'en a jamais eu),
elle en compte 40 aujourd'hui
D'après une étude d'IDC auprès de 405 entreprises
européennes
http://computersweden.idg.se/text/010530-CS12 la Suède est
également le pays le plus avancé en Europe au niveau de ses
entreprises 78% ayant un Intranet et 54% un Extranet,
précédant les "grands pays" en têtes desquels se trouve le
Royaume Uni (55% d'Intranet and 26% d'Extranet)
Mieux encore, dans la vague technologique montante, celle de l'Internet nomade
et du haut débit, ils ont pris clairement la tête de la course.
Aujourd'hui tous les grands acteurs ont un laboratoire dans la Wireless
Valley. : ces pays comptent 2 poids lourds dans ce domaine : Ericsson
et surtout Nokia, la plus grosse capitalisation européenne
(250 Milliards de $ en mai 2000) avant la fusion Vodaphone-Manesmann
Ces deux constructeurs se positionnent sur ce qu'ils pensent être les 3
centres nerveux de l'Internet avec objectif d'y définir les standards:
Début 2000, 78% des suédois avaient un micro-ordinateur, et 70%
utilisaient régulièrement Internet (4,2 Millions de personnes).
ð VIP (Vehicule IP) : la voiture Wirelesscar avec Volvo
ð MIP (Mobile IP) l'utilisateur nomade Met avec Telia
Début 2001, 29% des Suédois utilisaient les services en ligne de
leur banque (contre18% des américains, 7% des allemands ou des
Anglais et 2,4% des Français ..
www.dagensit.se/index.asp?art_id=11807
d'après une étude conduite par IBM, après la City Bank
les 3 banques mondiales les plus efficaces sur Internet sont nordiques :,
Nordea, la Handelsbanken et surtout la SEB (groupe
Wallenberg)
avec 25% de clients "branchés", la SEB a décidé de fermer
80% de ses agences d'ici 2004, de conquérir l'Europe via Internet (la
rentabilité d'un client Internet étant 2,5 fois supérieure
à la moyenne) et de porter le nombre de ses e-clients de 570 000
à 5 Millions dans ce délai. Après le rachat de la Bfg
(5ème banque allemande) en 1999, elle lance sa Banque directe
en Grande Bretagne en 2001
Hans Dalborg président de Meritanordbanken (banque qui
avait déjà 250.000 clients sur Internet en 1996 et qui fait
maintenant partie de Nordea) prévoit également d'attaquer les
marchés britanniques, allemands français et espagnols par
Internet: pour cela il est à la recherche de partenaires lui apportant
une forte image de marque et une large base de clientèle pour la banque
directe, pas nécessairement des banquiers (compagnie
d'électricité, opérateur télécom, entreprise
gazière,...)
Le montant des achats sur internet par habitants est 10 fois supérieur
au notre
La priorité est accordée maintenant à la connexion de tous
les foyers en haut débit (de 2 à 10 Mbps): 20% des
foyers connectés bénéficient déjà de la
large bande au printemps 2001, l'objectif est d'atteindre 100% en 2005 pour un
coût de 200F/mois. Bredbandsbolaget
www.bredbandsbolaget.se
fondée en 1998 envisage de proposer dans les résidences qu'elle
câble des accès 10Mbps dans les 2 sens pour 200KR (180F) par
mois (qui devrait évoluer vers le 100Mbps). Cela peut être
couplé avec un forfait de 149Kr par mois pour un accès
illimité au téléphone IP
Plus de la moitié des municipalités ont construit leur propre
réseau optique à large bande.
En 2001, en outre 100.000 élèves devraient avoir accès au
réseau Gigabit
Un indicateur de l'avance conceptuelle de ce pays au niveau
européen : les 4 plus grosses entreprises de conseil
stratégique Internet (Web Agencies) sont suédoises: Cell
Network/Mandator: 1800 consultants, Framfab: 1700 consultants,
Icon Medialab 1250 consultants, Info Highway/Connecta 1130. La
5ème est française avec une taille inférieure
à la 4ème suédoise: Fi Systems 550 consultants
la 6ème , pixelpark est allemande... avant de retomber sur la
suédoise Adera
Même si ces sociétés connaissent aujourd'hui de graves
difficultés, tout le monde peut imaginer l'avance que donne à ce
pays le fait que ce sont ses consultants qui élaborent la
stratégie de la plupart des grands groupes européens
Il a su générer un géant comme Nokia, leader mondial
incontesté du téléphone mobile
Pour Forrester Research nos sites, à force de privilégier
l'esthétisme sont beaucoup trop longs en temps de
téléchargement, les moteurs de recherche sont peu efficaces, les
outils de cross-selling (suggestion d'un autre achat en fonction des commandes
actuelles et passés) et up-selling (suggestion d'options
complémentaires) sous utilisés, les outils de configuration font
défaut, le suivi des commande par le client sont perfectibles, le
service client laisse à désirer (25% seulement affichent adresse
et numéro de téléphone), les délais de
réponse aux mail (quand il y en a ) dépassent souvent la
demi-journée, l'articulation avec le back-office est insuffisante,...:
dans son classement seul Château-Online
www.château-online.com
se situe dans les 10 premiers sites européens (N°10)
Le Sud, avec ses terres riches, a conduit à des organisations
très hiérarchisées autour de la possession de la terre et
de la direction des armées chargées de la défendre ou
d'agrandir les empires. Le "Roi" avait donc pour fonction essentielle
l'unité du territoire et les modes de succession privilégiaient
cet élément sur la compétence. La stabilité du
royaume nécessitait un contrôle étroit des communications
entre les sujets toujours susceptibles de comploter pour prendre la place du
Roi (cabinet noir). L'organisation sociale avait la logique de la "villa
romaine" : "je te protège, tu me sers"
On remarque que dans les logiciels d'intelligence économique , de veille
stratégique ou de cryptage ces pays sont performants
Le Nord, où la survie des tribus liée à la chasse,
à la pêche ou aux expéditions maritimes, a conduit à
des organisations de communautés beaucoup plus petites et moins rigides
où le chef était bien davantage un "primus inter pares": ce
devait être le plus qualifié pour conduire les expéditions.
Ce type d'organisation beaucoup plus "en ligne" avec la philosophie de
l'internet.
Rappelons par ailleurs que la Finlande n'a jamais eu d'opérateur
téléphonique disposant d'un monopole.
Notons également que le World Economic Forum
www.weforum.org classe en
terme de compétitivité ces pays à peu près dans le
même ordre: la Finlande arrive en première position avant
même les USA
L'écart ne semble donc pas être entre l'Europe et
l'Amérique du Nord mais entre pays Latins et Pays Anglo-Saxons pour des
raisons liées à l'organisation des pouvoirs
"Le continent Européen est divisé en deux, le Nord avec les
Pays Scandinaves en pointe et le Sud, plutôt à la traîne.
L'Allemagne se trouve dans une position moyenne" HJ Frank, Deutsche
Bank Research
Le nombre de "noms de domaine" appartenant à des ressortissants
français (dont beaucoup sont en ".com" et non en ".fr" pour des
raisons que nous verrons plus loin) atteint moins de 2% du total mondial
dans les entreprises où ils sont maintenant omniprésents) et
en 1998 où, pour la première fois, la barre du million
ftp://ftp.ripe.net/ripe/hostcount/History
L'étude 2000 d'UFB Locabail
www.ufb-locabail.fr
qui procède chaque année à une étude comparative
entre les PME Françaises, Allemandes, Italiennes, Espagnoles et
britanniques était extrêmement riche d'enseignement: elle
montrait que les marges de progrès qui nous restent à
faire pour rattraper nos voisins n'ont pas diminué d'une année
sur l'autre
Certes pour l'équipement informatique nous sommes proches de la
moyenne puisqu'il n'y a plus que 4% des PME françaises de 6 à 200
salariés non informatisées, contre 2% en Allemagne et 3% en
Italie, 1% en Espagne pour une moyenne européenne de 2% .
Mais ce n'etait malheureusement pas le cas pour Internet puisque
seulement 61 % de nos entreprises étaient connectées en juillet
99 contre 77 % des entreprises Britanniques et 74 % des entreprises Allemandes.
L'étude 2001
www.bnpparibas-leasegroup.com/enquete/pdf/Enquete2001_PMEPMI.pdf
montre que cet écart ne s'est pas comblé : si 75% des
entreprises françaises sont connectées (en moyenne 4
ordinateurs), c'est moins que la moyenne européenne (83% aves 5
ordinateurs en moyenne) et loin derrière les PME Allemandes (85% et 6
ordinateurs)
Ces chiffres sont cependant en très forte évolution: 7 %
en 95, 14 % en 96, 24 % en 97, 40 % en juillet 98 et alors qu'elles
étaient 30% à estimer en 98 qu'Internet ne leur servirait
à rien elles ne sont plus que 15% à le dire en 1999 et 12% en
2000 ... contre 16% en Allemagne (dont 5% déclarent qu'elles se refusent
même à avoir un site)!.
Or comme en 1999 les entreprises connectées sont significativement
plus performantes en 2000: en prenant pour indicateur le solde des opinions
positives et négatives en %: CA +35 contre +19, rentabilité +23
contre +11, Investissement +35 contre +15, effectifs +17 contre -2. Elles
exportent également davantage (83% contre 55%). Les estimations 2001
montrent les mêmes écarts
De plus nos dirigeants "connectés" utilisent beaucoup moins Internet
que leurs concurrents: ils ne sont que 51% à se connecter tous les
jours contre 63% de leurs homologues Britanniques et 61% pour les
allemands.(enquête 2001)
Nos PME sont également les dernières à utiliser
l'e-mail (73% contre 84% en Allemagne) et pour la recherche de
financements (3% en France contre 47% en Allemagne, ce qui n'est
peut-être pas sans rapport avec le retard de nos Banques)
Malgré un triplement en 2 ans, elles sont également en
dernière position en ce qui concerne les sites Web mais avec un
écart maintenant réduit: 40% (27% en 99 et 13% en 98) contre 44%
en Allemagne et 43% en Italie. Seule l'Ile de France se trouve dans la moyenne
Européenne. Les 2/3 des entreprises européennes devraient
disposer d'un site début 2002
Il y a aujourd'hui un cercle vicieux: parmi les arguments évoqués
pour ne pas acheter sur Internet, la non-présence des
références actuelles, mais le danger apparaît pour nos PME
quand on voit que 62,5% des PME qui achètent en ligne le font
auprès de nouveaux fournisseurs (étude Pouey International
www.pouey-international.fr/note20010411.htm, juil 01)
De même "apporter un meilleur service aux clients et aux
fournisseurs" est un objectif pour 79% des PME Allemandes alors que ce
n'est le cas que pour 51% des françaises 86% de celles-ci mettant en
première ligne la Notoriété
en cumulant tous ces facteurs, l'écart entre France et Allemagne en
terme "d'Internet utile" est dans un rapport de 3,8!
La logistique reste encore cette année dans le peloton de queue
13% seulement des entreprises de ce secteur pensent qu'Internet peut leur
apporter un avantage concurrentiel contre 30% dans les services ... et de plus
parmi celles-ci seulement 32% l'utilisent pour les relations avec clients et
fournisseurs contre 59% dans l'industrie, alors qu'elle va être avec la
banque le secteur le plus "impacté" par l'accélération de
l'économie en se situant sur le chemin critique de la nouvelle
économie:
L'enquête réalisée auprès de 604 dirigeants
d'entreprise "traditionnelles" par Taylor Nelson Sofres pour le cabinet Mazar
en juillet 2001
www.mazars.com/pdf/etude07-01.pdf vient malheureusement corroborer
l'analyse ci-dessus:
Seulement 19 % des patrons français pensent que le Web
révolutionnera le fonctionnement de leur société. Ils sont
53% au Royaume-Uni, 44 % aux Pays-Bas.(même si elles sont 45% à
penser que ces évolutions radicales n'auront lieu que d'ici un à
deux ans notamment en ce qui concerne les profonds bouleversements attendus en
terme d'organisation).
L'enquête met clairement en évidence un très fort
décalage Nord/Sud, (pays Anglosaxons/Pays Latins) : d'un
côté le Royaume-Uni, les Pays-Bas, de l'autre, la France et
l'Espagne ... Celles-ci paraissent en effet bien en retard vis à vis de
leurs partenaires de l'Europe du Nord:
Ï Pour les sites marchands si la moyenne européenne est de 31%,
c'est seulement 11% qui en ont réalisé un en France.
Contrairement aux entreprises françaises les britanniques
considèrent que la sécurité des paiements n'est pas un
vrai problème
Ï De même, les entreprises françaises se placent en
dernière position pour mise en place d'un département ou d'une
filiale spécialisée e-business avec 15% (moyenne
européenne : 29%)
Ï 81% des entreprises françaises mettent en avant le manque de
confidentialité des échanges pour expliquer leur "prudence" vis
à vis d'Internet
Ï Forte divergence sur les objectifs
ð 46% des entreprises britanniques pensent que la Nouvelle économie
peut les aider à faire des économies et améliorer leur
profitabilité, notamment au niveau des stocks et des achats, 35 % aux
Pays-Bas et 16 % seulement en France!).
ð Les Pays Bas mettent l'accent sur la gestion des ressources humaines:
45% des entreprises sondées ont créé un site
destiné au recrutement, 33% ont augmenté de façon notable
leur recours au télétravail. 43% estiment que les
télé travailleurs travaillent plus que ceux qui viennent dans les
locaux de l'entreprise
1.3.1.5.5 Le Minitel : notre langue
d'Esope
1.3.1.5.5.1 Un atout :
1.3.1.5.5.1.1 Un fonds de commerce déjà établi pour le
commerce électronique (transport, banque,
VPC,...)
Les Français ont depuis 15 ans l'habitude de taper sur un clavier pour
trouver une information, en la payant, ou pour acheter un produit. Aujourd'hui
les plus gros utilisateurs du minitel sont aussi les plus gros utilisateurs
d'internet
Le chiffre d'affaire du commerce en ligne représentait dès 1996
12,6 milliards de F (3,1 pour les éditeurs, 1,5 pour les
facturations directes et 8 pour la VPC sans compter les 3,2 pour France
Télécom) soit un chiffre nettement supérieur à ce
qu'il était sur internet pour le monde entier (depuis ce chiffre est
resté relativement stable alors que nous avons vu que sur Internet il
croît de façon exponentielle).
Quant au trafic il poursuit sa légère baisse : -3% en
1997, -4,1% en 1998, baisse compensée par une hausse de tarif
significative : +11%en 2 ans, politique tarifaire classique pour des
produits en fin de vie ou il convient de profiter de l'inertie des
habitudes pour obtenir le rendement optimal auprès de clients qui
hésitent avant de basculer (c'est dans le domaine du marketing la phase
qui suit période dite "vache à lait" : c'est celle
où on mange la viande)
Henri de Maublanc président de l'Aftel se scandalisait
qu'un accès Télétel soit facturé 100 fois plus cher
qu'un nom de domaine internet
1.3.1.5.5.1.2 Une profession d'éditeurs nombreuse et prospère
grâce en particulier à la formule kiosque qui permet une
facturation simple et bien acceptée.
1.3.1.5.5.1.3 Des cyber-commerçants avant la
lettre
C'est le cas de Dégriftour, de i-bazar,
Telestore, Planfax
www.planfax.com,
Cadremploi
www.cadremploi.fr,
floritel
www.floritel.com,
minitelorama
www.minitelorama.com
qui ont démarré avec le service minitel
1.3.1.5.5.1.4 Une profession de "télématiciens"
performante
Notre pays n'est pas mal placé dans les moteurs de recherche sur
Internet : écho/voilà, Nomade, Lokace. Sans compter la
forte participation de Français à Alta Vista. Les travaux
sur le traitement de requête en langage naturel par exemple sont
parfaitement utilisable pour l'Internet
Lexiquest
www.lexiquest.com (ex Erli
www.erli.fr/) qui avait
participé aux programmes de recherche dans les annuaires du minitel
travaille pour les moteurs de recherche (Hot Bot, verity,...) et il a
levé 79MF en 2000 pour se développer sur internet,
GoTo Software
www.goto.fr (à Hem
près de Lille) qui a créé le plus grand club mondial de
backgammon sur l'Internet (netgammon) est né du développement de
logiciels minitel comme le TimTel
1.3.1.5.5.1.5 Des bases de données et des fonds documentaires
très importants
Quelques exemples montrent que dans la plupart des cas une migration sur
internet est rapide et peu onéreuse. Elle apporte une masse
critique et a un effet d'entraînement certain. Le développement
sur Internet de formules offrant les mêmes avantages que le kiosque, sans
le handicap d'une facturation uniquement à la durée, devrait
permettre de lever bien des réticences.
Le transfert du Minitel à Internet de la base Formatel du
conseil régional d'Île-de-France (50 000 stages de formation
continue) a été réalisé en moins de 15 jours. Pour
sa part JetMultimedia
www.jetmultimedia.fr
puise dans les mêmes bases de données pour son service Minitel et
pour ses pages Web.
L'Aftel estimait qu'en 1999, 95% des sites minitel avaient déjà
basculé vers l'Internet: un exemple symbolique minitelorama
www.minitelorama.com N°1
des professionnels de l'immobilier sur minitel depuis 1986!
Le projet minitel 2001
www.i-minitel.com permet
une navigation offrant la possibilité d'aller par un hyperlien d'une
page web à un écran vidéotexte
Mais bien entendu si les nouvelles possibilités offertes par Internet
conduisent, ce qui est en général le cas, à un projet
beaucoup plus ambitieux les investissements à consentir peuvent alors
être significatifs.
1.3.1.5.5.1.6 Des ressources financières confortables qui permettent le
financement du web
C'est le cas par exemple pour les journaux comme Le Monde, le
Parisien, libération, Investir ou "Les Echos" (qui indique même
que le minitel a profité de la promotion en sa faveur sur le site
Web!!!...)
1.3.1.5.5.2 Un handicap :
1.3.1.5.5.2.1 le Minitel a renforcé notre tendance à raisonner au
niveau Franco-Français
1.3.1.5.5.2.2 il nous a plus habitué à payer le temps que
l'information
France Télécom ne peut espérer une maîtrise
d'Internet analogue à celle du Minitel (L'opérateur
bénéficiait en outre d'un pouvoir exorbitant du droit commun :
celui de couper la ligne téléphonique de celui qui ne s'acquitte
pas de sa facture Minitel ) et ne souhaite sans doute pas une
mort trop rapide de la poule aux oeufs d'or5(*). On ne peut que constater que son engagement sur
internet a été au début tardif et timide
Quand Wanadoo visait un objectif de 100 000 abonnés fin 97
T-online son homologue allemand en revendiquait 1,9 millions.
Fin 2001 France Telecom a "changé de braquet". Wanadoo a
repris la tête de la course en France avec 5 millions d'abonnés
(mais T-online à dépassé 10 millions de clients
quand Tiscali et Terra-Lycos, après de nombreux rachats,
dépassent le seuil des 7 millions de clients). Sur le plan financier
c'est cependant lui qui a les meilleurs résultats
1.3.1.5.5.2.3 la confortable facilité de gestion d'un outil qui permet
de facturer bien des choses...
Au début du minitel peu de directions générales y
croyaient : elles n'ont laissé leurs directions informatiques s'y lancer
que dans la mesure où celles-ci autofinançaient
l'opération, ce que le kiosque a permis.
L'opération s'étant soldée par un franc succès le
minitel est devenu une source de revenu offrant dans bien des cas un
appréciable confort de gestion aux services qui avaient su
prendre le pari : on comprend leur réticence à abandonner une
telle rente de situation
Dans les services publics en particulier, par exception à la
non-affectation des recettes, le minitel apportait une ressource exceptionnelle
flexible dont la disparition est fortement appréhendée car elle
trouvera difficilement une compensation budgétaire
Un exemple la Météo nationale: elle cherche pour
maintenir ses ressources avec la décrue prévisible du minitel,
à vendre au moins ses prévisions à 5 jours, mais comment
faire quand ces informations sont publiées gratuitement par ses
homologues américains? Par ailleurs pour vendre des services
personnalisés comment conjuguer micropaiements et comptabilité
publique?
Il est clair que sur le WEB elles ne pourront pas se permettre de facturer la
délivrance d'un billet d'avion, les résultats à un
concours d'entré ou un appel d'offre paru au BOAMP Cela privera les
services concernés d'une ressource appréciée pour
l'indépendance qu'elle leur apportait
Le BOAMP n'est gratuit que depuis le 19 janvier 1999
www.journal-officiel.gouv.fr/boamp/R1.htm
Quand une banque faisait le travail (avec le chèque) c'était
gratuit, quand c'était le client qui le faisait (paiement par minitel)
c'était payant !
Récemment un banquier nous expliquait que cela était
normal puisque le service était amélioré ... cela ne
suppose-t-il pas une entente pour éviter la concurrence ? Une telle
entente est-elle susceptible de survivre à la concurrence
européenne? A la concurrence de non-banquiers?
Le Crédit agricole de Loire Atlantique essaie de transposer cette
habitude française sur le web en facturant 3F la connexion alors qu'a
l'inverse le Monde rapporte qu'une compagnie aérienne américaine
accorde une réduction pour les billets achetés par ce canal.
&b
La Société Générale prévoyait de faire
plus fort encore puisqu'elle s'économise une opération de
guichet qui coûte environ 1$ (et revient d'après les études
américaines à 0.01$ sur internet)...et elle envisageait de la
facturer 6F et de laisser l'abonnement Internet et la communication
téléphonique à la charge de son client!!: cette solution a
été finalement abandonnée et la banque fournit un
accès internet gratuit à ses clients (voonoo)
1.3.1.5.5.2.4 apportant une réponse partielle mais rapide aux besoins
principaux il limite l'appétence pour le
web
"Avoir quelque chose qui fonctionne vous rend moins enclin au changement"
Esther Dyson présidente de l'EFF
o o
Nous avons constaté aux Etats-Unis que beaucoup de cadres ou de chefs
d'entreprises avaient commencé à utiliser internet pour des
usages personnels (organisation de voyages, relations avec les banques,
recherche d'informations dans le cadre d'un hobby,...). Ne disposant
pas d'un minitel, ils ont dû utiliser internet (souvent incités
par leurs enfants... ou leurs parents retraités).
La transposition vers l'entreprise s'est ensuite faite tout naturellement.
M. Heckel Pdg de l'entreprise Lemaitre-Sécurité,
fabricant de chaussures de sécurité à La Walk en
Alsace
www.lemaitre-securite.com
, a ainsi commencé par utiliser internet pour rechercher des
informations dans le cadre de son hobby (l'aviation,...) et y rencontrer
d'autres passionnés, avant d'en faire une arme commerciale pour son
entreprise.
1.4 Internet et les technologies traditionnelles de transfert de données
électroniques
1.4.1 Internet : quoi de plus que le Minitel ?
1.4.1.1 beaucoup d'avantages :
1.4.1.1.1 Il est mondial, les
"Netizen"
Les 25-34 ans sont à 132 points de confiance vis à vis de
l'achat en ligne en septembre 2001alors que les plus de 45 ans sont à 89
points (sondage conjoint Yahoo! et ACNielsen,
www.acnielsen.com qui ont
mis au point "l'Internet Confidence Index")
Ils ont un pouvoir d'achat supérieur à la moyenne (+ 50 %) et un
niveau culturel particulièrement élevé (80 % ont fait des
études supérieures)
La filiale luxembourgeoise d'une grande banque française a
constaté que les 25 % de sa clientèle passée sur Internet
représentait 65 % des transactions totales (AFP)
SEB banque appartenant à la Galaxie Wallenberg constate
que les clients qui ont basculé sur internet lui rapportent 2,5 fois
plus que la moyenne
Au CETELEM les cadres représentent 35% sur cetelem.net contre 17%
pour l'ensemble du cetelem
En France 70 % des acheteurs sont des hommes c'est aujourd'hui le contre
modèle de "la ménagère de 50 ans" qui sert de
référence pour le marketing traditionnel, notamment à la
télévision. (alors que l'internaute américain, dans une
société plus anciennement "branchée" est une
américaine dans 52% des cas)
1.4.1.1.2 Peu onéreux ... et en baisse
rapide
En France, Infonie offrait un PC multimédia pour 1990 F avec un
abonnement de 199 F par mois sur 2 ans.
Aux Etats-Unis Empire.net
www.empire.net offre même gratuitement le
PC à condition de souscrire son abonnement à 175 F/mois
(rappelons que les communications locales sont généralement
gratuites aux US).
Si le prix moyen d'un ordinateur reste constant, sa performance double tous les
18 mois
Voir page
36
Le fournisseur d'accès se rémunèrent sur la
publicité figurant sur sa page d'accueil et par le reversement d'une
fraction du coût des communications téléphoniques
(Free.fr
www.free.fr, Freesurf
www.freesurf.fr, Libertysurf
www.libertysurf.com, , VNUnet Online
www.vnunet.fr, Lokace Online
www.lokace.fr, ).
Free.fr et libertysurf offrent même l'hébergement de pages
personnelles
X-Stream en Grande Bretagne offre la communication
téléphonique pendant les heures creuses
On voit même apparaître des offres où l'internaute assidu
est payé (1F de l'heure : Accès Internet Gratuit
www.accesinternet.com) à condition d'accepter
des publicités quelque peu invasives
Comme le soulignent leurs promoteurs le "gratuit" est paradoxalement un gage
de qualité car les clients ne sont prisonniers d'aucun contrat et si
la qualité faisait défaut, le provider serait
immédiatement condamné
Netgem commercialise, depuis 1997, la NETBOX, qui permet
d'accéder à internet en utilisant l'écran de la
télévision, pour moins de 2000F
www.netgem.com et la start-up
Walawa va les intégrer dans une nouvelle génération de
téléviseurs avec un surcoût prévu de 15 à 20%
v L'absence de taxation à la durée évite la
tentation pour l'éditeur de vous faire perdre un maximum de temps avant
de vous permettre d'accéder à l'information utile
v Grâce aux "plug-in" et aux "applets", petits programmes
exécutables automatiquement qui accompagnent les documents, il devient
possible d'exploiter ceux-ci, même sans disposer a priori des logiciels
nécessaires : Il est ainsi possible d'accéder à Internet
grâce à des équipements très bon marché
(2500 F).
Alcatel prévoit a lancé le webphone "minitel" de
l'internet, plus simple et plus rapide d'utilisation qu'un ordinateur. son
challenge: tomber en dessous de 1000 à 1500F pour être
compétitif avec des ordinateurs beaucoup plus puissants qui ont
crevé le plancher des 3.500F)
1.4.1.1.3 Il offre quantité de fonctionnalités
nouvelles
1.4.1.1.4 Il conduit à la "convergence" entre Téléphone,
TV et information
Ceci pose aujourd'hui des problèmes
Cela étant convergence sur les moyens de transport ne signifie pas
convergence sur les terminaux dont l'ergonomie correspond à des usages
très différents :
v qu'économiques : la voix est aujourd'hui la "vache à
lait" du système, or les spécialistes s'accordent pour dire que
dans peu d'années elle représentera un pourcentage tellement
faible des volumes d'informations transmises qu'elle ne pourra même plus
être facturée
v ou réglementaires car ces trois domaines sont
régulés par des mécanismes différents relevant
même de philosophies différentes appliquées par des organes
de régulation différents.
Certes le téléphone fixe ou portable et la
télévision donneront accès à Internet mais on
imagine plutôt une diversification et une multiplication des types de
terminaux que leur convergence sur un micro-ordinateur à tout faire
De même que le moteur universel dans l'outillage à main a
laissé place à des outils électriques
spécialisés mieux adaptés à chaque usage, on
commence à voir apparaître à l'état de prototype de
plus en plus d'appareils connectables à Internet: baladeur RIO
(musique), web phone (téléphone), webTV
(broadcast), stylo (signature),voiture (cartographie,
guidage,...), réfrigérateur (gestion du stock), WC
(analyse médicale), machine à laver
(télémaintenance),...
1.4.1.2 Mais encore quelques problèmes à régler
:
1.4.1.2.1 Facturation complexe par absence d'une fonction
kiosque
Tout le monde trouve son compte avec ce système :
Le fournisseur de services reçoit un versement global de
l'opérateur. Il n'a pas à établir de facture individuelle
(qui pourrait être très petite) pour chacun des utilisateurs de
son service. En outre, il est payé par l'opérateur ce qui, pour
lui, est une garantie très appréciable.
l'opérateur dispose de rentrées financières,
alimentées par l'activité des fournisseurs de services,
Le client a une facture globale, jointe à sa facture
téléphonique, système très commode, même si
cela peut entraîner parfois des surprises désagréables pour
un usager négligent ou distrait.
Par ailleurs, l'anonymat de l'usager est préservé.
Celui-ci n'a nul besoin d'être abonné - donc repéré
- aux services de son choix.
Nous verrons plus loin que des solutions se mettent progressivement en place
pour assurer ces fonctionnalités sur Internet.(
voir page
97)
1.4.1.2.2 Une lenteur parfois désespérante, plantages et
déconnexions nécessitent patience et nerfs
solides
Cette situation devrait très rapidement évoluer, les
capacités mises en place se développant au rythme de 15% par mois
et de nombreuses nouvelles technologies devraient permettre une explosion des
débits assortie d'une baisse des prix
voir page
209
1.4.1.2.3 Des règles issues du monde anglo-saxon: il sera difficile de
réussir sans accepter d'en tenir compte
Pour l'ensemble des sites, l'anglais ne représente plus 86,6% en
février 2000 mais le français n'est que la
sixième langue du web (4,4% en fev 2000, en recul d'une place par
rapport à l'an dernier avec le développement du chinois)
après le japonais (7,2%), l'allemand(6,7%) le chinois
(5,2%) et l'espagnol (5,2%) (source DREE-CFCE)
Pour les nouveaux sites 22% sont en espagnol, 14% en allemand, 12% en japonais
et 10% en français d'après le site canadien
www.cefrio.qc.ca (Le
total est supérieur à 100 car de nombreux sites sont
multilingues)
Cependant, comme Jacques Attali le souligne, à l'inverse,
Internet offre une chance aux langues rares (car il permet à faible
coût l'édition de documents) et ceci est particulièrement
intéressant pour les communautés dispersées à
travers le monde et qui veulent conserver un lien avec leur culture.
voir aussi
www.oecd.org
1.4.2 Des problèmes de sécurité pour les échanges
via internet et pour la conservation des documents
Efficace, universel et bon marché, il n'a pas été
conçu au départ pour cet objectif et présente des risques
en matière de sécurité
1.4.2.1 Votre correspondant est-il ce qu'il prétend être? vos
échanges n'ont-ils pas été altérés? Lus par
un tiers?: vers une architecture de confiance permettant de donner une valeur
juridique aux échanges
Il est donc difficile de conférer une valeur juridique certaine aux
transactions conclues via Internet (un achat risque d'être
répudié, la valeur d'un acte conclu par un échange
électronique peut être contestée, en l'absence d'une
certitude en terme d'authentification et de confidentialité un
extranet ne pourra pas fonctionner)
· Il est tout aussi facile d'intercepter un message et de le modifier (ce
peut être par un tiers ou par l'un des protagonistes de l'échange
qui pourra prétendre avoir reçu une information différente
de celle qui a été émise)
· Dans la mesure ou le message a été intercepté il
perd son caractère confidentiel
C'est la raison pour laquelle se construit actuellement une "architecture de
confiance" se donnant comme objectif
le site sur lequel vous êtes est-il ce qu'il prétend être?
ð La garantie de l'intégrité du message
ð La possibilité d'assurer si nécessaire la
confidentialité du message
ð L'horodatage et l'archivage par un tiers de confiance
ð Et in fine la possibilité technique de réunir les preuves
de l'accord des parties et de permettre légalement de considérer
un acte électronique comme ayant la même valeur juridique que s'il
avait été matérialisé sur du papier, ce qui permet
en particulier de lui conférer un caractère définitif
(non répudiation)
Les sites en ."fr" apportent de ce côté une certaine
sécurité car l'attribution du nom de domaine ne se fait
qu'après des vérifications analogues à celles
pratiquées jusqu'à présent pour les sites minitel
Pour les sites déclarés auprès de l'Internic,
http://ds2.internic.net/ds/webfinder/WebFinder.html vous permet de
connaître la liste de tous les noms de domaine déposés par
une société
Inversement
http://ds2.internic.net/wp/whois.html vous fournit les
coordonnées du possesseur d'un site (en particulier les "com", mais ces
informations ne font que reprendre les déclarations et ne sont pas
vérifiées
Sans oublier
www.internic.com qui
fournit une information plus riche sur les sites enregistrés
Néanmoins, seule la certification, comme nous le verrons plus loin
apporte une garantie sérieuse
1.4.2.2 Lors de l'établissement d'un contrat électronique chaque
"partie" en conserve un exemplaire: comment s'assurer de sa conformité
à l'exemplaire d'origine ?
Un tiers de confiance (notaire, témoin,...) pouvait également y
ajouter sa griffe
La dématérialisation des contrats sous forme électronique
implique de mettre en place un système de signature apportant des
garanties au moins égales
1.4.2.3 L'authentification des documents de toute nature: photo, vidéo,
dessin,...
1.4.2.4 la signature électronique, les certificats, "l'Infrastructure
à Clés Publiques" (ICP ou PKI)
1.4.2.4.1 le principe des clés asymétriques :
Intégrité, authentification, confidentialité, non
répudiation
Il est "impossible" en ne disposant que de l'une des 2 clés de calculer
l'autre dans des délais "raisonnables"
1.4.2.4.1.1 Intégrité et authentification de l'émetteur,
en chiffrant à l'aide de la clé secrète de
l'émetteur: la signature
Son contenu n'a pu être altéré car il aurait fallu pour
cela être capable après l'avoir décrypté avec la
clé publique de le recrypter avec la clé secrète (on
dit aussi qu'il est "signé électroniquement par Albert") : on
a la garantie d'intégrité.
1.4.2.4.1.2 Confidentialité: chiffrement avec la clé publique du
destinataire
1.4.2.4.1.3 Intégrité, authentification et
confidentialité: le double
chiffrement
1.4.2.4.1.4 Principe du théorème
d'Euler:
Alors le produit (A-1)*(B-1) que nous appellerons K a la
propriété suivante: quel que soit le nombre X, si on multiplie
celui-ci K fois par lui-même (on "l'élève à la
puissance K") le résultat est égal à 1 + un nombre
multiple de M
(pour les mathématiciens "XK= 1 modulo M"). en fait cette
propriété n'est vraie que si X n'est multiple ni de A ni de B
mais la probabilité en est quasi nulle puisqu'il s'agit de nombres
comportant plusieurs centaines de chiffres décimaux (typiquement M est
un nombre qui nécessite 300 chiffres pour l'écrire)
Pour calculer une paire de clé opérationnelle on commence donc
par choisir 2 nombres premiers A et B,
Puis on prend 2 nombres S et P (les clés secrètes et publiques)
tels que S*P-1 soit un multiple de K donc S*P=nK+1. Les clés S et P sont
des nombres gigantesques nécessitant 150 à 300 chiffres pour les
écrire (il suffit de 31 chiffres pour numéroter les grains de
sable du Sahara6(*), un milliard de
milliards de Saharas ne nécessiteraient encore que moins de 50 chiffres
pour en numéroter les grains de sable...)
Albert publie alors les nombres M et P
Il crypte son texte T (rappelons que tout texte "numérisé" est
représenté par un nombre binaire)en le multipliant S fois par
lui-même (TS) et il obtient un résultat T' qu'il
transmet à Bertrand
Bertrand lors de la réception va à son tour multiplier T' P fois
par lui même et il obtient T" qui est égal au message initial
multiplié (S*P) fois par lui même soit (T"= TS*P )
Mais nous avons choisi S et P tels que S*P= nK+1 : or le théorème
d'Euler nous dit que lorsque nous multiplions un nombre quelconque K fois par
lui même on obtient 1 + un multiple de M, donc le message T" est
égal au message initial + un multiple de M,
Il suffit donc de diviser T" par M et le reste de cette division est le message
initial T
Pour les mathématiciens : T"= TS*P = TnK+1 = T *
TnK or TnK = 1 modulo M donc T" = T modulo M
Une des techniques les plus connues est dite RSA (Du nom de ses
inventeurs: Rivest, Shamir et Adelman).
1.4.2.4.2 Dans les faits c'est un peu plus compliqué : le
"condensé" ou "hachis" et les "clés de
session"
L'utilisation des clés asymétriques au texte proprement dit
entraînerait des temps de calcul prohibitifs, aussi ne les utilise-t-on
que pour des messages très courts, "condensats" ou "clés de
session"
1.4.2.4.2.1 Pour l'Intégrité et identification de
l'émetteur ou du signataire, le "condensé" ou
"hachis"
Il crypte celui-ci avec sa clé secrète et transmet à
Bertrand son document en clair avec le condensat crypté
Bertrand décrypte ce condensat avec la clé publique d'Albert et
le compare avec celui qu'il calcule lui-même avec l'algorithme de hachage
à partir du document reçu en clair:
Si les 2 textes sont identiques il pourra en conclure que le document provient
bien d'Albert et qu'il n'a pas été altéré
1.4.2.4.2.2 Pour la confidentialité les "clés de session",
clés de cryptage
symétriques
Le problème posé par leur utilisation repose bien
évidemment sur la difficulté d'échanger ces clés
confidentiellement au début de la transmission et c'est là
qu'interviennent les clés asymétriques :
Quelques standards de cryptage et protocoles méritent d'être
mentionnés:
Ï la transmission de cette clé est réalisée par une
transmission cryptée au moyen des clés asymétriques selon
le principe vu plus haut (pour un niveau de confidentialité
équivalent, une clé asymétrique de 512 bits correspond
approximativement à une clé symétrique de 40 bits)
Pour les algorithmes asymétriques RSA
www.rsa.com ,
Elgamal, PGP (pretty Good Privacy créé par Philippe
Zimmermann
www.pgp.com), DSA et
Diffie-Hellman pour l'échange des clés
www.er.uqam.ca/nobel/m237636/paiement/techniques.html
Pour les algorithmes de hachage : MD2, MD5 ou SHA-1
Pour les algorithmes symétriques DES et triple DES (Data
Encryption Standard, qui devrait être remplacé par l'algorithme
Belge Rijndael à la suite d'une sévère
compétition internationale), CAST, IDEA, RC2, RC4, RC5
Notons encore TLS-SSL (Secure Socket Layer) pour la sécurisation
des sessions (paiements on-line), S-MIME pour l'e-mail,
ISAKMP/IKE SSH et le protocole IPSec pour protéger
les transmissions (VPN
voir page
156).
La norme X509 définit le format des certificats, la norme
X500 celui des annuaires contenant ces certificats et les clés
publiques associées et LDAP (Lightweight Directory Access Protocol) les
modalités d'utilisation de ces répertoires
1.4.2.4.3 Principe de l'architecture de confiance: comment être certain
de l'identité de l'emetteur
Si Bertrand ne connaît pas personnellement Albert comment être
certain qu'il est bien celui qu'il prétend être: c'est ce besoin
d'identification des personnes qui a conduit à mettre en chantier une
"architecture de confiance" constituée de "notaires" (autorités
de certification et autorités d'enregistrement)
1.4.2.4.3.1 L'Autorité de Certification (AC), tiers de
confiance
Elle assure la conservation des clés publiques de ses abonnés
Son rôle est alors de permettre à 2 personnes qui ne se
connaissent pas mais sont toutes deux connues par l'AC d'effectuer une
transaction en toute confiance : c'est un tiers de confiance
La valeur du certificat délivré (ou son niveau) dépend
bien évidemment de la précision des contrôles
effectués par cette autorité :
au final une signature devrait coûter un prix voisin de celui d'une
lettre recommandée(moins de 10 €)
· d'autres, ceux qui donneront à la signature une valeur juridique
équivalente à celle du papier ne seront bien entendu
attribués qu'après des contrôles beaucoup plus rigoureux.
Cette signature est liée à la qualité avec laquelle vous
signez: vous avez donc autant de signatures que de "casquettes" : si vous
êtes chef d'entreprise, maire et président d'un club sportif vous
aurez bien évidemment 4 signatures distinctes
Pour obtenir le certificat Chambersign utilisé pour les
transactions fiscales ou commerciales il faut notamment présenter
physiquement à la Chambre de Commerce les documents établissant
l'identité de l'entreprise, l'identité de la personne
considérée ainsi que les pouvoirs de celle-ci à engager sa
société vis à vis des tiers
De nombreux autres organismes sont sur les rangs: Certinomis
www.certinomis.com
(la Poste), Certplus
www.certplus.com et bien
entendu l'Etat pour ses fonctionnaires: la mise en place de l'obligation de
déclaration de la TVA via Internet a été une incitation
extrêmement forte pour l'émergence de ces initiatives
la Commission européenne a autorisé en août 2001
"des accords entre un certain nombre" de grandes banques, dans le cadre du
réseau "Identrus" formé par des banques
américaines, Bruxelles a également engagé des recherches
en matière de sécurisation des transactions électroniques
entre entreprises, avec la Global Trust Authority (GTA).
http://europa.eu.int/ISPO/ecommerce/events/esignature.pdf
http://europa.eu.int/ISPO/ecommerce/Welcome.htm
à Hong Kong La poste a lancé en octobre 2001 son service
"m-cert", première certification pour le mobile au monde. Elle permettra
notamment de faire des achats via son mobile et son PDA. Selon une étude
d'International Data Corp. (IDC), en 2005 les transactions par mobile de la
région Asie-Pacifique (sauf le Japon) devraient avoisiner les 12,4
milliards de $ contre 557 M$ cette année (Internet Actu 11/10/2001).
www.hongkongpost.gov.hk/2news/news_fr22.html et
www.3gnewsroom.com/3g_news/news_1259.shtml
Au niveau mondial l'entreprise leader est une start-up Verisign
www.verisign.com qui
contrôlerait 90% du marché. Ce
marché est estimé à 500 millions de $ en 2001 avec un taux
de croissance de 66% par an(IDC/SG Cowen Equity Research/les Echos du
11/4/01)
1.4.2.4.3.2 L'autorité
d'enregistrement
1.4.2.4.3.3 Les Services d'horodatage et
d'archivage
De même il est important pour certains documents que leur conservation
puisse en être effectuée par des tiers: des Services d'archivage
ont été créées à cette fin
Ces différentes "Autorités" peuvent être exercées
par le même organisme privé ou public ou par des organismes
distincts
1.4.2.4.3.4 L'architecture de confiance ICP (infrastructure de clés
publiques) ou PKI (Public Key
Infrastructures)
Ï la hiérarchie de confiance: la solution ci-dessus peut
difficilement fonctionner s'il y a un grand nombre d'AC placées sur un
même niveau de compétence, c'est la raison pour laquelle se
créent des "pyramides hiérarchiques" ou les autorités de
certification sont contrôlées et labellisées par des
autorités de niveau supérieur et ce sont seulement les niveaux
supérieurs de ces pyramides qui procèdent à des
reconnaissances mutuelles
1.4.2.4.3.5 Une complexité qui heureusement n'est pas perceptible au
niveau de l'utilisateur pour les
messageries
L'usage de la clé secrète est protégé par un mot de
passe mais elle gagne néanmoins à être conservée sur
une mémoire amovible (disquette ou mieux encore, carte à puce)
pour ne pas pouvoir être piratée par une intrusion sur votre
disque dur. Elle n'est pas liée à une machine ce qui permet une
utilisation "nomade"
Ï si le message n'est pas confidentiel, Albert transmet le texte en clair
avec son hachis crypté par sa clé secrète
Ï si le message est confidentiel, Albert transmet la clé de
cryptage dite "clé de session" cryptée elle-même pour sa
transmission par la clé publique de Bertrand (afin que seul lui puisse
la lire)
Certains pensent que la véritable solution ergonomique repose sur le
téléphone mobile, sa carte SIM et les messages SMS
Heureusement tous ces processus sont transparents pour l'utilisateur et, une
fois le paramétrage réalisé en un clic sur l'icône
idoine (en général un cadenas), puis sur une "case à
cocher", permettent de signer et éventuellement de crypter le message
....... et en sens inverse décryptage et vérifications sont faits
automatiquement
1.4.2.4.3.6 Une ergonomie encore non stabilisée pour les documents
(contrats,...)
Signalons la solutions proposée par une PME française
Silcor
www.silcor.com consistant
à marier signature électronique et signature "visuelle" du
document par apposition d'un fac-similé de la signature manuelle
préalablement numérisée:
Psychologiquement cela permet de symboliser la signature et sur le plan
pratique de visualiser instantanément qu'un document a été
effectivement signé
Notons également qu'il faut se poser la question de savoir ce que l'on
signe effectivement (ce sur quoi on s'engage): n'oublions pas qu'un document
issu d'un traitement de texte comme word par exemple contient un nombre
considérable d'informations cachées sur le document (comme par
exemple l'historique des modifications).
Dans ces conditions il est plus prudent de limiter sa signature à ce que
l'on peut lire et donc de recourir à des formats qui représentent
seulement l'image du document (comme le format ". pdf" par exemple)
1.4.2.4.4 Vers une valeur juridique aussi forte que le papier, aux niveaux
mondial, européen et national
1996 au niveau mondial la Commission des Nations Unies pour le Droit Commercial
International (CNUDCI) a commencé à élaborer une loi de
référence : ce projet devrait être prochainement
définitivement adopté
1999 au niveau européen : c'est la directive du 12 décembre 1999
qui définit les règles à respecter par la signature
électronique pour qu'elle bénéficie d'une reconnaissance
juridique. Elle précise la notion de "signature électronique
avancée", plus exigeante en terme de "contrôle d'identité"
et de sécurité des processus de cryptage employés
http://europa.eu.int/comm/internal_market/en/media/sign
2000 au niveau national : c'est le 13 mars 2000 que la loi a modifié
notre Code Civil redéfinit la notion même de signature (
www.internet-juridique.net/cryptographie/preuve.html):
"la signature nécessaire à la perfection d'un acte
juridique identifie celui qui l'appose. Elle manifeste le consentement des
parties aux obligations qui découlent de cet acte"
Elle renvoie à deux Décrets qui formalisent les exigences d'un
procédé de signature électronique afin que celui-ci puisse
être considéré conforme à ce principe. Un premier
décret a été pris le 30 mars 2001, il précise en
particulier les notions de signature "avancée" et
"sécurisée" et de logiciel "certifié", de certificat
"qualifié", de prestataire "accrédité," tout en
s'efforçant de rester au niveau des principes pour ne pas figer la
technologie (ainsi pourront être ultérieurement
intégrés des paramètres biométriques (photo, iris,
fond de rétine, signature manuscrite dynamique, empreinte digitale,
ADN,...)
Ce décret renvoie lui-même à des arrêtés
devant préciser les modalités techniques et organisationnelles,
notamment la mise en place d'un comité de certification voir
www.internet.gouv.fr/francais/textesref/pagsi2/signelect
Ne doutons pas que ces textes seront complétés par une abondante
jurisprudence (homonymes, responsabilité civile et pénale des
prestataires, ...)
1.4.2.5 Les méthodes basées sur le cryptage sont elles
sures?
Les clés de 40 bits jusque récemment seule
autorisée en France (pour les algorithmes symétriques, ce qui
correspond approximativement à 512 bit pour les algorithmes
asymétriques comme RSA), ne résistaient que quelques secondes
à un ordinateur puissant. Mais il faut, avec les puissances de calcul
actuelles, un temps quasi infini pour des clefs à 128 bits
utilisées en Allemagne ou aux Etats-Unis et maintenant en France depuis
la décision du Premier Ministre le 19 janvier 1999 et le décret
du 17 mars 1999
Bruce Schneier (
counterpane.com/mime.html
) a développé un économiseur d'écran qui
vient à bout en quelques heures des clefs RC-2 de 40 bits
utilisées par Netscape ou Microsoft, en profitant tout simplement des
périodes d'inactivité des micro-ordinateurs d'un petit
réseau tel qu'on peut le trouver dans une entreprise de taille moyenne
(une centaine de machines).
Les clefs de 56 bits ont nécessité la mise au point par John
Gilmore, pour 250 M $ d'un ordinateur spécialisé "deep
crack" et seuls les USA, à notre connaissance, sont aujourd'hui
capables, dans des délais raisonnables, de casser de telles clefs: en
22h15 deep crack, associé à 100.000 ordinateur organisés
en réseau a réussi le 18 janvier 1999 à casser le code en
testant 250 milliards de clés par seconde
Une clef de 128 bits nécessite théoriquement 40 milliards de
milliards de fois plus d'essai qu'une de 40bits : " en mobilisant
dans un gigantesque réseau tous les ordinateurs de la planète il
faudrait plusieurs siècles pour la casser " (Jean-Noël
Tronc, Cabinet du Premier Ministre). Même si les capacités de
calcul doublent chaque année il semble que pour quelque temps encore ce
niveau de cryptage permet une bonne sécurité
Même si le progrès technique va vite on peut penser que ce type de
clé apporte une vraie sécurité pour encore de nombreuses
années (à condition bien entendu de s'assurer que le logiciel
utilisé ne comporte pas de "trous" de sécurité, ce qui
serait probable pour une fourniture provenant d'un des pays participant au
système Echelon voir
page
270
Jusqu'à aujourd'hui, en France, pour des considérations de
sécurité extérieure et intérieure de l'Etat le
cryptage des données était réglementé de
façon très restrictive.
Enfin n'oublions pas que la protection des données ne doit pas concerner
que les flux (les messages) mais aussi les stocks (la mémoire de
l'entreprise). Se faire voler un micro ordinateur dont le disque dur non
crypté serait lisible pourrait se révéler catastrophique.
Même chose en cas d'intrusion sur le système informatique central:
l'expérience montre que le pirate vise les archives plus que les
échanges
Voir
www.aui.fr ,
www.crypto.com
1.4.2.6 Enjeux pour les entreprise et pour le pays de la réglementation
de la cryptographie'
La loi encore actuellement en vigueur, même si le récent
décret en a neutralisé les éléments les plus
pénalisants (longueur des clefs) devra être modifiée
prochainement comme l'a annoncé le Premier Ministre.
D'autant plus que certains pensent que ces règlent ne gênent
guère que les entreprises honnêtes : ils doutent en effet que les
organisations maffieuses se soumettent aux formalités légales et
des logiciels comme Visual Encryption
www.fitin.com, S-Tool,
White-Noise, Storm ou Steghide incluent les messages cryptés au sein
d'anodines photos de famille permettant difficilement de détecter qu'un
morceau de ciel gris contient un message codé....
D'après plusieurs analystes cités par la presse anglosaxonne
cette technique, la Stéganographie,
a été utilisée par le réseau terroriste à
l'origine de l'attaque du 11 septembre sur Manhattan dans le réseau JOL
(Jihad On Line), notamment dans les "flous artistiques" des photos de sites
"pour adulte":
pour pouvoir décrypter un message encore faut-il détecter qu'il y
en a un:
www.bugbrother.com/security.tao.ca/stego.html pour voir une
démo :
www.neobytesolutions.com/invsecr/index.htm
Il n'y a aucune restriction chez la plupart de nos partenaires :
Aux Etats Unis le gouvernement fédéral a
été contraint par la cour suprême à autoriser les
logiciels de cryptage les plus puissants. , début 1999 un juge
Fédéral, Marilyn Hall Patel, déclarait
inconstitutionnelles les restrictions à l'exportation des logiciels de
cryptage dans un jugement qui pourrait faire date et une décision
analogue a été prise le 6 mai 1999 par un tribunal Californien.
Les Anglais qui étudiaient l'éventualité
d'instaurer une réglementation du cryptage ont annoncé en 2000
qu'ils en abandonnaient le projet.
Notons d'ailleurs que d'ores et déjà cette interdiction ne porte
que sur la version électronique : pour des raisons constitutionnelles
l'exportation de l'algorithme sous forme papier est libre, et un
norvégien l'a re numérisé avec un scanner pour le mettre
à la disposition de chacun de façon tout à fait
légale (plus simplement d'ailleurs, on peut se la procurer dans
n'importe quel pays du monde en respectant les règles
édictées par l'administration américaine, si on choisit un
provider filiale d'une compagnie ayant son siège aux USA...)
Comment imaginer par exemple des appels d'offre européens sur
Internet avec des réponses nécessairement cryptées
équivalent de l'enveloppe cachetée, auxquels des entreprises
françaises ne pourraient pas soumissionner légalement.
1.4.2.7 Des solutions pour sécuriser les transactions
financières, problème des vol de numéros de carte de
crédit
Un pirate a été jugé aux USA fin 1997 pour le vol de pas
moins de 100.000 numéros de cartes de crédit... mais, il
faut le souligner, ce vol avait eu lieu dans les fichiers du marchand et non
sur Internet,
En janvier 2000 c'est 25 000 numéros de cartes toutes les
coordonnées qui sont volées par un pirate Russe de 18 ans dans
une firme de CD
le 8 septembre 2000 c'est la Banque Western Union qui se fait voler les
coordonnées de 15 700 cartes de crédit, de même que
dans le conflit du Kosovo, selon les média, la CIA avait projeté
de s'attaquer aux banques dans lesquelles sont les avoirs du dirigeant Serbe et
non à ses virements.
Comme le soulignent la plupart des spécialistes, il s'agit bien
davantage d'un problème psychologique que d'une
appréciation réaliste des risques (
Voir aussi
page
100), certaines personnes,
réticentes à utiliser leur carte de crédit sur Internet
n'hésitant pas à donner leur numéro de carte par fax ou
téléphone ce qui est infiniment plus risqué!
Il est en effet aujourd'hui beaucoup plus dangereux de communiquer un
numéro de carte bancaire par fax, téléphone ou minitel que
par Internet, même avec un simple cryptage SET ou SSL (Secure Socket
Layer) à 40 bits, ...sans parler du risque d'indiscrétion lors de
paiements dans les magasins ou restaurants (Netsurf de février 99
signale en particulier le risque de vol de numéros de cartes dans les
hôtels des pays de l'Est qui est sans commune mesure avec un vol sur
Internet).
On ne peut néanmoins que constater les blocages que cette question
entraîne et il est impératif de mettre en place des moyens qui
permettent de ramener la confiance
1.4.2.7.1 La carte à puce et e-card (carte virtuelle dynamique ou
CVD)
Les banques essayent en réponse au niveau international de faire
accepter, sans grand succès jusqu'à le protocole SET
www.setco.org (qui permet une
reconnaissance mutuelle de l'accréditation des acteurs du paiement) mais
dont le rapport sécurité/contraintes d'emploi/prix n'a pas
convaincu ni les marchands ni les consommateurs:
"SET is close to dead, today it creates no value for merchant
and no value for client" avons nous entendu de la bouche de Bill
Finkelstein de la Wells Fargo, analyse partagée par Nicole
Vanderbilt de Jupiter communication: "SET won't happen"
séminaire Aftel NY nov 98
En 97 a démarré en France un projet de système de
paiements sécurisés qui vise à renforcer encore la
sécurité en couplant au cryptage par logiciel, celui de la carte
à puce (Notons que dans ce domaine notre pays ne semble pas en retard
puisque d'après Marc Lassus, PDG de Gemplus, la part de l'
industrie française dans l'industrie mondiale de la carte à puce
est de... 90 %.),
Les projets Cybercard et e-comm lancés en 1997 conformes
à la norme C-set regroupant notamment le Crédit Agricole, le
Crédit Mutuel, les Banques Populaires, le CIC, la Poste et les Caisses
d'Épargne. En 1998 tous les acteurs de l'univers de la carte bancaire
ont décidé de faire converger leurs efforts au sein de
cyber-comm
www.cyber-comm.com
: cette technologie nécessite toutefois d'une part que le
commerçant soit à la norme SET (qui semble avoir bien du mal
à s'imposer) et que le client dispose d'un lecteur de carte à
puce (d'une valeur de 400F environ)
Il est impératif à la viabilité de cette entreprise
qu'elle soit étendue à la zone euro, et qu'elle
élargisse son actionnariat en conséquence, ce qui est l'objet du
consortium Finread: le pari n'est aujourd'hui encore pas gagné
face à des solutions qui ne nécessitent pas de "vraies" cartes de
crédit
Les cartes à puce sonores s'affranchissent des lecteurs en
émettant un signal sonore qui transmet le cryptogramme vers un serveur
géré par un tiers de confiance qui, comme pour Cyber-comm valide
la transaction
Avec la Carte Virtuelle Dynamique (CVD du GIE Carte Bleue), un
établissement financier délivre un numéro de carte valable
pour une seule transaction et pour un seul montant: ce procédé ne
nécessite aucune mesure particulière du côté du
marchand et le vol éventuel du numéro ou son utilisation par un
commerçant indélicat est sans conséquence puisque celui-ci
n'est plus valide dès la transaction effectuée. Ce
procédé a été mis en oeuvre en Irlande dès
Août 2000 et devrait démarrer en France début 2002
www.journaldunet.com/itws/it_andre.shtml
Sur le plan international un consortium nommé e-card (Ibm,
Microsoft, AOL, Compaq, Visa, American Express, Cybercash, Mastercard,
utilisant ECML (Electronic Commerce Modeling Langage) projette de créer
une carte virtuelle, prenant la forme d'une simple icône
(que vous enverra à votre demande le site du fournisseur de e-card qu'il
suffira de mettre par glisser-déposer sur la facture
présentée par le commerçant pour l'acquitter (tous les
transferts d'information étant évidemment sécurisés)
La société SEP-Tech associée à la
société Altran Technologies se prépare à lancer
début 2002 une carte prépayée destinée aux petits
achats sur le Net. Baptisée EasySmartCodes, la carte sera vendue
dans les bureaux de tabac et de poste. Elle utilisera des codes de paiement
à usage unique, ce qui devrait limiter les risques de fraude
Les lecteurs de carte à puce pourraient être
progressivement intégré en standard dans tous les
terminaux susceptibles d'être utilisés pour le commerce
électronique (claviers, télécommandes de
web-TV, webphones, souris, téléphones
portables,...) pour moins de 100F: ceci implique à
l'évidence un minimum de normalisation internationale
France Télécom a lancé en juillet 2000 le
paiement par carte à partir d'un portable et annonce plus d'un millier
de services accessibles
Cela étant
Un panorama des moyens de paiement:
www.declic.net/francais/savoir/dossier/paiement.htm
2. Mais le plus crédible des concurrents de la carte à puce nous
paraît être aujourd'hui l'utilisation directe du
téléphone portable, (qui intègre une "puce", voire 2)
comme Terminal de paiement électronique voir page
voir page
219. Evidemment cette évolution
technologique inquiète les Banques car on peut tout à fait
imaginer que dans ce cas l'opérateur, qui regroupera l'ensemble des
facturations, au moins pour les petits montants, sur un relevé mensuel
et prenne un rôle qui empiète sur le leur (et l'on commence
à voir un certain nombre d'alliances entre Banques et opérateurs
télécom
1.4.2.7.2 Le porte-monnaie électronique (PME)
3 expériences concurrentes ont été lancées en
France
Monéo avec 11 établissements de crédit (
Société Financière du Porte-Monnaie
Électronique Interbancaire): ce porte-monnaie fonctionne comme une
carte téléphonique mais il permet d'effectuer toute sorte
d'achats. Il est en cours d'expérimentation à Tours avec 1500
commerçants et 500 automates (bus, parking,
distributeurs,...),Mondex (crédit mutuel) permet le paiement en
euros à Strasbourg et Modéus (la poste, ,Sncf, Ratp,
caisses d'épargne, banques populaires, société
générale) est en phase de tes à Noisy-le-Grand puis
à la gare Montparnasse
En mars 2000 Monéo et Modéus ont franchi une
première étape vers la normalisation en fusionnant
La généralisation de ce moyen de paiement nécessitera une
normalisation de toutes ces initiatives au niveau international:
Elles sont au nombre de 22 rien qu'en Europe !!! (Danmont, le
pionnier au Danemark, Geldkarte (le leader avec 40 millions de cartes,
mais à vrai dire peu utilisé) en Allemagne, Proton en
Belgique, suisse et suède, Multibanco au Portugal, Chipnip
et Chipper aux Pays Bas, Quick en Autriche, PME-Visa en
Espagne, Minipay en Italie,...)
La viabilité économique de ce type de solution
nécessitera sans doute cependant de réussir à mettre en
place des cartes multifonctions: PME, billettique, carte de crédit, de
débit, gestion des clés et des certificats,...)
1.4.2.7.3 Le paiement entre particuliers par e-mail, Web,
téléphone, SMS, infrarouge, ...
Le téléphone portable, dont personne ne prévoyait
un tel développement au moment où tous ces projets ont
été lancés pourrait mettre tout le monde d'accord en
assurant toutes ces fonctions avec sa propre puce
voir page
219
Les mini-messages SMS permettent également non seulement
d'effectuer des consultations et des réservations mais aussi des
paiements (achat de billets par exemple) : pour rentrer dans le stade
d'Helsinki par exemple il suffit alors pour passer le contrôle
d'accès d'utiliser l'emetteur infrarouge du téléphone
portable
Les ventes aux enchères qui nécessitent un paiement de
particulier à particulier a entraîné de multiples
initiatives avec des systèmes comme Paypal qui permettent de
virer de l'argent entre 2 pagers en utilisant, un échange par le port
infrarouge ou en effectuant le virement en se connectant sur le site
Avec paypal,
www.paypal.com il est
possible de s'échanger de l'argent de la même façon entre
téléphones qu'aujourd'hui des cartes de visite entre palm-pilot
(par infrarouge ou demain par radio selon la norme bluetooth : "on se beame de
l'argent"). lancé par une start-up (Confinity) début 2000,
rachetée en mars 2000 par une banque online X.com
www.x.com
A l'été 2001 c'est 1,5 Millions de commerces qui ont choisi
Paypal pour leurs transactions en ligne (pour 3,5 Milliards de $ de
transactions)et 70% des acheteurs d'eBay utilisent paypal (les echos
juillet 2001). Un partenariat a été signé avec le
crédit agricole
Par ailleurs, sur le même principe mais avec moins de
fonctionnalités Wells Fargo a lancé Billpoint
www.billpoint.com, Bank
One, eMoneyMail
www.emoneymail.com,
Amazon.com Accept.com,
www.accept.com, Ecommony,avec
pay2card, eCount, Ipin,... : voir l'étude de la
revue de l'Atelier
www.atelier.fr juillet 2000
1.4.2.8 Risques d'intrusion dans les systèmes informatiques
:
Certains chevaux de Troie sont particulièrement sophistiqués:
l'un d'entre eux transforme votre PC en magnétophone, et, lors de la
connexion suivante envoie le contenu des conversations à l'adresse
programmée
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=18893&nl=zdnews , d'autres
permettent d'accéder à votre ordinateur à livre ouvert,
mots de passe et clés de cryptage compris
Des logiciels (antivirus
www.hitchhikers.net/av.shtml , pare-feu
www.interhack.net/pubs/fwfaq (firewall) ou
renifleurs (sniffers
www.faqs.org/faqs/computer-security/sniffers ) apportent des
éléments de réponse qui semblent satisfaisants dans la
pratique, même si la protection n'est jamais totale, à condition
qu'ils soient convenablement paramétrés et correctement
administrés pour pouvoir détecter rapidement les
éventuelles anomalies
Voir aussi
http://www.greatcircle.com/firewalls-book/
http://reptile.rug.ac.be/~coder/sniffit/sniffit.html
Dans les entreprises visitées nous avons pu constater l'importance
attachée, à juste titre, à cette question.
Néanmoins n'oublions pas que la principale faiblesse de tous les
systèmes de sécurité ce sont les hommes
Dans le même registre nuisants mais en principe non dangereux les
Hoax.
· Par la naïveté: le système du FBI a
été piraté par un escroc qui a obtenu tous les
renseignements voulus sur le système, par téléphone en se
faisant passer pour un technicien de maintenance: c'est ce que l'on appelle
"l'ingénierie sociale).
les HOAX (Canulars) qui sont de fausses alertes (alerte au virus,
alerte sanitaire, appel à la solidarité,..) n'ont comme seule
nuisance que l'encombrement des boites aux lettres à cause de leur
propagation par des internautes naïfs. Le site hoaxbuster
http://www.hoaxbuster.com
vous permet, avant de propager quoi que ce soit de voir de quoi il retourne
a noter en 2001 l'apparition du "virus belge" qui n'était jusque
là qu'un canular inoffensif:
"1-diffusez ce message à tous vos amis, 2-effacez votre disque dur"
Incroyable mais vrai ce virus a créé de gros dégats
sous la forme
"attention vous avez peut-être été infecté par le
virus Sulfnbk.exe. Pour le savoir examinez votre base de registre: si
vous détectez la chaîne de caractère Sulfnbk.exe, c'est que
vous êtes contaminés: il est alors vraisemblable que tous les amis
qui sont dans votre carnet d'adresse l'ont été également,
prévenez-les de toute urgence et effacez la chaîne de
caractère Sulfnbk.exe" inutile de dire que Sulfnbk.exe est un programme
nécessaire pour le démarrage de votre ordinateur et que c'est
vous-même qui le mettez hors service et qui conseillez à vos amis
de faire de même... et il s'est trouvé moult naïfs!
Il serait dangereux de trop ramener les questions de sécurité
à des questions techniques: certes, celles-ci ont leur importance mais
beaucoup moins que l'organisation, la formation ainsi que la confiance et la
solidarité des équipes
1.4.2.9 C'est un Far-West aussi en matière de droit et de
police
Il ne faut cependant pas sous-estimer la force de la Netiquette qui
impose des règles de bonne conduite dans le monde des internautes :
certes il y a des "outlaws", mais la pression de la communauté est
forte (un célèbre cabinet d'avocats new-yorkais en a fait
douloureusement l'expérience : 30 000 plaintes ont paralysé leur
fournisseur d'accès et leurs droits d'utilisateur ont été
révoqués par celui-ci, c'est ce qu'on appelle le
"flame".)
Par ailleurs, dans le domaine commercial, se mettent en place des
Cybertribunaux qui devraient fonctionner sur le principe de l'arbitrage :
Bien entendu ce mode de règlement des conflits implique qu'il y ait
accord des parties à la signature des contrats avec définition du
droit applicable (ce qui aujourd'hui est interdit en France pour les acheteurs
particuliers).
· "Cybertribunal"
www.cybertribunal.org
où, une fois encore, c'est le Québec qui a été le
premier à relever le gant, pour offrir un système de
règlement des conflits prenant en compte les codes civils des pays
latins.(centre de recherche de droit public de l'université de
Montréal), animé notamment par le professeur Pierre Trudel voir
www.juriscom.net/espace2/guide.htm
1.4.3 Quoi de plus que les RÉSEAUX d'échange de données
professionnels existants ?
C'est le cas des applications de type accès à des bases de
données professionnelles, d'échanges de données
administratives: EDI Echange de Données
Informatisées (commandes, factures,...) d'Echange de
Données Techniques EDT (plans, fichiers de
description de pièces issues de la CAO), transferts de fichiers, etc.,
et ceci dans de nombreux domaines d'application : banques,
administrations, grandes entreprises de production, commerce, transports, etc.
Par rapport à ces réseaux de données, l'utilisation
d'Internet présente un certain nombre d'avantages et
d'inconvénients.
1.4.3.1 Moins onéreux et plus évolutif
:
Le DoD (Department of Defense des USA ) estime que le
coût d'expédition de 4 Mégabits d'information technique
passe de 816$ pour un SVA à 20$ pour EDI sur TCP/IP (l'évolution
qui se dessine des traducteurs EDI vers XML-EDI devrait encore accroître
cet atout
voir page
170) :
c'est la solution retenue par la Société Roll Gom
fabricant de roulettes pour poubelles près d'Arras
www.mpr.fr pour sa liaison avec sa filiale
aux USA.
Possibilité d'accéder d'entrée de jeu à de
très nombreux interlocuteurs, sans avoir à se préoccuper
de la constitution d'un "réseau" de correspondants, à la simple
condition que ces interlocuteurs aient accès à Internet.
1.4.3.2 Mais une moindre qualité de service (garantie de
sécurité et de débit): nécessité de passer
de IPV4 à IPV6
Mais l'évolution de la norme IP (Internet Protocol) de la version 4
à la version 6 (IPv6
www.ipv6.org), attendue pour
2002, devrait répondre à l'essentiel de ces besoins:
Le système d'adressage d'IPv6 permettra en outre de répondre
à l'explosion du nombre d'adresses en permettant d'en
créer 1000 au mètre carré, "une par prise de
courant" voir
www.6bone.net
http://phoebe.urec.fr/G6/
et
www.ietf.org), alors que IPV4
était limité à 4 milliards, dont une large partie
neutralisée par la politique d'attribution initiale.
Le japon a déjà entamé ce basculement vers IPV6 et devrait
l'avoir achevé en 2003 (en ce qui concerne les routeurs, quand ils sont
relativement récents, il suffit d'en changer le logiciel)
De même l'émergence de réseaux internet "classe
affaire" devrait répondre à cette préoccupation
essentielle pour certaines applications (
voir page
175)
Il n' existait jusqu'à récemment sur Internet que peu de
logiciels permettant les échanges professionnels correspondant aux
différents types d'application, banques, commerce, EDI, etc. (les
échanges se faisaient le plus souvent comme pièces
attachées d'un e-mail), mais là encore la situation évolue
très vite notamment pour l'EDI.
1.4.4 Les TECHNOLOGIES Internet : quoi de plus que les systèmes
propriétaires ?
1.4.4.1 Des avantages majeurs: des logiciels plus abondants d'une
qualité supérieure et moins cher
L'immense marché ainsi créé a entraîné une
extrême abondance de logiciels de très grande
qualité et d'une fiabilité éprouvée puisque les
principaux d'entre eux ont été testés par une
communauté de dizaines de millions d'utilisateurs sur le plus grand et
le plus complexe des réseaux existant
Les changements d'ordre de grandeur du nombre de clients, ont permis un
effondrement des prix et dans de nombreux cas les logiciels de base, de
qualité professionnelle, peuvent même être obtenus
gratuitement.
1.4.4.2 Le paradoxe des Logiciels
Libres
Ils s'appuient sur un texte juridique original, la licence d'exploitation
GNU GPL (General Public License), le projet GNU
www.gnu.org ayant lui-même
été lancé dans les années 80 par Richard Stallman,
fondateur de la "Free Software Fondation" (GNU est un sigle
récursif : GNU is Not Unix).
Par opposition au copyright (le "droit d'auteur") ce texte créé
le concept du "copyleft" (le "gauche d'auteur"): l'auteur conserve ses droits
moraux mais l'utilisation du logiciel est libre
Contrairement à ce que certains pourraient croire le
développement des logiciels libres ne relève pas de la
philanthropie, que personne n'attendrait de firmes comme IBM,
Compaq, Dell, HP, AOL, Nokia ou SUN, mais
relève d'une profonde logique économique, un peu sur le
même principe que les standards, car ils fournissent les bases d'un
marché de développement d'applications et de services
concurrentiels et donc très actif et qui bénéficie aux
développeur et non à l'éditeur propriétaire de la
plate-forme de développement.
De plus le mode même d'élaboration conduit à des logiciels
beaucoup plus fiables infiniment moins gourmands en ressources
informatiques, totalement conformes aux normes
d'interopérabilité et adaptables aux besoins (pour les
grandes entreprises la gratuité n'intervient guère dans les
critères de choix critiques) Par ailleurs ils offrent une robustesse et
une sécurité beaucoup plus grande grâce au caractère
public des sources qui permet d'en détecter et d'en corriger les
défauts et dissuade l'éditeur d'installer de "backcross"
permettant de pénétrer sans autorisation chez les clients
Le choix de la licence Gnu/Gnl peut également être
intéressante pour des logiciels comme des codes de calcul :
EDF a choisi ainsi cette option pour Code_Aster
www.code-aster.org,
outil de simulation numérique en mécanique des structures, car
"la valeur d'un outil dépend du nombre et de la qualité des
utilisateurs contributeurs" Jean-Raymond Levesque IE-Club oct 2001
C'est pourquoi maintenant, très souvent ces développements se
font dans le cadre de consortium pour mutualiser les coûts
Principaux handicaps : psychologiques
Nokia équipera sa future console de jeu avec Linux. Le "Media
Terminal", destiné à concurrencer la "X-Box" de Microsoft, par ce
choix, Nokia apporte un démenti cinglant à Microsoft, pour qui le
"libre" n'a pas d'avenir
· Du côté des directeurs informatique : tout système
informatique complexe est susceptible de connaître des problèmes.
Jamais on ne lui fera de reproche s'il s'agit d'un logiciel onéreux,
standard du marché (mais il se développe des
sociétés de service qui assurent installation, formation et
maintenance comme Red Hat, VA Linux, Mandrake, ...)
DataInternational, un cabinet spécialisé dans
l'étude de ce marche, souligne qu'en 2000, 20% des grandes entreprises
utilisaient Linux pour leurs propres bases de données, alors que 10%
s'en servaient pour gérer leurs ressources humaines et leurs relations
avec les clients. Ces chiffres représentent un doublement par rapport a
l'année précédente WSJ 09/04/01
Echo, le moteur de recherche choisi par France Télécom
pour sa page d'accueil, son site portail
www.voila.fr a opté
pour Linux, installé sur de classiques PC: "Echo tourne sur un
ensemble de matériel qui nécessite environ 1 MF, quand Altavista
réclame 50 MF pour ses serveurs Unix" Michel Bisac, un des 2
patrons de l'entreprise
"en utilisant Linux, nos clients vont pouvoir bénéficier de la
robustesse de notre matérielS/390 qui ne connaît que 10 minutes
d'arrêt par an" déclarait aux Echos, Daniel Bakouch,
Directeur grands systèmes d'IBM
"nous allons pousser pour que Linux devienne le standard pour le
développement d'applications" Irrwing Wladawsky-Berger
vice-président stratégie et technologie d'IBM
La décision d'IBM d'investir 1,3 milliards de dollars pour soutenir
Linux apparaît comme un tournant décisif dans l'histoire de ce
système d'exploitation qui pénètre progressivement le
marché de l'informatique d'entreprise.. WSJ 09/04/01 et le fait que des
entreprises comme Nestlé Shell, Telia ou Gemplus l'aient adopté
montre la crédibilité de ces solutions
A budget donné les entreprises peuvent consacrer davantage de moyens
au conseil, à l'assistance technique et à la
formation qui sont des investissements essentiels au succès,
parfois trop négligés
Sur le plan de l'économie nationale ceci permet, à
dépenses constantes de localiser davantage de valeur ajoutée et
d'emploi dans notre pays: des entreprises comme Suse et Red Hat,
Caldera qui se sont spécialisées dans les services autour
des logiciels libres (élaboration de packages les "distributions", hot
line,...) sont très profitables
Andover.net
www.Andover.net
(racheté depuis lors) avait début 2000 une valeur
boursière de 1 Milliard de dollars, VA Linux
www.valinux.com au plus fort
de la spéculation boursière (mars 2000) a atteint 9 Milliards
pour redescendre à 140 M$ mi 2001et Red Hat
www.redhat.com
19 Milliards
En Allemagne le leader est Suze
www.suse.de
De même en France se sont crées de nombreuses
sociétés capables de concevoir d'implanter des solutions Linux
dans les entreprises : Alcove
www.alcove.fr,
mandrake-soft
www.linux-mandrake.com ,
Atrid, IdealX
www.idealx.com ...
Autre avantage pour les développeurs d'application : ils ne se
retrouvent plus à la merci d'un gros éditeur qui,
détenant le code source est dans un rapport de force léonin avec
eux
"now we have to stay on the shouders of Microsoft. not on his feet" Barry
J Folson Placeware
www.placeware.com
séminaire Aftel NY nov98. A l'inverse "les éditeurs peuvent avec
leurs logiciels développés pour Linux, gagner le marché
pour eux-mêmes et pas pour Microsoft" (Barry Ariko AOL).
C'est la raison pour laquelle 28 multinationales (dont Nortel,
Daimler Chrysler, Corel et Ericsson ) se sont
regroupées pour faire pression sur les gouvernements européens et
canadiens afin de promouvoir l'utilisation de logiciels libres et 4
ténors (IBM, HP, NEC et Intel notamment) ont
décidé à l'été 2000 de financer un
laboratoire indépendant pour développer des versions de Linux
adaptées aux ordinateurs multiprocesseurs de très grande puissance
Parmi les logiciels libres, citons
Selon IDC, depuis trois ans, le nombre de serveurs Linux en entreprise a
augmente de 212% dans le monde. Sur le marche européen des serveurs web,
ce système d'exploitation prend la 2ème place avec 26% de parts
de marche, juste derrière Unix (32 %) et devant Windows NT (23,4 %).(oct
2001)
10 ans après sa naissance, Linux accélère sa montée
en puissance dans les entreprises: d'après IDC, le nombre d'applications
d'entreprise sous Linux a progressé de 30% entre janvier et août
2001
http://solutions.journaldunet.com/0108/010817_server.shtml
Des PC préinstallés Linux sont attendus très prochainement
Cumetrix
www.suredeal.com a annoncé une machine
de puissance tout à fait convenable à 299$ et Logical
Effect
www.logicaleffect.com
en propose une au Japon, depuis l'été 2001, pour 300$
Voir
www.aful.org et
www.europe.inside.com .
· Java
java.sun.com langage de
programmation de SUN
· Star Office (suite bureautique, 30% du marché
allemand)
www.stardivision.com ,
qui vient d'être racheté par le poids lourd Sun
Microsystem, ainsi que Corel Word Perfect 8
· GIMP logiciel de traitement d'image (
www.gimp.org
· ou la dernière version du Navigateur de Netscape
(Mozilla) en cours de développement
· Red Hat,
www.fr.redhat.com
développe un OS libre destiné aux mobiles de
nouvelle génération
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2092452 et Sharp et
Intel font de même pour les nouveaux terminaux qu'ils
développent
Un avantage, extrêmement important, de ces logiciels est la
possibilité d'accéder au code source, de pouvoir le
modifier et d'être en mesure de vérifier qu'il ne comporte ni
"bogues" (erreurs de programmation) ni porte d'entrée indiscrète
(backdoors) permettant d'accéder au contenu de votre ordinateur
De nombreux produits à codes non publics se sont fait prendre la main
dans le sac comme Dansie
www.dansie.net (Netsurf):
l'entrée d'un mot clef dans un formulaire de commande permettait de
prendre à distance le contrôle de la machine, de plus ce mot de
passe était mal dissimulé, ce qui fait que n'importe qui pouvait
prendre le contrôle des machines utilisant ce produit...
Ces "backdoors" qui ont été mises en évidence,
à un rythme quasi mensuel, dans des produits leader du marché
comme le mouchard de Windows 98 qui a récemment défrayé la
chronique.
Parmi les innombrables exemples rappelons les derniers découverts
le 8 juin 1999 le spécialiste de la sécurité
eEye
www.eeye.com trouvait un bogue
qui mettait gravement en péril les serveurs IIS v4 et, face l'absence de
réaction devant ce trou gravissime qui permet à n'importe qui de
prendre le contrôle du serveur par Telnet, il publie sur son site le
programme IIShack qui exploite le bogue sans laisser aucune trace: c'est alors
seulement que Microsoft réagit...en commençant par
protester! (Netsurf août 1999)
Plus grave en août 99 le serveur de messagerie Hotmail
montre la faiblesse de sa conception en permettant à n'importe qui,
suite à l'intervention d'un pirate suédois assisté de
quelques collègues américains, de consulter la messagerie (et les
archives) de tout internaute abonné ou d'expédier un message
depuis son adresse: "journée portes ouvertes" comme le titrait
malicieusement le journal Les Echos
Selon Netsurf (février 2000) le célèbre assistant
d'installation de Windows98 envoie à l'éditeur vos
données personnelles ainsi qu'une liste du contenu de votre disque dur
Outlook express, du même éditeur ne cesse de montrer des
failles de sécurité : le simple fait de lire un mail peut avec ce
logiciel permettre à un virus comme bubble Boy de contaminer
votre ordinateur, ou par l'intermédiaire du chargement d'une image
invisible à l'oeil nu d'initialiser un cookie qui permettra
de vous identifier par votre adresse lors de vos prochaines connections
en Septembre 1999 Andrew Fernandez directeur scientifique de Cryptonym's
mettait en évidence une clef secrète qui serait susceptible de
donner à la NSA accès (National Security Agency) aux clefs
secrètes utilisées par l'internaute
Nov 99 un nouveau type de virus apparaît: Bubbleboy: il
s'active à la seule lecture des messages mais uniquement avec les
logiciels microsoft (Internet Explorer, Outlook Express)
En Avril 2000 après la découverte par une
société de commerce électronique (Clint Logic) d'un
curieux "oeuf de Pâques" (un bout de code fonctionnellement
inutile où les programmeurs font des "figures de style"), Microsoft est
obligé de reconnaître que ses ingénieurs "absolutely
against our policy" se sont en fait réservé la possibilité
à travers une "entrée de service" leur permettant
d'accéder illicitement aux serveurs de ses clients (sans doute
pour accroître la qualité de la maintenance préventive?).
microsoft avait ainsi accès à toutes les données
commerciales confidentielles. Le mot de passe pour ouvrir cette porte
était "les ingénieurs de Netscape sont des couillons (weenies)"
en septembre 2000 nouvelle alerte La Privacy Foundation
révèle en effet qu'un bogue présent dans la suite
bureautique de Microsoft permet à des particuliers ou des entreprises
de glisser des "web-bugs" dans les fichiers Word, Excel ou PowerPoint,
téléchargés sur Internet. Ces petits points d'ancrage
d'un pixel carré, véritables mouchards du Web, permettent de
suivre le document en question et éventuellement de récolter des
informations confidentielles.
en 2000 les Virus IloveYou, Joke et Melissa avec leurs
milliards de dollars de dégats et RESUME qui permet de voler les
codes secrets des ordinateurs infectés ont mis une nouvelle fois en
évidence aussi bien les trous de sécurité de
Outlook express que les faiblesses de Windows notoirement connus et pour
autant non réparés
fin 2000 le site de l'entreprise montre lui-même ses faiblesses
structurelles en étant profondément pénétré
par des Hackers qui ont pu accéder aux codes source les plus secrets de
la compagnie
Mai 2001 Eeye Digital Security démontre que le logiciel IIS,
générant les pages web de près de 6 millions de sites dans
le monde présente une faille de sécurité qui
apparaît quel que soit le système d'exploitation Microsoft
utilisé : Windows NT, 2000 et même la bêta d'XP: un pirate
pouvait prendre " le contrôle complet du serveur et effectuer n'importe
quelle action sur lui "
Mai 2001 Windows Media Player était un mouchard en puissance
L'éditeur admet trois nouvelles failles de sécurité dans
son lecteur multimédia. L'une d'elles, discrètement
avouée, aurait permis à un tiers d'identifier l'usager à
son insu.
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2087841&nl=zdnews
Mai 2001 Kaspersky Labs,
www.kaspersky.com
repère une faille de Word qui laisse la porte ouverte à un cheval
de Troie, "Goga" capable de se cacher dans un fichier au format RTF, ( lisible
à la fois par les utilisateurs de Mac et de PC). Attaché à
un e-mail, ce fichier ".rtf", une fois ouvert, établit un lien
hypertexte vers un programme (une macroinstruction, raccourci de commande
très commun chez Word) situé sur un site web en Russie qui pourra
ensuite effectuer à l'insu de l'utilisateur une série de
commandes malveillantes: récupération des log-in et mot de passe
présents sur la machine victime, pour aller les stocker ensuite sur un
autre site "complice" par exemple.Ce cheval de Troie parvient à berner
le système d'exploitation, qui exécute la macro sans s'apercevoir
de son caractère dangereux car celle-ci stockée sur un autre
ordinateur, "cette nouvelle technique permet de contourner complètement
le système de sécurité".
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2089179
Juin 2001 Eeye Digital Security
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2089467&nl=zdnews met en
évidence une faille analogue (buffer overflow) sur le même
logiciel IIS qu'en Mai, affectant tous les systèmes d'exploitation de
Microsoft : Un ver informatique "Code Rouge" se sert de ses victime pour aller
scanner, au hasard, une liste de 100 adresses IP à la recherche d'autres
machines IIS vulnérables. Selon le comptage effectué par la CAIDA
(Cooperative Association for Internet Data Analysis), un centre universitaire
américain, ce sont au total 359 014 serveurs IIS qui ont
été infiltrés le 19 juillet en moins de 14 heures de
prolifération
Juillet 2001 Les mots de passe de Messenger et Hotmail s'avèrent
piratables. Facilement et à bon marché, comme viennent de le
démontrer deux experts en sécurité " Concrètement,
il est possible de deviner un mot de passe de moins de 8 caractères
utilisé pour MSN Messenger en quelques heures avec un logiciel de
décodage téléchargeable sur le net et avec un accès
à la ligne de connexion ", explique Gregory Duchemin, consultant en
sécurité chez Neurocom Canada (filiale de Neurocom France), et
Simeon Pilgrim (Allied Telesyn International).
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2091247&nl=zdnews
fin juillet 2001, les Experts du Kurchatov Institute de
Moscou détectent un bug dans le logiciel de base de donnée
SQL de Microsoft. Celui-ci met en péril le système de
gestion de l'arsenal nucléaire Américain et Russe: des
milliers de têtes nucléaires auraient ainsi pu s'évanouir
virtuellement en cas d'utilisation prolongée des logiciels de Microsoft.
(voir Center for Defense Information www.cdi.org/nuclear/nukesoftware.html et
www.newsfactor.com/perl/story/12219.html)
Août 2001 L'assureur américain Wurzler informe ses
clients qui utilisent le logiciel Microsoft IIS qu'ils paieraient 15% plus cher
que les autres. Il estime que IIS,principale cible du virus Code Red,
multiplie les risques de piratage. Par ailleurs, l'assureur affirme que les
utilisateurs de logiciels libres sont mieux préparés aux
questions de sécurité.
www.zdnet.com/intweek/stories/news/0,4164,2805906,00.html
Septembre 2001 un patch publié par l'éditeur
afin de protéger les serveurs équipés de Windows 2000 ou
Windows NT contre une faille de sécurité de type DDOS
présentait lui même un bug provocant une panne!
Octobre 2001, actant qu'elle n'arriverait jamais à combler les
failles de sécurité de ses logiciels, Microsoft, afin de luter
contre les virus et les pirates préconise... d'interdire toute
information sur les trous de sécurité! "Il est temps de mettre
fin à l'anarchie de l'information"
www.microsoft.com/technet/treeview/default.asp?url=/technet/columns/security/noa
rch.asp
Le succès des logiciels libres surtout au niveau de l'operating system
(Linux) ou des serveurs (Apache) , plus encore que la gratuité est du
à la sécurité qu'ils apportent de par leur conception:
Windows a hérité du DOS (Disc Operating System) conçu pour
en 1981 pour des micro-ordinateurs de faible puissance non-connectés sur
Internet, donc sans grande préoccupation en matière de
sécurité. La volonté, louable au demeurant, d'assurer une
compatibilité ascendante à travers les développements de
la puissance des ordinateurs et leur connexion, a conduit à reproduire
les défauts congénitaux de ce système de
génération en génération pour aboutir aujourd'hui
à une "dentelle couverte de rustines (patch)", dont on comprend que
l'étanchéité aux virus et aux hackers soit
régulièrement prise en défaut et que les "plantages"
soient le lot quotidien des utilisateurs
A l'inverse Linux appartient "génétiquement" aux systèmes
UNIX, conçus pour de gros ordinateurs professionnels destinés
à fonctionner en réseau et donc pour lesquels la
sécurité a été, dès la conception, une
préoccupation majeure. Le développement considérable de la
puissance des "micro" ordinateurs (qui dépassent aujourd'hui de
très loin la puissance des très grosses machines de la fin des
années 70) a permis au début des années 90 de les faire
bénéficier avec LINUX de ce type d'architecture
intrinsèquement saine sur le plan de la sécurité et de la
stabilité
C'est la raison pour laquelle l'Etat Major de la marine
américaine à choisi LINUX pour son système de
commandement et la marine pour ses systèmes d'arme
embarqués (de même que Schlumberger, la poste
américaine, l'Oréal, Ikea,...).
Le Gartner Group recommande cette option à ses clients,
même aux PME (Industrie et Techniques novembre 1998)
Juillet 2001, après avoir été attaqué par le
ver Code Red, de type DDoS (Distributed Denial of Service) qui
profitait d'une faille de sécurité dans les serveurs
Microsoft le site de la Maison-Blanche tourne désormais sous
Gnu/Linux
http://www.whitehouse.gov
http://uptime.netcraft.com
...
De même les sites sensibles de l'armée et du
parlement Allemand envisagent d'écarter les logiciels
microsoft au profit des logiciels libres
Enfin ces logiciels qui n'ont pas vocation à pousser à la
consommation, sont en général beaucoup moins volumineux
pour les mêmes fonctionnalités (Roberto di Cosmo
www.dmi.ens.fr/~dicosmo
parle à propos de Microsoft d' "obésitiels") et
ne sont pas atteints d'obsolescence programmée.
Pour en savoir plus voir
www.smets.com et
www.freepatents.org/liberty
1.4.4.3 Aucun inconvénient identifié
1.5 jamais une nouvelle technologie ne s'était imposée aussi
rapidement
De plus en plus de personnes pensent aujourd'hui que cette technologie,
conjuguée à l'accès nomade, touche à la valeur de
paramètres aussi essentiels que l'espace et le temps, et qu'elle modifie
les relations de pouvoir dans les organisations et réduit les pouvoirs
des Etats,
"j'estime pour ma part ,que la révolution de l'imprimerie, dite de
Gutenberg, n'a rien été au regard de celle qui s'annonce, des
techniques de l'information ...en sidérurgie comme dans n'importe quel
autre secteur" Francis Mer, président d'Usinor
loin d'être un outil déshumanisant renvoyant à un face
à face entre l'homme et la machine c'est un outil de communication qui
permet en se déchargeant des taches mécaniques et en
s'affranchissant des distances, de se concentrer sur l'essentiel:
l'écoute de l'autre, la créativité et la dimension humaine
de la relation
Qui peut raisonnablement prendre le risque de l'ignorer ?
Encore faut-il voir en quoi précisément chacun est
concerné
2 Un degré d'implication des entreprises dans Internet qui dépend
aujourd'hui fortement du poids relatif du coût informationnel dans leur
valeur ajoutée
2.1 L'information une part majeure et toujours croissante de la valeur
ajoutée
Nous entendons par coûts informationnels :
de plus la compétitivité d'une entreprise, liée
à la pertinence de ses décisions, dépend largement de la
qualité des informations dont elle dispose et de sa capacité
à les capitaliser et à les traiter.
· coûts de conception : R&D, bureau d'étude, mise
au point, protection juridique, veille technologique
· coûts de fabrication de la partie immatérielle :
élaboration des modes d'emploi, de la documentation technique et
du suivi qualité, écriture des logiciels
nécessaires pour le produit,....
· coûts de transmission de l'information (Telecom)
· coûts de traitement de l'information (informatique)
· coûts immatériels au niveau de l'atelier de
production, bureau des méthodes, organisation de la production,
cercles de qualité, programmation des machines-outils à commandes
numériques, choix techniques réalisés par les
opérateurs (définition des paramètres d'usinage, choix des
matériaux ...)
· recherche de sous-traitants ou de partenaires
· coûts de gestion :procédures administratives
relatives au paiement des taxes, aux demandes d'autorisations ou aux
questionnaires statistiques, comptabilité, facturation,...
· communication, relations publiques
· coûts de commercialisation : publicité, conseil au
client, catalogue, formation des clients, négociation du
prix et des clauses du contrat, recherche de nouveaux distributeurs, de
nouveaux clients, de nouveaux marchés
· coûts de gestion du personnel : recrutement, paye,
formation des agents
· coûts liés à la logistique : gestion et
organisation du transport et du stockage, ,....
· coûts des services financiers : négociation,
optimisations, gestion de trésorerie
· coûts des achats, recherche de fournisseurs, du lancement
des appels d'offre ou du suivi des chantiers.
· coûts du service après vente : maintenance,
upgrading7(*), contentieux,....
· ....sans oublier le coût des informations que l'on achète
: brevets, licences, accès à des banques de
données,.....
Elle dépend également de sa réactivité et
donc de la performance de son "système nerveux".
2.2 Internet: une mutation majeure dans les processus économiques, il
écrase le temps en lançant l'ensemble des phases
simultanément et non l'une après l'autre
2.2.1 aujourd'hui des stades de production effectués les uns
après les autres
· le commerçant envoie un ordre de fabrication à l'usine
(le meuble commandé ou un réassort pour son stock), voire
même à un grossiste qui lui-même s'adresse au producteur
· le fabriquant transmets les instructions de fabrication à
l'atelier
· le bureau d'étude et le bureau des méthodes programment
les machines et ordonnancent la production
· pour certains éléments le fabriquant passe
également commande à ses fournisseurs et sous-traitants
· ceux-ci après production des pièces nécessaires
livrent l'usine qui procède au montage et au contrôle
qualité
· il est alors fait appel à un transporteur qui assure la
livraison de la marchandise
· il en va de même pour les factures et les paiements qui suivent
un processus identique: opérations après opérations avec
la lenteur, les coûts et les risques d'erreur liés à la
ressaisie des chiffres
2.2.2 Vers un processus continu: délais écrasés, stocks
supprimés, une personnalisation de masse
Jusqu'alors, dans l'économie traditionnelle, chacune des
opérations (prise de commande, approvisionnement, production, appel
à des sous-traitants, livraison,...) était initiée et
lancée l'une après l'autre: on était dans un processus
économique "séquentiel"
Ce que permet l'Internet, en interconnectant l'ensemble des acteurs de la
chaîne, c'est de lancer l'ensemble de ces opérations
simultanément. On passe ainsi à un processus "continu"
avec comme principale conséquence un écrasement radical des
délais
C'est cette mutation qui permet (nous le verrons moins) de produire des objet
"sur mesure" pour chaque client, avec des prix d'une production de masse, des
délais de livraison inférieure ceux de l'économie
traditionnelle tout en évitant d'avoir à financer des stocks
Dans la nouvelle organisation qui se dessine, l'ensemble des opérateurs
est interconnecté grâce à l'Internet, véritable
système nerveux qui les relie entre eux (on appelle cela un
"extranet"
voir page
167),
Demain notre client trouvera chez lui ou chez son marchand, un outil de
simulation et de visualisation lui permettant de "créer" sa
bibliothèque en fonction de ses goûts, de ses contraintes de place
et de son budget (mensurations, tiroirs, partie vitrée,
accessoires,...): lorsque son choix sera fait son "clic" de commande n'envoie
pas une simple "information" mais une "instruction" qui traverse sans
délai l'ensemble des maillons de la chaîne de
production-livraison-paiement sans aucune ressaisie
Lorsque que le client lance sa commande, celle-ci "'irrigue", d'un clic, sans
aucun délai, chacun des acteurs avec les instructions qui le concerne :
il lance directement l'ensemble des processus de fabrication, de facturation et
de paiement: Ce qu'il envoie alors sur l'Internet, ce n'est pas seulement des
informations, mais des instructions exécutoires.
Sans aucune ressaisie intermédiaire, les mensurations qu'il aura
choisies iront directement commander la machine à commande
numérique qui usinera les panneaux dans l'usine, initiera les commandes
de serrurerie, lancera la production chez les sous-traitants concernés,
organisera la logistique pour la livraison, transmettra les ordres de paiement
relatifs à chacune de ces opérations, entraînera la
passation de l'ensemble des opérations comptables...
La valeur ajoutée des différents opérateurs change alors
profondément de nature. Elle se situera en particulier dans la
définition préalable de l'ensemble des process: ceux-ci devront
faire l'objet d'une programmation afin de pouvoir être
déclenchés automatiquement par les choix du client (programmation
de la machine-outil, ordonnancement de la production, processus comptable,
organisation de la logistique,...)
L'action des acteurs se situe dorénavant au niveau de la conception,
de l'amélioration permanente et du contrôle de ce process
(notamment de la gestion des anomalies qui permet d'en améliorer
l'efficacité) et non plus de son exécution qui est
automatisée
On comprend ainsi comment cette nouvelle organisation, permise par les
technologies de l'Internet, peut écraser les délais et
éviter d'avoir à constituer les stocks de produits aujourd'hui
nécessaires pour être en mesure de répondre dans des
délais courts au client (et cela avec des produits qui correspondent
seulement "à peu près" à ses besoins) voir l'exemple des
meubles Grange
page
42 ou de Buronomic
www.buronomic.fr
de fournir aux clients exactement la voiture qu'il désire (et non le
modèle en stocks qu'un "bon" garagiste arrivera à lui "fourguer"
éventuellement avec une remise). Renault estime
"Cela va nécessiter une adaptation de l'outil industriel et la
formation de 28000 personnes pour être capable de produire une voiture
avec un préavis de 5 jours ...internet va booster la diversité
des modèles ... jusqu'à présent nos voitures neuves
attendaient les clients qui devaient se rabattre sur les modèles
disponibles" (André Bodis, Renault aux Echos
· de raccourcir les délais entre la prise de commandes et la
livraison (2 semaines dès 2001)
· de diviser par 2 les stocks qui ne se bonifient pas toujours avec le
temps et nécessitent une considérable immobilisation
stérile de capital
Bien entendu, tout au long de cette chaîne, le produit et ses composants
seront très précisément localisés avec un suivi
qualité continu
· le capital immobilisé peut ainsi être réduit
dans des proportions significatives (les capitaux immobilisés pour les
stocks et les en-cours sont souvent du même ordre que pour l'outil de
production lui-même) : Bill Crist, le patron du fonds de
pension Calpers, un des principaux investisseurs mondiaux (il dispose de
200Milliards d'€) considère que c'est là le principal
potentiel de gain en terme d'immobilisation comme de réactivité
pour les entreprises
· ce processus continu ne nécessite plus de stocks ce qui permet
de produire les commandes une à une et donc de les personnaliser
"marketing one to one" voir
voir page
103
· ce process qui ne nécessite pas d'interventions en cours de
fabrication permet une productivité voisine de la grande
série "mass customisation"
· les évolutions que cela peut entraîner en
matière d'urbanisme: aujourd'hui les magasins sont immenses,
plutôt en périphérie à cause des impératifs
de stocks et de parking. Demain ils pourraient être plus petits,
réduits à des boutiques d'exposition en centre ville (il sera
encore longtemps demandé par le client la possibilité
d'évaluer la qualité du meuble en le touchant)
· de compétences des commerciaux : avec des
vendeurs-conseillers et non des commerciaux chargés d'écouler les
stocks
2.3 L'Internet au service tant de la compétitivité que de
l'expansion
2.3.1.1 Les technologies de l'Internet et la
compétitivité
Cisco, une des entreprises les plus engagées dans
Internet (CA sur Internet 7,9 milliards de dollars en 1999) considère
qu'elle économise chaque année 70 millions de dollars de
téléphone.
Mais il permet également de gagner en flexibilité,
coûts de gestion, de stocks, de logistique en
coût des approvisionnements, de SAV, de financement.
Dell
www.Gigabuys.com qui vend
50M$ par jour en 2000, arrive ainsi a faire tourner son stock 61 fois par an!,
c'est un atout majeur dans sa compétition avec Compaq. On peut
même considérer que son stock est négatif puisqu'il
vend son ordinateur avant même que la plupart des pièces pour le
fabriquer ne soient approvisionnées par ses sous-traitants
Heineken
www.heineken.com a fait
passer son délai de livraison aux US de 12 à 6 semaines
grâce à son extranet Hops (Heineken Operational Planning System)
qui le relie avec ses 400 distributeurs
Inditex-Zara, groupe textile espagnol qui pèse autant que les 3
plus gros Français cumulés doit largement son succès
à son extrême réactivité par rapport à la
mode et aux besoins du client : Internet lui apporte le "système
nerveux" nécessaire
2.3.1.2 Les technologies de l'Internet et le
développement
Actiforge
www.laguiole-France.com
a réussi grâce à Internet à accéder au
marché américain qui représente maintenant la
majorité des clients de l'entreprise
2.3.1.3 Internet et la création d'entreprises
:
Certaines entreprises prisonnières de leurs structures ne sauront pas
s'adapter et disparaîtront, d'autres ne prendront conscience de ce
défi que trop tard : il faut que de nouvelles entreprises
s'apprêtent à prendre la relève
Il peut s'agir
Au plus fort de la spéculation sur les valeurs internet (mars 2000),
Aol atteignait350 milliards $, Yahoo! 115 milliards $,
Cisco 580 milliards $, (soit plus quela valorisation cumulée de
Ford, General Motors, DaimlerChrysler et Fiat),
Dell 109 milliards $, Amazon.com 34 milliards $, eBay 24
milliards $, E-trade 12 milliards $, sans parler de Microsoft qui
a atteint un sommet de 600 milliards de dollars:
v soit d'entreprises qui atteignent rapidement une envergure
mondiale et des capitalisations se chiffrant en milliards de dollars
(valeurs début 2000)
Les 10 premières start-up, toutes américaines, toutes
(sauf une en 7ème position dans les biotechnologies) sont
dans le domaine de l'Internet et ont atteint une capitalisation proche de
1.000 milliards de dollars. Même avec des valeurs 10 fois plus faibles
aujourd'hui cela reste impressionnant (EMC valait encore 66 milliards de
$ en juin 2001, eBay 19 Milliards, Yahoo! 10Milliards,
e-trade 2 et Amazon 4,6)
Rappelons pour fixer les idées quelques capitalisation de grands groupes
traditionnels en milliards de $: Bayer 31 Unilever 30, Saint Gobain 12, walt
Disney 72, Michelin 5, Fiat 10, Usinor 3, Accor 8, Peugeot-Citrën 10, Air
Liquide 12, Carrefour 56
La plupart des gens sérieux prévoyaient depuis longtemps un
séisme boursier et ils ont fini par avoir raison l'an passé
(2000-2001), mais notons toutefois que cette prévision de
catastrophe imminente était déjà faite mi-96 et que depuis
cette époque les capitalisations ont été parfois
multipliées par plus de 100
Il faut avoir les nerfs solides pour ce type d'investissement et certains
traders embauchent des psychanalystes pour leurs clients: l'actualité
montre que ce n'est pas toujours suffisant (13 morts à Atlanta en juin
1999 à la suite de la déprime d'un épargnant
déçu)
au premier semestre 1999 un financier aussi avisé que George Soros a
perdu 700M$ en pariant sur la baisse des cours depuis
longtemps imminente des valeurs internet...qui ne s'est produite qu'un an plus
tard
Les Echos citent la prévision d'un magazine spécialisé
dans les hautes technologies, le célèbre Red Herring, qui,
en septembre 1996, pariant sur l'" éclatement prochain de la bulle
spéculative " illustrait son propos par le cas du moteur
Excite, indiquant "la société est aujourd'hui
valorisée à 177 millions de dollars mais son futur ne
semble pas aussi brillant que son présent" : en 1999 elle s'est
vendue 8 milliards de dollars ... pour finir par être
entrainée dans la faillite de son repreneur excite@home .
2.3.1.4 Faire une distinction entre PME et PMI n'apparaît pas
pertinent
De même il convient de souligner, comme le rappelle Christophe
Lambrecht que les TPE (Très Petites Entreprises) sont
particulièrement bien placées pour saisir ces opportunités
et bénéficient de mécanismes décisionnels
particulièrement bien adaptés à la
réactivité nécessaire dans ce domaine (et nous avons pu
constater au cours de cette mission, comme de nombreux exemples l'illustreront
plus loin de très remarquables réalisations de micro-entreprises)
Il convient néanmoins de distinguer différentes catégories
d'entreprises selon leur positionnement dans le champ de l'information
2.4 Les entreprises directement concernées par le fonctionnement
d'Internet: nous n'avons sans doute rien à leur apporter mais beaucoup
à apprendre d'elles
Certains d'entre-eux (fabricants de cartes, de terminaux, ... ou de tapis de
souris comme NOVA Mouse Pad à Novalaise en Savoie (
www.novasmic.com ) sont
confrontées à des problèmes sensiblement identiques aux
PME travaillant dans des secteurs traditionnels: Il serait sans doute
instructif de voir comment elles exploitent l'atout que représente pour
elles l'immersion dans le contexte Internet (en particulier pour le
fonctionnement en réseau, "l'écoute" du client et l'organisation
de communautés virtuelles).
v fournisseurs d'accès internet
v consultants, formateurs, ...spécialisés dans
les NTIC
v producteurs de logiciels Internet : moteurs de recherche,
(Spirit, echo, lokace), logiciels de
sécurisation des transactions, d'intelligence économique,...
v juristes spécialisés (cabinets Bensoussan,
Itéanu,...)
v fabricants de matériels contribuant à Internet : carte
à puce (Gemplus à Géménos, près de
Marseille -
www.gemplus.fr ), modem
(Olitec à Nancy
www.olitec.com ),
boîtier pour téléphonie IP (Aplio à
Sarcelle:
www.aplio.com),..
Elles ont une vocation naturelle d'avant-garde et de défricheurs.
2.5 Les industries dont le métier consiste à produire ou à
traiter de l'information : des clients naturels...mais qui vont devoir
repenser leur métier
Internet leur permet à la fois :
v les producteurs de banques de données : scientifiques,
cours de bourse,....
v les producteurs d'information : journaux, TV, réseaux de
mesure de la pollution, ...
v les producteurs audiovisuels : musique, vidéo,....
v les producteurs de services financiers : banque, assurance,
courtiers, experts comptables, agents de change,
v les producteurs de services de loisir : hôtel, tour
opérator,....
v ceux dont le métier consiste à agir à distance :
télésurveillance, téléopérateur,
télémaintenance, ...
v les producteurs de services dématérialisables :
traduction, graphistes, ...
v et de multiples professions basées sur un échange
d'information et de conseils : avocats, conseils juridiques, conseils
financiers, mais aussi voyants, jeux de hasard,...
"le développement d'un nouveau produit nécessite la
coopération de nos filiales localisées dans 9 pays pour prendre
en compte cultures et sensibilités locales" Thierry Huynh
d'UBISoft
· la prospection des clients
· la gestion de production: gestion de projets entre producteurs
éventuellement dispersés aux 4 coins du globe
(télécoopération) :
Les entreprises de cette catégorie devraient donc être rapidement
des clients d'Internet (si ce n'est pas déjà le cas) même
sans mesures incitatives spécifiques
· la vente
· la livraison
· la facturation et l'encaissement
· le service après vente
2.5.1.1 Les producteurs de logiciels
Pour les logiciels des grands éditeurs, Beyond
www.software.net et
BuyDirect
www.beyond.com ont
été les précurseurs dès 1994 aux US. En France
Softgallery
www.softgallery.fr a
ouvert la marche en 1997
Pour les "shareware" produits par des particuliers ou de petites structures qui
ne pourraient pas utiliser les circuits de vente traditionnels, une floraison
de sites les proposent: Tucows
www.tucows.com le plus gros
répertoire de shareware a lancé eBarn
www.ebarn.com , mais voir
aussi Shareware.com
www.shareware.com,
Download.com
www.download.com, ShareIt
www.shareit.com, Kagi
www.kagi.com , RegSoft
www.regsoft.com.
Yaskifo
www.yaskifo.com fait de même sur le
marché français
Une idée intéressante pour pallier la déficience de nos
réseaux: est la distribution gratuite dans les magazines informatique de
logiciels "verrouillés" et la vente via internet des clés
permettant leur: c'est l'ELD Electronic Licence Distribution (que
pratique par exemple BitSource
www.bitsource.com)
2.5.1.2 Les éditeurs de journaux et magazines (papier, radio ou TV)
En 2001 consulter un journal sur Internet commence à devenir un
réflexe courrant : le Site du Monde par exemple a reçu 3,2
millions de visites en juillet 2001, soit le double de l'année
précédente (étude Cybermétrie
www.mediametrie.fr) et
les Echos 3,1 millions
www.journaldunet.com/tops/top_cybermetrie.shtml
Reed Elsevier qui ne réalisait que 18M$ de CA sur
Internet a annoncé en 2000 sa décision d'y investir 1,2Millards
de dollars et le groupe Pearson 400M$. Thomson Corp a mis en
vente ses 54 titres de presse pour se recentrer sur le Net
Internet est en même temps un concurrent (en tant que média) et
une opportunité de développement pour une industrie de production
de rédactionnel. Concernant le premier point l'enquête
réalisée en 2000 par l'Association Mondiale des Journaux montre
que la Télé a plus souffert que la presse écrite : les
premiers au classement mondial du taux de pénétration de la
presse écrite (Norvège, Finlande, Suède) sont les
mêmes que pour Internet (la France occupe le 28ème
rang).
Dans un quotidien comme Les Echos l'expérience a même
montré que la principale source d'abonnement au journal papier
était ... le site lesechos.fr!
Ces dernières années l'une comme l'autre ont fortement
profité de l'explosion des investissements publicitaires des entreprises
"Internet": le ralentissement de ce secteur provoque de significatives
difficultés pour les organes de presse qui avaient bâti leur
stratégie trop fortement sur ce type de revenus
Le risque est cependant de croire qu'il serait possible d'utiliser Internet
sans repenser profondément le métier afin d'être en mesure
de répondre aux attentes des clients actuels (ou futurs) et des
annonceurs potentiels ainsi que de trouver le modèle économique
pertinent.
"Aujourd'hui la rubrique la plus visitée de TF1 est...la
caméra qui depuis le toit permet de voir la circulation
sur le boulevard périphérique!" déclarait en 1999 Louis
Rougier de Médiangle
www.mediangles.fr )
Ils devront créer, à partir de leurs compétences (fonds
documentaires, capacité de synthèse, branchement sur
l'événement,...) des produits totalement nouveaux.
Cela a conduit certains, comme le Monde à filialiser
l'activité (Le Monde Interactif dirigé par Alain
Giraudo et animé par Michel Colonna d'Istria) pour les
protéger des pesanteurs culturelles de la maison mère et
permettre d'accueillir des partenaires au capital.
Les DNA, comme la plupart des titres de la PQR (Presse Quotidienne
Régionale), avaient déjà franchi le pas depuis longtemps
pour le minitel (SdV Plurimédia, ce qui explique peut-être
qu'ils furent les premiers de la PQR à se lancer en 1995)
Il serait par exemple tout à fait absurde de mettre simplement le
journal papier, tel quel, sur le Web (ce qui serait du "shovelware")
en facturant le prix d'un exemplaire sous prétexte que l'on perd
peut-être un lecteur
Les journaux américains l'ont bien compris en se regroupant pour
créer des concepts totalement nouveaux voir le site de la "newspaper
association of America"
www.naa.org
le Monde
www.lemonde.fr , 4
millions de pages vue par mois et Ouest-France
www.France-ouest.com
envisagent de suivre cette voie avec le projet ETEL mené par Christian
Philibert)
Cette approche permet en outre de constituer des fichiers de clients facilement
valorisables car l'éditeur connaît leurs préoccupations (et
nous verrons plus loin l'importance de tels fichiers dans l'économie du
Net ainsi que les problèmes déonthologiques que pose leur
commercialisation)
Net2One
www.net2one.fr
créé par Jérémie Berrebi fournit
gratuitement des revues de presse personnalisées en fonction de mots
clés. Riche de 70 000 utilisateurs, elle vend des profils aux annonceurs
qui peuvent ainsi mieux "cibler" les internautes
USA Today
www.usatoday.com
,après un premier essai non concluant de vente sur abonnement a
adopté la gratuité. Il est maintenant N°1 des sites de
presse sur Internet avec 135 personnes, en majorité journalistes
(seniors issus de l'édition papier et jeunes recrues), 1 million de
visiteur par jour et 7 millions de pages consultées et il gagne sa
vie. 33% de ses revenus proviennent des commissions sur les ventes
(10 à 50%) opérées par les marchands vers qui les lecteurs
ont été orientés par la pub du journal
560 journaux américains se sont regroupés pour
créer un site
www.adquest.com pour essayer
de reprendre la main face à des nouveaux venus comme
www.themonsterbooard.com
qui en ont fait une spécialité et non une annexe "vache
à lait" leur permettant d'être beaucoup plus compétitifs
pour le client
de même 8 grands groupes de presse (140 journaux) ont fondé
www.classifiedventures.com
qui a créé
www.cars.com,
www.apartments.com et
www.newhomenetwork.com
en Grande Bretagne 7 groupe de presse (560 titres, deux tiers des PA)
ont fondé
www.adhunter.co.uk
(400.000 véhicules, 60.000 emplois par semaine) : 1 million de pages
vues par mois 6 mois après son lancement en 1997
Notons l'initiative de Spir communication spécialisé dans
la presse gratuite (132 titres), et qui n'a pas de ce fait à craindre
une cannibalisation de son édition papier et qui avec
www.petites-annonces.fr
regroupe 200.000 petites annonces "la Sentinelle" vous offre la
possibilité d'être alerté par mail lorsqu'une annonce
concerne un centre d'intérêt que vous lui avez signalé.
Même démarche pour Comareg (le leader avec 165
publications, 15 millions d'exemplaires par semaine, distribués à
80% des foyers français 11 millions de PA)
www.bonjour.fr, filiale
d'Havas:
L'option de départ de ne pas apporter de valeur ajoutée
spécifique et de faire payer les consultations limitait les visites
(60.000 utilisateurs par mois). La décision prise mi-98 de passer
à la gratuité tout en enrichissant le site (multiplication par 10
du coût du site) par un riche contenu éditorial (conseil
technique, actualité du secteur, informations locales, agendas,...) et
des services nouveaux (offres financières, bonnes affaires, voyages,
pages jaunes,...) a conduit a une explosion de la fréquentation (+30%
par mois dixit Marc Duteil directeur marketing)...sans pour autant
entamer l'offre payante du minitel (+15% sur 1 an)
Toutéla de Pierre Saliceti essaie de développer en
France le modèle de Classified (racheté par
Excite), profitant dit-il de l'absence de PA sur le web français
pour produire une base de petites annonces (insertions gratuites mais
vérifiées) distribuées par l'intermédiaire de
partenaires (portails, médias,...)
En 1999, la CGIP est devenue l'actionnaire de référence du groupe
Canadien Hebdo Mag (180 publications dans 14 pays dont La Centrale
des Particuliers
www.lacentrale.fr) qui a
pris le nom de "trader.com" pour s'introduire en bourse début 2000. Avec
17 sites Internet il a vendu plus de 30 millions d'annonces
Pressed
www.pressed.com donne
accès (payant) à 8,5 millions d'articles de l'AFP et des journaux
de référence de la presse française publiés depuis
1983
Libé
www.liberation.com (4
millions de pages vue par mois dont 45% depuis l'étranger,
précurseur de la presse nationale avec un site ouvert dès mai
1995) fournit ainsi dans l'édition électronique un
véritable prolongement du journal papier
Les Echos (Philippe Jannet)
www.lesechos.com La
Tribune (Frédéric Filloux)
www.latribune.fr ou
Investir (Elisabeth Chamontin)
www.investir.fr ont su
créer des bases de données économiques qui deviennent des
outils de référence.
Aux Echos l'Intranet a été installé en même
temps que le web : il sert à récupérer l'information
(Bloomberg, AFP, Reuter,..), mais aussi à la production des articles par
les journalistes, à la validation par la rédaction et à la
mise en page.
Trois journalistes à temps plein, sur une équipe
limitée à 12 personnes grâce à une
automatisation poussée, assurent le "retraitement" pour le web en
ajoutant des liens vers des dossiers, des biographies ou d'autres sites: la
consigne est "d'ajouter de la profondeur
Une grande partie du site est gratuite mais l'accès à
l'ensemble des informations est payante, soit à la consultation
soit par abonnement (1000 à 2000F/an)
Un service de presse pour Intranet se met en place cette année en
association avec les principaux journaux économiques mondiaux (Wall
Street, Frankfurter, Financial Times, El païs, Il Sole,..) et elle permet
une diffusion personnalisée en fonction du profil d'intérêt
de chacun avec une fonction d'alerte
Pourquoi pas à terme une fonction de courtage électronique?
Au niveau de la maison mère (le Groupe Pearson), ce n'est pas
moins d'une centaine de journalistes qui travaillent sur le "portail
économique global ft.com
La souplesse du web lui permet d'approvisionner l'information en continu
(news, cours de bourse,...), - sans aller toutefois, comme Europe 1
www.EuropInfos.com
jusqu'à "offrir de l'information à flux tendu disponible
même sur le GSM-SFR avec service d'alerte personnalisé"
(Edmond Zucchelli) - , et en même temps de pouvoir
immédiatement accéder aux archives de l'entreprise ou du dossier
concerné permettant ainsi une mise en perspective
Selon l'étude menée par l'école de journalisme de
l'Université Columbia 60 % des journaux US possédaient un site
web éditorial au début 99.
Pour des journaux locaux ce peut être l'occasion de toucher le
public de la "diaspora" (pour la presse quotidienne régionale
française voir
www.pqr.org )
Le télégramme de Brest a ainsi, sur sa version
WEB, 33 % de clients "expatriés"
www.Bretagne-online.tm.fr
De même pour les Dernières Nouvelles d'Alsace (Michel
Landaret)
www.dna.fr.: 24% du trafic
provient des USA, aucun abonnement n'a été perdu mais à
l'inverse 12% des lecteurs-internautes, des jeunes pour l'essentiel, trouvent
la version papier inintéressante. L'horoscope vient largement avant
l'international, mais 60% des visiteurs lisent l'édito contre 5% pour la
version papier.... Grâce à la pub, la seule ressource, le petit
équilibre, 0,6MF,est atteint
Les sites de la télévision nationale France2
www.france2.fr est
"consulté à 85% depuis l'étranger (Philippe Dumez)
et la télévision régionale : "France3
www.france3.fr permet de voir
les actualités en image de sa région sans y résider
(Serge Blin)
A l'inverse le Parisien
www.leparisien.fr qui
couvre une large métropole essaie d'approfondir les déclinaisons
plus locales
Internet a permis la naissance d'innombrables newsletter, souvent
gratuites dans tous les domaines susceptibles d'intéresser les
internautes (sport, finances, informations générales,
cinéma,...et bien entendu Internet). Ces lettres sont souvent
couplées à des sites qui offrent des développements sur
les thèmes évoqués ainsi qu'un archivage des nouvelles
déjà publiées. Financées jusqu'alors par la
publicité, elles devront cependant pour la plupart s'orienter vers
d'autres modèles devant l'affaiblissement de cette manne
FTPresse
http://www.ftpress.com/
spin off du CNRS, créée par François Vadrot, a
maintenant lancé 8 publications(Internet, santé,
collectivités locales, ressources humaines, photo,...), elle a
levé 10 MF fin 2000
Des "lettres confidentielles" financées par abonnements et sans
publicité commencent à se lancer sur le web
Indigo Publication
www.indigo-net.com de
Maurice Botbol avec une information personnalisé payée
à l'article sélectionné. Les logiciels très
spécifiques à ces fonctionnalités a donné naissance
à une start-up créée avec 3 jeunes centraliens
Aldabra.com
Certains journaux spécialisés ont fait du web leur édition
principale
C'est le cas de l'éditeur de magazines informatique Le Journal du
Net
http://www.journaldunet.com
, 01Net
http://www.01net.com
et ZDNet
www.zdnet.com (120salariés
créé par Ziff-Davis filiale du japonais SoftBank et leader
mondial de l'information sur les NTIC et racheté en 2000 par CNet) avec
près de 200 millions de pages vue par mois début 1999 et pour
autant "le web renforce l'édition papier" dixit Julien Jacob. Ils
proposent également
de la formation ZD University
et des jeux GameSpot
www.gamespot.com leader de
son secteur, 40 journalistes.
Notons chez nous l'Odyssée
Interactive
www.jeuxvideo.com leader
francophone le l'information sur les jeux vidéo, créé en
1995 par des étudiants et installé à Aurillac dans le
Cantal : 3,5 million de pages consultées par mois début 1999 (le
site est hébergé aux USA pour des problèmes de coût
et de bande passante 45 Megaoctet/s), il devrait s'adjoindre une boutique en
1999
Ses challengers: Overgame
www.overgame.com et
Gamelog
www.gamelog.com
Enfin des Webzines (magazines édités uniquement sur le
Web) se sont spécialisés dans l'évènementiel
World Media Live, syndication mondiale de 23 journaux
créé dans le contexte de la guerre en Yougoslavie, dont la
branche française
www.worldmedia.fr est
extrêmement active et couvre tous les grands évènements
avec des sites spécifiques (tour de France, festival de Cannes,
défilé d'Yves Saint Laurent,...) pour un public essentiellement
américain
N'oublions pas non plus les radios maintenant que les débits et
les techniques de compression permettent la diffusion de sons de qualité
(Aujourd'hui 2.300 stations de radio émettent sur l'Internet)....et sans
doute bientôt la télévision à la demande sur
l'Internet, dès que la bande passante le permettra: là encore
gageons qu'il faudra "réinventer ce média" pour le rendre plus
interactif, le simple "pay per view" n'étant sans doute pas la formule
gagnante
Spinner.com
www.spinner.com diffuse 120
chaînes différentes...
Imagine Radio
www.imagineradio.com
offre à ses auditeurs la possibilité de choisir
les titres qu'ils veulent écouter et rend ainsi caduque le rôle du
directeur des programmes
Reste encore à régler les problèmes juridiques des droits
d'auteur des journalistes, problème qui paralyse aujourd'hui bien des
initiatives, ainsi que celui des coûts d'hébergement ou de lignes
spécialisées
Ils sont dans un rapport de 1 à 10 avec les Etats Unis d'après
le rapport 1999 de l'Aftel, et même jusqu'à 20 fois
supérieurs d'après Serge Blin de France3 qui
diffuse des images nécessitant des bandes passantes conséquentes)
qui inhibe bon nombre de développements
Une étude très fouillée de ce secteur, encore largement
d'actualité, a été réalisée par Pierre
Lemoine dans l'édition 1999 du rapport de l'Aftel
www.aftel.fr
Le problème majeur auquel sont confrontés les journaux est bien
entendu celui du modèle économique:
Dans la suite de ce rapport nous serons amenés à revenir sur tous
ces points mais d'ores et déjà d'après le GFII
(Groupement Français de l'Industrie de l'Information), le marché
de l'information électronique atteignait 22 Milliards de Francs
dès 1999 et la diffusion via Internet devrait dépasser l'ensemble
des autres canaux d'ici 2002
· Vente par abonnement? A travers un service Kiosque?
Voir page
97
· Vente à des sites marchands qui ont besoin d'apporter un contenu
rédactionnel à leurs sites
voir page
127
· Vente à travers la "syndication de contenu"
voir page
131
· Vente de newsletter personnalisées à des entreprises pour
leurs intranets?
Reuter annonçait réaliser en 2000 un CA plus important sur
Internet qu'avec la presse traditionnelle
2.5.1.3 La formation: un marché qui explose, le "e-learning"
C'est aussi l'atout compétitif majeur des entreprises qui ont
consacré 61 Milliards de $ en 1998 rien qu'aux USA à la formation
continue de leurs employés (émergence du "knowledge
management" depuis1998, création de nombreuse "corporate
universities") l'investissement des entreprises Françaises (9
G€)s'est accru de 5% en 2000
Enfin pour des parents la formation inculquée à leurs
enfants constitue aujourd'hui la meilleure dot "you earn what you learn"
en 2000 l'investissement des ménages dans la formation s'est
accru de 14%
La formation devient un enjeu essentiel: chaque jour les technologies
progressent, les métiers évoluent, l'organisation change, les
méthodes de management se transforment: les besoins augmentent tant pour
la formation initiale que pour la formation continue
Mais... les budgets disponibles et surtout le temps qu'il est possible de
dégager ne sont pas extensibles à l'infini. c'est la raison pour
laquelle les outils construits sur l'Internet émergent à
très grande vitesse (notamment en Amérique du Nord). Ils offrent
en effet de nombreux atouts:
Tout ceci conduit tout à la fois
Philippe Queau de l'Unesco rapporte que le groupe Apollo qui
possède l'Université de Phoenix, un campus à Londres et un
autre à Mexico a comme projet de créer une université
virtuelle de 100.000 étudiants de tous niveaux répartis dans le
monde entier
Les universités les plus cotées s'assurent les services des
professeurs les plus renommés (prix Nobels par exemple) et deviennent
difficiles à concurrencer sur le marché mondial
Aujourd'hui il est possible pour 33.000$ de suivre un MBA à
Harvard (25.000$ en résidentiel, hors frais de déplacement
et de séjour)
Stanford Online fournit via Internet des cours à 2.500
étudiants dans le monde (Moscou, Berlin, Tokyo,...). Jean-Claude Latombe
Chairman du département informatique déclare aux Echos
"l'enseignement à distance risque d'affecter à terme
énormément les universités les moins cotées"
v Possibilité d'utiliser les mêmes "plates-formes
pédagogiques" pour tous les enseignements: ces plates-formes
permettent de mettre en oeuvre les cours proprement dits, elles offrent la
possibilité au tuteur de suivre les élèves et d'animer et
d'évaluer la classe, grâce à des agents intelligents elles
permettent d'analyser la progression des élèves et aider le
tuteur dans sa tache elles permettent les échanges directs entre les
étudiants (on estime que 30% des acquis se font par
l'intermédiaire des camarades de classe), elles offrent aux
étudiants l'accès aux ressources documentaires et toutes les
informations utiles pour gérer leur scolarité, elles permettent
également l'administration de l'enseignement (inscription, organisation,
facturation, suivi,...). Sur le plan technique elles utilisent
visioconférence, chat, mail, tableau blanc partagé, outils de
travail collaboratif, accès à des bases de donnée
Il existe aujourd'hui plusieurs centaines de plates-formes plus ou moins
sophistiquées. Une des plus appréciée est Webct,
développée par l'Université de Colombie-Britannique
au Canada et rachetée par la société
américaine Universal Learning Technology (ULT). Elle est
utilisée par plus de 1000 collèges et universités (dont
Nancy, Grenoble et Toulouse dans plus de 50 pays
Havas qui a de grandes ambitions dans ce domaine sort la plate-forme
Education.com (140MF d'investissement) pour diffuser sa production
éditoriale, de son côté une start-up, Montparnasse
Multimédia a mis 30 MF dans la sienne (Rollingminds.com) et
travaille en partenariat avec des producteurs de contenu
Une start-up, onlineformapro,
www.onlineformapro.com installée à
Vesoul se propose d'être le portail de la formation professionnelle en
ligne
Nous sommes malheureusement aujourd'hui pénalisés par la
limitation des débits et leur coût qui amène à
brider considérablement les capacités de telles plates-formes
(voir le projet
FING page
22)
v Possibilité d'organiser grâce au "tutoring" une formation
personnalisée adaptée au projet professionnel:
sélection des élèves, évaluation des
compétences des acquis des motivations et du potentiel,
négociation du projet professionnel, architecture de cursus
adapté, tutoring de l'étudiant pour l'aider en cas de besoin,
"gérer" son niveau de motivation, veiller au maintien du rythme et du
planning d'apprentissage, faciliter les échanges entre étudiants,
faciliter l'émergence de leaders (qui sinon rentrent en conflit avec le
tuteur), contrôler et valider les acquis en vu de la délivrance du
"label" correspondant au cursus suivi (certificat, diplôme,...)
v Possibilité pour les étudiants de mener de front
activité professionnelle et études (si possible dans le cadre
d'un enrichissement mutuel, l'activité professionnelle apportant
expérience pratique et motivation, comme dans toute véritable
formation en alternance)
Le e-learning conduit à l'éclatement des structures
d'enseignement en 3 métiers profondément distincts
· une économie de temps (déplacements, formation
mieux ciblée sur le niveau effectif de connaissance de chacun
évitant les répétitions démotivantes):
· à une efficacité plus grande (tests
effectués par l'armée de terre américaine montrant que les
apprenants en ligne obtenaient de meilleurs scores pour un temps de formation
réduit) la Société générale qui
prévoit de former ainsi 20.000 salariés, estime que pour la
bureautique le temps d'apprentissage était réduit d'un facteur 2
à 4
ð La délivrance des enseignements: qui nécessite des
équipes de "tuteurs" alliant compétences scientifiques et
qualités humaines (capacité d'écoute, de jugement, de
charisme, d'animation, d'organisation). Il s'agit d'une activité de
service destinée au "client" final (B to C)
ð L'élaboration de plates-formes logicielles permettant
d'utiliser les cours, de gérer le tutoring et d'assurer les fonctions
administratives : il s'agit d'une activité de start-up d'Internet
Une industrie de support technique (caméras, émetteurs
hertziens,...) s'est développée a côté
Il subsiste pour un public "d'élite" quelques grands Opéras et
prestigieux théatres ... souvent déficitaires
Le e-learning est ainsi un enjeu pour notre balance commerciale (la
Banque Merrill Lynch estime que ce marché, hors système public,
pourrait croître de 3,6 Milliards de dollars en 1999 à 25 en
2003). Le Crédit Suisse l'évalue de son côté
à 40 Milliards de dollars en 2005
... mais aussi pour notre balance "culturelle": imaginons que
des universités comme Stanford ou Harvard offrent des formations
reconnues sur le plan international sous le "label" d'un prix Nobel et qui,
grâce aux économies de transport et de séjour revient
finalement moins cher qu'une formation universitaire (ou continue) en France,
que choisiront les étudiants (ou leurs parents) et les employeurs? ne
peut-on craindre, tant pour nos étudiants que pour ceux de pays tiers
où l'influence française se maintient de douloureuses
conséquences?: ne risque-t-on pas d'assister à la même
concentration qu'à Hollywood pour le cinéma aujourd'hui, nos
Ecoles étant reléguées au rang de "relais de tutorat"
Jan Rembowski ESC Reims?
Ce problème ne concerne évidemment pas seulement l'enseignement
supérieur
Cette mutation va entraîner de fortes évolution des
métiers d'enseignant: la disparition du "professeur"
délivrant son enseignement dans de grands amphithéâtres au
profit d'équipes pédagogiques élaborant des cours d'une
part et de tuteurs d'autre part
Evidemment une telle évolution met en exergue un certain nombre
d'aberrations du système actuel: un seul exemple, des enseignants
dans le supérieur payés en fonction du nombre d'heures de cours
(quelqu'en soit la qualité) à un tarif horaire ne
dépendant que de la qualité de la recherche (qui peut n'avoir
aucun rapport avec l'enseignement), le travail de préparation des cours
et le tutorat n'étant pas évalué ni
rémunéré alors que ce sont les métiers qui
subsisteront...
De nombreuses questions restent ouvertes: Quel modèle économique?
Logiciels libres? B to B?, ASP?, quelle rémunération pour les
auteurs des cours? Droit d'auteur? statut des e-professeurs?
Il est bien clair enfin qu'une telle révolution dans un domaine aussi
délicat nécessiterait un accompagnement substantiel en
matière de recherche en "ingénierie pédagogique"
aujourd'hui quasi inexistante, notamment pour voir comment articuler le
présentiel (pour souder les promotions et créer par là des
réseaux indispensables dans la vie professionnelle) et le virtuel,
comment concevoir des enseignement efficace (consolider les acquis
professionnels, utilisation de l'aspect ludique propre à
l'efficacité des apprentissages dans toutes les espèces animales,
apprentissage des savoirs faire, adaptation à la forme de l'intelligence
de l'apprenant et à ses rythmes, articulation entre travail individuel
et travail en équipe, éducation des sens de la curiosité
de l'initiative de l'innovation et du risque, ...)
C'est également un domaine qui devrait voir naître de nombreuses
start-up: nos Grandes Ecoles, notamment celles relevant de notre
ministère devraient devenir des incubateurs dans ces domaines
Dans le dossier consacré par Les Echos à ce sujet, il
est recensé 250 universités virtuelles sur Internet
(évaluation de Jacques Perriault de Paris-X) et il s'en ouvre
tous les mois.
En raison de son immense territoire, peu peuplé et aux conditions
climatiques difficiles le Canada fait partie des précurseur.
L'Université d'Athabasca en Alberta a démarré sur
Internet dès 1994 (elle avait auparavant une activité classique
d'enseignement à distance). Avec 100 professeurs, 200 tuteurs elle
compte 20.000 étudiants. Elle offre 450 programmes dans tous les
domaines scientifiques et littéraires et 37 MBA
Elle reçoit168MF de financement public et facture ses cours 400$
Une dizaine d'autres Universités Canadiennes, comme Teluc au
Québec, proposent de tels enseignements et 200.000 étudiants les
suivent (prévisions à 5 ans : un tiers des cours sera suivi sur
Internet)
Une innovation pédagogique à noter: d'ici à 2 ans
l'obtention d'un diplôme universitaire nécessitera d'avoir obtenu
une unité de valeur en ligne, gage du développement du e-learning
... et surtout de l'aptitude des étudiants tout au long de leur vie
professionnelle de savoir utiliser Internet pour apprendre
Les intranets de formation des Grandes entreprises comme IBM, Microsoft
ou Pricewaterhouse constituent également aujourd'hui de
véritables universités
Selon une étude d'Arthur Andersen le e-learning ne représente en
2001 que 2% des dépenses des entreprises françaises contre 60%
aux USA. 11% de nos entreprises utiliseraient le e-learning contre 90% aux US
Un site de référence :
www.distance-educator.com
Voir également la téléformation dans les entreprises
page
162 et la
recherche de formation sur le web
page
151
2.5.1.4 Les professions financières: banques,
assurance, courtiers, bourses des valeurs...
Zona Research
www.zonaresearch.com
considère qu'elles sont les premières qui risquent d'être
touchées dans leur existence même par le développement
d'internent si elles ne changent pas radicalement leur façon de
travailler.
L'interpellation de Bill Gates lors de la conférence "retail
delivery" de 1996 :
l'Etude de l'OCDE sur les incidences du commerce électronique
(août 1998
www.oecd.org )considère
que les technologies de l'internet permettent aux banques d'économiser
89% de leurs coûts de distribution et les banques finlandaises ont
déjà réduit leurs effectifs de 50% avec les
télé procédures
"nous ne croyons pas à la banque en ligne pure et dure, l'Internet
n'est pas un eldorado mais une source potentielle d'économies
considérables" Moody's
Malgré cela, certaines banques françaises se proposaient
encore en 2000, sur le modèle du minitel de facturer 6 Francs les
clients qui leur en économisent 5,95 (en effectuant eux-mêmes
leurs transactions par l'Internet) sous prétexte que "cela leur rend
service", alors que l'on aurait pu imaginer logiquement qu'elles fassent partie
des premiers fournisseurs d'accès gratuit en prenant même en
charge les coûts des minutes de communication consacrées à
la gestion des comptes.
Et ce d'autant plus que comme l'a constaté la filiale
luxembourgeoise d'une banque française, les 25% de sa
clientèle passée sur internet représentaient 65%
des transactions totales...(le bon sens a fini par triompher en 2000 avec des
services comme voonoo)
A la Wells Fargo il est apparu que les clients internautes
étaient deux fois plus "rentables" que les autres et que ceux-ci, en
général plus mobiles géographiquement restaient 3 fois
plus fidèles à la banque lors d'un déménagement
(Bill Finkelstein de la Wells Fargo séminaire Aftel NY 98)
Cette analyse est confirmée par la SEB (une des 3 grandes banques
des Pays Nordiques): ses "e-clients" lui rapportent 2,5 fois plus que le
client moyen. En conséquence elle a décidé un
programme visant à faire passer l'ensemble de sa clientèle sur
internet pour les opérations courantes et en conséquence elle
prévoit de fermer 80% de ses agences sur 4 ans. Elle
considère que cette stratégie lui permettra d'étendre ses
services sur l'ensemble de l'Europe en 'écrémant" le
marché, les clients "branchés" étant les plus rentables.
Notons que cette Banque fait partie de la Galaxie Wallenberg, dont une
autre branche, OM Gruppen, qui est propriétaire de la bourse de
Stockholm et qui met en service Jiway, bourse tout électronique a
"osé" lancer une OPA hostile sur la vénérable Bourse de
Londres en 2000, ce qui a entraîné la rupture de celle-ci avec
Frankfort
Pour les produits financiers banaux, des systèmes de distribution
comme Carrefour (qui en outre peut proposer le choix entre les produits
financiers de plusieurs établissements) serait peut-être plus
adaptés grâce à des amplitudes d'ouverture plus large et
des coûts de fonctionnement plus modestes "il est temps d'appliquer les
recettes du commerce moderne aux services financiers" Damien Guermonprez
DG de la filiale finance d'Auchan
D'ailleurs en France la plus importante banque directe multicanal, avec plus de
200.000 clients dès 2000 est la Covefi, filiale des 3 suisses
www.covefi.fr
Certains jeunes hauts responsables de nos grandes Banques vont jusqu'à
assimiler le comportement interne de nos grands établissements
financiers actuels à celui des maîtres des Forges en 1960,
quelques années après l'ouverture du marché commun,
organisés en fonction de la production et non du client, leur
prospérité semblant refléter la pertinence des choix
stratégiques, alors qu'elle ne faisait que résulter de l'inertie
des rentes de situation:
Il est aujourd'hui encore choquant pour certains d'imaginer que
business village, filiale de BNP-Paribas, pourrait offrir
à ses clients une palette de services financiers, en mettant en
concurrence les produits les plus performants du marché et ne pas se
contenter de fournir ceux de sa maison mère
Plus choquant encore serait d'imaginer qu'une Agence Bancaire pour
amortir l'investissement considérable qu'elle représente,
pourrait faire autre chose, qu'écouler les produits maison, et qu'elle
puisse s'attacher à répondre à la globalité des
préoccupations du client qui en franchit le seuil: gestion de son
patrimoine (immobilier, bourse, oeuvres d'art, fiscalité, assurance,
succession,...) gestion de sa trésorerie (outils de paiement,
tableaux de bord, crédits à la consommation,...).
La crédibilité n'impliquerait-elle pas alors que le
conseiller puisse lui proposer les meilleurs produits, et donc y
compris ceux de la concurrence ? ne faut-il pas clairement
séparer la production de la distribution?
Voir page
127 Dans le téléphone,
l'informatique ..ou l'épicerie cette mutation a été faite
depuis longtemps, les produits financiers sont-ils si différents qu'ils
puissent se permettre de rester dans une logique de l'écoulement de la
production? Certaines timides avancées ont été faites
(sicav, certains produits d'assurance,...) ne faudrait-il pas aller
beaucoup plus loin?:
C'est le projet de Bernard Arnault avec Zebank
www.zebank.com, encore
faut-il ne pas sous estimer la fonction de conseil, ce qui, notamment dans
le domaine financier passe nécessairement par un contact personnel en
"face à face": cette absence risque de confiner Zebank à une
niche de faible rentabilité, alors qu'il aurait pu s'appuyer sur le
très dense réseau de courtiers indépendant (assurance-vie
et gestion de fortune) qui, avec des outils d'aide à la gestion de
patrimoine performants auraient pu trouver là un précieux outil
pour renforcer leur efficacité et diminuer leurs coûts de gestion.
C'est dailleurs la politique mise en oeuvre avec succès par les AGF
avec I-Bank qui a dépassé 100.000 clients et 540
M€ de dépôts mi 2001, 6 mois après son lancement
contre 20.000 clients et 68 M€ pour Zebank(
voir page
80)
"le modèle gagnant sera celui qui associera courtage en ligne, banque
directe et réseau de conseillers indépendants: les clients sont
confiants dans les services en ligne mais une fois par an ils ont besoin de
voir un conseiller"Huw Van Steenis, analyste de Morgan
Quel rôle joueront les "account aggregators",
sociétés qui consolident les comptes clients sur un écran,
en utilisant les codes fournis par les clients pour accéder aux
données de différents fournisseurs comme, Yodlee
www.yodlee.com
Les Banques n'ont par exemple pas vu arriver les courtiers en ligne qui
en cassant les prix et en fournissant des informations de qualité
se sont appropriés 15% du marché des transactions des
particuliers
E-Trade,
www.etrade.com, 3,7millions de
clients en juin 2001 avec plus de 50 Milliards de dollars de
dépôts continue à croître au rythme de 80 000
nouveaux comptes par mois (notamment par des rachats) et le volume des
transactions qu'il gère , après seulement 7 ans d'existence
(120.000transactions quotidiennes) est équivalent à la bourse de
Paris
Fort de ce succès e-trade a lancé en janvier
e-offering, banque d'investissement en ligne: elle prendra des
commissions limitées à 4,5% des montants levés contre les
7% habituellement pratiqués sur le modèle de Wit Capital
www.witcapital.com qui
l'avait précédé sur ce créneau.
La firme est par ailleurs derrière la création de
l'International Security Exchange, un système de transaction
électronique qui ambitionne de concurrencer le Chicago Board Option
Exchange (les Echos du 13/1/99)
A l'été 1999 elle a également pris le contrôle de
Telebank Financial pour 1,8 Milliard de dollars, banque en ligne
spécialisée sur les prêts immobiliers
L'entreprise arrive en France en commençant par s'associer avec CPR
www.cpr-etrade.com en
1999 avant de reprendre sa liberté pour un développement autonome
(éventuellement de concert avec un leader européen)
Charles Schwab
www.eshwab.com (7 millions de
compte) basé à San Francisco, existe depuis 20 ans et s'est
convertie au web plus récemment: elle reste N°1 en misant sur le
conseil personnalisé. Début 2001 elle valait 33 milliards de
dollars (contre 29 par exemple pour Meryl Lynch)
Fillastre qui est une belle réussite, bien qu'elle ait
été développée au sein de la Société
Générale n'était pas au catalogue du réseau...
Au total il y aurait aux USA 8,4 millions de personnes avec des
portefeuilles dépassant les 100.000$ (420 milliards de dollars au total)
opérant en bourse via internet, avec 450.000 ordres quotidiens (soit
22%des échanges), offrant 1 milliard de dollars de commissions
aux quelques 60 firmes de courtage existant actuellement
En l'an 2000, en Europe l'Allemagne arrive en tête (400.000) pour 100.000
en France (et par exemple 200.000 en Suède)
également voir
page
136 le
chapitre consacré aux bourses
Par ailleurs Compubank
www.compubank.com,
première banque fonctionnant exclusivement sur internet, a vu le
jour en octobre 1998.
Elle est suivie par Egg
www.egg.com , filiale du groupe
britannique Prudential, qui n'accepte plus depuis avril 1999 que des
clients en ligne: selon Mike Harris "l'exploitation des services
bancaires grand public par internet est 4 fois moins coûteux que par
téléphone et 10 fois mois chère qu'à travers les
agences traditionnelles" ce qui lui permet de servir des intérêts
trois fois plus élevés sur les comptes à vue (5% contre
1,5%).
Avec 500.000 clients après 6 mois d'activité, et
1,2 millions en août 2000, elle se classe au 8ème
rang mondial du classement IBM-Interbrand après la Citybank l'UBS et
Wells Fargo, mais avant le crédit Suisse et la Commerzbank, et avec 5
milliard de £ elle revendique 40% de part de marché sur les
nouveaux dépôts
Elle propose crédits immobiliers, prêts personnels et
bientôt assurance-dommage, cartes de crédit et produits de
placement financier. Elle fournit évidemment accès internet et
e-mail gratuit
En Août 1999 création en Irlande sous l'impulsion notamment
de Intel, Méru, Apax et Vertex de la première banque
paneuropéenne 100% Internet: First-e
www.first-e.com (ses
services devraient être opérationnels en France mi-2000)
En Août 2000 c'est au Japon que naît la banque 100% en ligne
Japan Net Bank en association avec l'opérateur
téléphonique NTT Docomo et un réseau
d'épiceries de proximité pour les retraits de
liquidités
Mentionnons également
@ - Entrium en Allemagne 700.000 clients N°1 européen
de la banque sans guichets compte 60% de clients ayant accès à
internet (en Allemagne on compte aujourd'hui 3,5 millions de compte en ligne
avec un rythme de doublement annuel (pour mémoire le leader en France,
Banque Directe compte 57.000 clients)
@ - SE-Banken appartenant à la "constellation" Wallenberg"
en Suède, avec 300.000 clients sur internet en 2000 et a
racheté BfG en Allemagne au Crédit Lyonnais pour en faire la
tête de pont de son offensive internet sur ce pays
Aujourd'hui à côté des 200 sites financiers sur internet
comme ceux de la City Bank ou de la Wells Fargo,
opérationnels dès 1995, on en compte une dizaine opérant
exclusivement sur l'Internet (Compubank à Houston, Atlanta
Internet Bank, ...)
Rappelons que dans son plan stratégique City Group qui revendique
aujourd'hui 300 millions de comptes s'est fixé un objectif de 1
Milliard de clients en offrant à ceux-ci de gérer l'ensemble
de leurs comptes dans les autres établissements par son
intermédiaire (Chris Zaharias Netscape, séminaire Aftel
nov 98)
Maintenant tous les "portails" d'entrée sur le web comme Yahoo!
ou Aol, lancent leur chaîne "finance" offrant plate-forme
d'informations économiques et financières conseils grâce
à des partenariats éditoriaux ainsi qu'un centre de courtage en
ligne permettant d'acheter et de vendre en ligne par l'intermédiaire de
courtiers électroniques comme e-trade
AOL qui a lancé "personnal finance" en 1996 compte
actuellement 10,5 millions de clients
(Cf classement des meilleures cyberbanques par l'association online banking
www.obanet.org )
L'Atelier Bnp-Paribas estimait qu'en 1998 entre 10 et 15% des
prêts aux USA, soit 1500 Milliards de dollars étaient
directement influencés par la consultation de sites Web
spécialisés qui outre un riche contenu éditorial
permettent de rechercher sur le marché le meilleur taux en fonction du
profil de risque du client - et en faisant l'économie des
intermédiaires financiers monoproduits
e-loan
www.e-loan.com : 15.000
demandes de prêts par mois, Get Smart
www.getsmart.com 50 000 par
mois, Quicken Mortgage
www.quickenmortgage.com
qui rassemble les propositions de 11 banques pour une comparaison
immédiate, 800.000 visites par mois,...). En France Selectaux a
lancé un site adapté aux spécificités
françaises
GE Equipement finance a créé en 2000 un extranet
permettant d'accorder en quelques minutes pour les dossiers simples, (50% des
demandes de ses apporteurs d'affaire), un crédit permettant de financer
les achats de leurs clients
Toutes ces évolutions devraient conduire à l'avenir à
une claire séparation des fonctions de production de services
financiers de celles de distribution, car le client exigera de plus en plus
de pouvoir comparer des offres et n'acceptera plus d'être enfermé
dans celle de sa banque:
C'est une des raisons qui fait que paradoxalement, business-village,
filiale de Bnp-Paribas n'offre pas de services financiers: Il ne serait pas
crédible de n'offrir que les produits de la maison mère mais les
esprits ne sont pas encore murs pour franchir le pas...
Un classement réalisé par Interbrand et IBM en mai 1999
des meilleures banques permet aux établissements scandinaves, allemands
suisses et britanniques de se placer honorablement au cotés de leurs
confrères nord américains. ce n'est malheureusement pas le cas
des 7 banques françaises sélectionnées (sur un total
de 45) dont aucune ne figure dans la liste des dix nominées: la
différence s'est faite sur le caractère clair, complet et
structuré du service offert aux clients mais selon l'AFB le retard des
banques françaises sur Internet est moindre qu'on ne le dit
Banque Directe (
www.banquedirecte.fr )
décolle plus lentement qu'espéré tandis qu'en Allemagne
son homologue Comdirect dégage déjà des
bénéfices (valeurs boursières : 9 milliards de dollars).
"quand le taux de pénétration atteindra 15%, c'est à dire
quand les clients les plus intéressants iront sur le Web, nos grandes
Banques souffriront" (étude Chevreux)
Les assureurs ne sont pas non plus à l'abri de ce manque de
clairvoyance. Là aussi les nouveaux courtiers tels Insweb
http://insurance.yahoo.com
qui agrège et compare l'offre d'une vingtaine de compagnies
d'assurance devrait leur donner à réfléchir
Notons toutefois l'initiative de E-santé
www.e-sante.com , filiale du groupe Azur qui
en juillet 1999 était la première à proposer la
souscription en ligne d'un contrat d'assurance santé
complémentaire, ainsi que Reflex
www.reflex.tm.fr ou Maaf
Assurances
www.maaf-assurances.fr
En oct 2000 les AGF ont annoncé
@ - une ambitieuse politique dans la banque à
distance, secteur où elle n'est pas, avec I-Bank (une banque
qui offre toute la palette des services avec un compte
rémunéré à 5%, qui vise 500.000 clients
à 3 ans avec un investissement de 700Mfelle a dépassé
déjà atteint 100.000 clients et 540 M€ de
dépôts mi 2001.
@ - Une politique discrète dans l'assurance
(Okaou), où elle ne peut se permettre de faire de la peine
à ses 3000 agents généraux,
Dans le domaine de l'information financière de très
nombreux services se sont mis en place (
www.mine-yours.com de l'AFP,
www.woqats.com ,
www.netcote.com ,...) qui
proposent en outre des mécanismes d'alerte et des
systèmes experts pour assister le gestionnaire
Pour les renseignements financiers citons
Dun&Bradstreet :
www.dbisna.com
Et en France Societe.com
www.societe.com (gratuit) ou
SCRL
www.scrl.com filiale de la
COFACE.et surtout @rating
www.cofacerating.com
qui permet d'accéder à la notation, voire à la
labellisation de l'entreprise
voir page
120
De nombreux produits ou services financiers ont vocation à être
un simple composant d'un produit plus complexe:
Bien entendu les "market places" que sont les bourses de valeur peuvent trouver
dans les outils de l'Internet les moyens d'être plus efficaces et moins
coûteuses: ces vénérables institutions ont
été violemment bousculées par les nouveaux entrants et ont
du engager une rapide mutation
voir page
136
v Les crédits (immobiliers, véhicules, crédits
à la consommation) peuvent être intégrés dans une
offre globale (
voir page
130) les courtiers en crédit
immobilier que nous avons vu plus haut, qui mettent en concurrence les
"fabricants" de produits financiers fournissant leur services au travers de
portails globaux (panoranet et Mynewdeal interviennent en backoffice de
nombreux sites immobiliers)
Enfin Internet offre la possibilité d'innover dans les produits
eux-mêmes : ClickOption
www.clickoption.com
lancé en 2001 par la Société générale met
à la disposition des particuliers, en écrasant les coûts et
les marges de gestion, des produits jusqu'alors trop complexes et
réservés aux professionnels de la finance qui permettent de
parier sur un événement boursier
2.5.1.5 Les producteurs de services de loisir : hôtel, tour operator,
opérateurs de billetterie
En Allemagne le premier voyagiste européen (Preussag) mise
à fond sur Internet et prévoit d'y réaliser 20% de son
activité, en Angleterre Martha Lane Fox fonde à 26
ans avec Brent Hoberman (29ans) Lastminute.com spécialisée
sur le voyage soldé à la dernière minute pour lequel
Internet est particulièrement bien adapté (introduit au "bon
moment" en bourse en mars 2000 à plus d'un milliard de £)
Dans ce domaine en France le minitel a permis de bien roder le
modèle et les entreprises dynamiques de la profession réalisent
la transposition sans grande difficulté avec chaque jour de nouvelles
initiatives (visites virtuelles, accès par téléphone
mobile, couplage Web avec un centre d'appel, sites éditoriaux de plus en
plus riche permettant de préparer les voyages, techniques de
fidélisation, mails personnalisés aux clients abonnés,
partenariats avec les moteurs de recherche,...)
Pour les réservations de chambres Internet permet de diviser jusque par
trois les coûts et d'assurer un meilleur remplissage grâce à
un véritable "yield management" et aux nouvelles possibilités de
ventes de dernière minute
"En une année Internet est passé du statut de gadget
branché à celui d'enjeu stratégique pour l'industrie
du tourisme" Les Echos 14 juin 2000
Dégriftour
www.degriftour.fr,
www.reductour.fr,
www.promovac.com,
www.abcvoyage.com pour les
tour operator (racheté en août 2000 par Lastminute.com
Club Med Online
http://www.clubmed.com,
Accor
www.accor.com (3 portails,
7 sites en 3 langues, Nouvelles Frontières
http://www.nouvelles-frontieres.com et
http://encheres.nouvelles-frontieres.fr), et cheques autres y font
leurs premiers pas avec plus ou moins de bonheur
Relais&Châteaux
www.integra.fr/relaischateaux pour l'hôtellerie
De nombreuses start-up se sont lancées sur ce créneau
: Jador.com
www.jador.com pour
réserver hotels et spectacles, Outdoor Attitude
www.outdoor-attitude.com
ou Skihorizon
www.skihorizon.com pour
les passionnés de nature et de sport d'aventure, Baoom.com
www.baoom.com
répertorie des centaines de fêtes, prétexte à des
déplacements
Malheureusement ce n'est pas encore en l'an 2000 le cas général:
une enquête du quotidien du tourisme révèle que 91% des
agents de voyage ignorent encore les possibilité d'Internet et que 80%
des agences ne sont même pas reliées au Web!
2.6 les professions où l'information est au coeur de la valeur
ajoutée, mais qui, néanmoins, nécessitent un contact
physique ou la livraison d'un objet :
c'est un domaine où Internet devrait permettre l'émergence
d'activités nouvelles
· les professions de la santé
(télémédecine, suivi des patients, information sur les
médicaments, gestion des feuilles de soins et des remboursements,
télésurveillance à domicile en cardiologie,...). la
e-santé est un marché gigantesque où des mutations
majeures commencent à se faire jour
· les sociétés de recherche sous contrat
· les formateurs (encore que certains imaginent des formations,
même diplômantes entièrement délivrées sur le
web)
· les agents immobiliers (vente ou location)
· les commissaires priseurs
· les agences de publicité
2.6.1.1 Parmi les métiers à réinventer : ceux de la
chaîne éditoriale
2.6.1.1.1.1 Les livres
- il produit un catalogue sur Internet (
www.editions-cylibris.fr )
- à la réception d'une commande il lance l'impression de l'ouvrage
Les manuscrits étant aujourd'hui livrés sous forme de disquettes,
travaillant sans aucun stock, il peut se permettre de "publier" des auteurs
nouveaux sur lesquels les opérateurs classiques refusent de prendre le
risque éditorial
00h00.com (
www.00h00.com), créé par
Jean-Pierre Arbon, (et racheté par l'américain Gemstar)
propose pour sa part le choix entre le Téléchargement et l'envoi
de l'ouvrage (prix de revient de l'impression par Dupli Print: 30F). en outre
il offre forums, éditos et animations spéciales pour la
communauté de lecteur qu'il cherche à créer: le livre peut
ainsi être prolongé par un débat entre les lecteurs.
Cette nouvelle approche permet également d'éditer des ouvrages
spécialisés à faible tirage
De même elle autorise de nouvelles formes d'écriture
grâce à l'hypertexte on peut sortir de la narration linéaire
Librissimo (
http://librissimo.com racheté par France
Télécom) édite les fac similé de livres rares ou
épuisés (400.000 titres des Jésuites de Chantilly et des
Dominicains du Saulchois) des accords en cours de négociation avec une
douzaine de bibliothèques devraient permettre de proposer 1 million
d'ouvrages (coût : 500 F à plusieurs milliers de F pour les
ouvrages fragiles de grand format)
Chapitre.com
www.chapitre.com créé en 1997 par Juan
Pirlot de Corbion recherche en outre pour vous, dans son catalogue de 400.000
ouvrages épuisés, chez 250 libraires spécialisés
dans l'ancien le livre rare que vous recherchez
Alibabook
www.alibabook.com qui fonctionne sur
le modèle de la partie librairie d'amazon.com vous permet de choisir
parmi 400.000 références et, par des contrats de partenariat est
présente sur des centaines de sites dont les visiteurs sont susceptibles
d'être intéressé par un livre
Les Editions du Cherche Midi
www.cherche-midi.com
utilisent internet pour donner une chance aux jeunes auteurs en mettant leur
livre en téléchargements gratuitement pour tester les
réactions des lecteurs avant d'en réaliser un tirage papier
Le site
www.livre.net recense toutes les librairies
présentes sur le Net
A travers les cinq exemples ci-dessus, on voit bien que des professions
d'intermédiaires comme les éditeurs, les libraires, les
disquaires, les critiques littéraires ou musicaux vont devoir
complètement repenser leur métier avec cette modification
radicale de la chaîne de valeur : jusqu'à présent le
risque industriel résidait dans les invendus et le coeur de
métier consistait à faire le bon choix. Demain ce risque
pourra être évacué.
Par ailleurs la modification radicale de la chaîne logistique permet une
chute drastique des invendus: le taux de retour aux éditeurs passe des
40% traditionnels à 2%!
Le nouveau besoin du client, comme de l'auteur, est ailleurs :
Sans le filtre éditorial la production va exploser, noyant le
consommateur sous une masse d'opportunités qu'il ne peut explorer sans
aide
D'un autre côté l'oeuvre numérisée peut-être
très facilement reproduite, se pose le problème de la
rémunération du créateur et donc la gestion du copyright
au niveau mondial (problème à la fois technique et de principe :
la SACEM est-elle bien adaptée à ce changement de paradigme ?
d'autres formules se mettent en place à partir de "tatouage" d'oeuvres
et d'agents intelligents qui parcourent le Web à la recherche
d'utilisations non autorisées. (&&b)
Les nouveaux intermédiaires devront donc centrer leur activité
sur de nouveaux services :
· critiques littéraires ou musicaux pour guider ses choix
· organisation de clubs de personnes ayant des goûts communs
pour fidéliser le client
· analyse des goûts du consommateur à travers ses choix
d'ouvrages et les questions posées au moteur afin d'être en mesure
de lui suggérer des achats
· analyse des envies des clients potentiels pour rechercher,
détecter ou fabriquer de nouveaux "talents" et assurer leur
promotion (type Spice girls) "the brand is the artist, not the
label" Matthias Keudel de Getmusic.com
www.getmusic.com
· capacité à protéger les oeuvres et à
gérer le copyright
· performance du circuit logistique (gestion mondiale des stocks,
capacité d'impression à la demande, rapidité de livraison,
système de facturation adapté à chaque client, ...).
2.6.1.1.1.2 La musique
Avec le standard MP3 pour la musique et DivX pour la vidéo
www.divx.com le problème
de la gestion des droits d'auteur est loin d'être totalement
réglé
L'exemple emblématique de ce nouveau phénomène a
été Napster: il proposait un annuaire ou les internautes
indiquaient les titres qu'ils étaient prêts à donner, les
échanges se faisant ensuite directement entre particuliers. Il a eu
jusqu'à 37 millions d'utilisateurs et 1,5 millions
téléchargements journaliers au sommet de sa gloire: la plus forte
croissance connue du Web. Il a constitué un véritable cataclysme
qui a ébranlé l'ensemble de l'économie du secteur. Sur le
plan juridique son point faible était de disposer d'un serveur central
et la perte de son procès l'a conduit à se vendre à
Bertelsman et à offrir un système payant ce qui l'a
marginalisé
Le relais a été pris par des logiciels de P to P
voir page
34 qui permettent de la même façon
un échange de disque dur à disque dur mais sans annuaire central,
offrant ainsi moins de prise aux avocats. Ils permettent des échanges de
tous types de fichiers (musique, vidéos, logiciels,...)
Les principaux services qui ont pris le relais de Napster en février
2001 se nomment Audiogalaxy, Fast Track, Gnutella et
I-Mesh. A eux quatre, en moins de 6 mois ils ont déjà
largement dépassé les scores de Napster à son
apogée avec 3,05 milliards de fichiers téléchargés
et une croissance de 60% par mois et il faut en rajouter de nombreux autres:
Kazaa, autres Hotline, bearshare, Limewire, ...
des copies du film "American Pie 2" produit par les studios Universal
circulaient sous le format DivX sur de nombreux systèmes peer-to-peer
(P2P), notamment via un logiciel appelé Hotline, et cela une
semaine avant sa sortie officielle aux États-Unis, le 10 août
2001....
Quel nouvel équilibre naîtra-t-il des procès en cours?
Morpheus, KaZaA et Grokster utilisent le réseau
FastTrack, téléchargés plus de 34 millions de fois,
et c'est 1,5 milliards de chansons et de films qui ont été
échangés rien qu'en l'espace du mois d'août 2001.
La tâche des majors sera beaucoup moins facile qu'avec Napster, Scour et
Aimster, trois autres "pirates" déjà réduits au silence
par la justice. En effet, la société FastTrack est
basée à Amsterdam, hors de portée du tribunal de Los
Angeles où la plainte a été déposée mardi
soir. De plus, contrairement à Napster, le réseau FasTrack ne
repose pas sur un serveur central, et pourrait survivre à la mort de
l'entreprise qui l'a créé.
http://news.cnet.com/news/0-1005-200-7389552.html?tag=nbs
Le standard SDMI, secure digital music initiative
www.sdmi.org , avait
tenté d'apporter une réponse mais en quelques jours il a
été "cassé" avant même sa sortie
Cette nouvelle approche commerciale permettra de réactiver les fonds
de catalogues des éditeurs, riches de plusieurs millions de titres
(qui ne sont aujourd'hui plus proposés à la vente),
Elle permet également d'éditer de jeunes auteurs qui, dans
l'économie du système actuel, ne peuvent l'être :
Spinner.com (
www.spinner.com) nouvelle
forme de radio sur internet (120 chaînes différentes) lance 125
artistes nouveaux...par jour
Goodnoise
www.goodnoise.com vend
chaque chanson téléchargée en MP3 pour 99cents
Un autre modèle totalement révolutionnaire, celui de la
société britannique StarGig.com
http://StarGig.com diffuse
gratuitement les jeunes artistes sur le web qui vient d'être
lancée en août 1999 avec une mise initiale de 3 millions de £
par Terry Ellis en partenariat avec le Business angel Damian
Aspinall.
Il vient d'acquérir Register.com
http://Register.com (qui
recense 250.000 groupes indépendants dans le monde). Son credo:
libérer les jeunes artistes des 5 grandes compagnies de disque et leur
permettre de trouver un public et de se créer de la
notoriété qui leur permettra de vivre de leurs concerts et
tournées...
Aujourd'hui plus de 100.000 sites sont consacrés aux artistes
2.6.1.1.1.3 la valeur attachée à la connaissance du
client
comme nous le verrons plus loin, amazon.com
www.amazon.com . le
célébrissime libraire de l'Internet après ses
développements dans les CDROM et les produits informatiques a par
exemple étendu son offre aux ... produits pharmaceutiques et
cosmétiques en prenant une participation de 46 % dans Drugstore.com (le
Monde, 5 mars 1999 voir
page
104)
2.6.1.1.1.4 De nouveaux modes de rémunération : les liens
marchands, affiliation
Il est clair que dans la démarche commerciale le fait de "rabattre"
ainsi le client est un élément essentiel qui justifie une
rémunération.
Ce type de liens commerciaux, rémunérés en fonction
des ventes qu'il génère devient une modalité de plus en
plus importante de rémunérations des "nouveaux
intermédiaires" (affiliation) : Amazon a dépassé 600.000
sites affiliés en 2001 dans son "Associate Programme"
www.amazon.com/exec/obidos/subst/partners/associates/associates.html
Celui-ci est usuellement rémunéré par une commission
allant de 5 à 15% du montant de la vente selon l'importance de la "plus
value" apportée en matière de sélection et de
conseil.(jusqu'à 20% pour le site de l'auteur qui assure
lui-même la promotion de son livre, soit une somme plus
élevée que le droit d'auteur lui-même)
Quelques fournisseurs de solution:
www.affiliate-channel.com,
www.befree.com,
www.404found.com
2.6.1.2 Les intermédiaires du marché
immobilier
Aussi, aux Etats Unis tout d'abord (
www.allapartment.com
&w,
www.realtor.com,...maintenant
réunis sous la bannière de Homestore.com) puis en Europe
et en France se sont développé d'innombrables sites:
depuis les petites annonces:
www.lacentrale.fr,
www.pap.fr,
www.indicateurbertrand.com
,
www.ibneuf.com,
www.immobiliereentreprise.com,
www.seloger.com,
www.bellesdemeures.com,
www.domusnet.com,
www.immoweb.com,
www.unsipetitmonde.org,
...
les sites conçus pour les propriétaires: rediffusion
des petites annonces vers les dizaines de sites où celles-ci sont
publiées (voir ci-dessus), news, shopbots (robots d'achats)
spécialisés dans la recherche de biens immobiliers à
acquérir (ImmoBot), information et conseil juridique, gestion d'un bien
donné en location selon les mêmes modalités qu'un compte
bancaire avec une disponibilité 24/7, crédit immobilier,
assurance
www.directgestion.com
les annuaires
www.pagesimmo.com,...
jusqu'à des sites spécialisés comme ceux des
notaires:
www.immobilier-notaires.presse.fr,
www.paris.notaires.fr
www.maisons-France.presse.fr,...
ou ceux des organismes professionnels
www.anil.org,
www.snpi.com,
www.fnaim.fr,...
sans compter les 400 à 500 sites d'agences
immobilières comme
www.colliers.auguste-thouard.fr,
www.john-taylor.fr,
www.astime.com,
www.bourdais.fr,
www.rival-immo.com,
www.hestia.fr,
www.advalorem.com,
www.annonces2000.com,
www.real-estate-paris.com
,...ou les promoteurs et architectes
www.cogedim.fr,
www.franceconstruction.fr
,
www.meunier-promotion.fr
,
www.stimbatir.fr,
www.igloo-France.com,
www.anthonybechu.com,...
...avec quelques innovations comme les visites en
vidéo :
www.immo-by-tel.com,
www.immovision.com,
www.etnet.fr/not-net...
(voir étude de Netsurf avril 1999)
Début 2000 les Echos titrent : "au train où vont les choses il
sera bientôt plus facile de compter les professionnels qui n'y sont
pas": mais l'obligation de transparence et de productivité conduira
sans doute à de nombreux regroupements comme cela s'est produit aux
US
Cette surabondance est le signe d'un manque de maturité du
marché, c'est la période du premier engouement pour l'outil ou
chacun jette son offre sur le Web sans trop se soucier du problème du
client, de tâtonnement, de bouillonnement et d'opacité.
Nous verrons plus loin une approche totalement orthogonale qui s'est
développée outre atlantique. Il ne s'agit pas alors de vendre ou
de louer un bien immobilier mais d'offrir au client une solution globale
à l'ensemble du problème de l'acquisition ou de la location de
son logement voir
page
130
2.6.1.3 Les entreprises et professions concernées par la e-santé
Faisant largement appel à des masses considérables d'informations
très évolutives, à des échanges commerciaux portant
sur des produits périssables peu pondéreux et à
très forte valeur et devant être livrés très vite et
avec des exigences de traçabilité, à la gestion de
situations d'urgence, à de nombreux flux financier et à une
gestion administrative très complexe, il est naturel que l'Internet y
apporte de profonds bouleversements malgré les blocages liés aux
traditions des petits et à l'inertie des gros ... et à une
aisance financière de nombreux acteurs qui ne les incite guère
aux remises en cause
"En arrachant le monopole de l'information des mains du corps
médical,l'Internet permet brutalement à des millions d'individus
de passer du statut de petit actionnaire de leur capital santé à
celui d'actionnaire majoritaire" Gwenn Bézard
D'innombrables sites ont vu le jour: plus de 10.000 sites aux US (1.500 en
France) et sont consultés par un internaute sur deux soit 50 millions de
personnes (Medline, 9 millions d'articles, a vu le nombre de requêtes
passer de 7 millions en 1997 à 120 millions dès 1998).
Le malade atteint d'une maladie grave communique directement avec le producteur
de médicament et accède à la même information que
son médecin
Mais celui-ci peut dorénavant s'appuyer sur des sites d'aide au
diagnostic comme WorldCare
www.worldcare.com associe
les spécialistes des 10 plus prestigieux hôpitaux
américains comme Johns Hopkins. Coût dune consultation: environ
1000$)
Il peut s'appuyer aussi sur des communautés de praticiens comme
Physicians Online
www.po.com qui compte
déjà 200.000 membres (et permet par exemple à un
médecin de fabriquer son site en 5 minutes). Ce site communautaire,
véritable portail médical, offre des services également
aux patients et aux assureurs-santé
Des sites comme Thriveonline
www.thriveonline.com
DoctorDirectory
www.doctordirectory.com
ou HealthGrades
www.healthgrades.com
surveillent la qualité des soins des hôpitaux et des
cabinets médicaux afin de les noter en fonction de leur
efficacité médicale pour les patients (le "Michelin"
médical)
Le malade peut sur des sites communautaires discuter des options de
traitement avec d'autres patients: il est frappant de noter que contrairement
à ce que suggère l'image "froide" d'un ordinateur, un des
premiers apports de l'Internet vu par les personnes interrogées, souvent
isolées dans le monde réel, est la chaleur humaine
qu'elles trouvent dans ces communautés de soutiens qui existent pour
toutes les pathologies chroniques: un millier de groupes de soutiens attirent
chaque mois plusieurs millions de malades (NIH's CancerNet
http://cancernet.nci.nih.gov
Granny Barb and Art's Leukemia
www.acor.org/leukemia/
WebMD
www.webmd.com AllHealth
www.allhealth.com...)
"les patients déclaraient dans une enquête du SHN
www.shn.net recevoir plus
d'information sur leur maladie, leur diagnostic et leur traitement via
les communautés que via le corps médical"d'autres
études ont montré que ce soutien moral permet de diminuer le
nombre et la durée des hospitalisations
Ces communautés permettent également aux patients d'avoir un
poids leur permettant d'influer sur les décisions
la création en fev 2000 de l'Alliance pour les maladies rares
en France, qui rejoint Eurocordis au niveau Européen et Nord aux US
(National Organization for Rare Disorders), se donne comme objectif de pousser
les pouvoirs publics à favoriser la recherche sur les médicaments
destinés aux maladies rares
Il pourra également discuter sur de nombreux sites avec des
spécialistes la pertinence du diagnostic de son docteur:
Americasdoctor
www.americasdoctor.com
où la "salle d'attente" virtuelle voit défiler les
publicités..., a donné 2 millions de consultations en 1999,
Mediconsult
www.mediconsult.com,
200$ la consultation, Cyberdocs.com
www.cyberdocs.com, 50
à 75$
A l'inverse, il pourra aussi continuer à consulter son propre
médecin lorsqu'il est en voyage
Il peut mettre sur un site les éléments de son dossier
médical qu'il souhaite rendre accessible aux médecins n'importe
où dans le monde en cas d'urgence (PersonnalMD
www.personnalmd.com )
Des consultations en ligne ont été mises en place (dans le
cadre du système de santé Britannique) voire des
prescriptions en ligne (fortement encouragées en Australie ou
l'habitat très dispersé peut nécessiter un
déplacement en avion d'un "flying doctor" pour une consultation
médicale, aussi on y compte 250 sites de
télémédecine fin 2000)
Des e-Pharmacies ont vu le jour par milliers:
D'un côté elles peuvent être un facteur
d'économies substantielles en rationalisant la logistique et en
assurant un meilleur suivi des malades
D'un autre elles peuvent ouvrir la porte à toutes sortes d'abus
pouvant poser problème en matière de santé publique
(l'exemple emblématique en est la commercialisation du Viagra par
240 e-pharmacie sans que l'on soit certain que la consultation
médicale préalable ait été effectuée dans
des conditions satisfaisantes)
Les conséquences économiques sont difficiles à
prévoir :quelle sera la balance entre les économies dues aux
visites médicales ainsi évitées et celles qui auront
été initiées par un site d'aide au diagnostic?
D'après les études citées par la revue de l'Atelier
BNP-Paribas 75% des visites chez le médecin pourraient être
évitées, une e-consultation coûte la moitié du "face
à face", 20 à 50% des médicaments sont prescrits
inutilement, 250 Milliards de $ pourraient être économisés
grâce à Internet
Une étude menée par la compagnie d'assurance Kaiser
Permanente
www.kponline.org a mis en
évidence parmi les internautes utilisant ces sites que 15% avaient
évité une visite médicale et 46% un appel
téléphonique.... Mais 20% des utilisateurs avaient
été incités à s'adresser à un prestataire de
soin.
En tous cas on peut espérer des gains significatifs sur tous les
coûts logistiques et administratifs.(15 à 20% des primes servent
aux US à payer les frais de gestion)
Quelques sites majeurs sont en train d'émerger aux US (fusion de
Synetic &&w avec Medical Manager
http://www.systemsplus.com/press/press39.htm pour 1,3 milliards de
dollars et de Healtheon et WebMD pour 5,5 Milliards de dollars) :
eux aussi fournissent toute la gamme de produits et services nécessaires
pour les professionnels de santé et une très riche information
(communication des feuilles de santé, logiciels d'organisation,
consultation sécurisée des résultats d'analyse, obtention
du feu vert des assureurs et des sociétés de gestion de
santé pour certaines opérations,....)
La Mayo Clinic
www.mayohealth.org (1,5
millions de visiteurs par mois)a ouvert des services spécifiques pour
les réseaux internes (intranets) d'entreprise
avec quelques échecs là aussi bien entendu comme DrKoop
www.drkoop.com
en France notons planetmedica.fr
www.planetmedica.fr,
33docavenue.com
www.33docavenue.com,
notredocteur.com
www.notredocteur.com,
Med In Web
www.medinweb.fr,
Comsanté
www.comsante.com,
AtMédica (Havas)
www.atmedica.com,
Medisite
www.medisite.fr 200.000
visiteurs,a levé 110MF en sept 2000
Notre Réseau Santé Sociale peut y trouver là
matière a réflexion quant à ses marges de
progrès potentielles
en France les principaux sont
www.caducee.net,
www.comsante.com,
www.medinweb.fr,
www.medimania.com,
www.medisite.fr,
www.planetmedica.com,
www.psychonet.fr,
www.vitago.fr
voir également l'étude de l'Atelier BNP-Paribas d'octobre 1999
www.atelier.fr dont une partie des
informations ci dessus est extraite
Mais les outils de l'internet peuvent aussi très prosaïquement
apporter leur concours tout au long de la chaîne de santé pour
rendre plus efficace la logistique, favoriser le maintien à domicile par
un monitoring technique mais aussi un soutien psychologique permettant de
rompre l'isolement, diminuer les stocks, assurer la traçabilité,
écraser les coûts administratifs et apporter un outil
précieux pour gérer les situations d'urgence
2.7 Enfin les PME "ordinaires" (celles pour lesquelles le contenu
"immatériel" dans la valeur ajoutée n'est pas
considéré comme l'élément essentiel du
métier)
3 Quelles opportunités pour les PME "ordinaires" ?
Les outils de l'internet fournissent le nouveau système nerveux du
tissu industriel (conduite de projet ou de chantier, gestion
intégrée de l'entreprise, capacité à concevoir,
à fabriquer et à livrer des produits aussi efficacement dans un
réseau d'entreprise qu'au sein d'une seule (entreprise virtuelle),
support des personnels nomades (commerciaux, techniciens d'après
vente,..), télétravail, relations donneurs d'ordre
sous-traitants, gestion directe des approvisionnement par les responsables
opérationnels, gestion de la logistique, du service après
vente,...
bien que représentant moins du quart des enjeux économiques de
l'internet, bien des analyses se réduisent à ce chapitre (sans
parler des "boutiques en ligne" destinées à la vente au grand
public avec paiement électronique: ce segment d'application des
technologies de l'Internet qui a donné lieu à l'explosion
spectaculaire de nombreuses entreprises (les "dot.com") a
représenté 2% des enjeux pour 98% de la littérature)
· de recevoir de l'information: exploitation des ressources du web
: intelligence économique, veille technologique, recherche de
fournisseurs, de partenaires, gestion des alertes,
télésurveillance,...
· d'échanger des informations et de réaliser des
transactions: c'est là que les outils de l'internet apportent les
outils les plus méconnus mais les plus stratégiques pour les
entreprises car ils permettent économies,
réactivité et flexibilité, composantes
majeures de la compétitivité:
Essayons pour chacune de ces grandes fonctions d'examiner ce qu'une PME peut
attendre de ce nouvel outil
Nous examinerons cependant également quelques grands groupes à
titre d'exemple (...ou de contre-exemple) de mise en oeuvre de certaines
pratiques
3.1 Emettre de l'information : Site Web, Commerce
électronique
3.1.1 NIVEAU 0 : l'option "zombie" mettre sur le Web une
"carte de visite", le site "plaquette"
3.1.1.1 Le site zombie modeste. Un seul avantage, l'achat de votre
nom
une start-up que nous avons rencontré paient les pigistes qui
réalisent ces sites 300F par site, considérant qu'ils
pouvaient en réaliser 3 par jour (temps de travail
nécessaire, prise de photo comprise, 1à 3h). le temps
nécessaire pour élaborer le devis préalable étant
supérieur à celui de réalisation du site, la technique de
vente adoptée est celle des "photographes de plage" : le site est
gratuitement mis sur le Web et seules les prestations de personnalisation
ultérieures sont facturées
attention ce type de site est couramment facturé par des "chasseurs de
pigeons" abusant de l'ignorance des PME à des tarif de plusieurs
dizaines de milliers de Francs, l'essentiel de la dépense pour le
prestataire étant de convaincre le client qu'il ne peut pas être
"absent du web"
Certains sous-estiment gravement l'importance de posséder son nom en
considérant que l'on "découvre" l'entreprise à travers les
moteurs de recherche: c'est oublier l'importance du marketing pour le site fait
par les média traditionnels (presse, radio, télévision,
rédactionnel, matériel publicitaire,...) qui implique des noms
simples, faciles à mémoriser et capitalisant sur la marque
v Avantage :cela vous permet d'acheter votre nom ou
votre marque (si votre concurrent ou un spéculateur ne l'a pas
déjà fait pour vous la revendre...) : c'est là un
investissement limité (12$ pour "ma-marque.com" en 24h par e-mail
chez gandi
www.gandi.net ou 1500 F(prix moyen)
pour "ma-marque.tm.fr" en 1 mois avec un lourd dossier papier à l'appui
et passage par un intermédiaire "à valeur ajoutée"
obligatoire)
"Pendant des années, les marques ne se sont pas
intéressées aux noms de domaine. Aujourd'hui, elles se
réveillent et doivent aller au tribunal pour gagner contre les
particuliers. Ça va leur prendre dix ans" rappelle
Sébastien Canevet, juriste spécialiste du droit des
nouvelles technologies
Alta Vista, pourtant entreprise avertie, n'avait pas
acheté toutes les déclinaisons de son nom et a vu
apparaître un site "spécialisé" pour adulte vers lequel
certains de ses clients étaient susceptibles de se fourvoyer : pour
éviter de regrettables erreurs d'orientation elle a dû racheter
www.altavista.com au prix
fort : 3,3 millions de dollars !
La même mésaventure est arrivée en 2001 à
France2
www.france2.com et
France3, achetés par Russe et revendu à un Coréen
HANGANG Systems,Inc qui produit sous ces deux adresses le même site
pornographique. Ces deux noms de domaine appartenaient jusqu'ici à un
Russe qui ne les exploitait pas : France Télévision n'avait donc
pas tenté de les récupérer, ce qui fut une erreur. Pour
récupérer ces noms de domaine le service public a engagé
une procédure qui promet d'être longue et coûteuse.
De même pour l'institut Rexecode qui est tombé dans le
piège du ".asso.fr" : les moteurs de recherche vous envoient vers
www.rexecode.com qui a su
se faire mieux référencer que l'original!
Ebay qui n'avait déposé que ebay.com a vu ebay.fr
acheté par son concurrent ibazar, son concurrent (ce qui soit
dit en passant laisse pantois quand l'Afnic met en avant la "rigueur"de sa
politique de nommage, d'autant plus que cette même
vénérable institution a attribué abcool.fr a perenoel.fr,
concurrent l'abcool.com, sous prétexte que la marque
déposée était "abcool.com et non abcool!!)
La situation a été réglée au prix fort: le rachat
de ibazar par ebay
De même la petite histoire dit que le Vice-Président des
Etats-Unis a dû racheter Gore2000 qu'un auditeur averti avait
acheté dès la fin de son discours-programme et n'a jamais pu
reprendre le contrôle de Al-Gore.com! l'an dernier le premier Ministre
Irlandais s'est vu proposer de racheter son_nom.com, utilisé pour un
site "adulte" pour 1 M$ et 5 ans après la même déconvenue
est arrivée à de célèbres hommes politiques
français qui se croyaient "branchés
un étudiant allemand utilise le nom de domaine
www.verteidigungsministerium.de (ministère de la
défense) pour expliquer à ses visiteurs comment échapper
au service militaire et devenir objecteur de conscience.
Amaury Sport Organisationsociété gestionnaire du tour de
France, a du batailler pendant 2 ans pour récupérer en
1998
www.Tourdefrance.com
qui avait été acheté par un américain
McDonnald et Rolex ont également du payer le prix fort
pour racheter leur nom
Elysee.com, matignon.com et whitehouse.com ne
correspondent guère à ce à quoi on pourrait s'attendre
Pour les prochaines présidentielles la plupart des noms
imaginables sont déposés et leur cote aux enchères (entre
3000 et 250 000F)est une forme de sondage de popularité. Certains hommes
politiques sont "hors marché" car ils ont pris la précaution
d'acheter toutes les variantes de leur nom (Le Monde19 avril 2000)
Il ne faut pas non plus oublier de renouveler sa concession car un nom
de domaine ne vous est attribué que pour 1 ou 2 ans et des
cybersquatters guettent
MSN, portail de Microsoft avait eu un trou de
mémoire et n'a du qu'a la présence d'esprit d'un de ses "fan" de
ne pas tomber dans des mains hostiles (Les Echos 28/6/00)
Amaury Sport Organisation à qui l'expérience de 1998 n'a
pas servi, n'a pas eu cette chance, il a oublié de renouveler
www.Tourdefrance.com
dans les délais nécessaires et un certain M. Garcia,
Cybersquatter professionnel qui avait déjà acheté dior.net
et dior.com fcbayern.com et Audi.net, s'en est emparé le 26 septembre
2000. C'est aujourd'hui un site pour adulte en langue allemande qui
bénéficie des "favoris" des adeptes de la petite reine.
Tourdefrance.net appartient lui à TRB Systems, une société
américaine basée dans le New Jersey et Tourdefrance.org a
été déposé par une association sportive... du Sri
Lanka. La directrice juridique d'ASO dit ne pas se faire de soucis car France2
a gagné son procès ... elle oublie simplement que la
décision n'est pas executoire en Corée et à l'heure ou ces
lignes sont écrites la visite du site ne laisse pas de doute sur ce
point
un certain M. Zuccarini de Pennsylvanie a créé 5.500
sites Web de ce type pour détourner le trafic de sites connus en
comptant sur les fautes de frappe des internautes. Il aurait ainsi
enregistré 41 versions du nom de Britney Spears. La faute de frappe vous
dirigeait alors vers un site pornographique ou de pari en ligne. Et si vous
essayez de le quitter, une avalanche d'autres pages Web apparaissent à
mesure que vous tentez de les fermer
www.keytlaw.com/urls/zuccarini.htm
Les récentes décisions de justice tendent à donner raison
aux propriétaires légitimes de la marque mais
Ceci devient d'autant plus pénalisant qu'aujourd'hui, pour les adresses
en ".com" notamment, il suffit de taper "DUPONT" dans un navigateur moderne
pour arriver directement sur le site
www.Dupont.com d'autant plus
que pour certains moteurs, qui assimilent le tiret ( "-" ) et le signe "moins"(
"-" ) la requête dupont-coiffeur est interprétée comme
"chercher tous les sites où il y a le mot "dupont" et pas le mot
"coiffeur" !!!"
· Les plaignants étaient bien souvent de grands groupes capables
d'investir du temps et de l'argent dans ces contentieux a longue durée
· Cet achat de votre nom peut aussi avoir été fait en toute
bonne foi :Combien y a t il à travers le monde de Dupont, de Smith ou de
Perez ? c'est le premier qui met les 70$8(*) sur la table qui devient propriétaire, et
le seul propriétaire de Dupont.com, Smith.com ou Perez.com et vous
êtes obligé de vous rabattre sur des noms moins commodes du type
Dupont-nom-de-mon-activité
D'autres mésaventures sont encore possibles : une
célèbre production de biscuits américains a vu
naître un site à son nom qui avait les apparences d'un site
officiel et qui était en fait animé par un consommateur
mécontent : autant dire qu'après avoir parcouru le site toute
envie de consommer les biscuits de cette marque vous était
définitivement passée.(exemple cité par William
Comcowich d'Ultitech séminaire Aftel NY 98)
De même cogema.org avait été acheté par Greenpeace
en juillet 2000, la Cogema n'a obtenu un arbitrage en sa faveur de
l'OMPI que mi 2001
Dans le domaine du vin par exemple une soixantaine d'appellations
contrôlées (comme château-du-pape.com) ont
déjà été piratées et sont
proposés à la revente (on parle de sommes de 200.000F) et les
fédérations de producteurs vont créer une association
pour essayer de les récupérer.
Par ailleurs le cours des noms de domaine génériques
recherché par les portails, atteint des sommets (bizness.com,
loan.com,... se négocient plusieurs millions de $: business.com s'est
vendu 7,5M$ et Peter Littke a refusé50MF pour ebuy.com)
Récupérer son nom devant les tribunaux n'est pas toujours
possible et c'est une procédure toujours longue et coûteuse
Porche a déjà engagé 138 procès
pour utilisation des marques dont il est propriétaire dont 50 seulement
se sont conclus par des accords amiables dont on ignore les conditions, les
autres suivant leur cours après un premier rejet de sa plainte par une
cour de justice de virginie source ZDNet
Miele a perdu son arbitrage devant l'OMPI et n'a pu
récupérer Miele.net, de même pour le Wall Street
Journal qui ne pourra empêcher les sites d'intégrer WSJ dans
leur nom et pour les laboratoires Garnier car Jacques Garnier a
été plus rapide que le prestigieux mais peu réactif
laboratoire
Panavision a du aller en appel pour mettre en échec le sieur
Dennis Troeppen qui voulait lui revendre panavision.com pour 13.000$ (AP).
Armani.com échappe à Giorgio Armani L'OMPI a
reconnu le droit à un graphiste canadien, Anand Ramnath Mani (AR Mani),
de conserver un nom de domaine qu'il avait enregistré en 1995.
www.journaldunet.com/0108/010807armani.shtm
Nous ne saurions trop recommander non plus si vous créez un nouveau
produit ou une nouvelle marque de vous assurer que le nom de domaine
correspondant en ".com" est libre et de l'acheter de suite AVANT même de
le déposer à l'Inpi (Attention: le simple fait de s'assurer qu'un
nom est libre peut alerter un cybersquatter qui risque de l'acheter avant vous,
la consultation et la réservation doit être fait dans la
même session)
L'opérateur Orange, filiale de France Telecom a
acheté en novembre 2000 le nom de domaine orange.com à une
entreprise américaine du Maryland, Orange Technologies, pour un montant
qui "a été " significativement moins importante " que 5
millions de dollars" dixit l'entreprise
Vivendi a du par 2 fois mettre la main à la poche pour racheter
le nom de son nouveau portail vizavi: 24MF à un web bar parisien
pour vis@vis et une somme non rendue publique pour
une association Alsacienne qui avait déposé Vizavi.com et
Thales (ex-Thomson-Csf n'a pu racheter son nom et doit se contenter de
www.thalesgroup.com
...
Comme l'on pouvait s'y attendre cette ressource rare a donné lieu
à l'émergence d'un marché et même de places de
marché, comme
www.Markbox.com de la société Apanage
http://www.apanage.com ,
destinés à rapprocher des entreprises à la recherche de
noms et "d'investisseurs" qui avaient su anticiper
3.1.1.2 Mais de graves inconvénients
Ayant le sentiment du devoir accompli et constatant, comme prévu, que
cela ne lui apporte pas grand chose, elle court paradoxalement le risque de
prendre du retard par rapport aux autres. Il conviendrait sans doute de
s'interroger sur certaines initiatives ne visant qu'à faciliter ce
premier pas
comme nous l'a fait remarquer un industriel, ce qui est gênant avec le
Web c'est que, quand vous êtes mauvais, tout le monde peut le voir
et ce sera le premier réflexe d'un prospect étranger que d'aller
voir votre site: même un piètre référencement ne
vous en protège pas....
Il est par contre fortement contre-productif s'il est considéré
comme un objectif qui se suffit à lui-même (il ne
faut pas que cette première marche soit considérée comme
un "podium") :
Sur ce plan il faut être très méfiant vis à vis
d'initiatives, partant d'un bon sentiment, qui conduisent à "offrir"
à des entreprises une page Web sans aucune réflexion
stratégique sur le développement de l'entreprise.
3.1.1.3 Une variante dans les grandes entreprises ou les institutions : le site
"zombie trilingue de luxe "
Chargée de promouvoir l' image de l'entreprise et de son
président, et peu orientée vers les besoins opérationnels
des clients, fournisseurs ou actionnaires, elle succombe bien souvent à
la tentation de faire un "beau site", à la gloire de l'entreprise,
où l'esthétisme l'emporte sur la richesse de l'information.
Les maquettes de ces sites sont en général
présentées à l'état major soit sur le réseau
interne de l'entreprise (offrant un haut débit), soit en
préinstallant le site sur le disque dur ou sur un CDROM, masquant ainsi
les effets de son embonpoint sur la vitesse d'affichage des pages (ce type de
site Web, en général trilingue est riche en derniers gadgets
à la mode tel shockwave, Flash, Active X, Gif animés, et les
pages "pèsent" jusqu'à plusieurs centaines de kilooctets).
Ces sites sont particulièrement onéreux (entre plusieurs
centaines de KF et plusieurs MF) car la décision remonte au
président de l'entreprise
Le résultat ne se fait pas attendre :
Le jugement porté sur vous au niveau international sera sans appel :
"non seulement il n'a rien compris à l'internet mais en plus il est
crédule et prétentieux!"
· un internaute vient chercher de l'information utile pour lui : il n'a
que faire d'auto-glorification du producteur du site.
· les internautes expérimentés qui n'ont pas acheté
leurs ordinateurs à la dernière promotion d'une grande surface,
et qui de ce fait n'ont pas forcément la capacité d'installer les
dernières versions des logiciels apprécieront le mépris
dans lequel on les tient ("si vous n'avez pas shockwave cliquez ici",
avons-nous vu par exemple!!)
"il est plus facile de faire comprendre en 2h à une colombienne
comment exporter des hamac que de tenter d'y sensibiliser certains dirigeants
français" déclare Bruno Lanvin, responsable du commerce
électronique à la CNUCED
48% des chefs de projet Web sont des directions de la communication, 81% ont
pour objectif la notoriété du client (alors qu'en Grande Bretagne
c'est le service au client qui vient en tête des motivations).
Signalons enfin un dernier piège pour les débutants: ce
n'est pas parce que vous avez financé le développement de votre
site qu'il vous appartient effectivement, tout dépend du contrat et
beaucoup d'entreprises se sont ainsi trouvées piégées par
leur prestataire. Les chasseurs de pigeon sont sans pitié
3.1.1.4 De tout cela nous tirons une règle d'ergonomie majeure : la
règle d'or des "20 kilo, 3 clic et 0
mépris"
Une page d'accueil ou d'orientation ne doit jamais dépasser 20 ko, (au
moins pour la partie utile).
Il faut dans ce délai pouvoir cliquer pour aller plus loin. Si l'on
souhaite néanmoins illustrer par des photos et un fond de page
(background) il faut impérativement
Evidemment pour un site vivant de la publicité il faudra accepter que
les bandeaux se chargent en premier, mais ce n'est pas le cas habituel d'un
site d'entreprise "classique"
Zona research estime à 4,25Milliards de dollars la seule perte de
chiffre d'affaire des cybermarchands du à des pages trop longues
à charger Selon ses enquêtes, si une transaction sur deux ne va
pas à son terme sur l'Internet, c'est parce que le temps de chargement
moyen d'une page web serait de 17 secondes. Trop long !
www.newsbytes.com/news/01/165393.html
Stewart Butterfield a lancé un concours pour mettre en exergue
des sites complets (fonctionnels et visuels, dotés d'animations
et d'applications interactives) pesant au maximum 5 Ko : 450
projets ont répondu au défi
www.sylloge.com/5k
Dans 4 ou 5 ans quand l'internaute de la région la plus reculée
disposera d'une desserte large bande (2Mégabit/s et plus) et que ces
contraintes disparaîtront les règles de bonne pratique
évolueront sans doute mais aujourd'hui rappelons-nous que l'internaute
de base ne dispose que de 28kbits/s et que de nombreuses artères sont
encore bien engorgées ...et que la vitesse réelle au compteur se
situe bien souvent entre 3 et 10 kbits/s.
Arif Janjua Vice Président de Saraide
www.saraide.com rappelle "chaque
clic vous fait perdre 50% de vos clients"
On peut voir des sites qui, selon la logique des galeries marchandes dans les
corridors d'hypermarchés, vous obligent à "passer devant" des
pages sans intérêt pour vous. Votre visiteur n'est pas votre
prisonnier et dès qu'il voit qu'on le "promène", d'un clic, il
s'échappe.
Il faut également s'assurer que les indications données soient
claires, sans ambiguïté et déjà riches en
contenu: fuyons les liens pouvant prêter à confusion et qui
obligent le visiteur à des aller retour (ce qui est clair pour vous ne
l'est pas forcément pour lui): à "nouveau"
préférons "nos nouveaux produits" ou "les
dernières nouvelles de notre entreprise"
Des logiciels (comme Netaudience
www.cartel-info.fr/netaudience ) vous permettent d'analyser le
cheminement de vos visiteurs et de détecter à temps les
éventuelles zones mal fléchées de votre site.
Mais oubliant les besoins du client, les "designers" ont tellement
sophistiqué le site et les effets visuels sur les produits que les
internautes qui n'avaient pas d'ordinateurs ultra puissants ne pouvaient pas y
accéder (sans parler des possesseurs de Mac, exclus d'office...)
"il fallait, quand on arrivait à se connecter parfois plus d'une
heure pour commander une paire de baskets" (Flore Vasseur Présidente
de l'Agence Trendspotting aux Echos): c'est ainsi que quelques centaines de
millions sont partis en fumée...
3.1.2 NIVEAU 1 : le catalogue des produits, des services ou du savoir-faire.
l'entreprise à l'écoute et au service du client, à la
recherche de nouveaux partenaires ou collaborateurs, informant ses actionnaires
et son environnement en cas de crise.
Le catalogue doit être
3.1.2.1 interactif : à l'écoute du client... en lui apportant des
réponses rapides à ses e-mail
En 2001 une étude de Codecal Conseil
www.qualiweb.com
portant sur 200 sites représentatifs a montré qu'en France, seuls
14% (19% en 2000) des sites répondent systématiquement, 12% ne
répondent jamais et 47% des mails étaient sans réponse
après 2 semaines d'attente (contre 42% l'année
précédente)!
Walter Zagar, Pdg de Zagar Inc
www.zagar.com (machines
outils) avait un délai de réponse de 15 jours par fax. Il a
ramené celui-ci à 24h en passant sur internet...à
l'insatisfaction de ses clients qui s'étonnent quand le temps de
réponse dépasse la demi-heure (dossier machine outil, revue de
l'Atelier BNP-Paribas juillet 1999)
3.1.2.2 Ergonomique: penser d'abord à en faire un outil efficace pour le
visiteur
Sans le respect de ces règles de bon sens l'internaute aura repris sa
navigation avant d'avoir eu la patience de découvrir votre oeuvre.
· Les cheminements doivent être intuitifs et ne
nécessiter aucun effort d'apprentissage (sans oublier que les visiteurs
n'ont pas tous la même logique et qu'il convient donc de pouvoir
accéder à l'information par chacun des cheminements "logiques" )
3.1.2.3 Mise à jour permanente, richesse de l'information,
économies par rapport au papier
Quatre atouts majeurs d'Internet
depuis août 2000 la Redoute ne propose plus que les articles
effectivement disponibles avec des nouveautés tous les jours ce qui lui
permet de proposer la livraison express dans la journée avec le
slogan "Bienvenue sur le site qui se renouvelle aussi vite que la mode". ""le
coût d'une commande Web est4 fois moins élevée qu'une
commande papier" Paul Delaoutre
Une entreprise peut ainsi mettre à la disposition des bureaux
d'études, avec son catalogue, les fichiers CAO directement utilisables
pour la réalisation des plans et notices techniques : elle se donne
là un avantage concurrentiel très fort.
Nord Réducteur 25 MF de CA
www.nord.com a mis pour ses clients toutes les
notices de mise en service et les éclatés de chaque
matériel avec leur nomenclature, les fichiers DAO sont
téléchargeables via le réseau.
Autre élément important pour un fabricant de composants entrant
dans la fabrication de sous ensembles, dont le prescripteur peut
être une autre entreprise que celle qui lui achète ses produits
"ce site est également conçu pour les clients de nos
clients" déclare Jean-Claude Reverdell son directeur
C'est également une source d'économie
substantielle, tant au niveau du coût du catalogue (le coût
d'élaboration est identique mais le coût de reproduction est nul),
que de sa distribution.
AMP par exemple économise par ce moyen 4 M $ par an en
supprimant la version papier de son catalogue de composants
électroniques : aujourd'hui les 70 000 composants sont accessibles en 8
langues et l'utilisateur, guidé dans son choix, a accès aux
spécifications techniques complètes et documentées qu'il
peut directement télécharger
Autre exemple : Alcatel Mobil Phone (Laval) exporte 92 % de sa
production. Grâce à son Intranet, les 35 antennes commerciales
disposent en permanence de données actualisées leur permettant de
produire des dossiers personnalisés en couleur, dans la langue du pays,
sans avoir à éditer et stocker des brochures rapidement
obsolètes.
Lemaitre-Sécurité (
www.lemaitre-securite.com
) implanté à La Walk en Alsace, fabrique des
chaussures de sécurité: Son catalogue en 6 langues ne lui
a pas coûté plus cher que son ancien catalogue papier. Il a permis
de supprimer l'essentiel de son service SVP car le client peut
dorénavant accéder à toutes les spécifications
techniques et les informations (modèles, prix, questions
douanières...) sont toujours à jour.
Un exemple qui ne manque pas de piquant : M. Arditi
président de Photonetics (entreprise high-tech des Yvelines) nous
a indiqué qu'une entreprise voisine de la sienne avait trouvé, et
acheté grâce au Web... un produit qui contrefaisait sa production
!
Wattel, " casseur de voitures " à
Lesquin, près de Lille, (16 personnes au départ) dirigé
par Olivier Wattel et qui vend des pièces d'occasions
ww.wattel.com En effet :
les mises à jour doivent être très rapides (les photos des
véhicules accidentés sont mises sur le site 2 h après leur
arrivée)
le nombre de pièces est considérable : 40 000
références avec 4 niveaux de qualité
les clients potentiels sont innombrables.
Pour 40 000F le site Web a apporté la réponse
adaptée.
L'entreprise reçoit une quinzaine de commandes par jour (parfois par
container complet) qui proviennent, comme bien souvent, majoritairement de
l'étranger (Espagne, Pologne, Ile Maurice, ). aussi le site est en 4
langues.
Le chiffre d'affaire s'est accru de 20 %, avec 3 MF à l'export et
l'entreprise emploie maintenant 24 salariés.
L'étape suivante sera la mise en réseau de plusieurs
" casseurs " de la région pour être en mesure de mieux
répondre à la demande (actuellement celle-ci ne peut être
satisfaite qu'à hauteur de 40% seulement)
Bien entendu pour certaines parties du catalogue qui bénéficient
d'une pérennité et qui sont très volumineuses (documents
techniques détaillés, dessins, images, séquences
vidéo,...), tant que les débits sont aussi faibles, il peut
être intéressant de les graver sur CD-ROM permettant ainsi une
complémentarité entre la richesse d'information d'accès
rapide que permet le CD et la mise à jour permanente qu'apporte
Internet :
L'optimum semble, dans l'état actuel des bandes passantes disponibles,
de coupler la capacité de stockage du CD-ROM pour le fonds documentaire
du catalogue (plans, notices techniques, photos, séquences
animées,...) et celle d'internet pour la partie nécessitant des
mises à jour (prix, promotions, état du stock disponible,...)
C'est par exemple la solution retenue par Valley Drive System
à Rockford, qui a dans son catalogue des milliers de modèles de
trains avant de voiture pour lesquels il est capable de réparer la cage
de roulement, ou par La Redoute (
www.redoute.fr )
Les capacités de visualisation et de simulation devraient
permettre un essor tout particulier dans l'architecture et la
décoration, d'autant plus que les magasins virtuels restent
ouverts 24 h sur 24, même le dimanche
GoodHome.com
www.goodhome.com est
aujourd'hui un des plus avancés sur le plan technologique dans ce domaine
C'est ce que propose Courtieu, une maison Lyonnaise plus que centenaire,
grâce au logiciel Decodesigner : elle offre la possibilité
d'aménager votre appartement et de visualiser en direct le
résultat
www.C-Plaza.com/courtieu
, de même pour les meubles Grange
http://www.grange.fr
voir page
42
Dans le domaine de la mode Modacad (Los Angeles) fournit des logiciels
permettant d'essayer virtuellement les robes en les faisant essayer par
des "clones virtuels" (Avatar) leur ressemblant.
Par ailleurs l'enregistrement de cookies (qui sont gérés par la
plupart des navigateurs) sur le disque dur des clients, concernant notamment
les informations sur les visites ou les transactions précédentes,
permet un accueil personnalisé.
Mais il peut y avoir des sites extrêmement simples mais bien
pensés et très utiles :
Raphaël Ranucci artisan Taxi a créé son
site dès 1997: celui-ci lui a permis de
développer des prestations "haut de gamme" essentiellement pour des
clients allemands et italiens (le journal d'internet
www.journal-internet.com ) et
maintenant il fédère sur son site des collègues
indépendants de sa ville
http://taxigti.technolog.fr
Notons que certaines méthodes, comme les tests de couleurs
(proposés par exemple par Spectrum de Jonathan Robin
avec son logiciel Colornet
http://www.couleurs.com/,
permettent même grâce à des questionnaires
électroniques de procéder à l'analyse de la
personnalité de votre visiteur et de procéder à une
segmentation comportementale
3.1.2.4 Une visibilité internationale
Franklin, PME de 20 personnes installée à
Ozoir-la-Ferrière,
www.franklin-France.com spécialiste mondial des
paratonnerres a eu l'heureuse surprise de prendre ainsi plus d'un million de
Francs de commande en moins de 6 mois en provenance notamment du Canada et
d'Amérique latine
Laurence Curtat, responsable logistique de Polyprofils, fabricant
de pièces agricoles en carbure de tungstène (80 personnes, 50 MF
de CA) "En France, notre marché est fermé, tout le monde se
connaît. Nous attendons de notre site qu'il nous ouvre de nouveaux
horizons commerciaux",
www.indexel.net/dossier.jsp?dossier=4
Michel Pillet, le gérant d'AMC,
www.amc-etec.com pmi de St
Cézaire spécialisée dans la construction de circuits
électriques souligne que la création d'un site internet en 1997
a donné à sa petite société en forte croissance une
nouvelle envergure internationale. "Grâce au courrier
électronique, nous pouvons échanger avec nos clients des
données techniques qui auparavant se matérialisaient par des
kilos de plans ! Nous avons également pu obtenir des contrats avec des
clients étrangers qui avaient vu ce que nous faisions sur notre site
Internet"
www.sophianet.com/articles/6500099.html
3.1.2.5 Beaucoup d'information mais avec une stricte gestion des accès :
le principe de la minijupe
Ces deux questions, souvent entendues, sont clairement de bonnes questions : il
n'est bien entendu pas envisageable pour une entreprise de tout dévoiler
sur son site ... et néanmoins celui-ci doit comporter tous les
éléments utiles au client ou au partenaire (revendeur,
sous-traitant, entreprise assurant la maintenance des produits).
· dans le B to B le prix se négocie : je ne peux donc pas
afficher un catalogue !
Pour une première relation ou pour une négociation le site doit
offrir la possibilité d'une mise en contact avec l'interlocuteur
adéquat
Le plus simple est le mail mais de plus en plus se développe avec la
téléphonie sur Internet ("Téléphonie IP") le
"Click &Talk" : vous cliquez sur l'icône du
téléphone et vous entrez en communication avec l'entreprise par
liaison vocale à travers la connexion internet. Au cours de la
conversation votre interlocuteur vous ouvre certaines portes d'accès et
peut vous communiquer en temps réel plans et documents (c'est par
exemple le système Alloweb de la Redoute
www.redoute.fr qui a opté pour la solution
Matra Nortel "internet voice button").
Grâce à la visiophonie, se développe sur le
même principe le "click&see" (qui ne pourra prendre son essor
qu'avec le haut débit)
Pour des relations commerciales suivies l'accès est ouvert par un mot de
passe ou à travers un extranet (cette notion sera
développée plus loin dans le chapitre "échanger
l'information"
voir page
167)
Avantage : l'enregistrement des personnes consultant le catalogue permet
de se faire à bon compte un fichier de prospects qu'il sera possible,
par exemple, de recontacter à l'occasion de la sortie de nouveaux
produits
3.1.2.6 Le site catalogue un moyen pour trouver de nouveaux
partenaires.
Il nous a été rapporté à plusieurs reprises que
des distributeurs, oeuvrant notamment dans les pays émergents
utilisaient largement Internet pour repérer et sélectionner les
produits qu'ils étaient susceptibles de commercialiser.
Internet se prépare à jouer, au niveau mondial, le rôle
des pages jaunes de l'annuaire.
Complémentaire des expositions dans les salons professionnels mais
beaucoup moins gourmande en temps et en argent, cette utilisation d'Internet
semble très intéressante pour pénétrer les
marchés riches de promesse mais difficiles à
pénétrer par vente directe comme ceux d'Asie du sud-Est.
OPF, PME familiale implantée près d'Amiens
spécialisée dans la pièce mécanique de
précision, a réussi, par le biais d'internet, à
étoffer son réseau d'agents qui lui permettent maintenant de
vendre dans des pays où elle n'aurait peut-être jamais
songé aller (Syrie, Lituanie,...)
Jean et Michèle Ailhaud artisans santonniers à Aubagne
depuis 1987 avaient au départ développé en 1997 un site
avec 8 autres santonniers pour développer les ventes à l'export.
après l'échec de ce premier projet du à la
mésentente ils sont repartis seuls C'est ainsi qu'ils sont
rentrés en relation avec un importateur américain: dès la
première commande, les frais de création et d'installation du
site étaient couverts
www.enprovence.com/ailhaud
Ainsi, à Rennes, Algaliment qui fabrique des additifs à
base d'algue pour la nourriture porcine a-t-elle trouvé ainsi ses
nouveaux clients grâce au net : il leur a permis de nouer les contacts,
la messagerie de monter les rendez-vous et, en un voyage d'une semaine, les
négociations commerciales ont été conclues.
L'entreprise Bauer à Raon l'Etape, près de
Saint-Dié (
www.claude-bauer.com )
recherche ainsi ses agents et distributeurs
De même l'entreprise Lemaitre-Sécurité,
précédemment citée, a-t-elle trouvé de nouveaux
distributeurs pour des pays où elle n'était pas encore
présente.
3.1.2.7 Un moyen également pour trouver de nouveaux
collaborateurs
CISCO recrute ainsi 70 % de ses ingénieurs (Bill
Finkelstein séminaire Aftel NY nov 98) et en France Siris
réalisait 40% de ses recrutement sur le web en 1999 contre 25% un an
plus tôt (70% des candidatures spontanées émanent de ce
canal et ont consulté son site préalablement)
... mais cela n'est pas réservé aux start up hight tech
californienne : regardons par exemple une entreprise porteuse des traditions
s'il en est, mais dans une profession qui a su très tôt exploiter
les potentialités d'Internet, comme Relais et Châteaux
www.integra.fr/relaischateaux qui recrute ainsi ses sommeliers ou
ses maîtres d'hôtel.
3.1.2.8 Analyser la fréquentation de votre site pour en améliorer
l'efficacité :
3.1.2.8.1 Qui vient vous voir ?
Un fabricant de cosmétiques qui avait déclaré le mot
clef " skin " a vu son site inutilement embouteillé par les
Fans d'un jeu célèbre dont des héros portait ce nom.
3.1.2.8.2 Comment les visiteurs circulent-ils entre vos
pages ?
Ils mettent en particulier en évidence les trajectoires correspondantes
à des recherches infructueuses ou ayant nécessité plus de
3 clic, révélant ainsi une conception inadéquate du site.
En effet une tendance naturelle est d'utiliser une arborescence
" logique " sur le plan cartésien : le problème
est que chacun a sa logique et que ce qui est évident pour le concepteur
ne l'est pas toujours pour le client.
Un site efficace doit être intuitif, il ne doit nécessiter
aucun apprentissage, aucun raisonnement complexe (c'est une des raisons pour
lesquelles les jeunes enfants y sont aussi habiles).
Il conviendra donc, soit d'être plus explicite sur certains liens, soit
de créer de nouveaux liens pour permettre d'arriver à la bonne
information selon plusieurs logiques différentes.
3.1.2.9 Un site spécifique pour les partenaires
financiers
La Seita
www.seita.fr fournit sur son
site la même qualité d'information que celle dont disposent les
analystes (comptes téléchargeables sous une forme qui permet de
les travailler directement, transcription complète des questions des
analystes et des réponses,...). L'Oréal de son
côté propose même sur son site financier
www.loreal-finance.com
son cours de bourse en temps réel
Suez Lyonnaise des Eaux a même créé deux sites
financiers différents: un site uniquement en anglais destiné aux
investisseurs professionnels
www.finance.suez-lyonnaise.com , un site en français
destiné aux petits porteurs
www.actionnaires.suez-lyonnaise.com en sus du site institutionnel
qui lui est bilingue
www.suez-lyonnaise-eaux.fr
Les OPE BNP
www.bnp.fr
-Société Générale
www.socgen.com
-Paribas
www.paribas.com ont
été la première occasion d'une utilisation intense de
sites financiers
www.projetscparibas.com
et
www.sbp.bnpgroup.com
pour faire valoir les arguments des uns et des autres : n'oublions pas que dans
l'issue cette bagarre les fonds de pensions anglo-saxons ont un rôle tout
à fait déterminant
Bien entendu cela exige une extrême rigueur dans la qualité de
l'information fournie et, étant donné l'importance
grandissante de ce type d'information dans le bon fonctionnement du
marché, la COB (commission des opérations de bourse) et ses
homologues étrangers travaillent sur les règles à
respecter dans ce domaine très sensible (un lien dans la page
pourrait en effet par exemple conduire subrepticement le visiteur vers des
informations n'ayant pas la rigueur voulue).
3.1.2.10 La communication en cas de crise : un site
" fantôme " prêt à être mis en
oeuvre ?
"Nous vivons dans une société où les crises ne
revêtent plus un caractère exceptionnel" dit Christophe Roux
Dufour, Deboeck Université.la gestion de crise fait maintenant
partie de la gestion "normale" d'une entreprise ou d'un Etat
Belvédère, fabricant de spiritueux s'est
laissé surprendre par la campagne de désinformation menée
par son concurrent et incapable de réagir rapidement a vu son cours
s'effondrer de 600 à 260F empêchant l'augmentation de capital
nécessaire à son développement international
Il convient en particulier de définir une stratégie pour
ne pas se laisser conduire par les juristes et éviter des erreurs aussi
flagrantes que celle de Danone qui en faisant un procès à
JeboycotteDanone.com.leur a offert une magnifique tribune.
Les 120kf gagnés lors du procès, victoire à la Pyrrhus
sont en effet à mettre en face de
@ la publicité donnée à jebycotdanone et à
Voltaire (dont le grand public aurait sinon ignoré jusqu'à leur
existence): 120kf= 3 secondes de pub au 20h
@ la détestable image que s'est donné Dannone: pour donner
des ordres de grandeur, l'erreur de communication de Coca
Cola l'an dernier a couté à la valeur de la marque la bagatelle
de 10Milliards de $ ... alors que pèsent 0,00000002 Milliards d'€
face à la perte d'image (il n'est jamais bon de chausser les bottes de
Golith vis à vis de l'opinion publique, surtout lorsqu'elle est
constituée de vos clients)
La même erreur a été commise par Leonardo en
s'attaquant à un site d'artistes portant le même nom
Voir
www.communication-crise.com
Tous ces risques ne sont évidemment pas prévisibles, mais
certains le sont (en particulier ceux qui sont détectés
dans les études d'impact environnementales : pollution de la nappe
phréatique pour une raffinerie, nourriture inadéquate pour une
volaille, présence de produits indésirables dans une boisson,
tempête ou inondations pour les pouvoirs publics,...).
De plus n'oublions pas qu'un client mécontent
, un employé en colère ou une petite association ont
montré leur capacité à faire des sites aussi visible,
souvent mieux faits, mieux référencés et plus vivants
que les sites des entreprises (même très grosses ) et que leurs
pouvoirs de nuisance sont considérables quand ils s'appuient sur un
problème réel.
Aux USA ce problème prend une très grande ampleur dans
certains cas et nous en avons eu un avant goût lors du Mundial 98 ou une
liste noire d'Hôtels Français jugés dangereux
(légionellose) était diffusée sur un site Web
américains.
Au moins 8 sites appellent au boycott de Nike (emploi d'enfants en
Asie), idem pour le Mavica de Sony
voir page
106, chez Wal-Mart ce sont les
employés qui dénoncent leurs conditions de travail . Renault
a connu ce problème lors de la fermeture de Vilvoorde,
Lapeyre accusé de cautionner des pratiques peu écologiques
dans ses approvisionnements en bois, et France-Télécom
voit fleurir les protestations contre ses tarifs
Cybercable (Lyonnaise des eaux) dont le réseau ne tient
pas ses promesse en a fait les frais avec une centaine de sites revendicatifs
organisés en webring!
www.perso.cybercable.fr/baudron/Routeurs Le Monde 28 oct 99
En France, en 2001, "jeboycotteDanone" en a été un des
premiers exemples médiatisé ou Danone a accumulé toutes
les fautes possibles dans la gestion de cette crise en offrant une tribune
quasi gratuite à ceux qui contestaient sa politique en les
traînant devant les tribunaux et en les "victimisant" de surcroît
(aux USA cette pratique est courante depuis longtemps, si bien que les
entreprises ont pris l'habitude d'acheter les noms de domaine susceptibles
d'être utilisés pour les neutraliser :
www.Ihate-name-of-the-company.com, ce que l'on appelle les fameux "suck sites"
Sucks = C'est Nul ! Près de 15 000 noms de domaines contiennent
«sucks» comme
www.VivendiUniversalSucks.com
www.chasebanksucks.com,
www.aolsucks.org,
www.lockheedmartinssucks.com,
www.microsoftsucks.com,
www.nikesucks.com ...)
Pétitions Express
http://www.petitionsexpress.org constitue la première
plate-forme de pétitions en ligne. Elle a pour objectif de prendre
en charge les pétitions de A à Z: les lancer sur Internet en
quelques clics, leur donner une large audience, les faire figurer
automatiquement sur de nombreux sites, collecter les signatures, en assurer le
suivi par une information régulière et une relance permanente des
destinataires
Dans ces cas il est prudent de prévoir à froid, en même
temps que l'on procède à l'analyse des risques (cyndinique), le
site dont on aura besoin pour communiquer en cas d'accident, ce site
sera prêt à être complété et activé
sans délai le jour où...
Il conviendra de rassembler les données techniques qui permettront de
gagner un temps précieux afin d'éviter en cas de crise des
erreurs de communication grossières (que l'on commet trop souvent
à chaud et qui accroissent l'effet de l'accident) ou de n'être pas
en mesure de répondre aux légitimes questions de la presse (ce
qui les conduira à aller chercher l'information ailleurs...). Il
conviendra bien évidemment de désigner également "à
froid" les modalités précises de gestion de ce site (responsable
des mises à jour,...)
C'est ce qu'a su faire Air France avec un site de crise prêt
depuis 1999, si bien que moins de 10 minutes après l'accident du
Concorde la compagnie rendait compte du crash avec message aux familles
et numéros d'urgence
Dans son rapport le député Thierry Carcenac
www.internet.gouv.fr/francais/textesref/rapcarcenac/sommaire.htm
propose de créer un site www.crises.gouv.fr: certes, plus que toute autre organisation, le
gouvernement se doit de savoir utiliser l'Internet pour gérer des crises
(tempête, Erika, Ievoli Sun, ESB,...), mais faut-il les centraliser sur
un seul site? Ne faut-il pas plutôt inviter chacun des ministères
à faire prendre en charge les sites de crise par ceux-là
même qui seront amenés à les gérer?
Les dramatiques journées de septembre aux Etats Unis ont montré
le rôle qu'internet pouvait jouer dans ces circonstances, et, a contrario
l'explosion de Toulouse a montré que nos sites publics n'avaient pas
encore intégré ce facteur: le public était renvoyé
vers des numéros téléphoniques saturés et le
lendemain encore aucune information opérationnelle n'était
disponible
"Tandis que le réseau téléphonique local, sature,
n'écoulait qu'une infime partie de la demande d'appels, les pouvoirs
publics proposaient aux familles inquiètes .... des numéros
téléphoniques d'urgence.Tandis que les sites webs institutionnels
des ministères et des collectivités locales se mettaient en
branle avec une lenteur majestueuse, la palme de la reactivite revenaitau site
yahoo.fr qui mettait en place et maintenait entemps reel une page tres complete
d'informations pertinentesautour du sujet.Moins nerveux que son homologue
http://ny.com , le site officiel de
la ville de Toulouse continuait de titrer samedi matin sur les attentats aux
USA, avant d'ouvrir dans l'apres midi une page pecifique consacree a son propre
accident.(Adminet
www.adminet.fr)
3.1.3 NIVEAU 2 : vendre grâce à Internet: Le site
transactionnel
@ Milacron Inc
www.milpro.com
propose à la vente en ligne plus de 50.000 produits
industriels à la centaine de milliers de PMI de la
mécanique américaines (voir aussi sur le même sujet
Kennametal
www.kennametal.com et
Valenite
www.valenite.com
@ Dell Computer
www.Gigabuys.com par
exemple vendait déjà en 2000 pour 40 M $ par jour de
matériels informatiques (dont 0,3 en France).soit 30% de son chiffre
d'affaire total (voir les derniers chiffres sur
www.dell.com/corporate)
@ toute proportions gardées Lithos fait mieux avec
50%: c'est une petite entreprise fabricant des circuits
hyperfréquence, installée à La Gerche de Bretagne
www.lithos.fr,. Son site
très riche a été conçu pour les laboratoires de
recherche et les bureaux d'étude, il offre également la
possibilité d'une cotation interactive pour les nouveaux produits qui
lui sont demandés ainsi que bien entendu une assistance technique. Ces
services, très appréciés par les prospects lui ont permis
de trouver de nouveaux clients à l'international (Canada, Etats Unis,
Roumanie, Malaisie,...)
@ En 1998 les 18 millions d'abonnés à AOL avaient
acheté pour 12 milliards de dollars de vêtements.
@ Notons également que Wallmart qui dans son plus grand
magasin n'offre que 150.000 articles, en propose 500.000 sur internet.
@ Travelocity et Expedia deux agences de voyage virtuelles qui
réalisent chacune un chiffre d'affaire de 1M$ par jour et en
France celui de Dégriftour
www.degriftour.fr qui
vend, à prix cassés, les places restant disponibles dans les
voyages organisés (avec photos des hôtels,...)CA sur internet :
100MF
En 1998 certains analystes expliquaient doctement que la pharmacie en
ligne n'avait aucune chance: en mai 1999 trois entreprises ont fait
irruption sur ce marché : PlanetRx
www.planetrx ,Soma.com
www.soma.com et
Drugstore.com
www.drugstore.com qui a
déjà été racheté par Amazon.com: la
proportion d'internautes souhaitant acheter des médicaments en ligne se
révélant être la même que pour les livres, les
ordinateurs ou les billets d'avion
en 2000 c'est 30% du Chiffre des ventes de General Electric qui se sont
faites par Internet soit 50 Milliards de $ et l'objectif est de réaliser
100% des achats en ligne (5% en 1999, 30% fin 2000)
Si seulement 20% des nouveaux internautes achètent la première
année, cette proportion passe à 45% pour ceux qui ont 3 ans
d'ancienneté (et si les années 2000 et 2001 ont vu
l'éclatement de la "bulle" des valeurs boursières, le chiffre des
ventes en ligne a continué à croître avec la même
vigueur)
Mais le site catalogue ce n'est que la partie visible d'une
stratégie de commerce électronique, c'est en quelque sorte la
fane de la carotte et il n'a de sens qu'intégré dans la
chaîne de création de valeur qui permet d'aller de la production
jusqu'à la satisfaction du client.
les plus importants sites marchands français étant FNAC
www.fnac.fr et Alapage
www.alapage.com (livres)
Campanile
www.campanile.fr
(hôtellerie) JPG
www.jpg.fr (fournitures de
bureau) Camif
www.camif.fr,
la Redoute
www.redoute.fr, les
3 Suisses
www.3suisses.fr (VPC)
Degriftour,
www.degriftour.fr
LCDV
www.lcdv.com et Nouvelles
Frontières
www.nouvelles-frontieres.fr (tourisme) Source :
Benchmark Group.
www.benchmarkgroup.net
Moins de 40% des clients étaient des femmes en 2001 alors que
dans les pays matures cette proportion se rapproche de 50% (48% aux US), or
celles-ci gèrent 66% des dépenses des ménages...
3.1.3.1 Le paiement on line : un problème la plupart du temps secondaire
et pourtant mis en tête des préoccupations par 43 % des PME
françaises interrogées
3.1.3.1.1 Le paiement proprement dit, ne représente que 1% (ou moins) du
prix final, sa valeur ajoutée est donc faible (sauf pour les
micro-paiements)
Un boucher travaillant dans une banlieue résidentielle de
Toulouse constatait que son commerce ne marchait vraiment bien que le week
end : ses clientes travaillaient à la ville et faisaient leurs
courses à midi, sa boutique étant fermée à leur
retour.
Son idée de génie fut alors de créer un petit site tout
simple, avec les produits, leurs prix les promotions du jour accompagnés
de quelques recettes.
Depuis son bureau, la cliente fait sa commande (n'oublions pas comme le
rappelle le directeur du développement des 3 Suisses Joël PALISE,
que les clients passent essentiellement leurs commandes depuis leur lieu de
travail)
L'artisan prépare celle-ci l'après midi en "temps masqué"
entre deux clients et un commis qui reste un peu plus tard n'a plus qu'à
distribuer les paquets, le soir au retour des clientes, sans aucun
problème de paiement "on line"(paiement dans la boutique lors des
courses du week-end.
De plus, dans les échanges interentreprises (B to B), qui
représentent plus de 90% du commerce électronique, bien
souvent les partenaires se connaissent, les paiements sont
domiciliés et sont simplement effectués par des messages EDI
qui ne posent aucun problème spécifique.
Enfin n'oublions pas, comme nous l'avons vu plus haut, que 75 % des internautes
qui achètent des produits techniques dans les magasins traditionnels
utilisent l'Internet pour préparer leurs décisions d'achat
(Internet a joué un rôle déterminent dans la vente, mais
celle-ci se dénouant dans une boutique le problème du paiement ne
se pose pas)
Rappelons aussi qu'au Japon la livraison se fait bien souvent dans une
des innombrables boutiques de proximité (combini), le client prend alors
possession de la marchandise et paie au Combini, tant et si bien que les
paiements en liquide (9%) dépassent de très loin les paiement par
carte (6%)!! (Gilles Etienne, PEE de Tokyo)
voir page
41
Une autre solution très simple dans son principe est la carte
prépayée (technologie Kosmos
www.ksurf.net : en la grattant
on découvre identifiant et un code secret qui permet le règlement
de dépenses jusqu'au montant réglé à l'achat
Bien entendu le paiement électronique permettra, dans certains cas, de
substantiels gains de productivité dans la phase "facturation-paiement"
et sera un facteur de développement du commerce électronique,
mais les modalités actuelles de règlements de la transaction ne
sont aujourd'hui un véritable obstacle que pour les transactions
multiples de faible montant, surtout à l'international (mini paiements
entre 1 et 100 $).
Par ailleurs aujourd'hui déjà, il est possible pour une PME de
sous-traiter la gestion des paiements sécurisés à des
intermédiaires spécialisés (
www.hypermall.com ,
www.suresite.com , ou en France la
société Virtual Internet à Besançon -
www.France.vi.net , ...).
&&wobs
Notons que pour les véritables micropaiements, ce n'est pas non
plus le problème car le paiement électronique a un coût
fixe estimé à 0,1$ à l'acte, et les paiements
inférieurs à 1$ (consultation d'un article) relèvent
davantage d'une logique Kiosque ou abonnement que du paiement
électronique (c'est ce qui nous manque le plus, dit Serge Blin
de France3 qui aurait besoin de facturer 1F le journal
télévisé, ce qu'il ne sait pas faire aujourd'hui)
3.1.3.1.2 Réinventer une fonction kiosque au
profit des éditeurs et des marchands: Telco, Portails ou
Banques?
pour l'éditeur ou le marchand
· simplicité
· paiement global inclus dans une facture d'un abonnement à un
service déjà souscrit par ailleurs
· transparence de la facturation
· une certaine forme de certification de l'existence et de la
qualité du fournisseur
· possibilité de microfacturation essentiellement
intéressant pour acheter des informations à l'unité sans
abonnement
L'opérateur intermédiaire joue véritablement le
rôle d'un "tiers de confiance". En outre il permet des gains
substantiels sur le coût administratif de la transaction qui sans lui
serait rédhibitoire
· absence de coûts de facturation, de recouvrement et de
contentieux lui permettant de se concentrer sur son métier
Dans le domaine de la vente d'information, la facturation à la
durée est par contre, sauf exception, un véritable contresens
: plus le service est lent et de mauvaise qualité, plus la facture
est élevée ! la facturation doit se faire en fonction
du service rendu (à l'unité, au forfait, au volume , ...et
seulement dans de rares cas au temps)
Aujourd'hui vous avez le choix: pour acheter le Monde en formule
kiosque: vous pouvez le payer à la pièce par wanadoo
(5F) ou à la minute par France Explorer (2,23F9(*) la minute), formule qui ne saurait être
recommandée que pour les adeptes de la lecture rapide...
L'information n'a pas de prix mais elle a un coût
Le Kiosque minitel, jouant le rôle d'une vaste librairie
virtuelle, a permis l'émergence d'une importante profession
d'édition électronique qui, nous a-t-on dit, n'avait pas
jusqu'à une période récente son équivalent à
l'étranger, même aux Etats Unis : c'est pour notre pays une
richesse économique et culturelle dont il convient de préserver
les capacités de développement.
· le site peut être un site commercial riche en information (soft
selling) l'information est là aussi gratuite et son coût est
couvert par les marges sur les ventes ou le budget communication
de l'entreprise (gain de notoriété)
· mais il peut s'agir aussi d'information très
spécialisée, onéreuse à élaborer et qui
ne peut être financée que par sa vente (Banque de
données, oeuvre musicale, encyclopédie,...). Il faut alors
retrouver sur le Net un service offrant les atouts du Kiosque. voir aussi la
syndication de contenu
page
131
Qui, à l'avenir, pourra offrir ces deux atouts ?
3.1.3.1.2.1 Les professionnels de la facturation: opérateurs de
télécommunications, fournisseurs d'accès Internet,
compagnies d'électricité, ...
E-Charge
www.echarge.com
développé au départ sous l'impulsion des "sites pour
adultes" reporte le montant de la facture sur celle du téléphone,
NetToll
www.nettoll.com
, Ipin
www.ipin.com et Trivnet
www.trivnet.com sur la
facture du fournisseur d'accès
Europe Explorer avec Easyclick centralise les micropaiements sur
la facture téléphonique
SEL distributeur de jeu utilise le...3617SEL! et vous demande de
vous connecter le temps adéquat pour régler votre achat: Au lieu
de transformer le temps en argent c'est le processus inverse qui est mis en
oeuvre!
Creanet avec PayByTel
www.paybytel.net utilise un
serveur vocal surtaxé pour facturer la prestation sur la note de
téléphone
Mais cela implique des accords mondiaux entre opérateurs pour la
répercussion des factures jusqu'au client final.
Par ailleurs on peut se demander si les "transporteurs" sont les mieux
placés pour jouer le rôle de libraires
La déréglementation actuelle va augmenter encore la
complexité de ce problème mais en même temps elle rend les
opérateurs plus imaginatifs.
L'accès internet dit "gratuit" n'est autre qu'une formule Kiosque
lorsqu'une partie de son coût est financé par le reversement de
l'opérateur télécom
D'ailleurs on trouve l'opérateur de nouvelle génération
Colt derrière les initiatives de X-Stream,
WorldOnline, Lokace et free.fr
C'est également le cas de freesbee (créé par
None Networks
www.none.net) qui a acheté des
milliards de minutes à France Télécom,
négociées au prix de gros et qui facture les communications
à ses abonnés
C'est enfin le sens de la dernière proposition Tarifaire de
France-Télécom de la connexion sans abonnement à
"28 centimes la minute tout compris"
Les Finlandais et les Suédois, sautant cette étape,
vont un cran plus loin en utilisant le téléphone portable comme
"TPE" (Terminal de Paiement Electronique):
Dans ce pays vous pouvez avec votre téléphone portable
actionner toute une série de distributeurs automatiques (distributeur de
boissons, laveur de voitures, juke box, parking ...) et le coût
est directement imputé sur votre facture
téléphonique.
Vous téléphonez à 1 mètre de distance de votre
"interlocuteur" le téléphone portable ne sert... qu'à
actionner la machine et à effectuer la facturation.
De La Rue Card System essaye de convaincre les fabricants de
téléphones portables de prévoir une "seconde fente" pour y
glisser une carte faisant office de portefeuille électronique.
Itinéris teste un tel service où le portable se transforme
en Terminal de Paiement par carte de crédit chez les commerçants
avec "Iti-Achat"
"le téléphone mobile est un lecteur de carte de crédit
avec une antenne" (Jean-Pierre Buthion du Groupement Cartes
Bancaires)
Ericsson considère pour sa part que le téléphone
portable est le "terminal de paiement électronique" idéal :
il peut intégrer la puce de la carte de paiement (il n'y a alors plus
besoin de carte...) et grâce à la norme "bluetooth" de
communication radio à courte portée qui commence à
s'imposer, il peut dialoguer avec le marchand sans connexion physique. Ericsson
illustre cela par l'image d'un brocanteur interpellant son client par "sir, do
you pay by cash or by phone?"
Les distributeurs d'électricité ne sont pas en reste
Hemel à Stockholm (Home Electricity) vend des
cartes...pour les téléphones mobiles!, les communications sont
facturées avec la note d'électricité
3.1.3.1.2.2 sites portails, principales portes d'entrée sur le web (AOL,
Yahoo !, Netscape, Lycos...)
Selon une étude Jupiter Media Metrix (juin 2001), quatre entreprises
(AOL-TimeWarner; Microsoft, Yahoo! et Napster) concentrent plus de la
moitié du temps de navigation des internautes américains : 32%
pour AOL-Time Warner, 7,5% pour Microsoft (notamment grâce à
Hotmail), 7,2% pour Yahoo!, et 3,6% pour Napster. Le phénomène de
concentration sur la toile se confirme. 14 sociétés s'adjugeaient
60% du temps de connexion en mars 2001, alors qu'elles étaient 40 en
mars 2000, et 110 en mars 1999.
www.jup.com/company/pressrelease.jsp?doc=pr010604
AOL revendiquait en 2001 plus d'abonnés (plus de
30 millions d'utilisateurs payants) que les dix principaux journaux
américains réunis, (13 millions).
En 1998 près de 20 % de tous les achats en ligne ont
été générés par les 4 leaders : AOL (8
%) Yahoo ! (4 %) Netscape (3 %) Excite (3 %).
Cela a représenté pour AOL 6,7 milliards de dollars sur le
seul premier trimestre 2001 (+70% par rapport à l'année
précédente)
AOL pourrait sans difficultés regrouper les factures des achats
effectués par son canal et les prélever sur les comptes de ses
clients chaque mois en sus de l'abonnement.
Depuis 1999 AOL-Compuserve France met en place le système
Cobra : l'internaute-abonné paye ses menus achats, directement
sur sa facture compuserve qui se charge de sécuriser les transactions
Le 7 avril 1999 il a annoncé le lancement de la chaîne
"shopping"
il garantit la sécurité des transactions
électroniques au marchand
il garantit qualité de l'information et du service
clientèle et délais de livraison au consommateur.
Yahoo! Ouvre un "compte yahoo!" Aux abonnés de sa messagerie
gratuite qu'il utilise en particulier pour ses ventes aux enchères
Lycos a lancé dans cette logique une carte de crédit, et
grâce à un partenariat avec Bank One il est capable d'accorder des
crédits à la consommation de façon quasi
instantanée
Aujourd'hui Wanadoo offre la possibilité de régler un
certain nombre d'achats par son intermédiaire, comme l'achat du Monde ou
la consultation dune annonce sur Cadremploi
www.cadremploi.fr ,
Club-internet a annoncé qu'il allait faire de même
La start-up RedCart
www.redcart.com propose sa
technologie pour centraliser les paiements réalisés dans la
galerie marchande du portail en une seule facture
Si cette hypothèse se concrétise et cela semble être le cas
en 2001 la concentration dans cette profession devrait encore
s'accélérer : les Portails pourraient jouer tout naturellement ce
rôle de "libraire" d'Internet alors que les opérateurs
Télécom se cantonneraient dans leur fonction de
transporteurs.
on peut par contre s'interroger sur l'intérêt pour eux d'exercer
en propre, comme ils le font parfois encore actuellement, le métier
d'éditeur
L'échec du journal produit par Microsoft, Slate
www.slate.com malgré
des moyens considérables, est un exemple de la difficulté qu'il y
a à exercer avec un égal bonheur des métiers aussi
différents.
Yahoo! qui semble faire montre de plus de succès s'interdit de
produire quoi que ce soit: Yahoo! diffuse ce qui lui permet de rester
innovant...et svelte: 600 personnes (moins que l'équipe de
lawyers de Microsoft!)
La sortie de MSIX, nouveau protocole de facturation de services
www.msix.org est candidat pour
être l'outil de cette évolution
On pourrait aussi imaginer dans ce cadre une facturation type "SACEM",
forfaitaire pour le client dans une gamme de services et une
rémunération des éditeurs au prorata des consultations.
Ces ISP exerceraient alors un métier de "bibliothécaire".
La rémunération de ces portails pourrait se faire davantage par
le biais de cette fonction kiosque et par le reversement de l'opérateur
de Telecom (qui doit lui rétrocéder une partie de la facture de
téléphone) que par le biais d'une facturation du service de l'ISP.
On s'orienterait alors vers la généralisation de l'Internet
"gratuit" (qui en fait est loin d'être gratuit puisqu'en France comme
dans plusieurs autres pays européens les communications locales sont
encore particulièrement onéreuses) ou avec un paiement
forfaitaire "accès internet + communications".
3. Les banques ?
À travers les groupements de cartes bancaires, elles pourraient offrir
ce service avec la formule du "porte-monnaie virtuel" permettant des
micropaiements multidevises qui répond parfaitement aux
fonctionnalités qui ont fait le succès du kiosque telles que
décrites ci-dessus
Kle-line
www.kleline.com filiale de
Bnp-Paribas, même si son ergonomie au départ ne recueillait pas
encore tous les suffrages, revendiquait 300 marchands à
l'été 1999 dont 60% à l'étranger et 35 000
transactions par mois. pour un montant de 28 MF: après l'OPE de BNP sur
Paribas Kle-line a été fermé, sans doute pour ne pas faire
d'ombre à Cybercomm
Cybercash indique que le coût d'une transaction
réalisée par le moyen d'un porte-monnaie virtuel est de 0.10$+4%
du prix facturé : dans ces conditions la facture minimum est de 0.25$ ce
qui correspond à des "mini-paiements" (1 à 100$) plus qu'à
des micro-paiements (quelques centimes). Digital Equipment a
développé de son côté millicent mais aucune de ces
initiatives ne semble véritablement s'imposer aujourd'hui
Pour la vente au numéro, Le Monde vous offre le choix entre la
solution Banque le système kiosque à la
minute (France Explorer 1,29F/mn F/minute) ou la
facturation kiosque "à la pièce" via un portail
(Wanadoo).
En tout état de cause une préoccupation a avoir toujours
présent à l'esprit: l'obligation de remplir de longs formulaires
répétitifs (nom, prénom, adresse, N° de carte,...)
avant de pouvoir passer commande refroidit bien des enthousiasmes: seuls 8% de
ceux qui ont commencé cette "épreuve" vont jusqu'au bout. Des
entreprises comme Qpass
www.qpass.com ont
essayé de répondre à cette préoccupation en
créant une fonction générant un remplissage automatique de
ceux-ci
3.1.3.1.3 "we need banking but not bankers" (Bill Gates) la création de
monnaie virtuelle?
La plus importante d'entre elles a été le BEENZ
www.Beenz.com géré par la
Beenz company, start up britannique lancée en avril 99 a
reçu le support d'ORACLE, SUN et EXODUS. Les clients se voyaient ouvrir
un compte et la Beenz company, qui se rémunérait par une
commission sur les transactions validées, agissait comme une chambre de
compensation. il y a eu jusqu'à un milliard de beenz en
circulation. Elle a certes déposé son bilan mais faut-il pour
autant enterrer l'idée?
Internet, terre de contraste a également vu apparaître des
monnaies virtuelles basées sur ... l'or!: des start-up,
considérant que le mot clé en matière de monnaie est
"Confiance" sont revenues un demi-siècle en arrière: E-Gold
www.e-gold.com (basé
aux Caraïbes ...) par exemple aurait acheté 1,5 tonnes d'or pour
gager les transactions effectuées avec sa monnaie et il en est de
même pour GoldMoney
www.goldmoney.com
basé à Nassau
3.1.3.1.4 La sécurité : Le risque réel n'est pas
toujours où l'on croit
Voir aussi
page
56
Examinons donc quelques-unes des multiples facettes de cette question.
La sécurité pour le client : certes il n'est pas
très difficile de détourner un message, mais encore faut-il le
décrypter (les transactions par carte se font en général
à travers SSL - secure socket layer - qui en assure le cryptage).
Bien entendu il est possible de casser ce code s'il est limité à
40 bits : en 1988 cela nécessitait 1 heure de calcul pour 100
micro-ordinateurs en réseau "vous n'allez pas vous donner tout ce mal
pour un achat de 300 F"(Bernard Siouffi du Syndicat de la VPC)
Il est infiniment plus facile
Le plus gros cambriolage du Y2K fut le 22 décembre 2000 le vol de
3,7 millions de numéros de cartes de crédit chez
EggHead!
v d'utiliser le "skimming", lecteur miniature de cartes de
crédit, utilisé par des serveurs indélicats dans les
restaurants et qui permet de lire et de stocker en un instant les
données d'une carte et de récupérer le code secret
v d'acheter des listes de numéros de carte avec leur date de
validité auprès des portiers d'hôtel de certains pays de
l'Est ou d'afrique qui s'en sont fait une spécialité avec de
véritables gangs spécialisés (Russie, Cote d'Ivoire,...)
et ce n'est malheureusement pas seulement une spécialité
étrangère puisqu'un restaurateur français vient de se
faire prendre la main dans le sac
v de récupérer des numéros de cartes
dérobés régulièrement publiées sur
Internet (les sites de "carding")
v de fabriquer de fausses cartes (les fameuses "yescards" qui
fonctionnent quel que soit le code à 4 chiffre tapé). le logiciel
geZeroLee Box permettrait d'après Laurent Pelé de les fabriquer.
Serge Humpich en a fait la démonstration
http://altern.org/humpich
Aussi, afin de pallier ces défauts de sécurité le GIE
carte Bancaire envisage... de demander l'interdiction de toute publication sur
ce sujet (Le Monde du 23 juin 2001)
v de pirater un fichier d'un commerçant ou d'une banque (ce qui
est par contre assez facile car les systèmes informatiques sont souvent
très mal conçus et il est déjà arrivé
à des internautes d'accéder au fichier client ... sans le faire
exprès
voir page
207) dans ce cas le pirate accède
à des numéros de carte qui ont pu être aussi bien saisis
par fax, par la poste, par téléphone ou lors d'achat dans la
boutique physique!
quelques jours auparavant c'est CreditCard.com qui s'en était
fait dérober 55.000: devant le refus de payer une rançon
les pirates ont publié tous ces numéros sur le web (site de
"carding") de même pour les 30.000 numéros
dérobés à CD Universe
le 8 mars 2001 le FBI annonçait le vol par des pirates Russes de
plus de 1 million de numéros de cartes dans 40 entreprises
(depuis début 2000 la fraude à la carte de crédit arrive
en tête des délits économiques en Russie)
Avec le passage à 128 bits le risque de vol de numéro sur le
réseau, déjà infime, deviendra tout à fait
infinitésimal
Malgré tout, et c'est un réel problème, le paiement online
est fortement pénalisé, plus que dans d'autres pays, par les
craintes des consommateurs. L'explication nous semble venir la rémanence
de certaines actions de communication
Or chacun sait qu'il est infiniment plus facile de semer le trouble dans les
esprits que de créer un climat de confiance
· de ceux qui s'appliquaient à détourner l'attention du
consommateur des risques présentés par les cartes de paiement, et
qui jouant sur l'incompétence du client ont réussi à faire
porter à Internet la responsabilité de leurs propres carences en
matière de sécurité (Le Monde du 14 mars 2001 signale
même le cas d'un client escroqué qui s'est vu réclamer par
la Banque des intérêts au taux de 12% sur le découvert
ainsi créé alors qu'elle était tenue de recréditer
ce compte immédiatement!).
Il n'a pas été porté à notre connaissance un
seul cas de vol de numéros de cartes sur Internet. Par contre
plusieurs cas de vol ou de détournement de fichiers de numéros de
cartes se sont produits chez des commerçants
Citons par exemple le cas de la banque Noris Verbraucherbank .
www.norisverbraucherbank.de cité par les DNA
www.dna.fr (en
général les victimes préfèrent taire leur douleur
mais dans ce cas l'entreprise avait offert une récompense) qui s'est
fait délester de 500.000 Mark et le pirate qui avait réussi
à pénétrer sur son serveur, réclamait 1 million de
Mark pour ne pas divulguer les codes bancaires
Certains sites commerciaux sont, il faut le dire particulièrement
négligents en matière de sécurité: le Canard
Enchaîné du 10 mars 1999 cite le cas d'un internaute qui est
tombé...par mégarde et sans manipulation spéciale sur la
liste des clients avec les N° de carte de crédit et les dates de
validité!
Par ailleurs, rappelons qu'il existe une multitude de logiciels disponibles
sur Internet qui génèrent des numéros de carte et que,
sans même que vous, ni votre marchand n'ait commis la moindre imprudence
votre carte peut se trouver débitée !
Creditmaster par exemple peut générer des
numéros personnalisés pour 1400 banques ou établissements
financiers dans le Monde (Netsurf mars 99)
Signalons également le risque qu'un commerçant indélicat
vous facture d'autres dépenses que celles que vous avez
effectuées (contravention indue imputée par un loueur de
voiture, facturation de 5 voitures au lieu d'une seule par un autre loueur,
double débit pour une même dépense, poursuite des
débits sur un abonnement résilié, pour n'en citer que
quatre qui nous ont été rapportés durant cette mission
...).
Enfin il convient de signaler le risque du "shoulder surfing" qui
consiste pour un observateur attentif ou une camera de surveillance à
lire le mouvement de vos doigts pendant que vous tapez votre code secret, vous
privant largement de vos moyen de recours contre un paiement contesté.
L' été 2000 les factures "Web transaction" ont fait de
très nombreuses victimes ...dont la plupart n'avaient jamais mis le nez
sur le web: seule solution, changer de carte bancaire (...ou réapprendre
à vivre sans)
Au terme d'une enquête publiée dans son édition du 19
juillet 2001, le bi-mensuel Le Monde du Renseignement affirme:
"Depuis quelques semaines, les hackers disposent d'une véritable
machine à fabriquer des fausses cartes bleues grâce
à un simple logiciel, mis en ligne gratuitement sur Internet par un
pirate" et ajoute "la confiance en la sécurité des cartes
bancaires à puces ne repose plus que sur des campagnes de communication"
www.intelligenceonline.fr/p_Index.asp reste néanmoins
à s'approvisionner en cartes vierges...
La sécurité pour le fournisseur trois cas sont à
distinguer :
Gérard Fournier (Netsurf 99) indique que lors du
lancement de Soft Gallery 20 % des achats étaient des tentatives
de fraude.
De nombreuses méthodes existent pour limiter ce risque
(développées essentiellement par les spécialistes de sites
pour adultes particulièrement exposés à ce risque) qu'il
serait trop long de développer ici (voir
www.sevpcd.com ,
www.solftgallery.fr ou
www.certifier.com ).
Mais soulignons qu'en cas de fraude le seul préjudice est une
non-rentrée d'argent, assimilable au préjudice subi lors d'une
copie illicite : c'est un manque à gagner plus qu'une perte.
Quand vous livrez dans un pays OCDE avec des règles de droit, une police
et une justice efficace, les risques sont faibles:
Floritel, fleuriste sur le Web déclare en près
de deux ans d'expérience qu'il n'a pas eu à déplorer une
seule tentative de fraude.
Quand vous acceptez le risque de livrer, après un paiement par carte,
dans un pays à structure juridique floue, vous prenez effectivement un
vrai risque
Netsurf relate la mésaventure d'Hervé le Billon (
www.bretagne-brittany.com
) qui a accepté de livrer 8 pulls à un habitant de
Vladivostok payé par la carte bleue, évidemment bien
créditée, d'une américaine. On devine la suite.
De même Catherine Leroy, avec ses vêtements de haute couture
voir
page
146 reconnaît avoir été
plusieurs fois abusée par des commandes venant des pays de l'Est
Une escroquerie à la carte de crédit pourrait coûter 460
000 CHF à plusieurs entreprises suisses. Les fraudeurs, qui
opéraient de Côte-d'Ivoire, commandaient des montres de
luxe par e-mail avec des numéros de carte de crédit volés.
Néanmoins certains émetteurs de moyens de paiement faisant
d'internet leur cheval de bataille assurent gratuitement leurs clients contre
toute utilisation frauduleuse de la carte
Voir les conseils de la National Consumer League
http://nclnet.org/shoppingonline
3.1.4 NIVEAU 3: un site à l'écoute du client vecteur d'un
dialogue permettant une production sur mesure
3.1.4.1 Le vrai enjeu : la valeur ajoutée de toute la partie
commerciale représente généralement 20 à 30 % du
prix d'un produit ou d'un service vendu.
Ce que l'on appelle "marge commerciale" correspond pour l'essentiel à la
rémunération de cette importante valeur ajoutée
· la promotion : développement de la marque (branding),
référencement, publicité (e-pub, e-mailing)
· la création de la relation de confiance avec le client
· la présentation d'une offre sous une forme
adaptée, le soft selling, la vente aux enchères,
les bourses
· la négociation commerciale avec une éventuelle
adaptation du produit, le back office
· la mise à disposition du produit avec une logistique
adaptée
· la facturation et la gestion comptable
· le service après vente
Il est bien clair que l'innovation dans les méthodes de
commercialisation peut être aussi déterminante pour le
succès de l'entreprise, que l'innovation dans le service ou dans le
produit lui-même.
Le marketing sur ce média nouveau reste encore pour beaucoup à
inventer et il peut donner des avantages compétitifs à de petites
structures qui ne sont pas prisonnières de schémas mentaux que
les médias anciens avaient peu à peu forgés: on
attend encore l'Aristide Boucicaut du Web
La bergamote de Nancy a su créer autour de son produit, en
Asie du Sud-Est, une image de "produit du savoir-vivre et du raffinement
français" qui en a assuré le succès commercial au sein
d'une galerie marchande
http://icat.francecontact.com/marche .
3.1.4.2 Ecoute attentive des clients et "production sur mesure de
masse
Procter &Gamble propose à ses clientes avec
reflect.com de fabriquer une gamme de produit de beauté
composée par chacune d'entre elle poussant le raffinement jusqu'à
l'étiquette personnalisée au goût de la cliente
Il convient d'être particulièrement attentif à son
comportement, à ses questions ou à ses réclamations. C'est
là une source infiniment précieuse pour faire évoluer
produits et services.
Nous avons plusieurs fois entendu dire aux USA que tout le monde comprenait
qu'un nouveau service soit imparfait, car Internet donne une prime
déterminante au premier entrant et, de ce fait, oblige l'entreprise
à lancer son produit sans attendre que tous les tests aient pu
être réalisés, mais personne ne supporte que lorsqu'un
défaut a été détecté il n'y soit pas
immédiatement porté remède.
3.1.4.2.1 Entreprises s'adressant à des clients individuels. le coeur de
métier: bien connaître ses clients, le marketing "one to one" ou
"1.2.1"
Il est ainsi possible de créer des produits personnalisés avec
des prix de revient analogues à la grande série et en
évitant les stocks, c'est la "personnalisation de masse (mass
customisation)" (Philippe Coste PEE San Francisco)
De plus comme le souligne André Bodis de Renault, aujourd'hui un "bon"
vendeur arrive à persuader le client d'acheter ce qu'il a en stock, pas
ce que le client a en tête, ce qui se traduit par une
"paupérisation" de la commande et un manque à gagner pour le
constructeur
Pour les grands distributeurs outre un nouveau service et un
développement du chiffre d'affaire, c'est aussi un puissant outil de
marketing permettant de mieux appréhender les besoins du client
Procter&Gamble propose sur le site
www.reflect.com à ses clientes de composer
elles-mêmes un produit qui leur sera spécifique . L'Oréal
envisage d'en faire de même en 2002 sur le site
www.lancome.com :
NF Valmary (
http://.valmary.fr ) garde en
mémoire les mensurations de ses clients, ce qui lui permet de proposer
des chemises sur mesure à ses clients à partir de 375 F
Febvay Création
www.febvay.com réalise des
vêtements professionnels (hôtels, boucherie, boulangerie,...): il
offre la possibilité à ses clients de concevoir leur ligne de
vêtement (choix de la forme, du tissu, des mesures,...)
Land's End
www.landsend.com et Custom
Taylors
www.customtaylorservice.com
permettent à leurs clients de construire son vêtement (forme,
couleur, longueur, style, boutons) les conseillent dans leurs choix et
connaissant ainsi leurs goûts leur proposent les accessoires assortis.
LeFelix fait de même pour les sacs à main
www.lefelix.com
Dell
www.dell.com vous donne la
possibilité de construire votre ordinateur en fonction de vos souhaits
(en vous offrant la possibilité de vérifier la cohérence
de vos choix) avec
www.Gigabuys.com, 30.000 produits
électroniques il propose également du matériel d'autres
constructeurs (en France à une échelle beaucoup plus modeste
c'est la stratégie adoptée par Mansoft avec un PC sur
mesure livrable en 5 jours)
Les poupées Barbie
www.barbie.com/mydesign
offrent la possibilité à ses petites clientes de concevoir et
d'acheter la poupée de leur rêve : joyeuse ou sérieuse,
brune ou blonde, claire ou bronzée, on choisit la couleur de ses yeux,
sa garde-robe, son nom...et l'histoire de sa vie (40$, soit le double du prix
habituel, livré en 6 à 8 semaines) "il y a un charme indicible
à jouer les Pygmalions virtuels" Francis Pisani pour Le Monde
Bien des sites spécialisés dans le cadeau (fleurs, jeux, ...)
savent également utiliser, fort à propos prénoms et dates
de naissance de vos proches pour vous rappeler la fête ou l'anniversaire
que vous auriez pu malencontreusement oublier comme
Pense-fête.com
www.pense-fete.com
3.1.4.2.2 Le véritable fonds de commerce: la connaissance du client. Le
problème des fichiers. Le cas
Amazon
I-Base
www.ibase.fr, pour rester en
France, start-up crée en janvier 1999, a levé 88MF en sept 2000
et a repris Centrale Direct et Icoupon: objectif, disposerd'ici fin 2000 de
1,2 millions de profils de jeunes de 15 à 25 ans avec plus de 1000
critères remplis pour chacun
De ce fait les deux segments qui croissent le plus vite parmi les
éditeurs sont
NetZero
www.netzero.com site
internet gratuit compte déjà aux US plus de 1 million
d'abonnés 8 mois après son lancement. En échange de cette
gratuité l'internaute doit remplir un questionnaire
détaillé sur ses goûts, ce qui permet un premier ciblage de
la publicité qu'il voit sur son écran. Ce ciblage est
affiné au fur et à mesure de sa navigation, et la connaissance de
son code postal permet de sélectionner pour lui des commerces de
proximité (pizza, cinéma,...)
v les "fermes de données" qui permettent de gérer les
masses considérables d'informations (se chiffrant en milliards de
mégaoctets) que nécessite une approche personnalisée du
client (dont le leader incontesté est EMC,
http://www.emc.com (60% du
marché revendiqué): Michael Ruettgers son Pdg estime qu'en
2001 le stockage représentera les 2/3 des dépenses informatiques
soit 50 Milliards de dollars)
De nombreux sites vous offrent d'improbables cadeaux mirifiques à
travers des loteries sous réserve de remplir des formulaires permettant
de constituer des fichiers (au moins on sait que l'on a là une liste de
personnes crédules...)
Firefly racheté par Microsoft, vous aide gratuitement
à trouver le disque à votre goût où la
communauté dans laquelle vous vous épanouirez. Il a ainsi obtenu
les profils psychologiques très fins de plus de 3 millions
d'internautes. Pour néanmoins protéger la vie privée
de ses utilisateurs Nicholas Grouff, son président indique qu'il a mis
au point "Passeport" qui permet à son abonné de
décider du niveau d'informations personnelles dévoilé au
site visité: ainsi seul Firefly (donc maintenant Microsoft qui
intègre ce service dans MSN) vous connaît véritablement...:
une douzaine d'associations américaines ont décidé fin
2001 de porter plainte contre cette atteinte à leur vie privée
(AOL avec ses 20 millions de clients qu'elle essaie de rendre les plus captifs
possibles, n'est pas en reste avec "Magic Carpet" révélé
au public en juillet 2001 par le Washington Post
Colornet
http://www.couleurs.com/
alimente une base de données comportementale à partir de tests de
couleur proposés sur plusieurs sites et permet ainsi une adaptation
dynamique des bandeaux pour les internautes répertoriés dans
cette base (rapport de la CNIL)
La connaissance fine du client est une des motivations principale des
fournisseurs d'accès gratuits, qui sont d'ailleurs souvent filiales
de grands distributeurs comme Dixons (freeserve), Tempo
(screaming.net) Darty (Libertysurf), la Fnac (
www.fnac.fr )
Les intermédiaires qui assurent les paiements (comme
cybercash) sont également en position de collecter de
précieuses informations
Une entreprise comme Amazon.com crée par le
visionnaire Jeff Bezos, et numéro 1 mondial du commerce sur
Internet en 2001, est valorisée à 200$ par client car elle a
une connaissance intime de chacun de ses 20 Millions d'acheteurs :
elle connaît leurs adresses (livraison), leurs coordonnés
bancaires, leurs goûts, leurs façons d'acheter...et ceci
malgré des pertes qui continuent à se chiffrer en centaines de
millions de $: le rendez-vous avec les bénéfices est
annoncé pour 2002
On peut penser que la librairie est seulement une entrée en
matière et non une finalité, un cyberdistributeur global
ce qui expliquerait un rapport de 1 à 3 avec la valorisation de
Barnes&Noble leader de la librairie traditionnelle qui s'est
jeté de tout son poids dans la bataille pour rattraper son retard en
s'associant avec l'allemand Bertelsman
quelques faits laissent penser que vendre des livres, des CD ou des jeux
n'est pas le coeur de métier que s'est donné Amazon.com
mai 99 : achat de Alexa Internet
www.alexa.com qui, en
échange d'aide à la navigation enregistre toutes les
données sur les sites visités par leurs clients (sites
visités, pages vues, durée de visite) grâce à des
" brownies " (cookies actifs).
Achat de Junglee,
www.junglee.com robot de
comparaison des offres concurrentes sur le net (octobre 1998)
achat de live Bid,
www.livebid.com site de
vente aux enchères et de brocante virtuelle en mars 99
achat de Pets.com
www.pets.com nourriture et
accessoires pour animaux de compagnie en mars 99
achat de Drugstore.com
www.drugstore.com qui
vend des produits pharmaceutiques et cosmétiques en
février 99 et pousse le soucis de votre bien-être jusqu'à
vous rappeler la nécessité de faire renouveler votre
ordonnance...ou de changer votre brosse à dent!
juillet 99 ouverture d'un magasin de jouets,
juillet 99 annonce de l'ouverture du service haut de gamme avec
sothebys et de la commercialisation de voyages organisés
juillet 1999 ouverture d'un rayon électronique grand public, habits,
montres joaillerie, jardinage
août 1999 prise de contrôle de Gear.com
www.gear.com
spécialisée dans la vente d'articles sportifs
octobre 1999 ouverture de zShops &&wgalerie commerciale ouverte
à tous les vendeurs occasionnels ou professionnels
début 2000 Accept.com,
www.accept.com, entreprise
permettant des paiements entre particuliers
août 2000 vente de voitures, de service de photos en ligne
ofoto.com
www.ofoto.com
début 2001 accord avec Toy'R Us dans la distribution de jouets
fin 2001 ouverture d'une boutique "ordinateurs PC"
en 2001 c'est 18 millions de produits qui sont en vente, en mai 2001 c'est
22 millions de visiteurs mensuels
...mais peut-on être performant dans autant de métiers
différents?
Le succès boursier de portail comme Yahoo! Netscape ou
Excite tient sans doute pour une bonne part à cette analyse.
Mais le fin du fin consiste à n'exploiter cette connaissance
qu'avec modération explique J P Charpentier, Directeur
général de France Loisirs
www.franceloisirs.com
(Internet Professionnel 07/98)
Il faut bien avoir conscience aussi que cette intrusion qui peut être
très profonde dans la vie privée et la connaissance intime des
individus peut provoquer des réactions de rejet brutales
Ces réactions se sont traduites en Europe par des lois, mais pas aux
Etats Unis ou le respect de la vie privée relève du droit
contractuel et est mis en oeuvre dans le cadre de Chartes, où morale et
marketing cherchent à négocier un équilibre incertain
(quid en particulier de la commercialisation des données, par exemple en
cas de liquidation judiciaire c'est souvent le principal actif, de même
qu'en cas de rachat de l'entreprise elle-même). Nous reviendrons
ultérieurement sur ces sujets très délicats qui font
l'objet d'âpres discussions car les internautes européens sont
d'actifs clients des sites US
3.1.4.2.3 L'émergence des communautés d'acheteur : une cible
privilégiée pour les PME :
Leur première préoccupation est en général de
mettre en commun les informations ou la documentation qui leur est
spécifique à travers un site web protégé ou non par
une clef d'accès et de développer les moyens d'échange
entre membres et le travail collectif (messagerie, IRC, new group,
groupware, ...).
Il s'avère fréquemment que ces communautés ont des besoins
communs de produits ou de services (transport, outillage, équipements
sportifs, spectacles... par exemple).
Elles sont bien entendu les mieux à même de définir de
façon précise leurs spécifications : les chirurgiens ou
les radiologues sont par exemple les mieux placés pour élaborer
le cahier des charges de leur futur matériel.
Essayons d'analyser "l'économie" de la communauté en terme de
marketing :
La valeur du "fonds de commerce" que représente un client dont vous
connaissez les habitudes de consommation et qui vous fait confiance (que l'on
peut calculer à travers la valeur boursière des entreprises
Internet dont c'est le capital principal) peut-être estimé
à une somme variant de quelques centaines à quelques milliers de
$
Il correspond à l'avantage économique que représente
une connaissance fine de ses goûts et de ses diverses
caractéristiques (solvabilité, localisation, profession,
ethnie,...) permettant de lui faire des propositions commerciales pertinentes
L'économie d'une communauté consiste en fait à mutualiser
ces sommes et de les conserver à son profit ou, comme nous le verrons
plus loin (
voir page
120), de celui qui la
fédère (l'infomédiaire) au lieu de se la laisser
" dérober " par les sites que vous visitez
"les enjeux financiers sont énormes, il faut savoir que la
communauté des supporter de Manchester United représente
un chiffre d'affaire de 200MF et celle des Spice Girl de 1,4 Milliard de
Francs par an" Christian Lainé responsable du programme
intercommunity intr@net99
www.intranet99.org
De cette analyse découlent deux conséquences majeures :
Robert Eaton PDG de Chrysler lui-même soulignait que grâce
à l'information abondante et pertinente du client (il sait avec
autobytel
www.autobytel.com à quel prix le
concessionnaire achète la voiture) "le rapport de force est
inversé".
Le géant General Motors ouvre un extranet, un site web, et
crée en août 1999 une filiale e-GM pour essayer reprendre
le contrôle de ses propres concessionnaires, contrôle quelque peu
mis à mal par ce même autobytel
cf page
129 et en 2001 il confie à la
start-up la mission de développer un site pour ses propres
concessionnaires
www.autobytel.com/content/home/help/pressroom/pressreleases/index.cfm?id=4;4&
;action=template&ArticleID=137128
La description du processus d'achat d'une communauté montre que le
travail préalable réalisé par celle-ci a permis de
réaliser une large partie du travail habituellement
réalisé par le fournisseur
Dans de telles conditions, une PME qui possède de la compétence
technique mais qui n'aurait pu préfinancer tout ce travail
préliminaire, se retrouve en meilleure position compétitive que
les grandes entreprises installées sur le marché: plus flexible,
plus réactive elle est surtout moins chargée en frais
généraux.
· bureau d'étude (définition des
spécifications du produit)
· distribution (regroupement des commandes)
Son handicap structurel se transforme dans ce contexte en avantage
compétitif.
On voit en particulier apparaître des intermédiaires qui
fédèrent des communautés
Communauté des chirurgiens, Surgery on ligne
www.ortopedie.com, des architectes bretons,
www.architecture-services.com, les laboratoires
d'analyses médicales de l'Ouest
www.biologistes-village.com les imprimeurs
www.imprimfr.com , les camionneurs
américains
www.layover.com pour leurs
achats de gazoil ou d'assurance ou les acheteurs de fuel de
Genève ( Global Interactive City
www.gkb.com):
Firefly, Wired, Netgame, Parent Soup, et bien
d'autres se sont placés sur ce créneau majeur (une excellente
analyse dans Net Gain publié par l'université de Harvard
www.hbsp.harvard.edu/hbsp/prod_detail.asp?7595
SeniorNet, une communauté virtuelle de retraités
branchés compte 10 millions de membres
www.seniornet.org.
son doyen a 104 ans. Ce réseau fonctionne grâce aux
cotisations de 25.000 membres bienfaiteurs: "c'est un endroit où l'on
peut rompre son isolement sans quitter sa chambre, se soutenir dans les
épreuves de la maladie, mais aussi partager des évènements
heureux, anniversaires et mariages" Glen Gilbert, animateur du site . de
nombreuses associations comme l'APF (association des paralysés de
France), pourraient utilement s'inspirer de ces initiatives
Un nouveau business model a fait son apparition le "we-commerce" (achats groupés)
voir page
135
Lancé par Mercata
www.mercata.com (disparu
début 2001) et Mobshop
www.mobshop.com (ex
Accompany
www.accompany.com) ces
sites proposent aux consommateurs de se regrouper pour acheter un produit:
Plus le nombre de clients est important plus le prix est bas
Chacun des clients est alors incité à faire la promotion du
produit vis à vis de ses connaissances (à l'exact opposé
des ventes aux enchères) pour en faire baisser le prix : c'est le
"marketing viral".
Ces communautés virtuelles tireront les prix vers le bas
...mais ce peut être une opportunité pour une PME de tailler
des croupières à un gros concurrent en jouant pleinement la carte
de telles communautés, faisant ainsi l'économie du réseau
commercial, de la promotion de la marque et d'une partie du marketing (ce
que la grosse entreprise pourra plus difficilement faire)
c'est la carte jouée par Barnet Sport
www.barnett-world.com
qui vend son matériel sportif aux clubs (ceux-ci regroupent les
commandes) et qui étend ses prestations à des reportages
vidéo sur internet de match qui n'intéressent pas les
télévisions
3.1.4.3 Le développement de la marque et du produit, le
référencement, la publicité, l'e-pub,
l'e-mailing
Or il ne sert pas à grand chose d'avoir une offre remarquable si
personne ne le sait.
La "marque" élément de confiance pour le client (
voir page
118) devient un
élément majeur de l'actif de l'entreprise (car la fabrication
proprement dite des produits et services peut bien souvent être
sous-traitée)
Mais pour autant une excellente publicité ne peut suppléer ni la
qualité du produit ni celle de la stratégie "la meilleure des
agences ne peut rien pour un client qui ne sait pas ce qu'il veut" Frank
Tapiro, Hémisphère droit
On peut même dire que la publicité est un "amplificateur de
notoriété" et joue dans un sens comme dans l'autre: une
excellente publicité pour un mauvais service ne fait qu'aggraver la
situation et une marque connue est beaucoup plus vulnérable à un
dysfonctionnement, car cette notoriété joue encore plus pour
faire connaître les défauts que les qualités (voir par
exemple la montée et la chute de Boo.com accompagnée par
des centaines de millions de publicité)
Sans politique de "signalisation" les risques sont grands de rester inconnu.
Plusieurs outils peuvent alors être mobilisés.
3.1.4.3.1 Le référencement: une étape
essentielle
La première démarche à faire est de se faire
référencer par les principaux d'entre eux en leur indiquant votre
existence et en leur signalant les domaines d'intérêt que vous
revendiquez.
Des méta référenceurs comme Top Dog (qui,
cela ne manque pas de sel, s'est fait voler son nom en 1999 voir
www.topdog.com),
WebPosition Gold
www.webposition.com
SubmitWolf
www.trellian.com,
NetBooster
www.netbooster.com ou
AddWeb
www.cyberspacehq.com
peuvent vous simplifier la tâche en référençant vos
pages auprès des moteurs (jusqu'à 1.500 moteurs pour AddWeb) mais
aussi en optimisant vos pages pour qu'elles soient plus facilement
indexées (en particulier au niveau des "tag méta" instructions
invisibles par le visiteur mais qui contient les informations d'indexation pour
les moteurs, et qui sont bien souvent négligés par les
débutants)
Mais bien entendu ils sont moins performants qu'un référencement
" à la main" moteur par moteur ou réalisés par des robots
de sociétés spécialisées.
Par ailleurs des "outils de contrôle" vous permettent
d'apprécier le résultat obtenu comme
www.weborama.fr
Toutefois cette démarche n'est en général pas suffisante :
dans de nombreux cas le moteur renvoie des centaines sinon des milliers de
réponses à la question de l'internaute : il convient de
faire en sorte de figurer dans les 20 premiers, (la première page
de réponse du moteur) ou, à la limite, dans les 40 premiers : il
est rare que l'internaute aille bien au-delà dans l'examen des
réponses.
Cela nécessite l'utilisation d'un certain nombre de techniques
(scoring), jalousement gardés (car si tout le monde les
utilisaient, elles deviendraient bien entendu inopérantes puisqu'il
s'agit d'une compétition) et évoluant rapidement (car les moteurs
apprennent au fur et à mesure à déjouer les "astuces"
inventées pour les abuser).
Citons néanmoins
Il est de bonne politique d'échanger des liens avec des sites
partenaires ou complémentaires quand une communauté se
fédère autour d'un thème ou d'un type de public en
organisant ces échanges de liens croisés cela s'appelle un Web
ring : un tel réseau de liens augmente considérablement la
"visibilité" de chacun de ses membres (l'Anneau Ariégeois par
exemple relie artisans et pme ariégeois)
· les pages d'accueil multiples (voire des pages fantômes)
qui permettent de rabattre du trafic à partir de plusieurs séries
de mots clefs
· la multiplication du nombre de liens en provenance d'autres sites : le
nombre de liens pointant sur vous, indicateurs de l'intérêt
que d'autres vous portent, est un élément fortement pris en
compte par certains moteurs.:
De plus en en plus de moteurs de recherche font payer la prise en compte des
sites web. Un procédé assimilable à de la publicité
clandestine, affirme Commercial Alert, association fondée par Ralph
Nader qui a déposé plainte devant la FTC (Federal Trade
Commission, chargée de la protection des consommateurs). Parmi les
moteurs cités, on trouve ceux d'AltaVista, AOL, Microsoft, Looksmart et
Lycos. A lire sur NewsFactor.com
· l'achat auprès de certains moteurs d'une
"priorité" : cette pratique est fortement condamnée par les
internautes mais certains moteurs envisagent même de mettre aux
enchères les premières places (voir e-pub)
par ailleurs Realname vous permet d'acheter le nom de votre entreprise
en tant que mot clef, et d'assurer ainsi que votre site officiel sortira en
tête lors d'une recherche sur votre nom.
Notons qu'à ce "sport" les grandes entreprises ne sont pas toujours
les plus performantes :
Lorsque nous avons voulu acheter un appareil photo numérique à
New York, après l'avoir repéré dans une boutique notre
premier réflexe a été d'aller sur le Web pour voir ses
caractéristiques techniques détaillées et les prix afin
d'être en mesure de négocier avec notre marchand de Broadway :
Quelle ne fut pas notre surprise de constater que sur la requête "MAVICA" les 20 premières références
étaient occupées par des sites de clients mécontents qui
expliquaient en détail tous les défauts de l'appareil. Le site
officiel de son fabricant n'apparaissait qu'en seconde page ! Nous n'avons pas
acheté l'appareil cette année là
Gardons à l'esprit qu'un individu astucieux ou une PME ont autant de
poids qu'une multinationale sur ce plan et que, de ce fait, les sites de
clients mécontents et qui veulent le faire savoir sont extrêmement
nombreux.
Ils ont une capacité de nuisance considérable en mettant sur la
place publique les défauts des produits jusqu'à obtenir
satisfaction (citons parmi les plus célèbres campagnes : un
modèle de voiture ayant tendance à s'enflammer, les
défauts d'un produit électronique, ...)
voir page
95
3.1.4.3.2 la publicité, l'e-pub pourquoi
3.1.4.3.2.1 Le développement de la notoriété de la marque
et des produits: un enjeu souvent
majeur
Cette économie d'échelle joue également pour financer les
coûts, qui peuvent devenir gigantesques, exigés pour la
création de sites très riches sur le plan éditorial
(soft selling) que nous verrons dans le prochain chapitre.
· Mais aussi de faire en sorte que spontanément quand on pense
à un de vos produits ou service votre marque vienne à
l'esprit: cette politique de développement de la notoriété
spontanée est essentielle en particulier dans le domaine où il
importe de devenir la référence du marché
voir page
232
§ Soit parce qu'il n'y a pas de place pour de nombreux acteurs car
le client a fortement intérêt à aller chez celui qui, ayant
pris le leadership du marché, offre le choix le plus vaste :
Amazon.com pour les livres, Autobytel pour les
voitures, Adquest pour les petites annonces, Furniture.com pour
les meubles, Fromages.com pour les fromages, eBay pour les
enchères, ou Homestore.com pour l'immobilier (il contrôle
maintenant Springstreet.com, autrefois nommé
Allappartments.com pour la location, mais aussi realtor.com
pour la vente, homebuilder.com pour la construction neuve,
Commercialsource.com pour les biens commerciaux, Remodel.com pour
la décoration et l'ameublement),... sites sur lesquels nous reviendrons
plus loin
§ Soit parce que, notamment dans le domaine du logiciel, il n'y a
quasiment que des coûts fixes ce qui permet des économies
d'échelle considérable (avec de plus l'avantage de voir les
développeurs d'application se focaliser pour des raisons
évidentes sur le produit leader et consolider par là même
ce leadership) : Microsoft, Oracle, SAP,
Yahoo!, E-trade, Real Audio, ...
Il faut noter par exemple que pour les opérateurs qui se donnent pour
vocation de devenir "La référence" dans leur
créneau, le marketing représente les deux tiers des
dépenses d' "investissement" contre 10 à 15% pour les
développements techniques et éditoriaux. (encore en 2000
Autobytel investissait 85% de son chiffre d'affaire en promotion, avec la
nécessité vitale d'atteindre rapidement l'équilibre
financier ce chiffre devrait être ramené à 60% en 2001).
3.1.4.3.2.2 Une stratégie qui explique les "pertes comptables" des
leaders de la cote
en 1998 AMAZON avait perdu 124M$ pour un chiffre d'affaire de
600 M$, mais les marchés avaient accepté cette logique puisque
malgré ces pertes récurrentes ils valorisaient à plus de
10 milliards de dollars en 1999.
Sur l'ensemble de l'année 2000, Amazon a presque doublé
ses ventes à 2,76 milliards de dollars. Les pertes nettes, qui ont-elles
aussi doublées, s'élevaient à 1,41 milliards de dollars et
la valorisation après une pointe à 34 Milliards de $ pendant
l'euphorie de début 2000 est retombée à 4 Milliards en fin
d'année
Au premier trimestre 2001 les pertes étaient encore de 255 M$ -
en baisse pour la première fois- pour un chiffre d'affaire de 695 M$ et
la valorisation est de 4,6G$ dans une perspective de bénéfice en
2002
Ceci ne veut pas dire toutefois qu'il suffit de jeter l'argent par les
fenêtres pour réussir!, comme de nombreuses faillites l'ont
montré (la plus emblématique ayant été Boo.com
au printemps2000)
Il faut noter que dans ce domaine le "Minitel" a été
précurseur en donnant gratuitement le matériel, ce qui au
départ a crée un gigantesque déficit, vivement
reproché par la Cour Des Comptes, compensé ensuite pendant de
longues années par une rente de situation qui émerveille
encore les Américains.
Avant le lancement des ordinateurs gratuits à très bon
marché, nombre de spécialistes de marketing américains
sont venus étudier le "modèle Minitel".
3.1.4.3.2.3 Des techniques publicitaires en pleine évolution: de la
pollution vers le service
La première génération de publicité, calquée
sur les méthodes développées sur les médias ou le
spectateur ne pouvait fuir était plutôt envahissante:
Mais ces formes de publicité envahissante avec leurs débordements
qui sont parfois chères et souvent contre-productives, sont aujourd'hui
clairement perçue comme une pollution par l'internaute bien
qu'encore majoritaires en volume sont en voie de régression en part
relative
· bandeau fixe ne prenant pas en compte le profil de l'internaute,
· fenêtres publicitaires sauvages "pop-up" qui jaillissent
que vous vous connectez à certains sites
· mieux encore les "pop-down" ou "pop-under" qui restent
cachés et ne s'affichent que quand vous fermez votre navigateur
www.siliconvalley.com/docs/news/svfront/062170.htm ),
· Le "mouse trapping" : quand vous cliquez pour fermer une
fenêtre, cela vous en ouvre encore une ou plusieurs autres (très
développé dans les sites pour adulte qui tentent par tous les
moyens de "racoler le client)
· Le mailing de masse (SPAM)
Les internautes expérimentés (qui sont ceux qui achètent)
sont nettement moins de 1% à leur attacher le moindre
intérêt (contre 5% pour les néophytes).
De plus il existe maintenant des filtres permettant d'éliminer la
pub (pour le courrier comme pour la navigation) en désengorgeant les
boites aux lettres et en accélérant le chargement des pages (bien
entendu il y a aussi des anti-filtres qui détectent ceux-ci et bloquent
l'accès au site mais peut-on séduire un client par la
contrainte?...)
Les internautes allergiques aux publicités utilisent des programmes
comme Adkiller
www.adkiller.com ,
Adsubstract
http://cgi.zdnet.com/slink?46968:5295731 ou Junkbuster
http://internet.junkbuster.com, WebWasher
www.webwasher.com . La
société Adkey
www.adkey.com
s'apprête à commercialiser un programme qui permet à un
site de refuser son accès aux internautes ayant installé un
filtre anti-pub: un Killer de pubkiller
C'est pourquoi se développent des stratégies beaucoup plus
sophistiquées en essayant d'être perçues comme apportant un
divertissement (advertainment
www.hotwheels.com de
mattel ou
www.kswiss.com ) ou un
service à l'internaute: "
La publicité pour la pizzeria de sa rue apparaît au
moment où il a faim, le livre en promotion correspond à
son centre d'intérêt, les balles de golf vont avec les club
qu'il a acquis il y a un mois, il peut voir en temps réel le montant des
enchères sur un produit analogue à celui qu'il consulte, une
idée de cadeau vient à point nommé le jour de son
anniversaire de mariage,...
De plus en plus, afin d'éviter les réactions d'allergies qui
provoque une publicité invasive, les propositions commerciales ne sont
faites qu'après s'être assuré de l'accord du prospect :
c'est le "permission marketing
Il convient pendant les phases de développement être
particulièrement attentif aux insatisfactions des clients qui peuvent
s'exprimer au sein des news group voir
page
149 ou à travers les sites
protestataires
voir page
95 afin d'améliorer les produits et
d'adapter la communication
Signalons enfin que la publicité joue un rôle majeur dans
l'économie de l'Internet : beaucoup de sites éditoriaux
ne peuvent offrir de riches contenus gratuitement que grâce à la
publicité (une dizaine de milliards de dollars en 2001), mais c'est ce
qui a mis en difficulté de nombreux sites qui comptaient essentiellement
sur cette source de revenu en 2001 (les tarifs de l'e-pub a baissé d'un
tiers entre début 2000 et début 2001 et a majorité des
sites Internet européens dépassent les 60% d'espaces
publicitaires invendus, selon Jupiter-MMXI).
3.1.4.3.2.4 un domaine promis à un brillant développement: mesure
d'audience, base de facturation
Pour ce qui concerne la publicité "classique" sur le web
éléments mesurés s'affinent progressivement et
conduisent progressivement à engager les agences sur les
résultats et plus sur les moyens
plaquette disponible sur demande à
cesp@cesr.org voir aussi
www.iab.net ou
www.iabfrance.com, site de
"l'internet advertising bureau")
Un site généraliste pourra cependant facturer plus cher s'il est
capable d'adapter la publicité au profil du visiteur (par exemple dans
les moteurs de recherche apparition de la publicité en fonction des mots
clés demandés)
En 2001 les prix ont baissé en moyenne de 30% le CPM passant de 30
à 20$ (source jupiter MMXI)
· puis aux PAP "pages vues avec publicité"
· puis prise en compte du taux de clic (clic through) et de la
qualification du profil des internautes (Procter&Gamble a indiqué
qu'à compter de juillet 2000 il ne rémunérerait plus ses
agences à l'audience mais au taux de clic)
· pour arriver à un pourcentage sur les ventes
réalisées (liens marchands).
Le rôle crucial des mesures d'audience se traduit par les valorisations
des entreprises qui ont réussi à s'imposer
Aux USA, Mediametrix
www.mediametrix.com (qui a fusionné avec
Relevant Knowledge
www.relevantknowledge.com et plus récemment
avec Jupiter
www.jup.com avant d'être
absorbée elle-même par Netratings en même temps que
Nielsen e-rating) a installé un logiciel de mesure des
comportements sur près de 40.000 ordinateurs privés ou
professionnels. En Asie elle s'est alliée à Dentsu en
Amérique latine avec Ibopeet en Europe à l'Allemand Gfk et
au Français Ipsos.
www.ipsos.com pour créer MMXI.
Signalons également Open Adstream
www.realmedia.com , Media Research,
www.mrc.org
En France 3 sociétés émergent
Médiamétrie e-Ratings.com
www.mediametrie.fr avec
Cybermétrie analyse la fréquentation des sites a partir
d'un panel de 8 500 personnes
Netvalue
www.netvalue.com présidée par
Emmanuel Brizard, analyse le comportement d'un échantillon
d'internautes avec un panel de 700 foyers. Crée en mars 1998 la
société a réussi à convaincre un pool
d'investisseurs menés par Innovacom d'investir 80 MF fin 1999 pour le
développement de cette start up en Europe et aux Etats Unis.
Profile for You
www.profileforyou.com,
plateforme de mesure et de qualification d'audience basée sur des
cookies ("profiling comportemental"), a levé 10M€ en janvier 2001
3.1.4.3.2.5 des outils pour un pilotage des campagnes en temps
réel
L'avantage d'Internet est de permettre d'évaluer l'impact d'une campagne
pendant son déroulement, la pertinence d'un message,... et de pouvoir
ainsi l'adapter sans délai pour en accroître l'efficacité
· à un processus continu piloté par les
réactions des internautes: la "conception" de la campagne ne
s'arrête pas à son lancement car c'est en fonction des
réactions mesurées en temps réel que celle-ci est conduite
Ces mesures permettent soit de suivre une population test bien connue (ce qui
permet d'en extraire des échantillons représentatifs du public
visé), soit d'exploiter des informations que laisse volontairement ou
non un les internautes en se connectant
Les outils sont nombreux (Clickstream, Webtrends,
ActivStats, Webmeasure, Dart, Open ad Stream,...) et ils
permettent une mesure en temps réel de l'efficacité d'une campagne
Ad Net Track
www.adnettrack.com, développé par 15
régies, permet aux différents acteurs de la publicité sur
le net d'avoir une vue détaillée sur les campagnes en cours et
LemonAd
www.lemonad.com lancé
début 2000 par Netcrawling offre un outil de pige publicitaire en
temps réel offrant une vue panoramique détaillée sur
toutes les campagnes en cours
Internet permet aussi de procéder à des test marketing sur des
produits diffusés par les circuits traditionnels
La jeune société ToTeam (ex-Etnosphère)
http://www.2team.com
crée par Olivier Barrelier utilise internet pour des sondages
ultrarapides de panels de consommateurs pour orienter une campagne de pub
classique ou des nouveaux sites web en leur faisant tester bandes son,
vidéo ou maquettes de sites avec réponse dans les 72H chrono
3.1.4.3.2.6 mais encore bien des problèmes techniques et surtout
déontologiques
Par ailleurs les problèmes de déontologie se posent de
façon beaucoup plus complexe que dans les média traditionnels
(frontière entre l'édition et la pub: la
rémunération du site éditorial à la commission sur
les achats ne risque-t-il pas d'influer sur l'objectivité?, vente de
mots clef, publicité comparative, utilisation du sexe,
dénigrement à travers des liens, exploitation des données
personnelles, techniques de parasitisme commercial...), sans oublier qu'il faut
raisonner au niveau mondial et que les règles diffèrent
sensiblement d'un pays à l'autre
· par ailleurs n'oublions pas qu'une majorité de clients se
connectent ... depuis leur entreprise, à travers un firewall ce qui ne
permet que difficilement de les identifier
La crise qu'ont connu les "dot.com" en 2000-2001 ont en outre eu de fortes
répercussions sur le développement du marché publicitaire
3.1.4.3.3 l'e-pub, oui mais comment ?: 16 stratégies se dégagent
pour chasser le pigeon sur le Web
3.1.4.3.3.1 La chasse à l'affût : s'afficher sur un portail, le
bandeau, pop-up et pop-down, le
sponsoring
Une variante consiste à générer des pages qui
"jaillissent" lorsque vous vous connectez à un site (les
"pop-up") et plus récemment, mais sans grand succès
à vrai dire, les "pop-down" qui font leur apparition lorsque vous
quittez le site
Une formule voisine consiste à "sponsoriser" un site (sur le
même mode qu'une émission de télévision): la
relation est alors plus stable qu'une simple campagne de bandeau
Par exemple 90 % des utilisateurs de Netscape démarrent sur sa page
d'accueil (options par défaut lors de l'installation pour le Web comme
pour le mail).
Evidemment c'est là une stratégie extrêmement
onéreuse qui ne peut se justifier que lorsque votre produit est
susceptible d'intéresser une proportion substantielle des internautes
(coût aux mille pages comportant une publicité vue (CPM)
: 20 à 40 $ aux USA, 250 à 750 F en France selon que le site
est généraliste ou est fréquenté par un public plus
spécialisé).
La City bank, qui affiche un objectif de 1 milliard de clients, a
payé 50 M$ à Netscape pour être présent sur
son "portail", eBay a dépensé 75 Millions de
dollars et la start-up pharmaceutique PlanetRx crée en mai
1999, 15 M$ pour être présents sur celui d'AOL
La start-up living.com avait conclu un accord à 145M$ avec
Amazon avant de déposer son bilan! (toutes les grenouilles ne peuvent
pas devenir plus grosses que les boeufs)...
Bien entendu cette politique est davantage à la portée de PME
quand les "portails" en question correspondent à des publics plus
spécialisés (tel ou tel sport, domaine de collectionneur ou
région par exemple) et plus encore quand l'entreprise est
référencée par une communauté d'acheteurs et figure
de ce fait dans la liste des fournisseurs référencés sur
le portail de leur Intranet. C'est ce qui explique en 1999 une certaine
désaffection pour les sites généralistes au profit des
sites verticaux ("Vortails") ciblés sur un public ou une profession
A l'avenir qui va devoir payer à qui?
Homestore.com paie aujourd'hui 40M$ à AOL.
Etant maintenant de très loin le premier site immobilier (
voir page
130), dans la mesure où un citoyen
américain fait en moyenne une opération immobilière tous
les 7 ans et que 64% d'entre eux utilisent Internet pour leur recherche, il
considère que c'est lui qui apporte du trafic à AOL et il
s'interroge pour savoir si à l'avenir ce n'est pas lui qui demandera pas
à être rémunéré par les portails qui
permettent l'accès à son site
3.1.4.3.3.2 La chasse à la glue : Le "mouse
trapping"
3.1.4.3.3.3 La souricière : offrir un
accès gratuit à ses
clients
C'est ce qui a conduit Internet Telecom (maintenant
Eircom.net)
www.eircom.net
à vendre de "l'Internet gratuit clef en main": Elle a
déjà pour clients La Fnac, VNU et le Crédit Maritime
Mutuel
2. Vous êtes en situation de lui faire des propositions à
l'occasion de chacun de ses passages, et, grâce à la connaissance
fine que vous avez de lui ces propositions ont de meilleures chances de retenir
son attention (nous avons vu que la valeur de ce fonds de commerce était
évaluée à 1000$ par client). Il est étonnant que
nos banques n'aient pas encore saisi cette opportunité
"un objectif de 100.000 abonnés en 18 mois nécessite une mise de
fonds de 5MF" Sébastien Crozier à Netsurf août-99
3.1.4.3.3.4 la technique du coucou: graver directement votre publicité
sur le disque dur de votre
prospect
Mais en échange de ces "cadeaux" l'internaute accepte
· qu'il accepte que s'affiche votre publicité sur son
écran, (que la machine soit connectée ou non). La
publicité étant sur son disque dur, il n'y a pas de
problème de bande passante et elle peut être beaucoup plus
sophistiquée que les pauvres bandeaux habituels
3.1.4.3.3.5 l'appeau: payer l'internaute pour regarder votre publicité
et attirer des congénères : la
"cashbar"
Mais la principale source de revenu que l'on fait miroiter est une
rémunération pour chaque heure de surf des internautes qu'il aura
parrainé ainsi que pour les filleuls de leurs filleuls et ceci
jusqu'à 5 niveaux! Ce qui évidemment facilite le marketing viral
... de la publicité!
Les ventes "pyramidales" sont certes interdites mais dans le cas présent
toute la chaîne est rémunérée...
Alladvantage revendique plus de 6 millions d'inscrits, Surf
is Money et GotoworldFR fonctionnent sur le même
modèle, Winbe diffuse également des news,
Mediabarre paie au nombre de publicités vues (5ct)
3.1.4.3.3.6 le miroir aux alouettes: loteries
gratuites cadeaux, clic humanitaire et jeux
concours
Comme le faisait malicieusement remarquer un publiciste "on parle de Banque
de donnée, pourquoi voudriez-vous qu'un internaute accepte de
déposer ses données dans une banque sans
rémunération?"
Peugeot offrait ainsi un cadeau à toute personne visitant le site de
la 206 laissant ses coordonnées: 13 000 fiches de prospects ont
été ainsi recueillies et Bristol Meyer en offrant
gratuitement des produits sur le WEB a obtenu 30 000 adresses à
moitié prix des méthodes habituelles
Pour sa part Consodata offre promotions, réductions ou
échantillons pour obtenir des informations
Plus subtil le clic humanitaire vous offre gratuitement de la bonne
conscience puisque le cadeau est fait à un tiers
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) des Nations Unies vous propose
sur la "Hunger Page"
www.thehungersite.com
des bandeaux publicitaires: pour 1000 clics l'entreprise reverse 5$ au PAM
Une nouvelle race de sites a vu le jour en 2000: les loteries gratuites:
dans la "roue de la fortune" par exemple on choisit 7 chiffres parmi 39 et
on valide en cliquant sur une des bannières publicitaires du
site . le site est rémunéré sur la base de 2
à 7F par clic, plus un pourcentage comme dans tout lien marchand en cas
d'achat
Pour avoir des prospects qualifiés, il est exigé avant de pouvoir
tenter sa chance de remplir un questionnaire qui fournit de précieuses
informations.
"De plus ces loteries permettent d'obtenir au-delà des informations
déclarées des informations comportementales qui ont beaucoup plus
de valeur encore" Pascal Magne DG de Eldorawin (300 000 membres)
Les mails annonçant les résultats, tant attendus, comportent de
la publicité adaptée au profil du joueur
Luckysurf.com
www.luckysurf.com,
inventeur du concept, créé par le Français Pierre Achach
est aujourd'hui parmi les 20 sites mondiaux les plus fréquentés
avec 400.000 joueurs quotidiens. Objectif affiché: 100 millions de
joueurs
Pour obtenir des "luckies", qui permettent de jouer plusieurs fois par jour il
faut répondre à des questionnaires détaillés sur
ses habitudes de consommation et son niveau de vie
Ludopia a créé le site Lucky Village
www.luckyvillage.com,
plate-forme de marketing direct, permet de gagner jusqu'à 1MF par jour
ainsi que des lots offerts par les sites partenaires.
LoTree
www.lotree.com (120 000
membres), géré par Directinet, pour se prémunir contre
"l'accident" (un joueur gagne le gros lot) a contracté une assurance
chez AXA, comme la plupart de ses concurrents !
Notons encore sur le même modèle Good Luck City
www.goodluckcity.com,
Koodpo
www.koodpo.com, Emilio
www.emilio.com, Bingonet qui
commercialise Bananaloto,
www.bananaloto.com,
Madnetix avec MadQuiz
www.madquiz.com,
Zeturf.com
www.zeturf.com, Sport4fun.com
www.sport4fun.com
,Europeinfos.com en liaison avec Pronostix
www.pronostix.com ...
3.1.4.3.3.7 La pêche au chalut: une présence sur une multitude de
petits sites
La rémunération se fait alors de plus en plus "au clic" (entre
0,20 et 1,20 F) ou par une commission sur les ventes aux clients qu'elle
oriente vers le site marchand, plutôt qu'au "1000 pages vues" (CPM)
voir page
114
Des régies publicitaires exploitent ce nouveau créneau:
LinkExchange
www.linkexchange.com
gère 200.000 sites
DoubleClick
www.doubleclick.net
gère 60 millions de pages vues par jour pour 1.400 annonceurs,
LinkShare
www.linkshare se
présente comme le plus important vendeur en "syndication": il se
spécialise dans la constitution de réseaux d'affiliés
rémunérés à la commission par des liens marchands.
Il représente une centaine de marchands
Netgravity
www.netgravity.com
qui permet le traçage systématique du trafic avec la
possibilité de tester les campagnes et de les adapter en temps
réel
Netperceptions
www.netperceptions.com
et Broadvision
www.broadvision.com
spécialisés dans "l'intelligence" marketing et la personnalisation
Notons encore Real Media
www.realmedia.com,
Numeriland
www.numeriland.com,
AcceSite
www.accessite.com,
Valueclick
www.valueclick.com Add
Manager, Accipiter
www.accipiter.com,
OpenAdStream ou Cyberthryll
www.cyberthryll.com
Hi-Media
www.hi-media.com ZD
Régie
www.zdnet.com/zdregie,
Declicnet
www.declicnet.com
En France : Régie-click
www.regieclick.com
lancé par la start-up Centpourcent, (0,60F par clic a
déjà 176 client au printemps 1999), Interdéco
Multimédia
mailto:info@interdeco.mgn.fr
régie du groupe Lagardère ainsi que des régies
traditionnelles:, Circuit A
www.journaldunet.com/99avril/990401circuitA.shtml ,
Médiavision
www.mediavision.fr ,
Websat Pub
www.websatpub.com ...
3.1.4.3.3.8 La "chasse à courre": ne faire apparaître sa
publicité qu'en fonction de l'internaute, les
tags.
Il s'agit de gérer la fréquence des bandeaux ou des "pop-up" et
leur personnalisation en fonction des profils des visiteurs, de l'heure, de la
température, des questions posées... en optimisant le budget de
l'annonceur avec une analyse de performance disponible en temps réel
L'objectif est de faire en sorte que l'information commerciale apparaisse comme
un service et non comme une nuisance envahissante
Exemple :AXA a "acheté" en exclusivité
2500 mots clé sur les principaux moteurs pour 12 MF: la publicité
est adaptée au pays du client
La communauté des fournisseurs de matériels pour le traitement
des eaux Water On Line a acheté dans les moteurs de recherche
tous les mots clés correspondant aux produits et services offerts par
ses membres.
Si vous interrogez un moteur avec un de ces mots clés, un bandeau
cliquable permettant d'aller directement sur leur site apparaît sur votre
écran.
Bien entendu Amazon.com utilise cette technique sur les moteurs de
recherche pour vous proposer des livres susceptibles de correspondre à
votre sujet d'intérêt, tel que l'on peut l'appréhender
à travers votre requête.
La capacité d'analyse fine du profil des internautes, à travers
l'examen de leurs requêtes et l'analyse du "mouchard" (cookie)
placé sur leur disque dur, permet à certains opérateurs
(gestionnaires de moteurs de recherche en particulier) de gérer
l'affichage de bandeaux publicitaires cliquables de façon très
ciblée
La connaissance des goûts, âge, pouvoir d'achat, sites
visités précédemment, localisation géographique
(la simple connaissance du code ZIP donne de précieuses indications
sur le quartier habité et donc sur les styles d'achat) permet une
gestion efficace des accroches commerciales: c'est le DAA "Dynamic
Advertising Allocation"
Une variante est proposée par ThirdVoice (une entreprise qui au
départ offrait aux internautes, utilisateurs de sa technologie, la
possibilité de "tagger" les sites web pour que le visiteur suivants
puisse visualiser les appréciations portée par ceux qui l'avaient
précédé). Aujourd'hui cette entreprise recherche un
modèle plus rémunérateur: elle propose un logiciel gratuit
s'intégrant dans votre navigateur qui a la propriété de
faire apparaître, souligné en orange, tout mot faisant partie des
2,5 millions qu'il a référencé; 1 clic fait
apparaître une douzaine de sites suggérés et un autre clic
vous conduit sur celui de votre choix (généralement des sites
partenaires qui paient une commission de 5 à 10 cent pour chaque client
orienté chez eux et de 5 à 20% des montant d'achats
générés)
De même Fatbubble
www.fatbubble.com permet
de suivre les pérégrinations de ses amis, les "buddies" sur la
toile et d'échanger tuyaux et commentaires, ... et à fatbubble de
connaître les centres d'intérêt des communautés
d'internautes qui se constituent ainsi que la dynamique des réseaux
sociaux qui se forment pour aider les commerçants dans leur marketing
C'est évidemment un modèle privilégié pour les
journaux (projet ETEL de Ouest France) ou les radios
(EuropInfo
www.EuropInfo.com) qui
offrent des journaux personnalisés qui ont de ce fait des
clientèles bien connues
En un clic de souris le client intéressé par votre
publicité atterrit directement sur votre proposition commerciale et..
d'un second clic peut vous passer commande
Le "taux de clic" varie de moins de 1% pour les publicités non
ciblées à 20% pour celles qui le sont
Pizza Hut par exemple n'affiche son bandeau qu'aux heures des
repas et en tenant compte du fuseau horaire de l'internaute.
Une forme plus subtile de publicité consiste à l'introduire au
sein même des scénario des jeux (CNM &n).
France Télécom a développé une
plate-forme gratuite de jeux sur Internet GOA
www.goa.com: Forteresse est un
jeu de stratégie qui se déroule au Moyen âge. Le joueur se
voit attribuer un fief et devra mettre en place une puissance militaire pour se
protéger et conquérir de nouveaux territoires
3.1.4.3.3.9 La chasse au furet : s'introduire masqué dans une
"chat-room"
Il faut évidemment beaucoup de doigté pour ne pas se faire
"éjecter" pour non respect de la Nétiquette: par exemple indiquer
une loterie gratuite qui fait elle-même la promotion de la marque
Sur le plan légal "cela n'est pas considéré
comme de la publicité mais comme de l'information, cela n'est donc pas
illégal" christiane Feral Schuhl auteur de cyberdroit
Cette technique ne fait cependant pas l'unanimité parmi les
professionnels
3.1.4.3.3.10 Baguer les pigeons : cookies, web-bugs,
brownies, et autre "spywares"
Faire une proposition commerciale pertinente au moment adéquat est
d'autant plus commode que l'on a une connaissance intime de son client, de ses
goûts, de ses habitudes, de ses faiblesses, de ses amis, de sa famille,
en un mot du détail de sa vie privée. Un bon commerçant se
doit de bien connaître ses clients et cela a toujours été
le cas depuis que le commerce existe. Le problème naît aujourd'hui
du changement d'échelle, de la capacité à traiter les
données et à les recouper. Le mythe de Big Brother devient
techniquement réalisable. Quelle frontière mettre entre ce qui
autorisé et ce qui ne l'est pas? Ce qui est "éthique" et ce qui
ne l'est pas?
Il est clair que ces outils posent des problèmes, sinon juridiques, au
moins éthiques et en restant sur un strict plan économique
il convient, là encore de respecter un certain nombre de
règles de déontologie car certaines pratiques peuvent être
perçues comme attentatoires à la vie privée et sont
susceptibles de créer chez le client potentiel de violentes
réactions de rejet. Une charte de déontologie a été
élaborée, et des sites de plus en plus nombreux s'en
réclament voir
page
119 et
page
260
· Le cookie: c'est le plus connu. Le navigateur du visiteur,
à la demande du site enregistre sur son disque dur des informations
collectées à travers ses requêtes, qui pourront être
relues par le serveur à sa prochaine connexion : cela lui permettra par
exemple d'accéder à un accueil personnalisé et à ne
pas devoir à chaque fois ressaisir les mêmes informations (nom,
adresse,...).
Le cookie ne peut être relu que par le site d'origine et le visiteur a
le choix de ne pas l'accepter. de plus il sait où est enregistré
celui-ci et il peut l'effacer: on peut considérer que cela relève
du "permission marketing" et n'est pas une pratique déloyale.
Les navigateurs comme Netscape permettent de créer jusqu'à 300
cookies de 4 Ko (20 cookies maximum par serveur). Les navigateurs vous
permettent toutefois de refuser leur installation (mais cela peut vous
interdire l'accès à certains sites). Pour savoir les localiser, y
accéder et les détruire Spécifications disponibles
à :
http://developer.netscape.com:80/viewsource/archive/goodman_cookies.html
· Les "cache cookies" utilisent eux une faille des navigateurs et
sont donc indétectables par l'utilisateur: en consultant la
mémoire cache (qui sert à charger plus rapidement les sites
récemment consultés) Les cache cookies permettent à ceux
qui l'ont installé de connaître les détails de la
navigation
www.princeton.edu/pr/news/00/q4/1205-browser.htm
· Pour le web-bug il en va tout autrement: il se dissimule dans la
page consultée sous la forme d'une "image" d'un pixel (grosse comme une
tête d'épingle), qui plus est, comme un caméléon, de
la même couleur que le fond sur laquelle elle est posée. Il peut
également se dissimuler dans un e-mail en HTML voir
www.intelytics.com
Quasiment indécelable il s'installe sur le disque dur et permet de
connaître les faits et geste de l'internaute à travers les
sites qu'il consulte : des régies publicitaires comme DoubleClick qui
mettent des annonces dans un très grand nombre de serveurs sont ainsi en
mesure d'accumuler et de recouper un nombre incalculable d'informations sur
chacun. D'après certaines sources c'est un tiers des sites commerciaux
qui utiliseraient des web-bugs:
voir quelques exemples comme CNN avec un web-bug de Netscape, le
Washington Post avec un web-bug de Double Click,....à
l'adresse
www.bugnosis.org/examples.html. AOL a
également déclaré en octobre 2001 que dorénavant il
utiliserait des web-bugs
L'entreprise Intelnetics, dans une démonstration au Congrès US a
montré qu'un web-bug, tel un virus pouvait aller jusqu'à
transmettre à l'extérieur des documents stockés sur le
disque dur. Il ne s'agit pas d'un épiphénomène puisque
cette entreprise indique que sur 50 millions de pages testées elle a
débusqué un web-bug sur un tiers d'entre elles
· Pire encore le brownie: à la limite du virus de type
"cheval de troie": une fois installé sur votre ordinateur il enregistre
vos faits et gestes et lors de vos connexions il envoie les informations
à son propriétaire. Ils sont souvent installés avec un
petit utilitaire téléchargeable qui rend des services
(Comet ° avec ses Curseurs, Alexa (maintenant filiale
d'Amazon) avec ses aides à la navigation,...). Ils se nomment
Obongo, Flyswat, Enfish, Neoplanet ou encore
Thirdvoice : gratuits en général, ils viennent enjoliver
votre navigateur, lui ajoutent quelques fonctions utiles ... mais ils vous
surveillent: ils permettent à leurs créateurs de connaître
quels sites vous avez visités, quelles requêtes vous avez
menées sur les moteurs de recherche,...afin d'enrichir des bases de
donnée marketing
www.privacyfoundation.org/pdf/bea.pdf
· Les e-mail en HTML peuvent aussi cacher un petit programme espion en
javascript qui renvoie à l'expéditeur une copie à chaque
fois que celui-ci fait l'objet d'échanges (on en comprend le danger
quand on imagine les échanges sur un projet de contrat)
www.wired.com/news/technology/0,1282,41608,00.html
3.1.4.3.3.11 Le braconnage: acheter le nom de son
concurrent comme mot clé sur les moteurs, les
«hijackwares»
Les metatags sont des mots clé, invisibles pour le visiteur,
proposés aux moteurs de recherche pour indexer votre site. Mettre la
marque du concurrent dans ces mots clé permet de faire apparaître
votre site lorsque l'internaute recherche celui de votre concurrent: en France
cela tombe sous le coup de la loi
L'achat auprès d'un moteur de recherche du nom de votre concurrent
afin de faire apparaître votre publicité lorsque l'internaute
recherche ce nom
Cette technique d'achat des mots clés peut aller très loin :
Datek
voir page
137 nous a annoncé avoir "acheté"
le nom de son concurrent, actuel leader sur le marché, Charles
Schwab, tant et si bien que quand une requête est faite sur celui-ci
une publicité pour celui-là apparaît à
l'écran "why pay 29,5$ with Charles Schwab when you can get a better
service for 9,95" et Ericsson nous a dit avoir "acheté"
"Wirlpool" et sur AltaVista, une recherche sur "Ford" fait
apparaître une publicité pour Toyota.
Achat d'une "pole position" sur les mots clé
Dans un domaine voisin certains moteurs comme Alta Vista ont annoncé
leur intention de procéder à une vente aux enchères des
places en première page pour les mots clefs
Les «hijackwares»: techniques visant à
détourner le client d'un site où il est sur le point d'acheter
vers un concurrent en utilisant des "pop-up"
Des plug-in (programmes informatiques qui s'intègrent dans votre
navigateur) téléchargés subrepticement avec certains
programmes gratuits analysent les sites que vous visitez et en fonction des
produits ou services que vous examinez vous proposent des offres concurrentes:
par exemple si ce plug-in a réussi à s'installer sur votre
disque dur, lorsque vous vous apprêtez à commander un bouquet chez
1800FLOWERS.COM, un pop-up vous propose une réduction de 10$ chez son
concurrent FTD.com. Même chose chez AmericanAirlines.com ou une promotion
de Delta Airlines vous est pareillement proposée.
Le plus connu de ces programmes se nomme GATOR
www.gator.com qui est
déjà (parfois à l'insu de l'internaute)
téléchargé par 7millions d'internautes: il se dissimule
souvent en passager clandestin de programmes comme AudioGalaxy, Gozilla et
WeatherBug,... et il est fort difficile une fois installé de s'en
débarasser sauf à reprendre l'installation du navigateur à
zéro ou à utiliser des programmes spécifiques comme
Ad-Aware de LavaSoft
www.lavasoftusa.com .
Parmi ses clients: Sears, Proctor & Gamble, Chrysler, CS First Boston, Dell
Computer, ESPN, MSN, Mazda; The New York Times...Compagnon d'aide à la
décision comme un shopbot, donnant un conseil utile à un
utilisateur qui a volontairement (?) installé le programme, ou outil de
parasitisme commercial et de concurrence déloyale?, le débat
juridique est encore ouvert
Les Smart Tags de Microsoft et leurs clones de KaZaA, les spywares
le projet de Smart Tags d'Internet Explorer 6, actuellement abandonné
devant les protestations, participait de la même logique en fournissant
des renseignements "orientés" qui, sous prétexte de guider
l'internaute, risquaient de le conduire systématiquement là ou
Microsoft avait intérêt à le voir aller
KaZaA qui est un logiciel d'échange de fichiers utilisé
par des millions d'internautes, installe subrepticement un "spyware" "Top
Text", conçu par la société eZula: il reprend le principe
des "Smart Tags". Pendant la navigation sur Internet, certains mots
apparaissent surlignés en jaune, et conduisent sur le site des
annonceurs. Exemple (fictif) : en surfant sur le site de Pepsi et en cliquant
sur "soda", certains internautes seront conduits au site de Coca-Cola. On
appelle ça le "contextual advertising".voir SearchDay
http://searchenginewatch.com/searchday
ces pratiques à la limite du parasitisme commercial font
d'ailleurs actuellement l'objet d'un premier procès :
En 1999, Play boy a porté devant la justice le cas de sites pour
adultes qui avaient ainsi acheté son nom et profité de sa
notoriété pour faire apparaître leurs bandeaux en cas de
recherche sur la firme au lapin (le Monde). Sa demande a été
rejetée en 2001 et se plaide en appel
Néanmoins elles sont en plein développement car elles
augmentent considérablement le rendement des investissements
publicitaires en sélectionnant les cibles des messages publicitaires
3.1.4.3.3.12 La chasse à l'appât: le "couponing"
L'impression d'un bandeau surprise permet d'obtenir des bons de
réduction
Vous obtenez des ClickMiles ou WebMiles au fur et à mesure
de vos achats ou même simplement de vos visites
Ces coupons, sur le modèle des programmes de fidélisation des
compagnies aériennes, vous permettent d'obtenir cadeaux et
réductions (ClickReward de Netcentives
www.netcentives.com ,
les Jookers avec
www.jookers.com les
Beenz de Beenz.com
www.Beenz.com)
Le taux de clic serait 10 fois plus élevé que sur les bandeaux
traditionnels (Eric Tilenius Cofondateur de Netcentives
séminaire Aftel nov 98)
En France 1999 a vu l'émergence de nombreuses initiatives "0 !
Points" de Oh My Deal
www.ohmydeal.com ,ou
Maximiles
www.maximiles.com qui a
levé 60MF à l'automne 2000,
3.1.4.3.3.13 La chasse à la mixomatose :Le
marketing viral
La start-up Hotmail, messagerie gratuite, a réussi par exemple
à séduire 12 millions d'utilisateur en insérant en bas de
chaque message un pointeur permettant au destinataire de chacun des mails
émis par ses clients souscrire au service
C'est aussi comme nous le verrons la base du fonctionnement des sites d'achats
groupés
voir page
135 (plus il y a de clients plus les
prix sont bas) ainsi que celle des systèmes de parrainage : vous
êtes rémunérés (comme nous l'avons vu pour les
loteries en fonction du nombre de filleuls)
Certains sites en ont fait le coeur de leur stratégie, en particulier
les innombrables projets centrés sur la famille (Notrefamille.com
www.notrefamille.com)
ou la généalogie et tout particulièrement autour d'une
naissance : dès qu'un membre commence à mettre un album photo sur
le site, progressivement celui-ci devient le site de rassemblement de la
famille ... or chacun sait qu'un des principaux créneaux du e-commerce
ce sont les cadeaux:
Avant même sa naissance bébé dispose de sa liste de
cadeau (ce qui lui évite d'avoir 6 paires de chaussures et pas de
bavoir), cela facilite la "corvée" pour les parents
éloignés: d'un clic le cadeau est choisi, emballé avec un
petit mot, expédié et votre compte débité!.
Bientôt c'est l'enfant lui même qui lors de ses
pérégrinations sur le web clique sur les objets qui le tentent,
ce qui suffit à les faire figurer dans sa "liste"voir
IhaveBeenGood.com
www.IhaveBeenGood.com,
et le site familial ne manque pas de vous rappeler en temps utile les
fêtes et anniversaires
Par ailleurs il n'échappera à personne que le gestionnaire du
site dispose ainsi de fichiers client particulièrement bien
"profilés": carnet d'adresse, dates marquantes, type de cadeaux,
coordonnées physiques et bancaires.... Voir aussi
www.marketing-viral.com
Mutatis mutandis le principe n'est pas différent dans le commerce
interentreprises quand il s'agit de créer et de fédérer
une communauté: les membres sont d'autant plus efficaces qu'ils sont
nombreux et ils sont ainsi motivés pour convaincre eux mêmes leurs
collègues de venir les rejoindre (voir par exemple les Market Places
page
121)
3.1.4.3.3.14 La chasse en meute: les partenariats, les échanges de bons
procédés ( Web Ring)
Les Web Ring, échanges de liens, qui comme nous l'avons vu plus
haut renforcent le scoring du site sont également une
façon efficace et peu onéreuse d'assurer la promotion de votre
site.
La technique du web ring est particulièrement bien adaptée pour
toutes les communautés professionnelles préexistantes
(cluster, systèmes locaux de production, grappes industrielles,
réseaux de franchise, ...) et qui trouvent avec l'Internet un outil
particulièrement adapté au développement de leur
efficacité.
L'Anneau Ariégeois par exemple relie artisans et PME de cette
région
Ils permettent une promotion collective de l'ensemble des sites de la
communauté puisque lorsqu'un internaute atterrit sur un des sites il
est invité à aller visiter les autres
Des entreprises ont même été créées par
dizaines sur ce nouveau créneau : "courtier en échange de
bandeau": Quand vous acceptez 2 bandeaux vous avez droit à en
publier 1, la vente du second emplacement permettant de financer l'ensemble de
l'opération
www.australisintelligence.com/communication/outils/echange.htm
,
www.bandoo.com voir une
synthèse sur ce sujet à
http://www.netsurf.ch/archives/1999/99_05/990531qd.html
3.1.4.3.3.15 La chasse en battue à l'aide de rabatteurs: les "liens marchands et les contrats avec les
shopbots
En effet on constate tout à la fois que les internautes qui
achètent sur Internet sont ceux qui l'utilisent depuis 2 ou 3 ans...et
qu'à partir de cette tranche d'ancienneté les
"vétérans" ne sont plus qu'une infime minorité à
cliquer sur les bandeaux (moins de 1%): ils ne les voient même plus
(quand ils n'ont pas fait l'acquisition de logiciels permettant de les
occulter). D'où quelques déceptions des adeptes de la simple
règle de 3
Au-delà de la simple publicité par bandeau éventuellement
rémunérée au "taux de clic" ("click through") il
s'agit d'un véritable contrat commercial ("Merchant link")
où les sites présentent vos services ou produits et lorsqu'ils
"envoient" un client, ils reçoivent une commission "d'apporteurs
d'affaires" (qui représente 5 à 7 % du chiffre d'affaire
généré, mais qui peut dans certains cas aller
jusqu'à 15 ou 20 % quand le site assure une promotion du produit).
Amazon-com pratique cette technique commerciale à une
très large échelle avec tous les sites dont les clients sont
susceptibles d'être intéressés par un livre (sport,
cinéma, peinture : en 2001 Amazon annonçait avoir
dépassé 600.000 "affiliés" (ou "associés")
En France Alapage
www.alapage.com(racheté
par France Télécom) , 500.000 références a
adopté cette démarche et compte près de 1000 sites
"partenaires".
USA Today
www.usatoday.com
n° 1 des sites de presse 1 million de visiteurs/jour, réalise 1/3
de ces recettes par ce moyen..
Maintenant pratiquement tous les sites portails hébergent une galerie
commerciale : Yahoo!, Wanadoo, AOL, Lycos, Excite, ...et fonctionnent de plus
en plus sur ce modèle
Les sites peuvent dans certains cas jouer le rôle de "Vitrine de Soft
selling" pour des sites marchands relativement banaux et qui sans cela
peineraient à trouver directement des clients.
Signalons ici l'initiative pour la commercialisation sur le net de produits
et spécialités françaises : "le marché de
France"
www.lemarchedefrance.com
, galerie du savoir-vivre et du savoir-faire
français (registered trademark of "France world contact trading Ltd
Hongkong")
Des outils ont été développés pour suivre le client
jusqu'à l'acte d'achat et verser la commission à l'apporteur
d'affaire:
Engage
www.engage.com
, Open Sesame,
www.opensesame.net
Firefly, Net Perception et le français imediation (
www.imediation.com )
dirigé par Sven Lung et soutenu par vivenditure Apax et Innovacom
à partir d'une technologie développée au MIT : (source
AFTEL).
Des intermédiaires comme Link share (
www.linkshare.com ) se
sont spécialisés dans la constitution des réseaux
d'affiliés.
Jupiter Communication
www.jup.com prévoit qu'en
2001 ce processus concernera le quart du commerce électronique.
Autre forme de "rabatteurs" les shopbots ou "robots d'achat"
voir page
154: ces robots parcourent le Web pour
orienter le client vers le site offrant le meilleur rapport
qualité/prix. Bien entendu la plupart de ces robots demandent une
commission pour chaque internaute arrivant sur le site sur son conseil
3.1.4.3.3.16 La chasse à la mitraille: l'e-mailing, simple, rapide, peu
onéreux mais éviter le SPAM : le "permission
marketing
Drugstore.com, jeune start-up pharmaceutique, crée en
mai 1999 et rachetée en juillet de la même année par
d'Amazon.com prévient ainsi ses clients lorsqu'ils doivent faire
renouveler leur ordonnance...ou lorsqu'il conviendrait qu'ils remplacent leur
brosse à dent...
Par ailleurs, comme nous l'avons vu plus haut, il y a de nombreuses
possibilités de constituer des fichiers de prospects qualifiés
(loteries, jeux-concours, cadeaux, forums, diffusion gratuite de revues de
presse "profilées" (Net2One
www.net2one.fr ...) et il
existe un commerce très actif de fichiers permettant d'obtenir une liste
de prospects présélectionnés.
Engage Technology (Lycos) a collecté l'historique de
30 millions d'internautes et en a dressé le profil
marketing : on sait ainsi que telle personne consulte
régulièrement les résultats de tennis et rien n'est plus
simple quand il va dans une agence de voyage que de lui proposer un package lui
permettant d'assister à une compétition (Michel Ktitareff).
Le fichier des membres des Clubs Weight Watcher (800 000) croisé
avec celui des patientes ayant subi une mammographie dans les 6 mois (3
millions) a permis à l'agence Bounty,
www.bountysca.com
filiale de Havas Advertising, de cibler les clientes
intéressées aux produits liés à la ménopause
Bounty gère des fichiers très sophistiqués sur 100
millions de personnes en croisant des fichiers d'abonnés, de
clients, de membres de club enrichis par des jeux concours: classés par
age, par maladies, par ethnie, par situation familiale ainsi que les
données récupérées sur Internet par des entreprises
comme Circle.com (également rachetée par Havas).
Les cookies permettent ensuite de suivre les clients dans leurs
pérégrinations sur le web, les failles de sécurité
de Windows permettant d'identifier le visiteur d'un site
le patron de Bounty, Steven Kaplan prétend connaître 96%
des femmes enceintes dans 7 pays et de pouvoir toucher 98% d'entre elles 72h
après la naissance...(Le Monde 18/4/00)
Il convient cependant, sous peine de rejet parfois brutal d'en user avec
modération et de respecter les règles de convenance
d'Internet :
l'e-mail doit plutôt être utilisé comme outil de
fidélisation des clients que comme un vecteur de conquête
· s'attacher à ne pas inonder le client potentiel d'information
non désirée, (vous pouvez acheter 10 millions d'adresses pour
1000$...mais cela n'est pas vraiment à conseiller10(*).)
· lui offrir à chaque envoi la possibilité de se retirer de
votre liste de diffusion, ce que Seth Godin nomme le "permission
marketing"
Dans cette optique Consodata a racheté Datatrader et a
lancé Yoptin.com dont l'objectif est d'obtenir des informations
sur le profil client et de faire accepter l'envoi de publicité
ciblée en échange de primes et cadeaux
Certains pensent qu' avec le développement explosif du nombre d'
internautes la psychologie de ceux-ci perdra sa spécificité : il
est en effet probable que l' internaute de demain se distinguera des pionniers,
mais il n' est que de regarder la différence de psychologie entre un
citoyen à pied et le même au volant de sa voiture pour penser qu'
il ne sera pas pour autant un client comme les autres
Des logiciels (comme SpamKiller
www.spamkiller.com Spamhater
www.cix.co.uk/~net-services/spam/spam_hater.htm), offrent
même aujourd'hui des moyens de rétorsion musclés contre les
"propositions commerciales non sollicitées":
Cyber Promotion que de nombreux internautes accusent
d'être le plus gros Spammer mondial a vu son site mis hors d'usage par
WinCrasher qui retourne à l'expéditeur des paquets ICMP
(instructions de contrôle du protocole internet) hors norme provoquant
ainsi des "plantages" du serveur
Comment combattre le spam :
www.vix.com/spam/,
http://junkbuster.com
http://www.abuse.net
www.anti-spam.outblaze.com
ou en français
www.cypango.net/~spam
Le site de CAUCE : Coalition Against Unsollicited Commercial E-mail
www.cauce.org,
www.spam.abuse.net,
Megagiciel.com
www.megagiciel.com ainsi
que
webbo.enst-bretagne.fr/tig/fr.usenet.abus/ qui capitalise les
débats du groupe français réuni pour combattre ce
fléau et
webo.enst-bretagne.fr/tig/fr.usenet.abus: qui vous fourniront
d'utiles informations et outils pour vous protéger du SPAM et organiser
la lutte contre cette pollution.
3.1.4.3.4 L'e-pub : un marché en forte croissance jusqu'en 2000 et qui
entre en phase de maturité
2001 a connu une pause, signe de maturité mais la baisse des prix
de 30% a été compensée par une hausse en volume qui ne se
dément pas et l'estimation de Jupiter Media Metrix pour 2001 est de 9
Milliards pour les US
Pour l'avenir les avis divergent: les entreprises traditionnelles remplacent
les "dot.com" Forrester Research
www.forrester.com
prévoit 22 à 33 Milliards pour 2004 tandis que Jupiter Media
Metrix
www.jup.com annonce cinq
années de vaches maigres et pas d'éclaircie en vue avant cinq ans
pour le marché américain
www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?ID=2092898 ... mais prévoit
néanmoins un marché mondial de la publicité sur internet
de 28 milliards en 2006 (sans compter 19 milliards pour le "marketing
numérique" notamment par e-mail) Les Echos 14 août 2001
C'est en 1998 que le chiffre d'affaire de l'e-pub a dépassé
celui de l'affichage traditionnel (1,6 milliards $, source IAB)
Mais au-delà même de la technologie c'est un métier
radicalement différent de la publicité traditionnelle: la
télévision s'adresse à un public passif et essaie
de convaincre, de séduire, voir de "manipuler" ou de matraquer pour
créer de la notoriété
Cette approche est très peu efficace vis à vis d'un internaute
qui conduit lui même son parcours et est actif dans sa recherche:
il faut alors être capable de répondre à ses attentes ou
à ses questions
Pour les élections présidentielles américaines l'e-pub
devrait représenter 20 % des dépenses TV ! "le Web sera-t-il
l'arbitre du scutin?" titraient les Echos en oct 2000
En France avec un décalage de 3 ans ce décollage se
produit également : après 0,4 MF en 96, 29 MF en 97 et
114 MF en 1998 et 516 en 1999, 1,2Milliard en 2000, elle ne
représente encore que moins de 5% des dépenses à la
Télévision (22 Milliards)
"en 2000 l'e-pub devrait apparaître sur les graphiques sans devoir
faire appel à une loupe" Sophie Lutran, Les Echos
Ces chiffres ne comprennent pas le paiement à la commission
généré par les liens marchands (Carat multimédia,
Iab-France
www.iab.France.com)
Le site
www.rol.fr/html/francais/audience/termin/termin.html du
CESP fournit de précieuses informations dans ce domaine
3.1.4.3.5 Ne pas confondre publicité sur le Web et publicité pour
votre Web
Aux USA la plupart des publicités dans les journaux ou sur les affiches
ainsi que les spots publicitaires mentionnent l'adresse du site. En France cela
commence à être le cas.
En février 2000, 40% des spots publicitaires sur CNN concernaient
Internet
Le fabricant de lingerie Victoria Secrets
www.victoriassecret.com qui
organise des défilés de mode sur Internet a placé en 1999
une publicité (coût de 2,5 M$ par spot de quelques secondes) lors
de la finale télévisée du super bowl (football
américain). Avant la fin du match 1 million de personnes
s'étaient connectées sur son site web et l'entreprise vend
aujourd'hui dans 25 pays dans lesquels elle n'a aucune présence physique.
En 2000 le forfait "SuperBowl" était de 5M$ (4 spots avant et 1
spot pendant la rencontre)
En 1999 la publicité faite en France par les sociétés
spécialisées dans Internet sur les média traditionnels a
été (avec plus de 400MF) supérieure au montant de la
publicité sur Internet
3.1.4.3.6 La fausse bonne idée : la galerie
marchande
Ces deux principes, s'ils ne disparaissent pas totalement sur le Web perdent
néanmoins leur force déterminante car l'internaute peut
s'échapper d'un clic et ses déplacements sont instantanés
et gratuits.
· les déplacements physiques sont longs et onéreux : c'est
un vrai service que l'on vous offre en groupant vos achats.
Pour cette raison toutes les galeries commerciales présentant des
boutiques n'ayant pas de politique commerciale commune (par exemple les
spécialités d'un "pays"), sans apporter un "soft selling"
significatif ni assumer des responsabilités crédibles de tiers de
confiance ont été un échec, même quand elles ont
été initiées par des acteurs puissants et connus.
Ces projets ont pour la plupart commise un pécher capital dans
l'univers de l'Internet : se polariser des problèmes des fournisseurs
avant de s'interroger sur les besoins du client
"il faut inverser le modèle et aller chercher le trafic là
où il est, c'est à dire sur les portails et les sites
éditoriaux pour le diriger ensuite vers les sites marchands" Claudine
Delalande directrice générale de HFI (Hachette Filipacchi
Interactions)
3.1.5 Quid des intermédiaires ? La création de la relation
de confiance avec le client
3.1.5.1 un contact direct avec le client "d'économisant" tous les
intermédiaires?
3.1.5.2 vers une disparition des intermédiaires qui n'apportent que
surcoûts et délais
Aujourd'hui les commerçants japonais dont on connaît les
marges qu'ils pratiquent, s'inquiètent de voir des clients
japonais acheter des caméras japonaises ... aux
Etats-Unis
Les intermédiaires des grandes bourses classiques (agents
de change, teneurs de marché,... s'interrogent aujourd'hui sur leurs
chances de survie devant l'arrivée des ECN (bourses
électroniques): depuis l'an dernier le lancement de l'OPA hostile
d'OM Gruppen, créateur de la bourse électronique
Jiway, sur la vénérable Bourse de Londres,
l'arrachant aux bras de Frankfort est une bonne illustration des
bouleversements qui se dessinent
Les Pharmaciens s'ils se contentent d'un rôle des distributeurs
onéreux et sans valeur ajoutée spécifiquel: une politique
purement défensive risque de faire que retarder les
échéances. JP Tran-Thiet avocat chez Francis Lefebvre rappelle
que la cour de cassation a débouté l'Ordre des Pharmaciens qui
tentait de faire prévaloir leur monopole pour la livraison de
médicaments à domicile
"il y a fort à parier que les commissaires-priseurs
connaîtront le même malheureux sort que les agents de change
parisiens il y a 20 ans" Philippe Chalmain, les Echos
De même, le marché aux plantes d'Aalsmeer aux Pays Bas fait
maintenant de plus en plus "l'économie" des grossistes
étrangers pour s'adresser directement au client
final
A l'inverse il faudra sans doute que d'autres, nécessaires au
fonctionnement de ce nouveau marché voient le jour:
3.1.5.3 ...mais besoin de CONseil CONfiance: dans un univers de plus en plus
complexe, la règle "des 2 CON"
3.1.5.3.1 Davantage d'opportunités dans une monde plus complexe et en
évolution rapide : un besoin de
conseil
Les problèmes deviennent plus complexes, ils ont donc besoin de
CONseil.
Charles Schwab,
www.eshwab.com courtier
électronique notablement plus cher qu'e-trade, a néanmoins
encore aujourd'hui davantage de clients car il a basé sa
stratégie sur le conseil : 75.000 appels par jour sont traités
par reconnaissance vocale VOXML (standard voix) avec un système lui
permettant de reconnaître 15.000 noms propres et pour les
problèmes plus complexes ses conseillers "physiques" sont à la
disposition du client.
Pour Zebank, c'est clairement un handicap de ne pas disposer d'un tel
réseau ce qui la confine à des produits basiques
Le développement du niveau de complexité, l'évolution
toujours plus rapide de la Net-économie et l'obligation de prendre
rapidement les décisions nécessitent conseil et expertise.
De très nombreuses start-up se sont lancées sur ce créneau
pour offrir aux clients de s'y retrouver dans des offres surabondantes et de
plus en plus sophistiquées:
Prenons simplement :le téléphone: il y a 5 ans un seul
opérateur offrait un seul tarif, aujourd'hui si les prix ont
drastiquement baissé, pour trouver l'offre la plus adaptée il
faut comparer (en faisant éventuellement des simulations) des dizaines
de propositions venant de dizaines d'opérateurs Comparatel
www.comparatel.fr s'est
créé sur ce nouveau besoin
C'est un des domaines où se créent le plus d'emplois
qualifiés dans la nouvelle économie qui se met en place (en
particulier dans le cadre des Call Centers
voir page
173)
Pierre Alzon de Dégriftour
www.degriftour.fr souligne
que ces récentes évolutions l'ont conduit à
"réhumaniser" son contact client car devant la multiplication des
options, si les processus administratifs peuvent être automatisé,
le conseil personnalisé est de plus en plus nécessaire : son
entreprise qui comptait 4 personnes lors de son démarrage avec le
minitel en compte 250 aujourd'hui
Au niveau des entreprises on assiste à un double
phénomène:
de cette double évolution est né un besoin de conseil qui a
donné naissance à une floraison de cabinets individuels à
côté des Big Five (nourri à la fois par les anciens membres
des états majors de grands groupe mais aussi par des jeunes qui
apprécient la liberté et la richesse de ce métier)
· un environnement plus complexe (notamment sous l'influence de
l'internationalisation des marchés avec un droit des affaires incertain
et une réglementation disparate et mouvante) et plus mouvant (sous
l'influence de la technologie qui bouleverse bien des "business models" comme
nous l'avons vu tout au long de ce rapport: il y a donc besoin de davantage
de capacités d'analyse et de proposition auprès des
décideurs et ceci dans des domaines chaque jour plus varié
Internet est bien entendu, là encore un précieux outil
parmi les nombreuses initiatives prises dans ce domaine notons
v de permettre notamment pour les consultations de courte durée
à l'entreprise qui a un problème de trouver le conseil
adapté
eQuesto
www.equesto.com mettant en
relation les professionnels avec des experts dans différents domaines:
Informatique, Ressources Humaines, Droit, fiscalité,...)
les anciens élèves des Grandes Ecoles ont
créé des réseaux de consultants indépendants (X
www.x-consult.org,
Centrale, Gadzarts, Mines, Supélec, regroupant plus de 1000 conseillers
de haut niveau)
le cabinet d'avocat Clifford Chance a mis en place un service "Next
Law" accessible par abonnement par ses clients "le client fait une partie
du travail de son côté et se retourne vers nous pour des questions
plus ciblées"
Le Cabinet Allen&Overy offre avec "New Change" une "deal
room" en ligne ils établissent par exemple le contrat a partir de
documents type sous la supervision de l'avocat
Avec "Documents" il va un pas plus loin en permettant à ses
clients d'élaborer eux-mêmes les actes juridiques dont ils ont
besoin: 400 modèles type d'actes ont été
décomposés en clauses modulaires, un logiciel étant
chargé de les assembler et de veiller à leur
intercompatibilité. Les avocats du cabinet peuvent ainsi concentrer
leurs onéreuses interventions là où ils apportent une
véritable valeur ajoutée
3.1.5.3.2 L'éloignement du client et du fournisseur et la nature
virtuelle de leur contact pose à l'un comme à l'autre un
problème de CONfiance.
La création d'une marque forte est pour les grandes entreprises
une solution pour créer cette nécessaire confiance mais il s'agit
là d'un investissement considérable au niveau international et
qui n'est que rarement à la portée des PME
Claire Kent de Morgan Stanley déclarait aux Echos "les
faussaires opèrent déjà sur quelques 5000 sites
dispersés sur Internet"
· Mêmes questions du côté du fournisseur: ce client
est-il solvable ? est-ce celui qu'il prétend être ? son
numéro de carte n'a-t-il pas été volé ?
Le rôle des "tiers de confiance", au sens propre du terme,
est donc essentiel pour les deux parties (Il s'agit bien ici d'un "tiers" en
qui les deux parties ont confiance et non, comme dans la réglementation
de 1996 sur le cryptage, d'un tiers dans lequel seul l'Etat a confiance).
Ceux-ci peuvent intervenir
Le site
www.dowjones.com
référence 2.000 sites identifiés comme source
d'information financière fiable et Bruxelles envisage de
créer un registre du commerce européen
www.ebr.org pour donner une
information officielle et fiable sur les e-commerçants.
pour des produits destinés au grand public (livres, musique,
gastronomie, logiciels, électroménager,...), des
organismes de référencement voient progressivement le jour
dans la plupart des domaines et constituent de véritables "guides
Michelin" pour les consommateurs
Real Estate directory (
www.onramp.net/inred )
donne une appréciation des sites consacrés à l'immobilier
à l'aide de pictogrammes qui transposent les "toques" des guides
gastronomiques
La poste, en partenariat avec Netscape et une start-up Axenet
www.axenet.com ont annoncé
leur intention de se lancer sur ce créneau avec Certinomis
v En certifiant les échanges sur l'Internet :Gemplus, France
Télécom, Matra HT et Verisign
www.verisign.com ont
créé la société Certplus
www.certplus.com dont la vocation
est de délivrer des certificats électroniques permettant
d'identifier les correspondants, de signer les messages, de les chiffrer et de
s'assurer de leur intégrité
Les Market Places, c'est une de leurs fonctions essentielles, apportent
une garantie de sérieux pour les fournisseurs qu'elles
référencent : sur FoodsTrading, place de marché
consacrée aux produits frais par exemple chaque utilisateur doit pour
pouvoir adhérer être certifié et sa
crédibilité financière être garantie par la Coface
par @rating (voir plus loin)
C'est ce que fait aux USA le site
www.truste.org qui appose son
label "TRUSTe"sur les sites qui respectent sa charte (Excite, Disney,
IBM, Intel, ...), BBB on line ou ICSA
www.icsa.net, SGPD en Espagne
WebTrust,
www.webtrust.fr
originaire du Canada est en cours d'adoption par les commissaires
aux compte et experts comptables européens (qui en seraient
l'autorité de certification, Certplus étant son opérateur
technique): coût : 1400$ plus les honoraires pour la mise en place du
label
Dans le domaine de la pharmacie la National Association of Board of
Pharmacy a lancé un programme de certification pour les pharmacies
virtuelles qui viennent de faire irruption dans les circuits de distribution
des médicaments
En Europe franceplus,
www.franceplus.com
filiale de l'anglais Continental Network Solutions, avec son label Fbusiness et
fin 1999 en France Labelsite &n sous l'égide de la grande
distribution et de la VPC
En France la Fevad (fédération de la Vente à
Distance) et la FCD ont créé L@belsite
www.labelsite.org
Signalons ici le projet très intéressant initié par un
ingénieur de l'AFNOR (Marcel Deturche) et repris par
l'AFAQ (
www.afaq.org ) visant à
créer un tel label : le projet est actuellement à
l'enquête. Bien évidemment à terme ce label n'aura du sens
que s'il est reconnu au moins au niveau européen.
Citons également les mutuelles d'achat
Netmarket.com
www.Netmarket.com
(ex-Comp-U-Card) qui, pour un abonnement faible quelquefois pris en
charge par la banque au titre de cartes bancaires "privilège", propose
des produits "éprouvés" aux clients : 65 millions
d'abonnés dont 63 millions aux USA, 1 million d'articles sur site
Internet depuis juillet 1997. CA de Comp-U-Card: 2,3 Milliards $ ;
cotation boursière : environ 11 Milliards $.
Des mutuelles comme la CAMIF
www.camif.fr voir
page
42 ou des entreprises comme la FNAC
www.fnac.fr ont commencé
à relever le gant avec des résultats qui commencent à
être significatifs : Sous l'impulsion du groupe Pinault, maison
mère de la FNAC, celle-ci décolle véritablement: rachat de
Alibabook
www.alibabook.com
, création de FNAC-net, fournisseur d'accès
gratuit, décision d'investir 200MF dans ce domaine
Gencod
www.gencod-ean.fr qui
gère les "code barre" de tous les produits vendus en grande surface et
qui constitue actuellement, dans la logique de son activité, un
catalogue normalisé de produits destinés aux acheteurs de la
distribution: ceci concerne 20 000 PMI.
De la même façon les communautés d'acheteurs jouent ce
rôle, pour les industriels qui ont réussi à se faire
référencer, vis à vis de leurs membres.
I-escrow
www.iescrow.com intervient
dans les ventes aux enchères : cette start up garantit
l'honnêteté et le bon déroulement de la vente en
étant le dépositaire des fonds pendant que l'acheteur s'assure de
la conformité de l'objet reçu.
En France SecurAchat
www.securachat.com joue
un rôle similaire et a signé des partenariats avec les principaux
sites de vente aux enchères entre particuliers
Equifax
www.equifax.com
vérifie la solvabilité des individus et ses services seront
proposés à tous les vendeurs faisant appel à eBay
(voir plus loin).
e-secure propose une assurance contre une utilisation frauduleuse de la
carte bancaire ou les incidents de transport.
http://www.bull.fr/securinews/courant/e-secure.html .
Fia-net &&w avec AXA Courtage garantit les clients des
sites qu'il labellise contre fraude et aléas de livraison
http://www.journaldunet.com/99juin/990626fianet.shtml : elle assure le
tiers des sites français pour une prime allant de 0,2 à 0,8% du
chiffre d'affaire
Enfin et surtout l'année 2000 a été marquée par
l'arrivée de la Coface sur ce marché de la
Confiance : le lancement de @rating lui a permis d'un seul coup de
doubler son cours de bourse: c'est dire si l'attente du marché
était forte pour ce type de service couplant notation des
créances, système d'alerte pour les "credits managers"
et assurance crédit pour l'e-commerce
@rating est une transposition sur le Net aux créances commerciales de la
logique de notation développée sur les marchés financiers.
La Coface a développé un outil qui suit en permanence 33
millions d'entreprises dans 140 pays
il en coûtera 300$ par an pour se faire noter (accès libre aux
notes a
www.cofacerating.com ,
la coface s'engageant à agréer automatiquement l'assurance des
débiteurs notés, @rating pourrait devenir un standard de
l'e-commerce et 13$ pour mettre sous surveillance une entreprise
les Market Places représentent évidemment une cible de choix, la
Coface souhaitant se positionner en "chambre de compensation en se proposant
d'assurer le vendeur (600$)après avoir noté l'acheteur (250$)
en association avec Gemplus et les Banques populaires elle a
lancé une carte couplant l'identification du porteur et son habilitation
à réaliser la transaction avec le système @rating, les BP
intervenant comme intermédiaire de confiance pour le paiement,
permettant ainsi de réduire les coûts de la chaîne paiement
facturation interentreprises
en association avec TradeCard elle se positionne enfin sur la
sécurisation des paiements en ligne par carte (B to B)
Euler également introduit en bourse début 2000 a
manifesté une stratégie Internet plus hésitante ce qui ne
serait pas étranger à l'évolution décevante de son
cours de bourse. Lui aussi vise les transactions effectuées sur les
places de marché. il prévoit également de vendre en ligne
des contrats d'assurance crédit simples pour les petites PME
(directement ou à travers des portails financiers)
L'Etat peut lui aussi jouer ce rôle de référenceur dans
certains domaines, comme l'a fait le Secrétaire d'Etat au commerce
extérieur en labellisant "exportateur sur la toile" des sites de
qualité professionnelle (bilingue, vivants, interactifs, riches
d'information,...) de même le domaine France.fr pour
l'information de référence de toute nature sur notre pays.
De ce point de vue un site en "tm.fr" apporte déjà comme garantie
la possibilité pour le client de bénéficier de la
protection des lois françaises ce qui n'est pas toujours certain pour
les sites en ".com" et les contrôles effectués permettent
normalement d'être certain de l'existence de l'entreprise et de son
identité
Notons toutefois que d'après Internet Actu pere-noel.fr aurait
acheté le nom de son concurrent Abcool.com en ".fr" et le site pirate
abcool.fr renverrait vers le site de pere-noel.fr!
L'émergence de nouveaux intermédiaires (Internet "classe
affaire", galeries marchandes, mutuelles d'achat, caution mutuelle des
fournisseurs par catalogue commun ou référencement croisé,
certificateurs d'origine, serveurs de clefs de cryptage, assureurs juristes ou
investisseurs spécialisés...) seront sans nul doute
complétés par d'autres initiatives : il faut, surtout à
l'international, d'une façon ou d'une autre des structures de
référence ment reconnues qui permettent une certaine forme de
certification, de sérieux ou de qualité.
Les organes de régulation boursier font partie de ces
intermédiaires là
3.1.5.4 "De nouvelles chaînes de valeur vont se créer
éliminant au fur et à mesure les anciennes"11(*): les infomédiaires
Leur rôle est de permettre à un groupe dispersé d'acheteurs
de se mettre en relation avec un groupe organisé de vendeurs dans des
marchés de niche.
Le Market Maker offre un système commercial de mise en relation
neutre et transparent.
Selon le Gartner group le nombre d'infomédiaires devrait passer de 300
aujourd'hui à 1 000 fin 99.
On peut les ranger en plusieurs catégories (les places de
marché feront l'objet d'un développement spécial en raison
de leur importance :
3.1.5.4.1 des intermédiaires spécialisés dans les achats:
faire gagner du temps et de l'argent aux
clients
Techspex
www.techspex.com et
dans une moindre mesure Hexapodes
www.hexapods.com disposent
d'immenses bases de données sur toutes les machines outils et
permet à partir d'un seul site de comparer l'aptitude à l'emploi
et les prix de plus de 5.000 machines. Ils proposent également les
offres promotionnelles des constructeurs et des liens vers les sites marchands
Les visiteurs accèdent gratuitement au site sous réserve de
s'enregistrer. il dispose en outre d'un partenariat avec Machine Tool
Finance Group
www.usbank.com qui
répond dans la journée aux demandes de crédit ne
dépassant pas 250.000$
e-loan
www.eloan.com , fondée en
1997vous permet de trouver le meilleur taux d'intérêt pour vos
crédits hypothécaires, économisant les
intermédiaires (1500$ par prêt) et, en faisant jouer la
compétition entre une centaine d'organismes de prêt, il fait
économiser de surcroît 0,75 points sur les taux obtenus.
Il fait des prévisions sur l'évolution des taux , prend en compte
la fiscalité et votre profil de risque
Il peut également vous prévenir automatiquement (push)
lorsqu'une offre correspond aux conditions que vous avez fixées ou
lorsqu'un refinancement de votre prêt en cours peut
s'avérer intéressant
Wine Buyer
www.winebuyer.com prépare
pour la fin de l'année un site destiné aux restaurateurs, aux
hôteliers et aux marchands de vin leur permettant d'optimiser leurs caves
Carreer Builder
http://www.careerbuilder.com
qui travaille pour un millier de sociétés permet la
conclusion d'un million de contrats de travail par mois : le prix de
revient à l'embauche est passé de 8000$ par les voies
traditionnelles à 900$ par son canal (étude gartner group).
Acced Multimedia
www.acced.com destiné aux
acheteurs des grandes surfaces rassemble depuis le printemps 1999 les offres
d'une dizaine d'entreprises européennes (bagages, vêtements,
parapharmacie,...). Il se rémunère en prenant une commission sur
les commandes
Leur valeur ajoutée est d'autant plus importante que le secteur est
traditionnellement opaque. (comme les voiture avec Autobytel)
l'évolution la plus importante dans ce domaine est l'évolution de
plusieurs de ceux-ci vers de véritables places de marché:
3.1.5.4.2 Les mandataires de communautés : les
"infomédiaires"
Pour connaître ce profil de façon précise, des logiciels
ont été développés: installés sur le micro
des clients ils analysent de façon détaillée leurs faits
et gestes afin de connaître leurs besoins et leurs centres
d'intérêt (ce qui nécessite une sérieuse
confiance vis à vis de l'infomédiaire !).
v avec l'accord de leurs clients, il peut même vendre
éventuellement ces données personnelles au profit de ceux-ci
(c'est un peu leur "agent" qui gère leurs "droits d'auteurs")
Cette organisation, n'est pas sans rappeler les fonds de pensions qui
créent une puissance de négociation considérable et
transforme une économie essentiellement vendeur-centrique en une
économie acheteur-centrique
chacun mesure aujourd'hui le poids des retraités californiens
dans le management des principales firmes mondiales ou, comme nous l'avons
récemment constaté, dans la restructuration du paysage industriel
et bancaire de notre pays.
En février 2000 s'est crée "l'Alliance pour les maladies
rares" qui rassemble 14 associations sur le modèle américain de
NORD (National Organization for Rare Disorders)
3.1.5.5 l'émergence brutale début 2000 des "market places dans tous les secteurs professionnels
3.1.5.5.1 les avantages offerts par les places de marché:
économies, rapidité, services, connaissance du
marché
Il convient donc de rechercher de nouveaux fournisseurs à travers le
monde le "sourcing" (en ayant des garanties sur leur sérieux tant sur le
plan technique que financier) et de les mettre en concurrence pour obtenir les
meilleurs prix
Trade-Match.com
www.trade-match.com
s'est spécialisé sur ce créneau du "sourcing". Il
travaille sur une base de 450.000 fournisseurs européens et avec son
équipe de 30 spécialistes se porte fort de générer
une économie de 60% du temps d'administration des achats, une baisse de
40% des coûts d'appel d'offre et de 10 à 30% du prix des achats
Inversement pour le producteur il s'agit de trouver de nouveaux clients au
delà des frontières connues sans avoir à financer des
coûts exorbitants de démarchage
Bien évidemment le type de service déterminant dépend de
la nature des achats:
Enfin, dans la plupart des marchés les règles administratives
(sécurité, normes, environnement, fiscalité,...)
diffèrent selon les pays : les deux cocontractants ont besoin de ce fait
d'informations riches et à jour dans ces domaines:
· pour des biens ou services plus banaux la mise en compétition
par des systèmes d'enchère pourra être le point clé:
L'impératif de vitesse implique que la mise en compétition par
des enchères descendantes des fournisseurs intéressés
puisse se réaliser dans des délais très brefs
(sur Freemarkets les entreprises ne disposent que d'une minute pour
enchérir!) et à des coûts les plus faibles
possibles. Le faible coût, la réduction des taux d'erreurs, la
fluidité et l'efficacité des transactions deviennent des
éléments essentiels pour la compétitivité de toute
la chaîne de production
· pour les petites fournitures courantes la négociation portera
sur un catalogue de référence et l'élément
déterminant sera peut-être alors la capacité
d'intégration informatique et logistique permettant la mise en
place d'un système d'e-procurement
Les carrefours d'affaires trouveront sans doute une large part de leurs revenus
dans de multiples services à valeur ajoutée à coté
des abonnements et des commissions sur transaction. Notons en particulier les
services dans le domaine de l'assurance (Coface @rating
par exemple), du financement (Citigroup propose avec
FinancialSettlementMatrix.com une panoplie de services financiers et une
chambre de compensation), de la logistique, de la documentation,
des études économiques, de la formation ou des bourses
d'emploi
Tous ces éléments ont conduit progressivement à
l'émergences d'intermédiaires prenant en charge les uns ou les
autres de ces aspects (voir le § précédent). En 2000 ce
fut l'explosion des initiatives: chaque secteur professionnel a vu en
émerger plusieurs, parfois plus d'une dizaine (aux US on en comptait
1275 en août 2000 (Deloitte & touche) et on en attendait plusieurs
milliers): Forrester Research estime que d'ici 2005 les flux transitant par
celles-ci représenteront 2.500 milliards de dollars, mais avec
seulement ... 50 survivants
Après cette phase d'émergence il paraît très
vraisemblable que les prochaines années verront une concentration de ces
entreprises autour des concepts les plus adaptés et des
intermédiaires les plus crédibles
La réduction moyenne des coûts attendus pour les achats est de
12% (2 à 5% pour les "commodités", jusqu'à 80% pour
des équipements spéciaux) reste à définir le
partage de ces marges entre les acteurs
en 2000 General Electric a par exemple réalisé 234M$
d'économies sur un volume d'achat de 2,1 Milliards de dollars et, sur la
plateforme Covisint, encore en cours de développement Ford affiche 70M$
d'économies (il en attend 350M$ en 2001)
United Technologies utilise la lace de marché Freemarkets.com et
annonce avoir déjà enregistré des économies de
l'ordre de 900 millions de dollars en 2001 et envisage pour l'année
prochaine une réduction du coût de ses approvisionnements de 1,2
milliards
www.nytimes.com/2001/09/26/technology/ebusiness/26TREA.html
Freemarkets,
www.freemarkets.com une
des plus ancienne place de marché généraliste estime que
sur un flux d'achat de 10 Milliards de dollars qui a transité chez elle
en 2000, ses clients ont économisé 1,7 Milliards de $
Cette évolution s'est toutefois réalisée à une
vitesse telle que l'on peut parfois avoir des doutes sur la solidité de
certains projets dans un domaine aussi complexe et ou les sommes en jeu
dépassent souvent la centaine de milliards de dollars, les
"mammouths" se comptent par dizaines et les PME par dizaines de milliers. Il
n'est pas impossible que le syndrome du "first mover", le premier qui prend
l'initiative rafle tout, ait conduit à annoncer l'ouverture de services
encore imparfaitement ficelés
Ces Market Places concernent au premier chef les PME car il n'est pas
besoin d'être grand clerc pour comprendre que, par exemple parmi les
70.000 fournisseurs prévus sur Global Net Exchange il n'y aura
pas que des gros industriels. Elle pourront soit utiliser ces nouveaux moyens
réduisant les coûts d'approche et les aléas quant à
la solidité des nouveaux partenaires pour assurer leur
développement, soit elles pourront être balayées par des
concurrents dont elles n'avaient jusqu'alors même pas entendu parler. Il
convient de ne pas prendre de retard pour entamer cette réflexion
stratégique
C'est aussi un extraordinaire outil d'intelligence économique
permettant de voir les secteurs qui se développent et les
opportunités d'affaire, la compétitivité de son
entreprise. cela peut conduire à des réorientations
stratégiques (les marchés ont toujours joué un rôle
dans les échanges d'informations et d'idées)
Les Echos citaient le cas de Turner Technologies qui a radicalement
transformé son activité pour devenir marchand d'équipement
de laboratoire après avoir participé incidemment à une
vente aux enchères de produits de ce type sur un des marchés de
Vertical Net
Des éditeurs de logiciels et des intégrateurs se sont
spécialisées sur le développement de "plates-formes
techniques" permettant une mise en oeuvre rapide de ces places de marché
3 leaders se sont imposés : Commerce One
www.commerceone.com
Oracle
www.oracle.com
et Ariba)
www.ariba.com auxquels il faut
peut-être rajouter SAP
www.sap.com
et IBM. i2
www.i2.com spécialiste de
la chaîne logistique est également très présent.
Un site MP coûte entre 1M$pour le plus modeste et 250M$ pour le plus
ambitieux (comme Transora: 238M$)
3.1.5.5.2 Une plus grande efficacité pour chacun des partenaires
à travers le développement d'outils
collaboratifs
Au delà des prix d'achat il convient aussi "d'accroître
l'efficacité de nos relations avec les fournisseurs dans la
logistique et la conception des véhicules" (Hervé Guyot directeur
des achats de PSA
En interaction avec Covisint Peugeot a créé un portail
réservé à ses fournisseurs avec des espaces de travail
sécurisés collaboratifs permettant aux équipementiers
d'accéder à la "maquette numérique" de projet de voiture
afin de pouvoir faire leurs propositions
Vice-pésident de GNX, site qui regroupe les leaders mondiaux de
la grande distribution et qui devrait gérer des flux de 250 milliards de
$ de transaction, Cédric Guyot souligne lui aussi que le
principal bénéfice attendu de sa plateforme réside dans
les processus collaboratifs qu'elle permettra d'instaurer sur le
modèle qui a fait le succès de Wall-Mart avec sa plateforme
Retail Link, mais en allant évidemment encore beaucoup plus loin
C'est ce qui explique la création Megahub
http://chicago.internet.com/news/article/0,2326,5401_554981,00.html
, résultat de la collaboration de GNX avec le site regroupant
les industriels fournisseurs (Transora): son objectif est de permettre
une meilleure gestion des flux et donc une réduction tant des
ruptures d'approvisionnement que des invendus tout en limitant
drastiquement les stocks et les en-cours. Ils permettront en outre des
opérations promotionnelles mieux ciblées et plus réactives
De même Air-Newco qui rassemble 9 des principales compagnies
aériennes mondiales a fusionné avec MyAircraft qui
regroupait les grands équipementiers
Bien entendu ces nouveaux modes de travail impliquent de profonds changement
dans l'organisation des partenaires ce qui implique des délais
3.1.5.5.3 La nécessité de poursuivre l'élaboration de
standards pour mener l'intégration à son terme (UDDI,
Soap)
Une condition essentielle à remplir pour tirer pleinement partie de ces
outils que sont les places de marché est de définir des
standards pour les annuaires et catalogues permettant de décrire
de façon "compréhensible" par tous les systèmes
informatiques les objets, les services, les acteurs et les standards de leurs
systèmes informatiques afin de leur permettre d'effectuer des
transactions sans interventions manuelles.
Le langage XML fournit pour cela un excellent outil encore faut-il se mettre
d'accord sur les "schémas" descriptifs : le standard UMA (Universal
MarketPlace) avait fait l'objet de travaux à Stanford avec BizBots, mais
c'est finalement UDDI
www.uddi.org (Universal
Description Discovery and Integration) développé conjointement
par Ariba, IBM et Microsoft, et dont l'ossature a été
publiée en mai 2001, qui semble devoir s'imposer.
Associé à Soap (Simple Object Access Protocol)
www.w3.org/TR/SOAP il
doit permettre une automatisatisation poussée des échanges en
utilisant les "services Web", sortes de briques logicielles permettant
à des logiciels, a priori incompatibles entre eux, de communiquer (ces
logiciels trouveront dans l'annuaire UDDI les parties d'application auxquelles
peut accéder un partenaire grâce au langage WSDL Web Service
Description Language)
3.1.5.5.4 Pour essayer de classer les market Places il existe de nombreuses
typologies.
Nous en avons choisi une cinquième qui nous paraît la plus
intéressante pour en comprendre les ressorts et les chances de
succès à travers les rapports de force sous-jacents et nous
distinguons trois type de market places
· Une autre typologie distingue les achats "hors production" et
ceux qui sont intégrés à la production
· Une troisième distingue les places de marché en fonction
du niveau de service qu'elles offrent : simple mise en relation, appels
d'offre, vente en ligne, paiement en ligne, intégration du service
client, intégration logistique, design collaboratif (Hubert d'Hondt)
· Une quatrième les classe par "business models" (gratuit,
commission, abonnement, vente de services, modèles hybrides, ...)
· Une cinquième selon qu'elles sont conçues pour les pme
(places de marché "publiques" comme Marketo ou Mondus) ou pour
quelques grands groupes grands groupes (places de marché
"privées" comme Hubwoo)
· Une sixième distinguera les places de marché qui
fonctionnent par appels d'offre et enchères inversées (gains sur
les prix d'achat) et celles qui fonctionnent sur la base de catalogues (gains
sur les coûts administratifs des achats)
3.1.5.5.5 market-places créées par des intermédiaires:
start-up, entreprise du secteur et
courtiers
3.1.5.5.5.1 les start-up: de forts
risques
En effet, venir sur une market place demande un investissement souvent non
négligeable : il faut s'enregistrer, se faire référencer,
parfois payer un abonnement, organiser son informatique pour s'interfacer afin
de tirer tout le bénéfice administratif de l'opération,
adapter parfois son service vente ou achat,...
· et pour que les fournisseurs viennent il faut de nombreux acheteurs
présents sur cette place de marché
Cette logique poussera à ne laisser subsister qu'un nombre
extrêmement réduit d'opérateurs par marchés et c'est
le domaine des "achats généraux qui paraît le plus propice
car il n'y a pas de grands opérateurs dominants ni de courtiers dans ce
secteur
Dans le domaine du cinéma, propice au foisonnement de dot.com,
c'est plus d'une douzaine de start-up qui ont essayé de devenir LA place
de marché, (en dehors des courtiers habituel) : Internet Studios,
RightSmart.com, Screenexchange.com, Reelplay.com, FilmBazaar.com,
ShowBizData.com, iFilm.com, MIPinteractive, Tivix.com, InHolliwood.com,
FilmAxis, FilmFinder,... : autant dire que les désillusions sont au
rendez-vous
3.1.5.5.5.2 Des entreprises du secteur concerné: rarement acceptable par
les acteurs du marché
· si elles ont une certaine taille elles risquent de faire fuir leurs
concurrents, soucieux de ne pas laisser des données sensibles à
un compétiteur.
· Le seul rare cas ou cela paraît envisageable est celui d'une
entreprise leader incontestée de son secteur et qui peut de ce fait
être acceptée par les autres dans un rôle de
fédérateur
3.1.5.5.5.3 Des intermédiaires existants (courtiers, banquiers) : les
meilleures chances
AXS Marine est une Spin Off de Barry, Rogliano & Salles, ,
N°1 français du frêt maritime (le marché mondial est
supérieur à 100Milliards de $) : ils estiment que la simple
automatisation des transations devrait permettre un gain de temps de 30%.
Level Seas à Londres s'est bâtie sur le même
modèle
Sabre, système de réservation a créé une
place de marché Sabre-MarketPlace pour les dizaines de milliers
d'agences, d'hôtels et de loueurs avec qui il travaillait
déjà
www.wiredhotelier.com/news/4007693.2000382.htm
Pour les biens et services généraux les Banquiers disposent
d'atouts indubitables (connaissance des clients, réseaux de confiance,
possibilité d'apporter des services financiers, neutralité
commerciale,...),
Answork
https://www1.ms.answork.net/home a été
développé conjointement par BNP-Paribas, Société
Générale et Crédit Agricole) et Seliance
www.seliance.com par le
Crédit Lyonnais
Un cas intermédiaire : le Crédit Agricole, à la
fois Banque et spécialiste du marché, a lancé mi-2001 une
Market-Place consacrée aux vins et spiritueux "SpiritXchange"
https://www.spiritxchange.com
. elle y apporte la précieuse crédibilité de
l'institution ainsi que son expertise dans un marché
particulièrement sensible (disponibilité et qualité des
produits, confidentialité sur l'identité des vendeurs, prise en
compte de contrats d'exclusivité sur certains marchés,
mécanismes antispéculation, ...)
3.1.5.5.5.4 Quelques exemples
Agroalimentaire: Foodstrading
www.foodstrading.com
pour les produits frais et surgelés (produits de la mer, fruits
et légumes) créé par Jean-Jacques Mennillo (cabinet
conseil AMI) en partenariat avec des sociétés de contrôle,
de logistique et d'assurance et avec l'appui de Gustave Leven intervenant comme
Business Angel. Une augmentation de capital de 110MF est prévu pour
financer les développements à l'international,
Worldoffruit est son pendant en Irlande, créé par Fyffes
un des 5 premiers négociants mondiaux du secteur créé en
1888, pour les Céréales c'est Cigrex,
www.agriflow.com
lancé par le trader britannique Agroceres et pour les tomates
Tomatoland
www.tomatoland.com (un
marché de 13 Milliards de $). IngredientsNet.com
www.ingredientsnet.com
(ingrédients alimentaires),
Distribution: Equadis.com
www.Equadis.com lancé
par 2 vendeurs auprès de centrale d'achat (Emmanuel Hauserman et
Bertrand Prezioso) a identifié 86.000 entreprises et leur propose de
décrire leurs produits dans une base structurée afin de faciliter
leur sélection par les distributeurs
achats généraux des entreprises: : FreeMarkets
www.freemarkets.com
Mondus
www.mondus.fr a
déjà levé 17M$ et cherche à en lever entre 50 et
100. Il compte déjà plus de 10.000 acheteurs et fournisseurs
Acequote
www.acequote.com
(fournitures pour les PME) et Dans la même logique,
Buying-Partner.com
www.buying-partner,com,
BidTheWorld,
www.bidtheworld.com
Marketo.com
www.marketo.com ,
Achatpro
www.achatpro.com
Hubwoo,
www.hubwoo.fr Seliance
www.seliance.com
Dans le textile c'est une petite société niçoise
(actuellement en grande difficulté) qui a pris l'initiative Etexx
www.etexx.com a levé
46MF pour son carrefour d'affaire sur un marché de 115 Milliards d'euros
pour les "marchés de compensation": Ubarter.com
http://www.ubarter.com et
BarterTrust.com
http://www.bartertrust.com
offrent une place de marché (un constructeur automobile se fait par
exemple payer en café et souhaite récupérer du cash ou
l'échanger contre des tôles): ces échanges
représentent 64 Milliards de dollars rien qu'aux US.
Les espaces publicitaires avec Ad On Sale
www.adonsale.com
biens professionnels d'occasion : ProXchange.com
www.proxchange.com: il a
levé 230MF pour financer son développement (à son capital
europ@web et Didier Pinault Valencienne)
équipement industriel Goodex
www.goodex.com
Meubles: HomePoint.com
www.homepoint.com et
RetailMetro.com
www.retailmetro.com,
anciens portails de vente aux particulier se sont recentrés sur des
places de marché
Industries du bois : Fordaq
www.fordaq.com,
spécialisés sur les panneaux et produits de sciage,
créé par 2 jeunes entrepreneurs belges Europal
http://europal.net pour les
palettes
pièces industrielles et aux fabrications spécifiques:
DirectMarket.com se lance sur le modèle de SupplierMarket
www.suppliermarket.com
aux USA revendu 580M$ six mois après son lancement (marché de 1
900 milliards de dollars en europe) correspondant à 48 secteurs
industriels: sélection et labellisation des compétences des
fournisseurs, organisation des négociations sur les
spécifications, enchères inversées. Gains
espérés 5 à 35% sur le prix d'achat (en plus de la
réduction du coût administratif)
Sourcing Park créé par Paul de la Rochefoucault se
spécialise dans la pièce à façon pour fabricant de
machines lourdes
Cemia
www.CEMIA.com
créé par trois jeunes ingénieurs de Valenciennes pour la
sous-traitance mécanique
Chimie: E-chemical propose de surcroît facilités de
paiement et logistique, Chemdex
www.chemdex.org (maintenant
Ventro
www.ventro.com) s'est
spécialisé sur les petits produits pour la recherche en chimie et
en biologie (plusieurs centaines de milliers de références),
CheMatch
www.chematch.com
organise des enchères dont il assure l'anonymat. il en va de
même pour ChemConnect
www.chemconnect.com
actuel (mai 2000) leader du secteur
Ils ont été rejoint par FobChemicals
www.fob.com/fobchemicals.asp et on compte maintenant une quinzaine
de places de marché, sans compter les sites propres des fabricants
(lycra.com, corian.com, Basf, Bayer( qui compte 70
à /80% de ses plastiques en ligne à 5 ans) et de multiples
indépendants (comme SciQuest
www.sciquest.com
coté 2 Milliards de dollars)
En Europe Philippe Corcos, ancien du CEA a créé
CortecNet.com
www.cortenet.com (50.000
produits). Les professionnels du secteur comptent sur un montant de
transactions effectives sur le Net de 180 Milliards de dollars en 2003
Energie : EnronOnline.com
www.enrononline.com
Electronique: Consumer Electronics, distributeur allemand, N°1
européen a créé le Virtual Chip Exchange
www.virtualchip.com
dès 1999 et sa capitalisation frôle le milliard d'euros
équipement médical eumediX
www.eumedix.com ,
Informatique :Prestataires.com
www.prestataires.com
Télécoms: Tradingcom
www.tradingcom.fr start up
s'attaque au trading de minutes de télécommunication et de bande
passante (un marché estimé à 3,5 milliards d'euros pour
l'Europe, Band-X (bourse de débit Internet /
télécoms),
BTP: Build-Online start-up Irlandaise cible le monde du bâtiment
et a réussi à lever 16M$ pour financer son projet. Objectif
affiché: une réduction des coûts de 23% et des
délais de construction de 15% "la construction d'un bâtiment est
un processus très complexe qui peut faire intervenir au total plus d'un
millier d'acteurs, Eu-supply
www.eu-supply.com
start-up suédoise propose aux entreprises de BTP son
système d'enchères descendantes associé à une riche
documentation technique et réglementaire
Métaux Aluminium.com
www.Aluminium.com
opèrent dans les métaux non-ferreux, PaperExchange
www.paperexchange.com
dans le papier, eCredit
www.ecredit.com dans le
financement, MetalSite
www.metalsite.com et
e-STEEL
www.e-steel.com dans l'acier
Electricité : initié par Scottish Power 12
électriciens européens (dont Edf) ont décidé de
créer une société pour leurs achats hors courant
électrique (30 milliards d'euros): objectif, une économie de 10%
Hôtels : PurchasePro.com
http://corp.purchasepro.com
, Hsupply.com
www.hsupply.com tentent de
s'imposer sur un marché de 50 Milliards de dollars à
côté de market places montées par les groupements de
grandes chaînes
Le tourisme avec Sabre MarketPlace (son nom de domaine est cyber
squatté ...
www.Sabre-MarketPlace.com
)
Finance: Bfinance
www.bfinance.fr permet de
lancer des appels d'offre sur les achats de produits
financiers(monétaires, diversifiés, fonds dédiés,
affacturage, lignes de crédit, ...)
VerticalNet
www.verticalnet.com
cette start-up valorisée 20 milliards de dollars début 2000a fait
son métier de créer des communautés virtuelles par
secteurs d'activité (56 professions en 2000), la "place de
marché" en constituant un composant essentiel (plus de 3000
marchés virtuels avec des dizaines de milliers de participants).
Recherche de financements pour trésoriers d'entreprise bfinances
www.bfinance.com il met en
compétition 217 banques internationales : en 2000 il avait
déjà réalisé un volume de transactions de 1,5
milliards d'euros
3.1.5.5.6 Des places de marché constituées par des
coopératives d'acheteurs
Les chances de succès sont évidemment beaucoup plus
grandes car les principaux acheteurs sont présents et on imagine mal
que les fournisseurs se refusent de venir, malgré parfois leurs
réticences à être soumis à une mise en concurrence
drastique
Les secteurs qui avancent le plus vite sont ceux qui ont déjà une
certaine pratique collaborative (R&D, normalisation,...)
Bien entendu ces market places, (en général à dominantes
sectorielles) prévoient bien souvent (pour les achats
généraux ou la logistique par exemple) de faire appel à
d'autres market places horizontales spécialisées dans ces
domaines
En ce qui concerne le fonctionnement même des marché, ce second
cas de figure n'est pas sans danger car il pourrait conduire à une
cartellisation des achats clairement contraire aux règles de la
concurrence garantes d'un marché efficace
Dans les projets actuels les gros acheteurs se sont déjà
imposé un certain nombre de règles
Néanmoins ces questions qui ont brutalement pris une ampleur
considérable depuis l'an 2000 (les marchés revendiqués par
ces market places sont de plusieurs milliers de milliards de $) ne sont pas
sans inquiéter les pouvoirs publics notamment au Etats Unis, berceau de
ces initiatives (Covisint, dédié à l'industrie automobile
a reçu le feu vert de Bruxelles en juillet 2001)
· une stricte confidentialité est assurés entre les appels
d'offres et les prix obtenus par les différents acheteurs afin de
garantir un minimum d'opacité pour éviter les coordinations
tacites de comportement des acheteurs
· une ouverture à tout autre acheteur ou fournisseur elle ne doit
pas pouvoir être utilisée pour "exclure" une entreprise du
marché
CPGmarket.com
http://marketplace.mysap.com/cpgmarket lancé par l'alliance
Danone-Nestlé-Henkel pour les produits frais (flux d'achat: 20
milliards de dollars, investissement 30MF , technologie SAP) objectifs:
diviser par un facteur pouvant aller jusqu'à 10 les coûts
administratifs des achats et une économie de 5 à 10% de leur prix
(sans compter la diminution du coût des stocks et des transports)
GNX (Global Net Exchange)
www.GlobalNetExchange.com
est la plate-forme de la Grande Distribution crée par
Sears et Carrefour et à laquelle ont adhéré
depuis une dizaine de grands distributeurs (Metro, Sainsbury, Pinault Printemps
Redoute,...). Cette place "pèse" déjà 250 Milliards de
dollars de volume d'affaire et concerne70.000 fournisseurs (les membres se
sont engagés à faire transiter au moins 75% de leurs
achats par cette plateforme).... Objectifs: le "sourcing" (trouver de
nouveaux fournisseurs), abaisser les coûts des appros de 20 à 40%,
les enchères, la coopération pour l'innovation, la logistique,
les services à valeur ajoutée
Sainsbury par exemple a indiqué avoir lancé mi-2000 une
enchère pour approvisionner ses 432 magasins en Mild Cheddar:
l'enchère dure 4 heures
WWRE (WorldWide Retail Exchange),
www.worldwideretailexchange.org le projet concurrent a
été initié par 17 distributeurs dont Auchan et Casino aux
côtés de Ahold, Tesco, K-Mart, plus gros encore (420
Milliards de dollars). Elle a un statut de société
indépendante
GMA avec General Mills, Kraft, Procter&Gamble,...
Covisint.com (ex tradeXchange)
www.Covisint.com
développé par General Motors, Daimler, Ford, et Renault-Nissan,
rejoints en 2001 par Peugeot 230 Milliards de dollars (Oracle et
Commerce One).: objectif, une économie de 1000$ par véhicule
(réduction du coût administratif d'approvisionnement de 90%
qui mobilisent aujourd'hui 3.800 salariés). Les constructeurs attendent
également grâce à la fluidité de l'information une
plus grande réactivité en cas de dérive de la
qualité (dans cette industrie les rappels de pièces
défectueuses représentent des coûts financiers et en terme
d'image considérables): A la fin du mois de mai 2001, les
transactions effectives atteignaient déjà 33 milliards de dollars
Volkswagen a jusqu'alors décidé de créer sa propre
market place avec IBM, i2 et Ariba. L'économie totale estimée par
une Banque d'investissement et cité par Jens Newman membre du directoire
de Volkswagen l'économie peut aller jusqu'à 3.650$ par
véhicule
RubberNetwork.com
www.RubberNetwork.com
créé par Goodyear, Michelin, Pirelli Continental
et Sumitomo 50 Milliards de dollars d'approvisionnements annuels aura
le statut d'une société indépendante
Chimie : en réaction contre les initiatives prises par des
acteurs extérieurs à la chimie perturbant les relations
"cordiales" qui règnent dans la profession (qui a été
souvent au banc des accusés en matière d'ententes) ,12 chimistes
(BASF, BAYER, Atofina, BP, Amoco,Dow, Dupont, Mitsui, Rhodia,...) ont
annoncé pour début 2001 une market place de 400
Milliards de dollars. Ils ont créé pour ce faire une
société indépendante dotée de 150M$. objectif: pas
de baisse des prix (pas d'enchères) mais baisse des coûts
d'approvisionnement, meilleur suivi logistique, amélioration du SAV : il
s'agit d'